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Maxime JohnsonTest de l’ordinateur HP édition spéciale Star Wars

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 publié le 22 décembre 2015 à 11 h 39

hp editionspeciale

Pendant que la folie de la série Star Wars bat son plein, HP a lancé son ordinateur portable édition spéciale Star Wars, un HP Pavilion modifié aux couleurs du côté obscur de la force. Mais est-ce que l’ordinateur est aussi bon que le film?

Design
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L’ordinateur portable HP édition spéciale Star Wars (modèles 15-an050ca et 15-an058ca au Canada) est avant toute chose un ordinateur au design inspiré des films Star Wars, avec notamment Darth Vader sur son couvercle arrière et un Stormtrooper à l’intérieur.

Le tout est superposé sur une sorte de toile de fond grise un peu industrielle. Soyons honnêtes, l’ordinateur ne trouvera pas sa place de sitôt dans les musées des beaux-arts. Dommage, car il est possible pour un artiste d’allier Star Wars et bon goût, comme l’avait prouvé l’illustrateur Olly Moss il y a quelques années. http://ollymoss.com/star-wars-trilogy/

Le design pourrait toutefois plaire à un jeune adolescent, le public cible de l’appareil.

Étonnamment, l’emballage de l’ordinateur, lui, se distingue un peu plus. On apprécie par exemple la styromousse en forme de vaisseau spatial TIE Fighter et la boîte de qualité avec un immense Darth Vader utilisée pour ranger le chargeur de l’appareil. Un détail? Pas vraiment, si l’on considère l’importance de l’emballage dans les jouets de la marque Star Wars.

Certains détails de l’ordinateur sont aussi réussis, comme le pavé tactile, qui rappelle le système de visée des vaisseaux X-Wing. Mais pourquoi un système de visée de X-Wing, un vaisseau de la rébellion, sur un ordinateur inspiré par l’empire, vous demandez-vous sûrement. C’est une excellente question, que je poserai au designer si je le croise un jour.

Côté physique, le HP édition spéciale est un ordinateur plutôt gros, qui reprend les matériaux et la conception de certains appareils HP Pavilion. Il s’agit d’un ordinateur de plastique qui ne semble certainement pas haut de gamme, et qui est quand même assez lourd et assez épais.

Plus que la moyenne pour un ordinateur de sa gamme? Pas vraiment, mais il ne faut pas non plus s’attendre à avoir entre les mains l’ultraportable de l’heure.

Caractéristiques
clavier

Le HP édition spéciale Star Wars est un ordinateur portatif doté de caractéristiques de milieu de gamme, correctes pour la plupart des utilisateurs.

Il est équipé d’un grand écran de 15,6 pouces d’une résolution HD pleine d’une qualité supérieure à ce que l’on trouve normalement dans un ordinateur du genre (mais sans surface tactile), d’un processeur Core i5-6200U récent, de 8 ou de 12 Go de mémoire vive, d’un disque dur de 1 To et d’un lecteur DVD, une caractéristique de plus en plus rare.

Ceux qui opteront pour le modèle plus puissant pourront aussi profiter d’une carte graphique NVIDIA GeForce 940M, un élément à considérer pour ceux qui souhaitent jouer à des jeux vidéo (nous y reviendrons).

Son pavé tactile est assez grand, mais d’une conception qui laisse un peu à désirer, et il est beaucoup plus facile de cliquer sur le bas du pavé que sur le haut. Son clavier permet, pour sa part, de taper efficacement. Ceux qui aiment le design de l’ordinateur apprécieront d’ailleurs aussi son rétroéclairage rouge tapageur.

Ses deux haut-parleurs sont d’une puissance correcte, mais leur son est un peu mince, surtout dans les graves.

Notons finalement que l’ordinateur est doté de tous les ports nécessaires, comme deux ports USB 3.0, un port USB 2.0, un port HDMI, RJ-45 et une fente pour carte micro-SD.

Accessoires
accessoires

HP a conçu deux accessoires pour accompagner son ordinateur portatif : une souris et une housse de transport, toutes deux vendues 44,99 $.

La housse reprend le design semblable à l’ordinateur, avec un Stormtrooper en avant-plan, tandis que la souris arbore un Darth Vader.

Cette dernière est un peu plus jolie que la housse. Elle est aussi assez petite, ce qui convient pour son transport, et elle est quand même efficace, même si elle n’inclut aucune fonctionnalité des souris pour joueurs modernes.

Seule ombre au tableau, la souris doit être utilisée avec un adaptateur USB, ce qui bloque un port de l’ordinateur en permanence. Il s’agit néanmoins d’un accessoire que la plupart devraient apprécier.

Logiciel
logiciel

Alors que les ajouts logiciels des fabricants embêtent généralement les utilisateurs, la majorité de ceux qui accompagnent le HP édition spéciale Star Wars devraient plaire.

On aime tout particulièrement le centre de contrôle, qui permet de modifier le fond d’écran, de changer les sons de Windows 10 et de regarder les quelque 1100 images de Star Wars que contient l’appareil. Bref, il n’y a pas que l’extérieur de l’ordinateur qui est aux couleurs de Star Wars, l’intérieur aussi.

D’autres ajouts sont aussi amusants, mais pour quelques minutes seulement, comme la typographie Aurebesh.

Performances et autonomie
pile

L’ordinateur HP édition spéciale Star Wars devrait être suffisant pour des besoins simples, comme du web, du multimédia et de la productivité, mais aussi pour des tâches plus complexes à l’occasion. Un monteur professionnel, par exemple, n’en voudra pas, mais l’ordinateur permettra sans problème de monter ponctuellement une vidéo pour un travail scolaire.

L’option d’un disque SSD et d’un processeur à voltage régulier, du moins pour le modèle plus cher avec une carte graphique, aurait probablement été une bonne idée pour améliorer la fluidité générale de l’appareil, par contre.

Ceux qui seront dotés du modèle de base devront se limiter à des jeux vidéo peu exigeants (il y en a heureusement beaucoup d’excellents à se mettre sous la dent, Minecraft par exemple), mais ceux qui s’équipent de la version munie d’une carte graphique pourront jouer à des jeux plus lourds (comme Star Wars Battlefront), en les limitant toutefois à une qualité graphique basse ou moyenne. Il ne faudrait d’ailleurs pas considérer le HP édition spéciale Star Wars comme ordinateur pour les jeux vidéo.

Là où l’ordinateur déçoit un peu plus, c’est par rapport à son autonomie, de moins de 3 heures d’usage avec une tâche d’une intensité moyenne (2 heures 29 d’autonomie au test PCMark 8 Home Conventional). C’est peu, sans toutefois être énormément en dehors de la moyenne pour un ordinateur du genre. Une pile un peu plus grosse aurait toutefois certainement été appréciée.

À qui ça s’adresse?
emballage

Le HP édition spéciale Star Wars est, bien évidemment, conçu pour les amateurs irréductibles de la saga de George Lucas, probablement ceux qui sont un peu plus jeunes (quoi que tous les goûts sont dans la nature, les plus vieux pourraient aussi y trouver leur compte).

Considérant son autonomie, mais aussi les dimensions de l’appareil, celui-ci est aussi conçu pour rester principalement à la maison et non pour être trimbalé dans un sac tous les jours.

Côté prix, les couleurs de Star Wars ne semblent pas avoir eu trop influence sur celui-ci. Il est difficile de trouver un ordinateur aux caractéristiques identiques, mais ceux qui s’en rapprochent sont généralement vendus à un prix similaire (il est bon de noter qu’il est aussi possible de trouver pas mal moins cher en réalisant quelques compromis).

Il sera intéressant de voir si HP poursuivra la conception d’ordinateurs Star Wars, mais avec différents publics cibles. Un ordinateur d’une gamme un peu plus élevée, comme la gamme Spectre, avec une inspiration Star Wars un peu plus subtile, par exemple, pourrait aussi avoir ses charmes.

L’ordinateur portable HP édition spéciale Star Wars est vendu à 899 $ pour le modèle sans carte graphique, et à 1049 $ pour le modèle avec carte graphique.

Catherine MathysGoogle revêt son costume de Star Wars

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 publié le 27 novembre 2015 à 16 h 02

Avez-vous hâte au 18 décembre? C’est la date que tous les amateurs de Star Wars attendent avec impatience puisque c’est la sortie du film Star Wars : Le réveil de la Force.

Pour vous amuser un peu en attendant, allez jeter un coup d’oeil au nouvel outil lancé par Google. Celui-ci vous permet de personnaliser ses applications selon que vous êtes du côté de la Force ou du côté obscur.

L’outil ne fait qu’ajouter de petits détails aux applications les plus populaires, comme Gmail, Google Maps, YouTube et Chrome. Par exemple, en choisissant le côté obscur, vous verrez une barre de chargement qui ressemble à un sabre laser rouge quand vous lancerez Gmail.

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Crédit : Lisa Eadicicco

Comment y accéder?

Pour avoir accès à ces petites surprises, vous devez passer par le navigateur Chrome. Rendez-vous à l’adresse google.com/starwars, c’est là que vous pourrez choisir votre camp. On vous indiquera ensuite une liste des applications qui utilisent l’outil.

Clay Bavor, le vice-président de la gestion de produits de Google, dit que d’autres surprises du genre s’en viennent d’ici la sortie du film. Il est notamment question de réalité virtuelle… À suivre.

Laurent LaSalleDisney met la hache dans LucasArts

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 publié le 4 avril 2013 à 14 h 17

LucasArts, le studio de développement de jeux derrière Maniac Mansion, la série Monkey Island et les populaires jeux de l’univers Star Wars, n’est plus. Disney, qui s’est porté acquéreur de Lucasfilm en octobre dernier, a annoncé hier la fermeture du studio et, par le fait même, l’annulation du très prometteur Star Wars 1313 et de Star Wars : First Assault.

À une époque où les profits générés par l’industrie du jeu vidéo dépassent ceux du cinéma, Disney considère qu’il est trop risqué de maintenir le développement de jeux à l’interne. La fermeture de LucasArts entraîne les mises à pied de près de 150 employés. Son nom survivra par le biais de jeux développés sous licence par des studios indépendants.

Les débuts de LucasArts

Alors que A New Hope était en postproduction (en 1977), la compagnie Information International a été mandatée pour explorer la possibilité de créer les vaisseaux spatiaux en image de synthèse. Bien que le résultat était satisfaisant, la numérisation complète de toutes les scènes du film aurait nécessité beaucoup trop de temps. L’idée fût abandonnée, mais George Lucas décida tout de même de fonder Lucasfilm Computer Division afin d’investir dans cette technologie, pour ainsi l’avoir sous la main une fois que celle-ci serait prête.

De son côté, Atari connaissait un franc succès avec sa première console, l’Atari 2600. Elle approcha Lucasfilm afin de conclure un partenariat entre les deux entreprises sous la bannière Atari Lucasfilm. Le fabricant de consoles aurait un droit de regard sur les titres réalisés par Lucasfilm Games Group, une subdivision de Lucasfilm Computer Division. LucasArts est ainsi né.

Au départ, la petite équipe sans expérience devait réaliser deux jeux « poubelles » afin d’apprendre le métier. Par contre, il était hors de question d’utiliser la propriété intellectuelle cinématographique de Lucasfilm, puisque la vente de ces droits rapportait beaucoup plus à la compagnie mère que le retour sur l’investissement qu’en coûterait le développement de ces jeux à l’interne.

Ce n’est qu’en 1986 que Lucasfilm Games se verra attribuer pour la première fois le droit de développer un jeu basé sur un film produit par George Lucas : Labyrinth. De cette expérience naîtra l’idée de concevoir un moteur de jeu pour son prochain titre, et premier véritable succès.

Maniac Mansion, publié en 1987, met en scène trois jeunes adolescents ayant pour mission de rescaper la petite amie du protagoniste principal, kidnappée par une famille étrange dont les esprits sont manipulés par une météorite s’étant écrasée derrière leur maison 20 ans avant les événements du jeu. Lucasfilm Games prit soin d’observer les jeux de son rival Sierra afin de noter les défauts de ceux-ci.

De ces observations est né le jeu d’aventure pointer et cliquer. Plutôt que de taper l’action qu’il désire entreprendre (ce qui exige de connaître un vocabulaire précis), le joueur n’a qu’à cliquer une première fois sur un verbe à l’écran, puis sur l’objet avec lequel il désire interagir. Cette jouabilité intuitive, combinée à des dialogues hilarants et aux différentes façons d’accomplir le jeu, est devenue la marque de commerce de LucasArts pendant ses premières années. La compagnie ne manqua jamais l’occasion d’innover au fil de ses jeux.

La fin d’une époque

La fermeture de LucasArts marque la fin d’une époque. Un peu comme Lucasfilm au début des années 80, Disney considère qu’il est plus rentable de vendre les droits des propriétés intellectuelles à des studios indépendants plutôt que de soutenir le développement de jeux de son propre studio. Il est peu probable que le travail réalisé par LucasArts au cours des derniers mois voie le jour sur une forme ou une autre.

Qui sait, peut-être est-ce l’occasion pour certains nostalgiques d’entreprendre une collecte de fonds sur Kickstarter afin d’acheter les droits de franchises comme Maniac Mansion, Zak McKraken ou Ballblazer?

Laurent LaSalleLa technologie menace-t-elle les acteurs de demain?

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 publié le 7 décembre 2010 à 10 h 43

J’avoue apprécier l’amélioration graduelle qu’ont connue les effets spéciaux du cinéma depuis les dernières années. Si le marché du jeu vidéo rapporte plus que celui d’Hollywood, c’est généralement au grand écran que l’on peut voir des résultats plus impressionnants visuellement.

On classe les films s’appuyant intensivement sur les effets générés par ordinateurs en deux grandes catégories : les films d’animation (en passant du look simpliste de Toy Story en 1995 au look réaliste de Beowulf en 2007) et les films hybrides (débutant par Terminator 2 : Judgment Day en 1991 et, plus récemment, Avatar en 2009). Cette dernière parenthèse était effectivement commanditée par James Cameron.

Il est désormais possible de créer un personnage en infographie 3D à l’apparence ultra réaliste. Une subtilité demeure, un certain je-ne-sais-quoi qui nous donne l’impression pour le moment que l’on nous trompe. Par contre, cette caractéristique est moins flagrante de film en film, et nous force à réfléchir sur la question : serons-nous en mesure bientôt de remplacer complètement les acteurs? S’il est possible de prolonger la durée de vie professionnelle de ces comédiens qui nous sont chers, y aura-t-il une place pour la relève? Nous dirigeons-nous vers un monde où les voices actors seront rois et maîtres?

L’entrée en scène de George Lucas

Alors que beaucoup de geeks étaient prêts à lui pardonner la trahison que représente aux yeux de certains la nouvelle trilogie de la saga Star Wars, voilà que monsieur merchandising nous arrive avec une nouvelle idée. Selon un article du quotidien britannique The Sun, George Lucas serait en train de faire l’acquisition des droits à l’image d’un ensemble d’acteurs décédés au cours des dernières années. L’idée serait (vous l’avez deviné) de ressusciter ceux-ci à l’aide de l’imagerie numérique.

Aurons-nous l’occasion de revoir une imitation parfaite d’icônes disparues aux côtés des plus grands du cinéma? Sans doute une excellente nouvelle pour les imitateurs. Hollywood devrait peut-être encore une fois recruter les talents du jeu vidéo, où les imitateurs sont plus abordables que les acteurs et offrent un résultat souvent plus intéressant.

On soustrait alors la maquilleuse, l’habilleuse et l’entraîneur-chorégraphe. On les remplace par l’infographiste et l’acrobate (pour la captation de mouvements). L’acteur n’est pas pour autant éclipsé, puisque l’on doit capter les expressions de son visage lors de sa performance. Dans le cas d’une célébrité, il est possible que les mimiques du visage ne soient pas parfaitement interprétées par l’imitateur (qui a tendance à se concentrer sur la voix).

Dans ce contexte, la voie technologique n’est pas toujours synonyme de voie économique. On ne peut que présumer de l’opération risquée que prépare Lucas. Espérons que l’entreprise sera rentable.