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Depuis février dernier, Google permet aux utilisateurs de divers services web de se connecter avec leurs identifiants Google, simplifiant ainsi la procédure d’inscription à ces nouveaux services. Nommé Google+ Sign-In, ce module est offert gracieusement aux développeurs d’applications désireux de céder la gestion de leurs utilisateurs à une compagnie dont la réputation est déjà bien établie. Qui sait ce qu’un service totalement inconnu pourrait faire avec vos informations confidentielles?

Évidemment, il allait de soi que Google ne faisait pas preuve ici d’altruisme. C’est d’ailleurs ce que le géant de la recherche a confirmé aujourd’hui en dévoilant une nouvelle fonctionnalité de sa procédure de connexion. Celle-ci consiste (vous l’aurez sans doute deviné) à colliger les diverses activités de chacune des applications utilisant le service Google+ Sign-In.

Résultats de recherche améliorés

La prochaine fois que vous effectuerez une recherche d’application sur Google, de l’information concernant les préférences de sa communauté sera affichée dans une case à droite des résultats de recherche (pourvu que l’application utilise Google+ Sign-In). Par exemple, si vous cherchez le service « Fandango », voici ce que vous obtenez :

En appliquant l’information recueillie par le biais de Google+ Sign-In, vous trouvez de l’information complémentaire en dessous des détails de l’application :

Il semble pour l’instant que cette fonction soit réservée uniquement aux internautes connectés à Google+. Néanmoins, Google a annoncé son intention d’afficher éventuellement l’information complémentaire même à ceux qui ne sont pas membres de son réseau social.

Le déploiement de cette nouvelle fonctionnalité devrait se faire sous peu. Elle ne concerne que les applications ayant conclu un partenariat avec Google, mais ce n’est qu’une question de temps avant que la majorité des recherches en soit touchée.

Choisir son démon

Entre Facebook, Twitter et Google, il est parfois difficile de juger lequel de ces trois services respecte le mieux la confidentialité de ses utilisateurs. Bien qu’il soit possible de signaler qu’on ne désire pas que certaines informations ou activités soient publiques, rien ne garantit que les données recueillies ne sont pas utilisées à des fins statistiques.

Nadia SeraioccoTwitter serait peu utilisé en France

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 publié le 29 avril 2013 à 9 h 35

Source : Twitter.com

Partout dans les médias internationaux, la vague des réseaux sociaux a déferlé, et il est maintenant difficile d’écouter une émission d’actualités sans que Twitter et Facebook soient fréquemment nommés. Cela peut nous donner l’impression que Twitter est utilisé par un très grand nombre partout où l’on en parle. Pourtant, un sondage d’Ipsos France et d’Aura Mundi révèle que si la notoriété du réseau n’est plus à faire, seulement 5 % des Français auraient un compte.

Tout le monde le connaît, mais peu l’utilisent

Ce sondage en surprendra plusieurs, car à titre d’utilisateurs francophones des réseaux à l’extérieur du Québec, nous nous lions souvent avec des Français. Parmi l’échantillon de plus de 2000 personnes d’au moins 15 ans qui ont répondu à ce sondage, 9 personnes sur 10 (soit 89 %) ont affirmé qu’elles connaissaient le réseau social Twitter. Ce pourcentage équivaudrait donc à 41,4 millions de Français. Connaître le réseau, c’est bien beau, mais quand on parle de son utilisation, cela chute dramatiquement, et seulement 5 % des répondants déclarent avoir un compte, ce qui représente 2,3 millions d’utilisateurs.

Extrait de l’infographie d’Aura Mundi

On observe, mais on twitte peu

De ces 2,3 millions qui ont un compte actif, 33 % ont une activité régulière, c’est-à-dire qu’ils twittent aux moins une fois tous les deux jours. Cela est loin de la frénésie que l’on observe chez les plus grands utilisateurs. En France, ils seraient environ 300 000 (donc 13 % des utilisateurs) à ne pas hésiter à se manifester plusieurs fois par jour. La plus grande part des utilisateurs de Twitter, soit 59 %, a un compte principalement pour lire les microblogues des autres et observer l’activité sur le réseau.

Le profil des utilisateurs

Dans le rapport de Weber-Shandwick, Socializing your CEO 2013, on montrait qu’un très faible pourcentage de dirigeants avaient des comptes ou twittaient. Parmi nos 2,3 millions d’utilisateurs français, les cadres supérieurs comptent pour 19 %. Il y aurait plus d’hommes que de femmes (à un ratio de 55-45 %), et les moins de 35 ans constituent 61 % du total des utilisateurs.

À titre de comparatif sur la scène internationale, en 2012, Semiocast avait publié la liste des pays qui comptaient le plus de comptes Twitter. La France y arrivait 18e sur 20 pays, le Canada 8e et, sans grande surprise, les États-Unis occupaient la première position.

Source : Semiocast.com 2012

Sources complètes :

L’infographie complète sur le site de Aura Mundi

L’article sur le site d’Ipsos France : « Usages et pratiques de Twitter en France »

Sur Triplex : « Twitter aura son bureau à Paris« 

Laurent LaSalleTwitter Music enfin lancé

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 publié le 22 avril 2013 à 13 h 11

Je vous en parlais déjà il y a un mois, et c’est maintenant chose faite : Twitter a lancé sa plateforme musicale. Par le fait même, le service We Are Hunted, dont Twitter avait fait l’acquisition l’an dernier, a bel et bien disparu.

Si l’essentiel des éléments de base qu’offrait ce service se retrouve dans Twitter Music, on ne peut pas en dire autant de sa caractéristique principale. Vous voulez écouter en intégralité les pièces musicales suggérées? Malheureusement pour les Canadiens, ils doivent être abonnés à un service tiers payant, Rdio.

Comment se compare Twitter Music à We Are Hunted? Laissez-moi vous dresser le tableau.

Fils spirituel

Bien que certains aient cru au départ que Twitter avait l’intention de concurrencer Apple sur la vente de chansons en ligne, sa plateforme musicale n’a rien à voir avec iTunes. Elle s’apparente plutôt à Last.fm, Grooveshark ou SoundCloud. Néanmoins, comme je le soulignais plus haut, Twitter n’héberge pas lui-même sa musique. Il compte sur un partenariat avec iTunes (pour les extraits de chansons), Spotify (service gratuit non offert au Canada) et Rdio pour sa diffusion musicale.
 
Twitter Music conserve les principales catégories de We Are Hunted : Popular, Emerging et Suggested (une évolution de l’onglet Discover). Le service ne se limite pas aux 99 chansons d’une catégorie comme le faisait son prédécesseur. Il fait plutôt un clin d’œil à la limite des 140 signes du populaire réseau social en offrant le palmarès des 140 pièces musicales pour chacune de ses catégories.

On propose également #NowPlaying, qui collige la musique propagée par les membres de son réseau social, pourvu que ces derniers aient employé le mot-clé correspondant au nom de cette catégorie. Finalement, la section Me répertorie les artistes présents sur Twitter et auxquels vous êtes abonnés. Étrangement, on ne m’en propose que cinq, alors que je sais pertinemment que je suis beaucoup plus de musiciens. Comme le service est encore tout nouveau, il est fort probable que ces derniers doivent signaler à Twitter qu’ils sont du domaine de la musique. Espérons que le taux d’adoption de Twitter Music chez les artistes sera rapide, afin de tenir ses membres en haleine.

En ce qui concerne le design de cette nouvelle plateforme, je dois signaler ma déception. Visuellement, le tout est très sombre. Je préférais de loin l’interface de We Are Hunted, où l’image de chacun des artistes avait été choisie avec un certain souci esthétique. Twitter Music est un amalgame de photos floues et mal cadrées. Sans compter qu’il est impossible de monter sa propre liste musicale, pourtant une option intéressante qu’offrait We Are Hunted.

De plus, il est impossible de comprendre l’algorithme derrière l’élaboration de chacun des palmarès, laissant présager que certaines maisons de disques pourraient payer pour assurer la visibilité de leurs artistes.

Application mobile

Twitter Music est également offert en version mobile, par le biais d’une application qui porte son nom. Offerte seulement sous iOS pour le moment, une version Android devrait être lancée sous peu. Tout comme sur le web, on exigera que vous vous connectiez à un compte Spotify ou Rdio, afin de vous permettre d’entendre les pièces musicales en intégralité. Pour les Canadiens, cela signifie des mensualités de 9,99 $ pour tirer tous les bénéfices de l’application mobile.

À noter que Rdio propose une période d’essai gratuite de six mois, ce qui vous laisse amplement le temps de devenir accro à Twitter Music avant qu’on vous coupe le service. Désolant.

Nadia SeraioccoLa publicité vidéo arrive sur Facebook et Twitter

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 publié le 16 avril 2013 à 11 h 40

Twitter TV tel que vu par Venture Beat

On ne s’étonne plus de l’intrusion de plus en plus fréquente de contenus publicitaires sur les réseaux sociaux les plus populaires. Pourtant, l’annonce de l’ajout de vidéos publicitaires sur Facebook ou encore de clips promotionnels d’émissions ou de films sur Twitter en fera sourciller plusieurs. Du côté de Facebook, on promettait hier qu’on respecterait les limites des utilisateurs.

1 million de dollars pour diffuser une vidéo sur Facebook

Le programme de publicités vidéo de Facebook est attendu pour l’été prochain et devrait représenter de très bons revenus pour la compagnie. En ce moment, Facebook négocierait avec plusieurs agences afin de sceller quelques partenariats publicitaires en vue de commencer la diffusion des vidéos en juin ou en juillet. Soyez rassurés, Mark Zuckerberg jure que chaque utilisateur ne verra jamais plus de trois vidéos par jour sur son fil de nouvelles. Pour certains, c’est déjà trop.

Il faut savoir que lorsqu’un client paye 1 million de dollars pour diffuser une vidéo, il faut qu’elle soit vue. Or, pas question pour les utilisateurs de choisir quels contenus ils souhaitent voir : les vidéos de 15 secondes démarrent qu’on le souhaite ou non. Selon Business Insider, l’idée est d’aller chercher des revenus dans le même bassin que celui dévolu à la publicité télé. On en revient donc au modèle de la publicité intrusive, qu’on croyait révolu avec les réseaux sociaux.

Des clips d’émissions ou de films sur Twitter

Le modèle que propose Twitter est un peu différent. De toute évidence, le réseau social souhaite aussi augmenter ses revenus publicitaires, mais alors que Facebook est parmi les sites où l’on passe le plus de temps, Twitter, en ajoutant des vidéos, espère aussi que ses utilisateurs passeront plus de temps sur son site. La démarche est en ce sens un peu différente, et les contenus qui seront diffusés le sont aussi. En négociant avec Viacom, le conglomérat qui possède entre autres les chaînes MTV, CMT, Comedy Central et Paramount Pictures (la liste complète est ici), Twitter souhaite ajouter des clips d’information et de divertissement, auxquels pourra être ajoutée de la publicité.

Il faut savoir qu’en 2007, Viacom avait poursuivi Google et YouTube pour contrefaçon. Or, ce partenariat avec Twitter est peut-être une manière de reprendre du terrain dans le secteur du visionnement de clips.

Twitter inventera-t-il un nouveau modèle pendant que Facebook copie la télé?

Bien qu’évidemment présenté ainsi, le modèle promu par Twitter semble plus novateur et intéressant pour l’utilisateur que celui développé par Facebook. D’autant plus que le lien entre Twitter et la télé est de plus en plus fort (voir le site de Seevibes à ce propos). Facebook, sans grande surprise, semble une fois de plus prendre la voie de la publicité plus traditionnelle et s’éloigne de plus en plus d’un modèle innovant qui utiliserait les forces des réseaux sociaux.

Il faudra donc surveiller l’implantation de ces deux projets d’intégration de la vidéo. Je peux déjà imaginer les hauts cris qui se feront entendre quand celui de Facebook démarrera!

Sources :

Bloomberg : « Twitter said to seek deals with Viacom, NBC to feature TV »

The Verge : « Facebook thinks you might like up to three video ads in your  news feed everyday »

 

 

L’annonce de mercredi…

Hier matin, la compagnie de paiement en ligne en un lien Ribbon annonçait qu’elle allait offrir aux commerces le paiement par Twitter. Les réjouissances furent de courte durée, car quelques heures plus tard, Twitter retirait cette fonction de son site. Pour quelles raisons? On le saura peut-être plus tard, mais l’idée semblait excellente.

Qu’est-ce que Ribbon?

La compagnie a vu le jour à l’automne 2012 grâce à l’appui de l’incubateur d’entreprise en démarrage AngelPad. Fondée par Hany Rashwan et James Elkins, Ribbon a germé dans l’esprit de Rashwan quand il était encore étudiant (en 2011) et observait un ami passer à travers les étapes nécessaires pour faire un achat avec Paypal. Il s’est alors dit : pourquoi ne pas concevoir une solution de paiement qui tiendrait en une page et qui pourrait être utilisée à partir des réseaux sociaux les plus populaires, dont Facebook, Twitter, YouTube et Pinterest? La force de Ribbon est aussi de s’adapter à tout autre site ou réseau social.

En discutant avec des commerçants en ligne, il a vite compris que les solutions offertes avant Ribbon consistaient à annoncer le produit sur un site puis à rediriger l’acheteur sur un autre site pour le paiement. D’autres plateformes de paiement comme Chirpify ont une offre assez similaire, diront certains. La spécificité de Ribbon est de détecter d’où vient le client et d’harmoniser son expérience d’achat et de paiement.

Ribbon : aussi facile pour le vendeur que pour l’acheteur…

 

Et Twitter dans tout cela?

Sitôt que Ribbon eut annoncé qu’il était maintenant possible en un clic d’offrir sa solution de paiement sur Twitter, la nouvelle s’est répandue dans les médias technos. Or, en moins de deux heures, Twitter bloquait Ribbon. TechCrunch posait l’hypothèse que l’utilisation des « cartes » Twitter (ce qui génère l’aperçu des contenus en lien) pour intégrer la solution de paiement violait les conditions d’utilisation établies par le site.

Sur son blogue, la compagnie Ribbon affirmait être certaine d’avoir à sa connaissance bien agi et espérait reprendre les discussions avec Twitter très bientôt.

Autres sources d’information :

Sur VentureBeat : « Ribbon’s in-stream Twitter payments shut down by Twitter 90 minutes after launching »

Sur TechCrunch : « Ribbon, a “Bit.ly with payments,” brings simplified checkout to any platform »