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Maxime JohnsonCinq questions au directeur de jeu de Titanfall

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 publié le 11 mars 2014 à 10 h 00

titanfall

Electronic Arts et Respawn Entertainment lancent aujourd’hui au Canada Titanfall, l’un des jeux les plus attendus de l’année, et même, selon certains, une raison suffisante pour s’équiper d’une console de nouvelle génération.

Dans Titanfall, le joueur incarne un soldat d’un côté ou de l’autre d’une guerre qui se déroule au fin fond de l’univers entre un conglomérat industriel (l’Interstellar Manufacturing Corporation, ou IMC) et une milice rebelle.

Titanfall est loin d’être un jeu de tir comme les autres. Les soldats, ou « pilotes », sont dotés d’un uniforme spécial leur permettant de sauter, de courir sur les murs et pratiquement de voler, et toutes les quelques minutes, le joueur peut aussi piloter un « titan », un robot format géant doté d’une grande puissance de frappe.

Ce jeu de science-fiction est le premier titre de Respawn Entertainment, un nouveau studio fondé par le cocréateur de Call of Duty et l’ancien PDG du studio responsable de la série à succès. Celui-ci est offert dès aujourd’hui pour PC et Xbox One, et la version Xbox 360 devrait être lancée le 25 mars.

Triplex s’est entretenu avec Steve Fukada, directeur de jeu pour Titanfall.

Pourquoi est-ce que Titanfall est si attendu, selon vous?
Les jeux de tirs se ressemblent tous beaucoup depuis quelques années. L’action se déroule sur le sol, les jeux sont réalistes et sérieux. Titanfall est plutôt irrévérencieux, et il ne se prend pas trop au sérieux. Ça fait changement, et je crois que c’était quelque chose que les joueurs attendaient.

Je crois que les amateurs de jeux de tirs sont aussi intéressés par le fait que Titanfall soit asymétrique, du moins lorsqu’un pilote affronte un titan.

En quoi est-ce que de travailler avec une petite équipe a influencé le développement du jeu?
Nous sommes effectivement une petite équipe : Respawn compte moins de 100 employés en tout. Je dirais que la taille de l’équipe a surtout été avantageuse pour nous. C’était plus facile de communiquer entre collègues, il y avait moins de problèmes de coordination, etc.

Notre équipe était aussi protégée de toutes considérations extérieures. Nous avons donc fait le jeu que nous voulions vraiment créer.

Titanfall n’offre pas de mode solo traditionnel, mais plutôt une campagne multijoueur. Qu’est-ce qui explique cette décision?
Nous voulions faire quelque chose de nouveau. Nous avons donc créé ce mode où les joueurs doivent accomplir différentes missions et où une histoire différente est racontée selon que l’on joue du côté de l’IMC ou de la milice. Dans cette campagne, le joueur n’est pas le personnage central du scénario, mais plutôt l’une des nombreuses personnes impliquées dans ce conflit.

Il faut aussi rappeler que nous sommes une petite équipe. Si nous avions essayé de faire exactement la même chose que les autres gros studios, ça n’aurait pas été à notre avantage.

Titanfall est l’un des premiers jeux à profiter des serveurs Xbox Live Compute de Microsoft. Quels sont les avantages de cette technologie pour Titanfall?
Dans un jeu en ligne traditionnel, un des joueurs est normalement celui qui accueille la partie. C’est son ordinateur ou sa console qui est le serveur central, et qui doit à la fois gérer la partie en général, et les actions du joueur en particulier. Ça limite grandement les possibilités.

Les serveurs Xbox Live nous permettent de décharger tous les calculs nécessaires pour la partie vers des ordinateurs extérieurs. Le jeu est donc beaucoup plus fluide, et on peut repousser ses limites, par exemple en ajoutant des intelligences artificielles au jeu.

Titanfall est un jeu pour les joueurs avertis, ça ne fait aucun doute. Mais plusieurs éléments font que le jeu pourrait aussi plaire aux novices. Est-ce un hasard?
Non, pas du tout. Nous voulions créer un jeu qui serait apprécié par le plus de gens possible. Nous ne voulions surtout pas d’un jeu exclusif, réservé à l’élite, alors nous avons essayé de trouver des façons pour permettre à tous les genres de joueurs de jouer et d’apprécier leur expérience. Par exemple, les intelligences artificielles sont plus faciles à affronter que les joueurs ordinaires, et le pistolet intelligent permet même de tirer sans avoir à viser.

Un joueur novice peut donc s’amuser à Titanfall, même lorsqu’il perd!

C’est cette semaine que se déroule à Los Angeles l’Electronic Entertainment Expo (E3), le salon annuel du jeu vidéo. Traditionnellement, le jour précédant l’ouverture officielle est consacré aux conférences des plus importantes compagnies de l’industrie. Dans l’ordre : Microsoft, EA, Ubisoft et Sony. Nintendo présente normalement sa conférence en dernier, le lendemain matin, au Nokia Theatre. Mais cette année, le fabricant nippon a plutôt misé sur la diffusion web d’une vidéo préenregistrée.

À chaque nouvel E3, la question est toujours la même : entre Microsoft, Sony et Nintendo, qui remportera la palme de la meilleure présentation? Laissez-moi me prêter au jeu…

Une tonne de jeux pour Microsoft

Le tout a débuté par une rumeur : un représentant de Rare aurait confirmé que la Xbox One arriverait sur les tablettes en novembre. Préférant garder l’information concernant le lancement de sa nouvelle console pour le dessert, Microsoft a servi la bande-annonce de Metal Gear Solid V : The Phantom Pain en entrée. Le jeu sera compatible tant avec les consoles actuelles (Xbox 360 et PlayStation 3) qu’avec celles de la prochaine génération (Xbox One et PlayStation 4). L’entrée a été suivie d’une série d’annonces concernant la Xbox 360, dont l’apparence physique sera renouvelée pour correspondre à la Xbox One. Croisons les doigts pour que cette nouvelle similarité ne sème pas la confusion chez les consommateurs.

Microsoft a sagement évité de reparler des restrictions en lien avec la revente des jeux usagés de la Xbox One, un sujet qui a fait couler beaucoup d’encre la semaine dernière. La compagnie a plutôt consacré la majeure partie de sa conférence à détailler les jeux prévus pour cette console. Dans la liste, on retrouve entre autres Ryse : Son of Rome, Killer Instinct, Forza 5, Quantum Break, Dead Rising 3, The Witcher 3 : Wild Hunt et Battlefield 4 : Second Assault.

Finalement, le fabricant américain a annoncé que sa console allait être offerte en une seule version, au coût de 499 $US. La Xbox One sera en magasin en novembre 2013.

Sony coupe l’herbe sous le pied de son principal concurrent

La structure de la conférence de Sony était plus conforme à ce qu’elle a livré par le passé. On nous a d’abord lancé des statistiques positives sur le plus récent produit de la compagnie (la PlayStation Vita), on est ensuite passé aux exclusivités prévues pour sa console actuelle (The Last of Us et Beyond : Two Souls), et on a finalement dévoilé l’apparence de son futur produit, la PlayStation 4.

Physiquement, celle-ci a été décrite sur Twitter comme étant identique à la Xbox One, mais en version italique. Elle est noire, élégante et a le profil d’un parallélogramme. Elle peut se positionner tant à l’horizontale qu’à la verticale.

Une fois la console dévoilée, c’était au tour des exclusivités. The Order : 1886, Killzone : Shadow Fall, Infamous : Second Son et Knack. Sony a ensuite cédé la place aux développeurs indépendants pour une série de jeux PSN qui seront également exclusifs à la PS4, avant de présenter quelques incontournables : Final Fantasy XV, Kingdom Hearts III, Assassin’s Creed IV : Black Flag (dont la démonstration a connu quelques ratés techniques), Watch Dogs et Mad Max, pour ne nommer que ceux-là.

Finalement, le président de Sony Computer Entertainment a bien pris soin de spécifier que les jeux de la PS4 ne seront soumis à aucune restriction. Contrairement à ce qui est prévu pour la Xbox One, vous n’aurez pas besoin d’être connecté à Internet afin d’obtenir le droit de jouer. Comme si cela n’était pas suffisant, la PlayStation 4 se vendra 399 $US, soit 100 $ de moins que sa principale rivale. Audacieux.

Nintendo repousse la sortie de plusieurs jeux

La plus courte des trois présentations n’a pas suscité de vives réactions de la part des médias spécialisés. Après avoir présenté Super Mario 3D World et Mario Kart 8, Nintendo a annoncé qu’elle repoussait le lancement de Wii Party U, de Wii Fit U et d’Art Academy.

A suivi une bande-annonce présentant des jeux développés par des éditeurs tiers (Assassin’s Creed IV : Black Flag, Batman : Arkham Origins et Deus Ex : Human Revolution), puis la présentation d’une reprise de The Legend of Zelda : Wind Waker pour la Wii U et un nouveau Donkey Kong Country. Nintendo a ensuite cédé la place à Platinum Games afin de présenter Bayonetta 2, un titre exclusif à la Wii U malgré le fait que le premier de la série n’était offert que sur PlayStation 3 et Xbox 360.

Le tout s’est terminé par la bande-annonce du prochain Super Smash Bros et le dévoilement d’un nouveau combattant : Mega Man.

Conclusion

Sony sort grand gagnant de cette lutte de conférences. Le simple fait que la PlayStation 4 n’impose aucune restriction quant à l’utilisation de ses jeux est déjà un atout majeur contre Microsoft. Lorsque l’on ajoute l’argument monétaire, la PlayStation 4 coûte à peine 50 $ de plus que l’édition de luxe de la Wii U et un bon 100 $ de moins que la console américaine. Tout porte à croire que Microsoft réagira bientôt sur l’un et l’autre de ces points.

Laurent LaSalleXbox One : le lot de mauvaises nouvelles

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 publié le 7 juin 2013 à 11 h 42

Il y a deux semaines, la compagnie Microsoft dévoilait enfin ce sur quoi elle travaille depuis un bon moment déjà : sa prochaine console, la Xbox One. L’objectif affiché est de monopoliser le salon. Cette console contrôle votre récepteur numérique à l’aide de commandes vocales par le biais de la Kinect, en plus d’offrir une expérience télé enrichie. Intéressant. Mais qu’en sera-t-il de ses jeux?

Plus de 77 millions de Xbox 360 ont été vendues dans le monde entier. Se partageant le marché avec Nintendo et Sony, Microsoft, on peut le dire, avait le vent dans les voiles. Du moins, jusqu’à ce que des questions concernant la gestion des jeux de la Xbox One surgissent. Depuis un bon moment déjà, les éditeurs de jeux vidéo ont amorcé une campagne contre la revente de jeux usagés, un marché qui fait perdre selon eux des milliards à l’industrie. Sur ce sujet, Microsoft semble partager la même opinion et a choisi d’aller au front avec un lot de mauvaises nouvelles pour les joueurs, quelques jours avant le plus important événement de l’année, l’Electronic Entertainment Expo (E3).

La pilule sera peut-être plus facile à digérer ainsi…

La Xbox One devra être connectée à Internet au moins une fois par jour

Vos jeux devront être validés par Microsoft toutes les 24 heures avant de pouvoir fonctionner. Une connexion Internet sera donc obligatoire afin que vous puissiez profiter de ceux-ci. Vous vous trouvez en région, dans un endroit où l’accès à Internet est aléatoire ou impossible? Dommage pour vous.

Heureusement, Microsoft assure qu’il sera toujours possible d’utiliser votre nouvelle console pour regarder la télévision et lire des DVD et des Blu-ray. C’est gentil.

Vous pourrez revendre un jeu seulement si l’éditeur vous en accorde le droit

La possibilité d’échanger ses jeux chez un marchand spécialisé afin d’obtenir de nouveaux titres pour une fraction de leur prix est primordiale pour beaucoup de joueurs au portefeuille peu garni. Si l’éditeur a, avec la Xbox One, la possibilité de bloquer l’utilisation d’un jeu sur plusieurs consoles, cette façon de procéder sera mise en péril.

Qu’en sera-t-il des clubs de location de jeux? Sera-t-il toujours possible de louer ou d’emprunter un jeu à la bibliothèque de votre quartier? Tout porte à croire que non.

Selon les éditeurs, un tel contrôle leur permettra enfin de percevoir les revenus auxquels ils ont droit. Seulement, si l’argent ne pousse pas dans les arbres des éditeurs, il ne pousse pas non plus dans la cour arrière des joueurs de jeux vidéo.

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?

Vous pourrez jouer à vos jeux Xbox One sur la console d’un ami, pourvu que vous soyez connecté à votre compte Xbox Live. Si vous désirez donner l’un de vos jeux, le destinataire devra avoir été inscrit sur votre liste d’amis Xbox One depuis au moins 30 jours, et un jeu ne peux être transféré de la sorte qu’une seule fois, et seulement avec la permission de l’éditeur.

Un nouveau concept fait son apparition dans le jargon Xbox One : la famille. Vous pourrez partager vos jeux avec un maximum de 10 membres de votre famille. Une fois connectés à leur compte Xbox Live, ceux-ci auront accès à votre collection de jeux, et ce, peu importe quelle console ils utilisent.

Mais qu’est-ce qu’une famille aux yeux de Microsoft? Est-ce un groupe de personnes partageant le même nom, la même adresse ou la même carte de crédit? Sur ces questions, la compagnie reste muette.

À noter que Sony est également restée vague quant à la façon dont elle prévoyait gérer les jeux de la PlayStation 4. Avec un peu de chance, nous en apprendrons davantage lors des conférences de Microsoft et de Sony la semaine prochaine.

Laurent LaSalleXbox One : tout ce que vous devez savoir

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 publié le 22 mai 2013 à 13 h 06

Il ne manquait plus que Microsoft pour entrer dans la danse des fabricants de consoles de nouvelle génération. Après Nintendo et Sony, le fabricant américain a choisi de dévoiler au monde entier le successeur de sa populaire console de jeu hier après-midi. Microsoft ne laissa planer aucun mystère quant au sujet de son événement, ayant comme titre « A New Generation Revealed ».

La nouvelle console de Microsoft veut être au cœur de vos divertissements. Le communiqué utilise d’ailleurs le terme « système de divertissement » pour qualifier celle-ci, une dénomination qui n’est pas sans rappeler celle de la toute première console de Nintendo. Nommée Xbox One, elle intègre des fonctions lui permettant d’enrichir votre expérience télé, en plus de promettre une expérience Kinect améliorée. Mais en cherchant à plaire à un nouveau marché, Microsoft ne risque pas de perdre son noyau de joueurs sérieux?

De plus en plus similaire à un PC

À l’instar de Sony avec sa PlayStation 4, les composantes de la Xbox One seront identiques à celles d’un PC. Cela signifie non seulement une diminution des coûts de production (puisqu’une bonne portion des pièces existe déjà sur le marché), mais c’est aussi une façon de permettre aux concepteurs de maîtriser plus rapidement la plateforme, puisque l’architecture leur est familière. D’ailleurs, les 2 consoles rivales utiliseront un processeur similaire à 8 cœurs conçu par AMD et 8 Go de mémoire vive. Avec une telle parité technique, tout porte à croire que les performances de la PlayStation et de la Xbox seront véritablement équivalentes, contrairement au passé.

À noter que la Xbox One sera équipée d’un disque dur de 500 Go, en plus d’inclure un capteur Kinect, permettant à tous de profiter des commandes vocales et gestuelles, sans devoir se procurer un périphérique supplémentaire. Finalement, la console sera également munie d’un lecteur Blu-ray, ce qui permettra à ses jeux de profiter d’un surplus d’espace disque considérable, en plus de permettre la lecture de films en haute définition (une caractéristique jusqu’ici possible que par le biais de contenus téléchargés).

Un nouveau récepteur numérique? Pas tout à fait…

La première partie de la présentation de la Xbox One portait sur ses fonctions de contrôle de votre récepteur numérique. Le nouveau système ne remplacera pas la boîte qui gère les chaînes de votre abonnement télé (ex : Illico de Vidéotron ou Fibe de Bell), mais agira plutôt comme une manette universelle de luxe. Au lieu de brancher votre récepteur directement à votre téléviseur, Microsoft vous invitera à le brancher à la Xbox One, celle-ci étant munie d’une entrée HDMI.

L’interface de la Xbox One

Par le biais d’une simple commande vocale comme « Xbox : regarder Radio-Canada », la console affichera le contenu qui est diffusé à la chaîne choisie. Vous n’aurez plus besoin de connaître le numéro de votre chaîne par cœur. Et puisque le signal de votre récepteur passe par la Xbox One, l’interface de la console est toujours accessible, permettant de recevoir des alertes ou d’aligner une application à droite de l’émission que vous regardez (des statistiques sportives, par exemple).

Expérience Kinect améliorée

La nouvelle Kinect, incluse avec la console, comprend une caméra 1080p à infrarouge pouvant détecter vos mouvements avec plus de précisions. Celle-ci est équipée d’un objectif grand-angle, ce qui vous permettra de profiter des jeux Kinect dans un espace plus restreint (contrairement à son prédécesseur). À noter que cette caméra servira aussi lors de vos appels Skype.

Tel que je l’ai mentionné plus haut, la reconnaissance vocale a elle aussi été améliorée. On ignore comment elle se comportera en français sur la Xbox One, mais les anglophones qui regardaient la conférence par le biais d’une Xbox 360 ont vu leur console interrompre le visionnement chaque fois qu’une commande vocale était dictée par le présentateur. Gênant. Heureusement, la Xbox One ne devrait pas poser ce genre de problèmes, puisque la nouvelle Kinect est en mesure d’identifier la voix de son propriétaire.

Certains seront inquiets d’apprendre que la Xbox One est toujours à l’écoute (puisqu’elle peut être allumée par une simple commande vocale). Autrement dit, la console est toujours en veille, connectée à Internet et à une caméra vidéo qui surveille votre salon. De quoi rendre paranoïaque.

De nouvelles vibrations

Bien qu’elle soit relativement semblable à son prédécesseur, la manette de la Xbox One comprend quelques nouveautés — plus de 40 selon Microsoft. Ce qui a le plus épaté les journalistes semble être les vibrations transmises lorsqu’on appuie sur les gâchettes de celle-ci. Selon le contexte, les quatre moteurs à l’intérieur de la manette (comparativement à deux moteurs sur la Xbox 360) s’activeront de manières différentes afin de mieux correspondre à l’action en cours.

Lorsqu’on la compare à celle de la PlayStation 4 et à celle de la Wii U, la manette de la Xbox One est la plus modeste des trois. Ses concurrents offrent dans les deux cas une interface tactile, ce qui paraît plus moderne, bien que la pertinence de celle-ci reste encore a être démontrée.

Adieu rétrocompatibilité

La Xbox One ne sera pas compatible avec les jeux conçus pour la Xbox 360, point final. Tout comme dans le cas de la PlayStation 4, Microsoft change l’architecture du processeur même, ce qui rend l’émulation de jeux compilés pour son prédécesseur à une vitesse acceptable très difficile, voire impossible.

Microsoft est resté plutôt vague au sujet des jeux usagés. Les jeux Xbox One semblent devoir être associés à un compte Xbox Live. Il vous sera possible de jouer à vos jeux chez un ami, pourvu que vous soyez connecté à votre compte Xbox Live. Pour ce qui est de la revente, des rumeurs veulent que Microsoft exige des frais pour permettre l’activation du jeu. Pour l’instant, rien n’est confirmé de la part du fabricant (qui se contredit).

Finalement, un représentant d’EA Sports a confirmé que les jeux Madden NFL 25, NBA Live 14, FIFA 14 et EA Sports UFC proposeront du contenu exclusif à la Xbox One. Du côté d’Activation, on a montré des images de Call of Duty : Ghosts. Pour ce qui est des annonces concernant d’autres jeux, il faudra attendre le mois prochain (lors du E3).

Laurent LaSalleTerraria débarque sur Xbox 360 et PlayStation 3

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 publié le 12 avril 2013 à 14 h 45

Minecraft. C’est la première chose qui nous vient en tête lorsqu’on regarde les images de Terraria, un jeu empruntant les principes d’excavation de ce succès suédois, lancé en version alpha au milieu de 2009. Par contre, il serait injuste de réduire Terraria à une simple copie de Minecraft en deux dimensions à la sauce rétro. Beaucoup d’éléments transformant le simple « carré de sable » en un véritable jeu de rôle, d’action et d’aventure viennent bonifier l’expérience établie par son prédécesseur.

Offert sur PC depuis 2011, Terraria est désormais en vente, depuis mars dernier, sur PlayStation Network et Xbox Live Arcade. Le studio Re-Logic a profité de l’occasion pour ajouter du contenu supplémentaire : des contrôles adaptés à la manette, une carte géographique pour mieux se situer dans l’immensité du monde généré aléatoirement, un tutoriel, un arsenal plus complet, de nouveaux ennemis, un mode multijoueurs local et un nouveau gardien final.

J’ai appris quelque chose de fondamental en jouant à Terraria ces derniers jours. Je ne suis pas sur la liste des joueurs qui apprécient l’excavation sans fin : trouver des minerais, pour fabriquer de meilleurs outils, pour trouver de meilleurs minerais, pour fabriquer de meilleures armes et pour combattre des ennemis lorsque l’on recherche encore plus de minerais, et ainsi de suite. Mais est-ce dire que je ne me suis pas amusé?

Principes de base

Terraria vous invite d’abord à créer votre personnage. Vous devez en choisir le genre, la coupe de cheveux, la couleur des yeux, de la peau et celle des vêtements. Évidemment, puisque le jeu arbore un look rétro, le résultat est loin d’être raffiné. Le jeu génère ensuite un monde de façon aléatoire au format de votre choix (petit, moyen ou grand). J’ai opté pour un monde moyen, et je n’ai pas encore atteint les limites de celui-ci. Le territoire à explorer est vraiment immense.

Au début de votre partie, vous devez construire un abri, afin d’y habiter le temps de fabriquer votre première maison. Équipé d’une épée, d’une pioche et d’une hache, vous devez couper des arbres et creuser les environs, afin de vous procurer le matériel nécessaire à la construction de celle-ci. Durant le jour, des slimes (qui rappellent celles que l’on croisait dans The adventure of link) viendront troubler vos travaux. À la tombée de la nuit, c’est une horde de zombies et de mangeurs d’esprits qui tenteront de vous faire du mal. Survivre jusqu’à l’aube peut paraître un défi de taille, mais comme vous n’êtes pas pénalisé lorsque vous perdez la vie (votre inventaire demeure inchangé et vous êtes redirigé à l’endroit où vous avez commencé votre partie), il suffit d’être patient.

Une fois que vous avez accumulé des ressources, il est temps de fabriquer des objets. D’abord un établi, afin d’être en mesure de générer une table, des chaises, un coffre, etc. Puis une fournaise, afin de fabriquer entre autres des briques et des lingots de minerais. Enfin, une enclume, qui vous permettra de vous forger une armure et des armes de choix.

Finalement, si vous êtes satisfait de votre arsenal, il est temps d’explorer le territoire plus en profondeur pour le débarrasser de ses démons et combattre certains gardiens. Vous croiserez différents niveaux : une portion hivernale, désertique, une jungle et une forêt corrompue, pour ne nommer que ceux-là.

Quelques lacunes

Comme je le laissais entendre plus haut, Terraria nécessite un investissement de temps significatif. Trouver les types de minerais nécessaires à la fabrication d’objets de qualité n’est pas chose facile : le cuivre domine allègrement les environs, du moins en début de partie.

Bien que les contrôles soient adaptés à la manette, l’utilisation d’une souris me semble beaucoup plus appropriée pour ce type de jeu. Vous contrôlez votre personnage avec le manche de gauche (qui vise à l’endroit que vous pointez) tandis que le manche de droite sert à préciser votre cible, ce qui est surtout utile lors de l’excavation et la construction de bâtiment.

L’interface des différents menus n’est pas intuitive. Plutôt que d’utiliser la croix directionnelle pour naviguer parmi les divers niveaux, on doit constamment se référer à la légende pour savoir comment se diriger. J’avoue ne pas en avoir encore totalement assimilé le contrôle.

Malgré ces quelques irritants, Terraria est un jeu avec beaucoup de potentiel qui convient à mon côté perfectionniste. Pour la richesse que ce titre a à offrir et son prix (moins de 15 $), je recommande fortement aux curieux de se le procurer. Je vais d’ailleurs retourner à ma partie…