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Laurent LaSalleSaisissez vos souvenirs en vidéo grâce à Vine

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 publié le 28 janvier 2013 à 15 h 16

La semaine dernière, tandis que mes collègues et moi débattions de la supériorité des applications natives par rapport aux applications web, un nouveau service de partage de vidéos voyait le jour. Vine était, depuis juin dernier, une jeune entreprise Internet new-yorkaise méconnue du public. Comme elle est devenue récemment la propriété de Twitter, le lancement de son application iOS homonyme est loin d’être passé inaperçu chez les fans du réseau social.

Une nouvelle façon de partager nos souvenirs

On pourrait décrire Vine comme une sorte d’Instagram en vidéo (ou Cinemagram). Enregistrez une courte série de séquences vidéo (6 secondes ou moins) et publiez le résultat sur Twitter, sur Facebook, ou simplement sur Vine. Outre l’absence de filtres (une caractéristique importante d’Instagram), l’application ressemble en tout point à Instagram : on vous invite d’abord à suivre les membres du service, de façon à peupler votre page d’accueil des plus récentes créations de ceux-ci.

Il est fort à parier que certains prendront goût à filmer leur environnement afin de créer des chefs-d’œuvre. Tout le contraire de cette piètre tentative de ma part :

L’application s’utilise de façon très intuitive. Une fois la fonction d’enregistrement enclenchée, maintenez votre doigt sur l’écran quelques secondes afin de déterminer la durée de la première séquence. Répétez au besoin, selon le nombre de séquences souhaité, jusqu’à ce que la barre de temps (affichée à l’en-tête du viseur) soit pleine. Finalement, nommez votre création et choisissez comment vous désirez la partager.

Moi qui ne me considère pas comme une personne photogénique, serais-je un meilleur sujet en vidéo? Qu’en est-il des personnes qui détestent se faire filmer, mais qui sont à l’aise à l’idée de se faire photographier? Vont-elles adhérer à l’idée que leurs proches enregistrent leurs faits et gestes, avec ou sans leur consentement?

Certains se souviendront de mon enthousiasme pour l’application Picle, une application de partage de photos qui s’apparente elle aussi à Instagram, qui avait comme particularité de permettre de juxtaposer un enregistrement sonore à une photo. Malheureusement pour elle, l’application n’a guère évolué depuis sa mise en marché. C’est d’ailleurs le risque que courent toutes applications dont la fonction primaire est de produire un type de contenu avec lequel l’utilisateur moyen n’est pas familiarisé.

Néanmoins, l’intérêt marqué de Twitter pour Vine lui laisse présager un avenir prometteur. Cela dit, ça ne garantit pas qu’une masse critique adoptera le nouveau service.

Laurent LaSalleDonner la voix à Instagram

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 publié le 16 mars 2012 à 14 h 41

Avec la montée en flèche de l’utilisation de téléphones intelligents par la masse, le partage de photos a par le fait même gagné en popularité. L’application Instagram, véritable réseau social de la photo instantanée, est ainsi rapidement devenue le porte-étendard de cette tendance, peut-être grâce à sa variété de filtres et à sa simplicité d’utilisation.

Les amateurs d’Android seront contents d’apprendre qu’un prototype roulant sur leur système d’exploitation préféré a été présenté la semaine dernière à SXSW, le festival de musique, de film et de nouveaux médias. Cette version devrait arriver sur le marché sous peu.

Par contre, mon attention a été captée par une autre initiative photographique présentée lors de ce festival. Alex Harding, l’instigateur derrière le projet en question, a voulu explorer la possibilité « d’entendre » les photos sur Instagram. Le résultat de sa démarche a fait mettre au monde l’application qui suit…

Picle arrive en scène

Selon son créateur, nos souvenirs sont composés d’images et d’extraits sonores. Picle est une application mobile s’apparentant à Instagram, mais sa particularité est la possibilité d’enregistrer un court extrait audio (au maximum 10 secondes) afin de l’annexer à la photo captée. Harding a expérimenté cette idée lors d’une visite à la plage avec sa conjointe. Je vous invite à regarder la vidéo afin de mieux saisir le concept.

Je dois dire que j’adore les possibilités que cette nouvelle façon d’encapsuler les moments de nos vies nous offre. J’aime également le fait que l’application ne transmet pas systématiquement nos créations sur notre profil public (le contenu est préservé localement sur notre téléphone).

Néanmoins, l’application n’est pas sans problèmes. Pour l’instant, il est impossible de partager nos créations (que ce soit sur Facebook, Twitter ou simplement par courriel) autrement qu’en allant nous-mêmes chercher l’adresse du contenu sur le site à partir de notre profil. Sans compter qu’il aurait été intéressant de fournir des filtres ou quelques outils de base pour manipuler l’image saisie.

Mais bon, il s’agit d’un minimum viable product, une application test conçue rapidement afin de valider l’intérêt du public envers cette façon d’emmagasiner nos souvenirs (et peut-être même convaincre de potentiels investisseurs). Alors loin de moi l’idée de critiquer sévèrement un produit qui n’est pas encore offert sous sa forme finale.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, malgré le fait que l’application (et par conséquent le service) ait été réalisée en un temps record, son interface est impeccable et sa facilité d’utilisation est désarmante.

Vous pouvez vous procurer l’application londonienne gratuitement sur iTunes. Personnellement, je suis impatient de l’essayer davantage.

Malheureusement, Picle n’est pas offerte en version Android. On ignore pour l’instant si une telle version pourrait voir le jour à court ou moyen terme.

Si une image vaut mille mots, une image avec du son en vaut un million.