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Vieillir autrement

Cette semaine, nous reprenons la diffusion d’Une heure sur terre avec le premier de deux reportages de Gilles Gougeon sur un phénomène répandu dans le monde et qui est très d’actualité ces jours-ci au Canada : la volonté des gens âgés de vieillir dans de meilleures conditions.

Selon Statistiques Canada, en 2010, pour la première fois au Canada, la part des 65 ans et plus dans la population a dépassé les 15 %. Elle atteindra les 26 % en 2031, et 28 % en 2056.  Les Canadiens vieillissent, mais d’autres pays dans le monde connaissent déjà le même phénomène depuis quelque temps. Les 65 ans et plus représentent 23 % de la population au Japon, plus de 20 % en Allemagne et en Italie, et 17 % en France.

Dans plusieurs pays, les gouvernements et les groupes d’intérêts se mobilisent pour préparer l’avenir de ces sociétés où les gens âgés auront un poids démographique plus important,  pour faire en sorte que le vieillissement ne soit pas un poids trop lourd pour les jeunes générations qui auront à soutenir leurs aînés et, surtout, pour améliorer leurs conditions de vie.

Bientôt, des hordes de baby-boomers atteindront l’âge de la retraite. Et, comme ils l’ont fait toute leur vie, ils voudront, plus que les générations qui les ont précédés, « vieillir comme ils ont vécu ». C’est-à-dire d’une manière autonome, dans un environnement agréable pour éviter autant que possible le piège des résidences de personnes âgées.

Dans une série de deux reportages, Gilles Gougeon explore des solutions déjà expérimentées en France et aux États-Unis : colocation, cohabitation intergénérationnelle, béguinage, services à domicile sophistiqués. Autant de pistes pour envisager de nouvelles façons de vieillir. 

Pour voir quelques-unes des pistes pour vieillir autrement :

L’association Aider

Le béguinage : une alternative pour l’habitat des personnes âgées

Photo de Jean-François Lépine

La corruption en Afghanistan

En Afghanistan, ce n’est pas le vieillissement de la population qui pose problème, mais l’avenir de la jeunesse, qui compose la plus grande partie du pays. Or, au moment où les puissances occidentales, qui ont collaboré depuis 10 ans à la reconstruction de l’Afghanistan, commencent déjà à prévoir leur retrait, l’avenir du pays n’a jamais été aussi préoccupant. 

Au-delà même des menaces à la sécurité interne, des attentats de plus en plus fréquents et de la progression de la résistance menée par les talibans, c’est la corruption généralisée qui mine de plus en plus l’avenir des jeunes Afghans. On estime qu’en moyenne les Afghans dépensent le quart de leurs maigres revenus en pots-de-vin pour obtenir des services essentiels comme la justice, la police, l’éducation ou la santé. 

Le problème est tel que, dans les sondages menés à la grandeur du pays, une majorité d’Afghans rêvent de revenir à la période où les talibans étaient au pouvoir et où l’administration publique, à tous les niveaux, était beaucoup plus transparente et efficace.

Nous sommes allés sur place rencontrer des gens qui ont eu le courage de dénoncer la corruption, qui essaient de la combattre au quotidien et qui demeurent malgré tout persuadés qu’avec l’arrivée au pouvoir de nouvelles générations de politiciens, ils pourront changer les choses.  Unanimement, ils demandent tous à la communauté internationale de ne pas quitter le pays en 2014 et de continuer à accompagner et à appuyer le changement en Afghanistan.   

Pour lire un rapport de l’ONU en 2010 sur l’état de la corruption en Afghanistan :

UNODC : Corruption in Afghanistan (en anglais)