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Maxime JohnsonBuild 2016 : 5 choses à venir pour Microsoft

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 publié le 30 mars 2016 à 16 h 10

build

La conférence annuelle pour développeurs Build de Microsoft débute mercredi à San Francisco. Pendant une longue présentation d’ouverture, le directeur général de l’entreprise Satya Nadella a dévoilé plusieurs nouveautés qui attendent les développeurs et les utilisateurs de Windows 10 au cours des prochains mois et des prochaines années. En voici cinq.

Windows 10 Anniversary Update arrive cet été
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Comme prévu, Microsoft lancera cet été une mise à jour de son système d’exploitation Windows 10, surnommée Windows 10 Anniversary Update. Cette mise à jour sera encore une fois gratuite, et promet quelques nouveautés intéressantes.

Les utilisateurs dotés d’une tablette Microsoft Surface ou d’un ordinateur Microsoft Surface Book apprécieront tout particulièrement Microsoft Ink, un espace qui rassemblera des applications compatibles avec les stylets comme le Microsoft Pen, et qui permettra aux développeurs d’ajouter des fonctionnalités à leurs logiciels, comme une règle virtuelle pour aider à dessiner. Des applications comme Sticky Notes intégreront aussi désormais la reconnaissance de l’écriture manuscrite.

Ceux qui possèdent une console Xbox One auront quant à eux finalement accès à une boutique d’applications universelle, qui leur permettra par exemple d’acheter un jeu sur console et d’en profiter sur leur ordinateur également.

Microsoft prévoit aussi améliorer la fonctionnalité Windows Hello, qui permet pour l’instant d’ouvrir le système d’exploitation avec ses empreintes digitales ou une caméra web. Celle-ci pourra notamment être utilisée pour s’identifier dans des applications et sur le web.

Windows 10 Anniversary Update offrira finalement quelques nouveautés pour les développeurs, comme la possibilité d’utiliser les invites de commandes Linux dans Windows directement, et de transformer une console Xbox normale en console pour développeurs.

Plus d’applications modernes à prévoir
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La boutique Windows Store pourrait bientôt offrir beaucoup plus d’applications qu’à l’heure actuelle, grâce au dévoilement mercredi du Desktop App Converter, un outil qui permet de convertir les applications Win32 et .NET traditionnelles en applications Windows modernes.

À la conférence Build, Microsoft a montré son convertisseur en action avec des applications variées, comme Sage 200, Age of Empires II et même le jeu vidéo The Witcher 3.

Voilà qui pourrait avoir un effet intéressant sur l’écosystème d’applications Windows modernes, à condition bien sûr que le convertisseur soit stable et efficace.

Microsoft a aussi dévoilé des outils pour aider les développeurs à programmer des applications compatibles à la fois avec Android, iOS et Windows, ce qui pourrait également avoir de l’influence sur la quantité de logiciels proposés.

Cortana s’intègre dans plus d’applications (et vice-versa)
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L’assistant virtuel Cortana devrait continuer de s’améliorer au cours des prochains mois, grâce à des nouveautés qui seront lancées avec Windows 10 Anniversary Update, et d’autres qui seront déployées par la suite.

Le service de Microsoft s’intégrera notamment avec la messagerie Outlook, ce qui lui permettra par exemple d’avertir l’utilisateur s’il a oublié d’envoyer un fichier à une relation comme prévu dans une conversation précédente.

Cortana pourra aussi mieux interagir avec d’autres applications, afin par exemple de suggérer de commander un repas dans un restaurant, si une réunion est ajoutée à l’agenda pendant l’heure du dîner.

Cortana sera aussi intégrée directement à Skype, où il sera possible d’interagir avec l’assistant pendant que l’on discute avec quelqu’un d’autre, et il sera possible par exemple d’envoyer un message texte provenant de son téléphone Android à partir de Cortana sur son ordinateur Windows.

Microsoft mise sur les robots logiciels et la conversation
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Les conversations naturelles ne seront bientôt plus réservées à Cortana, puisque Microsoft compte permettre aux développeurs de créer des robots logiciels (bots), qui pourront s’intégrer à Cortana ou à des services comme Skype, Slack et la messagerie texte.

Il sera possible de converser avec ces robots, et les développeurs auront accès à des outils d’intelligence artificielle et d’apprentissage en profondeur (deep learning) pour les améliorer par la suite.

Dans une démonstration à la conférence Build, Microsoft a notamment présenté un robot pour aider à réserver une chambre d’hôtel (en fonction de ce qui était discuté dans une conversation Skype) et un autre pour commander de la pizza.

Les outils développés par Microsoft sont simples, et devraient permettre à pratiquement n’importe qui de développer des robots du genre.

Parallèlement aux robots logiciels, Microsoft a aussi annoncé plusieurs « services cognitifs », qui pourront être utilisés par les développeurs pour profiter de la recherche en intelligence artificielle et en apprentissage en profondeur de Microsoft au cours des dernières années.

Un ingénieur de Microsoft a par exemple présenté une application permettant aux non-voyants de se faire expliquer l’environnement qui les entoure à l’aide de lunettes connectées, et une application qui permet facilement de se faire lire des documents composés de texte, comme un menu de restaurant par exemple, par son téléphone intelligent.

Le tout est fait en conversant naturellement avec son appareil mobile, pour lui demander par exemple de lire seulement les grands titres dans le menu, ou encore les types de pizzas offertes.

Les développeurs mettent la main sur les Hololens
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Les lunettes de réalité augmentée Hololens se rapprochent d’un lancement. Après en avoir donné à une quantité restreinte d’entreprises et de développeurs au cours de la dernière année, Microsoft a annoncé aujourd’hui l’arrivée de l’ensemble de développement Hololens.

N’importe quel développeur pourra ainsi créer ses propres applications pour Hololens, et comme ce fut le cas avec les ensembles de développement Oculus Rift pendant les deux dernières années, il faudra s’attendre à voir des installations artistiques, et d’autres choses du genre, utilisant cette technologie être présentées dans des événements pour le grand public au cours des prochains mois.

Maxime JohnsonEssai de la manette sans fil Xbox Elite

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 publié le 14 décembre 2015 à 15 h 27

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Microsoft a lancé il y a quelques semaines une version professionnelle de sa manette sans fil pour la console Xbox One. Cet appareil haut de gamme est facile à personnaliser, mais le joueur moyen ne pourra pas bénéficier de tous les avantages.

Des améliorations pour le joueur moyen
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La nouvelle manette de Microsoft se distingue de différentes façons par rapport au modèle de base, même pour les joueurs dont les prouesses ne méritent pas le sobriquet « élite ».

Elle est notamment dotée de matériaux de meilleure qualité. Sa construction en acier et en plastique caoutchouté est agréable entre les mains, au point où il est difficile de revenir en arrière par la suite.

Il est aussi possible de brancher la manette à sa console ou à un PC utilisant Windows 10 avec un câble USB fourni. Pourquoi? Les joueurs professionnels devraient aimer la fiabilité d’une connexion filaire, tandis que les joueurs réguliers pourront quant à eux utiliser leur manette même sans pile.

La Xbox One Elite est finalement aussi dotée d’un port audio, dans lequel on peut brancher des écouteurs et un microphone. La fonctionnalité permet de discuter en ligne avec de meilleurs écouteurs que l’oreillette fournie avec la console, mais aussi de jouer la nuit sans réveiller la maisonnée, ou encore d’écouter un film sur Netflix plus discrètement.

Notons que ceux qui disposent d’une Xbox One toute récente possèdent probablement déjà une manette équipée d’un tel port, mais pas ceux qui ont acheté la console à son lancement et dans les mois subséquents.

Des améliorations pour le joueur avancé
palettes

Les principales nouveautés de la manette sans fil Xbox Elite concernent toutefois les joueurs avancés, qui pourront notamment remplacer plusieurs boutons de la manette pour changer, par exemple, la forme du pavé directionnel ou encore la hauteur des manches analogiques.

Le mécanisme magnétique pour installer les pièces est solide et efficace, la manœuvre pouvant être effectuée en quelques secondes seulement.

Il est aussi possible d’ajouter des palettes à l’arrière de la manette, pour accéder plus facilement à certains boutons. Ces palettes sont rapides à enclencher et devraient pouvoir donner un avantage aux professionnels qui arriveront à s’en servir.

Malheureusement, pour un joueur moyen, celles-ci sont surtout dans le chemin et sont accrochées par accident la plupart du temps. Après un mois d’essai, j’ai d’ailleurs complètement abdiqué et j’ai enlevé les palettes de la manette, tout simplement.

Autre nouveauté, il est possible de raccourcir l’enfoncement des gâchettes, afin d’être plus rapide à tirer. L’effet positif sur ses performances est minime, mais quand même présent.

Les joueurs équipés de la manette peuvent aussi lancer une application Xbox One pour modifier tous les boutons de l’accessoire et pour changer la précision des manches. Détail intéressant, il est possible de passer rapidement d’une configuration à une autre, ce qui est pratique pour un joueur qui voudrait par exemple une précision différente lorsqu’il tire avec un fusil à longue portée ou avec une autre arme.

Malheureusement, quelques fonctions manquent à l’appel. Il est ainsi impossible de créer des commandes macros, ce qui aurait été pratique avec les palettes à l’arrière de la manette, par exemple. Malheureusement, le câble USB inclus ne permet pas non plus de recharger des piles rechargeables, ce qui aurait été une amélioration appréciée.

Est-ce que ça vaut la peine?

boutons

La manette sans fil Xbox Elite est en tous points supérieure à la manette de base fournie avec la Xbox One.

Toutefois, est-ce qu’elle vaut la peine pour autant? La différence de prix entre les deux accessoires est considérable, 169,99 $ pour la manette sans fil plutôt que 64,99 $ pour celle de base, et elle sera difficile à justifier pour la grande majorité des joueurs qui, par définition, ne fait pas partie de l’élite.

En d’autres mots, je serais bien content de la recevoir à Noël, mais j’investirais mon propre argent ailleurs.

Pour les professionnels et mordus de jeux vidéo dotés d’un bon budget, la manette sans fil Xbox One devrait toutefois être un incontournable.

Maxime JohnsonMise à l’essai de la Surface Pro 4

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 publié le 5 novembre 2015 à 12 h 35

Surface Pro 4

Après avoir connu un bon succès avec la Surface Pro 3 depuis un an et demi, Microsoft récidive cet automne avec la Surface Pro 4, un appareil plus performant, doté d’un écran un peu plus grand et surtout d’un nouveau clavier Type Cover grandement amélioré.

Design
design

La tablette de Microsoft a bien peu changé visuellement depuis la Surface Pro 3. La tablette reprend en effet le même design et les mêmes dimensions, à l’exception d’un profil légèrement aminci et de la disparition du bouton capacitif Windows sur le cadre de l’écran.

La Surface Pro 4 est donc toujours présentée dans un boîtier assez élégant en verre et en alliage de magnésium, et dotée d’un pied à l’arrière, qui permet de poser sa tablette à l’horizontal à pratiquement n’importe quel angle. On peut donc regarder un film sans aucun étui, et ce, peu importe que l’on soit assis à une table, dans un avion, dans un lit ou avec l’ordinateur sur nos cuisses.

Malgré ses dimensions similaires à celles de son prédécesseur, la Surface Pro 4 est toutefois dotée d’un écran légèrement plus grand, qui passe de 12 pouces à 12,3 pouces. Celui-ci est particulièrement beau et doté d’une bonne résolution de 2736 par 1824 pixels, mais on ne peut pas dire que la taille plus grande ait des répercussions sur son utilisation.

Notons que, comme avec ses prédécesseurs, les dimensions de la Surface Pro 4 conviennent très bien à une utilisation comme un ordinateur, où sa minceur et sa taille se comparent avantageusement avec celles des meilleurs ordinateurs sur le marché, mais un peu moins à une utilisation comme tablette, alors que l’iPad Air 2, par exemple, est sensiblement plus mince et plus légère.

Caractéristiques
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La Surface Pro 4 est dotée de quelques nouveautés, notamment une caméra frontale infrarouge, qui peut être utilisée avec la fonctionnalité Windows Hello de Windows 10.

Avec cette caméra, l’appareil peut nous reconnaître en une fraction de seconde seulement, et il n’est plus nécessaire d’entrer de mot de passe pour déverrouiller sa Surface. La fonctionnalité impressionne, tant par sa vitesse que par sa justesse.

Seule ombre au tableau, la caméra peine parfois à nous reconnaître dans certains environnements, pour une raison difficile à expliquer. Ce fût notamment le cas dans un avion, où, peu importe l’angle de la caméra et la distance à laquelle je plaçais mon visage, la tablette refusait de me reconnaître. C’était toutefois là plus l’exception que la règle, et il s’agit en général d’un ajout apprécié.

La Surface Pro 4 est finalement aussi dotée d’un nouveau stylet actif de quatrième génération. Celui-ci reconnaît maintenant plus de points de pression qu’auparavant, soit 1024 plutôt que 256. Le stylet est aussi équipé d’une efface virtuelle, puisqu’il est possible de retourner son crayon pour « effacer » quelque chose que l’on vient d’écrire ou de dessiner. Notons que l’efface est plutôt un bouton pour annuler un trait qu’une efface précise. Vous pourrez ainsi effacer un mot au complet en le touchant avec l’efface de votre crayon, mais vous ne pourrez pas corriger seulement la fin d’un mot, par exemple.

Le stylet peut aussi maintenant être posé sur le côté de la tablette grâce à un mécanisme magnétique et il est possible de changer le bout pour imiter l’effet de différentes mines sur l’écran. Plus intéressant maintenant, le stylet est désormais offert gratuitement avec la tablette, et non vendu séparément.

Il s’agit dans son ensemble d’un accessoire intéressant, qui sera notamment apprécié par ceux qui aiment prendre des notes manuscrites.

Pour le reste, les caractéristiques de la Surface Pro 4 sont sensiblement les mêmes que celles de la Surface Pro 3, mais la tablette est équipée de processeurs Intel Skylake de sixième génération, qui devraient en théorie augmenter un peu l’autonomie et les performances, surtout graphiques (plus de détails suivront).

Un nouveau clavier
clavier

La plus grande nouveauté de la Surface Pro 4 est toutefois un accessoire optionnel, le clavier Type Cover.

Les touches du clavier QWERTY sont désormais plus espacées, comme sur un clavier normal, leur taille est la même que sur tout ordinateur portatif, elles sont plus solides lorsqu’on les enfonce et elles s’enfoncent plus profondément qu’auparavant.

La différence lorsqu’on écrit est saisissante. En l’espace de quelques années, le clavier Type Cover est d’ailleurs passé d’un accessoire correct, sans plus, à un clavier carrément meilleur que celui que l’on retrouve dans de nombreux ordinateurs portatifs.

Malheureusement, pour le pavé tactile, c’est un peu raté. Celui-ci est désormais en verre, et il est un peu plus grand, mais il est encore trop petit pour être vraiment pratique, et il est parfois difficile (et bruyant) à enfoncer, selon l’endroit cliqué.

Le pavé tactile représente une bonne amélioration par rapport à la Surface Pro 3, mais il s’agit certainement d’un élément qui aura besoin de travail supplémentaire d’ici la Surface Pro 5.

À noter, le clavier Type Cover de la Surface Pro 3 est compatible avec la Surface Pro 4, et vice versa. Pour ceux qui possèdent déjà une Surface Pro 3, le clavier de la Surface Pro 4 représente d’ailleurs un excellent achat.

Performances
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Les performances de la Surface Pro 4 devraient varier considérablement selon le modèle choisi.

Le modèle testé ici était équipé d’un processeur Core i5, 4 Go de mémoire vive et un disque dur de 128 Go. Si le processeur est suffisant pour la grande majorité des tâches, la mémoire vive est toutefois un peu serrée, surtout pour ceux qui ont l’habitude de faire fonctionner plusieurs applications en même temps.

Dans l’ensemble, l’appareil est toutefois assez versatile, et devrait convenir à la grande majorité des personnes qui l’utilisent pour le web, la bureautique et le traitement d’images léger.

Le disque SSD du modèle testé était toutefois assez petit. Selon votre utilisation, vous devrez peut-être avoir à gérer l’espace de près. Une fente pour carte microSD peut heureusement être utilisée pour augmenter la capacité, en y stockant par exemple sa musique, ses photos et ses vidéos.

Côté autonomie, Microsoft annonce jusqu’à neuf heures en mode vidéo. Il s’agit d’une estimation excessivement généreuse. En pratique, l’autonomie est beaucoup plus limitée, avec quelques heures seulement d’utilisation normale entre les charges.

L’autonomie devrait être suffisante pour un cours ou deux à l’école, par exemple, mais pas pour une journée complète.

Malheureusement, j’ai aussi eu quelques problèmes avec l’appareil lorsqu’il était en veille. Difficile à dire s’il s’agit du mode veille qui s’active parfois mal, ou si celui-ci perd plus d’énergie par défaut qu’il ne le devrait, mais il arrive que la tablette soit à plat lorsqu’on l’ouvre après un certain temps, même lorsqu’elle devrait encore avoir un peu de charge.

Dommage.

Une bonne mise à jour
Malgré son autonomie limitée et son pavé tactile qui pourrait encore être amélioré, la Surface Pro 4 est une excellente mise à jour. Celle-ci ne modifie pas drastiquement l’expérience d’utilisation de la Surface Pro 3, mais ses changements sont un pas dans la bonne direction.

À 1279 $ pour le modèle testé (sans le clavier, qui est vendu séparément au coût de 169 $), la Surface Pro 4 ne représente toutefois pas une aubaine, surtout considérant ses caractéristiques et ce qu’il est possible d’obtenir pour un prix équivalent. Pour s’équiper d’une Surface avec un peu plus de mémoire vive et d’espace disque, c’est d’ailleurs près de 1900 $ qu’il faut investir, si l’on inclut le clavier. C’est cher.

L’appareil est toutefois une bien meilleure tablette que la plupart des autres hybrides sur le marché, et un ordinateur à la hauteur la plupart du temps, avec un design particulièrement réussi.

Maxime JohnsonPremières impressions du Surface Book de Microsoft

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 publié le 6 octobre 2015 à 15 h 09

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Microsoft a dévoilé mardi toute une série d’appareils Windows 10, dont la grande vedette était sans aucun doute le Surface Book, le premier ordinateur portatif de Microsoft, qui peut aussi être utilisé comme une tablette. Voici l’appareil de plus près.

Design
Le Surface Book est un ordinateur quand même assez costaud, avec un design en métal massif et un écran de 13,5 pouces. Visuellement, l’appareil ne réinvente pas le genre, sauf peut-être le mécanisme qui relie l’écran au clavier.

Outre sa finition plutôt jolie, ce mécanisme se démarque surtout par son fonctionnement. Il ne s’agit pas d’un loquet comme on en voit souvent, ni d’un aimant, qui n’aurait pas été assez puissant pour soulever le poids de l’appareil, mais d’un mécanisme qui bloque et débloque l’écran avec un courant électrique.

Bref, il faut appuyer sur un bouton du clavier pour enlever l’écran et transformer l’appareil en tablette. Le processus est un peu lent, mais quand même plus réussi qu’avec un loquet.

Deux tablettes, un ordinateur
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Le Surface Book est un peu un trois-en-un, puisque son écran peut être utilisé de trois façons différentes. Indépendamment, l’appareil est une grande tablette, assez mince, mais quand même encombrante. Celle-ci est aussi parfois moins puissante que le Surface Book complet, puisque la carte graphique optionnelle de l’ordinateur est intégrée au clavier, et non à l’écran.

Pour plus de puissance, si on souhaite par exemple dessiner sur AutoCAD directement, il est toutefois possible de poser l’écran à l’envers sur le clavier et de le refermer. Le résultat est cette fois-ci une tablette plutôt lourde et épaisse, mais plus puissante que n’importe quelle tablette à voir vu le jour jusqu’ici.

En mode ordinateur traditionnel, le Surface Book s’annonce quand même assez efficace. Après quelques minutes d’utilisation, son clavier semble correct, mais avec des touches assez difficiles à enfoncer, et son pavé tactile se démarque par son efficacité.

Caractéristiques
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Les caractéristiques du Surface Book varient selon le modèle sélectionné.

Dans tous les cas, notons que l’écran de 13,5 pouces est doté d’une excellente résolution de 3000 par 2000 pixels, et que l’ordinateur est livré avec un stylet actif Surface Pen. Celui-ci est plus précis qu’auparavant, il intègre désormais une efface à un bout (un ajout simple, mais tellement pratique) et il peut être posé magnétiquement sur le côté de l’écran de l’ordinateur.

Le mécanisme magnétique fonctionne d’ailleurs assez bien, et tient solidement le stylet en place. Il est difficile de croire qu’il sera encore à sa place après quelques heures dans un sac, et on peut s’imaginer constamment avoir à le chercher.

Selon le montant qu’on est prêt à débourser (de 2000 à 3500 $, environ), l’appareil peut être équipé de 128 Go à 512 Go d’espace, de 8 à 16 Go de mémoire vive, d’un processeur Intel Core i5 ou Core i7 Skylake de dernière génération et d’un processeur graphique NVIDIA optionnel.

Une nouvelle page pour Microsoft
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Le Surface Book marque une page d’histoire importante pour Microsoft, qui délaisse son modèle d’affaires habituel où l’entreprise développe le système d’exploitation et laisse la production des ordinateurs à ses partenaires.

Comme l’entreprise l’a fait avec sa Surface Pro dans le monde des tablettes, Microsoft affronte désormais directement les Asus, Dell, HP et Lenovo de ce monde, une situation qui ne fera certainement pas que des heureux.

Le Surface Book sera lancé le 26 octobre au Canada. Même s’il faudra l’essayer plus longuement pour s’en faire une opinion définitive, tout indique qu’il s’agit d’un ordinateur assez réussi, qui laisse certainement présager de belles choses pour les prochaines générations d’appareils.

Maxime JohnsonOffice 2016 : la tête dans le nuage

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 publié le 23 septembre 2015 à 15 h 53

Microsoft a lancé hier Office 2016, la première mise à jour importante depuis trois ans à sa suite de productivité. Une mise à jour tournée principalement vers le nuage, qui pourrait notamment intéresser ceux qui travaillent en équipe.

Une histoire de collaboration
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De tous les logiciels Office 2016, c’est Word qui a eu le droit aux plus grandes améliorations. Le traitement de texte intègre en effet désormais la collaboration en temps réel sur un document, une fonctionnalité qui était autrefois réservée à la version web du logiciel, et qui est à plusieurs égards la grande force de son concurrent Google Docs.

Avec Word 2016, plusieurs personnes peuvent ainsi collaborer en même temps sur un même texte. Le procédé ne fonctionne toutefois que si un document est sauvegardé sur l’espace de stockage en ligne OneDrive, et si tous les collaborateurs utilisent Word 2016 pour Windows. Les autres plateformes devraient toutefois pouvoir éventuellement profiter de la nouveauté.

Détail intéressant, le paragraphe sur lequel un collaborateur travaille est automatiquement bloqué pour les autres, afin d’éviter les conflits entre les versions. La collaboration est aussi aidée par l’intégration de Skype à Office 2016, qui permet en tout temps d’envoyer un message ou d’appeler un des collaborateurs.

Notons que d’autres logiciels Office 2016 permettent aussi de collaborer, mais pas en temps réel. C’est notamment le cas de PowerPoint et de OneNote, un outil de prise de note dont les étudiants plus rusés pourraient certainement tirer profit en se séparant la tâche à plusieurs pendant leurs cours (un prend des photos de ce qui est affiché au tableau pendant que l’autre transcrit ce que dit le professeur, par exemple).

Nouveautés relativement mineures ailleurs
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Office 2016 offre aussi quelques nouveautés mineures dans l’ensemble de ses logiciels, comme l’arrivée de la recherche Tell Me (Dites-nous ce que vous voulez faire) dans le ruban au haut de l’écran, qui permet d’écrire rapidement la fonction que l’on recherche plutôt que de perdre son temps à naviguer dans les menus. Un ajout simple, mais quand même efficace, qui pourrait toutefois bénéficier d’une recherche un peu plus intelligente, où le langage naturel serait reconnu plutôt qu’uniquement les mots qui se retrouvent textuellement dans les options.

Autre nouveauté avec un certain potentiel, Office 2016 permet désormais de faire des recherches dites « intelligentes », avec la fonction Insights, où un mot peut être sélectionné et chercher sur le web avec le moteur Bing, et où sa définition peut être affichée. Insights pourrait notamment permettre de faciliter un peu la révision d’un texte.

Pour le reste, notons qu’Office 2016 permet désormais de sécuriser un peu plus efficacement ses documents, et qu’Outlook 2016 donne la possibilité d’établir la liste de ses courriels par ordre de priorité et d’ajouter directement des fichiers enregistrés sur son espace OneDrive.

Un outil multiplateforme
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Même si toutes les plateformes ne sont pas égales, Microsoft Office est désormais offert sur plusieurs genres d’appareils pour ceux qui disposent de la version par abonnement de la suite, incluant les tablettes Windows, les appareils Android, les iPhone et les iPad.

Poursuivre un document en passant d’une plateforme à l’autre est facile et efficace, à condition encore une fois d’utiliser l’espace de stockage en ligne OneDrive.

Le volet multiplateforme d’Office pourrait d’ailleurs être la raison qui poussera certains utilisateurs à adopter la formule par abonnement de la suite bureautique.

Licence traditionnelle ou par abonnement?
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Microsoft Office 2016 est offert en deux versions : une version avec licence traditionnelle, et une version par abonnement, Office 365.

Office 365 est la version la plus pratique, du moins pour les ménages qui possèdent plusieurs appareils différents. Il est alors possible d’installer les logiciels (incluant Outlook, Publisher et Access) sur cinq ordinateurs Mac ou PC, mais aussi sur cinq tablettes et téléphones. Chaque utilisateur de la famille peut en plus accéder à 60 minutes d’appels Skype par mois et à 1 To d’espace de stockage sur OneDrive.

Malheureusement, cette version est aussi la plus dispendieuse à long terme, à 10 $ par mois ou 99 $ par année. Il existe aussi une version personnelle, à 7 $ par mois ou 69 $ par année, mais celle-ci permet d’installer le logiciel sur un seul ordinateur et sur un seul appareil mobile à la fois.

Pour ceux qui utilisent Office d’une façon plus traditionnelle, il est aussi possible d’acheter Office 2016 à perpétuité pour 149 $. Le logiciel peut alors être installé sur un seul PC et seulement 15 Go d’espace de stockage en ligne sont offerts.

Pour ces utilisateurs plus conventionnels, qui n’utiliseront probablement pas les fonctionnalités collaboratives d’Office 2016, la mise à jour est toutefois probablement loin d’être essentielle, considérant l’importance mineure des autres nouveautés par rapport à Office 2013.

Notons que ceux qui sont déjà abonnés à Office 365 ont pour leur part déjà accès à Office 2016, sans devoir acheter quoi que ce soit d’autre.