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Maxime JohnsonMise à l’essai de la Samsung Galaxy Tab S

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 publié le 9 juillet 2014 à 11 h 19

Samsung Galaxy Tab S

Samsung lance cet été sa meilleure tablette électronique à ce jour, et sans aucun doute l’une des meilleures tablettes Android sur le marché, même si celle-ci souffre de quelques défauts classiques des appareils mobiles de la compagnie coréenne. Mise à l’essai de la Galaxy Tab S de Samsung.

Design
La Galaxy Tab S de Samsung offre un design similaire à son petit cousin, le Galaxy S5. Comme le populaire téléphone intelligent, la tablette est par exemple composée de plastique, avec une finition texturée à l’arrière, de coins plutôt arrondis et d’un grand bouton central large sous l’écran tactile. La Galaxy Tab S est toutefois plus mince (seulement 6,6 mm d’épaisseur), et ce, tant pour le modèle équipé d’un écran de 8,4 pouces que de celui avec écran de 10,5 pouces.

Somme toute, son design est correct, et on l’aime particulièrement pour sa minceur. Mais encore une fois, ce n’est pas sur ce point que Samsung pourra convaincre les gens de délaisser l’iPad d’Apple au profit de sa tablette Android.

Écran
La plus grande force de la Galaxy Tab S de Samsung est probablement son écran tactile Super AMOLED, qui offre des couleurs riches et une excellente résolution de 2560 par 1600 pixels. Ce ne sont pas tous les contenus qui profitent d’une telle résolution, mais lorsque c’est le cas, la tablette impressionne.

Certains puristes pourraient regretter la saturation des couleurs sur la Galaxy Tab S, mais ces couleurs vibrantes devraient toutefois séduire la plupart des gens.

Parmi les caractéristiques intéressantes de l’écran, notons que celui-ci s’adapte automatiquement au contenu qui est consulté par l’utilisateur, comme des vidéos ou des photos. La fonctionnalité est notamment utile lorsqu’on lit un livre numérique et que le fond de l’écran s’adoucit pour rendre le texte plus net.

Caractéristiques techniques
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La nouvelle tablette de Samsung s’en sort plutôt bien sur le plan de ses caractéristiques techniques, tant pour les grandes choses que pour les petits détails.

Son processeur à huit cœurs et ses 3 Go de mémoire vive lui permettront d’être fluide et compatible avec les applications les plus lourdes pour encore longtemps, et on apprécie sa fente pour carte microSD (en plus de son espace de stockage de 32 Go). Ses appareils photo numériques de 8 et de 2,1 mégapixels, sans être exceptionnels, sont aussi très corrects pour une tablette. Et enfin, elle comprend aussi un port infrarouge permettant de contrôler un téléviseur.

Performances et autonomie
Côté performances, il n’y a rien de très sérieux à redire sur la Galaxy Tab S. Celle-ci est un peu lente lorsqu’on change d’utilisateur, et occasionnellement quand vient le temps d’ouvrir certaines applications. Mais sinon, tout est fluide à souhait, et les jeux et logiciels les plus exigeants fonctionnent parfaitement.

J’ai toutefois éprouvé certains problèmes avec quelques applications tierces, comme Marvel Unlimited, qui affichait mal les pages des bandes dessinées, probablement à cause du ratio 16:10 de l’écran (ce qui est assez curieux, puisqu’un partenariat unit justement Marvel et Samsung pour le lancement de la tablette). Dans ce cas précis, on peut donc présumer que la situation pourrait être corrigée rapidement.

Autre point négatif, la qualité sonore de la tablette, du moins dans le cas du modèle de 8,4 pouces, laisse grandement à désirer. On aime la présence des deux haut-parleurs qui assurent un son stéréo, mais le son est mince, sans aucune basse fréquence.

L’autonomie de la tablette est pour sa part excellente, comme c’est généralement le cas avec les tablettes haut de gamme. Notons que la batterie ne peut être remplacée par l’utilisateur, mais à une dizaine d’heures d’utilisation entre les charges, on s’en passe très bien.

Logiciel : du bon et du mauvais
magazine ux

Comme c’est toujours le cas avec Samsung, la compagnie offre une quantité impressionnante d’ajouts logiciels au système d’exploitation Android (4.4.2).

Parfois, ces modifications sont intéressantes, mais généralement, celles-ci n’apportent pas grand-chose ou nuisent carrément à l’expérience utilisateur.

Parmi les bons coups logiciels de Samsung, notons qu’il est possible d’afficher l’écran de son téléphone Galaxy S5 sur sa tablette, et même d’y recevoir des appels. La fonction ne sera pas utile pour tout le monde, et elle ne sera pas utile souvent, mais il s’agit quand même d’un petit plus que certains pourraient apprécier.

Samsung permet aussi de sauvegarder les empreintes digitales de tous ceux qui possèdent un compte sur la tablette afin de simplifier l’ouverture de l’appareil (notons que le lecteur n’est toutefois pas des plus précis, ce qui enlève un peu de l’intérêt à la fonctionnalité). Des modes pour enfants et pour invités sont aussi offerts, tout comme un mode économie d’énergie, efficace pour prolonger l’autonomie de son appareil en cas d’urgence.

Malheureusement, les nouveautés de Samsung sont aussi parfois embêtantes, comme le menu latéral qui permet d’afficher deux applications à la fois sur l’écran de la tablette. Le menu s’ouvre constamment contre notre gré lorsqu’on utilise certaines applications (surtout des jeux), ce qui est parfois frustrant.

L’interface Magazine UX, qui remplace l’écran d’accueil Android par défaut, est pour sa part assez lourde, et les nombreuses applications en double (de Samsung et de Google, comme le navigateur Internet ou Chrome, l’outil de photo Galerie ou Photos, etc.) encombrent inutilement l’appareil, en plus de mêler certains utilisateurs.

Les cadeaux de Samsung
cadeaux

Toujours du côté logiciel, il est bon de noter que Samsung s’est dépassée cette fois-ci en matière de contenu gratuit offert avec la tablette : un film sur l’application Cineplex Store, trois mois avec Marvel Unlimited, de l’espace supplémentaire pour Box et Dropbox, quelques mois d’essai avec plusieurs magazines, etc.

Il s’agit d’un détail assez mineur, mais c’est quand même beaucoup plus de contenu gratuit qu’avec n’importe quelle autre tablette sur le marché.

Samsung s’attaque à l’iPad
Samsung ne s’en cache pas : l’objectif de la Galaxy Tab S est de gagner des parts dans le marché des tablettes haut de gamme, dominé jusqu’ici par l’iPad d’Apple. La compagnie coréenne s’en tire bien dans le monde si on calcule toutes les sortes de tablettes, mais pour les modèles phares, la compagnie à la pomme possède toujours une bonne longueur d’avance.

La Galaxy Tab S de Samsung est vendue à peu près au même prix que l’iPad d’Apple, et elle offre une bonne alternative haut de gamme aux utilisateurs qui préfèrent le système d’exploitation Android.

Il est toutefois difficile de voir ce qui pourrait convaincre les propriétaires d’iPad de délaisser leur tablette pour celle de Samsung. Oui, Android et la Galaxy Tab S ont quelques avantages par rapport à la tablette d’Apple (comme les comptes multiples sur un même appareil), mais l’iPad détient toujours une avance sur plusieurs autres points importants (applications tierces optimisées pour tablettes, qualité audio, design, accessoires disponibles, etc.).

La Galaxy Tab S est dans tous les cas un appareil de qualité, qui devrait combler les amateurs d’Android à la recherche d’une tablette haut de gamme. La tablette est vendue 419,99 $ pour le modèle de 8,4 pouces et 519,99 $ pour le modèle de 10,5 pouces.

Les technologies qui se portent ont la cote, et Google espère bien tirer son épingle du jeu avec sa nouvelle plateforme Android Wear. Jusqu’à présent, trois montres équipées du système d’exploitation portable de Google ont été dévoilées, la LG G Watch, la Samsung Gear Live et la Motorola Moto 360. Voici mes premières impressions sur ces trois appareils.

Un mot sur Android Wear
gearMême si les trois montres arborent une allure différente, il est bon de noter que les trois appareils offrent une expérience d’utilisation largement similaire, puisqu’elles sont toutes équipées du même système d’exploitation, qui ne varie que très légèrement d’un appareil à l’autre.

Android Wear est un système assez simple, qui sert principalement à afficher les notifications de votre téléphone Android et les cartes Google Now. Ces cartes sont des informations choisies par Google en fonction notamment de votre historique de recherche, de votre position géographique et du moment de la journée.

En voyage, une carte affichera par exemple automatiquement l’heure à la maison, Google pourrait envoyer les informations reliées à votre équipe sportive préférée lorsqu’elle marque un but, et vous obtiendrez automatiquement les prochains passages de l’autobus si vous vous situez à quelques mètres d’un arrêt.

Il est aussi possible d’installer des applications sur la montre, comme une application de cuisine, une application de course à pied ou une application pour appeler des taxis automatiquement. Ce sont toutefois les notifications et les cartes Google Now, et non les applications, qui sont mises de l’avant sur Android Wear.

Notons d’ailleurs au passage que le service Google Now est moins évolué en français qu’en anglais, ce qui pourrait être un point négatif important pour les utilisateurs francophones. Et le problème est encore pire au Québec, puisque la reconnaissance vocale de la montre (pour démarrer les applications, effectuer différentes commandes et lancer des recherches) est optimisée pour le français de France, et non pour le québécois.

Le système ne révolutionne certainement pas le monde des montres intelligentes, mais il pourrait quand même séduire les amateurs d’Android. Voici les trois premières montres Android Wear qui seront offertes cet été.

LG G Watch
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L’une des premières montres Android Wear qui seront lancées est aussi la plus simple du lot. La montre de LG offre un design assez classique, que l’on pourrait qualifier de peu inspiré, et ressemble à certains égards à une tablette miniature.

Son bracelet en silicone respire mal et il confère à l’appareil une allure assez bon marché, mais vous pourrez de toute façon le changer par n’importe quel bracelet 22 mm, ce qui est un bon avantage de la G Watch comparé à la Gear Live de Samsung.

À 9,95 mm, elle est plutôt épaisse, mais sa taille, elle, est relativement plus petite que celle des deux autres.

Ses caractéristiques techniques sont correctes, avec un écran ACL IPS de 1,65 pouce avec une résolution de 280 par 280 pixels, un processeur cadencé à 1,2 GHz, une capacité de 4 Go, 512 Mo de mémoire vive et une bonne pile de 400 mAh. Tout comme les deux autres montres, celle-ci est également imperméable et elle peut être utilisée comme podomètre.

Malheureusement, la montre de LG n’offre aucune fonction unique qui la distingue des Gear Live et Moto 360.

La LG G Watch est offerte en précommande dès aujourd’hui pour 249 $, et sera livrée à partir du 3 juillet.

Samsung Gear Live
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La montre intelligente de Samsung offre un design semblable à celui de son autre montre intelligente déjà sur le marché, la Samsung Wear 2.

La montre est relativement mince, du moins comparée aux deux autres, mais son format est assez gros, surtout en longueur (plus longue de 10 mm que la LG G Watch).

En ce qui concerne les caractéristiques techniques, la montre de Samsung ressemble souvent à celle de LG, avec un processeur, une capacité et une quantité de mémoire vive semblable, mais son écran Super AMOLED est un peu plus joli, avec une meilleure résolution de 320 par 320 pixels.

La montre de Samsung offre aussi un détecteur de rythme cardiaque, qui pourrait certainement intéresser les plus sportifs. Notons que sa pile est plus petite que celle de la G Watch, à 300 mAh, mais considérant que son écran utilise une technologie qui consomme moins d’énergie, il n’est pas dit que la montre aura une autonomie moindre pour autant.

Un autre avantage de la montre de Samsung est son prix de 219,99 $, qui en fait la montre Android Wear la moins chère en ce moment. La Gear Live est offerte en précommande dès maintenant, et elle sera également livrée dès le 3 juillet.

Motorola Moto 360
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La montre intelligente de Motorola est sans aucun doute la plus attendue des trois montres Android Wear présentées jusqu’ici.

Avec son écran circulaire, la montre de Motorola est d’ailleurs celle qui offre le design le plus élégant du lot, beaucoup plus près d’une montre traditionnelle que n’importe quelle autre montre intelligente mise en marché jusqu’ici.

Le bracelet de la Moto 360, en cuir véritable, est d’ailleurs lui aussi le plus élégant des trois.

Notons toutefois que la montre est plus jolie en photo qu’en vrai. En effet, toutes les photos officielles présentent l’appareil de haut, ce qui masque son épaisseur plutôt décevante. Toutes les montres intelligentes sont épaisses, mais c’est encore plus vrai avec la Moto 360.

Malheureusement, on ignore tout des caractéristiques techniques de l’appareil, mais on peut présumer que celles-ci seront semblables à celles des montres de LG et de Samsung.

La Moto 360 sera lancée plus tard cet été pour un prix qui n’a pas encore été annoncé, mais qui devrait, selon toute vraisemblance, être le plus élevé des trois montres Android Wear.

galaxy-s5-fingerprint-scannerEst-ce que les compagnies de technologie web et de mobilité visent à éradiquer le mot de passe? C’est ce que prétend Russel Brandom, journaliste pour The Verge. Selon lui, ce n’est pas une coïncidence si les chefs de file y investissent temps et énergie. L’industrie du zero password mettrait de l’avant un enjeu qui sera rapidement incontournable dans les années à venir.

Le lecteur d’empreintes digitales comme seul moyen d’identification?

Par exemple, le nouvel appareil de Samsung, le Galaxy S5, est lui aussi équipé d’un lecteur d’empreintes digitales. La différence avec son rival, l’iPhone 5S, est qu’il permet également de se connecter à PayPal. Il ne s’agit donc plus simplement d’activer son téléphone : l’identification par empreintes autorisera aussi des transactions. Évidemment, quelques jours après le lancement, il a été démontré et illustré dans un article de BGR que le lecteur d’empreintes était très facile à pirater. Et le risque de faille, côté sécurité, est encore plus grand que pour l’iPhone 5S. L’appareil d’Apple exige, en plus de l’empreinte, un mot de passe, ce qui n’est pas le cas pour le Galaxy S5. Un porte-parole de PayPal a affirmé dans l’article de BGR que l’authentification par empreintes digitales reste néanmoins plus sûre que d’entrer seulement un mot de passe ou de payer par carte de crédit. Mais le doute est là, et dans le contexte actuel post-scandale NSA, qui voudrait prendre le risque?

L’iPhone plus sécuritaire, mais encore?

La réalité n’est pas plus rose du côté d’Apple.  Le Touch ID de l’iPhone 5S est, encore aujourd’hui, truffé de problèmes. Alors, pourquoi des compagnies aussi importantes qu’Apple et Samsung persistent-elles à courir ces risques? Il y a très certainement une volonté de changer nos habitudes de sécurité. Même les développeurs indépendants visent à éliminer le concept de mot de passe. C’était l’objectif de William Henderson, derrière son application Knock, qui permettait d’activer son portable en « cognant » sur son iPhone (rapporté sur Triplex en novembre dernier).

Mais au-delà des possibilités de la technologie, les utilisateurs sont-ils vraiment prêts à changer de paradigme quant à la sécurité pour le web et la mobilité? Dans ce domaine, les habitudes ont peut-être la vie dure, mais Heartbleed constitue un réveil brutal qui expose les failles de procédures connues. Le fait même d’archiver des données, comme les mots de passe, implique nécessairement qu’il est possible pour un individu de mettre la main sur ces données.

Comme le fait remarquer Russel Brandom, l’instauration d’un protocole zero-knowledge proof par identification de l’iris ou des empreintes digitales, où l’authentification ne nécessite pas de fournir de données supplémentaires, ne pourrait être que plus sécuritaire que les moyens utilisés jusqu’à maintenant.

Nadia SeraioccoApple à la conquête de la Chine

par

 publié le 23 décembre 2013 à 12 h 36

china-mobileFin novembre, nous discutions ici les statistiques de la firme Gartner portant sur les ventes de mobiles internationales. Pour le Q3, Apple figurait en troisième place derrière son principal concurrent, Samsung. En effet, Samsung avait bénéficié d’une pénétration de 7 % du marché chinois. Mais en 2014, la situation risque de changer en faveur d’Apple. Après des années de rumeurs et de négociations, la pomme a finalement réussi à faire entrer son iPhone chez le plus grand fournisseur de services sans fil chinois : China Mobile.

Les iPhone 5s et 5c en vente dans les boutiques China Mobile

Le communiqué de presse de China Mobile ne donne aucun détail sur les conditions de l’entente. Les boutiques affiliées à China Mobile et les Apple Store en Chine offriront le iPhone 5s et 5c à partir du 17 janvier. Les personnes intéressées pourront même réserver un appareil à partir du 25 décembre. La conclusion positive de ces négociations est très certainement due à l’acquisition récente d’un réseau 4G par China Mobile, un investissement de près de 7 milliards de dollars. Comme le rapporte La Presse, l’instauration de ce réseau était une condition importante, car le 3G de la compagnie chinoise n’était pas compatible avec les modèles précédents d’iPhone.

Apple et Samsung : la course reprend

La compétition féroce entre Samsung et Apple pourrait donc prendre une autre tournure au courant de l’année 2014. On se souviendra qu’en septembre NTT DoCoMo, le fournisseur mobile numéro 1 au Japon, avait également signé une entente avec Apple pour la distribution du iPhone. Cela a été un succès commercial complet. À leur sortie en octobre dernier, le 5s et le 5c ont dominé le marché nippon avec 76 % des ventes de mobiles.

Si, en Chine, les ventes s’avèrent proportionnelles à celles du Japon, Apple aura grandement gagné en territoire face à ses compétiteurs. NTT DoCoMo dessert 61 millions de Japonais, alors que China Mobile compte près de 760 millions d’abonnés. Tout semble indiquer que le duel entre Samsung et Apple sera aussi préoccupant que cet hommage à NTT DoCoMo par le musicien Gerald Donald (sous le pseudonyme Arpanet).

samsung-galaxy-s4-vs-apple-iphone-5Ironie ou coup de bluff entre compétiteurs? Toujours est-il qu’Eric Schmidt, le président du conseil d’administration de Google, a publié sur Google+ un guide pour passer de iPhone à Android. Le document de près de 900 mots vante les mérites des derniers appareils de Samsung et de Motorola et dit à quel point ce sont d’excellents cadeaux de Noël pour les utilisateurs d’iPhone.

Comment passer d’Apple à Android

Si vous songez à faire cette transition, ce guide est effectivement très détaillé. Toutes les étapes, de la mise à jour à la synchronisation des documents et des contacts, en passant par le transfert de la carte SIM s’y trouvent. Schmidt conclut par deux post-scriptum, affirmant qu’il faut privilégier Chrome à Safari, qui est « plus sécuritaire et meilleur pour de nombreuses raisons » et qu’il est souhaitable d’utiliser l’authentification en deux étapes pour protéger l’appareil.

Samsung toujours première en matière d’unités vendues

Les dernières statistiques de ventes de mobiles par Gartner donnent raison à Google d’être arrogant. Parmi les quelque 455 millions d’appareils mobiles qui ont été vendus au troisième trimestre de l’année dans le monde, une immense proportion, soit 82 %, seraient de type Android. Le leader des ventes demeure Samsung, qui aurait vendu environ 117 millions d’appareils, un chiffre qui, selon Techcrunch, vient appuyer la thèse selon laquelle la compagnie sud-coréenne plafonne en ce qui a trait aux ventes. Nokia arrive bonne deuxième avec environ 63 millions de ventes et Apple se retrouve en troisième position avec environ 30 millions d’unités vendues. Une des raisons derrière cette hausse serait les ventes en Chine continentale : 41 % des appareils Android y auraient trouvé preneur, comparativement à 34 % l’année dernière.

Un retard qui aura coûté cher à Apple

La sortie tardive des iPhone 5c et 5s en Q3 expliquerait pourquoi Apple n’aurait pas atteint son plein potentiel. Bien qu’il ait vendu 6 millions d’appareils supplémentaires, il a baissé de 2 % au niveau de la part de marché pour se rendre à 12 %. Pire encore, ce serait la première fois, selon l’analyste Katy Huberty de la firme Morgan Stanley, que les ventes des tablettes Android dépasseraient celles d’Apple.

Dans ce contexte, le guide d’Eric Schmidt ne laisse planer aucun doute quant aux intentions de Google face à Apple : que les utilisateurs de téléphones intelligents adoptent Android, la boutique Google play et la philosophie Google.

Apple réagira très certainement à ces chiffres, et la récente sortie des nouveaux modèles d’iPhone et d’iPad (Air et Mini Retina) pourrait changer la donne sur le plan des ventes. Il est à prévoir qu’il n’y aura pas de trêve entre les deux marques pendant l’intense période d’achats qui s’amorce.