Billets classés sous ‘windows phone 7’

C’est dans le cadre d’une conférence qui se déroulait hier matin à New York que la compagnie finlandaise Nokia a révélé aux médias deux nouveaux téléphones de sa gamme Lumia : les modèles 820 et 920. Ceux-ci roulent le tout nouveau Windows Phone 8, le système d’exploitation mobile de Microsoft dont le lancement est prévu avant la fin de l’année.

Car oui, aussi aberrant que ça puisse paraître, les modèles précédents (Lumia 800 et 900) sont incompatibles avec Windows Phone 8. Ce défaut est majeur, surtout lorsqu’on considère que ces appareils sont sur le marché depuis à peine 8 mois.

Mais qu’à cela ne tienne, on espère faire oublier aux propriétaires de téléphones Nokia désireux de rester à niveau l’argent qu’ils ont perdu en leur présentant de nouveaux modèles.

On repart à neuf…

Tout d’abord, Nokia Lumia 920

Le Nokia Lumia 920 est maintenant la nouvelle pièce de résistance quand vient le moment de parler des téléphones Windows de Nokia. Il est propulsé par le processeur bicœur Snapdragon S4 cadencé à 1,5 GHz, ce qui est une nette amélioration par rapport au Lumia 900 (un seul cœur). On a augmenté la mémoire vive à 1 Go et la capacité interne, à 32 Go.

L’écran LCD de 4,5 pouces du Nokia 920 propose une densité de pixels identique à celle de l’écran Retina de l’iPhone 4S, et une résolution supérieure (1280 x 768 pixels). Ce nouveau type d’écran se nomme PureMotion HD+.

En terme de caméra, l’appareil est équipé d’un capteur de 8,7 mégapixels sur sa caméra principale, et d’une caméra frontale de 1,3 mégapixel. On peut désormais capter de la vidéo en 1080p (contrairement à son prédécesseur, qui avait une résolution limitée à 720p). Nokia offre également un stabilisateur d’image, même si la publicité de celui-ci a été remise en question par des médias spécialisés.

Une nouveauté fait également son apparition : la recharge sans fil. Il sera désormais possible de recharger son téléphone simplement en le déposant sur un périphérique branché à une prise électrique. La technologie semble encore primitive, puisqu’il est nécessaire que l’appareil soit à une position précise pour que la recharge ait lieu.

La communication en champ proche (NFC) est désormais un incontournable quand vient le moment de dévoiler un appareil mobile, et le Lumia 920 ne fait pas exception. Il sera donc possible d’effectuer des transactions bancaires à même ce téléphone.

Le petit frère : le Nokia Lumia 820

Pour les portefeuilles au régime, le Lumia 820 peut s’avérer un bon compromis. Bien que sur le plan de l’esthétisme, l’appareil n’est que légèrement plus petit que son grand frère, il est important de considérer certains facteurs avant de préférer l’appareil de moyenne gamme.

Tout d’abord, la résolution de son écran est considérablement inférieure : 800 x 480 pixels, ce qui est identique à celle du Lumia 800, mais étendu sur un écran OLED de 4,3 pouces.

En terme de stockage, le Lumia n’offre que 8 Go de capacité interne (mais comporte une fente microSD pour l’augmenter). Néanmoins, il maintient la mémoire vive à 1 Go. Sans compter que l’appareil est propulsé par le même processeur bicœur Snapdragon S4 cadencé à 1,5 GHz que le modèle haut de gamme.

Sa caméra principale est légèrement inférieure (8 mégapixels) et n’est pas munie de stabilisateur d’image. La caméra frontale est plutôt symbolique, n’offrant qu’une résolution VGA.

Conclusion

Personnellement, j’adore le design très caractéristique du Lumia. Pour avoir manipulé les modèles actuellement sur le marché, je dois admettre avoir été séduit par leur qualité de construction et l’interface proposée par Microsoft. J’ignore par contre si j’oserais recommander le produit après l’étrange décision de Nokia d’avoir choisi de lancer une nouvelle gamme de produits sachant qu’elle serait périmée à court terme.

C’est un secret de polichinelle qu’Apple est sur le point de dévoiler aux médias son nouvel iPhone la semaine prochaine. Il sera intéressant de voir comment les nouvelles caractéristiques de ce dernier se compareront à celles du Lumia 920.

La partie est-elle terminée pour Nokia?

Laurent LaSalleGroupMe : le besoin de texter en groupe

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 publié le 29 août 2011 à 11 h 57

Avant que Facebook introduise l’application Messenger, et même avant que Google introduise La Clique (Huddle) sur son nouveau réseau social, une entreprise new-yorkaise avait eu l’idée d’offrir une meilleure façon de communiquer entre groupes d’utilisateurs de téléphones intelligents. GroupMe est une application mobile dont la première fonction est de permettre la communication en textos groupés, gratuitement.

Le produit a d’ailleurs attiré l’intérêt de Skype, devenue acquéreuse de l’entreprise la semaine dernière. Mais est-il possible de remplacer l’omniprésent protocole SMS comme outil principal de communication instantanée?

Groupe, où allons-nous souper?

Il vous est certainement déjà arrivé de devoir établir un rendez-vous avec 4 ou 5 de vos amis et de devoir choisir l’endroit où le moment idéal pour la rencontre. Une rafale de courriels peut en agacer certains (je fais partie de la liste), tandis que d’autres ne sont pas toujours disposés à répondre au téléphone. Sans compter que ce sera toujours à vous, l’organisateur, de jouer au téléphone arabe entre vos amis afin de transmettre les disponibilités ou suggestions des autres.

Avec les textos groupés, cette tâche est beaucoup plus simple. Comme dans une salle de clavardage privée, chacun peut ajouter son grain de sel, et la seule confusion possible est causée par l’incompétence à pouvoir s’exprimer par écrit. Merveilleux pour régler une sortie au resto ou au cinéma en deux temps trois mouvements.

Sans compter que GroupMe permet d’indiquer sa localisation géographique (optionnel à la rédaction de votre message), de poser une question (le message qui amorce la conversation), de publier cette question sur Twitter ou Facebook, et même de faire des téléconférences avec vos groupes (par le biais d’une communication téléphonique classique, avec pour l’instant un numéro new-yorkais unique pour chacun de vos groupes).

Une application pour tous types d’appareils

Je ne vous parle pas ici d’une application exclusive aux propriétaires d’iPhone : des versions pour Android, BlackBerry et même Windows Phone 7 sont également disponibles. La pire des contraintes, soit la restriction selon la plateforme, est donc non existante; un fait rare pour une application développée par une entreprise en démarrage.

Non seulement l’application existe pour toutes ces plateformes, mais il est également possible de recevoir les interventions par SMS, une barrière de moins pour votre ami qui n’aurait pas de plan de données cellulaires.

Lors de votre première visite dans l’application, vous n’avez qu’à indiquer votre numéro de téléphone et le mot de confirmation qu’on vous acheminera par SMS afin de créer votre profil GroupMe. Exit la recherche d’un nouveau mot de passe superflu pour un autre service. Une fois le compte créé, vous n’avez qu’à consulter la liste de contacts de votre téléphone par le biais de GroupMe pour voir vos amis déjà inscrits au service, et ainsi les ajouter à de nouveaux groupes.

Plan d’affaires

J’étais invité à l’émission L’analyse des geeks en fin de semaine, et en parlant de GroupMe, j’ai aimé la réflexion du coanimateur Benoît Gagnon à propos de l’abonnement à un nouveau service du genre. Je le paraphrase : « Si je ne parviens pas à comprendre le modèle d’affaires d’un service gratuit, ça signifie que c’est moi le modèle d’affaires. Il est fort possible que mon information confidentielle soit vendue au plus offrant. »

Effectivement, il est toujours bon de se poser la question avant d’investir beaucoup de temps dans un nouveau service gratuit. On peut imaginer que GroupMe pourrait faire comme Skype et proposer à ses membres de payer pour des services supplémentaires. Étant donné que l’entreprise est encore jeune (à peine un peu plus d’un an), il est possible que sa gratuité soit seulement temporaire, afin d’accumuler une masse critique d’utilisateurs.

Laurent LaSalleQuand les brevets menacent Google

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 publié le 8 août 2011 à 14 h 19

Mercredi dernier, Google a publiquement accusé Apple et Microsoft de conspiration, prétextant que le duo s’était joint à deux groupes visant l’achat des portefeuilles de brevets de Novell et de Nortel dans le seul but de s’attaquer à Android, la solution mobile de Google.

Android triste

David Drummond, senior vice president and chief legal officer pour Google, appuie son hypothèse sur le fait qu’Android a le vent dans les voiles : 550 000 appareils sont activés au quotidien, par le biais d’un réseau de 39 fabricants et 231 fournisseurs de services téléphoniques. Il lui paraît donc évident qu’Android est la cible à abattre selon ses concurrents.

Sortez le popcorn, il va y avoir de l’action… ou pas!

La situation selon Google

Apple et Microsoft se sont associés à deux consortiums : le premier, nommé CPTN, vise à devenir propriétaire des brevets de Novell; le second, nommé Rockstar, est quant à lui propriétaire des brevets de Nortel. Une fois propriétaire de ce vaste portefeuille de brevets, les membres du consortium se partageraient la propriété intellectuelle des concepts décrits dans lesdits documents, et aucun recours légal ne pourrait leur permettre de se poursuivre mutuellement sur les bases de ces concepts. Cependant, ils obtiennent par la même occasion un recours légal pour poursuivre quiconque oserait utiliser leur propriété intellectuelle sans leur autorisation.

Microsoft a effectivement demandé à plusieurs fabricants d’appareils Android (dont Samsung et HTC) des redevances de 15 $ par téléphone sous la menace de poursuites appuyées par d’autres brevets dont elle est déjà propriétaire. Selon Drummond, il s’agit d’une tactique pour faire en sorte qu’il en coûte plus cher aux fabricants de produire un téléphone Android qu’un téléphone Windows Phone 7.

Il faut savoir que la plupart des compagnies œuvrant dans le milieu technologique (et en télécommunication) ont un portefeuille de brevets assez exhaustif, et que certains concepts utilisés dans leurs produits empiètent sur les brevets des autres. Cependant, ces compagnies sont en quelque sorte immunisées contre d’éventuelles poursuites : si l’une d’entre elles ose attaquer une autre en justice, elle court le risque d’être poursuivie à son tour pour des motifs semblables.

Comme le rapportait le chroniqueur François Dominic Laramée à L’analyse des geeks en commentant le sujet cette semaine, c’est exactement comme à l’époque de la guerre froide, où les États-Unis et l’Union soviétique avaient tous deux la bombe atomique, mais acceptaient d’un commun accord de ne pas s’attaquer.

Aux yeux de Google, cette stratégie anticompétitive fait grimper les enchères à des niveaux ridicules. Les brevets de Nortel, d’abord estimés à 1 milliard, ont été vendus pour près de 4,5 milliards au consortium dont Apple et Microsoft font partie. Elle considère la légitimité de la plupart de ces brevets comme étant douteuse, et est convaincue que cette bulle éclatera sous peu.

La situation selon Microsoft

Contrairement à Apple, qui traditionnellement est plutôt muette face à de telles allégations, Microsoft s’est empressée de répondre aux attaques de Google.

Selon Brad Smith, avocat-conseil pour Microsoft, la compagnie aurait en effet proposé à Google de joindre le consortium pour l’achat du portefeuille de brevets de Nortell, mais Google a refusé l’offre. Depuis, Google a confirmé qu’une demande de collaboration a effectivement déjà été transmise de la part de Microsoft à ce sujet. Mais aux yeux de Google, il s’agissait en réalité… d’un piège!

Effectivement, selon le géant de la recherche en ligne, joindre le consortium l’aurait empêché de se prémunir d’armes afin de se protéger contre d’éventuelles poursuites sur des brevets ne faisant pas partie du lot de Nortell. Google a donc tenté d’acheter à elle seule les brevets de Nortell, mais a dû s’arrêter à son offre de 3,1 milliards. Aujourd’hui, sans un portefeuille de brevets équivalant à sa concurrence, Google est plus susceptible d’être la cible d’éventuelles poursuites judiciaires.

L’histoire ne fait que jeter la lumière sur un problème persistant : l’état du système de brevets aux États-Unis. D’abord conçus pour encourager l’innovation et protéger les inventeurs, les brevets ne font aujourd’hui que la ralentir, voire l’empêcher.

Laurent LaSalleCompte rendu du Mobile World Congress 2011

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 publié le 21 février 2011 à 12 h 12

Le plus important salon de l’industrie du téléphone mobile s’est déroulé la semaine dernière à Barcelone et a réuni fabricants, vendeurs et développeurs d’applications mobiles de partout dans le monde. Un nombre important d’annonces ont été faites, je vous livre donc ici un résumé de ce qui a retenu mon attention…

Téléphones

Même si Samsung avait prévu épater la galerie en dévoilant le Galaxy S II dans une conférence diffusée sur le web, des images de l’appareil avaient déjà été publiées sur des sites spécialisés une douzaine d’heures avant l’événement. Par contre, les caractéristiques techniques du téléphone sont demeurées inconnues du grand public jusqu’à l’annonce officielle.

Samsung Galaxy S II

Selon Samsung, son écran Super AMOLED Plus de 4,27 pouces, muni d’une résolution de 800 x 480 pixels avec série de sous-pixels amplifiés, offrirait une image d’une netteté impressionnante. De plus, ce nouvel écran consommerait 18 % moins d’énergie que son prédécesseur. Le Galaxy S II se distingue par sa caméra de 8 mégapixels permettant la capture vidéo en 1080p, son intégration de la communication en champ proche (NFC) et son processeur Samsung de 1 GHz à doubles cœurs. Ce téléphone Android, évolution du présent Galaxy S, sera mis en marché à la fin du mois en Asie et en Europe. Aucune information en ce qui concerne le marché nord-américain.

HTC, de son côté, a inondé le salon avec une diversité d’appareils à faire frémir les stratèges d’Apple. Parmi cinq prototypes, on remarque les jumeaux ChaCha et Salsa, deux téléphones offrant une intégration Facebook plutôt forte, au point d’inclure un bouton physique pour se rendre rapidement sur le réseau social. La principale caractéristique qui distingue le ChaCha de son frère est son clavier physique, venant gruger la moitié de la surface utilisée par l’écran tactile du Salsa.

HTC Salsa et ChaCha

Sans quoi les deux téléphones ont des propriétés similaires : Android 2.3, processeur Qualcomm MSM7227 cadencé à 600 MHz, une caméra de 5 mégapixels, une caméra frontale, GPS, Wi-Fi (802.11 b/g/n) et Bluetooth 3.0. Ces appareils d’entrées de gamme devraient être mis en marché ce printemps.

La 3D était au rendez-vous avec LG, qui propose son Optimus 3D, un téléphone arborant deux caméras de 5 mégapixels permettant la capture vidéo en 1080p (seulement en 2D, la vidéo 3D est capturée en 720p à 30fps). Muni d’un écran 3D d’une résolution de 800 x 480 pixels, il permet de revoir les séquences filmées sans avoir à porter de lunettes. Avec un processeur ARM Cortex-A9 de 1 GHz à doubles cœurs et d’autres caractéristiques techniques comparables à la compétition, on peut s’attendre à ce que l’Optimus 3D soit l’un des plus dispendieux sur le marché.

Du côté de Nokia, on parlait surtout de l’importante annonce du partenariat avec Microsoft, dévoilé la veille du salon, rattachant l’entreprise de télécommunications finlandaise au géant de l’informatique. Nokia abandonne Symbian, son désuet système d’exploitation, pour jurer fidélité à Windows Phone 7, l’OS mobile de Microsoft qui reprend graduellement du poil de la bête. La nouvelle pourrait certainement avoir un effet sur le comportement de HTC et Samsung, deux importants fournisseurs d’appareils Windows Phone 7, que Google pourrait plus facilement courtiser afin de convenir une entente d’exclusivité similaire pour sa plateforme Android.

Sony Ericsson ne réservait aucun secret du côté de son Xperia Play, le fameux téléphone PSP, dont un prototype a été présenté en détails par Engadget quelques semaines avant le salon.

Tablettes

Puisque le Consumer Electronic Show 2011 s’est encore une fois déroulé sous le thème des tablettes, aucun régiment de nouveaux prototypes n’est venu secouer le MWC cette année. Samsung a clôturé sa conférence en dévoilant son Galaxy Tab 10.1, dont le numéro signale non pas une version, mais plutôt la dimension de son écran : 10,1 pouces (une résolution de 1280 x 800 pixels).

Imitant le Galaxy S II, la tablette arbore une caméra de 8 mégapixels au dos et une frontale de 2 mégapixels, et filme également ses images en 1080p. Aucune surprise quant à ses caractéristiques techniques : Android 3.0, processeur de 1 GHz à doubles cœurs, Wi-Fi (802.11 a/b/g/n), Bluetooth 2.1 + EDR et le choix d’une capacité mémoire de 16 ou 32 Go. Aucune information n’a été dévoilée quant à la connexion 3G (ou 4G). Cependant, il est fort probable qu’un modèle 3G soit offert lors de sa mise en marché.

HTC, quant à elle, revient au format 7 pouces pour l’écran de sa première tablette, la Flyer. Avec une carrosserie en aluminium qui n’est pas sans rappeler un bon nombre de ses téléphones, HTC nous propose une intéressante solution : Android 2.3 (la version 3.0 viendra), processeur Snapdragon MSM8255 de Qualcomm cadencé à 1,5 GHz, une caméra de 5 mégapixels au dos et une frontale de 1,3 mégapixel, HSPA+, GPS, Wi-Fi (802.11 b/g/n) et Bluetooth 3.0 avec A2DP.

HTC Flyer

La Flyer se distingue également avec HTC Scribe, une technologie permettant un tracé varié et précis, lorsqu’on souhaite écrire ou dessiner à l’aide d’un stylet. Le fabricant taïwanais cible également les amateurs de jeux, notamment avec son service OnLive, qui permet de jouer à distance à des jeux roulants sur des serveurs externes, dans le nuage. Évidemment, le tout nécessite une excellente connexion web.

Laurent LaSalleCe que Microsoft nous réserve en 2011

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 publié le 13 janvier 2011 à 12 h 13

Dernier chapitre de la longue série de mes prédictions technologiques pour l’année qui s’enclenche, voici un aperçu de ce que Microsoft prépare pour 2011. La compagnie a connu un excellent temps des Fêtes avec le succès de sa Kinect, un périphérique s’annexant à une Xbox 360 permettant de jouer à certains jeux sans manette. Sera-t-elle maintenir l’intérêt des consommateurs pour ce nouveau type de divertissement?

Déploiement d’Avatar Kinect

Lors du dernier Consumer Electronics Show (CES) à Las Vegas, le PDG de Microsoft, Steve Balmer, s’est dévoilé au public en avatar (étrangement aminci), faisant ainsi la démonstration d’Avatar Kinect, une fonctionnalité de la Kinect qui retransmet les mouvements du corps, la voix et les expressions faciales lors de l’utilisation d’applications en ligne.

Le concept d’animer une émission dans un lieu virtuel, avec la participation d’invités interagissant dans le confort de leur foyer est certainement novateur. Mais est-ce vraiment répondre à un besoin potentiel des joueurs types de Xbox 360, ou invitant au point d’attirer de nouveaux joueurs? J’ai des réserves quant au succès de cette application, qui sera offerte le printemps prochain aux membres de Xbox Live Gold.

Dans la même veine, il est évident que nous aurons droit à une bonne part de jeux vidéo, provenant de l’ensemble des développeurs tiers, conçus spécifiquement pour la Kinect. Des propositions intéressantes devraient se pointer sur les tablettes des magasins avant la fin de l’année, une fois la période d’adaptation terminée.

En terme de ventes, nous savons pour l’instant que Microsoft est parvenue à distribuer 8 millions de Kinect en magasin. On ignore si elle est parvenue à vendre tout ce stock depuis le 6 janvier dernier.

Préparation de Windows Phone 8

Lancé en novembre dernier, le nouveau Windows Phone 7 est ni plus ni moins une révolution pour fidèles de Microsoft, fortement inspirée du succès de ses plus récents compétiteurs dans le marché de la téléphonie cellulaire. Adoptant une approche similaire au PC, Microsoft a développé un système d’exploitation pouvant être propulsé par une dizaine d’appareils provenant de divers fabricants (HTC, Dell, Samsung et LG). Muni d’une interface graphique très intuitive et d’incitatifs liés aux fans de Xbox 360, Windows Phone 7 pourra certainement combler les gens ne trouvant pas leur compte avec les propositions d’Apple et Google.

Windows Phone 7

Dans les couloirs du CES 2011, un membre clé de l’équipe travaillant sur Windows Phone aurait révélé que Microsoft travaille sur un service similaire à FaceTime. Cette nouvelle fonctionnalité sera introduite avec Windows Phone 8 et la mise à jour du système d’exploitation exigera (selon cette source) d’être installée sur un appareil muni d’une caméra frontale. On peut imaginer que Microsoft profitera des 50 millions de Xbox 360 se retrouvant dans les foyers de la planète pour attirer les gens à utiliser ce nouveau service.

Windows Phone 8 intégrera quelques fonctionnalités manquantes de la version actuelle du système d’exploitation mobile (entre autres le multitâche). Il est fort à parier qu’au rythme où va la concurrence, Microsoft sera encline à lancer le Windows Phone 8 au début de l’automne prochain.

Un App Store selon Microsoft

On ne parle pas ici de la boutique d’applications Windows Phone 7 (répondant au charmant nom de Windows Marketplace for Mobile), mais plutôt du plus récent service d’Apple, le Mac App Store, une boutique permettant d’acheter et télécharger des logiciels informatiques pour Mac. Microsoft a récemment déposé une requête devant les tribunaux s’opposant au dépôt du terme « App Store » comme marque de commerce, prétextant que l’appellation est trop générique.

L’intérêt que Microsoft porte sur la situation peut paraître à première vue banal, mais il est évident que la compagnie nous réserve un service similaire pour son système d’exploitation principal.

Le commerce informatique est en pleine mutation. La vente de logiciels en carton sera bientôt chose de passée.