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Maxime JohnsonMise à l’essai du Moto E LTE (2015)

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 publié le 23 avril 2015 à 13 h 08

Moto e 2

Motorola est en train de se tailler une niche confortable comme fabricant de téléphones abordables, mais quand même d’une bonne qualité, grâce à ses gammes Moto E et Moto G. Le dernier appareil de la compagnie, le Moto E LTE (2015), veut s’adresser à ceux qui n’ont jamais possédé de téléphone intelligent jusqu’ici, et offre quand même un bon rapport qualité-prix.

Le Moto E LTE de deuxième génération reprend le même design que les autres téléphones de la compagnie, avec son format un peu arrondi. Contrairement aux téléphones plus chers de Motorola, celui-ci est toutefois tout en plastique, un compromis compréhensible, étant donné son prix de 150 $ sans entente. S’il est tout noir par défaut, son rebord peut être remplacé par un rebord d’une autre couleur, ou par un étui protecteur transparent.

Bonne durée de vie, bonnes performances
Moto e Back

Le Moto E LTE (2015) se démarque principalement par deux caractéristiques, qui sont quand même impressionnantes, vu son prix.

Son autonomie est tout d’abord irréprochable, généralement suffisante pour pratiquement deux journées d’utilisation. Dans le monde des téléphones intelligents, voilà qui est plutôt rare.

Le nouveau Moto E est aussi plutôt puissant. Sans rentrer dans les détails techniques qui n’intéresseront probablement pas le public cible de l’appareil, notons simplement que ses composantes internes n’ont rien à envier à celles de téléphones passablement plus chers. Vous n’aurez donc pas à attendre de longues secondes avant chaque opération, comme c’est parfois le cas avec les appareils aussi abordables.

On observe parfois quelques légers retards, mais c’est plutôt rare.

Son interface, conçue par Google directement, est quant à elle fluide et simple d’utilisation, et même ceux qui ne sont généralement pas à l’aise avec les nouvelles technologies pourront s’y retrouver après une courte période d’apprivoisement.

Une caméra qui tire l’appareil vers le bas
etui

Comme on pouvait s’en douter, plusieurs caractéristiques du téléphone laissent aussi à désirer.

Le principal défaut du nouveau Moto E est probablement son appareil photo, tout simplement médiocre. On ne s’attendait évidemment pas à ce que le Moto E rivalise avec le nouveau Samsung Galaxy S6 ou l’iPhone 6, mais des téléphones Android de milieu de gamme datant de plusieurs années parviennent à prendre de meilleures photos que celui-ci.

Il faut croire qu’il fallait bien donner une raison aux acheteurs d’aller voir du côté du Moto G, plus cher, également.

Notons que, contrairement au Moto E de première génération, celui de 2015 est aussi équipé d’une caméra frontale. L’utilisateur ne gagnera pas de concours de photos avec ses égoportraits, mais c’est quand même mieux que rien. L’appareil est aussi doté pour la première fois d’une connectivité LTE pour accéder à Internet plus rapidement.

Autre faiblesse pour les habitués, l’écran de 4,5 pouces avec une résolution de 540 par 960 pixels du Moto E est vraiment dépassé. Pour un nouvel utilisateur, par contre, surtout celui qui n’a pas l’intention de passer 10 heures par jour sur son téléphone, celui-ci devrait être convenable.

À 150 $ sans entente, le Moto E de nouvelle génération est probablement le meilleur téléphone pour ceux qui souhaitent s’équiper d’un premier téléphone intelligent sans trop investir. Ceux qui y prendront goût devraient toutefois venir assez rapidement au bout de ses limites.

Maxime JohnsonEssai du Moto E : un bel effort, mais il y a mieux

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 publié le 15 août 2014 à 8 h 51

Moto E

Motorola a lancé il y a quelques semaines au Canada son nouveau Moto E, un téléphone intelligent Android d’entrée de gamme, vendu directement aux consommateurs, et non par un opérateur. Si l’appareil est d’une excellente qualité pour son prix, force est toutefois de constater que les acheteurs canadiens peuvent en obtenir plus pour leur argent.

Construction solide
La première chose qui impressionne du Moto E est sa conception quand même solide pour un appareil d’entrée de gamme. Le téléphone offre un design similaire aux Moto G et Moto X de la compagnie, avec une solidité exemplaire pour un appareil de plastique.

Personne ne confondra le Moto E avec un appareil phare comme les HTC One M8 ou l’iPhone 5S, mais celui-là offre tout de même une conception très convenable, surtout pour son prix.

Des caractéristiques qui laissent à désirer
emeraudes

Si l’extérieur du Moto E trahit un peu son prix, l’intérieur, lui, ne ment pas. Les caractéristiques de l’appareil sont résolument d’entrée de gamme, semblables à celles que l’on aurait pu retrouver dans un téléphone intelligent il y a plusieurs années déjà.

Est-ce catastrophique? Pas forcément. On aimerait une plus grande capacité interne que les 4 Go du Moto E, et son processeur double coeur Snapdragon 200 pourrait paraître lent avec certaines applications lourdes, mais l’appareil est quand même fluide et il offre une bonne autonomie.

Son appareil photo numérique arrière rate aussi plus de clichés qu’il n’en réussit, même dans des conditions idéales comme à la rivière aux Émeraudes (mais c’était à prévoir) et l’absence d’appareil photo frontal devrait déplaire aux amateurs de selfies.

Son écran de 4,3 pouces avec une résolution de 540 par 960 pixels est certainement décevant pour un téléphone lancé en 2014, mais celui-ci est tout de même convenable pour un utilisateur qui en est à son premier téléphone intelligent ou qui ne compte pas passer des heures quotidiennement devant son appareil.

Vendu aux consommateurs directement
Contrairement aux téléphones intelligents habituels, le Moto E n’est pas vendu par un opérateur comme Bell, Rogers ou Telus, mais plutôt aux consommateurs directement, au Bureau en Gros.

Celui-ci est vendu débloqué pour 180 $, mais sans aucune entente. Il est bon de noter qu’il est alors possible de choisir l’opérateur et les forfaits de son choix, incluant les forfaits prépayés.

Si on joue bien ses cartes, le Moto E peut donc rapidement être plus abordable à long terme qu’un téléphone acheté gratuitement avec une entente chez un opérateur.

Prometteur, mais il y a mieux
Même si le Moto E pourrait en théorie être correct pour les utilisateurs à la recherche d’un appareil simple et abordable, force est de constater qu’il y a mieux ailleurs.

La comparaison la plus simple est avec le Moto G de Motorola, un autre téléphone d’entrée de gamme, qui offre toutefois des caractéristiques franchement supérieures.

Le Moto G est équipé d’un appareil photo frontal, son processeur Snapdragon 400 à quatre coeurs est beaucoup plus puissant, son écran 720p de 4,5 pouces est plus joli et sa capacité interne de 8 Go est beaucoup moins contraignante.

Non seulement le Moto G est plus puissant, mais il est possible de l’obtenir pour sensiblement le même prix que le Moto E, et dans les mêmes conditions.

Par Koodo, par exemple, le Moto G est vendu 150 $ seulement sans entente. Il suffit ensuite de le débloquer (auprès de Koodo directement pour 35 $) pour l’utiliser chez l’opérateur de son choix, exactement comme avec le Moto E. Il est bien sûr aussi possible de l’utiliser avec Koodo, sans le débloquer.

Le Moto G peut aussi être obtenu auprès de Virgin Mobile pour le même prix, mais débloquer l’appareil coûte alors un peu plus cher (50 $). Telus l’offre pour sa part pour 200 $ (35 $ pour le débloquer).

Bref, le Moto E n’est pas un mauvais téléphone pour son prix, et il s’agit d’un effort louable pour créer un appareil abordable d’une qualité quand même correcte. Mais au Canada, présentement, il est difficile de recommander son achat considérant qu’il est possible d’obtenir beaucoup plus pour le même prix.

Les technologies qui se portent ont la cote, et Google espère bien tirer son épingle du jeu avec sa nouvelle plateforme Android Wear. Jusqu’à présent, trois montres équipées du système d’exploitation portable de Google ont été dévoilées, la LG G Watch, la Samsung Gear Live et la Motorola Moto 360. Voici mes premières impressions sur ces trois appareils.

Un mot sur Android Wear
gearMême si les trois montres arborent une allure différente, il est bon de noter que les trois appareils offrent une expérience d’utilisation largement similaire, puisqu’elles sont toutes équipées du même système d’exploitation, qui ne varie que très légèrement d’un appareil à l’autre.

Android Wear est un système assez simple, qui sert principalement à afficher les notifications de votre téléphone Android et les cartes Google Now. Ces cartes sont des informations choisies par Google en fonction notamment de votre historique de recherche, de votre position géographique et du moment de la journée.

En voyage, une carte affichera par exemple automatiquement l’heure à la maison, Google pourrait envoyer les informations reliées à votre équipe sportive préférée lorsqu’elle marque un but, et vous obtiendrez automatiquement les prochains passages de l’autobus si vous vous situez à quelques mètres d’un arrêt.

Il est aussi possible d’installer des applications sur la montre, comme une application de cuisine, une application de course à pied ou une application pour appeler des taxis automatiquement. Ce sont toutefois les notifications et les cartes Google Now, et non les applications, qui sont mises de l’avant sur Android Wear.

Notons d’ailleurs au passage que le service Google Now est moins évolué en français qu’en anglais, ce qui pourrait être un point négatif important pour les utilisateurs francophones. Et le problème est encore pire au Québec, puisque la reconnaissance vocale de la montre (pour démarrer les applications, effectuer différentes commandes et lancer des recherches) est optimisée pour le français de France, et non pour le québécois.

Le système ne révolutionne certainement pas le monde des montres intelligentes, mais il pourrait quand même séduire les amateurs d’Android. Voici les trois premières montres Android Wear qui seront offertes cet été.

LG G Watch
g watch

L’une des premières montres Android Wear qui seront lancées est aussi la plus simple du lot. La montre de LG offre un design assez classique, que l’on pourrait qualifier de peu inspiré, et ressemble à certains égards à une tablette miniature.

Son bracelet en silicone respire mal et il confère à l’appareil une allure assez bon marché, mais vous pourrez de toute façon le changer par n’importe quel bracelet 22 mm, ce qui est un bon avantage de la G Watch comparé à la Gear Live de Samsung.

À 9,95 mm, elle est plutôt épaisse, mais sa taille, elle, est relativement plus petite que celle des deux autres.

Ses caractéristiques techniques sont correctes, avec un écran ACL IPS de 1,65 pouce avec une résolution de 280 par 280 pixels, un processeur cadencé à 1,2 GHz, une capacité de 4 Go, 512 Mo de mémoire vive et une bonne pile de 400 mAh. Tout comme les deux autres montres, celle-ci est également imperméable et elle peut être utilisée comme podomètre.

Malheureusement, la montre de LG n’offre aucune fonction unique qui la distingue des Gear Live et Moto 360.

La LG G Watch est offerte en précommande dès aujourd’hui pour 249 $, et sera livrée à partir du 3 juillet.

Samsung Gear Live
gear live 540

La montre intelligente de Samsung offre un design semblable à celui de son autre montre intelligente déjà sur le marché, la Samsung Wear 2.

La montre est relativement mince, du moins comparée aux deux autres, mais son format est assez gros, surtout en longueur (plus longue de 10 mm que la LG G Watch).

En ce qui concerne les caractéristiques techniques, la montre de Samsung ressemble souvent à celle de LG, avec un processeur, une capacité et une quantité de mémoire vive semblable, mais son écran Super AMOLED est un peu plus joli, avec une meilleure résolution de 320 par 320 pixels.

La montre de Samsung offre aussi un détecteur de rythme cardiaque, qui pourrait certainement intéresser les plus sportifs. Notons que sa pile est plus petite que celle de la G Watch, à 300 mAh, mais considérant que son écran utilise une technologie qui consomme moins d’énergie, il n’est pas dit que la montre aura une autonomie moindre pour autant.

Un autre avantage de la montre de Samsung est son prix de 219,99 $, qui en fait la montre Android Wear la moins chère en ce moment. La Gear Live est offerte en précommande dès maintenant, et elle sera également livrée dès le 3 juillet.

Motorola Moto 360
moto 360 540

La montre intelligente de Motorola est sans aucun doute la plus attendue des trois montres Android Wear présentées jusqu’ici.

Avec son écran circulaire, la montre de Motorola est d’ailleurs celle qui offre le design le plus élégant du lot, beaucoup plus près d’une montre traditionnelle que n’importe quelle autre montre intelligente mise en marché jusqu’ici.

Le bracelet de la Moto 360, en cuir véritable, est d’ailleurs lui aussi le plus élégant des trois.

Notons toutefois que la montre est plus jolie en photo qu’en vrai. En effet, toutes les photos officielles présentent l’appareil de haut, ce qui masque son épaisseur plutôt décevante. Toutes les montres intelligentes sont épaisses, mais c’est encore plus vrai avec la Moto 360.

Malheureusement, on ignore tout des caractéristiques techniques de l’appareil, mais on peut présumer que celles-ci seront semblables à celles des montres de LG et de Samsung.

La Moto 360 sera lancée plus tard cet été pour un prix qui n’a pas encore été annoncé, mais qui devrait, selon toute vraisemblance, être le plus élevé des trois montres Android Wear.

moto

Moins de deux ans après avoir acquis Motorola Mobility pour 12,5 milliards de dollars, Google a annoncé hier son intention de vendre le fabricant de téléphones intelligents au géant chinois Lenovo pour 2,91 milliards de dollars. Une transaction qui pourrait, à mon avis, être bénéfique pour le système d’exploitation Android.

La transaction n’était pas exactement attendue, mais elle ne devrait pas trop choquer les observateurs du milieu non plus.

D’un côté, Google n’a jamais été très intéressée par le fabricant de téléphones intelligents – rappelons que la compagnie l’avait acheté pour ses brevets, et qu’elle s’est bien gardée de s’ingérer dans la gestion de Motorola après la transaction afin de ne pas froisser ses autres partenaires dans Android comme Samsung ou HTC.

De l’autre côté, Lenovo a souvent montré de l’intérêt envers l’acquisition d’un fabricant de téléphones intelligents, tout particulièrement BlackBerry, et l’entreprise était très loquace quant à son intention de vendre un jour des téléphones ailleurs qu’en Asie.

Une différence de prix moins élevée qu’elle en a l’air
Si le prix de vente de Motorola peut sembler étonnant, considérant son prix d’achat en 2012, il est bon de souligner que la chute est loin d’être aussi spectaculaire qu’elle en a l’air.

Quand Google a acheté Motorola, la compagnie mettait notamment la main sur environ 3 milliards de dollars comptant, sur des allègements fiscaux, sur une division de récepteurs numériques que la compagnie a vendue par la suite pour 2,35 milliards de dollars et sur un imposant portfolio de brevets et d’innovations technologiques, qu’elle évaluait à l’époque à un peu plus de 5 milliards de dollars.

Considérant que Google conservera la très grande majorité de ces brevets, le prix de vente de Motorola Mobility – qui inclut notamment ses différentes marques et 2000 brevets – semble beaucoup plus raisonnable.

Du positif pour Android
La transaction devrait, à mon avis, avoir des effets bénéfiques pour l’écosystème Android.

Motorola était une véritable affaire embarrassante pour Google, qui était d’un côté partenaire avec les fabricants de téléphones Android, tout en étant en pleine concurrence avec eux à cause de Motorola. Google a bien placé certaines personnes de confiance au sein de Motorola, mais la compagnie était très distante dans sa gestion de sa division afin de ne pas froisser ses autres partenaires.

De belles intentions en théorie, mais dans les faits, l’acquisition était loin d’être rassurante pour les fabricants qui misent tous leurs jetons sur Android, comme Samsung et HTC.

En se débarrassant de Motorola, Google rassure ses partenaires. Les rumeurs indiquent d’ailleurs que l’entente de 10 ans signée la semaine dernière entre Samsung et Google pour mettre en commun leurs brevets prépare également le terrain à ce que Samsung révise un peu sa stratégie logicielle pour offrir des téléphones Android plus près de l’expérience « vanille » d’Android, fournie par Google. Les deux nouvelles pourraient très bien ne pas être si indépendantes que ça.

Autre point positif, en plus des brevets, Google conserve le Groupe de technologies avancées de Motorola, qui était responsable des nombreuses recherches plus expérimentales de Motorola ainsi que du projet de téléphone modulable Ara. Ce groupe, dirigé par une ancienne patronne de DARPA, sera certainement à sa place au sein de Google, qui n’est pas à un projet ambitieux près.

Google affirme aussi que la compagnie pourra désormais concentrer ses efforts sur d’autres intérêts, comme les technologies qui se portent et la domotique. C’est certain que les ambitions de Google sont plus grandes sur ce point que de n’être « qu’un » fabricant de téléphones intelligents (mais on pourrait aussi argumenter que l’un n’empêche pas l’autre, surtout pour une compagnie de cette taille). Dans un communiqué, le PDG de Google, Larry Page, affirme aussi que « Motorola sera mieux servi par Lenovo », ce qui est, par contre, tout à fait vrai.

Il sera d’ailleurs intéressant de voir ce que Lenovo pourra faire avec Motorola, maintenant que la division est entre les mains d’une compagnie véritablement motivée à lui faire connaître du succès.

Motorola était sur une belle lancée depuis quelques mois avec ses Moto X et Moto G, et si Lenovo joue bien ses cartes, la division a tous les atouts pour redevenir un chef de file.

Si cela se traduit par une plus grande diversité sur le marché, il s’agit d’une excellente nouvelle pour les consommateurs également.

Maxime JohnsonTest du Moto G : un téléphone intelligent pour tous

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 publié le 4 décembre 2013 à 16 h 12

Moto G

Motorola a récemment lancé au Canada le téléphone intelligent Android Moto G, un appareil qui se démarque par un rapport qualité-prix carrément exceptionnel. Mise à l’essai.

Lorsque Motorola a dévoilé son téléphone au Brésil au début novembre, la filiale de Google était on ne peut plus claire : le Moto G est un appareil conçu pour être accessible à tout le monde, y compris dans les pays en développement, où les iPhone, Samsung Galaxy et autres HTC One de ce monde sont souvent beaucoup trop chers.

Et, bonne nouvelle, même si quelques compromis ont dû être faits pour l’offrir au bas prix de 150 $ à 200 $ sans entente, ceux-ci sont généralement acceptables, et l’appareil a bien meilleure mine que son prix pourrait le laisser croire.

Design
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Le Moto G offre un design similaire au Moto X, un téléphone assez compact lancé par Motorola à la fin de l’été. Cependant, sa finition est moins élégante, avec un couvercle de plastique.

Ce couvercle de plastique lisse est toutefois assez agréable en main, et la conception du téléphone semble solide. Même en forçant avec ses doigts un peu partout sur le boîtier, on n’entend pas de « squeak squeak », comme c’est parfois le cas avec les appareils bon marché.

Notons que ce couvercle de plastique peut être changé assez facilement pour un couvercle d’une autre couleur ou un couvercle à rabat pour protéger l’écran.

Caractéristiques
stockage

Le Moto G offre des caractéristiques tout à fait correctes, considérant son prix.

Son processeur à quatre coeurs Snapdragon 400 équipe normalement des téléphones vendus à 350 ou 400 $, il offre 1 Go de mémoire vive, une quantité convenable pour téléphone Android de milieu de gamme, et son écran de 4,5 pouces offre une résolution de 720p, la même que l’on retrouvait dans les téléphones haut de gamme de l’année dernière.

Non seulement ces caractéristiques sont-elles franchement supérieures à celles que l’on retrouve normalement dans les téléphones sous les 200 $, mais elles rivalisent aussi avec celles d’appareils de plus du double du prix.

Un seul compromis est toutefois plus embêtant. Le Moto G est équipé d’une capacité de 8 Go seulement dans sa version de base, celle qui sera probablement principalement achetée par les consommateurs. Considérant que seulement un peu plus de 5,5 Go sont accessibles par l’utilisateur, c’est peu, et celui-ci devra constamment gérer cet espace, qui sera rapidement occupé par ses applications, ses photos et sa musique.

Notons aussi qu’il est impossible de changer la pile du Moto G, ni d’y insérer une carte microSD, comme c’est pourtant généralement le cas lorsqu’il est possible d’enlever le couvercle arrière du boîtier. L’appareil est finalement doté d’une connectivité HSPA+, et non LTE, et il n’offre pas de connectivité NFC (tout comme l’iPhone, d’ailleurs), deux autres compromis faciles à accepter.

Côté logiciel, l’appareil est équipé d’Android 4.3 avec une interface pratiquement identique à celle conçue par Google. Motorola a toutefois ajouté quelques applications intéressantes, notamment celle permettant de recevoir des conseils pour améliorer l’autonomie de son téléphone ou activer des fonctions automatiques.

Et si on peut se fier au Moto X, le Moto G devrait recevoir ses mises à jour assez rapidement, ce qui est quand même un atout intéressant. Une chance en fait, car j’ai eu à gérer plusieurs bogues ici et là pendant ma période d’essai.

Performances et autonomie
antutu

Le Moto G offre des performances tout à fait correctes, dignes des meilleurs téléphones sur le marché il y a deux ans. J’aime aussi particulièrement l’écran du Moto G. Sa résolution est tout à fait convenable, et les couleurs sont riches. Sans évidemment être parmi les meilleurs sur le marché, il est à des lunes des écrans que l’on retrouve habituellement sur ce genre de téléphone.

L’interface est généralement fluide, et l’appareil est capable de faire fonctionner même les applications Android lourdes, comme le jeu de course Asphalt 8. Il faut dire que les développeurs conçoivent leurs applications Android pour être compatibles avec un maximum d’appareils possibles. Pour l’instant, le processeur du Moto G n’est donc absolument pas un problème.

J’ai aussi soumis le Moto G à quelques tests plus poussés, comme Quadrant et Antutu. On est évidemment loin du pointage des téléphones du moment, mais la situation n’est pas catastrophique non plus.

Côté autonomie, celle-ci est correcte, et vous pourrez traverser une journée sans problème. Notons toutefois que plusieurs acheteurs du Moto G remplaceront probablement un téléphone à rabat ou un vieux téléphone intelligent de type BlackBerry. Ceux-ci seront probablement déçus par l’autonomie qui sera inférieure à ce à quoi ils ont été habitués, mais elle est comparable à celle des autres téléphones intelligents sur le marché présentement.

Appareil photo
flou

L’appareil photo est une autre faiblesse importante du Moto G. À 150 $, personne ne s’attendait à vraiment plus du capteur de 5 mégapixels (qui accompli d’ailleurs un travail correct lorsque la luminosité est bonne), mais la prise de photos est très lente, et les clichés sont très souvent flous.

Une mise à jour logicielle pourrait peut-être un jour améliorer la situation, mais pour l’instant, l’appareil est problématique. Ceci étant dit, vous n’obtiendrez pas forcément de meilleurs résultats avec un autre téléphone dans la même catégorie.

L’occasion de passer au téléphone intelligent
Pour plusieurs, le Moto G pourrait bien être l’occasion de passer au téléphone intelligent. Grâce à son prix abordable (150 $ sans entente chez Koodo, et 200 $ sans entente chez Telus, ou gratuit avec une entente dans les deux cas), l’appareil peut être utilisé avec des forfaits abordables auxquels les téléphones haut de gamme n’ont pas accès.

Celui-ci pourrait même être acheté au plein prix et utilisé à un prix encore plus bas en prépayé, par exemple.

À moins que la qualité de l’appareil photo ne soit pas négociable, le Moto G est assurément le téléphone à considérer par ceux pour qui l’argent est un critère important dans la sélection d’un nouvel appareil mobile.