Billets classés sous ‘sony’

morpheus

Est-ce que la réalité virtuelle sera la prochaine sensation dans le monde des jeux vidéo? L’industrie semble y croire en tout cas. Sony a d’ailleurs présenté hier à la Game Developers Conference (GDC) son projet Morpheus, un casque compatible avec la console PlayStation 4, qui permet de s’entourer complètement d’un univers virtuel. Même s’il y a encore beaucoup de place à l’amélioration, mon premier essai est plutôt convaincant.

La réalité virtuelle ne date pas d’hier. Déjà dans les années 90, la technologie semblait vouloir décoller, avant de s’avérer un échec monumental. Pourquoi? En partie parce que la technologie n’était tout simplement pas prête et que la lenteur des ordinateurs de l’époque provoquait des nausées et des maux de tête chez les utilisateurs.

De nombreux problèmes techniques liés à la réalité virtuelle semblent aujourd’hui avoir été résolus, même si le mal des transports demeure un risque bien présent.

« Il est primordial de garder une latence basse et un taux de rafraîchissement élevé dans les jeux », a d’ailleurs martelé Anton Mikhailov, ingénieur logiciel principal pour Sony, alors qu’il s’adressait à quelques centaines de développeurs de jeux vidéo à la GDC.

Bref, même si la PlayStation 4 – le cerveau du casque Morpheus – a de la puissance à revendre, développer des jeux vidéo qui ne provoquent pas de maux de cœur demeure un défi important.

Projet Morpheus : qu’est-ce que c’est?
morpheus 540 def

Morpheus est un casque équipé d’un écran d’une résolution de 1080p qu’on place juste devant ses yeux. Avec la caméra PlayStation Eye qui capte les mouvements du casque, il est possible d’observer un environnement virtuel simplement en déplaçant la tête, comme on le ferait normalement. Le casque offre également un son 3D précis qui ajoute au réalisme de la technologie.

Pour se déplacer et contrôler son personnage dans ces univers virtuels, il suffit d’utiliser la manette habituelle de la PlayStation 4, ou encore les manettes PS Move, qui permettent alors de déplacer ses bras de façon plus réaliste. Notons que la caméra capte aussi légèrement les mouvements du corps, mais on est alors très loin de la précision offerte par la caméra Kinect de la Xbox One, par exemple.

L’écran de Morpheus offre un champ de vision de 90 degrés, soit passablement moins que les 180 degrés perçus par les yeux humains, mais on oublie rapidement cette limitation. Il est d’ailleurs facile de se laisser emporter par les jeux.

Dans le sillon de l’Oculus Rift
oculus

Le Projet Morpheus de Sony rappelle bien sûr l’Oculus Rift, un dispositif de réalité virtuelle semblable à celui de Sony développé par la jeune entreprise en démarrage Oculus VR.

Le président des studios mondiaux de Sony Shuhei Yoshida a d’ailleurs mentionné Oculus VR pendant sa présentation à la GDC, en félicitant la compagnie pour son travail et en mentionnant tout le respect que Sony a pour l’entreprise.

Les fleurs n’ont pas duré bien longtemps toutefois, puisque Sony s’est ensuite appliqué à expliquer pourquoi elle était la compagnie idéale pour produire un produit du genre, en rappelant, par exemple, son expertise dans les systèmes optiques, dans l’audio et en rappelant la richesse de la communauté PlayStation 4.

Oculus VR ne devrait pas être le seul concurrent de Sony par contre, et selon toute vraisemblance, la réalité virtuelle pourrait plutôt être un marché dominé par trois joueurs, puisque les rumeurs veulent que Microsoft travaille également sur un casque du genre.

Mon essai du casque Morpheus
morpheus move 540

À la GDC, j’ai eu l’occasion d’essayer deux jeux en démonstration avec le Projet Morpheus. Le premier, The Deep, nous transporte dans une cage au fond des mers afin de nous protéger (plus ou moins efficacement) des requins.

Le second, Castle, est plutôt une démonstration technique, qui permet par exemple de se battre avec ses poings, avec une épée ou avec une arbalète, le tout grâce aux manettes PS Move.

Les deux jeux étaient simples, mais quand même impressionnants. Il faut par contre accepter quelques défauts, comme son bras qui peut disparaître lorsqu’on se retourne un peu trop, par exemple.

La résolution pourrait aussi être supérieure. Les textures ne sont pas très claires, et l’action qui se déroule au loin peut être difficile à cerner. Bref, pour l’instant, les jeux plus réalistes ne seront probablement pas les plus réussis, et un univers de dessin animé, par exemple, pourrait être plus efficace.

Je n’ai joué que quelques minutes aux deux jeux, mais je n’ai ressenti aucun inconfort, ce qui est certainement un bon signe. Dans les deux cas, le personnage incarné demeure immobile, alors il sera intéressant de voir comment les joueurs se porteront dans des jeux de plus grande envergure.

Notons que les caractéristiques du prototype présenté à la GDC ne sont pas finales, et que le produit qui sera vendu au grand public pourrait présenter des caractéristiques et un design complètement différents. D’ailleurs, le Projet Morpheus n’a toujours pas de date de lancement, et il faudra probablement attendre 2015 pour pouvoir mettre la main sur l’appareil.

À la Game Developers Conference, l’intérêt des développeurs présents pour la réalité virtuelle est palpable, et les jeux seront certainement au rendez-vous lorsque celle-ci atteindra le grand public l’année prochaine. Espérons maintenant que la technologie elle-même pourra répondre aux attentes. Les premiers essais indiquent que oui, mais il y a encore beaucoup de travail à accomplir.

Maxime JohnsonMise à l’essai du Sony Xperia Z1

par

 publié le 22 octobre 2013 à 9 h 03

pluie petit

Sony n’a pas perdu de temps. Deux mois seulement après l’arrivée de son téléphone intelligent Xperia Z au Canada, l’entreprise japonaise a lancé la semaine dernière le Xperia Z1, une version améliorée de l’appareil équipée de toutes les caractéristiques haut de gamme que l’on peut espérer dans un téléphone intelligent en 2013 et d’un boîtier résistant à l’eau. Mise à l’essai.

J’ai été plutôt critique envers le Sony Xperia Z lors de son lancement cet été. L’appareil arrivait sur le marché au Canada avec plusieurs mois de retard, et malgré ses nombreuses qualités, plusieurs autres téléphones lui étaient désormais bien supérieurs. Ce n’est pas le cas avec le Sony Xperia Z1, qui arrive en plein peloton de tête.

Design
xperia derrière petit

Le nouveau Z1 est un appareil qui ressemble beaucoup à son prédécesseur. Le téléphone de Sony est gros, avec un écran de 5,2 pouces (résolution 1080p), et son format est assez carré. Son boîtier semble particulièrement solide, tout en étant mince (8,5 mm, soit plus épais que l’iPhone 5S, mais un peu plus mince que l’iPhone 5C).

C’est ce boîtier qui confère au téléphone son imperméabilité. Tous les ports sont par conséquent cachés par une petite porte, à l’exception du haut-parleur et de la prise pour écouteurs.

Selon Sony, le téléphone peut être sous 1,5 mètre d’eau pendant 30 minutes sans aucun problème. Ceci ne veut cependant pas dire que vous pourrez l’utiliser sous la douche, puisque l’écran tactile fonctionne plutôt mal dans l’eau. Vous n’aurez toutefois aucun problème si votre téléphone tombe dans votre bain, ou si vous l’utilisez sur le bord de la piscine.

courant petit

Tout comme son prédécesseur, le Xperia Z1 offre des boutons logiciels pour contrôler Android, ce que les amateurs du système d’exploitation apprécieront sûrement. Le Z1 possède aussi un bouton dédié pour l’appareil photo, une autre caractéristique que l’on ne trouve malheureusement pas assez souvent dans les téléphones intelligents ces temps-ci.

Si le design du Xperia Z1 est assez réussi, on regrette toutefois la largeur du téléphone, trop grande, qui devrait certainement déplaire à de nombreux utilisateurs.

Caractéristiques et performances
quadrant

Le Z1 offre pratiquement toutes les caractéristiques que l’on pourrait espérer d’un téléphone haut de gamme, comme un puissant processeur à quatre coeurs Snapdragon 800, 2 Go de mémoire vive, une capacité de 16 Go avec une fente pour carte microSD, une bonne pile de 3000 mAh et un appareil photo de 20,7 mégapixels avec un capteur de 1 X 2,3 pouces.

Le Snapdragon 800 à l’intérieur du Xperia Z1 lui assure une fluidité irréprochable. Le téléphone est parmi les plus puissants sur le marché, il obtient d’ailleurs un pointage excellent à tous les tests de performance offerts sur Android, et il devrait être encore capable de faire fonctionner des applications lourdes plusieurs mois après la fin de votre entente dans deux ans.

Son écran est un peu décevant, par contre. Celui-ci est correct, mais il paraît parfois un peu délavé, surtout comparé aux écrans AMOLED de Samsung, par exemple.

Son appareil photo de 20,7 mégapixels permet pour sa part de prendre de superbes photos, mais celui-ci est loin d’être parfait : plusieurs photos sont aussi ratées, notamment à cause de zones surexposées ou sous-exposées.

Exemple photo 540

Quoi qu’il en soit, l’appareil est l’un des meilleurs sur le marché présentement, derrière toutefois le Nokia Lumia 1020 (pour ses photos exceptionnelles) et l’iPhone 5S (pour son excellent taux de réussite).

Côté logiciel, le Sony Xperia Z1 est équipé d’Android 4.2.2 avec une interface modifiée. Cette interface ne me déplaît pas particulièrement, beaucoup moins que celle de LG, par exemple, mais elle est moins réussie que Sense de HTC. On regrette aussi la quantité d’applications et de paramètres plus ou moins utiles ajoutés par Sony. Encore une fois, on a l’impression que le fabricant nuit plus au système d’exploitation qu’il ne l’améliore avec ses ajouts logiciels.

J’ai finalement trouvé son autonomie correcte, amplement suffisante pour une journée de travail. Ceux qui prévoient d’avoir une grosse journée peuvent aussi ajuster certains paramètres pour augmenter cette autonomie.

Disponibilité
Le Sony Xperia Z1 est offert chez Bell, Rogers et Telus pour 199 $ avec une entente de deux ans, ou chez Sony directement, pour 699 $ en version débloquée.

Il s’agit d’un excellent téléphone, qui ne fait aucun compromis sur la performance, mais que certains trouveront trop gros. Le Xperia Z1 n’est pas un appareil pour tout le monde, mais son boîtier étanche est une caractéristique unique assez importante pour influencer à elle seule la décision de certains acheteurs à la recherche d’un téléphone intelligent.

C’est cette semaine que se déroule à Los Angeles l’Electronic Entertainment Expo (E3), le salon annuel du jeu vidéo. Traditionnellement, le jour précédant l’ouverture officielle est consacré aux conférences des plus importantes compagnies de l’industrie. Dans l’ordre : Microsoft, EA, Ubisoft et Sony. Nintendo présente normalement sa conférence en dernier, le lendemain matin, au Nokia Theatre. Mais cette année, le fabricant nippon a plutôt misé sur la diffusion web d’une vidéo préenregistrée.

À chaque nouvel E3, la question est toujours la même : entre Microsoft, Sony et Nintendo, qui remportera la palme de la meilleure présentation? Laissez-moi me prêter au jeu…

Une tonne de jeux pour Microsoft

Le tout a débuté par une rumeur : un représentant de Rare aurait confirmé que la Xbox One arriverait sur les tablettes en novembre. Préférant garder l’information concernant le lancement de sa nouvelle console pour le dessert, Microsoft a servi la bande-annonce de Metal Gear Solid V : The Phantom Pain en entrée. Le jeu sera compatible tant avec les consoles actuelles (Xbox 360 et PlayStation 3) qu’avec celles de la prochaine génération (Xbox One et PlayStation 4). L’entrée a été suivie d’une série d’annonces concernant la Xbox 360, dont l’apparence physique sera renouvelée pour correspondre à la Xbox One. Croisons les doigts pour que cette nouvelle similarité ne sème pas la confusion chez les consommateurs.

Microsoft a sagement évité de reparler des restrictions en lien avec la revente des jeux usagés de la Xbox One, un sujet qui a fait couler beaucoup d’encre la semaine dernière. La compagnie a plutôt consacré la majeure partie de sa conférence à détailler les jeux prévus pour cette console. Dans la liste, on retrouve entre autres Ryse : Son of Rome, Killer Instinct, Forza 5, Quantum Break, Dead Rising 3, The Witcher 3 : Wild Hunt et Battlefield 4 : Second Assault.

Finalement, le fabricant américain a annoncé que sa console allait être offerte en une seule version, au coût de 499 $US. La Xbox One sera en magasin en novembre 2013.

Sony coupe l’herbe sous le pied de son principal concurrent

La structure de la conférence de Sony était plus conforme à ce qu’elle a livré par le passé. On nous a d’abord lancé des statistiques positives sur le plus récent produit de la compagnie (la PlayStation Vita), on est ensuite passé aux exclusivités prévues pour sa console actuelle (The Last of Us et Beyond : Two Souls), et on a finalement dévoilé l’apparence de son futur produit, la PlayStation 4.

Physiquement, celle-ci a été décrite sur Twitter comme étant identique à la Xbox One, mais en version italique. Elle est noire, élégante et a le profil d’un parallélogramme. Elle peut se positionner tant à l’horizontale qu’à la verticale.

Une fois la console dévoilée, c’était au tour des exclusivités. The Order : 1886, Killzone : Shadow Fall, Infamous : Second Son et Knack. Sony a ensuite cédé la place aux développeurs indépendants pour une série de jeux PSN qui seront également exclusifs à la PS4, avant de présenter quelques incontournables : Final Fantasy XV, Kingdom Hearts III, Assassin’s Creed IV : Black Flag (dont la démonstration a connu quelques ratés techniques), Watch Dogs et Mad Max, pour ne nommer que ceux-là.

Finalement, le président de Sony Computer Entertainment a bien pris soin de spécifier que les jeux de la PS4 ne seront soumis à aucune restriction. Contrairement à ce qui est prévu pour la Xbox One, vous n’aurez pas besoin d’être connecté à Internet afin d’obtenir le droit de jouer. Comme si cela n’était pas suffisant, la PlayStation 4 se vendra 399 $US, soit 100 $ de moins que sa principale rivale. Audacieux.

Nintendo repousse la sortie de plusieurs jeux

La plus courte des trois présentations n’a pas suscité de vives réactions de la part des médias spécialisés. Après avoir présenté Super Mario 3D World et Mario Kart 8, Nintendo a annoncé qu’elle repoussait le lancement de Wii Party U, de Wii Fit U et d’Art Academy.

A suivi une bande-annonce présentant des jeux développés par des éditeurs tiers (Assassin’s Creed IV : Black Flag, Batman : Arkham Origins et Deus Ex : Human Revolution), puis la présentation d’une reprise de The Legend of Zelda : Wind Waker pour la Wii U et un nouveau Donkey Kong Country. Nintendo a ensuite cédé la place à Platinum Games afin de présenter Bayonetta 2, un titre exclusif à la Wii U malgré le fait que le premier de la série n’était offert que sur PlayStation 3 et Xbox 360.

Le tout s’est terminé par la bande-annonce du prochain Super Smash Bros et le dévoilement d’un nouveau combattant : Mega Man.

Conclusion

Sony sort grand gagnant de cette lutte de conférences. Le simple fait que la PlayStation 4 n’impose aucune restriction quant à l’utilisation de ses jeux est déjà un atout majeur contre Microsoft. Lorsque l’on ajoute l’argument monétaire, la PlayStation 4 coûte à peine 50 $ de plus que l’édition de luxe de la Wii U et un bon 100 $ de moins que la console américaine. Tout porte à croire que Microsoft réagira bientôt sur l’un et l’autre de ces points.

Laurent LaSalleXbox One : le lot de mauvaises nouvelles

par

 publié le 7 juin 2013 à 11 h 42

Il y a deux semaines, la compagnie Microsoft dévoilait enfin ce sur quoi elle travaille depuis un bon moment déjà : sa prochaine console, la Xbox One. L’objectif affiché est de monopoliser le salon. Cette console contrôle votre récepteur numérique à l’aide de commandes vocales par le biais de la Kinect, en plus d’offrir une expérience télé enrichie. Intéressant. Mais qu’en sera-t-il de ses jeux?

Plus de 77 millions de Xbox 360 ont été vendues dans le monde entier. Se partageant le marché avec Nintendo et Sony, Microsoft, on peut le dire, avait le vent dans les voiles. Du moins, jusqu’à ce que des questions concernant la gestion des jeux de la Xbox One surgissent. Depuis un bon moment déjà, les éditeurs de jeux vidéo ont amorcé une campagne contre la revente de jeux usagés, un marché qui fait perdre selon eux des milliards à l’industrie. Sur ce sujet, Microsoft semble partager la même opinion et a choisi d’aller au front avec un lot de mauvaises nouvelles pour les joueurs, quelques jours avant le plus important événement de l’année, l’Electronic Entertainment Expo (E3).

La pilule sera peut-être plus facile à digérer ainsi…

La Xbox One devra être connectée à Internet au moins une fois par jour

Vos jeux devront être validés par Microsoft toutes les 24 heures avant de pouvoir fonctionner. Une connexion Internet sera donc obligatoire afin que vous puissiez profiter de ceux-ci. Vous vous trouvez en région, dans un endroit où l’accès à Internet est aléatoire ou impossible? Dommage pour vous.

Heureusement, Microsoft assure qu’il sera toujours possible d’utiliser votre nouvelle console pour regarder la télévision et lire des DVD et des Blu-ray. C’est gentil.

Vous pourrez revendre un jeu seulement si l’éditeur vous en accorde le droit

La possibilité d’échanger ses jeux chez un marchand spécialisé afin d’obtenir de nouveaux titres pour une fraction de leur prix est primordiale pour beaucoup de joueurs au portefeuille peu garni. Si l’éditeur a, avec la Xbox One, la possibilité de bloquer l’utilisation d’un jeu sur plusieurs consoles, cette façon de procéder sera mise en péril.

Qu’en sera-t-il des clubs de location de jeux? Sera-t-il toujours possible de louer ou d’emprunter un jeu à la bibliothèque de votre quartier? Tout porte à croire que non.

Selon les éditeurs, un tel contrôle leur permettra enfin de percevoir les revenus auxquels ils ont droit. Seulement, si l’argent ne pousse pas dans les arbres des éditeurs, il ne pousse pas non plus dans la cour arrière des joueurs de jeux vidéo.

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?

Vous pourrez jouer à vos jeux Xbox One sur la console d’un ami, pourvu que vous soyez connecté à votre compte Xbox Live. Si vous désirez donner l’un de vos jeux, le destinataire devra avoir été inscrit sur votre liste d’amis Xbox One depuis au moins 30 jours, et un jeu ne peux être transféré de la sorte qu’une seule fois, et seulement avec la permission de l’éditeur.

Un nouveau concept fait son apparition dans le jargon Xbox One : la famille. Vous pourrez partager vos jeux avec un maximum de 10 membres de votre famille. Une fois connectés à leur compte Xbox Live, ceux-ci auront accès à votre collection de jeux, et ce, peu importe quelle console ils utilisent.

Mais qu’est-ce qu’une famille aux yeux de Microsoft? Est-ce un groupe de personnes partageant le même nom, la même adresse ou la même carte de crédit? Sur ces questions, la compagnie reste muette.

À noter que Sony est également restée vague quant à la façon dont elle prévoyait gérer les jeux de la PlayStation 4. Avec un peu de chance, nous en apprendrons davantage lors des conférences de Microsoft et de Sony la semaine prochaine.

Laurent LaSalleSony dévoile la PlayStation 4

par

 publié le 21 février 2013 à 16 h 17

C’était un secret de polichinelle. Sony avait convié les médias à un événement mystère lié à la marque PlayStation qui se déroulait hier dans la ville de New York. Tous les spécialistes soupçonnaient que cette date avait été choisie pour dévoiler les détails concernant la prochaine console de salon du géant nippon de l’électronique. Et ils avaient raison.

Près de huit ans après avoir dévoilé la PlayStation 3 (soit le 16 mai 2005 à l’occasion de sa conférence à l’Electronic Entertainment Expo), Sony a présenté sa nouvelle stratégie pour conquérir le cœur de tous les joueurs : la PlayStation 4. Au menu? Beaucoup de changements. Mais aussi beaucoup de mystère.

Caractéristiques techniques

Mark Cerny, architecte en chef de la PlayStation 4, était responsable de révéler les entrailles de la nouvelle console. Fait étonnant, Sony dit adieu à la technologie propriétaire de ses consoles antérieures pour miser sur une technologie ouverte. Les composantes de la PlayStation 4 seront en tout point identiques à celles d’un PC. Cela signifie non seulement une diminution de coûts de production (puisqu’une bonne portion des pièces existe déjà sur le marché), mais c’est aussi une façon de permettre aux développeurs de maîtriser plus rapidement la plateforme puisque l’architecture leur est familière.

La PlayStation 4 sera donc propulsée par un processeur central Jaguar à 8 cœurs et un processeur graphique Radeon pouvant générer 1,84 téraflops, tous deux conçus par AMD. En terme de mémoire, la console sera munie de 8 Go de mémoire vive de type GDDR5 et d’un disque dur « de grande capacité » en guise de mémoire interne.

Avec autant de similarités entre la PlayStation 4 et le PC, on peut envisager qu’il sera simple pour les développeurs de recompiler un jeu PC afin d’en faire une version PS4.

Bien qu’il n’ait pas été question de lecteur optique lors de la conférence, Sony a révélé a posteriori que tout comme sa prédécesseure, la PlayStation 4 sera équipée d’un lecteur Blu-ray.

Nouvelle manette

Évidemment, qui dit nouvelle console, dit nouvelle manette. La DualShock 4 est une véritable évolution par rapport à ses ancêtres. La première chose que l’on remarque en voyant celle-ci est son pavé tactile en surface, hérité de la PlayStation Vita. La forme et les boutons ont été arrondis pour rendre la manette plus confortable. Les classiques boutons Start et Select sont remplacés par un seul bouton, Option. Sony a également ajouté un bouton dont le nom peut paraître étrange à première vue : Share. Je vous explique un peu plus bas à quoi celui-ci servira.

La DualShock 4 est combinée à un périphérique, ce qui n’est pas sans rappeler la Kinect de Microsoft. Ce périphérique sans nom est muni d’une caméra stéréoscopique qui permet de détecter les mouvements de la manette, en plus d’être compatible avec la PlayStation Move.

Finalement, l’élégante manette est équipée d’une entrée pour casque d’écoute, de quatre microphones et d’un haut-parleur intégré.

Expérience de jeu

Sony caractérise l’expérience de la PlayStation 4 avec cinq qualificatifs : simple, immédiate, sociale, intégrée et personnalisée.

Qu’est-ce que Sony entend par expérience immédiate? Lorsque vous effectuerez l’achat d’un jeu sur la PlayStation Network, vous pourrez y jouer dès le début de son téléchargement. Rien à installer. Aucune attente. Les jeux seront compilés de sorte que les éléments essentiels à son fonctionnement seront les premiers à être transmis.

Killzone : Shadow Fall

J’admets que j’étais plutôt sceptique quand j’ai lu les rumeurs qui prétendaient que Sony allait miser beaucoup sur l’aspect social de sa machine. Pourtant, ces rumeurs étaient fondées, et la proposition est très intéressante. Il sera possible de diffuser votre expérience de jeu à vos contacts et amis en appuyant sur le fameux bouton Share de la DualShock 4. Grâce à un partenariat avec Ustream, vos amis pourront non seulement vous regarder jouer, mais aussi vous assister au besoin. Vous n’arrivez pas à terminer un tableau ou combattre un gardien difficile? Donnez le contrôle à l’un des spectateurs. On offre même aux développeurs la possibilité d’attribuer un rôle de directeur à l’un de vos amis pour qu’il puisse vous assister différemment, en vous offrant plus de munitions lorsque vous êtes vulnérable par exemple.

Somme toute, Sony mise beaucoup sur une expérience utilisateur conviviale. Un jeu en vente sur le PlayStation Network vous intrigue? Essayez-le gratuitement. La présentation ne s’est pas attardée aux modalités d’utilisation de ce nouveau service. Dur à dire si Sony limitera le nombre de jeux qu’un utilisateur peut essayer dans la semaine ou la journée.

Les propriétaires de PlayStation Vita seront heureux d’apprendre que Sony vise à ce que tous les jeux PS4 puissent être utilisés sur la console portable. Non sans rappeler certains titres sur Wii U, la PlayStation 4 pourra communiquer avec la PlayStation Vita afin qu’il soit possible de voir et de contrôler le jeu sans avoir à monopoliser le téléviseur familial.

Dernière chose : le graphisme est de loin supérieur à ce que l’on connaît de la génération de consoles actuelle. Quelle surprise!

La console? Quelle console?

À l’instar de Nintendo lors du dévoilement de la Wii U, Sony s’est faite encore plus discrète sur l’apparence physique de la PlayStation 4. Rien n’a été montré en ce sens. De plus, on ignore toujours s’il existera plusieurs modèles, et le prix de chacun d’entre eux. Sans compter que Sony a été vague sur la rétrocompatibilité (rappelons que l’architecture de la PlayStation 3 n’a rien à voir avec celle propulsée par les processeurs x86). Tout ce que nous savons, c’est que son lancement est prévu avant la période des Fêtes de cette année.