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Alors que sur le web circulent des vidéos montrant des crimes réels, des artistes voient leurs œuvres de fiction censurées et décriées pour une utilisation trop explicite de la violence. Au cours des derniers jours, deux cas de censure ou de soubresauts de morale ont fait les manchettes : le faux film « snuff » Broken, de Nine Inch Nails, retiré de Vimeo, et les critiques contre la violence poétique du récent clip d’Indochine, «College boy», réalisé par Xavier Dolan. Pourquoi s’attaquer à ces œuvres de fiction?

On trouve déjà tout sur le web, n’en rajoutez point!

Par curiosité, j’ai sondé l’opinion de Simon Laperrière, programmateur à Fantasia et auteur d’un mémoire sur le mythe du film « snuff ». À son avis, ce qui choque pour ces deux clips n’est pas tant la dureté de leurs images, mais plutôt leur accessibilité : « Internet, on le sait, est une plateforme de diffusion qui, contrairement à la télévision et de façon plus prononcée que la littérature, résiste à toute tentative de censure. Une simple requête sur un moteur de recherche suffit pour accéder à des documents qu’on pourrait qualifier d’obscènes. » Les autorités ont beau, selon lui, s’obstiner à faire retirer des œuvres, celles-ci réapparaissent toujours tôt ou tard, remises en ligne par un internaute qui en a gardé un exemplaire.

Censuré en théorie, mais dans les faits…

College boy est hautement symbolique et se termine avec une crucifixion suivie d’une exécution. On peut imaginer que cela ait fait grincer les dents des groupes catholiques. Cela dit, Françoise Laborde, présidente du Conseil supérieur de l’audiovisuel, faisait elle aussi un geste symbolique en le bannissant de la télévision. Car nul besoin de la télé pour diffuser un clip. Comme le souligne Dolan dans une lettre ouverte publiée dans le Huffington Post Québec, « les plateformes de diffusion en ligne ont pu nous assurer, depuis jeudi dernier, un nombre de visionnages approchant le million ». Qu’on se le tienne pour dit : la télévision n’est plus un vecteur incontournable de popularité.

Par exemple, l’artiste Riff Raff diffuse des vidéoclips pour des pièces qui ne sont pas encore endisquées et a présentement plus de 35 millions de vues sur sa chaîne YouTube. De même, il expose sur Vine, à raison de plusieurs miniclips par jour, sa vie quotidienne qui serait, faut-il le dire, censurée par bien des chaînes de télé.

Quand le web profond remonte à la surface…

Au début de la semaine, en préparation du retour du groupe Nine Inch Nails, son directeur artistique, Rob Sheridan, publie sur Vimeo Broken, un court-métrage culte. Le film circulait depuis 1992 et pouvait être vu sur Daily Motion ou Pirate Bay; il a pourtant été retiré du réseau en moins de deux heures. Les raisons de son retrait? Violence extrême, obscénité, etc. On y propose une suite d’images monstrueuses, allant du faux-snuff hyperréaliste à des séquences de tortures surréalistes, mêlant tour à tour grotesque et brutalité. Créée il y a 20 ans, cette œuvre est assez similaire au cinéma d’horreur actuel. Alors pourquoi une telle réaction, sur le web de surcroît?

Simon Laperrière considère que la présence de ces clips en ligne « réactualise une conception primitive d’Internet où il apparaît comme un territoire barbare où circulent librement les pires atrocités ». Selon lui, le public perçoit ces vidéos comme la pointe d’un iceberg, puisque leur présence sur des médias populaires comme YouTube et Vimeo sous-entend qu’il pourrait s’y trouver du contenu encore plus obscène.

Le retrait du court-métrage de Nine Inch Nails a effectivement incité des fans à découvrir ce film, toujours offert sur les plateformes pirates. Et il ne fait aucun doute que la couverture médiatique autour du clip de Dolan a suscité la curiosité de plus d’un de ces jeunes que le CSA voulait protéger.

Interrogé par The Verge, Ron Sheridan concluait que le retrait de Broken par Vimeo ne faisait qu’ajouter une aura de mystère à l’œuvre. Simon Laperrière conclut en ce sens que « la grande ironie de ce débat est que la dénonciation de l’excès de liberté de partage du web ne fait que le mettre en pratique en invitant chaque individu à découvrir par lui-même ces clips qui génèrent la polémique. Xavier Dolan a donc raison de remercier Françoise Laborde pour la visibilité infinie que lui auront donnée ces propos dénonciateurs ».

Qui sera le prochain artiste à tirer profit des honneurs de la censure?

Nadia SeraioccoLes dirigeants d’entreprise et le Web social

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 publié le 26 mars 2013 à 10 h 50

Depuis quelques années déjà, on présente des chiffres qui confirment que les hauts dirigeants d’entreprise ont compris l’importance d’une stratégie pour le web et les médias sociaux. Certains en concluent un peu trop vite que ceux-ci utilisent les réseaux et que tous les autres devraient en faire autant. En 2012, selon l’agence Weber Shandwick, qui s’intéresse à la question, 18 % des hauts dirigeants avaient des comptes sur les réseaux sociaux. C’est bien peu, mais cela ne signifie pas qu’ils ne soient pas engagés autrement auprès de leur clientèle.

Être présent sans être soi-même sur les réseaux

Dans la première version de Socializing your CEO, réalisée en 2010, Weber Shandwick concluait que les dirigeants des plus grandes entreprises s’engageaient peu sur les réseaux, ratant ainsi une belle occasion de solidifier leurs relations avec la clientèle. Comme la perception qu’on a d’un phénomène change avec l’usage, cette étude, plutôt que de voir si les dirigeants géraient eux-mêmes leur compte (un pas souvent difficile à franchir), les analystes ont mesuré l’interaction sociale, notamment la présence sur le site de l’entreprise, et la collaboration aux médias de l’entreprise (vidéos, photos, blogue, etc.).

Dans ce contexte, le fait que le pourcentage de dirigeants d’entreprise qui ont des comptes personnels sur les réseaux est plutôt stable (16 % en 2010 et 18 % en 2012) prend une tout autre signification : leur réputation demeure importante pour le succès de l’entreprise, mais le contact social peut s’effectuer autrement. Or, les dirigeants collaborent plus au contenu du site, et leur taux d’engagement est passé de 32 % à 50 % en 2012. Ils ont aussi compris qu’il était important de se prêter au jeu des nouvelles formes de communication : en 2012, quelque 40 % (c’est plus que le double du taux de 2010) d’entre eux ont accepté de figurer dans des vidéos destinées aux médias sociaux.

Extrait de l’infographie : bit.ly/socializingyourCEO2013

Comment s’y prendre pour convaincre son patron?

En fait, la première chose à comprendre pour un dirigeant d’entreprise, c’est que, même s’il n’y prend pas part, la conversation à propos de son entreprise continuera d’évoluer. C’est un fait qui a toujours été mis de l’avant, mais les meilleurs dirigeants d’entreprise mettent un certain temps à prendre le train du social. Or, dans une infographie résumant son document de recherche, Weber Shandwick l’illustre bien : on trouve le plus haut taux d’engagement dans le groupe de ceux qui sont en poste depuis plus de trois ans. Lorsque, dans son rapport, la firme dit qu’il est plus important d’avoir quelques comptes bien animés qu’une dizaines de présences inertes, je suis tout à fait d’accord. L’idée étant de donner un visage et une présence à la direction d’une entreprise, si un dirigeant a un compte Twitter lié à celui de l’entreprise, même si ses messages sont rares, il aura des abonnés.

La veille et l’observation font partie d’une présence efficace

Lorsque moins de 20 % des dirigeants ont un compte sur les réseaux sociaux, cela indique possiblement qu’ils auront rarement accès à l’information en provenance des réseaux sociaux. Pourtant, l’écoute et l’observation de l’activité de ces réseaux peut être un facteur important pour un gestionnaire qui doit tous les jours prendre maintes décisions touchant ses clients. Ce n’est pas nouveau pour ceux qui cherchent à sensibiliser des dirigeants d’entreprise à l’importance d’une action concertée sur les réseaux sociaux. Toutefois, c’est cette observation soutenue qui fera que l’engagement de ces derniers sur les réseaux sociaux continuera d’augmenter.

Sources :

La page du rapport de Weber Shandwick : Socializing your CEO, 2013

La page de l’infographie résumant l’étude.

Forbes : Study : CEOs and social media are an unlikely pair

 

Laurent LaSalleWe Are Hunted deviendra Twitter Music

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 publié le 22 mars 2013 à 15 h 11

Depuis quelques semaines, les rumeurs de l’arrivée imminente d’un service musical vont bon train chez Twitter. Baptisé Twitter Music, une application mobile offrant des recommandations musicales basées sur vos relations Twitter, devrait voir le jour avant le mois d’avril (et ce n’est pas un canular). Le compte officiel consacré aux nouvelles musicales du monde entier, Twitter Music, aura bientôt 2,4 millions d’abonnés. Il a été mis en ligne le 14 septembre 2011.

Cette rumeur s’inscrit d’ailleurs dans une tendance observée dans plusieurs services web, dont le principal concurrent de Twitter, Facebook. En effet, le populaire réseau social a présenté au début du mois la refonte de son fil d’actualité en y ajoutant divers filtres, dont un pour la musique. De son côté, Google serait également sous le point de lancer un service musical (payant, cette fois-ci) par le biais du populaire portail vidéo YouTube. À noter qu’une grande majorité d’internautes a déjà le réflexe de chercher des chansons sur YouTube lorsque le besoin de les écouter sur-le-champ se fait sentir.

Et c’est sans mentionner les divers sites spécialisés dont SoundCloud, Spotify, Myspace (avec sa refonte centrée sur les artistes musicaux), Rdio et Grooveshark.

We Are Hunted : hors ligne depuis des semaines

Certains d’entre vous se souviendront que j’ai écrit à propos de We Are Hunted en novembre 2010. Très visuel, le service australien collige les chansons les plus populaires provenant de diverses sources : blogues spécialisés, réseaux sociaux, etc. Résultat? Le palmarès des 99 chansons les plus populaires du moment, présenté telle une mosaïque de tuiles uniformes de façon hiérarchique.

Peut-être devrait-on écrire au passé quand vient le moment de décrire We Are Hunted, puisque le service est hors ligne depuis plusieurs semaines? Difficile de ne pas faire de rapprochement avec la rumeur mentionnée en introduction de cet article, puisque Twitter s’est porté acquéreur de We Are Hunted l’an dernier (les détails de cette transaction restent inconnus).

Contrairement à Vine, une application de partage vidéo lancée par Twitter en janvier dernier, l’application sur laquelle travaillerait l’équipe de We Are Hunted ne conserverait pas le nom, ni l’image de marque du site musical rosé. Le design de Twitter Music sera donc conforme à celui de la plateforme de micromessagerie.

Stephen Phillips, fondateur de We Are Hunted, semble d’ailleurs être en train de tester l’application en question. Du moins, si on en croit ses plus récentes publications :

Selon une source anonyme ayant discuté avec le CNET, l’application sera divisée en trois sections. « Suggested » proposera des chansons inspirées par vos contacts Twitter (les artistes auxquels vous ou vos contacts êtes abonnés). « Popular » devrait utiliser le même algorithme du service We Are Hunted, qui consiste, comme son nom l’indique, à présenter les chansons les plus populaires du moment. « Emerging » quant à elle sera la section réservée aux artistes de la relève. Visuellement, l’application conservera la même grille que We Are Hunted. Si vous avez la chance d’utiliser l’application Music Hunter (également développée par l’équipe australienne), tout porte à croire que l’expérience de Twitter Music sera similaire.

Pour la suite du monde

Avec autant de concurrence, il ne sera pas facile pour Twitter de tirer son épingle du jeu. Son application se classera-t-elle parmi les services amusants sporadiques ou va-t-elle se tailler une place comme outil incontournable pour mélomanes avertis? Est-ce que la parfaite intégration d’un service musical à Twitter sera suffisante pour voir Twitter Music prendre son envol?

Le 10 octobre dernier, Jobboom lançait Ça passe ou ça casse!, sa toute première websérie. Produite en collaboration avec la Banque de développement du Canada et FounderFuel, une firme spécialisée en « accélération d’entreprises », elle comprend 12 épisodes portant sur l’entrepreneuriat techno à Montréal. La série a été tournée entre le 27 février et le 23 mai 2012 par le réalisateur Jean-Pierre Roy, qui a filmé les coulisses de jeunes entrepreneurs qui aspirent à épater l’industrie du web, du mobile et des jeux sociaux.

Les Montréalais issus de la scène techno reconnaîtront sans doute certains des mentors : Ian Jeffrey de FounderFuel, Jean-Sébastien Cournoyer de Real Ventures et Montreal Start Up, et John Stokes, qui a, entre autres, contribué à faire de la Maison Notman un véritable quartier général consacré à l’entrepreneuriat technologique. C’est d’ailleurs à cet endroit qu’une bonne portion de la série a été tournée.

Parmi les 11 équipes participantes de la cohorte du printemps 2012 à FounderFuel, la série se concentre sur les propositions de deux d’entre elles.

Les propositions

Le covoiturage à portée de doigts, c’est ce que propose Live Rides (alias Drivv au début de la série), une application mobile pour iPhone. Les amateurs du populaire service Amigo Express seront familiarisés avec le concept. Par contre, l’interface et la forme mobile de l’application Live Rides diffèrent grandement de son concurrent.

En somme, on propose trois types de voyage. Lifts immédiats est la façon d’offrir ou de trouver du covoiturage de dernière minute. Lifts à venir est réservé pour les départs planifiés, généralement des déplacements de longue distance. Covoiturage régulier permet de trouver des personnes avec un itinéraire quotidien compatible avec le vôtre. L’application vous permet d’économiser en partageant les frais de transport avec d’autres passagers et de choisir les personnes avec qui voyager en consultant leurs profils sociaux.

De son côté, Epilogger est un service permettant de récolter les statuts, les commentaires, les tweets et les photos en lien avec un événement. À partir du site web, créez votre événement en déterminant le début et la fin de celui-ci. Invitez ensuite les participants à se connecter sur Epilogger afin de permettre la cueillette des publications provenant de divers réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Foursquare.

L’idée est de rassembler ce qui est publié sur les réseaux sociaux pendant l’événement afin d’obtenir un compte-rendu, un souvenir, une archive. Je suis plutôt réticent à l’idée d’utiliser un autre service web, mais je dois admettre que j’aime bien cette initiative.

Désirez-vous vous lancer dans de tels projets?

Curieux de savoir si vous avez ce qu’il faut pour démarrer de tels projets? Je vous invite à regarder les 12 épisodes de Ça passe ou sa casse! offerts depuis peu sur YouTube. Si la scène de l’entrepreneuriat techno vous intéresse, mon collègue Martin a écrit un article à propos du Startup Festival, un événement consacré aux entreprises en démarrage, qui se déroule à Montréal en juillet. Vous pouvez également consulter le site de Startup Weekend Montréal, où l’on trouve un compte-rendu de l’événement qui avait lieu la semaine dernière.

Merci à Catherine Gendreau.

Il y a maintenant deux semaines, le collectif de pirates informatiques Anonymous s’est ingéré dans la situation du conflit entre les associations étudiantes et le gouvernement du Québec. Comme ce fut le cas pour les « manifestations de casseroles » qui se déroulent un peu partout dans la province depuis, l’élément déclencheur fut l’adoption de la loi spéciale visant à mettre un terme à la contestation étudiante.

Voici un compte-rendu de la situation…

Premières attaques

Dans son premier communiqué vidéo, Anonymous demande au gouvernement d’être à l’écoute de la population québécoise. Le collectif considère qu’avec l’adoption de la loi 78, le gouvernement assassine le droit de manifester :

Vous bafouez les droits des étudiants, en interdisant de manifester près des universités, en interdisant le port d’un masque, en réprimant sévèrement et abusivement les organisateurs des manifestations.

Opération Québec par AnonymousFrancophone sur YouTube

Quelques jours après la diffusion de ce premier message, une attaque perpétrée par le collectif a mis hors ligne huit sites du gouvernement provincial, dont celui du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, celui du ministère de la Sécurité publique et celui de la Déontologie policière. On pouvait y lire une version française du traditionnel message d’Anonymous : « Nous sommes Anonymes. Nous sommes légion. Nous ne pardonnons pas. Nous n’oublions pas. Redoutez-nous. »

Puisque la façon d’opérer du collectif est anarchique, démanteler Anonymous est impossible. Il n’y a pas de leadership, pas de hiérarchie et aucun moyen de communication unique. Le collectif est réparti sur plusieurs médiums en plusieurs langues. N’importe quel pirate informatique peut adhérer à Anonymous par sa simple volonté d’être anonyme.

Appel au boycottage du Grand Prix de formule 1 du Canada

En réponse aux arrestations massives exercées par les corps policiers de Montréal et de Québec lors de la 30e manifestation nocturne consécutive, Anonymous exprima son désarroi face à la violence démontrée par les représentants de l’ordre.

Quelques jours après ces événements, la cellule tunisienne d’Anonymous a appuyé l’opération québécoise en proférant des menaces auprès des médias, qui selon elle portent trop leur attention sur la casse produite par une minorité de manifestants. Cette vidéo a depuis été retirée de YouTube.

On menaça aussi le SPVM sur Twitter, en l’informant que l’intégrité de son site Internet était compromise. Avertissement non compris de la part du SPVM : on déclara d’abord que le site était toujours fonctionnel, avant de le prétendre en maintenance technique quelques heures plus tard.

Le 29 mai dernier, une première cible a clairement été déterminée par Anonymous : le Grand Prix de Montréal. On appel au boycottage de la F1, considérant que la FIA s’obstine à tenir ses Grands Prix dans des pays où des groupes de défense des droits humains dénoncent de graves violations.

Au lendemain de la publication de cette vidéo, la base de données comprenant les informations personnelles des détenteurs de billets a été rendue publique sur la toile.

Vidéo souvenir chez les Desmarais

Au même moment, un membre du collectif diffusa la vidéo d’une fête privée au domaine de la famille Desmarais à Sagard, dans Charlevoix. On peut y voir plusieurs politiciens et personnalités publiques assister à l’événement, dont des membres clés du gouvernement actuel.

Puisqu’il ne se limite pas qu’au piratage informatique, il est difficile de prédire ce que fera Anonymous dans les prochains jours. Chose certaine, le printemps érable risque de s’étendre jusqu’à la fin de l’été.