Billets classés sous ‘telephone intelligent’

Maxime JohnsonMise à l’essai du Sony Xperia Z2

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 publié le 12 mai 2014 à 17 h 05

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Sony a lancé la semaine dernière son nouveau téléphone phare, le Xperia Z2. Tout comme son prédécesseur, l’appareil offre notamment un boîtier imperméable, ainsi que toutes les caractéristiques haut de gamme que l’on pourrait espérer d’un appareil du genre. Malheureusement, son format géant risque d’en rebuter plus d’un.

Design
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Sony n’a que très peu modifié le design de son téléphone phare cette année. Le Xperia Z2 est en effet pratiquement identique au Xperia Z1, avec sa forme particulièrement carrée.

Si la constance est louable, force est de constater que Sony aurait pu profiter de l’occasion pour revoir le format de l’appareil, puisque ce qui était la principale faiblesse du Z1 – sa taille – demeure la principale faiblesse du Z2.

Ce n’est pas seulement le grand écran de 5,2 pouces qui est imposant. Après tout, d’autres téléphones Android offrent une taille similaire. Malheureusement, l’appareil de Sony offre aussi un cadre plus grand que la moyenne et un boîtier plutôt épais.

Celui-ci n’est tout simplement pas agréable à tenir dans les mains.

On aime toutefois la qualité de la finition et l’imperméabilité du téléphone, qui devrait particulièrement être utile pour les plus maladroits ou pour ceux qui traînent leur appareil à la plage.

Caractéristiques et performances
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Si la taille du téléphone intelligent de Sony laisse à désirer, la qualité de ses différentes composantes compense amplement ce défaut.

L’appareil offre notamment un superbe écran, un bon processeur Snapdragon 801, 3 Go de mémoire vive et un capteur photo de 20 mégapixels. D’autres caractéristiques sont pour leur part moins exceptionnelles, mais quand même convenables, comme sa capacité interne de 16 Go (avec uniquement 12 Go d’accessibles, par contre, mais il est aussi possible d’en augmenter la capacité avec une carte microSD).

Le Sony Xperia Z2 est un appareil rapide, qui devrait être compatible même avec les jeux et les applications les plus puissants pour quelques années encore.

Côté autonomie, celle-ci est correcte, et vous pourrez passer une journée complète sans traîner votre chargeur. Au pire, le mode STAMINA devrait vous permettre d’augmenter un peu l’autonomie de l’appareil, même si celui-ci est un peu moins efficace que les modes similaires proposés par Samsung pour le Galaxy S5 et par HTC pour le HTC One (M8).

Appareil photo
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Sans être particulièrement révolutionnaire, l’appareil photo du Sony Xperia Z2 est sans aucun doute l’un des plus intéressants sur le marché.

Son capteur de 20 mégapixels est notamment excellent, et celui-ci intègre une stabilisation optique assez impressionnante, qui permet de filmer des vidéos stables et, en théorie, des images claires à la noirceur.

J’ai pris plusieurs clichés superbes avec le téléphone de Sony. L’appareil permet un certain flou artistique (même minime), et les images bien éclairées sont saisissantes.

whiskey noirceur

À la noirceur, certaines images s’en tirent bien (comme ici, où un menu manuscrit peu éclairé est facile à lire), mais un traitement logiciel en bousille parfois complètement d’autres. Dommage. Quand même, il n’y a pas beaucoup d’appareils qui auraient réussi la photo du menu ci-haut.

Le logiciel de l’appareil photo de Sony est pour sa part un véritable pêle-mêle, mais on aime notamment la possibilité de faire des vidéos 4K et la qualité des panoramas.

Notons que j’ai aussi apprécié la présence d’un déclencheur dédié sur le boîtier du téléphone, qui permet à la fois d’ajuster la mise au point comme sur un appareil traditionnel en appuyant dessus légèrement et de prendre des photos sous l’eau.

Logiciel
Le Sony Xperia Z2 est équipé d’Android 4.4 KitKat avec une interface personnalisée de Sony.

Cette interface, combinée aux nombreuses applications inutiles de la compagnie qui prennent de la place sur notre appareil, est probablement l’autre grande faiblesse du téléphone, après sa taille.

Comme c’est souvent le cas avec ce genre de choses, on s’y habitue, mais il est clair que le téléphone serait une plus grande réussite avec une interface plus légère.

Prix et disponibilité
Le Sony Xperia Z2 est offert dès maintenant exclusivement par Bell Canada pour 179,95 $ avec une entente de deux ans.

Maxime JohnsonMise à l’essai de l’iPhone 5S

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 publié le 30 septembre 2013 à 12 h 47

Apple a lancé récemment son téléphone intelligent de nouvelle génération, l’iPhone 5S, un appareil qui offre un design similaire à l’iPhone 5, mais avec de nouvelles caractéristiques internes et quelques fonctions uniques, comme un lecteur d’empreintes digitales. Mise à l’essai.  

Design

Comme c’est le cas depuis l’arrivée de l’iPhone 3GS en 2009, l’iPhone 5S est ce que l’on pourrait qualifier de mise à jour intermédiaire pour Apple, où le téléphone conserve un design similaire à son prédécesseur, mais avec des caractéristiques supérieures et de nouvelles fonctionnalités.

L’iPhone 5S ne fait pas exception à la règle, mais son design diffère quand même légèrement de l’iPhone 5. L’appareil offre notamment de nouvelles couleurs – l’accent gris du modèle noir est plus pâle et il existe un nouveau modèle doré - et ses côtés ont une finition plus métallique qu’auparavant.

Même si son design date de l’année dernière, celui-ci est très loin d’être dépassé, et il demeure à mon avis parmi les plus beaux téléphones intelligents sur le marché, avec le téléphone Android HTC One.

Ce qu’il y a de nouveau, ce qu’il y a de semblable

Côté caractéristiques internes, l’iPhone 5S offre toujours le même écran Retina de 4 pouces, il est toujours vendu avec une capacité de 16, 32 et 64 Go et il n’est toujours pas compatible avec la technologie sans fil NFC.

Son autonomie est encore l’une des meilleures sur le marché pour un téléphone intelligent (vous n’aurez aucun problème à traverser une journée normale), et son appareil photo est l’un des plus fiables sur le marché.

L’appareil offre toutefois quelques nouveautés importantes par rapport à l’iPhone 5 (et à l’iPhone 5C). Les voici.

TouchID

Je recevrai probablement quelques pierres de lecteurs anti-Apple pour oser affirmer ceci, mais la fonction TouchID est une amélioration majeure apportée au téléphone d’Apple, ce qui lui donne un avantage certain par rapport à tous les autres téléphones sur le marché.

TouchID est un lecteur d’empreintes digitales situé sur le bouton Home du téléphone. Au lieu d’entrer son mot de passe pour ouvrir le téléphone comme à l’habitude, il suffit de poser son doigt une ou deux secondes sur le bouton pour déverrouiller l’appareil.

En tout, on peut sauvegarder jusqu’à cinq empreintes : les vôtres ou encore ceux des autres membres de votre famille.

TouchID fonctionne bien, et un faux négatif, où l’empreinte de l’utilisateur n’est pas reconnue, est assez rare. J’ai demandé à plusieurs amis d’essayer d’ouvrir le téléphone avec leur doigt, et je n’ai rencontré aucun faux positif jusqu’ici.

TouchID est une nouveauté importante pour Apple, car avec celle-ci, la proportion d’utilisateurs d’iPhone qui ne protègent pas leur téléphone devrait diminuer considérablement. Étant donné les dangers reliés au vol d’identité, c’est donc une amélioration non négligeable.

Est-ce un mode de protection parfait? Non. D’ailleurs, un club de pirates allemands a déjà publié une vidéo montrant qu’il est possible de déjouer le système, en imprimant une photo en très haute résolution d’un doigt et en la collant sur son pouce.

Mais cela ne change rien : les voleurs ne pourront pas accéder à vos données, et un téléphone perdu sera protégé des regards indiscrets.

Système sur puce A7
L’iPhone 5S est équipé du nouveau système sur puce A7, un processeur à double cœur qui utilise une architecture 64 bits, une première pour un téléphone intelligent.

L’iPhone 5S devrait être deux fois plus rapide que l’iPhone 5, selon Apple. Les tests de performances offerts sur le marché permettent de confirmer cette augmentation, mais dans la vie de tous les jours, celle-ci est plus ou moins apparente. Après tout, l’iPhone 5 est encore fluide, et ses applications démarrent rapidement. La différence avec un iPhone 4S, elle, est toutefois plus facile à observer.

Dans tous les cas, le nouveau système à puce devrait permettre à l’iPhone 5S d’être un téléphone encore très puissant dans deux ans, lorsque votre contrat arrivera à échéance, et même plus tard.

Appareil photo amélioré

L’appareil photo de l’iPhone a aussi été amélioré. Son objectif laisse désormais passer plus de lumière grâce à son ouverture F2.2, et son capteur, qui est toujours de 8 mégapixels, est maintenant plus gros. Ces deux nouveautés améliorent tout particulièrement les performances de l’appareil lorsque l’éclairage laisse à désirer. Comme on peut le voir avec la comparaison ci-haut (trois photos prises dans les mêmes conditions avec un iPhone 5, un iPhone 5S et un Nokia Lumia 1020, affichées en taille réelle), l’appareil est toutefois derrière le Nokia Lumia 1020 avec un faible éclairage.

Celui-ci offre aussi maintenant deux ampoules DEL pour le flash. La seconde ampoule est d’une couleur ambrée, ce qui permet à l’iPhone d’ajuster la couleur du flash en fonction de l’éclairage ambiant. L’ajout est intéressant, mais son utilité devrait toutefois être plutôt limitée.

Apple a finalement ajouté deux fonctions logicielles à son appareil photo, la possibilité de prendre des images en rafale, et celle de filmer des vidéos au ralenti (une fonction quand même plutôt efficace).

Processeur secondaire M7
L’iPhone 5S est doté d’un nouveau « coprocesseur », qui consomme peu d’énergie et qui permet de surveiller les différents capteurs de l’appareil.

Apple n’est pas la première compagnie à utiliser cette stratégie. Motorola le fait aussi avec son Moto X, mais si Motorola l’utilise surtout pour faciliter l’ouverture de son téléphone, Apple s’en sert plutôt pour améliorer les applications pour l’entraînement, ce qui permet par exemple d’utiliser son iPhone en tout temps comme podomètre.

Il faudra attendre qu’il y ait plus d’applications compatibles avec le coprocesseur M7 sur le marché pour s’en faire une idée, mais celui-ci semble pour l’instant être un assez bon ajout pour ceux qui s’entraînent.

iOS 7

L’iPhone 5S est propulsé par iOS 7, le nouveau système d’exploitation mobile d’Apple.

Le système iOS 7 offre plusieurs nouveautés, tout particulièrement une interface complètement repensée, sans aucun skeuomorphisme (pensez au tapis de casino dans le GameCenter, ou aux faux post-it pour prendre ses notes).

Il offre aussi un nouveau centre de commandes, accessible en glissant son doigt à partir du bas de l’écran et qui permet de sélectionner certains paramètres ou d’ouvrir des applications courantes. Son centre de notifications a aussi été grandement amélioré (surtout visuellement) et le système offre une nouvelle gestion du multitâche, plus près de ce que l’on voit sur les autres plateformes mobiles.

Derrière ses quelques nouveautés et son interface renouvelée, le système d’exploitation est toutefois foncièrement le même qu’auparavant, avec les mêmes forces et les mêmes faiblesses. On apprécie par exemple énormément l’App Store, auquel il ne manque jamais aucune application, ses applications intégrées réussies, son système AirPlay et sa reconnaissance vocale Siri. On regrette toutefois notamment le suivi de consommation de données déficient et le logiciel iTunes, qui est passé de grande force à faiblesse pour Apple en quelques années seulement.

Conclusion

L’iPhone 5S est une bonne mise à jour, probablement la meilleure mise à jour intermédiaire d’Apple jusqu’ici.

Si Apple a perdu l’exclusivité des bons téléphones intelligents depuis quelques années maintenant, son iPhone 5S demeure quand même parmi les meilleurs sur le marché : son design est réussi, et il n’a aucune véritable faiblesse, mis à part peut-être la taille de son écran, qui commence à être petite, surtout lorsque l’on est habitué aux plus gros appareils Android, et son prix élevé de 229 $ avec une entente de deux ans.

À 100 $ de plus seulement que l’iPhone 5C – qui est sensiblement un iPhone 5 dans un nouvel emballage coloré -, vous devriez le choisir sans hésiter contre son petit frère. Vous aurez ainsi un téléphone de meilleure qualité, qui aura en plus une plus grande valeur de revente à la fin de votre entente.

Les forfaits cellulaires de deux ans, que le CRTC veut imposer avec l’entrée en vigueur de son nouveau Code sur les services sans fil en décembre, commencent déjà à avoir un impact sur l’offre des opérateurs. Et ce n’est qu’un début!

Deux des principaux opérateurs canadiens, Bell et Telus, ont en effet annoncé cette semaine leurs nouveaux forfaits, qui font passer de 36 à 24 mois la durée de la majorité des ententes à l’achat d’un nouveau téléphone intelligent.

Comme prévu, les nouveaux forfaits représentent une hausse de prix à court terme pour les consommateurs, mais il faudra vraisemblablement attendre encore un peu pour avoir une meilleure idée de l’ampleur de cette hausse.

Telus ouvre le bal et monte ses prix

Telus a été le premier opérateur à annoncer ses forfaits lundi. L’opérateur a dévoilé des forfaits simples, où sont séparés le coût de la voix, des données et de l’amortissement sur l’achat de l’appareil.

Le montant attribué à l’amortissement du téléphone – qui permet à l’opérateur de vendre 150 $ un téléphone qui en vaut 650 $ – passe d’environ 14 $ à 20 $ pour un appareil haut de gamme, et à 10 $ pour un appareil d’entrée de gamme. Ceux qui possèdent déjà leur propre appareil évitent pour leur part ces frais, ce qui représente une belle amélioration.

Malheureusement, Telus en a profité aussi pour revoir ses prix et la structure de ses forfaits, ce qui n’était pas justifié par le passage à une entente de deux ans.

Cette nouvelle structure augmente notamment le prix minimum qu’il faut payer pour un forfait de téléphone intelligent – Telus offre désormais des minutes illimitées pour tous ses forfaits, ce qui explique en partie cette hausse -, mais aussi celui des forfaits offrant plus de données.

Une partie de l’équation manque toutefois toujours à l’appel: le prix des téléphones eux-mêmes avec une entente de 2 ans. Ce prix devrait toutefois être sensiblement le même lorsque les nouveaux forfaits entreront en vigueur à la fin du mois, selon la compagnie.

Il faut aussi noter que les nouveaux forfaits de Telus permettent le partage de données entre les utilisateurs ou les appareils d’un même compte, ce qui permet de profiter des plus gros forfaits de données et donc d’économiser un peu.

Bell: une hausse plus modérée

Bell a répliqué aux forfaits de Telus mercredi. Ses forfaits sont d’une forme plus classique – où toutes les informations sont comprises dans un seul prix -, et ils sont légèrement plus chers qu’auparavant (généralement 5 $ par forfait équivalent, soit légèrement moins que la hausse attribuable au passage des ententes de 36 à 24 mois), en plus d’offrir moins de données.

Au final, les forfaits de Bell sont toutefois moins dispendieux que ceux de Telus (10 $ de moins en moyenne pour un forfait équivalent). Un forfait avec minutes illimitées et 1 Go de données par mois coûte, par exemple, 75 $ chez Bell, mais 85 $ chez Telus. Le calcul serait toutefois différent pour les familles qui partagent leurs données.

Bell a aussi augmenté le prix à l’achat de ses téléphones, généralement de 20 ou 30 $. Il s’agit toutefois d’une hausse plutôt marginale lorsqu’elle est répartie sur les 24 mois de l’entente.

Au tour des autres opérateurs

Les autres opérateurs ont jusqu’au 2 décembre pour offrir leurs nouveaux forfaits, mais on peut présumer qu’ils devraient bouger avant cette date.

Il sera intéressant de voir ce que Rogers aura à offrir, mais aussi ce que les trois grands opérateurs canadiens ont en réserve pour leurs marques au rabais, soit Virgin Mobile (Bell), Fido (Rogers) et Koodo (Telus).

Bell, et surtout Telus, pourraient aussi rajuster leurs offres d’ici là.

Vidéotron pourrait également brouiller les cartes au Québec. L’entreprise a en effet bien plus à gagner en allant chercher de nouveaux clients qu’en augmentant ses profits avec ses clients actuels, et le passage aux nouveaux forfaits pourrait être une bonne occasion de marquer des points.

Au-delà de la hausse : le potentiel à long terme

La hausse de prix que l’on observe cette semaine était à prévoir, puisqu’en faisant passer les ententes de 36 à 24 mois, le CRTC force les consommateurs à rembourser l’achat d’un téléphone subventionné beaucoup plus rapidement.

Je persiste toutefois à croire qu’il s’agit d’une bonne chose et qu’à terme, le renouvellement accéléré des ententes devrait entraîner une baisse des prix pour les consommateurs.

La famille de 1958 réunie autour du petit écran de son salon. Sur Wikimedia, par Evert F. Baumgardner

C’est le temps des vacances et peut-être, depuis l’avènement du mobile qui donne le don d’ubiquité, ressentez-vous une envie encore plus marquée de décrocher. La peur de manquer quelque chose, ou le FOMO (de fear of missing out), nous rend souvent esclaves du web, au point où ce qui se passe devant nous doit faire l’objet d’un commentaire sur les réseaux sociaux. Plusieurs de nos commensaux, à l’heure des repas, pourraient alors nous rappeler l’inélégance de notre comportement, voire de notre déficit d’attention à leur égard. Pour vous consoler un peu, sachez que les accros au mobile écoutent même la télé avec leur téléphone intelligent en main…

Quand l’écran de télé ne suffit plus : jongler avec deux écrans ou plus

Selon une étude récente menée par le Pew Research Institute, plus de la moitié des adultes qui possèdent un téléphone mobile, soit 52 %, l’utilisent en écoutant la télé. Ceux qui ne sont pas adeptes de la chose me demanderont : « Mais pourquoi? » Eh bien, pour 38 % de ces consommateurs avides de médias, le téléphone sert à les distraire pendant les pauses publicitaires. Ils prennent leurs messages textes et surfent sur leur téléphone intelligent. Les plus sceptiques, une catégorie qui regroupe 22 % des personnes ayant participé à l’étude, ont leur téléphone en main afin de vérifier les informations qui circulent à la télé. Un petit pourcentage des téléspectateurs (6 %) de cette étude garde le téléphone en main pour voter pour ses candidats préférés dans les émissions de type concours.

Un comportement plus lié à l’âge qu’au sexe

Enfin un domaine ou l’égalité entre hommes et femmes n’est pas contestable! Autant d’hommes que de femmes se promènent le téléphone cellulaire soudé à la main. Quand on parle d’âge, toutefois, vous ne serez pas étonné de lire que les 18-24 ans sont quelque 80 % à écouter la télé cellulaire en main, pourcentage qui baisse à 72 % chez les 25-34 ans et qui diminue encore de 12 % dans le groupe des 35-44 ans.

La télévision sociale à portée de la main, littéralement…

Sur le blogue de Seevibes, une compagnie sise à Montréal, j’ai trouvé un billet de blogue qui faisait état des événements télévisés de 2011-2012 les plus « twittés ». Dans cette liste figurent, faut-il s’en étonner, le Super Bowl, le spectacle de Madonna à la mi-temps du même match et l’Euro 2012. C’est aussi sur ce blogue que j’ai trouvé une autre preuve de l’existence des écrans multiples dans une même pièce. Selon une étude menée par ces spécialistes, le téléphone pendant qu’on écoute la télé, c’est bien, mais la tablette numérique, c’est encore mieux! Et c’est cet appareil qu’on utiliserait de plus en plus pour ajouter du piment à l’expérience de la télé.

Plusieurs émissions de télévision « animent » maintenant leur communauté en ligne pendant leur diffusion (pensons au succès de Tout le monde en parle ou d’Un souper presque parfait). Il n’y a donc qu’un pas à faire pour ajouter des contenus complémentaires aux émissions accessibles par le biais d’applications mobiles.

Autre article sur ce sujet :

More Americans on their phones while watching tv

Gina DesjardinsLe cellulaire, une laisse ou un symbole de liberté?

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 publié le 14 novembre 2011 à 13 h 52

Stéphane Laporte publiait hier « La dictature de l’instantanéité » dans le journal La Presse. Dans sa chronique, il compare le cellulaire à une laisse. Je ne suis pas vraiment d’accord, et comme à la fin de son texte il demande de lui transmettre notre avis sur la question, j’ai décidé de le faire.

Selon moi, ça dépend de chaque personne. En amour, il y a des dépendants. Mais ce n’est pas une généralité. C’est un peu la même chose avec le cellulaire. Certains sont dépendants de cette instantanéité, d’autres peuvent très bien attendre au lendemain pour écouter leurs messages. Je connais des gens qui font le même métier stressant et pourtant, lorsque l’on soupe ensemble, un a l’oreillette Bluetooth continuellement connectée et répond à tous ses appels, tandis que l’autre filtre les numéros et ne répond qu’aux appels vraiment urgents. Souper avec le premier est insupportable. Surtout lorsque tu entends sa conversation et que plusieurs appels sont loin d’être importants.

Bref, tout dépend de notre relation avec notre appareil. Oui, il peut devenir une laisse. Il s’agit de ne pas en devenir esclave et de garder le contrôle. C’est à nous de gérer nos priorités.

Alors voilà mon avis sur quelques-unes de ces observations :

 

L’urgence de répondre

Il écrit : « Quand son cellulaire sonne, on répond. C’est le cellulaire qui a priorité sur toutes les activités. »

Pourquoi? Si on choisit d’avoir l’afficheur et la boîte vocale, ce n’est pas pour rien. Je vous avertis, ce n’est pas parce que vous m’appelez sur mon cellulaire que je vais répondre instantanément. Votre appel n’est pas plus important que le reste. Au contraire. D’ailleurs, mon cellulaire est toujours sur vibration, alors dans de nombreuses occasions, je ne l’entends même pas. Si je suis disposée à répondre, je le ferai. Sinon, je rappellerai lorsque j’aurai le temps. Et si vous ne laissez pas de message sur ma boîte vocale, je vais considérer qu’il n’y avait rien d’urgent et que je n’ai pas à rappeler.

 

Frôler le harcèlement

Puis, Stéphane Laporte se fait insistant : « Quand on appelle quelqu’un sur son cellulaire, c’est parce qu’on veut lui parler tout de suite. Pas plus tard. Tout de suite. Vous l’appelez en rafale jusqu’à ce qu’il réponde. »

Ça dépend de la relation de chacun avec le cellulaire. De plus en plus de gens ne possèdent maintenant qu’un cellulaire. Si on veut leur parler, urgent ou pas, c’est le numéro à composer.

Téléphoner en rafale est juste impoli. Quelqu’un qui fait ça est réellement énervant. Si on créait une liste de bonnes manières du cellulaire, il y aurait assurément « Si la personne ne répond pas, elle est vraisemblablement occupée. Laissez un message et attendez son retour d’appel. » Et les « Rappelle-moi », à part venant de la part d’un ami ou de quelqu’un de ta famille qui ne veut que jaser, c’est tannant. Ça ne veut rien dire. Pour un retour d’appel plus rapide, vaut mieux donner des détails. Si c’est vraiment urgent, un message texte risque d’être plus efficace si la personne n’a pas répondu. Elle aura possiblement l’occasion de le voir avant d’avoir le temps de prendre ses messages vocaux. « Je cherche à te joindre rapidement parce que xx. Peux-tu me rappeler dès que tu peux? » est rapide et efficace. En ce sens, je suis d’accord avec Stéphane Laporte : le texto est souvent le message prioritaire et on s’attend à une réponse rapide. En même temps, les textos sont souvent envoyés par les gens qu’on connaît le plus. Rares sont les connaissances qui envoient des textos. Et il faut peu de temps pour y répondre.

 

15 minutes pour répondre à un courriel?

Sur le courriel, il écrit : « Le courriel, lui, prend un peu plus de temps. Quoique… Vous envoyez un courriel à quelqu’un, si vous êtes sans réponse après un quart d’heure, vous commencez à fatiguer. Surtout si votre destinataire a le malheur d’avoir un BlackBerry ou un iPhone, car vous savez que votre courriel, il l’a reçu à l’instant où vous l’avez envoyé. »

Stéphane Laporte me semble très impatient. Personnellement, j’ai enlevé toutes les alertes de mon téléphone intelligent. Tant que je ne vérifie pas manuellement, je n’aurai aucune notification de mes nouveaux courriels, de mes messages Twitter ou Facebook. Lorsque j’envoie un courriel, je ne m’attends pas à une réponse dans les minutes à moins que je spécifie l’urgence de mon message dans le sujet.

 

Obligatoire, la messagerie instantanée?

Il continue avec « Vous passez votre journée à répondre au cellulaire, aux textos, aux courriels. Quand vous avez deux minutes d’accalmie, une fenêtre Facebook « pope » sur votre écran. »

Mais pourquoi se mettre en ligne si on n’en a pas envie? Je suis hors ligne depuis le lancement de la messagerie instantanée Facebook. Je ne m’en porte pas plus mal. Mais si nous aimons la messagerie Facebook, nous pouvons facilement créer une liste d’amis proches. Ils seront les seuls à nous voir en ligne et à pouvoir communiquer avec nous. J’utilise surtout Skype pour la messagerie instantanée et je n’ai accepté que des amis proches dans mes contacts. Et encore là, malgré tout, je me mets en mode « occupée » en permanence quand je l’ouvre. Seuls ceux qui veulent vraiment me dire quelque chose d’important osent me déranger.

 

À part l’instantanéité, à quoi servent les cellulaires?

Il continue avec « C’est ça le problème avec l’homme moderne. On sait qu’il est là. Il est à côté de son cellulaire, devant ses textos, ses courriels, son Facebook. On a accès à lui instantanément. Alors, il est mieux de nous répondre instantanément, sinon qu’ossa donne tous ces machins? »

J’avais déjà écrit mon avis sur la question dans mon billet « Déconnecter pour mieux connecter (et vice versa) », publié en décembre dernier. Pour moi, c’est au contraire la liberté. La liberté de pouvoir sortir de chez moi lorsque j’attends un appel (ou un courriel) important, ce que je ne pouvais pas faire avant l’arrivée des cellulaires. La possibilité d’avertir mes amis de mon retard si ma réunion a duré plus longtemps que prévu. L’assurance de ne pas perdre de super contrats parce que je n’étais pas chez moi pour prendre l’appel. C’est aussi savoir que si un proche a besoin de moi, je pourrai courir à son secours.

Votre cellulaire, vous le voyez comme une laisse ou comme un symbole de liberté? Êtes-vous dépendant de l’instantanéité?