Billets classés sous ‘myspace’

Laurent LaSalleWe Are Hunted deviendra Twitter Music

par

 publié le 22 mars 2013 à 15 h 11

Depuis quelques semaines, les rumeurs de l’arrivée imminente d’un service musical vont bon train chez Twitter. Baptisé Twitter Music, une application mobile offrant des recommandations musicales basées sur vos relations Twitter, devrait voir le jour avant le mois d’avril (et ce n’est pas un canular). Le compte officiel consacré aux nouvelles musicales du monde entier, Twitter Music, aura bientôt 2,4 millions d’abonnés. Il a été mis en ligne le 14 septembre 2011.

Cette rumeur s’inscrit d’ailleurs dans une tendance observée dans plusieurs services web, dont le principal concurrent de Twitter, Facebook. En effet, le populaire réseau social a présenté au début du mois la refonte de son fil d’actualité en y ajoutant divers filtres, dont un pour la musique. De son côté, Google serait également sous le point de lancer un service musical (payant, cette fois-ci) par le biais du populaire portail vidéo YouTube. À noter qu’une grande majorité d’internautes a déjà le réflexe de chercher des chansons sur YouTube lorsque le besoin de les écouter sur-le-champ se fait sentir.

Et c’est sans mentionner les divers sites spécialisés dont SoundCloud, Spotify, Myspace (avec sa refonte centrée sur les artistes musicaux), Rdio et Grooveshark.

We Are Hunted : hors ligne depuis des semaines

Certains d’entre vous se souviendront que j’ai écrit à propos de We Are Hunted en novembre 2010. Très visuel, le service australien collige les chansons les plus populaires provenant de diverses sources : blogues spécialisés, réseaux sociaux, etc. Résultat? Le palmarès des 99 chansons les plus populaires du moment, présenté telle une mosaïque de tuiles uniformes de façon hiérarchique.

Peut-être devrait-on écrire au passé quand vient le moment de décrire We Are Hunted, puisque le service est hors ligne depuis plusieurs semaines? Difficile de ne pas faire de rapprochement avec la rumeur mentionnée en introduction de cet article, puisque Twitter s’est porté acquéreur de We Are Hunted l’an dernier (les détails de cette transaction restent inconnus).

Contrairement à Vine, une application de partage vidéo lancée par Twitter en janvier dernier, l’application sur laquelle travaillerait l’équipe de We Are Hunted ne conserverait pas le nom, ni l’image de marque du site musical rosé. Le design de Twitter Music sera donc conforme à celui de la plateforme de micromessagerie.

Stephen Phillips, fondateur de We Are Hunted, semble d’ailleurs être en train de tester l’application en question. Du moins, si on en croit ses plus récentes publications :

Selon une source anonyme ayant discuté avec le CNET, l’application sera divisée en trois sections. « Suggested » proposera des chansons inspirées par vos contacts Twitter (les artistes auxquels vous ou vos contacts êtes abonnés). « Popular » devrait utiliser le même algorithme du service We Are Hunted, qui consiste, comme son nom l’indique, à présenter les chansons les plus populaires du moment. « Emerging » quant à elle sera la section réservée aux artistes de la relève. Visuellement, l’application conservera la même grille que We Are Hunted. Si vous avez la chance d’utiliser l’application Music Hunter (également développée par l’équipe australienne), tout porte à croire que l’expérience de Twitter Music sera similaire.

Pour la suite du monde

Avec autant de concurrence, il ne sera pas facile pour Twitter de tirer son épingle du jeu. Son application se classera-t-elle parmi les services amusants sporadiques ou va-t-elle se tailler une place comme outil incontournable pour mélomanes avertis? Est-ce que la parfaite intégration d’un service musical à Twitter sera suffisante pour voir Twitter Music prendre son envol?

Les médias spécialisés en parlaient depuis le début de l’année (j’ai moi-même écrit un billet en ce sens sur Triplex en janvier dernier), Facebook se devait de proposer une nouvelle interface pour 2013.

Le populaire réseau social semble avoir choisi d’y aller par étapes, d’abord avec la recherche dans le graphe, qui emploie une structure de phrase intuitive permettant d’effectuer des recherches spécifiques en lien, entres autres, avec les préférences individuelles des membres Facebook, introduites à la mi-janvier.

Jeudi dernier, c’était au tour du fil d’actualité de subir un lifting.

Un look de son temps

Contrairement à la nouvelle version de Myspace, qui s’est complètement réinventée au point de ne rien partager avec la précédente, le nouveau design dévoilé par Mark Zuckerberg et ses acolytes propose un équilibre entre le respect de la structure actuelle du fil d’actualité et une modernisation incitant à l’interaction.

Ce que nous voulons faire est d’offrir à tout le monde le meilleur journal personnalisé qui soit. Nous croyons que celui-ci doit avoir une grande diversité de contenus. Ce journal devrait avoir un contenu de haute qualité provenant de sources mondiales renommées, mais également des mises à jour sociales et locales pertinentes provenant de sa famille, de ses amis et de son entourage.

Ce journal devrait également permettre de suivre tous les sujets qui nous intéressent. On devrait retrouver une page d’accueil ou une section des nouvelles importantes provenant de toutes les rubriques, à partir de laquelle on peut consulter n’importe quel sujet de façon plus poussée. Enfin, nous croyons que le meilleur journal personnalisé devrait être visuel, riche et captivant, parce que les histoires qui nous entourent sont complexes, détaillées et méritent d’être affichées avec plus qu’un simple texte.

Mark Zuckerberg, lors de la présentation du nouveau fil d’actualité

On s’est inspiré du design des applications mobiles de Facebook, au look beaucoup plus moderne, pour uniformiser l’esthétisme du service. Le fond sombre de la colonne de gauche rappelle la barre latérale des applications iOS et Android. D’ailleurs, celle-ci a fait l’objet d’un peu de ménage. Les filtres permettant d’afficher le fil d’actualité classique, les contenus plus récents, les contenus de ses amis ou de ses abonnements ont désormais leur propre section dans la colonne de droite. L’espace ainsi libéré permet de déplacer le contenu du panneau de clavardage du côté gauche.

L’influence des applications mobiles se fait également sentir en ce qui concerne l’aperçu des vidéos, qui occupent désormais toute la largeur de la colonne principale. De plus, lorsque plusieurs contacts ont recommandé le même contenu, plutôt que de présenter les commentaires des trois derniers l’un à la suite de l’autre, on affiche à gauche leur photo, un peu à la manière des retweets sur Twitter.

Les événements à venir sont affichés sur le fil d’actualité de façon beaucoup plus esthétique. Les articles les plus recommandés, provenant d’une même source que soi ou de proches, ont droit à un look similaire. Finalement, peu importe la section où on se trouve, la barre de droite proposera des raccourcis contextuels en lien avec ce qu’on consulte (ex. : les photos récemment ajoutées par des amis lorsqu’on regarde ses propres photos).

En test depuis un an

Selon Chris Struhar, directeur technique de la refonte, Facebook travaille sur le redesign du fil d’actualité depuis plus d’un an. Un groupe d’utilisateurs anonymes teste la nouvelle plateforme depuis, tandis que les concepteurs observent le comportement de ces derniers et relèvent leurs commentaires. Il va sans dire que de tels changements fondamentaux requièrent beaucoup de temps d’intégration, tant pour les développeurs que pour les utilisateurs. Ils ne peuvent se permettre un échec.

Si vous êtes intéressé par cette nouvelle version de Facebook, je vous invite à visiter la page décrivant les nouveautés du fil d’actualité, afin de vous ajouter à la liste d’attente.

Laurent LaSalleUn nouveau Facebook à l’horizon?

par

 publié le 7 janvier 2013 à 15 h 32

Le maintien du statu quo à moyen ou à long terme sur la toile est un jeu dangereux en matière de design. C’est certainement le manque de renouveau qui a tué Myspace, autrefois le plus populaire réseau social au monde (de 2005 à 2008). Bien qu’il espère aujourd’hui renaître de ses cendres en offrant une interface complètement renouvelée, ses efforts semblent être trop peu, trop tard.

Personnellement, j’étais très enthousiaste en ce qui concerne le nouveau Myspace, mais je dois admettre que je n’y suis jamais retourné depuis que je me suis réinscrit. La preuve que l’esthétique n’est pas un gage de succès.

Sans doute en réaction à la refonte de Myspace, le designer suédois Fred Nerby s’est amusé à réviser l’interface des diverses sections de Facebook. Le résultat est pour le moins époustouflant – un changement radical.

Interface proposée

À la fois inspirée par Myspace et Microsoft (pensez à l’interface de tuiles de Windows 8), l’interface proposée par Nerby est une lettre d’amour au système de grille en CSS, une nouvelle façon de concevoir des interfaces flexibles qui s’ajustent à la surface disponible. Je vous invite à regarder cette vidéo afin de mieux comprendre la vision du designer.

Lorsqu’on analyse un peu plus les maquettes de l’interface proposée, on doit saluer la façon dont les différents niveaux d’éléments sont présentés. Par contre, tout n’est pas parfait. La dénomination d’un onglet par défaut (News) est une mauvaise idée, en plus de ne pas correspondre au contenu présenté. Le positionnement de la boîte d’informations complémentaires tantôt à gauche et tantôt à droite est plutôt étourdissant. Finalement, je ne suis pas convaincu qu’il est pratique ni pertinent de consulter les publications de vos amis proches à côté de celles de vos connaissances.

La question demeure entière : Facebook doit-il réagir à la menace potentielle du nouveau Myspace? Si vous êtes de ceux qui détestent le changement proposé, rassurez-vous. Ces maquettes sont une initiative personnelle du designer. Elles ne servent qu’à alimenter le portfolio de ce dernier. Cette pratique est courante et n’a généralement aucun effet sur le produit ciblé.

Mais dans le cas contraire, seriez-vous prêt à un changement aussi radical?

Laurent LaSalleNouveau Myspace : mes premières impressions

par

 publié le 4 décembre 2012 à 11 h 44

Comme je vous le mentionnais en septembre dernier, Myspace se présente désormais sous un service complètement réinventé. L’interface est léchée et semble être un parfait équilibre entre l’aspect minimaliste et l’aspect futuriste. Mais est-ce possible de ressusciter Myspace, un site autrefois considéré comme le plus populaire réseau social au monde, à une époque où les Facebook et Twitter captent toute l’attention des internautes?

J’ai enfin obtenu accès au nouveau service vendredi dernier (merci Rémi). Laissez-moi vous livrer mes premières impressions.

Musique, Mæstro!

On se souvient tous des diverses itérations de Myspace. En essayant d’évoluer tant bien que mal, le service n’a jamais su concurrencer Facebook, qui lui a rapidement damé le pion. Avec une nouvelle formule, on pourrait croire que Myspace tente de détrôner son concurrent avec un esthétisme à couper le souffle. Pourtant, Myspace semble n’avoir jamais été aussi fidèle à lui-même. Car ce qui était l’adage de ces premiers jours est toujours au centre de sa plateforme : la musique.

À l’inverse de Facebook, la barre de tâche se trouve au pied du site. Sur celle-ci, on retrouve les classiques : un raccourci vers la page d’accueil (le fil d’activités de vos contacts), un raccourci vers votre profil, un panneau répertoriant les alertes, un panneau de clavardage et la recherche.

Mais Myspace a quelque chose de plus : son lecteur audio intégré. Imaginez la parfaite intégration de Pandora, Bandcamp ou Grooveshark à même l’interface de Facebook. Vous pouvez gérer votre liste d’écoute en glissant votre souris vers le bas de la page. À partir du profil d’un musicien, vous pouvez glisser une chanson vers votre liste d’écoute afin d’alimenter celle-ci. Finalement, vous pouvez contrôler le volume, activer le mode aléatoire, activer le mode en boucle ou passer en mode radio.

En tout temps, vous pouvez effectuer une recherche simplement en tapant dans le vide. Et puisque Myspace se considère d’abord et avant tout comme un site musical, les résultats affichent d’abord les chansons, puis les artistes, les albums et enfin les personnes correspondant à votre requête.

Puisque cette version n’est pas encore ouverte au public, inutile de vous dire que vous n’y trouverez aucun de vos amis pour l’instant. De plus, dites adieu à la pérennité du service. Myspace ne semble pas avoir l’intention de permettre à sa communauté de mettre à jour leur profil. En même temps, le service se trouve dans la position où il peut se permettre de prendre ce genre de risque (minime dans son cas).

Maintenant que j’y suis, que faire?

Le problème de Myspace pour le moment est fondamental. Outre écouter de la musique et se connecter avec des musiciens, il n’y a rien à faire sur le réseau. Vous pouvez écrire des statuts limités à 150 caractères que personne ne lira. Vous pouvez ajouter des photos que personne ne verra. Vous ne pouvez pas vraiment clavarder avec quiconque.

Évidemment, je vous entends déjà me dire qu’il s’agit d’un simple problème de bassin d’utilisateurs. Néanmoins, même lorsqu’une masse critique aura joint Myspace, vous ne pourrez pas plus partager de contenu. Le site n’intègre aucun lecteur vidéo (ni YouTube, ni Vimeo) et ne propose aucun aperçu des liens que vous ajoutez à vos messages. En fait, c’est comme si vous vous retrouviez devant la première version de Twitter en terme de fonctionnalités; elles sont quasi nulles.

Néanmoins, je demeure enthousiaste devant le nouveau Myspace. J’espère seulement qu’on pensera à y ajouter ces fonctions élémentaires avant sa mise en ligne officielle.

Laurent LaSalleOn tue la une : toute votre vie est sur Facebook

par

 publié le 27 septembre 2012 à 11 h 37

Vous avez certainement entendu parler en début de semaine d’une faille sur Facebook, qui aurait affiché vos messages privés antérieurs à 2009 sur votre journal public. En somme, depuis peu, une nouvelle boîte apparaît dans la colonne de droite lorsqu’on se rend au début d’une année, regroupant tous les messages publics que des membres du réseau social ont laissés sur votre mur pendant l’année. Le problème : on rapporte que tous les messages privés couvrant la même période seraient maintenant entremêlés à ceux-ci.

Facebook a rapidement démenti la rumeur. Selon la compagnie, les gens interprètent ce qu’ils croient être des messages privés, alors qu’en réalité ces messages ont toujours été publics; écrits à une époque où les internautes étaient moins sensibles à la notion de vie privée.

Difficile de déterminer qui dit vrai, puisqu’on parle de messages rédigés il y a plus de trois ans. D’ailleurs, pourquoi une faille affecterait-elle une période de façon si aléatoire? Personnellement, j’ai croisé au moins à deux reprises des numéros de téléphone en observant la nouvelle boîte sur le journal d’amis. Est-ce dire que cette correspondance était nécessairement privée à l’origine? Chose certaine, elle aurait dû l’être.

Mais ce qui est encore plus difficile, c’est de croire que plusieurs d’entre vous sont encore surpris d’apprendre que toute votre vie est sur Facebook. Semble-t-il qu’on doive encore le répéter : toute votre vie est sur Facebook. Laissez-moi même en faire un sous-titre pour être certain de capter l’attention de tout le monde.

Toute votre vie est sur Facebook

Vos photos, vos humeurs, vos préférences, vos soucis, vos joies et vos peines. Au moment où la rumeur concernant les messages privés rendus publics se propageait, une campagne de sensibilisation parrainée par la fédération financière belge Febelfin se répandait sur la toile. Coïncidence?

Vous arrive-t-il de communiquer votre numéro de carte bancaire par courriel? Discutez-vous sur Facebook de l’état de votre compte? Si oui, vous êtes une proie idéale pour les fraudeurs opérant par Internet. Febelfin a loué les services de Dave pour en faire la preuve.

— Introduction de l’article « Partager des informations sur Internet, c’est s’exposer aux abus »

L’être humain est une machine à communiquer, à partager. L’information confidentielle que vous ne divulguez pas sur Facebook, vous la répétez à un ami dans un café, à la bibliothèque ou dans la rue. Sommes-nous véritablement capables de garder autant de secrets?

Face à ce constat, une solution s’impose : restreindre l’accès à votre journal. Rendez-vous dans vos paramètres de confidentialité et limitez-y l’accès. Cependant, devant l’incompétence de Facebook à respecter ces paramètres lors d’une éventuelle refonte, certains extrémistes préfèrent fermer leur compte pour de bon, au risque de déménager vers un autre réseau social.

Allez voir ailleurs

Déménager? Tout le monde parlait de Google Plus l’été dernier, mais force est de constater qu’il n’y a peut-être pas suffisamment de différence entre l’offre de Google et celle de Facebook pour pousser la communauté à changer ses habitudes.

Est-ce qu’un concurrent pourrait gagner sur le plan esthétique? Ça fonctionne plutôt bien pour Apple sur le plan matériel.

Vous ne rêvez pas : Myspace, autrefois le premier réseau social en terme de popularité, est sur le point de faire un retour en force. Rappelons qu’en juin 2011, un groupe d’actionnaires chapeauté par le chanteur Justin Timberlake s’est porté acquéreur de Myspace pour la somme de 35 millions.

On dirait que ceux-ci avaient les poches plutôt profondes quand est venu le temps de renouveler le site. Il va de soi que je suis charmé par le design de ce qu’on nous présente, mais je demeure sceptique quant à la convivialité de l’interface : c’est beau, mais est-ce bon?

Pourvu qu’on ne nous force pas à être amis avec Justin Timberlake (rôle autrefois détenu par Tom Anderson, cofondateur du site)… De plus, un site paraît toujours bien quand tous les membres fictifs sont des mannequins provenant de séances photo. Je n’ai malheureusement pas un portfolio de la sorte en guise de collection photo. Et vous?

Bref, la réelle solution est peut-être de se rabattre sur Twitter. Car son pire défaut, celui de ne pas permettre la recherche de messages antérieurs à une semaine ou deux, est peut-être sa plus grande force.

À lire également :