Billets classés sous ‘réseaux sociaux’

Nadia SeraioccoFacebook espionne ses utilisateurs sans relâche

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 publié le 10 septembre 2012 à 11 h 38

Un chat qui navigue en toute naïveté… Crédit photo : Wilson Afonso sur Wikimedia.

Que le géant des réseaux sociaux souhaite en savoir plus sur ses utilisateurs ne surprendra personne, mais qu’il utilise cette information pour la vendre à des tierces parties a toujours soulevé un tollé. Cette fois-ci, Business Insider a découvert que Facebook espionnait les faits et gestes de ses utilisateurs grâce à des centaines d’outils « pisteurs ».

Recueillir des données sur les utilisateurs dans un but marketing

Depuis quelques années déjà, dans sa quête d’un modèle d’affaires toujours plus profitable, Facebook se heurte à la colère des utilisateurs et des défenseurs de la vie privée lorsqu’il cherche à devenir le principal canal de toute opération marketing. Car qui dit marketing dit données sur les publics cibles, voire offrir des coordonnées, comme les numéros de cellulaire associés aux comptes. En 2011, Facebook ne se cachait même pas d’avoir ce projet. En guise de réponse à ceux qui ont signalé officiellement leur inquiétude, Facebook avait alors répliqué qu’il ajouterait des options de contrôle plus précises pour ceux qui ne souhaitaient pas partager leurs coordonnées (rapporté sur TgDaily).

Comment suit-on un utilisateur?

C’est en testant un logiciel de la compagnie Abine, appelé Do Not Track ou DNT et qui facilite l’opération « ne pas retracer » (le Do Not Track est une technologie et une politique) pour le commun des mortels, que la journaliste Samantha Felix, du Business Insider, a compris l’ampleur des renseignements qui étaient amassés sur elle. Comme beaucoup d’internautes, sitôt son ordinateur en marche, elle accède à Facebook. Voilà que DNT lui signale qu’il a déjà bloqué 228 demandes de retraçage de Facebook. Elle accède ensuite à Business Insider et partage un lien et voilà que huit nouvelles demandes sont bloquées… Pourquoi? Parce que chaque fois qu’elle visite un site qui offre la possibilité de partager sur Facebook, une requête est envoyée à Facebook, qui envoie en retour un code Javascript qui permet de pister l’internaute.

Tout savoir pour mieux vendre le service

Facebook est partout, les plus perspicaces l’auront remarqué, mais grâce à son bouton « J’aime » et à toutes les possibilités qu’offre Facebook Developers, le réseau a son icône sur la plus grande partie des sites que nous fréquentons. En fait, son absence sur un blogue ou un site surprend plus que l’inverse. Les médias et les entreprises de vente offrent les fonctions de partage, arborent fièrement l’icône de Facebook pour inviter leur clientèle à s’abonner à leur page et ainsi augmenter le trafic sur leur site et dans le second cas leurs ventes. Et que veut savoir Facebook? Il veut savoir ce qu’on lit, quels liens on partage et ce qu’on achète.

Ce qui est sans surprise, vu la place que prennent les articles des médias parmi les liens partagés et la part grandissante que la publicisation des achats, ou shopping collaboratif, s’assure sur les réseaux sociaux. À force d’espionner ses utilisateurs, Facebook finira peut-être par trouver la clé pour faire monter la valeur de son action…

Autre source d’information :

Le blogue de la compagnie Abine

Depuis quelques années, la majorité de mes contrats me viennent de mes réseaux sociaux. On me contacte par LinkedIn, Facebook, Twitter ou mon blogue personnel. Avant de faire affaire avec moi, les gens me connaissent un peu. Ils ont pu observer le genre d’informations que je partage par exemple. Je suis travailleuse autonome, et les médias sociaux ont véritablement aidé et changé ma carrière.

Les réseaux sont très utiles pour mettre en lien des gens. Sur LinkedIn, je reçois parfois des messages d’employeurs me demandant de les mettre en contact avec quelqu’un de mon réseau qu’ils aimeraient engager. D’autres fois, on m’écrit pour me demander si j’ai quelqu’un à recommander dans mon réseau pour un poste ouvert qui est en lien avec mes intérêts (on se dit donc que je dois connaître des gens pertinents pour le poste). Les offres d’emploi intéressantes se font partager en grand nombre dans les réseaux, mais aussi les messages de gens qui sont à la recherche. Si on trouve une personne pertinente et compétente, on veut l’aider.

Selon un récent sondage réalisé par le site Jobvite, en 2011, plus de 22 millions d’Américains auraient trouvé leur plus récent emploi grâce aux médias sociaux, soit 7,7 millions plus de personnes que l’an dernier. Donc parmi les gens à la recherche d’emploi, 1 personne sur 6 trouve un emploi sur les médias sociaux. Évidemment, ceux qui ont le plus de contacts ont de meilleurs résultats.

Parmi ceux à la recherche d’emploi, 54 % utiliseraient Facebook, Twitter et LinkedIn dans leur effort de trouver une position; 84 % utilisent Facebook, 39 %, Twitter et 35 %, LinkedIn. Le tiers possède un profil sur les trois plateformes. Ceux qui ont au moins 150 connexions sur l’un ou l’autre des réseaux ont trouvé un emploi plus facilement que les autres.

En avril, j’écrivais le billet « Les Canadiens utilisent peu les médias sociaux à des fins professionnelles ». Selon un sondage, ils préféraient les réserver à des fins personnelles. Il faudra attendre de nouvelles données pour savoir si les habitudes des Canadiens ont changé, mais j’espère que les données américaines inspireront certains Canadiens. Les médias sociaux sont un moyen facile et peu coûteux, ils ne sont pas à négliger.

Et je répète ce que je disais dans ce billet. Oui, les gens des ressources humaines feront une recherche sur vous. Mais ils trouveront beaucoup plus suspect de ne pas trouver d’identité numérique à une personne que de trouver deux ou trois photos de party.

Savoir se créer une bonne réputation numérique devient donc de plus en plus important pour quiconque est à la recherche d’emploi.

Gina DesjardinsL’engouement pour les médias sociaux au Québec

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 publié le 26 septembre 2011 à 14 h 59

On me demande souvent si les médias sociaux sont là pour rester ou s’ils sont une mode passagère. Puisqu’avec les années, leur popularité ne fait qu’augmenter, on ne peut plus croire à un effet de mode. Leurs plateformes ou notre façon de les utiliser vont possiblement changer et évoluer, mais les médias sociaux sont là pour rester.

Martin Lessard en parlait également la semaine dernière, le CEFRIO lançait la semaine dernière le document L’engouement pour les médias sociaux au Québec, et les chiffres sont plutôt éloquents. Avant mes réflexions, je rappelle les faits saillants (tels qu’écrits au début du fascicule) :

- Au Québec, 73 % des internautes, ou 59 % des adultes, réalisent au moins une activité sur les médias sociaux minimalement une fois par mois.

- C’est plus de 2 internautes québécois sur 3 (ou 70 %) qui consultent du contenu sur les médias sociaux en 2011.

- C’est 2 internautes québécois sur 3 qui réalisent au moins une activité sur les médias sociaux entre 45 à 54 ans (69 %), un peu plus de la moitié chez les 55 à 64 ans (55 %) et plus du tiers chez les 65 ans et plus (39 %).

- De façon quotidienne ou hebdomadaire, 60 % des internautes québécois vont sur les médias sociaux pour consulter du contenu, 44 % pour interagir avec d’autres utilisateurs et 42 % pour entretenir leur profil.

- Près du tiers des internautes québécois qui utilisent les médias sociaux y ont déjà suivi une marque, une entreprise, un organisme ou un ministère (31 %), par exemple sur Facebook ou Twitter, et c’est un peu plus de la moitié de ces derniers qui ont déjà interagi avec une entreprise ou un organisme (56 %) sur un média social.

 

Une question d’âge, de revenu et d’emploi

On apprend également que les 18-34 ans sont les plus gros utilisateurs, même si les pourcentages concernant les tranches d’âges chez les plus de 35 ans sont loin d’être négligeables. Normal, c’est l’âge où on communique le plus souvent avec nos amis. Je pense qu’avec le temps, l’intérêt demeure, mais on ne ressent plus le besoin de tout savoir. Les gens gèrent possiblement mieux leur consommation. Évidemment, avec les activités professionnelles et la famille, le temps manque. Ceci dit, pour rester en contact avec ses proches, c’est très utile. Pas étonnant que les gens qui ont des enfants utilisent davantage les médias sociaux (73,3 %) que ceux qui n’en ont pas (51,7 %). C’est aussi une bonne façon pour les parents de comprendre l’attrait de leurs enfants pour certaines plateformes et de s’assurer qu’ils utilisent bien les paramètres de confidentialité.

Plus le revenu familial est élevé, plus l’utilisation des médias sociaux est présente. Les étudiants, les professionnels et les travailleurs de bureau utilisent beaucoup plus les médias sociaux que les sans emploi ou les travailleurs manuels. Comme les statistiques concernent les internautes, tous les répondants ont accès à l’ordinateur. On peut donc comprendre que plus notre métier nous lie à un ordinateur, plus on ira sur les médias sociaux dans les temps libres (ou dans les périodes de procrastination).

Une source d’information

Et qu’est-ce que les gens vont y faire principalement? Observer ce qui se passe. Les gens consultent et interagissent davantage qu’ils y créent du contenu ou relayent de l’information. Donc, les gens veulent principalement savoir ce qui se passe. En se connectant, ils ont un aperçu du nouveau chez leurs amis ou la famille.

Les médias sociaux sont également reconnus comme une bonne source pour les nouvelles d’actualité. Une majorité considère qu’ils sont un bon moyen pour se tenir informé et même que le champ d’information est plus large que dans les médias classiques. Bref, les gens se fient à ceux qui aiment partager et relayer du contenu pour les tenir au courant des nouvelles importantes ou celles qui alimenteront leurs conversations.

Êtes-vous plus du type observateur ou faites-vous partie de ceux qui partagent des liens? Est-ce que vos sources d’information incluent les médias sociaux?

 

Sur la toile, rien n’est stable.

Tout est en changement, en évolution. Au fil du temps, le design web s’est lentement altéré, la communication s’est déplacée de sites statiques vers des plateformes dynamiques que l’on trouve maintenant aussi sur nos téléphones mobiles, et la vidéo occupe aujourd’hui près de 50 % de la bande passante mondiale.

Le message, qui est passé d’un canal de diffusion unidirectionnelle à bidirectionnelle, est aujourd’hui multidirectionnel : la conversation va dans tous les sens.

Les différents réseaux sociaux bonifient leurs offres dans l’espoir d’obtenir (ou de maintenir) leurs parts de marché. De nouveaux joueurs se lancent, tandis que d’autres tirent leur révérence. Et la notion de vie privée finit par foutre le camp dans le détour.

Sur la toile, rien n’est stable.

Here Comes A New Challenger

Autant l’être humain est friand de nouveautés, autant la stabilité lui confère un sentiment de sécurité. Face à l’arrivée de Google+, le nouveau réseau social du géant de la recherche en ligne, beaucoup d’internautes membres de Facebook sont restés perplexes à l’idée de devoir déménager, transférer leurs contacts, transférer leurs photos, changer leurs habitudes, bref, de devoir tout recommencer.

Mais pourquoi changer d’adresse? Pourquoi vivre votre vie numérique à un seul endroit? Croyez-vous vraiment que les utilisateurs de Twitter ont supprimé leur profil Facebook une fois inscrits chez ce concurrent? N’utilisez-vous qu’un seul compte pour tous vos courriels? Portez-vous toujours la même chemise, le même chandail, le même pantalon, tous les jours?

Vous pouvez d’ores et déjà deviner que je suis enthousiaste à l’idée d’être sur Google+, même si j’étais sceptique (et très critique) lors de mes premières visites. Par contre, si un joueur est en mesure de tirer au bras de fer contre Facebook, c’est bien Google, et ce, malgré les échecs passés (Wave et Buzz).

Néanmoins, le but de cette chronique n’est pas spécifiquement de vous casser (encore) les oreilles avec Google+, mais plutôt d’explorer le concept de la diversification de votre présence numérique.

« Je n’ai pas de temps à perdre à répéter ce que je peux déjà communiquer ailleurs. »

Avant l’initiative de Google, les réseaux sociaux concurrents à Facebook empruntaient un angle précis : Twitter offre une plateforme pour diffuser de courts commentaires, LinkedIn permet de partager votre CV et de maintenir un réseau de contacts professionnel, Foursquare vous invite à vous approprier la mairie des commerces de votre quartier pour ainsi profiter d’offres exclusives, etc.

Ces contextes de niches sont faciles à vulgariser lors de la période de recrutement (ne faites pas semblant, on fait tous ça) : vos amis devraient être sur LinkedIn pour le travail, ou sur Foursquare pour le jeu et les rabais potentiels.

Pourquoi devraient-ils être sur Google+ alors?

Pour l’essayer, tout simplement.

Je crois qu’il est intéressant de voir comment Google propose de gérer ses contacts, d’alimenter les conversations, de partager du contenu, de bâtir sa photothèque et de lancer une session de vidéoconférence entre amis. Le tout est familier tout en étant légèrement différent. Une différence qui fait peur, parce qu’elle peut faire toute la différence. Elle peut rendre accro.

Que ce soit par sa nature ou par ses disciples, Google+ semble parvenir à rendre les conversations plus dynamiques (et plus riches), advenant que l’on soit connecté avec un bon nombre de personnes. Si les nouveaux membres ont le défaut au début de répéter le même message diffusé préalablement sur leurs autres réseaux sociaux, ils s’aperçoivent rapidement que certains contenus réussissent à susciter plus d’intérêts que d’autres.

Petit à petit, vous triez vos champs d’intérêt en fonction de ce qui réussit mieux sur Facebook, Twitter et Google+. Tout comme la vraie vie, vous avez peut-être vos amis préférés, mais vous voyez également votre famille et vos collègues de travail, avec qui vous discutez de sujets parfois diamétralement opposés.

Pourquoi devrait-on être sur Google+?

Parce que sur la toile, rien n’est stable. Parce qu’en bourse, il est plus sécuritaire de diversifier ses actions. Parce qu’il est malsain de toujours se nourrir de la même chose. Parce que l’être humain, d’abord et avant tout un être social, est friand de nouveautés.

Peut-être parce qu’avec votre compte Google, qui combine vos courriels, votre agenda, vos documents et vos activités YouTube, vous y êtes déjà.

Gina DesjardinsEn manque d’humour sur le web

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 publié le 26 mai 2011 à 13 h 22

Ce mois-ci, la manchette du magazine Wired est « Comment Internet a sauvé la comédie ». On y trouve quelques articles – très intéressants – sur le sujet. D’abord, on nous parle d’un laboratoire de recherche sur l’humour qui tente de trouver l’ultime recette pour faire rire. Puis une entrevue avec Andy Samberg sur comment faire des vidéos humoristiques populaires et comment Jay Pharoah s’est fait offrir de joindre Saturday Night Live grâce à ses clips sur Internet. La présentation de quelques utilisateurs Twitter qui se servent de la plateforme de microblogues pour faire de la comédie en 140 caractères. Puis finalement, un article sur le succès d’America’s funniest videos (l’équivalent de Drôles de vidéos) et de ses nouveaux compétiteurs, comme Failblog (Note : Au Québec, on a FailQc).

J’ai repensé à tout ça en regardant le Gala les Olivier la semaine dernière.

Déjà, le numéro d’ouverture du groupe Les Chick’n Swell soulignait l’importance des nouvelles technologies avec l’iPad géant et l’icône 3D. Plus tard, on les voyait aussi en Mario Kart (ce qui semblait inspiré par les clips Internet de Rémi Gaillard).

Les allusions aux technologies, et plus particulièrement à Internet, ont continué dans plusieurs présentations.

Le numéro de Simon Olivier Fecteau et Stéphane Rousseau faisait référence à une vidéo virale classique : le singe qui se pisse dans la bouche.

Puis, Phil Roy, finissant 2011 de l’École nationale de l’humour, a fait un numéro où il joue l’ami Facebook déçu de ne pas avoir été remercié par son idole Jean-Michel Anctil. (Il est sur Facebook et depuis peu sur Twitter)

Martin Petit et Mike Ward ont amené un bon point. On ne trouve pas beaucoup de contenu francophone sur Internet. Ils faisaient allusion aux sites de pornographie, mais même si on compare uniquement la présence des humoristes étrangers à la nôtre, on s’en aperçoit rapidement. Les humoristes québécois n’utilisent pas beaucoup Internet.

Évidemment, plusieurs ont des pages Facebook ou Twitter qui servent à la promotion, mais peu se servent des plateformes pour faire de l’humour. La blogueuse Marie Jetset a d’ailleurs fait des listes des pages Facebook et des comptes Twitter des gens de l’humour du Québec. Pour savoir quels humoristes les utilisent le mieux, on peut voir le document de Geoffroi Gagnon « Humoristes québécois et médias sociaux ». Selon ce document, 79 % des humoristes ont une présence sur Facebook, 17 % ont un profil sur Twitter, 13 % sont sur MySpace et 6 % uniquement se servent de YouTube. Du côté des sites Internet, 69 % ont un site web actif et 18 % seulement tiennent un blogue.

Le document a été publié en janvier 2010 et dans l’univers d’Internet, c’est une éternité. Mais c’est tout de même intéressant, car ça ne semble pas avoir changé tant que ça. Finalement, ça représente ce que je constate… les humoristes québécois utilisent surtout les nouveaux médias comme vitrine. Mais outre la promotion des spectacles, il y a moyen d’utiliser Internet comme médium de diffusion. Comme je le disais dans mon article sur les nouveaux prix Internet et nouveaux médias au gala des prix Gémeaux, le web est une bonne plateforme d’expérimentation. On peut s’en servir pour se faire connaître, pour prendre de l’expérience ou pour tester des blagues.

Quelques exemples au Québec :

En plus de sa présence à Infoman, MC Gilles a pu faire connaître son humour grâce à son blogue et à Twitter (il est suivi par près de 20 000 personnes). Ses courts messages « punchés » sont un bon exemple de l’utilisation de la plateforme de microblogues. Puisqu’il donne souvent des aperçus d’objets douteux sur lesquels il tombe, ses abonnés savent déjà à quoi s’attendre de sa nouvelle émission, Boutique MC Gilles, à V.

Etienne Dano, un des cinq humoristes de la relève de l’émission Les 5 prochains, à ARTV, n’avait pas anticipé un tel succès pour son clip Douchebags, qu’il a mis en ligne sur YouTube le 13 mai dernier. Le clip a été vu plus de 320 000 fois en deux semaines. « J’ai eu cette idée et j’ai eu envie de la réaliser pour niaiser, m’expliquait-il, mais je n’avais jamais imaginé que ça pourrait avoir un tel succès. Ça m’a ouvert les yeux sur l’incidence que peuvent avoir les réseaux sociaux. C’est certain que je vais les utiliser davantage. »

Plusieurs ont découvert l’humoriste Silvi Tourigny grâce à ses capsules « Carole aide son prochain ».

Simon Olivier Fecteau a longtemps fait partie des Chick’n Swell (lorsque le groupe avait une émission hebdomadaire à Radio-Canada), il a réalisé des courts métrages primés, il a coscénarisé et coréalisé le film Bluff, mais la webémission En audition avec Simon l’a véritablement propulsé.

La webémission Contrat d’gars remporte un vif succès sur le web. D’abord diffusée sur le web de façon indépendante, la série a finalement été achetée par V télé. Son succès et ses prix ont permis aux créateurs Alexandre Champagne et Jonathan Roberge de se démarquer, de se faire connaître (ils ont plus de 50 000 fans sur Facebook) et de se faire offrir d’autres contrats (comme de joindre l’équipe de Testé sur des humains à TVA). Selon l’article « Webtélé : en promo sur Facebook, leur popularité aurait même aidé la webémission 11 règles à décoller (Alexandre Champagne a annoncé sa participation à un épisode sur sa page Facebook).

Bref, je pense que les humoristes, surtout ceux de la relève, auraient avantage à se servir des nouveaux médias et des réseaux sociaux. Pas uniquement pour promouvoir leurs dates de spectacles, mais bien pour nous faire découvrir leur humour, leur univers. Depuis quelques années, l’École nationale de l’humour donne d’ailleurs le cours Écriture humoristique et nouveaux médias. On peut donc s’attendre à un peu plus de participation de la part des jeunes humoristes. Et c’est tant mieux!

YouTube a six ans

Parlant de YouTube, le site Internet d’hébergement de vidéos fêtait ses six ans hier. Le site a publié cette image pour représenter son évolution! C’est impressionnant. Prochainement, je vais d’ailleurs parler des partenaires YouTube et de la possibilité pour eux de gagner assez d’argent pour en vivre.