Billets classés sous « usine Grover »

Texte écrit par Véronick Raymond, avec la collaboration et les images de Jeremy, d’Annie, de Fanny, d’Imane, d’Asma, de Gabriel et de Serge.

Après la visite du studio de Larsen Lupin, l’énergie était à son point culminant. Nos ados réclamaient « une journée complète de sorties » pour la semaine suivante, semaine de relâche scolaire. Ils voulaient rencontrer Lorraine Pintal, aller au Cirque du Soleil et à l’opéra et parler à Rachid Badouri, rien de moins! Nous trouvions l’idée intéressante, mais ambitieuse. Nous avons donc décidé de maintenir l’horaire habituel et de ne prévoir qu’une visite.

Mais la semaine suivante, le beau temps et le congé scolaire ont décimé les troupes, et un seul courageux s’est présenté au rendez-vous. Nous avons donc, à quelques minutes d’avis, annulé la sortie prévue et appris à la dure que les congés prolongés sont source de désengagement. Plusieurs intervenants nous ont d’ailleurs expliqué qu’au retour des longues pauses (Fêtes, vacances estivales et semaines de relâche), le décrochage est plus important. Cela s’est traduit pour nous par le départ de deux participantes… et l’arrivée de deux nouvelles recrues : bienvenue, Fanny et Annie!

Nous partons donc en autobus, sur la rue Ontario, avec notre groupe d’ados-blogueurs armés de leurs appareils photo, prêts à saisir Hochelaga se réveillant dans une chaleur printanière un peu trop précoce. À l’aller comme au retour, ils captent plusieurs magnifiques images de leur environnement quotidien.

Nous nous rendons au Studio 1967 pour rencontrer l’acteur et réalisateur Jean-Pierre Bergeron et le voir coacher des acteurs professionnels jouant devant la caméra. Ce studio est situé dans l’édifice de l’ancienne usine de textiles Grover, rue Parthenais, dans l’arrondissement Centre-Sud. On trouve des dizaines d’ateliers d’artistes, répartis sur quatre étages, dans cet immense bâtiment à l’aspect industriel indéniable : brique, béton, plafonds élevés et vieux monte-charge! Au rez-de-chaussée, de magnifiques guichets de bois retiennent l’attention de tous.

Comme nos blogueurs ont vu une répétition de théâtre à La Licorne, l’objectif est de constater de visu les différences importantes qu’il y a entre le jeu des acteurs sur scène et devant la caméra.

Jean-Pierre Bergeron est un acteur de grand talent, qui totalise plus de 40 ans de métier. En plus d’écrire, de diriger et de jouer, il partage depuis 20 ans son savoir en donnant des ateliers de formation au jeu devant la caméra et des ateliers de voix, autant au Québec qu’aux États-Unis, aux aspirants acteurs et aux acteurs professionnels. Jean-Pierre, que Serge et moi connaissons, a généreusement accepté de présider une soirée-bénéfice dans laquelle nos ados sont impliqués, et il nous accueille aujourd’hui dans son repaire. Ainsi, nous avons le privilège d’assister à l’un de ses ateliers spéciaux, où des acteurs triés sur le volet s’entraînent pour être au sommet de leur art quand ils arrivent sur un plateau. Plusieurs de nos ados-blogueurs reconnaissent Jean-Pierre sur-le-champ et deviennent tout à coup timides et réservés. C’est ainsi qu’installé devant l’espace de jeu, chacun prend des photos des équipements qui servent à reproduire l’environnement d’un plateau de tournage au cinéma ou à la télévision en attendant de découvrir le jeu devant la caméra.