Billets classés sous ‘telephone intelligent’

La famille de 1958 réunie autour du petit écran de son salon. Sur Wikimedia, par Evert F. Baumgardner

C’est le temps des vacances et peut-être, depuis l’avènement du mobile qui donne le don d’ubiquité, ressentez-vous une envie encore plus marquée de décrocher. La peur de manquer quelque chose, ou le FOMO (de fear of missing out), nous rend souvent esclaves du web, au point où ce qui se passe devant nous doit faire l’objet d’un commentaire sur les réseaux sociaux. Plusieurs de nos commensaux, à l’heure des repas, pourraient alors nous rappeler l’inélégance de notre comportement, voire de notre déficit d’attention à leur égard. Pour vous consoler un peu, sachez que les accros au mobile écoutent même la télé avec leur téléphone intelligent en main…

Quand l’écran de télé ne suffit plus : jongler avec deux écrans ou plus

Selon une étude récente menée par le Pew Research Institute, plus de la moitié des adultes qui possèdent un téléphone mobile, soit 52 %, l’utilisent en écoutant la télé. Ceux qui ne sont pas adeptes de la chose me demanderont : « Mais pourquoi? » Eh bien, pour 38 % de ces consommateurs avides de médias, le téléphone sert à les distraire pendant les pauses publicitaires. Ils prennent leurs messages textes et surfent sur leur téléphone intelligent. Les plus sceptiques, une catégorie qui regroupe 22 % des personnes ayant participé à l’étude, ont leur téléphone en main afin de vérifier les informations qui circulent à la télé. Un petit pourcentage des téléspectateurs (6 %) de cette étude garde le téléphone en main pour voter pour ses candidats préférés dans les émissions de type concours.

Un comportement plus lié à l’âge qu’au sexe

Enfin un domaine ou l’égalité entre hommes et femmes n’est pas contestable! Autant d’hommes que de femmes se promènent le téléphone cellulaire soudé à la main. Quand on parle d’âge, toutefois, vous ne serez pas étonné de lire que les 18-24 ans sont quelque 80 % à écouter la télé cellulaire en main, pourcentage qui baisse à 72 % chez les 25-34 ans et qui diminue encore de 12 % dans le groupe des 35-44 ans.

La télévision sociale à portée de la main, littéralement…

Sur le blogue de Seevibes, une compagnie sise à Montréal, j’ai trouvé un billet de blogue qui faisait état des événements télévisés de 2011-2012 les plus « twittés ». Dans cette liste figurent, faut-il s’en étonner, le Super Bowl, le spectacle de Madonna à la mi-temps du même match et l’Euro 2012. C’est aussi sur ce blogue que j’ai trouvé une autre preuve de l’existence des écrans multiples dans une même pièce. Selon une étude menée par ces spécialistes, le téléphone pendant qu’on écoute la télé, c’est bien, mais la tablette numérique, c’est encore mieux! Et c’est cet appareil qu’on utiliserait de plus en plus pour ajouter du piment à l’expérience de la télé.

Plusieurs émissions de télévision « animent » maintenant leur communauté en ligne pendant leur diffusion (pensons au succès de Tout le monde en parle ou d’Un souper presque parfait). Il n’y a donc qu’un pas à faire pour ajouter des contenus complémentaires aux émissions accessibles par le biais d’applications mobiles.

Autre article sur ce sujet :

More Americans on their phones while watching tv

Gina DesjardinsLe cellulaire, une laisse ou un symbole de liberté?

par

 publié le 14 novembre 2011 à 13 h 52

Stéphane Laporte publiait hier « La dictature de l’instantanéité » dans le journal La Presse. Dans sa chronique, il compare le cellulaire à une laisse. Je ne suis pas vraiment d’accord, et comme à la fin de son texte il demande de lui transmettre notre avis sur la question, j’ai décidé de le faire.

Selon moi, ça dépend de chaque personne. En amour, il y a des dépendants. Mais ce n’est pas une généralité. C’est un peu la même chose avec le cellulaire. Certains sont dépendants de cette instantanéité, d’autres peuvent très bien attendre au lendemain pour écouter leurs messages. Je connais des gens qui font le même métier stressant et pourtant, lorsque l’on soupe ensemble, un a l’oreillette Bluetooth continuellement connectée et répond à tous ses appels, tandis que l’autre filtre les numéros et ne répond qu’aux appels vraiment urgents. Souper avec le premier est insupportable. Surtout lorsque tu entends sa conversation et que plusieurs appels sont loin d’être importants.

Bref, tout dépend de notre relation avec notre appareil. Oui, il peut devenir une laisse. Il s’agit de ne pas en devenir esclave et de garder le contrôle. C’est à nous de gérer nos priorités.

Alors voilà mon avis sur quelques-unes de ces observations :

 

L’urgence de répondre

Il écrit : « Quand son cellulaire sonne, on répond. C’est le cellulaire qui a priorité sur toutes les activités. »

Pourquoi? Si on choisit d’avoir l’afficheur et la boîte vocale, ce n’est pas pour rien. Je vous avertis, ce n’est pas parce que vous m’appelez sur mon cellulaire que je vais répondre instantanément. Votre appel n’est pas plus important que le reste. Au contraire. D’ailleurs, mon cellulaire est toujours sur vibration, alors dans de nombreuses occasions, je ne l’entends même pas. Si je suis disposée à répondre, je le ferai. Sinon, je rappellerai lorsque j’aurai le temps. Et si vous ne laissez pas de message sur ma boîte vocale, je vais considérer qu’il n’y avait rien d’urgent et que je n’ai pas à rappeler.

 

Frôler le harcèlement

Puis, Stéphane Laporte se fait insistant : « Quand on appelle quelqu’un sur son cellulaire, c’est parce qu’on veut lui parler tout de suite. Pas plus tard. Tout de suite. Vous l’appelez en rafale jusqu’à ce qu’il réponde. »

Ça dépend de la relation de chacun avec le cellulaire. De plus en plus de gens ne possèdent maintenant qu’un cellulaire. Si on veut leur parler, urgent ou pas, c’est le numéro à composer.

Téléphoner en rafale est juste impoli. Quelqu’un qui fait ça est réellement énervant. Si on créait une liste de bonnes manières du cellulaire, il y aurait assurément « Si la personne ne répond pas, elle est vraisemblablement occupée. Laissez un message et attendez son retour d’appel. » Et les « Rappelle-moi », à part venant de la part d’un ami ou de quelqu’un de ta famille qui ne veut que jaser, c’est tannant. Ça ne veut rien dire. Pour un retour d’appel plus rapide, vaut mieux donner des détails. Si c’est vraiment urgent, un message texte risque d’être plus efficace si la personne n’a pas répondu. Elle aura possiblement l’occasion de le voir avant d’avoir le temps de prendre ses messages vocaux. « Je cherche à te joindre rapidement parce que xx. Peux-tu me rappeler dès que tu peux? » est rapide et efficace. En ce sens, je suis d’accord avec Stéphane Laporte : le texto est souvent le message prioritaire et on s’attend à une réponse rapide. En même temps, les textos sont souvent envoyés par les gens qu’on connaît le plus. Rares sont les connaissances qui envoient des textos. Et il faut peu de temps pour y répondre.

 

15 minutes pour répondre à un courriel?

Sur le courriel, il écrit : « Le courriel, lui, prend un peu plus de temps. Quoique… Vous envoyez un courriel à quelqu’un, si vous êtes sans réponse après un quart d’heure, vous commencez à fatiguer. Surtout si votre destinataire a le malheur d’avoir un BlackBerry ou un iPhone, car vous savez que votre courriel, il l’a reçu à l’instant où vous l’avez envoyé. »

Stéphane Laporte me semble très impatient. Personnellement, j’ai enlevé toutes les alertes de mon téléphone intelligent. Tant que je ne vérifie pas manuellement, je n’aurai aucune notification de mes nouveaux courriels, de mes messages Twitter ou Facebook. Lorsque j’envoie un courriel, je ne m’attends pas à une réponse dans les minutes à moins que je spécifie l’urgence de mon message dans le sujet.

 

Obligatoire, la messagerie instantanée?

Il continue avec « Vous passez votre journée à répondre au cellulaire, aux textos, aux courriels. Quand vous avez deux minutes d’accalmie, une fenêtre Facebook « pope » sur votre écran. »

Mais pourquoi se mettre en ligne si on n’en a pas envie? Je suis hors ligne depuis le lancement de la messagerie instantanée Facebook. Je ne m’en porte pas plus mal. Mais si nous aimons la messagerie Facebook, nous pouvons facilement créer une liste d’amis proches. Ils seront les seuls à nous voir en ligne et à pouvoir communiquer avec nous. J’utilise surtout Skype pour la messagerie instantanée et je n’ai accepté que des amis proches dans mes contacts. Et encore là, malgré tout, je me mets en mode « occupée » en permanence quand je l’ouvre. Seuls ceux qui veulent vraiment me dire quelque chose d’important osent me déranger.

 

À part l’instantanéité, à quoi servent les cellulaires?

Il continue avec « C’est ça le problème avec l’homme moderne. On sait qu’il est là. Il est à côté de son cellulaire, devant ses textos, ses courriels, son Facebook. On a accès à lui instantanément. Alors, il est mieux de nous répondre instantanément, sinon qu’ossa donne tous ces machins? »

J’avais déjà écrit mon avis sur la question dans mon billet « Déconnecter pour mieux connecter (et vice versa) », publié en décembre dernier. Pour moi, c’est au contraire la liberté. La liberté de pouvoir sortir de chez moi lorsque j’attends un appel (ou un courriel) important, ce que je ne pouvais pas faire avant l’arrivée des cellulaires. La possibilité d’avertir mes amis de mon retard si ma réunion a duré plus longtemps que prévu. L’assurance de ne pas perdre de super contrats parce que je n’étais pas chez moi pour prendre l’appel. C’est aussi savoir que si un proche a besoin de moi, je pourrai courir à son secours.

Votre cellulaire, vous le voyez comme une laisse ou comme un symbole de liberté? Êtes-vous dépendant de l’instantanéité?

Gina DesjardinsLa relance de Microsoft (partie 1)

par

 publié le 10 mai 2011 à 15 h 50

Ça va moins bien du côté de Microsoft depuis quelque temps. Mais tomber permet parfois de mieux se relever. Ça donne un nouvel élan. On sent en ce moment que Microsoft se retrousse les manches. D’ici quelques années, la compagnie pourrait bien reprendre son trône.

Fin avril, on apprenait que pour la première fois en 20 ans, les profits d’Apple dépassaient les siens. Microsoft a beau équiper environ 90 % des ordinateurs sur le marché, son retard à se lancer dans le marché des téléphones intelligents et des tablettes lui a fait mal. Les ventes de PC ont baissé au profit des autres appareils disponibles, dont les tablettes, un marché dominé par Apple suivi par Google (Android).

De plus, selon le dernier rapport BrandZ sur la valeur des marques, basé sur les résultats financiers combinés à une étude auprès de 2 millions de personnes dans le monde, Apple est la compagnie la plus valorisée (détrônant Google qui détenait cette position depuis quatre ans). La popularité de ses appareils mobiles (iPhone et iPad) en serait responsable. Notons l’importance des compagnies technologiques dans ce classement!

Des associations stratégiques

Comme l’avenir semble être dans la mobilité, il n’est pas étonnant de voir Microsoft poser des actions pour s’assurer une présence sur le marché du mobile. Dernièrement, la compagnie a annoncé un accord avec Nokia (Windows Phone va devenir la plateforme principale) et BlackBerry (la prochaine version du système d’exploitation BlackBerry 7 va intégrer une version mobile de Bing).

Son partenariat avec Nokia est déterminant pour l’émergence des appareils avec la plateforme Windows Phone. Les premiers Nokia Windows Phone sont prévus pour le début de 2012. Selon les analystes, l’OS de Microsoft va se hisser en première ou en deuxième position des ventes d’ici quelques années.

Les prédictions de la firme Gartner d’ici 2015? La mort de Symbian (Nokia), le déclin de RIM (Research in Motion), une montée suivie d’une légère baisse pour l’iOS (Apple), et une croissance marquée pour les plateformes Android et Windows Phone. Gartner prévoit une augmentation de 4 % à 19 % de l’OS de Microsoft d’ici 2015. Il deviendrait ainsi plus populaire que l’iOS d’Apple, tout en demeurant derrière Android de Google.

La firme Pyramid Research prévoit pour sa part que Microsoft va dominer les ventes de téléphones intelligents de 2013 à 2015. Une bataille féroce avec Android se fera au détriment de RIM et d’Apple, mais la firme considère que l’association avec Nokia permettra à Microsoft de surpasser Google dans les ventes de téléphones intelligents.

On semble donc envisager d’un bon œil le futur de Microsoft dans le marché du mobile.

Jeudi, je continue sur l’avenir de Microsoft en revenant sur son achat de Skype et son attitude avec les pirates informatiques.

Gina DesjardinsRIM précipite la sortie de son BlackBerry PlayBook

par

 publié le 19 avril 2011 à 17 h 02

La compagnie canadienne Research in Motion (RIM) est en partie responsable de la popularité des téléphones intelligents. Il y a quelques années, les gens d’affaires voulaient tous un BlackBerry. Plusieurs compagnies ont alors signé des ententes de plusieurs années pour leurs employés. Puis, Apple est arrivé avec son iPhone, plus mince, tactile et avec une boutique en ligne remplie d’applications. La clientèle des téléphones intelligents s’est étendue à bien plus large que le marché des affaires. Les fabricants qui visaient plutôt le développement du plus petit téléphone possible ont été obligés de changer de stratégie pour entrer dans la course. Mais RIM a pris beaucoup de temps à s’intéresser au tactile, en plus d’avoir une grande lacune en ce qui concerne les applications. La compagnie a perdu beaucoup de parts de marché dans les dernières années. Pour plusieurs analystes, le succès du PlayBook sera déterminant pour la survie de RIM. Est-ce que leur tablette tactile réussira à relancer la compagnie? Ce n’est pas gagné d’avance. La sortie de la tablette semble avoir été précipitée. Le BlackBerry PlayBook vient donc avec plusieurs lacunes et plusieurs promesses de mises à jour qui sauront tout régler… dans deux mois. Il vaut donc peut-être mieux attendre ces mises à jour avant de décider d’acheter ou non un PlayBook. À vous de voir…

Le BlackBerry PlayBook

Dimensions et poids

Le PlayBook a un écran de 7 pouces et une résolution de 1024 x 600. Il pèse 425 grammes. Même s’il est 14 % plus épais que l’iPad 2, il demeure plus petit et 33 % plus léger. Les dimensions de la tablette permettent plus facilement son utilisation pour la prise de photos et les enregistrements vidéo, et elle est encore plus facile à transporter. Ceux qui souhaitent une tablette davantage pour consommer du contenu multimédia ou pour remplacer leur ordinateur en voyage risquent de préférer une des tablettes de 10 pouces.

Système d’exploitation et applications

Le PlayBook roule sous un tout nouveau système d’exploitation : BlackBerry Table OS, fruit de leur achat de la compagnie QNX. On est reparti de zéro afin de créer une expérience optimisée pour une tablette. Ce nouvel OS va devenir la norme pour tous les produits de RIM. Malheureusement, les 27 000 applications existantes pour les téléphones BlackBerry ne sont pas compatibles. Au lancement, les utilisateurs auront le choix parmi 3000 applications. C’est loin de ce qu’on trouve chez les concurrents, mais certaines personnes ne désirent que certains essentiels. Toutefois, des applications de bases n’existent pas encore. Par exemple, le PlayBook n’a pas encore d’application de courriel (voir le point suivant pour plus de détails), n’a qu’une application pour la location de films et une pour la vidéo-conférence. Tout ça devrait être réglé dans deux mois, nous promet-on.

Il faut dire que depuis longtemps, les développeurs trouvent compliqué de créer des applications pour BlackBerry. Ça ne semble pas avoir changé pour le PlayBook. Plusieurs ont fait la remarque publiquement, recevant en retour une promesse de l’amélioration du processus. C’est pourtant un problème connu depuis longtemps…

Dans deux mois, un émulateur permettra le fonctionnement des applications pour téléphones Android et celles des téléphones BlackBerry. L’avantage est de permettre aux utilisateurs l’accès à une multitude d’applications. Mais on ne sait pas encore comment ça fonctionnera. Plusieurs croient que ça va nuire à la vitesse d’exécution, en plus d’être gourmand en énergie. Mais les développeurs risquent de perdre tout intérêt pour le PlayBook en se disant que les consommateurs qui désirent leurs applications pourront utiliser la version Android.

La dépendance du Playbook envers le BlackBerry

RIM mise beaucoup sur la connectivité entre la tablette et un BlackBerry. Un « pont » permet d’avoir accès à certaines applications du téléphone telles que le calendrier et le courriel. Lorsque l’on coupe la connexion, on perd toute information. On doit retourner au téléphone en cas de besoin. Ça offre plus de sécurité, mais ce n’est pas pratique pour tout le monde. Malheureusement, sans un BlackBerry, il est impossible d’avoir accès à ses courriels ou à son calendrier sans passer par le navigateur. RIM promet que des applications dédiées seront disponibles dans deux mois.

On peut partager la connexion 3G de son téléphone intelligent - pas uniquement le BlackBerry  - avec sa tablette Wi-Fi.

Multitâche et navigation Internet

Une des caractéristiques intéressantes du PlayBook est la possibilité de faire rouler plusieurs applications en même temps. RIM parle de la possibilité de faire fonctionner 10 applications en même temps. Évidemment, en abuser diminuera la capacité de la batterie, mais on peut donc écouter de la musique en écrivant un texte tout en faisant de la recherche sur Internet.

Ce qui est surtout intéressant pour les gens qui font des présentations est la capacité de se brancher à un téléviseur par la sortie micro-HDMI (et à l’achat du câble nécessaire). Le multitâche nous permet, par exemple, de montrer une présentation PowerPoint sur le téléviseur tout en ayant accès à ses notes sur la tablette.

Le PlayBook supporte la version mobile d’Adobe Flash (10.2). L’avantage est d’avoir un navigateur complet, sans tomber sur la version mobile des sites Internet. L’expérience ressemble de très près à ce qu’on connaît sur un ordinateur. Le désavantage est la lenteur de la navigation, causée, entre autres, par Flash. On peut au moins désactiver les fenêtres Internet publicitaires (pop-up). Les dimensions de l‘écran ne sont pas idéales pour bien profiter de cette expérience de navigation. Des zooms incessants dans la page sont nécessaires.

Un échec?

Adam Hartung du Forbes a écrit une chronique intéressante dimanche dernier à propos de la stratégie incompréhensible de RIM. Selon lui, la compagnie tente de protéger ses acquis et ses vieux produits au lieu de suivre la vague et de se moderniser afin d’aller chercher un nouveau marché. RIM verrait même d’un bon œil que de plus en plus d’employés possèdent deux téléphones : un BlackBerry fourni par la compagnie, et un iPhone ou Android pour leur besoin personnel. Pour les dirigeants de RIM, c’est la preuve qu’ils possèdent le téléphone des affaires et que les compagnies risquent de choisir la tablette conçue essentiellement pour une bonne communication entre les deux appareils. Mais pour Adam Hartung, c’est ce qui va les mener à leur perte. Les ententes de certaines compagnies avec RIM se terminent, et de plus en plus de compagnies permettent maintenant à leurs employés de choisir le téléphone intelligent de leur choix. Selon lui, Microsoft et Nokia ont plus de chance de s’en sortir que RIM.

Ce qui est certain, c’est que RIM aurait mieux fait de sortir sa tablette cet été au lieu de se lancer dans un paquet de promesses de mises à jour. Les nombreuses critiques négatives dans tous les médias (spécialisés ou non) n’aideront en rien la popularité du PlayBook. Pour les consommateurs, il vaut mieux attendre les améliorations annoncées et aller l’essayer en magasin avant de se lancer dans l’achat d’un PlayBook.

Je suis allée à RDI matin parler du lancement du PlayBook aujourd’hui. Si vous l’avez manqué, on peut écouter ici.

Pour toutes les caractéristiques de l’appareil: blackberry.com/playbook-tablet

Laurent LaSalleAttendez-vous le Nexus S de Google?

par

 publié le 15 décembre 2010 à 10 h 23

C’est demain que Google lancera son second téléphone intelligent, le Nexus S, sur le marché américain (aux États-Unis). C’est maintenant Samsung, fortement inspiré par son Galaxy S, qui tient le rôle du fabricant. Impossible de savoir pour le moment quand ni comment Google et Samsung comptent offrir l’appareil au Canada.

Si vous pensiez offrir un Nexus One en cadeau cette année à Noël, soyez avertis que ce téléphone sera peut-être dépassé d’ici quelques semaines. Analysons la situation en étudiant ses principales caractéristiques :

Système d’exploitation

Les maniaques d’Android, le système d’exploitation mobile de Google, auront peut-être du mal à résister à l’envie de traverser la frontière afin de se procurer un Nexus S, puisque celui-ci vient avec une version inédite, soit la version 2.3, surnommée Gingerbread. Au menu : une nouvelle interface, le support de diverses caractéristiques techniques (dont la communication en champ proche), de nouveaux effets audio, un gestionnaire de téléchargements pour fichiers lourds et le support de la vidéoconférence en mode natif (pour les appareils munis d’une caméra frontale).

La patience aura raison de tous, puisque Gingerbread devrait être offert pour la grande majorité (voire la totalité) des appareils Android au début de 2011.

Écran

Le Nexus S propose un écran recourbé de 4 pouces WVGA d’une résolution de 800 x 480 pixels. Il s’agit de la même résolution que son prédécesseur. Lorsqu’on compare celui-ci à l’écran Retina de l’iPhone, la densité de 235 pixels par pouce ne fait pas le poids contre celle des 326 pixels d’Apple. L’iPhone n’a d’ailleurs aucune concurrence sur ce plan pour l’instant.

Caméra

Évidemment, puisque je vous ai mentionné le support de la vidéoconférence par Gingerbread, il va de soi que le nouveau téléphone est muni d’une caméra frontale. Celle-ci est de 3 mégapixels, tandis que la caméra principale, combinée à un flash DEL, offre 5 mégapixels. Cette dernière est en tout point conforme à la caméra du Nexus One, excepté qu’elle permet l’enregistrement à 30 images par seconde (contre les 20 de son prédécesseur).

La question demeure : pensez-vous profiter de la fonction vidéoconférence dans la prochaine année?

Mémoire interne

Dites « Adieu » à l’extension mémoire, Google adopte la philosophie Apple en proposant 16 Go de stockage en mémoire non amovible. Moins ridicule que le maigre 512 Mo sur le Nexus One, mais celui-là avait l’avantage de pouvoir être amplifié à 32 Go, par le biais d’une carte MicroSD.

Il est donc impossible d’augmenter la capacité mémoire du Nexus S.

Performance

Google prétend que le Nexus S est beaucoup plus performant que le Nexus One. Seulement, avec la même quantité de mémoire vive et un processeur aussi puissant (1 GHz, passant de Snapdragon à Hummingbird), cette déclaration est difficile à croire. Il est vrai que l’appareil est muni d’un processeur graphique indépendant, qui risque d’offrir une expérience multimédia plus agréable.

Conclusion

Le Nexus S se distingue par sa caméra frontale, sa capacité à traiter la communication en champ proche (ce qui vous permettra, dans un futur rapproché, de payer pour certains items en gisant votre téléphone près d’un émetteur NFC), son 16 Go de stockage et son processeur graphique.

Même si l’offre de Samsung est techniquement supérieure, le Nexus One de HTC demeure un excellent cadeau de Noël pour 2010. On ne décèle rien de transcendant dans les nouveautés énoncées par Google qui justifie d’attendre la sortie du nouvel appareil : la plupart des innovations sont en fait propre à la prochaine version d’Android, qui sera de toute façon déployée pour le Nexus One et les autres appareils Android dans les prochaines semaines.