Billets classés sous ‘mise à jour’

Laurent LaSalleNouveau Myspace : mes premières impressions

par

 publié le 4 décembre 2012 à 11 h 44

Comme je vous le mentionnais en septembre dernier, Myspace se présente désormais sous un service complètement réinventé. L’interface est léchée et semble être un parfait équilibre entre l’aspect minimaliste et l’aspect futuriste. Mais est-ce possible de ressusciter Myspace, un site autrefois considéré comme le plus populaire réseau social au monde, à une époque où les Facebook et Twitter captent toute l’attention des internautes?

J’ai enfin obtenu accès au nouveau service vendredi dernier (merci Rémi). Laissez-moi vous livrer mes premières impressions.

Musique, Mæstro!

On se souvient tous des diverses itérations de Myspace. En essayant d’évoluer tant bien que mal, le service n’a jamais su concurrencer Facebook, qui lui a rapidement damé le pion. Avec une nouvelle formule, on pourrait croire que Myspace tente de détrôner son concurrent avec un esthétisme à couper le souffle. Pourtant, Myspace semble n’avoir jamais été aussi fidèle à lui-même. Car ce qui était l’adage de ces premiers jours est toujours au centre de sa plateforme : la musique.

À l’inverse de Facebook, la barre de tâche se trouve au pied du site. Sur celle-ci, on retrouve les classiques : un raccourci vers la page d’accueil (le fil d’activités de vos contacts), un raccourci vers votre profil, un panneau répertoriant les alertes, un panneau de clavardage et la recherche.

Mais Myspace a quelque chose de plus : son lecteur audio intégré. Imaginez la parfaite intégration de Pandora, Bandcamp ou Grooveshark à même l’interface de Facebook. Vous pouvez gérer votre liste d’écoute en glissant votre souris vers le bas de la page. À partir du profil d’un musicien, vous pouvez glisser une chanson vers votre liste d’écoute afin d’alimenter celle-ci. Finalement, vous pouvez contrôler le volume, activer le mode aléatoire, activer le mode en boucle ou passer en mode radio.

En tout temps, vous pouvez effectuer une recherche simplement en tapant dans le vide. Et puisque Myspace se considère d’abord et avant tout comme un site musical, les résultats affichent d’abord les chansons, puis les artistes, les albums et enfin les personnes correspondant à votre requête.

Puisque cette version n’est pas encore ouverte au public, inutile de vous dire que vous n’y trouverez aucun de vos amis pour l’instant. De plus, dites adieu à la pérennité du service. Myspace ne semble pas avoir l’intention de permettre à sa communauté de mettre à jour leur profil. En même temps, le service se trouve dans la position où il peut se permettre de prendre ce genre de risque (minime dans son cas).

Maintenant que j’y suis, que faire?

Le problème de Myspace pour le moment est fondamental. Outre écouter de la musique et se connecter avec des musiciens, il n’y a rien à faire sur le réseau. Vous pouvez écrire des statuts limités à 150 caractères que personne ne lira. Vous pouvez ajouter des photos que personne ne verra. Vous ne pouvez pas vraiment clavarder avec quiconque.

Évidemment, je vous entends déjà me dire qu’il s’agit d’un simple problème de bassin d’utilisateurs. Néanmoins, même lorsqu’une masse critique aura joint Myspace, vous ne pourrez pas plus partager de contenu. Le site n’intègre aucun lecteur vidéo (ni YouTube, ni Vimeo) et ne propose aucun aperçu des liens que vous ajoutez à vos messages. En fait, c’est comme si vous vous retrouviez devant la première version de Twitter en terme de fonctionnalités; elles sont quasi nulles.

Néanmoins, je demeure enthousiaste devant le nouveau Myspace. J’espère seulement qu’on pensera à y ajouter ces fonctions élémentaires avant sa mise en ligne officielle.

Laurent LaSalleInstagram dévoile ses nouvelles pages de profil

par

 publié le 6 novembre 2012 à 10 h 54

Contrairement à la majorité des réseaux sociaux, Instagram s’est toujours démarqué par l’absence d’une déclinaison web de son produit. En effet, l’application mobile a toujours été l’élément essentiel afin de pouvoir utiliser son service. Des sites indépendants comme Statigram utilisent l’interface de programmation d’Instagram afin d’afficher les photos publiques des profils de son réseau, mais n’ont jamais permis de gérer notre photothèque ou d’y ajouter de nouvelles photos.

La mise en ligne de nouvelles pages de profil rend non seulement obsolète l’utilisation de tels sites, mais remet en question l’indispensabilité de l’application mobile. Pourrait-on voir naître plus de fonctionnalités au sein de ces nouvelles pages de profil?

Ça ressemble un peu à Facebook

En relayant la nouvelle hier après-midi, j’ai été surpris de croiser des commentaires prédisant une quelconque offensive de la part de Facebook en réaction aux similarités entre ces nouveaux profils et l’interface du populaire réseau social. Rappelons que Facebook a fait l’acquisition d’Instagram en avril dernier pour la coquette somme de 1 milliard de dollars. Force est de constater que l’on se trouve non devant un plagiat, mais plutôt une cohérence entre les deux produits. Non, Facebook ne va pas poursuivre Instagram.

Que trouve-t-on sur les profils Instagram? L’essentiel de ce que l’on trouve sur la version provenant de son application : la photo de l’utilisateur, une courte biographie, quelques statistiques (nombre de photos, d’abonnements et d’abonnés) et les plus récents clichés du photographe en question. À partir d’une photo, vous pouvez aimer ou commenter celle-ci, pourvu que vous soyez connecté à votre compte Instagram.

On ne trouve donc pas (du moins pour l’instant) le fil des plus récentes photos de vos contacts, ni la carte photo (introduit avec la version 3.0) ou la section qui présente les plus populaires photos du moment. On ne semble pas permettre non plus la gestion de nos photos, encore moins l’ajout de nouvelles photos.

Une bonne nouvelle pour les amateurs d’Instagram

Nerveuse à l’idée de voir les bonzes de Mark Zuckerberg s’approprier Instagram, la communauté de photographes amateurs craignait de voir leur réseau social spécialisé être absorbé (voire assassiné) par le géant bleu. L’implantation de ces nouveautés laisse présager que les deux entités resteront indépendantes, ce qui est de bon augure pour les amateurs d’Instagram.

Car il serait absurde pour Facebook de laisser sa nouvelle acquisition répéter des fonctions propres à son réseau social si son intention était d’assimiler complètement ce dernier.

Un déploiement à pas de tortue

Vous pourrez bientôt voir les nouveaux profils Instagram en vous rendant à l’adresse http://instagram.com/nomdusager. Pour l’instant, le déploiement de ces nouvelles pages se fait à pas de tortue. Patience…

Plus tôt la semaine dernière, Twitter a dévoilé (encore une fois) un remaniement de son réseau social. Intitulé « Un monde à explorer », cette nouvelle version propose une interface améliorée, une façon différente d’être tenu informé des interactions de son réseau, et une nouvelle façon de découvrir les tendances du moment.

Chose certaine, cette nouvelle version est plus rapide. La nouvelle stratégie a également été déclinée sur les applications mobiles, en plus d’avoir provoqué une mise à jour de TweetDeck. On trouve même une plume sur l’icône pour composer un message et une cabane d’oiseau représente l’accueil. Mais ces changements sont-ils pour le mieux?

Nouvelle interface

Esthétiquement, le nouveau design est très compartimenté : toutes les informations se trouvent dans des boîtes blanches séparées par des marges, un peu comme le premier design de MySpace. Heureusement, le parallèle avec ce défunt réseau social (techniquement toujours en vie, mais soyons sérieux) s’arrête ici.

Lorsqu’on clique sur un tweet, on peut voir facilement le fil de discussion associé à celui-ci à même sa boîte, contrairement à l’ancienne version, qui ouvrait un panneau latéral pour afficher l’information complémentaire. D’ailleurs, l’action principale se déroule maintenant à droite. Changez de côté, vous vous êtes trompés.

Finalement, on propose « Composez un nouveau tweet… » au lieu de répondre à la question « Quoi de neuf? » de l’ancienne version. Au moins, ça a le mérite d’être clair.

Se connecter aux autres

L’onglet Connecter est maintenant l’endroit où, en plus de voir les messages nous concernant, on nous présente qui nous a suivis, retweeté ou mis en favoris. Il était temps qu’on puisse être avisés de ce genre d’interactions autrement que par courriel ou en visitant notre page de profil.

C’est aussi l’endroit où l’on peut chercher spécifiquement un membre par son nom d’utilisateur ou des mots clés. Ceux qui préfèrent ne voir que les messages les mentionnant, il est possible de discriminer cette information en visitant le sous-onglet Mentions.

Découvrir les tendances

Le plus important changement imposé par cette nouvelle version est l’onglet Découvrir, qui présente les sujets chauds discutés sur Twitter selon notre emplacement géographique.

Si les sujets promus (en quelque sorte une forme de publicité) étaient rarement consultés par les utilisateurs du réseau social, Twitter semble avoir trouvé la façon de les rendre incontournables. Moi qui ne peux résister au besoin d’éliminer les indicateurs de nouveaux contenus, on m’oblige maintenant à visiter cet onglet sur mon téléphone, dont le témoin lumineux allume périodiquement.

Que dire de la disparition de la messagerie privée comme onglet de premier niveau, au détriment de celui-ci? Pour visualiser nos conversations privées, nous devons maintenant nous rendre au sous-onglet Messages privés de l’onglet Compte. Je trouve ce nouvel emplacement plutôt absurde, surtout si l’on est parmi ceux qui utilisent la messagerie privée aussi fréquemment que des textos.

J’aurais aimé avoir l’équivalent de l’onglet Découvrir avec des contenus provenant exclusivement de mon réseau de contacts. Cette idée n’est pourtant pas exceptionnellement originale.

Conclusion

Il va de soi que cette nouvelle version devrait faire augmenter la visibilité des sujets promus, et par conséquent permettre à Twitter de mieux rentabiliser ses activités. Il faut noter que la mise à jour n’est pas accessible pour tous : le hasard semble être le seul critère déterminant si l’on a accès ou non au nouveau Twitter.

En ce qui concerne les applications, TweetDeck a été mis à jour ce matin même. Outre son changement esthétique, beaucoup d’options ont disparu de la section Paramètres. Si l’on décide de faire la mise à jour, il faut savoir que le logiciel manque pour l’instant de flexibilité à bien des égards.