Billets classés sous ‘smartphone’

Gina DesjardinsLa relance de Microsoft (partie 1)

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 publié le 10 mai 2011 à 15 h 50

Ça va moins bien du côté de Microsoft depuis quelque temps. Mais tomber permet parfois de mieux se relever. Ça donne un nouvel élan. On sent en ce moment que Microsoft se retrousse les manches. D’ici quelques années, la compagnie pourrait bien reprendre son trône.

Fin avril, on apprenait que pour la première fois en 20 ans, les profits d’Apple dépassaient les siens. Microsoft a beau équiper environ 90 % des ordinateurs sur le marché, son retard à se lancer dans le marché des téléphones intelligents et des tablettes lui a fait mal. Les ventes de PC ont baissé au profit des autres appareils disponibles, dont les tablettes, un marché dominé par Apple suivi par Google (Android).

De plus, selon le dernier rapport BrandZ sur la valeur des marques, basé sur les résultats financiers combinés à une étude auprès de 2 millions de personnes dans le monde, Apple est la compagnie la plus valorisée (détrônant Google qui détenait cette position depuis quatre ans). La popularité de ses appareils mobiles (iPhone et iPad) en serait responsable. Notons l’importance des compagnies technologiques dans ce classement!

Des associations stratégiques

Comme l’avenir semble être dans la mobilité, il n’est pas étonnant de voir Microsoft poser des actions pour s’assurer une présence sur le marché du mobile. Dernièrement, la compagnie a annoncé un accord avec Nokia (Windows Phone va devenir la plateforme principale) et BlackBerry (la prochaine version du système d’exploitation BlackBerry 7 va intégrer une version mobile de Bing).

Son partenariat avec Nokia est déterminant pour l’émergence des appareils avec la plateforme Windows Phone. Les premiers Nokia Windows Phone sont prévus pour le début de 2012. Selon les analystes, l’OS de Microsoft va se hisser en première ou en deuxième position des ventes d’ici quelques années.

Les prédictions de la firme Gartner d’ici 2015? La mort de Symbian (Nokia), le déclin de RIM (Research in Motion), une montée suivie d’une légère baisse pour l’iOS (Apple), et une croissance marquée pour les plateformes Android et Windows Phone. Gartner prévoit une augmentation de 4 % à 19 % de l’OS de Microsoft d’ici 2015. Il deviendrait ainsi plus populaire que l’iOS d’Apple, tout en demeurant derrière Android de Google.

La firme Pyramid Research prévoit pour sa part que Microsoft va dominer les ventes de téléphones intelligents de 2013 à 2015. Une bataille féroce avec Android se fera au détriment de RIM et d’Apple, mais la firme considère que l’association avec Nokia permettra à Microsoft de surpasser Google dans les ventes de téléphones intelligents.

On semble donc envisager d’un bon œil le futur de Microsoft dans le marché du mobile.

Jeudi, je continue sur l’avenir de Microsoft en revenant sur son achat de Skype et son attitude avec les pirates informatiques.

Gina DesjardinsRIM précipite la sortie de son BlackBerry PlayBook

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 publié le 19 avril 2011 à 17 h 02

La compagnie canadienne Research in Motion (RIM) est en partie responsable de la popularité des téléphones intelligents. Il y a quelques années, les gens d’affaires voulaient tous un BlackBerry. Plusieurs compagnies ont alors signé des ententes de plusieurs années pour leurs employés. Puis, Apple est arrivé avec son iPhone, plus mince, tactile et avec une boutique en ligne remplie d’applications. La clientèle des téléphones intelligents s’est étendue à bien plus large que le marché des affaires. Les fabricants qui visaient plutôt le développement du plus petit téléphone possible ont été obligés de changer de stratégie pour entrer dans la course. Mais RIM a pris beaucoup de temps à s’intéresser au tactile, en plus d’avoir une grande lacune en ce qui concerne les applications. La compagnie a perdu beaucoup de parts de marché dans les dernières années. Pour plusieurs analystes, le succès du PlayBook sera déterminant pour la survie de RIM. Est-ce que leur tablette tactile réussira à relancer la compagnie? Ce n’est pas gagné d’avance. La sortie de la tablette semble avoir été précipitée. Le BlackBerry PlayBook vient donc avec plusieurs lacunes et plusieurs promesses de mises à jour qui sauront tout régler… dans deux mois. Il vaut donc peut-être mieux attendre ces mises à jour avant de décider d’acheter ou non un PlayBook. À vous de voir…

Le BlackBerry PlayBook

Dimensions et poids

Le PlayBook a un écran de 7 pouces et une résolution de 1024 x 600. Il pèse 425 grammes. Même s’il est 14 % plus épais que l’iPad 2, il demeure plus petit et 33 % plus léger. Les dimensions de la tablette permettent plus facilement son utilisation pour la prise de photos et les enregistrements vidéo, et elle est encore plus facile à transporter. Ceux qui souhaitent une tablette davantage pour consommer du contenu multimédia ou pour remplacer leur ordinateur en voyage risquent de préférer une des tablettes de 10 pouces.

Système d’exploitation et applications

Le PlayBook roule sous un tout nouveau système d’exploitation : BlackBerry Table OS, fruit de leur achat de la compagnie QNX. On est reparti de zéro afin de créer une expérience optimisée pour une tablette. Ce nouvel OS va devenir la norme pour tous les produits de RIM. Malheureusement, les 27 000 applications existantes pour les téléphones BlackBerry ne sont pas compatibles. Au lancement, les utilisateurs auront le choix parmi 3000 applications. C’est loin de ce qu’on trouve chez les concurrents, mais certaines personnes ne désirent que certains essentiels. Toutefois, des applications de bases n’existent pas encore. Par exemple, le PlayBook n’a pas encore d’application de courriel (voir le point suivant pour plus de détails), n’a qu’une application pour la location de films et une pour la vidéo-conférence. Tout ça devrait être réglé dans deux mois, nous promet-on.

Il faut dire que depuis longtemps, les développeurs trouvent compliqué de créer des applications pour BlackBerry. Ça ne semble pas avoir changé pour le PlayBook. Plusieurs ont fait la remarque publiquement, recevant en retour une promesse de l’amélioration du processus. C’est pourtant un problème connu depuis longtemps…

Dans deux mois, un émulateur permettra le fonctionnement des applications pour téléphones Android et celles des téléphones BlackBerry. L’avantage est de permettre aux utilisateurs l’accès à une multitude d’applications. Mais on ne sait pas encore comment ça fonctionnera. Plusieurs croient que ça va nuire à la vitesse d’exécution, en plus d’être gourmand en énergie. Mais les développeurs risquent de perdre tout intérêt pour le PlayBook en se disant que les consommateurs qui désirent leurs applications pourront utiliser la version Android.

La dépendance du Playbook envers le BlackBerry

RIM mise beaucoup sur la connectivité entre la tablette et un BlackBerry. Un « pont » permet d’avoir accès à certaines applications du téléphone telles que le calendrier et le courriel. Lorsque l’on coupe la connexion, on perd toute information. On doit retourner au téléphone en cas de besoin. Ça offre plus de sécurité, mais ce n’est pas pratique pour tout le monde. Malheureusement, sans un BlackBerry, il est impossible d’avoir accès à ses courriels ou à son calendrier sans passer par le navigateur. RIM promet que des applications dédiées seront disponibles dans deux mois.

On peut partager la connexion 3G de son téléphone intelligent - pas uniquement le BlackBerry  - avec sa tablette Wi-Fi.

Multitâche et navigation Internet

Une des caractéristiques intéressantes du PlayBook est la possibilité de faire rouler plusieurs applications en même temps. RIM parle de la possibilité de faire fonctionner 10 applications en même temps. Évidemment, en abuser diminuera la capacité de la batterie, mais on peut donc écouter de la musique en écrivant un texte tout en faisant de la recherche sur Internet.

Ce qui est surtout intéressant pour les gens qui font des présentations est la capacité de se brancher à un téléviseur par la sortie micro-HDMI (et à l’achat du câble nécessaire). Le multitâche nous permet, par exemple, de montrer une présentation PowerPoint sur le téléviseur tout en ayant accès à ses notes sur la tablette.

Le PlayBook supporte la version mobile d’Adobe Flash (10.2). L’avantage est d’avoir un navigateur complet, sans tomber sur la version mobile des sites Internet. L’expérience ressemble de très près à ce qu’on connaît sur un ordinateur. Le désavantage est la lenteur de la navigation, causée, entre autres, par Flash. On peut au moins désactiver les fenêtres Internet publicitaires (pop-up). Les dimensions de l‘écran ne sont pas idéales pour bien profiter de cette expérience de navigation. Des zooms incessants dans la page sont nécessaires.

Un échec?

Adam Hartung du Forbes a écrit une chronique intéressante dimanche dernier à propos de la stratégie incompréhensible de RIM. Selon lui, la compagnie tente de protéger ses acquis et ses vieux produits au lieu de suivre la vague et de se moderniser afin d’aller chercher un nouveau marché. RIM verrait même d’un bon œil que de plus en plus d’employés possèdent deux téléphones : un BlackBerry fourni par la compagnie, et un iPhone ou Android pour leur besoin personnel. Pour les dirigeants de RIM, c’est la preuve qu’ils possèdent le téléphone des affaires et que les compagnies risquent de choisir la tablette conçue essentiellement pour une bonne communication entre les deux appareils. Mais pour Adam Hartung, c’est ce qui va les mener à leur perte. Les ententes de certaines compagnies avec RIM se terminent, et de plus en plus de compagnies permettent maintenant à leurs employés de choisir le téléphone intelligent de leur choix. Selon lui, Microsoft et Nokia ont plus de chance de s’en sortir que RIM.

Ce qui est certain, c’est que RIM aurait mieux fait de sortir sa tablette cet été au lieu de se lancer dans un paquet de promesses de mises à jour. Les nombreuses critiques négatives dans tous les médias (spécialisés ou non) n’aideront en rien la popularité du PlayBook. Pour les consommateurs, il vaut mieux attendre les améliorations annoncées et aller l’essayer en magasin avant de se lancer dans l’achat d’un PlayBook.

Je suis allée à RDI matin parler du lancement du PlayBook aujourd’hui. Si vous l’avez manqué, on peut écouter ici.

Pour toutes les caractéristiques de l’appareil: blackberry.com/playbook-tablet

Depuis quelques années, je remarque de plus en plus des changements dans notre façon de voyager (surtout en milieu urbain) causés par nos téléphones intelligents.

Je me souviens de mes premiers voyages, alors que j’apportais un gros sac à dos rempli d’activités pour l’avion. Au minimum, il contenait mon lecteur de disques compacts, un étui avec des dizaines de disques, un guide de voyage, mes documents de voyage, une console de jeux portative et un appareil photo avec une bonne réserve de films et de batteries pour le recharger. J’étais beaucoup trop chargée. Depuis mes derniers voyages, je réalise que tous ces objets sont remplacés par mon iPhone (c’est le téléphone que je possède, mais ça pourrait être un autre téléphone intelligent).

Ce dernier contient une grosse partie de ma bibliothèque musicale, des jeux, et les photos qu’il prend sont assez bonnes pour des souvenirs. Avant de partir, je télécharge des guides de voyage sur ma destination et des cartes qui ne nécessitent pas de naviguer sur Internet. Il est donc facile de se repérer. J’installe aussi des applications de traduction et des convertisseurs de monnaie. Je m’enregistre avant de partir de mon téléphone, et pour les vols où c’est possible, je fais une capture d’écran de ma carte d’embarquement au lieu de l’imprimer, et je montre mon téléphone à la sécurité. Je voyage maintenant avec beaucoup moins de poids sur mon dos.

Pour certains voyages, j’ajoute un ordinateur ultraportable pour travailler ou une tablette pour la lecture et les films, mais parfois, mon téléphone est le seul gadget qui m’accompagne.

Utiliser les réseaux

Depuis environ deux ans, j’utilise aussi de plus en plus les réseaux sociaux basés sur la géolocalisation en voyage. Lorsque je me retrouve dans une ville ou le WiFi est facile à trouver, je me fie souvent aux recommandations des utilisateurs pour découvrir des endroits. J’y ai fait d’excellentes découvertes que je n’aurais pas trouvées grâce à un guide traditionnel. J’ai parfois choisi ma commande selon les commentaires qui revenaient le plus souvent. Avec les photos et descriptions des assiettes des utilisateurs qui y ont déjà mangé, l’application Foodspotting m’aide à faire un choix parmi le menu, surtout lorsque je suis dans une ville où la cuisine locale m’est inconnue.

Sur Gowalla, on trouve parfois carrément des itinéraires à suivre, que ce soit pour la visite d’un quartier ou pour une marche sur un sujet précis. Tourisme Montréal y offre d’ailleurs cinq itinéraires depuis janvier dernier (Vieux-Montréal, Quartier des spectacles, Village, Centre-ville et Le Plateau-Mont-Royal).

« En suivant Tourisme Montréal sur Gowalla, les utilisateurs trouvent cinq « Circuits » – ou suggestions d’itinéraires – dans cinq secteurs différents de la ville, le tout agrémenté de faits historiques et de données amusantes sur les divers lieux qu’on croise en chemin. Si l’utilisateur visite trois endroits jalonnant un circuit donné, il obtient le timbre de Montréal », décrivait Tourisme Montréal dans le communiqué de presse lors du lancement en janvier dernier.

Avec les points d’accès WiFi plutôt fréquents dans plusieurs villes, il est assez facile pour les touristes de pouvoir accéder à Internet gratuitement dans les milieux urbains. Et encore, c’est assez surprenant les endroits où l’on peut trouver Internet sans fil… il y en a même sur certaines montagnes comme le Kilimandjaro.

Barrière des langues

À Tokyo particulièrement, j’ai beaucoup utilisé une application qui traduisait à l’écrit et aussi vocalement. Ça m’a beaucoup aidée à communiquer et à saisir comment prononcer certains mots. D’ailleurs, Word Lens, de Quest Visual, une nouvelle application iPhone sortie en décembre dernier, traduit automatiquement les mots imprimés provenant des pancartes, menus ou autres en utilisant la caméra vidéo de l’iPhone et la réalité augmentée. Pour le moment, ça ne fonctionne qu’entre l’espagnol et l’anglais, mais ils travaillent sur d’autres langues.

Lorsque je voyage seule, j’ai également l’impression d’avoir l’air moins touriste qu’en sortant une carte ou un guide. Évidemment, si je voyage dans un endroit où les vols sont fréquents, je fais attention, mais dans d’autres endroits, ça te fait rapidement passer pour un étranger qui y habite. Ça me rassure aussi de savoir qu’en cas de besoin, je peux me servir du GPS pour me retrouver.

Il ne faudrait pas croire que je ne parle pas aux gens pour autant. J’adore rencontrer des habitants de mes destinations de voyage. Ce point n’a pas changé depuis que je pars davantage avec mon téléphone. J’aime moins justement me retrouver dans les endroits trop touristiques et ces façons me permettent d’y arriver plus facilement.

J’ai fait de nombreux voyages avant la sortie des téléphones intelligents et j’ai toujours trouvé moyen de me débrouiller. Ce n’est pas essentiel. Mais j’avoue que j’apprécie ces petits extras, surtout la légèreté.

Laurent LaSalleAttendez-vous le Nexus S de Google?

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 publié le 15 décembre 2010 à 10 h 23

C’est demain que Google lancera son second téléphone intelligent, le Nexus S, sur le marché américain (aux États-Unis). C’est maintenant Samsung, fortement inspiré par son Galaxy S, qui tient le rôle du fabricant. Impossible de savoir pour le moment quand ni comment Google et Samsung comptent offrir l’appareil au Canada.

Si vous pensiez offrir un Nexus One en cadeau cette année à Noël, soyez avertis que ce téléphone sera peut-être dépassé d’ici quelques semaines. Analysons la situation en étudiant ses principales caractéristiques :

Système d’exploitation

Les maniaques d’Android, le système d’exploitation mobile de Google, auront peut-être du mal à résister à l’envie de traverser la frontière afin de se procurer un Nexus S, puisque celui-ci vient avec une version inédite, soit la version 2.3, surnommée Gingerbread. Au menu : une nouvelle interface, le support de diverses caractéristiques techniques (dont la communication en champ proche), de nouveaux effets audio, un gestionnaire de téléchargements pour fichiers lourds et le support de la vidéoconférence en mode natif (pour les appareils munis d’une caméra frontale).

La patience aura raison de tous, puisque Gingerbread devrait être offert pour la grande majorité (voire la totalité) des appareils Android au début de 2011.

Écran

Le Nexus S propose un écran recourbé de 4 pouces WVGA d’une résolution de 800 x 480 pixels. Il s’agit de la même résolution que son prédécesseur. Lorsqu’on compare celui-ci à l’écran Retina de l’iPhone, la densité de 235 pixels par pouce ne fait pas le poids contre celle des 326 pixels d’Apple. L’iPhone n’a d’ailleurs aucune concurrence sur ce plan pour l’instant.

Caméra

Évidemment, puisque je vous ai mentionné le support de la vidéoconférence par Gingerbread, il va de soi que le nouveau téléphone est muni d’une caméra frontale. Celle-ci est de 3 mégapixels, tandis que la caméra principale, combinée à un flash DEL, offre 5 mégapixels. Cette dernière est en tout point conforme à la caméra du Nexus One, excepté qu’elle permet l’enregistrement à 30 images par seconde (contre les 20 de son prédécesseur).

La question demeure : pensez-vous profiter de la fonction vidéoconférence dans la prochaine année?

Mémoire interne

Dites « Adieu » à l’extension mémoire, Google adopte la philosophie Apple en proposant 16 Go de stockage en mémoire non amovible. Moins ridicule que le maigre 512 Mo sur le Nexus One, mais celui-là avait l’avantage de pouvoir être amplifié à 32 Go, par le biais d’une carte MicroSD.

Il est donc impossible d’augmenter la capacité mémoire du Nexus S.

Performance

Google prétend que le Nexus S est beaucoup plus performant que le Nexus One. Seulement, avec la même quantité de mémoire vive et un processeur aussi puissant (1 GHz, passant de Snapdragon à Hummingbird), cette déclaration est difficile à croire. Il est vrai que l’appareil est muni d’un processeur graphique indépendant, qui risque d’offrir une expérience multimédia plus agréable.

Conclusion

Le Nexus S se distingue par sa caméra frontale, sa capacité à traiter la communication en champ proche (ce qui vous permettra, dans un futur rapproché, de payer pour certains items en gisant votre téléphone près d’un émetteur NFC), son 16 Go de stockage et son processeur graphique.

Même si l’offre de Samsung est techniquement supérieure, le Nexus One de HTC demeure un excellent cadeau de Noël pour 2010. On ne décèle rien de transcendant dans les nouveautés énoncées par Google qui justifie d’attendre la sortie du nouvel appareil : la plupart des innovations sont en fait propre à la prochaine version d’Android, qui sera de toute façon déployée pour le Nexus One et les autres appareils Android dans les prochaines semaines.

Gina DesjardinsNe me dis pas où tu es, je le sais déjà

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 publié le 14 décembre 2010 à 12 h 17

L’an dernier, Apple avait refusé l’application Google Latitude, un service de géolocalisation. Les rares utilisateurs (ce n’est pas nouveau, mais ce n’est jamais devenu très populaire) devaient l’utiliser sur le web. On n’a jamais su exactement la raison, mais selon les rumeurs, Apple préparait une application similaire avec le rachat de Placebase.  Google Latitude a finalement été acceptée et est disponible depuis hier dans l’app store.

Se faire suivre à la trace

Ce que Google Latitude a de différents par rapport aux autres applications du genre? Si on choisit le mode automatique, la géolocalisation se fait en continu (tout en déchargeant la batterie). Donc, on peut voir où sont nos contacts en temps réel, en suivant leur déplacement.

Depuis sa sortie, j’ai déjà commencé à recevoir des demandes sur Google Latitude de gens que je ne connais pas vraiment. Désolée, mais je n’accepterai personne à part ma famille et des amis proches. Je n’ai vraiment pas envie qu’on sache où je suis en tout temps et certainement pas qu’on sache où j’habite. Et en fait, je n’ai pas l’intention d’utiliser Latitude en mode automatique. Je trouve ça beaucoup trop intrusif.

Choisir nos allées et venues publiques

Il m’arrive d’utiliser Foursquare ou Facebook Places, surtout lorsque je vais à des événements. J’aime Places car mes contacts Facebook peuvent commenter sur les allées et venues que j’ai décidé de partager. Je préfère Foursquare pour découvrir de nouveaux endroits avec les commentaires des gens que pour savoir où sont mes amis. En voyage, je m’en suis parfois servie pour découvrir des restaurants ou des cafés fréquentés par les gens de l’endroit. Mais c’est aussi pratique dans certains événements publics de regarder si on connaît des gens ou si nos amis sont arrivés. Cela dit, ce sont des applications qui exigent que nous indiquions notre présence dans un lieu.

Latitude peut possiblement être pratique dans le cas des aînés, surtout les gens atteint de la maladie Alzheimer, par exemple. Mais, personnellement, je n’ai pas envie qu’on sache où je suis en tout temps, même pas les gens que j’aime.

Je sais bien qu’on peut choisir la mise à jour manuel ou masquer sa position, mais je me questionne… Il n’y a pas des risques que les gens jaloux exigent que leur conjoint soit en mise à jour automatique? Ou que des patrons contrôlants y voient une opportunité pour vérifier les employés qui travaillent sur la route? Je ne suis pas certaine que j’aime le concept de Latitude…

Depuis sa sortie hier, plusieurs internautes ont rebaptisé  Latitude « Google Stalker » Qu’en pensez-vous? Allez-vous l’utiliser?

Je vous invite à lire mon billet Prudence avec les services de géolocalisation, si vous ne l’aviez pas déjà fait. Plusieurs de mes amis Facebook continuent d’indiquer sur leur service de géolocalisation lorsqu’ils sont à la maison. Arrêtez de donner votre adresse à tout le monde, surtout si certains de vos contacts ne sont pas des amis proches!

Si vous décidez d’utiliser Latitude, je conseille de faire attention en acceptant des contacts et de choisir le mode manuel. Vous sauverez de la batterie et vous pourrez garder votre jardin secret.