Billets classés sous ‘vie privée’

Image tirée du site pro1.net.com

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Microsoft publie la suite de son rapport sur les tendances numériques. Cette fois-ci, il est question dans un des volets de vie privée. On a tous des souvenirs qu’on souhaite préserver longtemps et d’autres moins… Mais veut-on traîner avec soi des années encore ou, pire, laisser sur le web à la portée de « fouineux » des moments moins glorieux et des photos floues?

Tout archiver ou pas?

Le rapport de Microsoft, dont la présente partie a été dévoilée cette semaine, fait partie de ses études sur les tendances numériques (j’avais parlé de sa première partie sur Triplex en février). Il est justement sous-titré « Ce message s’autodétruira dans… » Cela ne peut que faire penser à ces nouvelles applications, comme Snapchat, qui permettent de communiquer sans nécessairement archiver par défaut tous les messages et photos. De même, on voit apparaître des services de messagerie dont les courriels s’autodétruisent, ce qui semble marquer que les utilisateurs apprécient de pouvoir communiquer sans tout nécessairement archiver.

C’est une tendance qui s’affirme, parce que plusieurs utilisateurs veulent que leur expérience en ligne reflète leur vie… Et dans la vie, chacun souhaite immortaliser certains moments et en effacer d’autres. En ce moment, on laisse des traces numériques un peu partout qu’on le veuille ou non, et très souvent si le choix était donné à l’utilisateur, il ne garderait pas tout. C’est que trop souvent, dans un réseau par exemple comme Facebook, effacer ses traces est plus compliqué que d’archiver paresseusement la moindre pensée ou photo ratée.

Des renseignements personnels livrés avec une date d’expiration

« Avec le temps, les gens seront aussi avisés en matière de protection de la vie privée qu’ils ne l’ont été pour la gestion de leur situation financière, et ils voudront contrôler leur profil », affirme Dave Coplin, responsable de la planification, Microsoft Royaume-Uni. Il ne faut pas se leurrer si très souvent, si on avait le choix et qu’en plus la chose était facilitée, on opterait pour effacer beaucoup des traces qu’on laisse sur le web par défaut.

Près des trois quarts des répondants (73 %) ont affirmé qu’ils souhaiteraient utiliser un service qui leur permettrait de supprimer leurs renseignements et de définir une longévité pour chaque renseignement qu’ils mettent en ligne. De plus, 45 % des répondants souhaitent que tous les renseignements qu’ils publient soient automatiquement supprimés après un délai prédéterminé.

Si une marque permet aux consommateurs de mettre à jour leurs paramètres de confidentialité, 65 % des répondants seront plus enclins à acheter ses produits.

Préserver la vie privée des consommateurs pour gagner leur confiance

Côté affaires, selon Microsoft, les entreprises du secteur bancaire et de la pharmaceutique, et même les réseaux mobiles auraient intérêt à se démarquer en affirmant leur respect de la vie privée et en offrant des options pour éliminer par défaut les informations qui ne sont pas nécessaires. Pourquoi ne le font-elles pas déjà? L’étude des données marketing qui découle de tout ce qu’on laisse comme traces est bien trop intéressante, voire lucrative pour le moment. La publicité ciblée, les listes de consommateurs, il y a là tout un marché des données de volumes dont ne veulent pas se priver les entreprises.

Les conseils de Microsoft pour ceux qui paveront le chemin du retour de la vie privée :

  • Offrir aux utilisateurs un accès complet aux données qui sont recueillies;
  • Établir avec les utilisateurs un protocole où la permission est demandée de préserver des données et communiquer les dates pendant lesquelles ces données seront conservées;
  • Devenir un promoteur de la protection de la vie privée en alimentant les discussions et les études à ce sujet;

Pour se protéger, les consommateurs commencent à utiliser des profils différents selon le service qu’ils sollicitent, très bientôt, les marketeurs devront gagner leur confiance pour accéder à des données plus précises. Enfin, c’est ce que l’on peut souhaiter.

Pour télécharger le rapport on suit le lien.

Laurent LaSalleOn tue la une : toute votre vie est sur Facebook

par

 publié le 27 septembre 2012 à 11 h 37

Vous avez certainement entendu parler en début de semaine d’une faille sur Facebook, qui aurait affiché vos messages privés antérieurs à 2009 sur votre journal public. En somme, depuis peu, une nouvelle boîte apparaît dans la colonne de droite lorsqu’on se rend au début d’une année, regroupant tous les messages publics que des membres du réseau social ont laissés sur votre mur pendant l’année. Le problème : on rapporte que tous les messages privés couvrant la même période seraient maintenant entremêlés à ceux-ci.

Facebook a rapidement démenti la rumeur. Selon la compagnie, les gens interprètent ce qu’ils croient être des messages privés, alors qu’en réalité ces messages ont toujours été publics; écrits à une époque où les internautes étaient moins sensibles à la notion de vie privée.

Difficile de déterminer qui dit vrai, puisqu’on parle de messages rédigés il y a plus de trois ans. D’ailleurs, pourquoi une faille affecterait-elle une période de façon si aléatoire? Personnellement, j’ai croisé au moins à deux reprises des numéros de téléphone en observant la nouvelle boîte sur le journal d’amis. Est-ce dire que cette correspondance était nécessairement privée à l’origine? Chose certaine, elle aurait dû l’être.

Mais ce qui est encore plus difficile, c’est de croire que plusieurs d’entre vous sont encore surpris d’apprendre que toute votre vie est sur Facebook. Semble-t-il qu’on doive encore le répéter : toute votre vie est sur Facebook. Laissez-moi même en faire un sous-titre pour être certain de capter l’attention de tout le monde.

Toute votre vie est sur Facebook

Vos photos, vos humeurs, vos préférences, vos soucis, vos joies et vos peines. Au moment où la rumeur concernant les messages privés rendus publics se propageait, une campagne de sensibilisation parrainée par la fédération financière belge Febelfin se répandait sur la toile. Coïncidence?

Vous arrive-t-il de communiquer votre numéro de carte bancaire par courriel? Discutez-vous sur Facebook de l’état de votre compte? Si oui, vous êtes une proie idéale pour les fraudeurs opérant par Internet. Febelfin a loué les services de Dave pour en faire la preuve.

— Introduction de l’article « Partager des informations sur Internet, c’est s’exposer aux abus »

L’être humain est une machine à communiquer, à partager. L’information confidentielle que vous ne divulguez pas sur Facebook, vous la répétez à un ami dans un café, à la bibliothèque ou dans la rue. Sommes-nous véritablement capables de garder autant de secrets?

Face à ce constat, une solution s’impose : restreindre l’accès à votre journal. Rendez-vous dans vos paramètres de confidentialité et limitez-y l’accès. Cependant, devant l’incompétence de Facebook à respecter ces paramètres lors d’une éventuelle refonte, certains extrémistes préfèrent fermer leur compte pour de bon, au risque de déménager vers un autre réseau social.

Allez voir ailleurs

Déménager? Tout le monde parlait de Google Plus l’été dernier, mais force est de constater qu’il n’y a peut-être pas suffisamment de différence entre l’offre de Google et celle de Facebook pour pousser la communauté à changer ses habitudes.

Est-ce qu’un concurrent pourrait gagner sur le plan esthétique? Ça fonctionne plutôt bien pour Apple sur le plan matériel.

Vous ne rêvez pas : Myspace, autrefois le premier réseau social en terme de popularité, est sur le point de faire un retour en force. Rappelons qu’en juin 2011, un groupe d’actionnaires chapeauté par le chanteur Justin Timberlake s’est porté acquéreur de Myspace pour la somme de 35 millions.

On dirait que ceux-ci avaient les poches plutôt profondes quand est venu le temps de renouveler le site. Il va de soi que je suis charmé par le design de ce qu’on nous présente, mais je demeure sceptique quant à la convivialité de l’interface : c’est beau, mais est-ce bon?

Pourvu qu’on ne nous force pas à être amis avec Justin Timberlake (rôle autrefois détenu par Tom Anderson, cofondateur du site)… De plus, un site paraît toujours bien quand tous les membres fictifs sont des mannequins provenant de séances photo. Je n’ai malheureusement pas un portfolio de la sorte en guise de collection photo. Et vous?

Bref, la réelle solution est peut-être de se rabattre sur Twitter. Car son pire défaut, celui de ne pas permettre la recherche de messages antérieurs à une semaine ou deux, est peut-être sa plus grande force.

À lire également :

Dans un monde numérique où le web est omniprésent, êtes-vous conscient de l’information que vous diffusez à travers tous les différents canaux de communications? Êtes-vous du genre à partager vos moindres faits et gestes ou au contraire, à préférer la discrétion à tout prix?

On nous espionne…

Gina, Martin, Philippe et moi-même nous sommes penchés sur la question de la vie privée et tout ce qui entoure la confidentialité sur Internet. Savons-nous vraiment ce que les entreprises font de nos données personnelles? Où est la limite entre le domaine privé et la vie publique sur la toile? Voilà quelques questions que nous avons explorées et auxquelles nous proposons humblement des pistes de solutions.

De retour en audio pour une dernière fois, c’est ainsi que se conclut cette série de huit balados. N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires au sujet de Triplex en balado. Nous espérons que vous avez apprécié la formule et nous vous invitons à continuer de lire notre blogue cet été.

Émission 8 : sommaire

L’émission d’une quarantaine de minutes a été tournée au café Laïka et est divisée en sept chapitres :

00:00 – Introduction
01:28 – Sommes-nous conscients de l’utilisation de nos données personnelles sur le web?
06:15 – Donnons-nous notre autorisation trop facilement
10:55 – Sommes-nous désensibilisés au danger sur le web?
18:50 – Où tracer la limite?
27:50 – Le phénomène de la ludification
35:55 – Questions en rafale

Vous pouvez vous abonner à la baladodiffusion sur iTunes. Si vous utilisez un autre agrégateur de contenu, copiez / collez l’adresse du fil RSS à l’endroit approprié.

Finalement, vous pouvez aussi télécharger la huitième émission, tout simplement.

Équipe de Triplex en balado :

Participants et blogueurs : Gina Desjardins, Laurent LaSalle et Martin Lessard
Animateur : Philippe Marcoux
Musique : Pierre Crube
Réalisatrice : Marine Fleury
Preneur de son et monteur : Martin Boulanger
Édimestre : Félix Antoine-Viens
Photographe : Christian Côté
Infographe et intégratrice web : Marie-Anne Seim

Pour en savoir plus

Voici quelques articles sur le sujet à lire à titre de complément d’information :

La notion de vie privée et de vie publique sur la toile n’a plus de secrets pour la plupart d’entre nous. Combien de fois avez-vous « googlé » le nom d’une nouvelle connaissance afin de mieux savoir à quel genre de personne vous aviez affaire? Peut-être l’avez-vous même fait avec votre propre nom, histoire de savoir comment vous êtes perçu par les autres?

Sur le web comme au tribunal, tout ce que vous dites peut être retenu contre vous.

Vous avez donc intérêt à ne pas raconter n’importe quoi, sur Facebook ou ailleurs. Sauf peut-être si votre compte est privé. Quoique…

Certains employeurs, non satisfaits de sonder le net afin de relever les activités de leurs postulants sur les réseaux sociaux, auraient trouvé une nouvelle façon d’abuser de leur position. Certains employeurs américains vont droit au but : ils exigent carrément les noms d’utilisateurs et mots de passe Facebook des candidats lors de leur entrevue, afin de scruter leur profil personnel.

Qu’est-ce qui explique cette nouvelle tactique? La montée en flèche de la popularité de Facebook et le contexte économique américain sont certainement des facteurs qui pourraient inciter les employeurs à vouloir utiliser de nouveaux outils pour mieux sélectionner (voire surveiller) leurs employés.

Une pratique qui va à l’encontre des conditions d’utilisation

En réponse à cette pratique douteuse, Facebook s’est prononcé contre cette tendance. Erin Egan est responsable de la confidentialité de Facebook. Dans un billet sur le blogue de l’entreprise, elle dénonce que le comportement contrevient à sa charte « Déclaration des droits et responsabilités », qui stipule qu’il est interdit de partager ou de solliciter les noms et mots de passe d’un membre de son réseau.

Sans compter que l’employeur fautif s’expose à d’éventuelles poursuites liées à l’information confidentielle à laquelle il aurait accès. Dans le cas où le postulant n’obtient pas d’emploi, il pourrait accuser l’employeur de discrimination liée à son âge ou son orientation sexuelle.

Facebook prend la chose très au sérieux. Elle va même jusqu’à menacer les contrevenants de poursuites judiciaires. Comme le disait François Lapierre-Messier, de l’émission L’analyse des geeks, dimanche dernier, quand Facebook, souvent elle-même critiquée pour ses pratiques douteuses en matière de confidentialité, trouve que des employeurs vont trop loin dans le non-respect de la vie privée, l’heure est grave.

All your passwords are belong to us

Avez-vous déjà fourni de tels renseignements à une autorité à la suite de sa demande? Êtes-vous du genre à limiter l’accès aux contenus que vous propagez sur Facebook ou sur d’autres réseaux sociaux? Comment réagissez-vous face à ce que Google affiche sur vous, lorsque vous lancez une requête de recherche sur son moteur?

Laurent LaSalleEst-ce que les jours de Facebook sont comptés?

par

 publié le 11 août 2011 à 15 h 25

En début de semaine, une vidéo intitulée « Operation Facebook » a retenu l’attention de plusieurs médias sur la toile, et pour cause : réalisée par le collectif de pirates informatiques Anonymous, elle condamne à mort le réseau social. L’attaque est prévue pour le 5 novembre.

Bien qu’on semble inviter les membres à « tuer » Facebook pour l’amour de leur vie privée, on explique clairement que toute l’information qui se trouve un jour sur Facebook peut-être récupérée à tout moment, même si l’on supprime notre compte.

http://www.youtube.com/watch?v=SWQTS8zqYXU

Sommes-nous dans une impasse? Doit-on craindre les conséquences de l’attaque prévue? Doit-on prendre au sérieux cette menace?

Usurpation d’identité?

Anonymous a fait savoir par sa voie de communication traditionnelle (soit son compte Twitter) que le collectif n’est pas derrière ce mouvement de protestation, contrairement à ce que stipule la vidéo. Il s’agirait en fait d’une initiative soutenue par quelques membres.

We prefer to face the real power and not to face to the same medias that we use as tools. #OpFacebook #Anonymous

#OpFacebook is being organised by some Anons. This does not necessarily mean that all of #Anonymous agrees with it.

Dont be silly. Important things are happening in the world to deal with quirks like #OpFacebook. Lets keep our style & moral #Anonymous

TO PRESS: MEDIAS OF THE WORLD… STOP LYING! #OpFacebook is just ANOTHER FAKE! WE DONT “KILL” THE MESSENGER. THAT’S NOT OUR STYLE #Anonymous

Il faut dire que même avant cette sortie publique, le déroulement des événements laissait croire qu’il s’agissait d’un canular. Premièrement, plus d’une centaine de jours séparent la date de publication de la vidéo (16 juillet) et le 5 novembre prochain. Traditionnellement, lorsque Anonymous nous avise de ses intentions, c’est généralement à peine quelques jours avant l’incident.

Deuxièmement, la création d’un compte YouTube et Twitter spécifiquement pour le projet semblait étrange. Pourquoi ne pas utiliser les canaux reconnus comme étant fiables et véritables aux yeux de la population?

Finalement, la vidéo en question diffère, tant dans sa présentation que dans son montage, de ce à quoi nous a habitués le collectif de pirates.

Des présumés membres du collectif appréhendés

Le 20 juillet dernier, le FBI appréhendait 16 pirates informatiques, dont de présumés membres d’Anonymous, tandis que la police britannique capturait 2 membres de LulzSec, un autre collectif de pirates affilié à Anonymous. Sur le lot :

  • 14 Américains sont accusés d’avoir conspiré avec des complices afin d’endommager les systèmes informatiques de PayPal. Le groupe Anonymous a voulu venger WikiLeaks lorsque PayPal s’est mis à bloquer les dons destinés au projet.
  • Un homme de 21 ans est accusé de s’être introduit sur le site web d’InfraGard (et d’avoir tweeté à propos de son délit, en expliquant comment faire).
  • Un dernier homme de 21 ans est quant à lui accusé d’avoir volé de l’information confidentielle sur des serveurs d’AT&T alors qu’il y travaillait au soutien à la clientèle.

La prochaine cible d’Anonymous?

Depuis l’attaque contre Sony en avril dernier, Anonymous s’est tenu plutôt à l’écart des opérations de grande envergure pour miser sur des attaques ponctuelles, ciblant entre autres la police espagnole, le gouvernement malaisien et la ville d’Orlando.

Nul n’est en mesure de prédire qu’elle sera sa prochaine cible. Du moins, pour l’instant, tout porte à croire que ce ne sera pas Facebook.

Malgré la non-implication d’Anonymous dans « Operation Facebook », craignez-vous la mort du réseau social de Mark Zuckerberg le 5 novembre prochain?