Billets classés sous ‘wearable technologies’

Mimo Baby

Vous dormiriez mieux la nuit si vous saviez que votre poupon est en parfaite sécurité? Le nouveau pyjama pour bébés Mimo Baby pourrait être une solution à considérer, grâce à ses capteurs qui recueillent de l’information sur sa respiration, ses mouvements et même sa température.

Grâce à ce petit pyjama, vous pourrez donc recevoir une alerte sur votre téléphone intelligent si votre bébé s’est tourné pendant son sommeil, s’il est réveillé, s’il est endormi, s’il est agité, s’il a trop chaud, trop froid, etc.

L’application mobile qui accompagne le Mimo Baby est plutôt jolie, et elle offre la possibilité de savoir comment le bébé se sent présentement, ou comment il s’est senti au cours des dernières 24 heures.

L’ensemble de départ - qui était offert en prévente pendant le Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas - comprend trois pyjamas, une station d’accueil et une « tortue », un petit émetteur qui s’installe sur le pyjama du bébé, le tout pour 200 $. Les pyjamas sont offerts dans les tailles 0 à 3 mois, 3 à 6 mois et 6 à 12 mois, et il sera possible d’en acheter des supplémentaires pour ceux qui le désirent.

Tous les ensembles offerts pendant la prévente ont maintenant été écoulés, mais d’autres devraient être mise en vente prochainement.

Le paradoxe des radiations
Même si le potentiel du Mimo Baby est énorme, force est aussi de reconnaître que Rest Devices, la jeune compagnie derrière ce pyjama intelligent, devra faire face à un très gros paradoxe.

Ses principaux clients - les parents poules qui veulent ce qu’il y a de meilleur pour leur bébé - sont aussi probablement les mêmes qui s’inquiéteront à l’idée de poser un émetteur Bluetooth (même la version a faible énergie) directement sur leur nourrisson.

J’ai posé la question au jeune PDG de la compagnie au CES. Celui-ci a tenté de se faire rassurant en affirmant que l’appareil soumettait le poupon aux mêmes radiations qu’un moniteur audio. Reste à voir si c’est rassurant pour le Mimo Baby ou inquiétant pour les moniteurs traditionnels!

Les produits électroniques du genre me troublent rarement. Cela dit, même si je ne vois aucun problème à ce qu’un adulte utilise une oreillette Bluetooth, j’éprouverais clairement un malaise à poser un émetteur similaire pendant plusieurs heures par jour, tous les jours, directement sur la peau d’un jeune enfant.

Gina DesjardinsLa tendance du prêt-à-porter informatique

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 publié le 16 avril 2012 à 14 h 02

Photo provenant de la page « Project Glass » Sur Google+

Le 4 avril dernier, Google annonçait le prototype de ses lunettes en réalité augmentée « Project Glass » sur Google+. Ça me fait penser un peu aux lentilles de contact que des chercheurs développent depuis des années (voir mon billet Dans un avenir rapproché : les lentilles de contact connectées ).

Les lunettes fonctionneront sous Android. D’une simple commande vocale, on pourra retrouver son chemin, s’informer sur la météo, prendre des photographies, chercher ses amis à proximité, indiquer notre emplacement et faire des appels vidéo.

Je ne suis personnellement pas emballée par la vidéo démontrant les possibilités des lunettes dépourvues de lentilles. D’abord, parce que les utilisateurs devront porter des lunettes en tout temps. Puis, je ne souhaite pas particulièrement que tout le monde commence à parler tout fort à soi-même dans les lieux publics. On sent que ça s’en vient avec la popularité des fonctions vocales. Mais la démonstration des lunettes Google me semble pire puisque les fonctions sont surtout utiles en mobilité. On voit aussi qu’indiquer son emplacement grâce aux applications de géolocalisation, selon les développeurs, fera vraiment partie de l’habitude des utilisateurs.

Mais d’une façon ou d’une autre, les lunettes de Google ne sont qu’un seul produit parmi des dizaines du genre qui s’en viennent. C’est la tendance du « wearable computing » que certains ont traduit par prêt-à-porter informatique. Bientôt, nos souliers, bijoux et vêtements seront connectés. Bas chauffants, robe Bluetooth, espadrilles évaluant la performance, il ne semble pas y avoir de limite.

Avant de porter les lunettes Google, qui sont toujours en développement, on risque donc tous d’avoir des éléments connectés dans sa garde-robe. Qu’en pensez-vous?

 

Pour plus d’informations sur le sujet :

La section Les gadgets du mois sur le site de la conférence WT sur les « wearable technologies ».

Le site du symposium européen annuel sur le sujet, le ISWC (International symposium on wearable computers).

L’article « Lunettes Google : l’ère du « prêt-à-porter » informatique commence » par L’express.fr