Billets classés sous ‘samsung’

Tim Cook, Wikimedia, auteur, Haotian0905

Le iPhone 5 est apparu pour les utilisateurs comme un plus grand iPhone. Le iPad mini, comme un plus petit iPad doté d’un écran de la génération précédente. Or, quand les rumeurs du développement d’une iWatch se font de plus en plus fortes, les analystes se demandent si Apple ne cherche pas un peu à tâtons la suite de l’innovation…

Apple c’est la qualité, l’innovation et des ambassadeurs dévolus à la marque

Si l’on repense au premier modèle du iPhone ou de l’iPad, il faut avouer que les communications enthousiastes de l’entreprise de Cupertino, tout comme l’aura de Steve Jobs ont grandement contribué au succès de ces appareils. Ils n’étaient pas parfaits, mais pour avoir entre les mains un de ces symboles de l’invention et de l’innovation américaine, les inconditionnels de la marque étaient prêts à tous les sacrifices. Même si les observateurs n’ont pas été impressionnés par le plus récent iPhone ou ce iPad mini, les voix discordantes ont vite été étouffées par les scores des ventes. Les ambassadeurs d’Apple payent leurs produits, en font la promotion et se sentent privilégiés d’avoir entre les mains le nouveau modèle, même si au départ il y a quelques ratés. Les autres marquent, faut-il le dire, ne bénéficient pas d’ambassadeurs aussi convaincus.

La mobilité bat son plein, les caisses sont pleines que fera Apple?

C’est la question qui était sur toutes les lèvres le 12 février, alors que Tim Cook devait prendre la parole dans un évènement organisé par la banque Goldman Sachs. Tandis que l’assistance s’attendait à ce qu’il révèle un plan pour utiliser les 137 milliards qui garnissent sa trésorerie, il a réaffirmé qu’Apple comptait demeurer au centre de l’innovation et envisageait peut-être des bonus pour les actionnaires, voire un iPhone avec un plus grand écran… Et voilà, comment s’orchestre une baisse du prix de l’action (pour voir le cours AAPL) sur le NASDAQ, ce qui est arrivé.

De la Apple TV à la montre iWatch

Martin Lessard avait discuté ici de la multiplication des formats d’écrans. C’est ce que l’on constate, surtout dans un contexte où il est fréquent qu’un utilisateur n’ait pas moins de cinq appareils mobiles pour se relier au web (source, Yankee Group, cité dans cet article de CNN Money). Pour demeurer un chef de file de l’innovation, Apple doit renforcer l’idée d’écosystème dans lequel tous les appareils d’un utilisateur seraient en lien. Dans un marché du mobile centré sur le téléphone intelligent et la tablette, la montre à titre de relais entre les appareils mobiles, mais toujours à la vue du porteur peut paraître intéressante.

Pendant la guerre des brevets, d’autres s’épanouissent…

Tim Cook évite souvent la question de guerre des brevets contre Samsung. Pour certains, cela peut signifier qu’avec ce nouveau dirigeant, l’entreprise en profitera pour annoncer un changement de cap. Il faut dire que sous la direction de Steve Jobs la menace Android avait été cristallisée dans l’ennemi Samsung. Pendant ce temps, Google (GOOG au NASDAQ) a développé sa boutique, ses appareils mobiles, son réseau social et hier la montée de son action au-dessus des 800 $ faisait les manchettes… Tandis que chaque baisse, même légère de l’action d’Apple est surveillée, après avoir atteint des sommets en septembre 2012, on comprend maintenant que la baisse subséquente de l ‘action était redevable à la remise en vente de milliards de dollars en actions Apple par de grands gestionnaires de portefeuilles américains inquiétés par la compétition et la baisse des marges de profit (la nouvelle en anglais sur Reuters).

Aux dernières nouvelles, on parlait donc d’un iPhone 5 avec plus grand écran, d’un iPad mini à écran Retina et d’une montre.

La publicité de 2007 pour l’iPhone…

Sources complémentaires :

Sur 01Net. : Brevets : Tim Cook ne voulait pas de cette guerre contre Samsung

Bloomberg Businessweek: Rampant speculations on Apple’s watch plans

Dans le coin gauche, Samsung Galaxy S III, et dans le coin droit, l’iPhone 5.

Tandis que la prochaine génération de BlackBerry faisait les manchettes, les chefs de file en matière de ventes de téléphones intelligents faisaient leurs comptes. Avec 53 millions d’appareils vendus en 2012, Samsung tient toujours le haut du pavé, mais Apple l’a devancée en nombre d’unités vendues pour le dernier trimestre de 2012, une situation qui n’était pas arrivée depuis 2008. Le Galaxy 4 étant à venir, il faudra surveiller de près les chiffres de vente de ces deux compagnies.

Quand Forbes avance que Samsung est sur le point d’être plus cool qu’Apple…

Dans sa publicité de 15 millions de dollars conçue pour le Super Bowl, Forbes remarquait que Samsung s’amusait un peu de la guerre des brevets que lui a livrée la compagnie Apple (expliqué ici dans le Guardian). La fameuse publicité met en vedette Seth Rogen et Paul Rudd, jugés tous deux un peu vieux pour représenter Samsung, mais néanmoins invités pour chercher la prochaine grande idée de la compagnie. Encore là, une pointe à Apple, la compagnie dite de la génération X, ce qui, selon Buzz Marketing, leur enlèverait beaucoup d’attraits auprès des adolescents qui ne veulent pas le même téléphone que leur mère, leur père ou leur dentiste…

Que font les utilisateurs avec leur téléphone intelligent?

Dans un rapport paru en mars 2012, la firme d’analyse des médias Nielsen statuait que, déjà à la fin de 2011, les utilisateurs de téléphones intelligents avaient consacré quelque 100 milliards de minutes par mois à l’utilisation d’applications natives, soit quatre fois plus de temps que celui consacré aux applications web. De plus, dans ce même rapport, Nielsen précisait que les utilisateurs d’iOS préféraient les applications natives au web mobile. Comme nous en discutions récemment à Triplex, il faudra voir comment se développera le web adaptatif, mais une chose est certaine, il faut adapter les contenus aux téléphones intelligents pour capter l’attention des utilisateurs.

Et BlackBerry dans tout cela? Le bureau mobile, mais moins « social »

La semaine dernière, toute l’attention médiatique était tournée vers le lancement du BlackBerry 10 dans ses deux versions : Q10 avec clavier et Z10 avec écran tactile. Tandis que ma collègue Catherine Mathys, une utilisatrice du BlackBerry, en glissait un mot à La sphère, je lui répondais que j’étais curieuse de voir si ce changement du BlackBerry serait meilleur pour l’utilisation du web social. Car pour avoir utilisé le BlackBerry dans des emplois récents, je ne me serais pas départie de mon iPhone pour gérer les réseaux sociaux. Je voudrais partager son enthousiasme, mais il faudra voir comment se comportera cet agrégateur de réseaux sociaux et ce que contiendra la boutique BlackBerry pour en juger.

À lire aussi :

Sur Tech News Plus&bsp;: « Apple leads smartphones sales over 4th quarter »

« Les nouveautés de BlackBerry » sur Tom’s Guide (en français)

Sur CNET : Vidéo, Les cinq téléphones Android les plus appréciés (en anglais)

C’est aujourd’hui que commence le tournoi régional du World Cyber Games, le rendez-vous annuel des gens voulant mettre au défi les meilleurs cyberathlètes au Canada. L’événement a lieu au Complexe Desjardins et se tiendra jusqu’au 4 novembre. On invite d’ailleurs ceux et celles qui maîtrisent les jeux StarCraft II : Wings of Liberty, FIFA 12 et Cross Fire à se manifester, afin d’affronter les meilleurs joueurs au Canada. Les gagnants pourront se joindre à l’équipe canadienne et ainsi tenter leur chance à la grande finale du WCG, qui aura lieu à Kunshan, en Chine.

Curieux d’essayer? Rendez-vous sur place (aujourd’hui seulement) avec votre souris, tapis de souris, clavier et écouteurs pour vous inscrire au tournoi. L’événement est commandité par Samsung Canada, qui se fait d’ailleurs un plaisir de fournir l’équipement informatique nécessaire. Malgré la mauvaise presse que certains développeurs ont fait subir à Windows 8, c’est la nouvelle version du système d’exploitation qui propulsera les ordinateurs portables sur place (la Série 7 Gamer de Samsung).

Les Olympiques du jeu vidéo

Non sans rappeler des scènes de la websérie Video Game High School, le World Cyber Games est l’un des plus importants événements de sport électronique au monde. L’événement, originaire de la Corée du Sud, a été lancé en 2000 sous l’initiative du fabricant Samsung. À l’époque, 17 pays étaient en compétition pour déterminer les champions du monde de 4 jeux : Quake III Arena, FIFA 2000, Age of Empires II et StarCraft : Brood War.

En 2004, l’événement est devenu nomade et s’est inspiré des Jeux olympiques en décrétant une nouvelle ville organisatrice chaque année. La première ville étrangère à recevoir les jeux était alors San Francisco, où 642 cyberathlètes se sont affrontés pour un total de 2,5 millions de dollars en prix.

Au tableau des victoires cumulatives du WCG, le Canada se retrouve aujourd’hui au 11e rang, derrière la France et la Suède.

Certains se souviendront peut-être de Guillaume Patry, le champion de StarCraft dont les exploits avaient fait beaucoup jaser au début des années 2000. Plus récemment, Stéphanie Harvey a remporté le titre de championne du monde de Counter-Strike à l’Electronic Sports World Cup, un événement similaire qui se déroulait l’an dernier à Paris.

Le Canada peut-il espérer goûter à l’or en 2012?

Laurent LaSalleNexus 10 : qu’à cela ne tienne, on vise plus grand

par

 publié le 29 octobre 2012 à 15 h 25

Tandis qu’Apple vient tout juste de rejoindre un nouveau marché en dévoilant l’iPad mini la semaine dernière, voilà que Google déroute la stratégie de son concurrent en annonçant la Nexus 10, une tablette surdimensionnée par rapport à celle qu’elle a introduite sur le marché cet été.

Si l’événement dédié à son dévoilement a été annulé en raison de l’ouragan Sandy, Google a tout de même pris soin de révéler l’information par rapport au produit en question.

Caractéristiques matérielles

Fidèle à l’habitude qu’elle semblait vouloir instaurer avec la Nexus 7, le chiffre du nom Nexus 10 n’a rien à voir avec la version dudit appareil. Il s’agit plutôt d’un indice concernant la taille de l’appareil, à savoir un écran dont la diagonale est de 10 pouces. En matière de résolution, on parle de 2560 x 1600 pixels, légèrement supérieure à celle de l’iPad (2048 x 1536 pixels). La densité de pixels se retrouve également plus élevée que celle de son principal concurrent, avec 300 ppp. La proportion de cet écran est de 16:9, ce que je trouve plutôt étrange pour une tablette.

C’est Samsung qui est responsable de la fabrication de la nouvelle tablette (rappelons qu’Asus est responsable de fabriquer la Nexus 7), on peut donc s’attendre à un produit de qualité compte tenu de la feuille de route de la compagnie coréenne en matière d’appareils mobiles. Grâce à ce partenariat, la Nexus 10 sera propulsée par Exynos 5, le tout nouveau processeur bicœur de type Cortex A15 de Samsung cadencé à 1,7 GHz.

Tout comme sa cousine de 7 pouces, la Nexus 10 n’offrira pas de connexion cellulaire en option, un choix que je trouve curieux encore aujourd’hui. Pour le sans-fil, on conserve la communication en champ proche (NFC), le signal 802.11 (b, g et n) et Bluetooth 4.0. Heureusement, contrairement à la Nexus 7, la nouvelle tablette arbore deux caméras : une frontale à 1,9 mégapixel, et une au dos de l’appareil à 5 mégapixels.

En matière d’autonomie, Google promet 9 heures d’utilisation en continu. Pour ce qui est de la connectivité, on retrouve un port micro USB et un port HDMI. Deux modèles sont offerts : une version avec 16 Go d’espace de stockage pour 409 $ et une version avec 32 Go pour 509 $.

Curieux de connaître les améliorations d’Android pour tablettes? Je vous invite à lire la portion Caractéristiques logicielles du billet que j’ai rédigé lors du dévoilement de la Nexus 7. À noter que la version d’Android passe à 4.2 avec cet appareil.

Vous pouvez en apprendre davantage sur la tablette à même le site de Google. MÀJ : Sa livraison est prévue pour le 13 novembre prochain (merci Jules).

Google avait également l’intention de dévoiler le Nexus 4, un nouveau téléphone intelligent fabriqué en partenariat avec LG, lors de l’événement annulé à la dernière minute. Vous pouvez en apprendre davantage sur ce produit sur le blogue de Maxime Johnson.

Laurent LaSalleApple contre Samsung : apprendre à mieux plagier

par

 publié le 28 août 2012 à 15 h 01

Vendredi dernier, après seulement deux jours et demi de délibérations, un verdict a été rendu dans l’affaire ayant retenu tout l’été l’attention des médias spécialisés en technologie. Le jury de neuf personnes a tranché en faveur d’Apple, obligeant ainsi Samsung à verser une somme pouvant atteindre 2,5 milliards de dollars au fabricant américain pour avoir plagié le design de ses appareils iOS.

Ce qui surprend un peu dans cette histoire, c’est que le jury n’a posé aucune question – c’est d’autant plus étonnant lorsqu’on considère qu’il devait lire un document de 109 pages avant de remplir un formulaire complexe afin de rendre sa décision.

La victoire d’Apple pourrait avoir des répercussions sur l’industrie, puisqu’elle créé un précédent et pourrait inciter les fabricants à revoir comment leurs concepteurs s’inspirent de la concurrence. Plutôt que de m’étendre sur ces hypothèses, je vais plutôt m’inspirer (moi aussi) des commentaires envoyés par des lecteurs de Triplex à la suite de mon premier billet résumant cette affaire.

Le plagiat d’Apple

Croyant citer Picasso, Steve Jobs, lors de la conception du premier Macintosh, lancé en 1984, s’amusait à répéter : « Les bons artistes copient, les grands artistes volent. » Parmi les éléments révolutionnaires du premier Mac, on trouve la souris, son pointeur et la base de l’environnement graphique des ordinateurs Apple : tous des éléments originellement conçus par le département de recherche et développement de Xerox.

Vers le début des années 2000, on note des similarités troublantes entre le design des produits d’Apple et ceux de la compagnie allemande Braun, sortis tout droit des années 60.

Le T3 de Braun – L’iPod classique d’Apple

La calculatrice de Braun – La première version de l’application pour iPhone

Jonathan Ive, designer industriel à Apple, puise directement son inspiration dans des produits conçus par un vétéran du design minimaliste : Dieter Rams. Père entre autres du système universel d’étagères Vistoe (mis en marché en 1960), Rams a été le chef de la conception chez Braun de 1961 à 1995, influençant ainsi le design de tous les produits de la marque.

Le T1000 de Braun – Le Mac Pro d’Apple

Il est courant de voir certains designers industriels s’inspirer de leurs prédécesseurs, jusqu’à carrément recycler de vieilles idées. Dieter Rams a lui-même mentionné que ce genre d’emprunts d’idées était à son avis la plus belle flatterie qui soit.

En s’inspirant étroitement des créations de son mentor spirituel, Jonathan Ive s’est assuré de respecter les 10 principes d’un bon design selon Dieter Rams :

  • Un bon design est innovateur.
  • Il donne une utilité à chaque produit.
  • Il est esthétique.
  • Il aide à comprendre le produit.
  • Il est discret.
  • Il est honnête.
  • Il a une valeur à long terme.
  • Il présente chaque détail avec précision.
  • Il est respectueux de l’environnement.
  • Il est minimaliste.

La différence entre Apple et Samsung

Pourquoi Apple s’est-elle sorti indemne de ce plagiat? Est-ce parce que celui-ci a eu lieu à une époque où la guerre de brevets entre concurrents n’était pas encore déclarée? Est-ce un coup de chance? Est-ce parce que Rams a en quelque sorte donné sa bénédiction à ses plagiaires?

Il semble que le nombre d’années qui sépare la sortie des produits de Braun et ceux d’Apple (environ 40 ans) a bénéficié au fabricant américain. Est-ce à dire que Samsung aurait dû puiser son inspiration dans une autre époque? Peut-être…