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Catherine MathysL’année 2015 vue par YouTube

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 publié le 10 décembre 2015 à 11 h 08

Eh oui, c’est le temps des revues de l’année. Chacun y va de ses bilans, palmarès et constats, et le géant YouTube ne fait pas exception. Et géant, dans ce cas-ci, est un terme presque trop faible. YouTube, c’est plus de 1 milliard d’utilisateurs — soit le tiers des internautes de la planète. Et le mastodonte est toujours en croissance. Le nombre de personnes qui regardent du contenu sur YouTube a augmenté de 40 % depuis mars 2014, et la quantité de visionnements à partir du mobile ne cesse de croître. Le nombre d’heures d’écoute sur mobile a augmenté de 100 % en un an!

Les Canadiens et YouTube

Et nous, au pays, qu’est-ce qui caractérise notre comportement sur YouTube? Comme bien d’autres, nous sommes de grands adeptes. Selon Comscore (octobre 2015), la plateforme rejoint 89,8 % des Canadiens en ligne. Alors, qu’est-ce qu’on a aimé le plus en 2015? Voici un palmarès des vidéos les plus populaires de l’année au Canada, toutes catégories confondues.

1. Silento- Watch Me (Whip/Nae Nae) #WatchMeDanceOn de beautee132

On a, entre autres, contribué au succès de cette chorégraphie qui cumule plus de 116 millions de vues.

2. Crazy Plastic Ball PRANK!! de RomanAtwood

On a aussi bien aimé la folie de ce père dans son royaume de boules de plastiques.

3. 6ft Man in 6ft Giant Water Balloon – 4K de The Slow Mo Guys

La troisième vidéo la plus populaire au Canada en 2015? Cet homme dans un ballon d’eau géant.

4. Dover Police DashCam Confessional (Shake it Off) de The Dover Police

De l’utilité des caméras dans les voitures de police. Ou pas.

5. Golden boy Calum Scott hits the right note | Audition Week 1 | Britain’s Got Talent 2015 de BritainsGotTalent09

La prestation de ce jeune participant au concours Britain’s Got Talent en a ému plus d’un.

6. Surprising Applications of the Magnus Effect de Veritasium

Il n’y a pas que la musique ou les vidéos loufoques qui sont populaires sur YouTube. Les vidéos scientifiques comme celle-ci sont également très populaires. Anecdote amusante (et rassurante) : les vidéos éducatives obtiennent deux fois plus de vues que les vidéos d’animaux sur YouTube.

7. Twins Come Out To Dad de Rhodes Bros

YouTube sert aussi à rentrer dans l’intimité de certaines personnes, comme avec cette vidéo qui dépasse les 20 millions de vues.

8. What Colour Is This Dress? (SOLVED with SCIENCE) de AsapSCIENCE

Vous souvenez-vous de cette fameuse robe et des débats qui ont fait rage sur les réseaux sociaux pour tenter d’en déterminer la couleur? Voici quelques explications.

  1. EPIC CATCH!!! Dashing Thru the Snow – CN Train 406 West at Salisbury, NB (Feb 3, 2015) de containerman2

Un souvenir de l’hiver dernier, tel que capté au Nouveau-Brunswick. Parce que quelques vidéos canadiennes font partie de notre palmarès, dont celle-ci.

10. First Place – Blue Jays Pennant Race/Parody Song de Adam Jesin

Une parodie par Adam Jesin, de Blank Space de Taylor Swift, à propos de la bataille pour la première place menée par les Blue Jays de Toronto.

Et ailleurs dans le monde?

Vos vidéos favorites de l’année se trouvaient-elles dans le palmarès canadien? Ou peut-être en trouverez-vous un extrait dans cette revue mondiale qui regroupe plus de 160 créateurs YouTube?

Catherine MathysYouTube a 10 ans

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 publié le 13 février 2015 à 15 h 10

Demain, YouTube aura 10 ans. Le média social est désormais l’un des sites les plus visités du monde. Et les statistiques sont éloquentes. YouTube compte plus de 1 milliard d’utilisateurs. On y téléverse plus de 300 heures de vidéo chaque minute et, signe des temps, la moitié des visionnements se fait sur mobile. Dire que tout est parti de cette vidéo qui est la première recensée sur le site :

YouTube n’attire pas seulement les artistes, les politiciens ou les grandes marques. Il offre aussi une plateforme de diffusion à tous les usagers jusqu’à en créer un véritable vedettariat parallèle. Cet étonnant sondage de 2014 révélait même que les adolescents américains connaissent mieux les vedettes de YouTube que celles du cinéma, de la télé et de la musique.

 Les vidéos les plus marquantes

Le magazine GQ a recensé les vidéos les plus marquantes de YouTube depuis sa création.

En tête, il faut bien sûr souligner le clip de Gangnam style, de Psy, publiée le 15 juillet 2012. Il s’agit de la première vidéo à dépasser le milliard de visionnements le 21 décembre 2012. Elle trône toujours la liste des vidéos les plus vues avec près de 2,3 milliards de clics.

Vous serez peut-être heureux d’apprendre que la deuxième place revient à un Canadien : Justin Bieber. En effet, sa vidéo de la chanson Baby a été vue plus d’un milliard de fois.

En troisième position, on retrouve le duo américain LMFAO, qui compte plus de 800 millions de vues pour son Party rock anthem, publié le 8 mars 2011.

Pour le reste du palmarès, je vous invite à lire l’article. Notons qu’il s’agit principalement de clips de musique, sauf pour la courte séquence de deux jeunes frères Charlie bit my finger – again.

 YouTube et le partage en ligne

À l’occasion de l’anniversaire de YouTube, le Pew Research Center a dévoilé cinq constats qui en disent long sur l’évolution de nos habitudes de publication de vidéos en ligne.

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 1) Un tiers des adultes américains a publié une vidéo en ligne en 2013

Parmi ceux qui l’ont fait, 35 % espéraient qu’elle devienne, selon une expression nouvelle, virale. C’est que, en plus de changer nos habitudes, YouTube a aussi changé notre vocabulaire.

2) Les animaux, surtout les chats, sont très populaires

Dans le contenu original trouvé sur le web, 45 % concernait des animaux en 2013. En fait, beaucoup de contenu semble improvisé. Très peu d’utilisateurs (23 %) ont scénarisé leur vidéo cette année-là.

3) YouTube est le deuxième média social en importance derrière Facebook

Une étude de 2014 note que 77 % des adultes américains en ligne sont sur Facebook et que 63 % utilisent également YouTube.

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4) YouTube est plus populaire chez les jeunes

Ici, pas de grande surprise puisque 82 % des 18-29 ans ont utilisé YouTube en 2014 contre 35 % des 65 ans et plus. Le Pew Research Center note aussi que le site est plus populaire auprès des Noirs et des hispanophones qu’auprès des Blancs.

5)  YouTube est utilisé de plus en plus pour relayer des vidéos d’actualité

Ce qui est intéressant, c’est que ce ne sont pas forcément des nouvelles de grands médias mais plutôt des vidéos personnelles reliées à un fait d’actualité. Environ 12 % des utilisateurs des médias sociaux disent avoir diffusé de telles vidéos en 2014. Et le phénomène date déjà de quelques années. Une autre étude de 2012, montrait déjà que 40 % des vidéos reliées à des nouvelles sur YouTube provenaient de sources non officielles.

 

L’Office national du film prouve une fois de plus qu’il excelle dans l’art de vulgariser à peu près n’importe quoi. Dans sa plus récente production, qui pourrait en quelque sorte se qualifier de webdocumentaire, l’ONF raconte le cheminement d’un mème Internet, de sa capture dans la vie réelle à son intronisation dans la culture populaire.

Conçu et réalisé par François Côté, Marc-Antoine Jacques et David Mongeau-Petitpas, Mythes 2.0 jouit d’une présentation qui amalgame l’esthétisme de la Grèce antique avec l’interface moderne des outils d’édition vidéo et du web d’aujourd’hui. Dès l’introduction, la narration impeccable de Michel Keable se présente comme un parfait équilibre entre un ton sérieux et sympathique : « Il fut un temps où les mythes étaient issus du bouche-à-oreille, mais de nos jours, pas l’temps d’niaiser avec ça. »

Le document est divisé en trois chapitres : le réel, le viral et la culture populaire. Bien qu’il propose quelques portions interactives, parfois superflues, l’information qu’il renferme est pertinente pour quiconque ne connaît pas bien le phénomène. Il utilise comme trame de fond la vidéo bien connue Téquila, Heineken, pas l’temps d’niaiser.

Comment produire une vidéo virale?

Une question à laquelle autant de particuliers que d’entreprises ont tenté de répondre sans succès. La réalité est que personne ne peut propulser unilatéralement un contenu au rang de mème, encore moins en provoquer la propagation. Certes, quelques personnes influentes du web (que l’on nomme influenceurs) peuvent en prédire le potentiel et même contribuer à son déploiement. Mais telle une pâte mal oxygénée, si une masse critique ne partage pas le point de vue de l’influenceur, le mème ne lèvera pas.

Voilà pourquoi j’ai quelques réserves quant à la première moitié du document, qui porte sur la création et la propagation du mème. Non seulement on illustre l’intention du monteur de l’extrait vidéo à vouloir rendre virale sa création (un comportement loin d’être systématique lorsque le phénomène se concrétise), mais on semble accorder beaucoup d’importance au rôle des influenceurs, pourtant souvent accessoire.

Heureusement, une certaine modestie se dégage des propos tenus par ces chasseurs de mèmes. Selon Gab Roy, blogueur interrogé par l’ONF, même lorsqu’un influenceur repère quelque chose qui « buzze » et ne s’en mêle pas, le contenu peut tout de même être catapulté au rang de mème.

Remix et perte de contrôle

Une fois qu’un contenu devient viral, les internautes s’amusent à remixer ce dernier, afin d’accorder son message à différents contextes. Bientôt, on y fait référence à l’extérieur du web, incitant ainsi les gens moins branchés à s’informer sur le mème. Finalement, les médias traditionnels attrapent tardivement la vague, concluant ainsi le cycle.

Parfois, le mème atteint une telle ampleur que les sujets en subissent les répercussions. Ce fut le cas de Sophia V. Ferreira, l’animatrice que l’on retrouve dans la vidéo « Téquila, Heineken, pas l’temps d’niaiser », qui raconte avoir préféré fermer son compte Facebook que de gérer les nombreuses interactions alimentées par le succès du mème si populaire.

Que vous considériez le phénomène comme simplement amusant ou que vous le qualifiez de pollution moderne, je vous invite à consulter Mythes 2.0, afin d’en apprendre davantage sur la question. Une autre belle collaboration entre l’ONF et Le Devoir (certains se souviendront du webdocumentaire Des maux illisibles paru en novembre dernier).

Jon Lajoie, comédien et humoriste très populaire sur YouTube (dont certains se rappelleront les débuts à la télévision québécoise dans le téléroman L’auberge du chien noir) a lancé cette semaine une campagne de financement en ligne, afin de devenir « super riche ».

Reprenant un principe popularisé par le service de financement collaboratif Kickstarter, il invite les internautes à lui remettre leur argent gagné durement; ce n’est pas comme si la plupart avaient les moyens de se payer le luxe de la santé, de l’éducation ou du bonheur de toute façon. Ainsi, Jon Lajoie pourrait devenir super riche sans subir la pression d’avoir à fournir le moindre effort.

Le projet Help Jon become super rich!!! a déjà accumulé plus de 10 milliards de dollars sur un montant cible de 500 millions. Comment est-ce possible? Il s’agit d’un canular, tout simplement.

Si le ton de la vidéo n’éveille aucun soupçon chez certains internautes, le simple fait que la page Kickstarter de Jon se trouve sur son site Internet et que les mots « hypothetical money » se retrouvent à l’entête du formulaire de don rassurent les plus crédules d’entre nous.

Combien d’argent gagne Jon Lajoie?

Grâce à des partenariats publicitaires, les producteurs de contenu vidéo peuvent être rémunérés selon le nombre de visionnements qu’obtiennent leurs créations. Puisque les ententes varient d’un membre à l’autre, et que celles-ci sont strictement confidentielles, il est difficile de calculer le rendement d’une chaîne en particulier.

Social Blade est un service de statistiques YouTube qui analyse les activités des chaînes du populaire portail vidéo, afin d’en estimer le succès, avec un résultat plus qu’approximatif. Selon cet outil, Jon Lajoie ferait entre 23 800 $ et 222 500 000 $ par année. Malgré un tel écart, on peut tout de même croire que les revenus générés par la chaîne YouTube de Jon Lajoie doivent être significatifs.

Et n’oublions pas que le comédien donne des spectacles, qu’il participe à une série télévisée et que deux de ses albums sont toujours en vente sur iTunes. Bref, si Jon Lajoie n’est pas super riche, il n’est pas à plaindre.

Se moquer de Kickstarter

L’ironie de cette prétendue campagne de financement démontre la principale lacune de ce nouveau moyen d’investissement, qui repose sur la bonne foi du porteur de projet. Bien que plusieurs idées se soient concrétisées grâce à Kickstarter (notamment la montre Pebble que j’ai critiquée le mois dernier), le manque d’encadrement offert aux nouveaux entrepreneurs peut transformer le rêve au cauchemar. Seth Quest l’a appris à ses dépens lorsqu’il a soumis à Kickstarter son projet de support à iPad, Hanfree. Bien qu’il ait accumulé plus du double de la somme souhaitée (35 000 $ au total), le produit ne verra jamais le jour. Faisant face à une poursuite judiciaire entamée par un de ses investisseurs, l’entrepreneur a déclaré faillite l’an dernier.

Je persiste à croire en cette nouvelle méthode de campagne de financement, qui renverse le traditionnel système d’investissement en transférant le pouvoir de financement à la communauté. Cependant, je suis d’avis que les services tels que Kickstarter et Indiegogo devraient mieux outiller (et surveiller) les porteurs de projets.

Peut-on réellement ne faire reposer la confiance de milliers d’investisseurs que sur la bonne foi?

Alors que sur le web circulent des vidéos montrant des crimes réels, des artistes voient leurs œuvres de fiction censurées et décriées pour une utilisation trop explicite de la violence. Au cours des derniers jours, deux cas de censure ou de soubresauts de morale ont fait les manchettes : le faux film « snuff » Broken, de Nine Inch Nails, retiré de Vimeo, et les critiques contre la violence poétique du récent clip d’Indochine, «College boy», réalisé par Xavier Dolan. Pourquoi s’attaquer à ces œuvres de fiction?

On trouve déjà tout sur le web, n’en rajoutez point!

Par curiosité, j’ai sondé l’opinion de Simon Laperrière, programmateur à Fantasia et auteur d’un mémoire sur le mythe du film « snuff ». À son avis, ce qui choque pour ces deux clips n’est pas tant la dureté de leurs images, mais plutôt leur accessibilité : « Internet, on le sait, est une plateforme de diffusion qui, contrairement à la télévision et de façon plus prononcée que la littérature, résiste à toute tentative de censure. Une simple requête sur un moteur de recherche suffit pour accéder à des documents qu’on pourrait qualifier d’obscènes. » Les autorités ont beau, selon lui, s’obstiner à faire retirer des œuvres, celles-ci réapparaissent toujours tôt ou tard, remises en ligne par un internaute qui en a gardé un exemplaire.

Censuré en théorie, mais dans les faits…

College boy est hautement symbolique et se termine avec une crucifixion suivie d’une exécution. On peut imaginer que cela ait fait grincer les dents des groupes catholiques. Cela dit, Françoise Laborde, présidente du Conseil supérieur de l’audiovisuel, faisait elle aussi un geste symbolique en le bannissant de la télévision. Car nul besoin de la télé pour diffuser un clip. Comme le souligne Dolan dans une lettre ouverte publiée dans le Huffington Post Québec, « les plateformes de diffusion en ligne ont pu nous assurer, depuis jeudi dernier, un nombre de visionnages approchant le million ». Qu’on se le tienne pour dit : la télévision n’est plus un vecteur incontournable de popularité.

Par exemple, l’artiste Riff Raff diffuse des vidéoclips pour des pièces qui ne sont pas encore endisquées et a présentement plus de 35 millions de vues sur sa chaîne YouTube. De même, il expose sur Vine, à raison de plusieurs miniclips par jour, sa vie quotidienne qui serait, faut-il le dire, censurée par bien des chaînes de télé.

Quand le web profond remonte à la surface…

Au début de la semaine, en préparation du retour du groupe Nine Inch Nails, son directeur artistique, Rob Sheridan, publie sur Vimeo Broken, un court-métrage culte. Le film circulait depuis 1992 et pouvait être vu sur Daily Motion ou Pirate Bay; il a pourtant été retiré du réseau en moins de deux heures. Les raisons de son retrait? Violence extrême, obscénité, etc. On y propose une suite d’images monstrueuses, allant du faux-snuff hyperréaliste à des séquences de tortures surréalistes, mêlant tour à tour grotesque et brutalité. Créée il y a 20 ans, cette œuvre est assez similaire au cinéma d’horreur actuel. Alors pourquoi une telle réaction, sur le web de surcroît?

Simon Laperrière considère que la présence de ces clips en ligne « réactualise une conception primitive d’Internet où il apparaît comme un territoire barbare où circulent librement les pires atrocités ». Selon lui, le public perçoit ces vidéos comme la pointe d’un iceberg, puisque leur présence sur des médias populaires comme YouTube et Vimeo sous-entend qu’il pourrait s’y trouver du contenu encore plus obscène.

Le retrait du court-métrage de Nine Inch Nails a effectivement incité des fans à découvrir ce film, toujours offert sur les plateformes pirates. Et il ne fait aucun doute que la couverture médiatique autour du clip de Dolan a suscité la curiosité de plus d’un de ces jeunes que le CSA voulait protéger.

Interrogé par The Verge, Ron Sheridan concluait que le retrait de Broken par Vimeo ne faisait qu’ajouter une aura de mystère à l’œuvre. Simon Laperrière conclut en ce sens que  »la grande ironie de ce débat est que la dénonciation de l’excès de liberté de partage du web ne fait que le mettre en pratique en invitant chaque individu à découvrir par lui-même ces clips qui génèrent la polémique. Xavier Dolan a donc raison de remercier Françoise Laborde pour la visibilité infinie que lui auront donnée ces propos dénonciateurs ».

Qui sera le prochain artiste à tirer profit des honneurs de la censure?