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Maxime JohnsonEssai du Sony Xperia T3 : correct, sans se démarquer

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 publié le 16 septembre 2014 à 14 h 39

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Sony a lancé récemment au Canada son téléphone intelligent Xperia T3, un appareil plus grand que la moyenne offert toutefois à un prix de milieu de gamme. Si l’appareil offre des performances et des caractéristiques correctes, force est toutefois de reconnaître qu’il se démarque quand même peu dans un marché saturé.

Design et écran
La principale force du Sony Xperia T3 est peut-être son design, franchement réussi pour un appareil de milieu de gamme. À 7 mm, il est mince et agréable à utiliser, et sa finition lui donne l’air d’être plus cher qu’il ne l’est en réalité, à 399 $ sans entente.

Seule ombre au tableau : l’appareil est un peu grand, à cause d’un cadre plutôt large autour de l’écran tactile du téléphone.

Son écran est aussi grand, à 5,3 pouces, avec une résolution assez limitée de 720p. C’est peu comparé aux téléphones haut de gamme du moment (et même comparé à d’autres appareils de milieu de gamme), mais celui-ci obtient quand même la note de passage, et l’écran ne posera aucun problème pour la majorité des utilisateurs.

Caractéristiques et performances
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Du côté des caractéristiques, le Xperia T3 offre encore une fois ce à quoi l’on s’attend. Son processeur Snapdragon 400 – le plus populaire parmi les téléphones de milieu de gamme – est correct, et sa capacité limitée de 8 Go peut au moins être jumelée avec une carte microSD.

On aurait probablement apprécié un peu plus de mémoire vive que le 1 Go offert, mais Android 4.4 KitKat est néanmoins fluide avec le Xperia T3, et vous pourrez faire fonctionner même les applications lourdes sans problème (quoique les gros joueurs devraient privilégier un appareil plus puissant).

L’appareil offre finalement une bonne connectivité, avec une compatibilité avec les réseaux LTE à 150 Mbit/s et une puce NFC.

Son autonomie est pour sa part tout à fait convenable, avec une consommation minimale en veille et une pile suffisante pour durer plus d’une journée.

Appareil photo
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Le Sony Xperia T3 offre un appareil photo frontal de 1,1 mégapixel et un appareil photo arrière de 8 mégapixels.

Ici, mieux vaut avoir des attentes modestes. Les photos du Xperia T3 manquent de netteté, l’appareil gère mal les environnements trop sombres ou trop lumineux, et les couleurs sont plutôt fades.

Honnêtement, je ne m’attendais pas vraiment à mieux, mais il s’agit là d’un défaut qui pourrait en rebuter certains.

Logiciel
Le Sony Xperia T3 offre la toute dernière version d’Android, Android 4.4 KitKat. Le système d’exploitation mobile de Google est toutefois masqué par une interface personnalisée de Sony, probablement la moins intéressante en ce moment parmi celles offertes par les principaux fabricants de téléphones Android.

On s’y habitue toutefois rapidement, et l’interface ne nuit pas trop aux performances de l’appareil.

Ses avantages par rapport à la version courante d’Android sont toutefois pratiquement inexistants.

Un gros téléphone à petit prix
Le Sony Xperia T3 n’offre aucune caractéristique qui le distingue à elle seule des autres téléphones sur le marché, et il est possible d’obtenir des appareils supérieurs pour un prix inférieur, tout particulièrement le Nexus 5, vendu 350 $ par Google. Le nouveau Moto G de Motorola devrait pour sa part offrir des caractéristiques similaires (sans le grand écran) pour une fraction du prix.

Pour ceux qui recherchent spécifiquement un grand téléphone, le Sony Xperia T3 offre toutefois des caractéristiques convenables, au prix honnête de 399 $ sans entente. Celui-ci peut aussi être acheté pour 49 $ avec une entente de deux ans, et vous aurez alors accès à des forfaits plus abordables qu’à l’achat d’un téléphone phare, comme le Samsung Galaxy S5 ou l’iPhone 6.

Le Sony Xperia T3 est offert par Bell et Virgin Mobile.

Maxime JohnsonPrésentation de la microconsole PlayStation TV

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 publié le 16 juin 2014 à 11 h 37

PlayStation TV

Sony a annoncé la semaine dernière, au salon du jeu vidéo E3, l’arrivée au Canada de sa microconsole PlayStation TV. La nouvelle n’a pas fait grand bruit, mais l’appareil a beaucoup de potentiel, même si quelques questions importantes demeurent en suspens et que son public cible demande encore à être précisé.

Qu’est-ce que c’est?
La PlayStation TV est un petit adaptateur pour la télé lancé sous le nom de Vita TV au Japon. Le boîtier de Sony est en fait une microconsole que l’on peut relier à un téléviseur pour jouer à des jeux vidéo, à mi-chemin entre la OUYA et l’Apple TV.

Techniquement, l’appareil n’est pas des plus puissants, avec un processeur ARM à quatre coeurs, 1 Go de mémoire vive et une capacité interne de 1 Go. Ce devrait toutefois être suffisant pour ses besoins quand même limités.

Se démarquer par les jeux vidéo
La PlayStation TV permet de jouer à différents types de jeux vidéo, en utilisant un contrôleur pour PlayStation 3, PlayStation 4 ou une console PS Vita.

L’appareil dispose d’une fente pour lire les jeux mobiles PS Vita, mais il est aussi possible d’y télécharger certains jeux plus anciens localement, comme des jeux PSN et PlayStation One. À noter que la capacité interne limitée forcera toutefois l’utilisateur à s’équiper d’une carte média s’il veut y installer quelques jeux à la fois.

La fonction la plus intéressante de l’appareil est toutefois sa compatibilité avec le futur service PlayStation Now de Sony, qui permettra de jouer à des jeux PS3 installés sur des serveurs reliés à Internet. Au lancement, une centaine de titres devraient être compatibles avec le service. Il n’est toutefois pas encore clair si les jeux offerts pourront être loués à la pièce, ou si des forfaits mensuels permettront de jouer autant qu’on le souhaite.

Pour ceux qui possèdent déjà une console PlayStation 4 et qui aimeraient jouer sur un autre téléviseur à la maison, la PlayStation TV permettra finalement de jouer aux jeux installés sur sa console principale, à condition que celle-ci soit branchée sur le même réseau local.

Au E3, j’ai notamment essayé le jeu Diablo 3 de cette façon, et l’expérience était tout à fait convenable.

Et le contenu vidéo?
Malheureusement, une question demeure en suspens : quels services vidéo seront compatibles avec la PlayStation TV?

On peut présumer que les films et la musique de Video et Music Unlimited de Sony seront présents sur la console, mais la compatibilité avec le service Netflix et avec la diffusion de films enregistrés sur un ordinateur localement n’a pas encore été confirmée.

Considérant l’importance de ces deux derniers éléments dans un appareil du genre, leur absence pourrait être fatale à la microconsole.

Un marché chargé
L’offre des adaptateurs télé commence à être abondante sur le marché, avec notamment les appareils de Roku, l’Apple TV et le Chromecast de Google.

Si le contenu vidéo offert par la PlayStation TV s’avère convenable, l’appareil de Sony pourrait bien être l’un des plus intéressants offerts présentement, mais son public cible semble limité.

Oui, la PlayStation TV devrait être l’adaptateur à privilégier pour relier une seconde télé à sa PS4, mais cet usage ne sera certainement pas le plus répandu. La microconsole pourrait aussi intéresser les joueurs de jeux vidéo, mais ces derniers possèdent probablement déjà une console leur permettant de jouer et de regarder du contenu vidéo sur un téléviseur.

Bref, la PlayStation TV est un appareil plein de potentiel, mais dont le succès n’est pas garanti pour autant.

La microconsole sera lancée à l’automne au Canada. Celle-ci sera vendue 99 $US aux États-Unis, mais son prix canadien n’a toujours pas été confirmé.

Maxime JohnsonMes coups de coeur au E3 2014

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 publié le 12 juin 2014 à 12 h 18

Le salon du jeu vidéo Electronic Entertainment Expo (E3) bat son plein cette semaine à Los Angeles. Présentation de cinq jeux vidéo à surveiller au cours des prochains mois et des prochaines années.

Tom Clancy’s Rainbow Six Siege
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Ubisoft Montréal a probablement livré l’une des présentations les plus réussies au E3 2014. Son Rainbow Six Siege a littéralement époustouflé les journalistes présents à la conférence de presse de la compagnie, notamment à cause de l’ingéniosité de son mode multijoueur.

Rainbow Six Siege offre un jeu asymétrique, où une équipe devait dans la démonstration défendre ses positions dans une maison (en barricadant des fenêtres pour se protéger des tireurs d’élite qui pourraient être postés à l’extérieur, en installant des barbelés, etc.), et l’autre équipe devait la déloger, en plus de sauver un otage.

Les façons d’aborder les conflits s’annoncent variées (installer des bombes pour faire un trou dans un mur ou un plafond, arriver par le toit, par le garage, etc.), et le fait que les matchs sont composés de plusieurs petites parties devrait permettre à une équipe d’étudier ses adversaires et de s’adapter à leur style de jeu.

Pour l’instant, Rainbow Six Siege semble vraiment offrir un amalgame intéressant des modes compétitifs et coopératifs. Espérons maintenant que les vraies parties – avec des joueurs qui ne sont pas toujours aussi minutieux que dans une présentation et qui n’utilisent pas forcément leur microphone – seront aussi réussies que ce qui a été présenté au E3 cette année.

Rainbow Six Siege devrait être lancé l’année prochaine, pour PC et les consoles de nouvelle génération.

1886 : The Order
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Lorsque j’étais adolescent, mon ami Xavier s’était fâché contre un jeu Mac auquel on jouait régulièrement. « Pourquoi est-ce que le jeu est si laid comparé aux animations? Ce serait bien si on pouvait jouer exactement comme le jeu est présenté dans l’intro et sur les photos derrière la boîte », avait-il lancé. Une vingtaine d’années plus tard, son souhait semble s’être réalisé avec 1886 : The Order.

Cette exclusivité PlayStation 4 qui devrait arriver sur les tablettes en février prochain nous permet d’incarner les membres d’un ordre voué à protéger le monde de monstres dans une sorte d’univers « steampunk » parallèle.

Si l’histoire et les mécaniques de jeu semblent correctes, sans plus, 1886 : The Order est toutefois une petite merveille visuelle. Les animations et les séquences de jeu se confondent complètement, et rarement un jeu aura été aussi époustouflant.

1886 : The Order est l’un des jeux qui jouit d’une excellente réputation au E3 2014.

Mario Maker
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Nintendo a présenté cette année un jeu qui pourrait faire parler beaucoup de lui en 2015, Mario Maker.

Ce jeu Wii U permettra de créer ses propres niveaux du populaire jeu de plateformes. Ceux-ci s’afficheront avec l’esthétique de Super Mario Bros (NES) ou de New Super Mario Bros U (Wii U).

Le mécanisme pour créer des jeux est on ne peut plus simple. Avec le stylet, on indique où l’on souhaite installer un tuyau, une plante piranha, une tortue, des briques, des sous, et le tour est joué.

Certains outils permettent aussi de peaufiner son travail, en jouant tout d’abord à son niveau et en analysant ensuite par où exactement Mario est passé, ce qui permet, par exemple, d’ajuster la hauteur des plateformes, la distance entre deux tuyaux, etc.

Mario Maker devrait intéresser les amateurs de jeux créatifs comme Minecraft, mais aussi ceux qui aiment les jeux de plateformes en général, et Mario Bros en particulier.

Et les autres
Quelques autres jeux m’ont séduit au E3 2014.

Toujours dans l’univers Nintendo, Splatoon est, par exemple, un jeu de tir complètement disjoncté, où les joueurs doivent s’attaquer et peindre une arène avec des balles de peintures. Le jeu est vivant, rapide, non violent et devrait plaire autant aux enfants qu’aux adultes.

Far Cry 4 est un autre titre qui a fait bonne impression à l’E3. Le jeu d’Ubisoft Montréal mêle habilement les modes solos et multijoueurs, et le nouveau vilain semble être à la hauteur des autres personnages forts que la série a pondus au cours des dernières années.

J’ai finalement bien aimé Evolve, un jeu de chasse où quatre joueurs en affrontent un cinquième, qui contrôle un monstre géant. Le jeu asymétrique, avec deux modes complètement différents selon notre rôle, la créature ou les héros, est réussi, mais manquait toutefois de balance à ce moment. Heureusement, les créateurs du jeu, à qui l’on doit aussi Left 4 Dead, ont encore pas mal de temps pour peaufiner leur création.

Maxime JohnsonMise à l’essai du Sony Xperia Z2

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 publié le 12 mai 2014 à 17 h 05

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Sony a lancé la semaine dernière son nouveau téléphone phare, le Xperia Z2. Tout comme son prédécesseur, l’appareil offre notamment un boîtier imperméable, ainsi que toutes les caractéristiques haut de gamme que l’on pourrait espérer d’un appareil du genre. Malheureusement, son format géant risque d’en rebuter plus d’un.

Design
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Sony n’a que très peu modifié le design de son téléphone phare cette année. Le Xperia Z2 est en effet pratiquement identique au Xperia Z1, avec sa forme particulièrement carrée.

Si la constance est louable, force est de constater que Sony aurait pu profiter de l’occasion pour revoir le format de l’appareil, puisque ce qui était la principale faiblesse du Z1 – sa taille – demeure la principale faiblesse du Z2.

Ce n’est pas seulement le grand écran de 5,2 pouces qui est imposant. Après tout, d’autres téléphones Android offrent une taille similaire. Malheureusement, l’appareil de Sony offre aussi un cadre plus grand que la moyenne et un boîtier plutôt épais.

Celui-ci n’est tout simplement pas agréable à tenir dans les mains.

On aime toutefois la qualité de la finition et l’imperméabilité du téléphone, qui devrait particulièrement être utile pour les plus maladroits ou pour ceux qui traînent leur appareil à la plage.

Caractéristiques et performances
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Si la taille du téléphone intelligent de Sony laisse à désirer, la qualité de ses différentes composantes compense amplement ce défaut.

L’appareil offre notamment un superbe écran, un bon processeur Snapdragon 801, 3 Go de mémoire vive et un capteur photo de 20 mégapixels. D’autres caractéristiques sont pour leur part moins exceptionnelles, mais quand même convenables, comme sa capacité interne de 16 Go (avec uniquement 12 Go d’accessibles, par contre, mais il est aussi possible d’en augmenter la capacité avec une carte microSD).

Le Sony Xperia Z2 est un appareil rapide, qui devrait être compatible même avec les jeux et les applications les plus puissants pour quelques années encore.

Côté autonomie, celle-ci est correcte, et vous pourrez passer une journée complète sans traîner votre chargeur. Au pire, le mode STAMINA devrait vous permettre d’augmenter un peu l’autonomie de l’appareil, même si celui-ci est un peu moins efficace que les modes similaires proposés par Samsung pour le Galaxy S5 et par HTC pour le HTC One (M8).

Appareil photo
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Sans être particulièrement révolutionnaire, l’appareil photo du Sony Xperia Z2 est sans aucun doute l’un des plus intéressants sur le marché.

Son capteur de 20 mégapixels est notamment excellent, et celui-ci intègre une stabilisation optique assez impressionnante, qui permet de filmer des vidéos stables et, en théorie, des images claires à la noirceur.

J’ai pris plusieurs clichés superbes avec le téléphone de Sony. L’appareil permet un certain flou artistique (même minime), et les images bien éclairées sont saisissantes.

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À la noirceur, certaines images s’en tirent bien (comme ici, où un menu manuscrit peu éclairé est facile à lire), mais un traitement logiciel en bousille parfois complètement d’autres. Dommage. Quand même, il n’y a pas beaucoup d’appareils qui auraient réussi la photo du menu ci-haut.

Le logiciel de l’appareil photo de Sony est pour sa part un véritable pêle-mêle, mais on aime notamment la possibilité de faire des vidéos 4K et la qualité des panoramas.

Notons que j’ai aussi apprécié la présence d’un déclencheur dédié sur le boîtier du téléphone, qui permet à la fois d’ajuster la mise au point comme sur un appareil traditionnel en appuyant dessus légèrement et de prendre des photos sous l’eau.

Logiciel
Le Sony Xperia Z2 est équipé d’Android 4.4 KitKat avec une interface personnalisée de Sony.

Cette interface, combinée aux nombreuses applications inutiles de la compagnie qui prennent de la place sur notre appareil, est probablement l’autre grande faiblesse du téléphone, après sa taille.

Comme c’est souvent le cas avec ce genre de choses, on s’y habitue, mais il est clair que le téléphone serait une plus grande réussite avec une interface plus légère.

Prix et disponibilité
Le Sony Xperia Z2 est offert dès maintenant exclusivement par Bell Canada pour 179,95 $ avec une entente de deux ans.

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Est-ce que la réalité virtuelle sera la prochaine sensation dans le monde des jeux vidéo? L’industrie semble y croire en tout cas. Sony a d’ailleurs présenté hier à la Game Developers Conference (GDC) son projet Morpheus, un casque compatible avec la console PlayStation 4, qui permet de s’entourer complètement d’un univers virtuel. Même s’il y a encore beaucoup de place à l’amélioration, mon premier essai est plutôt convaincant.

La réalité virtuelle ne date pas d’hier. Déjà dans les années 90, la technologie semblait vouloir décoller, avant de s’avérer un échec monumental. Pourquoi? En partie parce que la technologie n’était tout simplement pas prête et que la lenteur des ordinateurs de l’époque provoquait des nausées et des maux de tête chez les utilisateurs.

De nombreux problèmes techniques liés à la réalité virtuelle semblent aujourd’hui avoir été résolus, même si le mal des transports demeure un risque bien présent.

« Il est primordial de garder une latence basse et un taux de rafraîchissement élevé dans les jeux », a d’ailleurs martelé Anton Mikhailov, ingénieur logiciel principal pour Sony, alors qu’il s’adressait à quelques centaines de développeurs de jeux vidéo à la GDC.

Bref, même si la PlayStation 4 – le cerveau du casque Morpheus – a de la puissance à revendre, développer des jeux vidéo qui ne provoquent pas de maux de cœur demeure un défi important.

Projet Morpheus : qu’est-ce que c’est?
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Morpheus est un casque équipé d’un écran d’une résolution de 1080p qu’on place juste devant ses yeux. Avec la caméra PlayStation Eye qui capte les mouvements du casque, il est possible d’observer un environnement virtuel simplement en déplaçant la tête, comme on le ferait normalement. Le casque offre également un son 3D précis qui ajoute au réalisme de la technologie.

Pour se déplacer et contrôler son personnage dans ces univers virtuels, il suffit d’utiliser la manette habituelle de la PlayStation 4, ou encore les manettes PS Move, qui permettent alors de déplacer ses bras de façon plus réaliste. Notons que la caméra capte aussi légèrement les mouvements du corps, mais on est alors très loin de la précision offerte par la caméra Kinect de la Xbox One, par exemple.

L’écran de Morpheus offre un champ de vision de 90 degrés, soit passablement moins que les 180 degrés perçus par les yeux humains, mais on oublie rapidement cette limitation. Il est d’ailleurs facile de se laisser emporter par les jeux.

Dans le sillon de l’Oculus Rift
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Le Projet Morpheus de Sony rappelle bien sûr l’Oculus Rift, un dispositif de réalité virtuelle semblable à celui de Sony développé par la jeune entreprise en démarrage Oculus VR.

Le président des studios mondiaux de Sony Shuhei Yoshida a d’ailleurs mentionné Oculus VR pendant sa présentation à la GDC, en félicitant la compagnie pour son travail et en mentionnant tout le respect que Sony a pour l’entreprise.

Les fleurs n’ont pas duré bien longtemps toutefois, puisque Sony s’est ensuite appliqué à expliquer pourquoi elle était la compagnie idéale pour produire un produit du genre, en rappelant, par exemple, son expertise dans les systèmes optiques, dans l’audio et en rappelant la richesse de la communauté PlayStation 4.

Oculus VR ne devrait pas être le seul concurrent de Sony par contre, et selon toute vraisemblance, la réalité virtuelle pourrait plutôt être un marché dominé par trois joueurs, puisque les rumeurs veulent que Microsoft travaille également sur un casque du genre.

Mon essai du casque Morpheus
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À la GDC, j’ai eu l’occasion d’essayer deux jeux en démonstration avec le Projet Morpheus. Le premier, The Deep, nous transporte dans une cage au fond des mers afin de nous protéger (plus ou moins efficacement) des requins.

Le second, Castle, est plutôt une démonstration technique, qui permet par exemple de se battre avec ses poings, avec une épée ou avec une arbalète, le tout grâce aux manettes PS Move.

Les deux jeux étaient simples, mais quand même impressionnants. Il faut par contre accepter quelques défauts, comme son bras qui peut disparaître lorsqu’on se retourne un peu trop, par exemple.

La résolution pourrait aussi être supérieure. Les textures ne sont pas très claires, et l’action qui se déroule au loin peut être difficile à cerner. Bref, pour l’instant, les jeux plus réalistes ne seront probablement pas les plus réussis, et un univers de dessin animé, par exemple, pourrait être plus efficace.

Je n’ai joué que quelques minutes aux deux jeux, mais je n’ai ressenti aucun inconfort, ce qui est certainement un bon signe. Dans les deux cas, le personnage incarné demeure immobile, alors il sera intéressant de voir comment les joueurs se porteront dans des jeux de plus grande envergure.

Notons que les caractéristiques du prototype présenté à la GDC ne sont pas finales, et que le produit qui sera vendu au grand public pourrait présenter des caractéristiques et un design complètement différents. D’ailleurs, le Projet Morpheus n’a toujours pas de date de lancement, et il faudra probablement attendre 2015 pour pouvoir mettre la main sur l’appareil.

À la Game Developers Conference, l’intérêt des développeurs présents pour la réalité virtuelle est palpable, et les jeux seront certainement au rendez-vous lorsque celle-ci atteindra le grand public l’année prochaine. Espérons maintenant que la technologie elle-même pourra répondre aux attentes. Les premiers essais indiquent que oui, mais il y a encore beaucoup de travail à accomplir.