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Laurent LaSalleNexus 10 : qu’à cela ne tienne, on vise plus grand

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 publié le 29 octobre 2012 à 15 h 25

Tandis qu’Apple vient tout juste de rejoindre un nouveau marché en dévoilant l’iPad mini la semaine dernière, voilà que Google déroute la stratégie de son concurrent en annonçant la Nexus 10, une tablette surdimensionnée par rapport à celle qu’elle a introduite sur le marché cet été.

Si l’événement dédié à son dévoilement a été annulé en raison de l’ouragan Sandy, Google a tout de même pris soin de révéler l’information par rapport au produit en question.

Caractéristiques matérielles

Fidèle à l’habitude qu’elle semblait vouloir instaurer avec la Nexus 7, le chiffre du nom Nexus 10 n’a rien à voir avec la version dudit appareil. Il s’agit plutôt d’un indice concernant la taille de l’appareil, à savoir un écran dont la diagonale est de 10 pouces. En matière de résolution, on parle de 2560 x 1600 pixels, légèrement supérieure à celle de l’iPad (2048 x 1536 pixels). La densité de pixels se retrouve également plus élevée que celle de son principal concurrent, avec 300 ppp. La proportion de cet écran est de 16:9, ce que je trouve plutôt étrange pour une tablette.

C’est Samsung qui est responsable de la fabrication de la nouvelle tablette (rappelons qu’Asus est responsable de fabriquer la Nexus 7), on peut donc s’attendre à un produit de qualité compte tenu de la feuille de route de la compagnie coréenne en matière d’appareils mobiles. Grâce à ce partenariat, la Nexus 10 sera propulsée par Exynos 5, le tout nouveau processeur bicœur de type Cortex A15 de Samsung cadencé à 1,7 GHz.

Tout comme sa cousine de 7 pouces, la Nexus 10 n’offrira pas de connexion cellulaire en option, un choix que je trouve curieux encore aujourd’hui. Pour le sans-fil, on conserve la communication en champ proche (NFC), le signal 802.11 (b, g et n) et Bluetooth 4.0. Heureusement, contrairement à la Nexus 7, la nouvelle tablette arbore deux caméras : une frontale à 1,9 mégapixel, et une au dos de l’appareil à 5 mégapixels.

En matière d’autonomie, Google promet 9 heures d’utilisation en continu. Pour ce qui est de la connectivité, on retrouve un port micro USB et un port HDMI. Deux modèles sont offerts : une version avec 16 Go d’espace de stockage pour 409 $ et une version avec 32 Go pour 509 $.

Curieux de connaître les améliorations d’Android pour tablettes? Je vous invite à lire la portion Caractéristiques logicielles du billet que j’ai rédigé lors du dévoilement de la Nexus 7. À noter que la version d’Android passe à 4.2 avec cet appareil.

Vous pouvez en apprendre davantage sur la tablette à même le site de Google. MÀJ : Sa livraison est prévue pour le 13 novembre prochain (merci Jules).

Google avait également l’intention de dévoiler le Nexus 4, un nouveau téléphone intelligent fabriqué en partenariat avec LG, lors de l’événement annulé à la dernière minute. Vous pouvez en apprendre davantage sur ce produit sur le blogue de Maxime Johnson.

Chose promise, chose due. Si ce n’est pas le genre de constat qui nous vient naturellement à l’esprit quand il s’agit de Microsoft, celle-ci nous revient comme prévu avec les détails de la Surface, sa tablette sur le point d’être mise en marché.

Après trois mois de silence radio, l’engouement est-il toujours au rendez-vous?

La protection, c’est pour les riches!

Cinq cent dix-neuf dollars, c’est ce qui vous en coûtera au minimum pour vous procurer une Surface, soit le même prix que le modèle d’entrée de gamme de l’iPad. À ce prix, vous avez un appareil nu : il ne vient avec aucun protecteur. Rappelons que la couverture proposée, qui s’apparente à celle de l’iPad tant par sa fixation aimantée que par son coloris, intègre un clavier. Conséquence? Le protecteur se vendra 129,99 $.

La Surface n’a pas encore fait ses preuves que son ensemble coûterait déjà plus que celui du leader du marché? Pas tout à fait. Lorsque l’on considère que le modèle de base de la Surface propose 32  Go d’espace de stockage, nous devons le mettre nez à nez avec l’iPad offrant cette même caractéristique – dont le prix est de 619,99 $ pour l’appareil, et 45 $ pour la couverture. L’offre de Microsoft paraît soudainement plus alléchante. Sans compter qu’on nous propose d’inclure la sobre et ennuyeuse couverture noire pour un supplément de 100 $, soit le même prix que pour un iPad avec 32 Go sans protection.

Spécifications techniques

Microsoft avait été peu bavarde en terme de spécifications techniques lors du dévoilement de la tablette en juin dernier. Outre la présence de ports (on y trouve des connexions Micro SDXC, USB 2.0 et Micro HD), elle était restée vague quant à la résolution de son écran tactile de 10,6 pouces. Celle-ci sera de 1366 x 768 pixels, soit une définition nettement inférieure à celle proposée par Apple.

Sans oublier que Google, dont la Nexus 7 est arrivée sur le marché en juillet dernier, offre une résolution équivalente (1280 x 800 pixels) sur une tablette significativement plus petite (7 pouces). En terme de densité de pixels, Microsoft est bon dernier. Ça semble anodin, mais quand il est question de lecture, la qualité de l’écran peut faire toute la différence.

Son processeur? Le Tegra 3 T30 de Nvidia, un quadricœur cadencé à 1,4 GHz et associé à 2 Go de mémoire vive. Puisqu’il s’agit d’un processeur ARM, il sera impossible de rouler les applications tirées du patrimoine de Windows (la tablette est propulsée par Windows RT). Toutes les applications roulant sur cette tablette devront être téléchargées à partir du Windows Store.

La Surface sera munie de deux caméras 720p, une frontale et l’autre au dos de l’appareil. À noter que l’angle de la caméra du dos viendra compenser l’angle de la tablette lorsque celle-ci sera posée sur une table, afin de permettre une capture horizontale adéquate.

Finalement, on retrouve une connexion wi-fi (802.11a, b, g et n) et Bluetooth 4.0. En terme de capteurs, la tablette propose la même chose que les produits rivaux : un accéléromètre, un gyroscope et un compas.

Surface Pro?

Certains se souviendront que Microsoft avait révélé deux types de tablette en juin dernier. Une tablette plus performante par sa capacité à rouler Windows 8 Professionnel, et par conséquent pour l’exécution de toutes les applications de bureau en mode natif, devait également voir le jour. Microsoft semble avoir choisi d’attendre avant de fragmenter son propre marché, ce qui n’est certainement pas une mauvaise chose d’un point de vue stratégique (bien que ce soit frustrant pour les consommateurs désireux de ne pas faire de compromis pour ce qui est des applications).

Il est déjà possible de précommander la Surface avec Windows RT sur le site de Microsoft. Sa sortie est prévue pour le 26 octobre prochain.

À l’occasion de la conférence annuelle Google I/O, le géant de la recherche (et désormais de la mobilité) a présenté au public sa toute première tablette, nommée Nexus 7. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le chiffre ne désigne pas un numéro de version, mais plutôt la taille de l’écran, dont la diagonale est de 7 pouces.

Nous avons également pu voir les améliorations apportées à Jelly Bean, la nouvelle sous-version d’Android (4.1), qui a été lancée au même moment.

Je ne peux m’empêcher de me demander ce qu’il adviendra des Chromebooks, une forme d’ultraportable alimenté par Chrome OS que Google a dévoilé l’an dernier durant cette même conférence. À mon avis, la ligne est trop mince entre la tablette et l’ultraportable pour justifier deux systèmes d’exploitation différents.

Caractéristiques matérielles

La Nexus 7 se démarque tout d’abord par la définition de son écran. Loin de valoir l’écran Retina de l’iPad (dont la densité est de 264 ppp), celui de Google a une résolution de 1280 x 800 pixels, à 216 ppp. Un excellent compromis : comme la Nexus 7 a une a taille réduite, on a besoin de moins de pixels pour obtenir une qualité visuelle comparable à celle du produit d’Apple. La définition de l’écran de la Nexus est également supérieure à celle des appareils de la concurrence fonctionnant aussi sur Android, dont les tablettes de dimensions équivalentes ont plutôt une résolution de 1024 x 600 pixels.

Une grande lacune en ce qui a trait à la connectivité vient ternir le tableau. En effet, aucune option 4G n’est disponible sur la Nexus 7. On doit compter uniquement sur une connexion WiFi pour être accéder à la toile. Il va sans dire que beaucoup de propriétaires de cette tablette seront des utilisateurs de téléphones Android et pourront par conséquent partager leur connexion cellulaire, mais je suis perplexe quant à l’absence de cette option.

Néanmoins, la Nexus 7 se démarque de la Galaxy Tab 2 et de la Kindle Fire grâce à l’inclusion de la communication en champ proche (NFC). Cette technologie, qui permet entre autres le partage de données et les transactions bancaires, envahit les appareils mobiles depuis un an ou deux.

Quant à ses performances, la tablette de Google sera propulsée par un processeur Tegra 3 T30L de Nvidia, cadencé à 1,2 GHz. Lors de sa présentation, on a démontré la capacité de la Nexus 7 à faire rouler des jeux, de la vidéo et un nouveau mode de Google Maps permettant de voir à l’intérieur de certains bâtiments. En effet, le gyroscope de la tablette est utilisé afin de permettre une vue à 360 degrés simplement en changeant l’orientation de l’appareil.

Pour terminer, on ne propose qu’une seule caméra (frontale) de 1,2 mégapixel, et l’espace de stockage est fixé à 8 ou 16 Go, sans possibilité d’expansion. La tablette est mince, son design est épuré, et la qualité de sa fabrication semble hors pair. À noter que c’est la compagnie Asus qui a été choisie pour fabriquer cette première tablette Nexus. Celle-ci n’est pas sans rappeler la T700, une tablette qu’Asus a dévoilée au dernier CES.

Caractéristiques logicielles

En ce qui concerne l’interface, quelques améliorations semblent avoir été apportées à Android pour en produire une sous-version, nommée Jelly Bean.

Tout d’abord, Google Play est visible dès la page d’accueil, à partir de laquelle vous pouvez consulter vos plus récents achats : films, livres ou musique. La présentation semble être légèrement inspirée de Windows 8, ce qui est une excellente nouvelle. Les icônes sont plus grandes, et les gadgets logiciels (widgets) se redimensionnent automatiquement selon l’espace disponible.

Pour ce qui est de la performance, on a optimisé le système d’exploitation afin de réduire au maximum le temps de réponse de l’appareil. Tout est plus fluide que jamais.

Un nouveau service, nommé Google Now, fait également son apparition avec Android 4.1. À partir de toute l’information intégrée par le biais des divers services Google (à votre agenda ou dans vos favoris), Google Now vous tiendra au courant de sujets qui vous importent : le score du match de hockey en cours, l’état de la circulation, votre prochain rendez-vous, etc. Pour ceux qui n’avaient pas encore l’impression de vivre un peu dans le roman de George Orwell.

Évidemment, toutes les nouveautés d’Android 4.1 sont également accessibles sur les appareils de la concurrence, paternité de plateforme oblige.

Conclusion

Vous pouvez dès maintenant précommander la Google Nexus 7 pour la modique somme de 209 $ (le modèle 16 Go est offert à 259 $). Sa livraison est prévue pour la mi-juillet.

Laurent LaSalleRéseaux sociaux, technologies et douaniers

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 publié le 31 janvier 2012 à 14 h 18

Si vous voyagez le moindrement, vous avez certainement une histoire abracadabrante à raconter sur un moment pénible et redouté par plusieurs : le passage aux douanes. Que vous ayez ou non quelque chose à vous reprocher, ce rituel cause parfois un stress démesuré lié à la crainte de se faire accuser d’un crime quelconque ou de se voir refuser l’accès au pays de votre destination.

Paranoïa exagérée ou appréhension justifiée?

La douane a parfois le bras long…

C’est du moins le cas des douanes américaines. Récemment, deux résidents de la Grande-Bretagne se sont vus refuser l’accès aux États-Unis après que l’un d’entre eux eut proféré des « menaces » contre le pays sur Twitter.

Le 16 janvier dernier, Leigh Van Bryan, gérant de bar de 26 ans, a demandé à une amie sur Twitter : « Es-tu libre cette semaine pour une courte conversation / planification avant que j’aille détruire l’Amérique? »

Il n’en fallait pas plus pour que son nom se retrouve sur une liste noire.

Bryan a dit avoir été questionné au sujet de son message pendant près de cinq heures : « Les agents me traitaient comme si j’étais un terroriste. J’ai continué à leur répéter qu’ils avaient mal interprété mon tweet. »

Au final, le département américain de la Sécurité intérieure a confirmé que Bryan avait bel et bien écrit qu’il voulait non seulement détruire l’Amérique, mais également exhumer le cadavre de Marilyn Monroe (une référence à l’émission Family Guy, provenant d’un tweet précédent).

Qu’on se le dise : le département de la Sécurité intérieure des États-Unis est dépourvu de sens de l’humour.

À pareille date l’an dernier, Paul Chambers (un autre Britannique) a dû payer une amende de 385 £ (et 2 600 £ en frais divers) pour avoir mentionné sur Twitter qu’il était prêt à faire exploser l’aéroport Robin Hood de Doncaster « à ciel ouvert! » si celui-ci ne reprenait pas ses opérations rapidement afin qu’il puisse voir sa petite amie.

Pendant ce temps au Canada

Peut-être avez-vous entendu parler de l’histoire du Québécois qui a franchi la frontière avec comme seules pièces d’identité un permis de conduire et la photo de son passeport sur son iPad?

Au début de janvier, Martin Reisch se dirigeait vers la frontière américaine lorsqu’il s’est aperçu qu’il avait oublié son passeport à la maison. Plutôt que de rebrousser chemin, il s’est souvenu avoir une copie numérisée de son passeport sur son iPad. Voulant éviter de faire quatre heures de trajet supplémentaire, il a tenté sa chance avec cette reproduction.

Malgré l’air sérieux du douanier, la chance a souri à cet homme de 33 ans.

Agacé par la sortie de Reisch dans les médias, le département de la Sécurité intérieure des États-Unis a insisté sur le fait qu’il détenait suffisamment d’information sur l’individu pour confirmer son identité avec ses registres.

Officiellement, les douanes américaines n’acceptent que les documents suivants : un passeport (physique), un permis de conduire Plus ou une carte Nexus.

Laurent LaSalleEst-ce que Flipboard devrait craindre Google Currents?

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 publié le 20 décembre 2011 à 14 h 45

Devenu rapidement un incontournable pour les propriétaires d’iPad, Flipboard est l’application par excellence pour consulter des contenus web correspondant à nos champs d’intérêt ou ceux partagés par nos contacts sur les réseaux sociaux. Tel un magazine, on vous invite à tourner des pages virtuelles afin de naviguer dans une table des matières illustrée et sans fin.

Je connais personnellement plusieurs propriétaires d’iPad qui ont succombé à l’achat de la tablette après qu’un ami leur a présenté l’application. Maintenant que cette dernière est disponible sur iPhone, je ne consulte plus le web de la même façon.

Devant un tel succès, il est normal que la compétition s’accélère. C’est pourquoi Google a dévoilé récemment un service qui permet lui aussi de rendre les fils RSS visuellement plus attrayants, au grand bonheur des propriétaires d’Android (délaissé par Flipboard, offert uniquement sur iOS).

La différence avec Google Currents

À première vue, il est plutôt facile de faire des parallèles entre Flipboard et Currents, l’application de Google. Les deux proposent des contenus correspondant à certaines catégories (actualités, affaires, technologie, science, design, sports, divertissement, style). Elles proposent également des sujets « chauds », où l’on peut retrouver des contenus poussés par l’équipe derrière la réalisation de l’application. Finalement, les deux remanient les articles afin de produire des résumés agréables à consulter.

Une fois qu’on élimine leurs caractéristiques communes, on s’attarde à ce qui les distingue, à commencer par la mise en page. Les partenaires dont les contenus bénéficient d’un traitement visuel personnalisé semblent généralement mieux servis chez Flipboard, le design des articles sur Currents étant plutôt fade.

Seulement, ce qui fait la beauté de Currents, c’est son aspect démocratique. Contrairement à Flipboard, qui ne permet l’inclusion de fils RSS que par le biais d’une connexion à un compte Google Reader (ironique, tout de même), Currents permet d’ajouter autant de fils RSS que désiré. Si vous préférez passer par votre Google Reader, on vous invitera à sélectionner la source que vous souhaitez rendre accessible à partir de votre librairie.

Si les deux applications permettent le partage de contenu par l’intermédiaire de divers réseaux sociaux (dont les principaux sont Facebook et Twitter), aucune d’entre elles ne permet d’en faire autant sur Google+, ce qui est plutôt étrange pour Currents, où l’on peut seulement « recommander » des articles. Le seul effet qu’une recommandation aura n’est visible que sur les résultats de recherche de Google. Impossible alors d’amorcer une conversation sur le sujet sans faire des pirouettes de copier-coller.

Seulement aux États-Unis

Oui, je vous parle encore une fois de quelque chose qui n’est pas officiellement disponible au Canada (quelle manie aussi que j’ai de vouloir être à l’avant-garde). Par contre, sachez qu’il est très facile d’ouvrir un compte à partir des États-Unis (ou de n’importe quel autre pays) sur iTunes sans y résider. Je ne connais malheureusement pas de méthode pour en faire autant sur Android. Il faudra peut-être prendre votre mal en patience.

Quoi qu’il en soit, il est plus que probable que Google lance bientôt son application sur le marché canadien. Est-ce à dire que Flipboard est menacé? Personnellement, je préfère l’aspect visuel de ce dernier. Il va de soi par contre que l’équipe devrait sérieusement songer à en produire une version pour Android.

Google Currents est gratuit et il est offert pour Android et iOS.