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Maxime JohnsonMicrosoft s’attaque aux Chromebook

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 publié le 17 juillet 2014 à 8 h 03

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Les ordinateurs miniportables, principalement connus sous leur nom anglophone Netbook, auront bientôt droit à une seconde chance. Microsoft tente en effet de ressusciter le marché des ordinateurs Windows bon marché dans l’espoir de freiner un peu l’essor des ordinateurs Chromebook de Google.

Dans une conférence organisée pour les partenaires de l’entreprise plus tôt cette semaine, le directeur de l’exploitation de Microsoft, Kevin Turner, a en effet annoncé notamment l’arrivée d’ici le temps des fêtes d’un ordinateur portatif Windows 8 à 199 $, le HP Stream.

Deux autres appareils seront aussi lancés prochainement, l’Acer Aspire ES1 avec un grand écran de 15,6 pouces à 249,99 $, et un ordinateur portatif de Toshiba avec un écran de 11,6 pouces, un poids léger de 2,4 livres et un prix de 249 $.

Netbook 2.0 (ou presque)
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Les nouveaux ordinateurs dévoilés par Microsoft cette semaine n’ont en fait que très peu à voir avec les Netbook, qui ont surtout été commercialisés de 2007 à 2012 et qui étaient généralement offerts à un prix abordable, mais dans un petit format et avec une puissance limitée.

On ignore encore les caractéristiques du HP Stream, mais les deux autres appareils présentés semblent pour l’instant être passablement plus intéressants – et variés – que les anciens Netbook.

Les ordinateurs d’Acer et de Toshiba sont plus puissants que leurs prédécesseurs, les processeurs à faible consommation d’Intel ont beaucoup évolué depuis l’ère des Netbook, et ceux-ci sont offerts avec des écrans plus grands, tout particulièrement l’Acer ES1, avec son écran de 15,6 pouces.

Chromebook : un succès étonnant
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Bien peu d’analystes avaient prédit le succès que connaissent depuis quelque temps les ordinateurs Chromebook de Google.

Ces appareils sont équipés de Chrome OS, un système d’exploitation basé sur Linux et offrant principalement le navigateur Chrome comme interface.

Les Chromebook ont plusieurs avantages importants, comme leur simplicité, la possibilité de les partager facilement entre plusieurs utilisateurs, de sauvegarder toutes ses données et ses applications en ligne, de démarrer rapidement, de ne nécessiter aucune mise à jour et aucun antivirus, etc.

Un autre avantage de la plupart des Chromebook est souvent leur prix abordable. Ce prix tend toutefois à augmenter depuis quelques temps, à mesure que leurs caractéristiques s’améliorent.

Malheureusement, les Chromebook ont également des défauts majeurs. Il n’y a que très peu d’applications offertes sans connexions Internet, il est impossible d’y installer les applications Windows populaires (comme Microsoft Office), leur espace de stockage est généralement limité, ils gèrent mal les fichiers locaux et sont compatibles avec beaucoup moins de périphériques que les PC ou les ordinateurs Mac.

Malgré tout, les Chromebook connaissent un bon succès. Ceux-ci jouissent de la plus grande croissance dans le marché des ordinateurs, de plus en plus de fabricants PC ont récemment adopté la plateforme et ils accaparent maintenant des parts de marché enviables, surtout dans les entreprises et le secteur de l’éducation aux États-Unis.

Guerre préventive
La guerre annoncée entre les ordinateurs Windows bon marché et les Chromebook est à bien des égards une guerre préventive.

Même si Microsoft n’a plus son aura d’antan, la compagnie est toujours dominante dans l’industrie du PC, et les faiblesses de Chrome OS limitent pour l’instant les Chromebook à un marché de niche.

La plateforme de Google s’améliore toutefois à vitesse grand V. L’annonce au dernier Google I/O qu’il sera bientôt possible d’installer certaines applications Android sur Chrome OS pourrait notamment régler à terme le problème des applications accessibles sans connexion Internet, et la qualité des applications Web ne cesse de toute façon d’augmenter.

Malgré les avantages certains des Chromebook, leurs faiblesses sont toutefois encore bien réelles. En offrant une solution de rechange abordable et complète à ces ordinateurs portatifs, Microsoft pourrait nuire au décollage de la plateforme de Google alors que celle-ci est encore fragile.

Pourvu évidemment que ses ordinateurs bon marché soient intéressants et performants. Du moins, plus que les Netbook d’il y a quelques années.

Maxime JohnsonMes coups de coeur au E3 2014

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 publié le 12 juin 2014 à 12 h 18

Le salon du jeu vidéo Electronic Entertainment Expo (E3) bat son plein cette semaine à Los Angeles. Présentation de cinq jeux vidéo à surveiller au cours des prochains mois et des prochaines années.

Tom Clancy’s Rainbow Six Siege
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Ubisoft Montréal a probablement livré l’une des présentations les plus réussies au E3 2014. Son Rainbow Six Siege a littéralement époustouflé les journalistes présents à la conférence de presse de la compagnie, notamment à cause de l’ingéniosité de son mode multijoueur.

Rainbow Six Siege offre un jeu asymétrique, où une équipe devait dans la démonstration défendre ses positions dans une maison (en barricadant des fenêtres pour se protéger des tireurs d’élite qui pourraient être postés à l’extérieur, en installant des barbelés, etc.), et l’autre équipe devait la déloger, en plus de sauver un otage.

Les façons d’aborder les conflits s’annoncent variées (installer des bombes pour faire un trou dans un mur ou un plafond, arriver par le toit, par le garage, etc.), et le fait que les matchs sont composés de plusieurs petites parties devrait permettre à une équipe d’étudier ses adversaires et de s’adapter à leur style de jeu.

Pour l’instant, Rainbow Six Siege semble vraiment offrir un amalgame intéressant des modes compétitifs et coopératifs. Espérons maintenant que les vraies parties – avec des joueurs qui ne sont pas toujours aussi minutieux que dans une présentation et qui n’utilisent pas forcément leur microphone – seront aussi réussies que ce qui a été présenté au E3 cette année.

Rainbow Six Siege devrait être lancé l’année prochaine, pour PC et les consoles de nouvelle génération.

1886 : The Order
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Lorsque j’étais adolescent, mon ami Xavier s’était fâché contre un jeu Mac auquel on jouait régulièrement. « Pourquoi est-ce que le jeu est si laid comparé aux animations? Ce serait bien si on pouvait jouer exactement comme le jeu est présenté dans l’intro et sur les photos derrière la boîte », avait-il lancé. Une vingtaine d’années plus tard, son souhait semble s’être réalisé avec 1886 : The Order.

Cette exclusivité PlayStation 4 qui devrait arriver sur les tablettes en février prochain nous permet d’incarner les membres d’un ordre voué à protéger le monde de monstres dans une sorte d’univers « steampunk » parallèle.

Si l’histoire et les mécaniques de jeu semblent correctes, sans plus, 1886 : The Order est toutefois une petite merveille visuelle. Les animations et les séquences de jeu se confondent complètement, et rarement un jeu aura été aussi époustouflant.

1886 : The Order est l’un des jeux qui jouit d’une excellente réputation au E3 2014.

Mario Maker
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Nintendo a présenté cette année un jeu qui pourrait faire parler beaucoup de lui en 2015, Mario Maker.

Ce jeu Wii U permettra de créer ses propres niveaux du populaire jeu de plateformes. Ceux-ci s’afficheront avec l’esthétique de Super Mario Bros (NES) ou de New Super Mario Bros U (Wii U).

Le mécanisme pour créer des jeux est on ne peut plus simple. Avec le stylet, on indique où l’on souhaite installer un tuyau, une plante piranha, une tortue, des briques, des sous, et le tour est joué.

Certains outils permettent aussi de peaufiner son travail, en jouant tout d’abord à son niveau et en analysant ensuite par où exactement Mario est passé, ce qui permet, par exemple, d’ajuster la hauteur des plateformes, la distance entre deux tuyaux, etc.

Mario Maker devrait intéresser les amateurs de jeux créatifs comme Minecraft, mais aussi ceux qui aiment les jeux de plateformes en général, et Mario Bros en particulier.

Et les autres
Quelques autres jeux m’ont séduit au E3 2014.

Toujours dans l’univers Nintendo, Splatoon est, par exemple, un jeu de tir complètement disjoncté, où les joueurs doivent s’attaquer et peindre une arène avec des balles de peintures. Le jeu est vivant, rapide, non violent et devrait plaire autant aux enfants qu’aux adultes.

Far Cry 4 est un autre titre qui a fait bonne impression à l’E3. Le jeu d’Ubisoft Montréal mêle habilement les modes solos et multijoueurs, et le nouveau vilain semble être à la hauteur des autres personnages forts que la série a pondus au cours des dernières années.

J’ai finalement bien aimé Evolve, un jeu de chasse où quatre joueurs en affrontent un cinquième, qui contrôle un monstre géant. Le jeu asymétrique, avec deux modes complètement différents selon notre rôle, la créature ou les héros, est réussi, mais manquait toutefois de balance à ce moment. Heureusement, les créateurs du jeu, à qui l’on doit aussi Left 4 Dead, ont encore pas mal de temps pour peaufiner leur création.

Maxime JohnsonMise à l’essai de la Surface Pro 3

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 publié le 29 mai 2014 à 10 h 57

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Est-ce que la troisième fois sera la bonne? Microsoft a dévoilé cette semaine la troisième génération de sa tablette Surface Pro, qui promet – encore une fois – le mélange idéal entre une tablette électronique et un ordinateur portatif. Après une semaine d’essai, un constat s’impose : remplacer son ordinateur et sa tablette par un seul appareil est maintenant possible, mais à la condition d’accepter certains compromis parfois importants.

Design
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La Surface Pro 3 reprend le design de ses prédécesseurs, mais avec quelques améliorations qui valent la peine d’être mentionnées.

La tablette est notamment plus mince, à 9,1 mm, et elle ne pèse maintenant que 800 grammes. Si ce poids est plutôt lourd pour une tablette, il est toutefois particulièrement léger pour un ordinateur portatif.

La nouvelle minceur et le nouveau poids ont été atteints même en augmentant la taille de la tablette, qui passe désormais d’un écran de 10 pouces au ratio 16:9 à un écran de 12 pouces au ratio 4:3. Pourquoi cette nouvelle taille et ce nouveau ratio d’écran?

La surface plus imposante fait de la Surface Pro 3 un appareil plus convenable pour travailler, notamment avec la suite Microsoft Office ou avec n’importe quelle application Windows habituelle.

Le pied de la Surface, qui permet par exemple de poser l’appareil sur une table pour voir un film sans aucun autre accessoire, a aussi été revu. Celui-ci peut maintenant être incliné à n’importe quel angle désiré, ce qui est notamment intéressant quand vient le temps d’écrire sur une table sans clavier externe ou encore sur ses genoux.

Caractéristiques
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Les caractéristiques internes de la Surface Pro 3 se comparent à celles d’un ordinateur Ultrabook moderne. La tablette de Microsoft offre notamment un processeur Intel Core de quatrième génération allant de Core i3 à Core i7, le système d’exploitation Windows 8.1 Pro et un disque SSD allant de 64 à 512 Go et de 4 à 8 Go de mémoire vive.

La tablette permet d’accueillir une carte microSD, et elle offre des ports USB 3.0 et Mini DisplayPort. Son écran de 12 pouces offre une bonne résolution de 2160 par 1440 pixels, supérieure à ce que l’on trouverait sur un ordinateur MacBook Air, le concurrent direct de la Surface Pro 3.

Ces caractéristiques en font un bon ordinateur, qui offre aussi une autonomie convenable. La promesse d’une journée de travail complète sur une seule charge de Microsoft est probablement exagérée, mais ce n’est pas très loin de la vérité non plus.

Sur le modèle testé, équipé d’un processeur Core i5 et de 4 Go de mémoire vive, l’interface était fluide, et les applications fonctionnaient généralement plutôt bien (sauf, curieusement, le navigateur Chrome, qui ne semblait pas offrir les performances auxquelles on est habitué sur un ordinateur portatif).

Un bon stylet actif
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Autre caractéristique à mentionner, la tablette de Microsoft est équipée d’un stylet actif, qui permet d’écrire sur la tablette comme on le ferait sur une feuille de papier.

Le résultat est impressionnant. La tablette permet que l’on écrive en posant sa paume sur l’écran, ce qui assure une expérience naturelle, et le stylet est à la fois précis et rapide. Écrire sur la tablette n’est pas exactement comme écrire sur du papier, mais ce n’est pas très loin.

Ce n’est évidemment pas tout le monde qui profitera des fonctionnalités offertes par le stylet, mais celui-ci pourrait quand même être utile à l’occasion, pour annoter des documents, par exemple.

L’étui Type Cover : un accessoire obligé
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Même si la quasi-totalité des images de presse montrent la Surface Pro 3 avec son clavier Type Cover, celui-ci est vendu séparément par Microsoft, pour 129 $.

Il s’agit là d’une façon détournée d’annoncer un prix moins élevé. Car dans les faits, l’étui est un accessoire quasi obligatoire si on veut pleinement tirer profit de cet appareil qui souhaite remplacer les ordinateurs portatifs.

Notons que l’étui a été légèrement modifié cette année. Son pavé tactile est maintenant plus grand, mais il est encore trop petit, surtout lorsque comparé au pavé tactile des ordinateurs d’Apple.

Si le contrôle du curseur avec l’étui Type Cover et le défilement à deux doigts laissent à désirer, l’écriture, elle, est excellente. Les touches sont grandes, et écrire sur l’étui est pratiquement aussi efficace que sur un clavier ordinaire (et je suis particulièrement difficile avec les claviers).

Autre nouveauté, l’étui est maintenant doté d’une nouvelle bande magnétique qui permet de le tenir en place et en angle solidement sur la tablette. Il est donc plus facile qu’auparavant d’écrire avec la Surface sur ses genoux.

La Surface Pro 3 comme tablette
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L’appareil hybride de Microsoft est avant tout une tablette. Malheureusement, son mode de base n’est toutefois pas son meilleur. Lorsqu’on compare la Surface Pro 3 à l’iPad Air, la tablette d’Apple l’emporte en effet sur pratiquement tous les points.

L’iPad est beaucoup plus mince et plus léger que la Surface Pro 3, son format d’environ 10 pouces est plus facile à transporter, il offre aussi une autonomie plus grande et son écran est d’une meilleure qualité.

Même si la boutique Windows Store s’est améliorée au cours des derniers mois, force est aussi de reconnaître qu’il y a beaucoup plus d’applications optimisées pour les tablettes et un usage tactile dans l’écosystème d’Apple que dans celui de Microsoft.

La Surface Pro 3 se rachète quand même sur certains points.

La tablette est en effet meilleure pour travailler, évidemment, et on apprécie la présence d’un port USB 3.0 et d’une fente pour carte microSD. Ceux qui recherchent un appareil offrant une grande capacité en auront aussi beaucoup plus pour leur argent avec la Surface Pro.

La tablette de Microsoft est aussi particulièrement intéressante pour regarder des films, à cause notamment de son grand format, de sa grande capacité interne et de son pied qui permet de poser la tablette sur une table.

Côté applications tierces, même si Apple détient l’avantage, il faut aussi reconnaître que la compatibilité avec les applications Windows normales penche parfois en faveur de Microsoft, quand vient le temps de jouer à des jeux avec un contrôleur USB ou de travailler, par exemple.

La Surface Pro 3 comme ordinateur portatif
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La Surface Pro 3 est probablement un meilleur ordinateur portatif qu’une tablette.

Lorsqu’on compare l’appareil directement avec un MacBook Air, l’ordinateur d’Apple gagne encore une fois la bataille, notamment à cause du pavé tactile bien plus efficace, son autonomie plus grande et son format plus facile à utiliser lorsqu’on est dans un endroit exigu comme un avion, mais l’avance est ici moins convaincante que dans le cas de l’iPad.

La Surface Pro 3 est aussi un meilleur ordinateur que bien d’autres appareils sur le marché. Celui-ci est mince et léger (plus que le MacBook Air d’ailleurs), et il permet de bien travailler, même si sur les genoux, un ordinateur ordinaire demeure encore plus efficace.

La Surface Pro 3 devrait être tout à fait convenable pour la majorité des utilisateurs, surtout s’ils s’équipent d’une souris Bluetooth pour outrepasser le pavé tactile.

Notons d’ailleurs que la Surface Pro 3 peut même servir d’ordinateur de bureau. Une station d’accueil qui sera lancée vers la fin de l’été permettra en effet d’y relier facilement un moniteur externe, mais aussi d’utiliser par exemple une souris et un véritable clavier. Polyvalent, vous dites?

Des compromis qui valent le coup?
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Il ne fait aucun doute que Microsoft a relevé son pari : la Surface Pro 3 est une tablette qui peut être utilisée aussi comme ordinateur portatif, et elle devrait plaire à ceux qui ne souhaitent pas acheter et trimbaler à la fois une tablette et un ordinateur. Avec le clavier Type Cover, il s’agit du meilleur appareil hybride sur le marché.

Les compromis qu’il faut accepter, tant en mode tablette qu’en mode ordinateur portatif, sont toutefois bien réels. D’où l’importance de bien les connaître et de s’assurer que l’on soit capable de s’en accommoder.

Ceux qui prévoient installer de nombreuses applications pour tablettes, comme LaPresse+ qui n’est disponible que sur iOS et Android, par exemple, pourraient par exemple être déçus par la Surface. Même chose pour ceux qui doivent écrire régulièrement avec leur ordinateur portatif dans différentes conditions plus ou moins optimales.

Pour certains, voilà qui pourrait être suffisant pour les forcer à aller voir ailleurs, mais pour d’autres, il s’agit du genre de compromis très facile à accepter.

La tablette Surface Pro 3 est offerte en précommande dès maintenant. Les modèles équipés d’un processeur Core i5 seront livrés dès le mois de juin, et les autres, vers la fin de l’été.

Considérant son processeur moins puissant et sa capacité limitée à 64 Go seulement – une capacité correcte pour une tablette, mais trop petite pour un ordinateur portatif –, le modèle de base avec un processeur Core i3 qui est offert pour 849&nbp;$ sera probablement à éviter.

Les modèles équipés d’un processeur Core i5 (capacité de 128 Go pour 1049 $ ou capacité de 256 Go pour 1349 $) devraient représenter les meilleurs achats pour la majorité des consommateurs.

La Surface Pro 3 n’est pas la meilleure tablette sur le marché, et ce n’est pas le meilleur ordinateur portatif non plus. Aucun autre appareil n’arrive toutefois à porter ces deux chapeaux avec autant de succès.

Maxime JohnsonMicrosoft prend Windows 8 en main

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 publié le 4 avril 2014 à 10 h 19

Lorsque Microsoft a lancé Windows 8 à l’automne 2012, la compagnie espérait moderniser son système d’exploitation en l’adaptant notamment aux tablettes électroniques afin d’acquérir une partie de ce marché des mains d’Apple et de Google. La stratégie n’a certainement pas fonctionné comme prévu, mais Microsoft a dévoilé cette semaine, lors de sa conférence Build 2014, plusieurs nouveautés qui devraient permettre de corriger le tir.

Voici quelques problèmes de Windows 8 – et de sa mise à jour Windows 8.1 – et les solutions annoncées par Microsoft pour améliorer son système d’exploitation.

Constat 1

Constat : Windows 8 est mal adapté aux claviers et aux souris.
Solution : Intégrer les nouveautés de Windows 8 au bureau traditionnel.

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Microsoft a annoncé plusieurs nouveautés qui devraient optimiser son système d’exploitation pour les utilisateurs équipés d’un clavier et d’une souris. Certaines de ces nouveautés seront offertes dès la semaine prochaine, à l’occasion de la première mise à jour gratuite de Windows 8.1, et d’autres seront lancées plus tard seulement, probablement lors de la prochaine version majeure de Windows.

Dès la semaine prochaine, le bureau, par exemple, ne sera plus caché derrière l’écran de démarrage Windows, mais plutôt offert par défaut aux utilisateurs qui ne possèdent pas d’écran tactile.

Microsoft n’abandonne toutefois pas son interface Windows moderne et ses nouvelles applications pour autant. Les applications Windows modernes pourront donc être épinglées sur la barre de tâche.

Il sera éventuellement possible de lancer une application Windows moderne dans l’interface traditionnelle du bureau directement. Ces applications pourront aussi être fermées en cliquant sur un X dans le haut supérieur de la fenêtre, comme c’était le cas auparavant.

Notons que le menu démarrer sera pour sa part réintégré au bureau Windows, mais que celui-ci affichera maintenant les tuiles actives de l’interface Windows en plus des raccourcis traditionnels.

La plupart des nouveautés pour les utilisateurs équipés d’un clavier et d’une souris concernent le bureau traditionnel, mais l’interface Windows moderne sera elle aussi adaptée à ces périphériques, notamment grâce à l’amélioration de la gestion des clics droits de la souris.

Avec cette stratégie hybride, Microsoft devrait permettre aux utilisateurs de conserver le bureau tout en adoptant graduellement les fonctionnalités et les applications de l’interface Windows moderne.

Constat 2

Constat : La boutique d’applications Windows n’attire pas suffisamment les développeurs.
Solution : Faciliter le déploiement d’applications sur toutes les plateformes de Microsoft.

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Il sera désormais beaucoup plus facile pour un développeur de publier une application sur toutes les plateformes de Microsoft à la fois.

Une application Windows pourra donc fonctionner autant sur les ordinateurs Windows 8 que sur les tablettes Windows 8 et les téléphones Windows Phone 8. Ces applications pourront aussi être adaptées pour la console Xbox One, mais Microsoft se réservera alors le droit de choisir les logiciels qui seront proposés aux utilisateurs.

Microsoft espère ainsi convaincre les développeurs qu’ils pourront toucher suffisamment d’utilisateurs pour lancer leurs applications sur le Windows Store en plus de l’App Store et de Google Play.

Constat 3

Constat : La boutique d’application n’attire pas suffisamment les utilisateurs.
Solution : Mettre la boutique et son contenu de l’avant.

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De nombreux utilisateurs du système d’exploitation Windows 8.1 ne consultent jamais le Windows Store, préférant plutôt installer des applications traditionnelles ou utiliser des applications web.

Pour mettre sa boutique de l’avant, Microsoft compte notamment poser un lien vers celle-ci sur la barre des tâches directement, en plus d’intégrer la recherche d’applications de la boutique à sa recherche locale.

Constat 4

Constat : Les tablettes Windows 8 connaissent peu de succès.
Solution : Diminuer leur prix et optimiser Microsoft Office.

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Windows 8 servait avant tout à offrir un écosystème unique pour les tablettes et les ordinateurs. Malheureusement, non seulement Microsoft s’est mis une partie de sa clientèle à dos en imposant une nouvelle interface, mais force est de reconnaître que son système d’exploitation n’a pas particulièrement été adopté par les utilisateurs de tablettes.

Ce dernier constat est évidemment plus difficile à rectifier, mais deux annonces de Microsoft cette semaine pourraient améliorer (un peu) la situation.

Microsoft compte notamment offrir son système d’exploitation gratuitement pour les tablettes équipées d’un écran de neuf pouces ou moins. À caractéristiques égales, les fabricants comme Acer, Asus ou Samsung pourront donc offrir leurs petites tablettes au même prix que les tablettes Android.

Microsoft a aussi dévoilé mercredi la future interface de sa populaire suite bureautique Microsoft Office, qui sera finalement complètement optimisée pour un usage avec les doigts sur un écran tactile.

Microsoft a souvent par le passé raté le lancement de ses systèmes d’exploitation, pour se reprendre ensuite avec un successeur mieux conçu. C’était notamment le cas avec le lancement raté de Windows Vista, suivi du bien meilleur Windows 7.

Tout indique que l’histoire se répète, et que le successeur de Windows 8 pourrait bien être le système que les amateurs de la compagnie attendaient vraiment.

Maxime JohnsonApplications Android : l’avenir de Windows Phone?

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 publié le 13 février 2014 à 9 h 19

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Microsoft considérerait ouvrir son système d’exploitation mobile Windows Phone aux applications Android, selon ce qu’a révélé hier le site web The Verge. Une idée qui serait toutefois loin de faire l’unanimité au sein du géant du logiciel.

Les applications tierces sont le talon d’Achille des téléphones Windows Phone. Si le Windows Phone Store offre de plus en plus d’applications tierces, il y a toujours périodiquement une nouveauté absente de la plateforme de Microsoft qui rappelle à ses utilisateurs que de choisir Windows Phone demande parfois quelques sacrifices. L’année passée, cette application était Instagram, la semaine dernière, c’était Flappy Bird. Qui sait quelle application ce sera la semaine prochaine ou dans trois mois.

Techniquement réalisable, mais pas pour tout de suite
Techniquement, il serait possible pour Microsoft de permettre aux applications Android de fonctionner sur Windows Phone si la compagnie le souhaitait vraiment, mais une intégration réussie, qui serait invisible pour l’utilisateur, serait complexe et demanderait un certain temps (et ne devrait pas être espérée avant 2015 au plus tôt, selon The Verge).

La technologie BlueStacks permet d’ailleurs déjà de faire fonctionner des applications Android sur un ordinateur ou une tablette Windows, et le système BlackBerry 10 est également compatible avec les applications Android (une stratégie qui n’a pas permis à la plateforme de décoller par contre, mais il ne faudrait pas non plus résumer l’échec de BlackBerry à ce seul facteur).

Des bons et des mauvais côtés
L’ouverture de Windows Phone aux applications Android n’est pas une idée aussi saugrenue qu’elle pourrait paraître.

La prolifération des applications serait certainement un facteur de vente supplémentaire, ce qui pourrait permettre à Microsoft non seulement de vendre plus d’appareils, mais aussi de promouvoir ses services en ligne à de plus en plus d’utilisateurs.

Après tout, un utilisateur Windows Phone a bien plus de chance d’utiliser Outlook et OneDrive qu’un propriétaire d’iPhone.

L’arrivée des applications Android demanderait toutefois un travail important à Microsoft, qui pourrait par la même occasion se mettre les développeurs Windows à dos, en plus de nuire à sa stratégie globale, où ses différents systèmes (Xbox, Windows Phone, tablettes Windows, ordinateurs Windows) sont intimement intégrés.

Personnellement, la compatibilité avec les applications Android m’apparaît comme une solution de la dernière chance, et je doute que Microsoft en soit rendue là. Après tout, l’utilisation de Windows Phone augmente continuellement, même si elle demeure marginale, et la compagnie est loin d’être dans le trouble financièrement.

L’arrivée prochaine des applications Windows universelles, qui fonctionneront à la fois sur les ordinateurs Windows et sur les téléphones Windows Phone, pourrait aussi donner un petit coup de pouce à la plateforme à court terme.

Si la situation de Windows Phone ne s’améliore pas avec le temps, l’ouverture aux applications Android devra toutefois un jour être considérée si Microsoft espère s’imposer comme troisième joueur crédible dans l’industrie des téléphones intelligents.