Billets publiés en novembre 2011

La planète monde évolue tellement rapidement qu’on ne peut plus être indifférent à l’éducation qu’on offre aux générations montantes. Partout dans le monde, les questions liées à l’éducation prennent de plus en plus d’importance. Aux États-Unis, le président Barack Obama a lancé un fonds destiné à aider les États à favoriser l’innovation en éducation. 

En Inde, le gouvernement encourage les grandes universités étrangères à ouvrir des campus pour aider le système d’éducation à faire face à la hausse de la demande. En Chine, des jeunes se suicident parce qu’ils n’arrivent pas à se classer dans les examens qui déterminent l’attribution des places encore trop rares dans les grandes écoles.

Cette semaine, à Une heure sur terre, nous poursuivons notre série de deux reportages sur un sujet qui préoccupe de plus en plus de gens dans le monde de l’éducation : quelle est la solution miracle pour améliorer la performance des écoles?

Un nombre croissant de pays croient que la qualité des enseignants peut faire toute la différence. Et on cherche le professeur idéal. Au Québec, le sujet a soulevé des passions récemment lorsque François Legault a proposé d’augmenter les salaires des enseignants, mais en contrepartie de remettre en question leur sécurité d’emploi, lorsqu’ils sont jugés incompétents. Le chef de la Coalition avenir Québec a reculé depuis, mais cette idée n’était pas nouvelle.

Le cas de Washington

Dans son premier reportage la semaine dernière, notre collègue Chantal Lavigne s’est rendue à Washington, la capitale des États-Unis, qui détient le triste record des pires écoles publiques du pays.

À Washington, les autorités ont décidé de prendre les grands moyens pour améliorer la performance des enseignants en s’attaquant aux professeurs incompétents. Un peu comme François Legault le propose. 

C’est la méthode dure dont s’inspire aussi le président Obama dans son programme Race to the top, lancé à l’échelle nationale pour remonter le niveau des écoles publiques. Mais la méthode dure est déjà fortement contestée aux États-Unis, comme en témoigne un article publié cette semaine dans le New York Times.

La méthode douce en Finlande

Il y a d’autres approches qui ont déjà donné des résultats très probants. Dans un deuxième reportage qui sera diffusé le vendredi 2 décembre, notre journaliste Chantal Lavigne s’est rendue en Finlande, où le système d’éducation publique est tellement performant qu’il fait l’envie du monde entier.  

Les Finlandais ont adopté une stratégie aux antipodes de Washington. On a plutôt décidé de miser sur la qualité des enseignants en valorisant davantage leur emploi. Les enseignants sont soigneusement choisis. Les listes d’attentes dans les universités sont aussi longues que pour les médecins ou les avocats. Les enseignants sont bien formés, et ils sont considérés comme des experts à qui on fait confiance.

L’approche a eu un tel succès, que la Finlande est depuis quelques années aux premiers rangs dans le classement international PISA, publié chaque année par l’OCDE, qui mesure l’apprentissage des élèves dans plusieurs pays. 

Deux expériences intéressantes à connaître, qui témoignent de l’urgence de réfléchir sur nos méthodes en éducation dans un monde en plein bouleversement.