Billets classés sous ‘video’

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C’était devenu presque un rituel. Chaque semaine, mon père nous emmenait, mon frère et moi, au club vidéo du centre-ville de notre municipalité pour y louer notre divertissement du vendredi soir. Il connaissait bien les commis du commerce, de qui il obtenait des recommandations sur les films à voir, et sur ceux à éviter à tout prix. Du cinéma, nous en consommions énormément.

Avec le temps, nos habitudes ont changé. Nous sommes devenus membres d’un nouveau club vidéo venu s’installer plus près de notre domicile, offrant un service plutôt clinique, mais plus économique. Par la suite, mes parents se sont abonnés à la télé payante, délaissant ainsi le club vidéo. D’ailleurs, maintenant que je suis déménagé depuis une quinzaine d’années, je ne sais plus trop où ils en sont rendus de ce côté.

Inutile de vous dire que le club vidéo de mon enfance a fermé ses portes il y a longtemps. Je soupçonne même que celui qui se trouve à proximité de chez mes parents est également sur le point de disparaître. Bref, cette histoire, c’est la même pour tous ces commerces.

Les clubs de location vidéo se trouvent aujourd’hui remplacés par divers services de transmission vidéo sur demande. La toile nous offre désormais une énorme vidéothèque accessible en quelques clics.

Mise au point

Avant de vous lancer dans une frénésie de location de films en ligne, assurez-vous de bien connaître les limites (et la situation) de votre consommation Internet. La vidéo est un type de document qui consomme énormément de bande passante. Soyez-en avertis.

Services de type buffet

Netflix est sans contredit le joueur le plus important quand vient le moment d’aborder le sujet de la vidéo sur demande. Offert au Canada depuis 2010, il permet un accès illimité à sa collection de films (la plupart en haute définition) et de séries télé avec un abonnement mensuel de 7,99 $. Il s’agit d’un excellent rapport qualité / prix pour les cinéphiles qui préfèrent regarder leurs films en version originale : on y trouve beaucoup de nouveautés hollywoodiennes, en plus d’un important choix de documentaires et de films étrangers. Sans compter que le service est accessible sur les trois principales consoles de jeu, sur tablettes et téléphones, ainsi que quelques modèles de téléviseurs intelligents.

Quelques films de la collection francophone de Netflix

Par contre, le service n’offre qu’une poignée de films en français, provenant surtout de France (comme De vrais mensonges et Un prophète) et quelques productions québécoises (C’est pas moi, je le jure! et Contre toute espérance). Netflix avait pourtant promis de développer son offre en français lors de son arrivée au pays. Peut-on encore espérer de l’amélioration sur ce plan?

De son côté, Crackle est un drôle de moineau. Propriété de Sony Pictures, le service propose gratuitement l’accès illimité à une portion de son catalogue (comprenant des classiques de Columbia Pictures tels que Ghostbusters). La majorité des films étrangers distribués par le groupe sont d’origine asiatique, la langue de Molière est par conséquent absente du service.

YouTube propose également la location de films depuis peu au Canada. Cependant, son catalogue est plutôt mince (et avec peu de contenus francophones).

Du côté canadien, il y a évidemment le portail de l’ONF, qui nous offre de regarder des documentaires, des productions interactives, des films d’animation et de fiction. Sa collection de courts-métrages est impressionnante, comprend une panoplie de contenus francophones, et la qualité de sa diffusion est remarquable. Le service est gratuit.

Services à la carte

Si vous n’êtes pas le genre à consommer énormément de films, un service à la carte vous serait probablement plus avantageux. Pour ce type de location,iTunes demeure le choix le plus populaire. Idéal pour les nouveautés, le prix de location varie entre 4,99 $ pour la version standard (moins lourde) et 5,99 $ pour la version HD. Une fois la transaction terminée, vous avez jusqu’à 30 jours pour regarder le film en question.

La section francophone de l’iTunes Store

Le plus beau pour les francophiles : la quasi-totalité de sa collection est offerte en français. On parle ici de films américains, de films français (évidemment) et de films québécois. Cependant, les films un peu plus vieux ne sont généralement pas offerts en location. Leurs prix de vente varient entre 9,99 $ et 24,99 $.

Du côté des consoles de salon, le PlayStation Store de Sony partage plusieurs caractéristiques avec le service d’Apple. Sa collection américaine est très large, et ses films sont offerts tant en version originale qu’en version française, et aux mêmes tarifs (tant à l’achat qu’à la location). Pour avoir accès aux titres francophones, il est important de configurer son compte PSN en français; la page descriptive des films ne présente aucune option de choix de langue. Malheureusement, on ne propose pratiquement aucun contenu québécois. Le seul titre que j’ai pu croiser dans le catalogue : Monsieur Lazhar.

Sur Xbox Live Marketplace, Microsoft propose également que la vente et la location de films américains, généralement offerts dans les deux langues, et dont le prix oscille aux alentours d’une trentaine de dollars.

D’autres joueurs à l’horizon?

Il existe d’autres services du genre aux États-Unis, tels que Amazon Instant Video et Hulu. Ces derniers sont inaccessibles à l’extérieur du territoire américain, sauf si on utilise un serveur mandataire (proxy server), un intermédiaire qui peut donner l’illusion qu’on se trouve au pays de l’oncle Sam. Cette solution est risquée (puisque cet intermédiaire peut filtrer l’information transmise par votre ordinateur), sans compter qu’il s’agit d’une utilisation illégale du service vidéo.

Ces joueurs n’ont pas affirmé pour l’instant avoir l’intention de migrer au Canada. Par contre, avec la sérieuse lacune dans l’offre de contenu francophone en location, il ne serait pas étonnant de voir arriver un nouveau joueur à moyen terme afin de combler ce manque.

Laurent LaSalleLa télé 2.0 ou la télévision réinventée

par

 publié le 4 avril 2012 à 13 h 28
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Regardez-vous de la vidéo sur le web, que ce soit des séries télé en rattrapage ou du contenu exclusivement produit pour la toile, par les télédiffuseurs ou de façon indépendante? La montée en flèche de portails vidéo comme YouTube et Vimeo a facilité la propagation de ce mode de divertissement autrefois réservé au salon. Sans compter l’aspect démocratique de ces plateformes, qui permettent à quiconque de diffuser son contenu, pour le meilleur et pour le pire.

Et naviguez-vous sur Internet à même votre téléviseur? Êtes-vous à l’aise avec l’idée d’utiliser votre télécommande pour le faire?

Quand l’idée de produire Triplex en balado s’est présentée, nous avons envisagé dès le départ de produire des capsules vidéo. Après tout, aurait-il été approprié de parler de webtélé sans un support visuel approprié?

Notre première émission vidéo traitera donc de la création de contenu pour et par le web, de l’interaction possible entre la télévision et les médias sociaux, sans oublier un segment sur le transmédia (vulgarisé à merveille par Gina).

Émission 6 : sommaire

L’émission d’une quarantaine de minutes est divisée en sept chapitres :

00:00 – Introduction
01:00 – Est-ce que vous regardez le web à la télévision?
02:40 – La création de contenu vidéo sur le web
10:40 – L’interaction entre la télévision et les médias sociaux
19:45 – La télévision connectée : la télé et l’ordinateur, même mandat
30:40 – Qu’est-ce que le transmédia?
37:40 – Questions en rafale
34:14 – Fin

Également sur l’iTunes Store

Ceux qui préfèrent s’abonner à la baladodiffusion à partir de l’iTunes Store peuvent nous trouver dans le répertoire d’Apple sous la catégorie Technology (version vidéo à venir). Si vous utilisez un autre agrégateur de contenu, copiez/collez l’adresse du fil RSS à l’endroit approprié.

Pour s’abonner sur iTunes
Note : Pour obtenir la version vidéo, il faut se réabonner dans le répertoire de baladodiffusion de Radio-canada à Triplex en balado – Vidéo ou en cliquant sur le lien ci-haut.

Équipe de Triplex en balado :

Participants et blogueurs : Gina Desjardins, Laurent LaSalle et Martin Lessard
Animateur : Philippe Marcoux
Musique : Pierre Crube
Réalisatrice audio et au contenu: Marine Fleury
Réalisateur vidéo : Cédric Chabuel
Preneur de son : Martin Boulanger
Caméraman : Marion Carassou-Maillan
Édimestre et photographe : Félix-Antoine Viens
Infographe et intégratrice web : Marie-Anne Seim

Pour en savoir plus

Voici quelques articles sur le sujet à lire à titre de complément d’information :

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Hier avait lieu le lancement de la plateforme Internet RCI Vision, un répertoire trilingue (anglais, français et espagnol) des films et vidéos de Radio Canada International (RCI), également ouvert au contenu généré par les utilisateurs. Sa mission : « Présenter des courts métrages, reportages, essais, fictions, portraits et documentaires réalisés autour de la thématique des cultures croisées, pour rapprocher les gens et les continents et en apprendre plus sur le Canada et sa diversité. »

Les productions de RCI

Un peu à la façon de Tou.tv, on trouve d’abord toutes les productions mises en ligne par RCI. Que ce soit les centaines de vidéos réalisées par RCI au cours des dernières années sur le thème « cultures croisées », les films présentés à l’un ou l’autre de leurs concours de création média ou les webséries maison. RCI a également demandé les droits sur des œuvres provenant de réalisateurs, de professionnels et d’amateurs d’un peu partout dans le monde. La réponse a été au-delà de leur espérance. Pour une question de droits, il ne sera donc pas possible de faire une intégration (embedded) sur Facebook ou sur un blogue, mais on pourra partager les vidéos que l’on aime en envoyant une URL directe. Les vidéos provenant des concours, les webséries et les émissions sont également regroupées dans la section « Séries ».

RCI va produire de plus en plus pour le web. De nouveaux concours faisant appel à la créativité des gens devraient aussi être lancés. On n’exclut pas les possibilités de coproduction et on réfléchit aux possibilités de diffuser du contenu en direct à la manière de Ustream. Le succès de la nouvelle plateforme sera déterminant pour la suite.

Section « Passeport international » : le contenu généré par les utilisateurs

Cette section a été calquée sur les sites de partage de vidéos comme YouTube. Parce que les gens ont de plus en plus les moyens de filmer et de faire du montage vidéo, la section permet à tous les vidéastes, professionnels et amateurs, de télécharger leurs œuvres sur le site. Il suffit de s’inscrire et de remplir les informations demandées (titre, sous-titre, description, mots-clés, date de production ainsi que la ville et le pays du tournage). On peut accepter ou refuser les commentaires, le classement par étoiles et l’intégration (embedded) sur les sites externes.

RCI se réserve le droit de refuser les vidéos. En effet, toutes les vidéos soumises, tout comme les commentaires, seront modérées. « Ne téléverse pas qui veut lorsqu’il le veut », nous a-t-on dit lors de la conférence de presse. Toutes les vidéos seront regardées, peu importe la langue d’origine. Le contenu doit respecter la ligne éditoriale, qui est « une carte blanche offerte par Radio Canada International, le canal où les internautes du monde entier s’expriment dans la facture de leur choix et dans tous les formats sur le concept des cultures croisées. C’est votre canal de diffusion et d’échanges. Téléversez vos films, courts métrages, reportages, fictions, webdocumentaires, portraits de villes, idéalement sur des thématiques qui touchent la diversité, la démocratie, la participation citoyenne, l’identité, vos racines, la culture, l’environnement, les métissages, l’exclusion, le déracinement, les migrations ou la politique. »

Les productions RCI peuvent être regardées en format standard ou en HD, au choix. Pour la section « Passeport international », on doit écouter les vidéos dans le format téléchargé uniquement. Les films sont présentés dans leur langue d’origine (avec sous-titres lorsque offerts). La section publique est quant à elle ouverte à toutes les langues, les vidéos ne doivent pas nécessairement avoir été réalisées dans une des trois langues de la plateforme. On choisit les vidéos à regarder en indiquant la langue voulue, puis en fouillant parmi les vidéos les plus vues, celles ajoutées récemment ou encore celles choisies par la rédaction.

J’aime beaucoup l’initiative et j’y ai déjà découvert quelques petits bijoux. Je trouve toutefois que la recherche manque de précision. Le répertoire aurait avantage à permettre une recherche détaillée. A-t-on envie de regarder une fiction, un documentaire ou un court film d’animation? Sur quel thème? Alors qu’on peut voir la liste des séries accessibles ou chercher par mot-clés parmi les productions mises en ligne par RCI, il est plutôt difficile de choisir parmi les vidéos des utilisateurs qui se retrouvent pêle-mêle.

Des versions mobiles pour iPod, iPhone, Android et iPad sont disponibles.

Vision.RCInet.ca

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La compagnie britannique Autonomy, spécialisée en développement de logiciels, a récemment présenté à quelques journalistes américains l’application Aurasma, qui permet de transformer des photographies ou des objets inanimés en vidéos, en jeux ou en expériences interactives. Plusieurs la considèrent comme une révolution dans le domaine de la réalité augmentée.

Comment est-ce que ça fonctionne? On pointe notre téléphone intelligent ou notre tablette vers une photo, et une vidéo en lien avec cette image se met à jouer. Par exemple, comme sur la capture d’écran avec la photo du cahier des sports (ci-dessus), pointer son téléphone vers cette photo nous mènerait vers un reportage du match ou un extrait du panier gagnant. Les partis politiques pourraient, par exemple, lier un message vidéo aux pancartes électorales, et les distributeurs de films donneraient l’accès à la bande-annonce d’un film par l’affiche promotionnelle.

Tel que je l’avais mentionné dans mon billet sur les codes QR, plusieurs de ces exemples sont possibles avec l’ajout d’un code bidimensionnel. Mais Aurasma a l’avantage de ne pas dépendre de la présence d’un code barres. Pour que ça fonctionne, il suffit qu’une image ou un objet aient été codés.

En effet, Aurasma fonctionne aussi avec des objets. On pourrait donc obtenir l’accès à une vidéo démontrant les étapes pour faire des carrés aux Rice Krispies en pointant son téléphone sur la boîte de céréales. Mais ça pourrait aussi avoir des utilités moins marketing, comme celle de donner de l’information historique sur des édifices et des statues.

Les possibilités sont infinies. Les développeurs peuvent décider de lier une image à une vidéo ou à un jeu, ou encore de faire une expérience interactive.

On peut également comparer Aurasma à l’application Goggles de Google, qui utilise les photographies pour faire une recherche sur le web, et à plusieurs applications de réalité augmentée utilisées par les musées ou offices du tourisme. Aurasma rassemble beaucoup de ces éléments en une seule application.

Elle a été créée à partir de la plateforme de traitement de l’information IDOL développée par Autonomy. Celle-ci est utilisée par de nombreuses compagnies depuis quelques années pour la compréhension conceptuelle et contextuelle de données électroniques incluant les informations non structurées.

Gratuite dès le mois de mai

L’application sera gratuite pour les utilisateurs. Le modèle d’affaires sera similaire à celui de Google. Les compagnies devront payer pour la visibilité et les transactions découlant de l’utilisation de l’application.

Autonomy a donné accès à son application à plusieurs personnes de différents secteurs d’activités.  Ce sera intéressant de voir ce qui en ressort.

La compagnie n’a pas précisé sur quelle plateforme elle sera offerte lors de son lancement en mai, mais on parle pour le moment de l’iPhone et de l’iPad 2 (ça prend une caméra pour reconnaître les images). Les premières utilisations seront liées à la sortie d’un film (le titre n’a pas été révélé).

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En 2006, le photographe Noam Galai publiait sur son compte Flickr quelques photos de lui en train de crier. Quelques années plus tard, il apprenait que quelques-unes de ses photos, dont une plus que les autres, étaient utilisées dans une vingtaine de pays.

Quelques rares fois, on lui donne le crédit (sans qu’il soit au courant), mais la majorité du temps, ses photos sont utilisées sans son consentement. Parfois, le nom d’un autre photographe est même inscrit!  Ses photos se sont retrouvées dans des magazines, sur des publicités imprimées et des affiches promotionnelles, dans des oeuvres artistiques présentées dans des galeries d’art et même sur plusieurs murs (par des graffitis au pochoir)! Il n’y a que le National Geographic qui l’a contacté pour lui demander la permission et le rémunérer pour l’utilisation de sa photo pour un de leurs magazines!

Pour avoir une idée de l’utilisation de ses photos, il a d’abord utilisé Tineye, un site qui analyse une photo donnée (par reconnaissance de pixel) afin de donner tous les liens où elle se trouve ailleurs sur la toile. J’utilise régulièrement ce site pour trouver la source originale de certaines photos. Très utile! Par la suite, il a demandé à la communauté. En publiant un album avec plusieurs utilisations de ses photos répertoriées via Tineye, il a demandé à ses contacts Facebook de l’informer lorsqu’ils voyaient ses photos… C’est entre autres ainsi qu’il a su que sa photo faisait la couverture d’un roman mexicain et que le crédit était attribué à un autre photographe…

Noam Galai affirme ne pas avoir de problème avec ceux qui ont utilisé sa photo pour des projets artistiques, mais être frustré que de grosses compagnies lucratives, des artistes signées ou des éditeurs ont utilisé sa photo pour vendre leurs produits.

Finalement, il a décidé de voir le beau côté de la chose: ses photos ont voyagé. Sans l’Internet, il considère que ses photos seraient restées dans son sous-sol et qu’il n’aurait pas fait plus d’argent avec elles. Son histoire, qui fait maintenant le tour de la toile depuis la mise en ligne de la vidéo il y a une dizaine de jours, lui aura finalement permis d’être reconnu pour son travail.

Mais peu importe l’utilisation, il faut toujours demander la permission. Ce n’est pas parce que c’est sur Internet, que c’est gratuit. Les droits d’auteur devraient être expliqués à l’école primaire. C’est important pour les jeunes d’en comprendre les subtilités dès leur plus jeune âge. C’est difficile d’éduquer les adultes qui décident de ne pas respecter le travail des autres, mais il faut tenter d’apprendre le respect des droits d’auteur aux nouvelles générations.

Pour suivre son blogue et voir plusieurs utilisations de ses photos: thestolenscream.com

Getty Images à la poursuite des fraudeurs

L’émission La Facture diffusait justement hier un reportage sur les dangers de l’utilisation des photos sur Internet. L’agence de photos Getty Images recherche l’utilisation de ses photos dans le but de faire payer les fautifs. Avant de recevoir une mise en demeure obligeant de payer des milliers de dollars, vaut toujours mieux s’assurer qu’on utilise une photo en toute légalité! Comme « police de pixel», La Facture conseille le site Tineye, mais aussi PicScout, que je ne connaissais pas.

Steve Jobs a tué la musique  selon Jon Bon Jovi

Le chanteur Jon Bon Jovi a déclaré dans une entrevue accordée au Sunday Times magazine qu’il tenait Steve Jobs, le patron d’Apple, personnellement responsable d’avoir tué l’industrie de la musique». Quelle déclaration étrange! Est-ce qu’il préférerait que les gens continuent à partager les fichiers gratuitement? iTunes a offert une solution, une plateforme où acheter des fichiers numériques. Ce n’est pas Apple qui a pour la première fois mis de la musique en ligne. Les sites de partage de fichiers lui ont inspiré la création d’une plateforme avec un modèle payant. Il se vendrait au moins 500 pièces musicales toutes les cinq secondes sur iTunes (incluant les pièces de Jon Bon Jovi) et 70% des revenus vont à l’artiste ou à la compagnie qui le représente…

Jon Bon Jovi parle de l’expérience musicale qui n’est pas la même. C’est certain, mais il faut savoir évoluer. En même temps, moi je dirais que ce sont les artistes qui ont tué l’expérience. Avant, les albums étaient des oeuvres complètes. Un album des Beatles ou de Pink Floyd, par exemple, a un ordre logique. Ça s’écoute du début à la fin avec des transitions qui ne donnent pas envie de les écouter dans le désordre ou de sauter une chanson. Mais bien avant le téléchargement à la pièce, ça n’existait pratiquement plus. Les albums divisés en actes se faisaient de plus en plus rares. Les grosses compagnies de disque ont peut-être trop abusé de ces années de gloire, où il y avait peu d’artistes élus, en offrant des albums « jetables » ne contenant parfois qu’une ou deux pièces intéressantes. Le résultat? Les consommateurs ne voulaient que les bonnes pièces et plus de diversité. Le marché est maintenant fragmenté, de plus en plus d’indépendants se font une place enlevant une partie des revenus aux grosses compagnies de disques, tout comme l’achat à la pièce au lieu des albums. L’industrie change, mais elle est loin d’être morte.

Que ce soit en édition, en musique, en cinéma ou en photographie, le téléchargement illégal et l’utilisation des oeuvres sans le consentement de l’auteur ne devraient plus exister. Malheureusement, il y a encore bien de l’éducation à faire… Mais ça ne sert à rien de vivre dans le passé comme Jon Bon Jovi. Il faut que les compagnies et les artistes apprennent à s’ajuster avec les nouvelles réalités et encouragent les plateformes où les gens achètent des oeuvres en toute légalité.

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Les éditeurs et distributeurs, en partie responsables du piratage (partie 1)

Les éditeurs et distributeurs, en partie responsables du piratage (partie 2)