Billets classés sous « cirque »

Texte écrit par Véronick Raymond, avec les images de Fanny, d’Annie, d’Eymen, de Gabriel, d’Imane et de Serge.

Notre visite du Cirque du Soleil se poursuit, mais une exposition temporaire dans l’un des corridors retient particulièrement l’attention des apprentis blogueurs : des écrans qui diffusent des séquences vidéo où les personnes filmées ont comme consigne de ne pas bouger pendant quelques minutes. Inévitablement, il y a un clignement d’œil, une respiration qui soulève le torse, un mouvement de doigt… C’est hypnotisant et déstabilisant. On a l’impression de regarder une photo indisciplinée, comme dans Harry Potter! Une autre série de photos fascine : des portraits de jeunes soldats. Dans un atrium, un problème d’écho a été résolu par l’installation d’une grande œuvre : des dizaines de constructions de papier mâché ressemblant à des chauves-souris empêchent les ondes sonores de rebondir. Nos reporters photo sont très occupés : à lui seul, Eymen prend plus de 160 clichés!

Au Cirque du Soleil, les spectacles peuvent durer des années et beaucoup circuler : cette année, plus de 20 spectacles ont lieu en parallèle! Aucun détail scénographique n’est laissé au hasard. Les costumes et accessoires doivent demeurer les mêmes, au fil des interprètes et des années, tout comme les maquillages. Des artisans fabriquent tous ces éléments ici, à Montréal. Nous pouvons voir leurs lieux de travail à travers des vitres. Dans l’atelier de perruques et de chapeaux se côtoient des centaines de têtes moulées. Il y en a une pour chaque artiste, ce qui permet de lui fabriquer un accessoire même s’il se trouve en tournée à l’autre bout du monde! Et puis il y a l’atelier de souliers : ceux utilisés chaque année par le Cirque du Soleil se comptent par milliers!

Nous pénétrons ensuite dans une pièce bien spéciale, l’atelier de création textile. Comme les tissus varient au gré des modes et des saisons, le Cirque du Soleil teint lui-même les précieuses fibres qu’il utilise. Dans l’antre du teinturier qui brasse du tissu dans de grandes marmites, nos apprentis blogueurs se familiarisent avec un métier inattendu.

Nous visitons le gym et le centre de santé, où les athlètes reçoivent des soins spécialisés adaptés à leurs besoins. Ils ont des plans d’entraînement individuels, et toute une équipe médicale est là pour eux, dont des physiothérapeutes. Les employés du Cirque qui ne sont pas des athlètes ont également accès au centre d’entraînement, ce qui leur permet de se garder en forme au boulot. Et ce n’est pas le seul avantage dont ils bénéficient, remarquent nos ados : nous repérons durant notre visite une bibliothèque, un café (où le café est équitable et gratuit) et, surtout, plusieurs cafétérias. L’une sert une cuisine gastronomique, une autre, une cuisine un peu moins santé – on y trouve des barres de chocolat qui se font ardemment zieuter par nos reporters!

L’environnement et l’aide au développement sont deux des grandes préoccupations du Cirque, qui a mis en place divers programmes d’action par le biais de la fondation OneDrop, mise sur pied par le fondateur du Cirque, Guy Laliberté. Cet organisme mène des projets pour améliorer l’accès à et l’assainissement de l’eau dans plusieurs régions du monde. Annie et Fannie connaissent déjà OneDrop puisqu’elles ont fait une présentation à ce sujet à leur école d’Hochelaga. Mais ce n’est pas tout : le Cirque du Soleil a créé un programme appelé Cirque du monde, présent sur tous les continents, dans lequel les arts circassiens sont utilisés pour aider des jeunes dans le besoin. C’est ce que nous avons appris quand tous nos blogueurs se sont rués pour photographier une grande fresque murale peinte par l’artiste montréalais Gene Pendon  pour commémorer les 15 ans de Cirque du monde.

Nous terminons la visite en admirant, de l’extérieur, l’immense salle où est installé un capteur d’eau. Nous ne pouvons malheureusement y accéder puisqu’un événement s’y tient ce soir-là, mais Marie-Noëlle nous explique que les millions de litres d’eau récupérés annuellement servent à alimenter les toilettes et à arroser les jardins. De plus, un système de filtration permet de remplir de grands bidons d’eau qui alimentent des abreuvoirs.

Nous retraversons les corridors vers l’entrée principale. Après avoir remercié Marie-Noëlle pour son généreux accueil, l’équipe de Vues d’ado quitte l’édifice et observe les résidences où logent les artistes, ainsi que la Tohu et l’École nationale de Cirque, à proximité. La tête pleine d’idées et les appareils photo bourrés d’images, nous montons dans un autobus pour revenir chez nous à Hochelaga, ensemble, pour la dernière fois.