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galaxy-s5-fingerprint-scannerEst-ce que les compagnies de technologie web et de mobilité visent à éradiquer le mot de passe? C’est ce que prétend Russel Brandom, journaliste pour The Verge. Selon lui, ce n’est pas une coïncidence si les chefs de file y investissent temps et énergie. L’industrie du zero password mettrait de l’avant un enjeu qui sera rapidement incontournable dans les années à venir.

Le lecteur d’empreintes digitales comme seul moyen d’identification?

Par exemple, le nouvel appareil de Samsung, le Galaxy S5, est lui aussi équipé d’un lecteur d’empreintes digitales. La différence avec son rival, l’iPhone 5S, est qu’il permet également de se connecter à PayPal. Il ne s’agit donc plus simplement d’activer son téléphone : l’identification par empreintes autorisera aussi des transactions. Évidemment, quelques jours après le lancement, il a été démontré et illustré dans un article de BGR que le lecteur d’empreintes était très facile à pirater. Et le risque de faille, côté sécurité, est encore plus grand que pour l’iPhone 5S. L’appareil d’Apple exige, en plus de l’empreinte, un mot de passe, ce qui n’est pas le cas pour le Galaxy S5. Un porte-parole de PayPal a affirmé dans l’article de BGR que l’authentification par empreintes digitales reste néanmoins plus sûre que d’entrer seulement un mot de passe ou de payer par carte de crédit. Mais le doute est là, et dans le contexte actuel post-scandale NSA, qui voudrait prendre le risque?

L’iPhone plus sécuritaire, mais encore?

La réalité n’est pas plus rose du côté d’Apple.  Le Touch ID de l’iPhone 5S est, encore aujourd’hui, truffé de problèmes. Alors, pourquoi des compagnies aussi importantes qu’Apple et Samsung persistent-elles à courir ces risques? Il y a très certainement une volonté de changer nos habitudes de sécurité. Même les développeurs indépendants visent à éliminer le concept de mot de passe. C’était l’objectif de William Henderson, derrière son application Knock, qui permettait d’activer son portable en « cognant » sur son iPhone (rapporté sur Triplex en novembre dernier).

Mais au-delà des possibilités de la technologie, les utilisateurs sont-ils vraiment prêts à changer de paradigme quant à la sécurité pour le web et la mobilité? Dans ce domaine, les habitudes ont peut-être la vie dure, mais Heartbleed constitue un réveil brutal qui expose les failles de procédures connues. Le fait même d’archiver des données, comme les mots de passe, implique nécessairement qu’il est possible pour un individu de mettre la main sur ces données.

Comme le fait remarquer Russel Brandom, l’instauration d’un protocole zero-knowledge proof par identification de l’iris ou des empreintes digitales, où l’authentification ne nécessite pas de fournir de données supplémentaires, ne pourrait être que plus sécuritaire que les moyens utilisés jusqu’à maintenant.

Nadia SeraioccoApple à la conquête de la Chine

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 publié le 23 décembre 2013 à 12 h 36

china-mobileFin novembre, nous discutions ici les statistiques de la firme Gartner portant sur les ventes de mobiles internationales. Pour le Q3, Apple figurait en troisième place derrière son principal concurrent, Samsung. En effet, Samsung avait bénéficié d’une pénétration de 7 % du marché chinois. Mais en 2014, la situation risque de changer en faveur d’Apple. Après des années de rumeurs et de négociations, la pomme a finalement réussi à faire entrer son iPhone chez le plus grand fournisseur de services sans fil chinois : China Mobile.

Les iPhone 5s et 5c en vente dans les boutiques China Mobile

Le communiqué de presse de China Mobile ne donne aucun détail sur les conditions de l’entente. Les boutiques affiliées à China Mobile et les Apple Store en Chine offriront le iPhone 5s et 5c à partir du 17 janvier. Les personnes intéressées pourront même réserver un appareil à partir du 25 décembre. La conclusion positive de ces négociations est très certainement due à l’acquisition récente d’un réseau 4G par China Mobile, un investissement de près de 7 milliards de dollars. Comme le rapporte La Presse, l’instauration de ce réseau était une condition importante, car le 3G de la compagnie chinoise n’était pas compatible avec les modèles précédents d’iPhone.

Apple et Samsung : la course reprend

La compétition féroce entre Samsung et Apple pourrait donc prendre une autre tournure au courant de l’année 2014. On se souviendra qu’en septembre NTT DoCoMo, le fournisseur mobile numéro 1 au Japon, avait également signé une entente avec Apple pour la distribution du iPhone. Cela a été un succès commercial complet. À leur sortie en octobre dernier, le 5s et le 5c ont dominé le marché nippon avec 76 % des ventes de mobiles.

Si, en Chine, les ventes s’avèrent proportionnelles à celles du Japon, Apple aura grandement gagné en territoire face à ses compétiteurs. NTT DoCoMo dessert 61 millions de Japonais, alors que China Mobile compte près de 760 millions d’abonnés. Tout semble indiquer que le duel entre Samsung et Apple sera aussi préoccupant que cet hommage à NTT DoCoMo par le musicien Gerald Donald (sous le pseudonyme Arpanet).

samsung-galaxy-s4-vs-apple-iphone-5Ironie ou coup de bluff entre compétiteurs? Toujours est-il qu’Eric Schmidt, le président du conseil d’administration de Google, a publié sur Google+ un guide pour passer de iPhone à Android. Le document de près de 900 mots vante les mérites des derniers appareils de Samsung et de Motorola et dit à quel point ce sont d’excellents cadeaux de Noël pour les utilisateurs d’iPhone.

Comment passer d’Apple à Android

Si vous songez à faire cette transition, ce guide est effectivement très détaillé. Toutes les étapes, de la mise à jour à la synchronisation des documents et des contacts, en passant par le transfert de la carte SIM s’y trouvent. Schmidt conclut par deux post-scriptum, affirmant qu’il faut privilégier Chrome à Safari, qui est « plus sécuritaire et meilleur pour de nombreuses raisons » et qu’il est souhaitable d’utiliser l’authentification en deux étapes pour protéger l’appareil.

Samsung toujours première en matière d’unités vendues

Les dernières statistiques de ventes de mobiles par Gartner donnent raison à Google d’être arrogant. Parmi les quelque 455 millions d’appareils mobiles qui ont été vendus au troisième trimestre de l’année dans le monde, une immense proportion, soit 82 %, seraient de type Android. Le leader des ventes demeure Samsung, qui aurait vendu environ 117 millions d’appareils, un chiffre qui, selon Techcrunch, vient appuyer la thèse selon laquelle la compagnie sud-coréenne plafonne en ce qui a trait aux ventes. Nokia arrive bonne deuxième avec environ 63 millions de ventes et Apple se retrouve en troisième position avec environ 30 millions d’unités vendues. Une des raisons derrière cette hausse serait les ventes en Chine continentale : 41 % des appareils Android y auraient trouvé preneur, comparativement à 34 % l’année dernière.

Un retard qui aura coûté cher à Apple

La sortie tardive des iPhone 5c et 5s en Q3 expliquerait pourquoi Apple n’aurait pas atteint son plein potentiel. Bien qu’il ait vendu 6 millions d’appareils supplémentaires, il a baissé de 2 % au niveau de la part de marché pour se rendre à 12 %. Pire encore, ce serait la première fois, selon l’analyste Katy Huberty de la firme Morgan Stanley, que les ventes des tablettes Android dépasseraient celles d’Apple.

Dans ce contexte, le guide d’Eric Schmidt ne laisse planer aucun doute quant aux intentions de Google face à Apple : que les utilisateurs de téléphones intelligents adoptent Android, la boutique Google play et la philosophie Google.

Apple réagira très certainement à ces chiffres, et la récente sortie des nouveaux modèles d’iPhone et d’iPad (Air et Mini Retina) pourrait changer la donne sur le plan des ventes. Il est à prévoir qu’il n’y aura pas de trêve entre les deux marques pendant l’intense période d’achats qui s’amorce.

Se distinguer de l’iPad n’est certainement pas une mince tâche pour les fabricants de tablettes. Si ces derniers y sont parvenus avec un certain succès en produisant des appareils plus abordables, une autre stratégie est de plus en plus utilisée : inclure un stylet actif avec leur appareil. Mais est-ce vraiment quelque chose que les utilisateurs du grand public recherchent?

Plusieurs tablettes annoncées au cours des dernières semaines seront équipées d’un stylet du genre, notamment la Nvidia Tegra Note, et la Surface Pro 2 de Microsoft. J’ai aussi essayé récemment deux tablettes équipées d’un tel crayon, la Toshiba Excite Write, et la Samsung Galaxy Note 8.0. Dans les deux cas, l’accessoire offrait une valeur ajoutée à la tablette, mais certaines lacunes limitent encore à mon avis son intérêt.

Qu’est-ce qu’un stylet actif?
Par stylet actif (que j’aurais aussi pu traduire par stylet numérique), j’entends tout d’abord un petit crayon qui offre une technologie plus avancée qu’un simple bout de plastique compatible avec l’écran tactile de la tablette. D’ailleurs, un stylet actif est généralement plus cher (de 20 à 40 dollars) qu’un stylet passif, qui peut pour sa part coûter quelques dollars seulement.

Ces stylets sont précis, et ils peuvent reconnaître jusqu’à 1024 points de pression dans le cas des stylets TruPen de Toshiba et S Pen de Samsung. Les applications qui s’en servent peuvent aussi différencier un doigt du stylet, ce qui permet d’écrire confortablement sur une tablette, avec sa paume posée sur l’écran de l’appareil.

À quoi ça sert?

Ces stylets actifs, tout particulièrement ceux de la compagnie Wacom (qui est d’ailleurs derrière la technologie utilisée par Toshiba et Samsung dans les tablettes testées), sont largement utilisés dans certains milieux spécialisés, tout particulièrement ceux reliés aux arts.

Dans une tablette destinée au grand public, leur intérêt est plus limité, mais ils peuvent notamment être utilisés pour dessiner ou pour prendre des notes manuscrites.

Est-ce un bon ajout aux tablettes?
Les stylets actifs fonctionnent étonnamment bien, et ils améliorent incontestablement l’expérience d’une tablette par rapport à l’usage des doigts pour le dessin et l’écriture manuscrite.

Dans le cas de la Samsung Galaxy Note 8, le fait que le stylet s’intègre directement au design, dans le coin inférieur de la tablette, est aussi certainement un atout. Samsung offre aussi quelques applications intéressantes pour son stylet (comme S Note pour prendre des notes ou dessiner), et l’entreprise espère que des développeurs tiers produiront des applications compatibles avec celui-ci.

Malheureusement, il s’agit jusqu’ici d’un vœu pieux, puisque l’écosystème S Pen est encore petit. Est-ce que la première conférence pour développeurs que Samsung tiendra à la fin octobre à San Francisco pourra contribuer à renverser la vapeur? C’est à voir.

Du côté de Toshiba, j’ai bien apprécié l’utilisation du stylet, surtout pour écrire. Son format est plus proche d’un vrai crayon, et j’ai trouvé l’écriture avec le stylet aussi efficace qu’à la main sur une feuille. La présence d’une efface virtuelle au bout du stylet était aussi un ajout pratique.

Malheureusement, les logiciels offerts par Toshiba pour écrire avec le stylet sont en retard par rapport à ceux de Samsung et du marché en général. En fait, ils sont beaucoup trop simples, et je doute que quelqu’un puisse réellement s’en servir d’une façon continue et efficace.

Tant avec la Samsung Galaxy Note qu’avec la Toshiba Excite Write, le principal problème est que les stylets ne sont pas compatibles avec toutes les applications sur le marché. Il est par exemple impossible de s’en servir pour écrire ses notes directement dans une application comme Evernote.

Pour que les stylets actifs deviennent véritablement intéressants, il faudrait que Google les intègre directement à Android et que les développeurs de ces applications tierces se mettent à programmer leurs logiciels en conséquence. Car il est malheureusement utopique de croire que les applications des fabricants comme Samsung et Toshiba pourront un jour rivaliser avec celles des compagnies spécialisées, et il est clair que ces dernières n’adapteront pas leurs applications pour toutes les différentes technologies sur le marché.

D’ici à ce que leur plein potentiel soit atteint, les stylets actifs pour les tablettes destinées au grand public seront pratiques à l’occasion, mais sans plus. Du moins, pas suffisamment pour baser une décision d’achat sur ceux-ci.

Maxime JohnsonTest du Samsung Galaxy Mega : tablette ou téléphone?

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 publié le 17 septembre 2013 à 12 h 00

Le nouveau Samsung Galaxy Mega est gros. Très gros. En fait, avec son écran de 6,3 pouces de diagonale, il est à bien des égards plus près d’une tablette que d’un téléphone intelligent. Mise à l’essai d’un appareil qui n’est certainement pas pour tout le monde.

Design

Le Galaxy Mega rappelle les téléphones récents de Samsung, tout particulièrement les Galaxy S3 et Galaxy S4. L’appareil offre la même finition de plastique que ces deux téléphones populaires, ainsi qu’une forme similaire. Son design n’est donc pas particulièrement inspirant, mais il a fait ses preuves.

Le dernier-né de Samsung est toutefois beaucoup plus gros, avec un écran encore plus grand que le déjà énorme Galaxy Note II.

L’appareil a des airs de tablette, cela ne fait aucun doute. Mais contrairement aux tablettes, celui-ci tient correctement dans une poche de pantalon (les plus grosses, du moins) et, surtout, il permet de passer des appels (idéalement avec une oreillette ou des écouteurs avec microphone intégré, si vous ne voulez pas attirer les regards sur vous dans la rue).

Le Galaxy Mega se tient aussi d’une seule main, mais une deuxième est nécessaire pour bien l’utiliser, puisque le pouce de la main qui tient le téléphone ne peut atteindre que le tiers de l’écran environ.

Samsung a bien optimisé quelques applications pour un usage à une main (le clavier téléphonique, le code de déverrouillage et la calculatrice), mais c’est largement insuffisant dans la vie de tous les jours.

Caractéristiques et performances

En plus de son écran (ACL d’une résolution de 720p), l’appareil offre un processeur à double cœur Snapdragon 400, 1,5 Go de mémoire vive et une capacité interne de 16 Go (avec fente pour carte SD). Son appareil photo arrière utilise un capteur de 8 mégapixels, tandis que l’appareil frontal en utilise plutôt un de 1,9 mégapixel.

Les caractéristiques du Samsung Galaxy Mega se situent donc derrière celles des téléphones haut de gamme du moment, et ses performances se rapprochent bien plus du Samsung Galaxy S3 que du Samsung Galaxy S4.

D’ailleurs, même si l’appareil est puissant et qu’il supporte bien les applications lourdes que j’ai essayées, j’ai trouvé son interface un peu plus saccadée que ce à quoi je suis habitué. Serait-ce à cause de la mémoire vive plus limitée ou d’un logiciel mal optimisé pour l’appareil? Je l’ignore. Mais sans que ce soit vraiment problématique, l’utilisation du Samsung Galaxy Mega est indéniablement moins fluide que celle des Samsung Galaxy S4 et HTC One, notamment, et lancer une application prend généralement plusieurs longues secondes.

Son autonomie est aussi un peu sous la moyenne. Vous pourrez traverser une journée entière, mais vous devrez probablement modérer votre usage en fin de soirée lors des journées plus chargées.

L’appareil photo est pour sa part correct de jour, mais il laisse à désirer lorsque les contrastes sont trop élevés. Ses photos à l’obscurité laissent aussi à désirer, comme avec les autres téléphones de milieu de gamme sur le marché.

Côté logiciel, le Samsung Galaxy Mega est équipé de la version 4.2.2 d’Android, avec l’interface Touchwiz de la compagnie et toutes ses fonctions et logiciels habituels.

Trop gros, ou juste assez gros?

La question à 99 $ (avec entente de 2 ans) maintenant : le Samsung Galaxy Mega est-il trop gros?

Pour bien des gens, la réponse sera oui. Ceux qui ont, par exemple, de petites mains ou qui portent des jeans moulants devraient se tenir loin de l’appareil.

Samsung n’a toutefois pas la prétention d’offrir un téléphone pour tout le monde, et la compagnie sait très bien qu’il s’agit d’un produit de niche.

La grosseur du Samsung Galaxy Mega offre d’ailleurs quelques avantages indéniables, qui pourraient tenter certains utilisateurs.

Équipé d’un support pour pare-brise, le Galaxy Mega pourrait, par exemple, être un bon navigateur GPS (même si l’interface de Google Maps pourrait être mieux adaptée à ce grand écran). Avec son écran de 6,3 pouces, le téléphone est aussi plus grand que certaines liseuses électroniques sur le marché, et il s’agit probablement du seul téléphone sur lequel il est possible de lire un bouquin sans tourner une page toutes les 20 secondes.

Les jeux vidéo sont aussi bien plus agréables sur l’écran du Galaxy Mega que sur un écran standard. À ce compte, il est toutefois dommage que Samsung ait décidé d’offrir des caractéristiques de milieu de gamme avec son appareil, plutôt que d’offrir un système sur puce plus performant.

Ceux qui utilisent beaucoup le transport en commun aimeront aussi certainement plus regarder un film ou une série télé sur le Galaxy Mega que sur un téléphone standard. L’expérience se compare d’ailleurs quand même correctement à celle qu’on ferait avec une petite tablette ou en regardant un film dans un avion.

Évidemment, dans tous les cas où le Samsung Galaxy Mega excelle, une tablette comme la Nexus 7 s’en sortirait probablement encore mieux. Le téléphone de Samsung a toutefois l’avantage de n’être qu’un seul appareil.

Personnellement, je préférerais avoir une bonne tablette et un bon téléphone qu’un appareil qui fait un peu de tout, sans vraiment exceller nulle part.

Mais si les forces du Samsung Galaxy Mega sont les caractéristiques que vous recherchez avant tout dans un téléphone, que vous êtes prêts à vivre avec ses défauts et que votre budget est limité, il s’agit d’un appareil à considérer.

Le Samsung Galaxy Mega est en vente au Canada par Bell, Rogers, Telus et Koodo Mobile à partir de 99 $ avec une entente de deux ans.