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Retour sur l’aventure

lundi 6 mai 2013 à 16 h 29 | | Pour me joindre

Pour me joindre

Un village pour élever un enfant

J’aurais mille choses à dire sur ce projet et sur tout ce qu’il m’a apporté comme artiste et comme être humain… Mais je me limiterai, pour ne pas faire surchauffer mon clavier et vos yeux!

S’il ne faut retenir qu’une chose, c’est que j’ai enfin compris pourquoi un proverbe africain dit qu’il faut tout un village pour élever un enfant.

Au début, certains jeunes n’étaient pas intéressés à s’asseoir à la même table que nous. Lentement, mais sûrement, certains se sont engagés. Pas tous, mais certains. Au final, ce sont eux qui portent le projet et si on leur donnait le choix, il n’y aurait pas de pause estivale! Ils ont également fait rayonner le projet autour d’eux, ce qui a eu des répercussions positives jusque dans leurs familles respectives. On a même eu une maman qui est venue nous proposer son aide. Et on en a une autre qui nous a confiés que toute seule, elle n’y arrivait pas… mais là, elle se sentait moins seule.

Elle a raison cette maman [et beaucoup de courage de le dire] : tout seul, on n’y arrive pas. Il faut regrouper nos forces, s’entraider et s’épauler pour que nos jeunes se développent. C’est un investissement pour notre avenir collectif. Et franchement, on en profite énormément individuellement!

Véronick Raymond

C’était comment de brûler les planches?

Nous avons pu constater à travers la lumière de leurs regards à quel point la fierté s’était imprimée en eux, suite à leur présentation au Lion d’Or. Mais j’ai voulu savoir comment ils s’étaient sentis sur scène. Comment ils avaient vécu leur baptême de feu.

Tu veux rire, me dit Fanny, j’étais très calme. Annie, elle, s’est sentie nerveuse, Kim aussi, mais toutes deux ont surmonté brillamment leur nervosité et elles ont fait ça comme des chefs…

Rachelle, qui avait connu des moments difficiles avant la présentation, se sentait très bien quand est venu le moment de la performance. Une vraie star! Louise était très fière d’elle-même, avec raison. Elle se sentait bien, elle aurait voulu, par contre, que notre pièce soit plus longue. Les cinq minutes sont passées beaucoup trop rapidement, ajoute-t-elle! Et Calvin, notre seul homme, s’est senti nerveux, lui aussi. Mais il a surmonté la peur et a très bien réagi.

J’espère qu’ils garderont dans leur coffre à outils le souvenir de ce moment de réussite devant plus de 200 spectateurs. C’est ce genre de matériau qui permet de construire la confiance en soi. Nous sommes tous fragiles à ce niveau et c’est à coup de réussites de ce genre qu’on se bâtit une confiance en soi. Mais ce n’était qu’un pas : je vous en souhaite d’autres, tout plein d’autres, des réussites! Bonne route! Et au plaisir de vous recroiser.

Serge Mandeville