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Laurent LaSalleGoogle Drive et la propriété de vos données

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 publié le 27 avril 2012 à 13 h 16
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Google dévoilait cette semaine son service de stockage de fichiers « dans le nuage » nommé Google Drive. À raison de 30 $ par année, vous aurez accès à 25 Go d’espace disque par la grande majorité des appareils connectés au web. Tout comme pour les autres produits Google, une version gratuite du service sera proposée, offrant 5 Go d’espace de stockage.

Nous sommes déjà familiers avec Google Docs, la populaire suite de logiciels bureautiques en ligne, offerte gratuitement par le géant de la recherche. Google serait sur le point d’unifier les deux services afin d’inclure les fonctionnalités de Docs à même Drive. Son interface est d’ailleurs identique à celle de Docs, récemment renippée dans le cadre d’une uniformisation esthétique (notamment avec les services Google+ et YouTube).

Mais voilà que les conditions d’utilisation du service, toujours inaccessibles pour la plupart des utilisateurs, sont probablement les plus pernicieuses jamais proposées pour ce genre de service.

Dans la vie, rien n’est gratuit

En mars dernier, la mise en place d’une politique de confidentialité globale dans le cadre de l’unification des conditions d’utilisation des divers services de Google a fait couler beaucoup d’encre. Lorsqu’on se penche sur la section « Vos contenus et nos Services » de ces conditions, on peut y lire :

Certains de nos Services vous permettent de soumettre des contenus. Vous conservez tous vos droits de propriété intellectuelle sur ces contenus. Ce qui est à vous reste à vous.

Voilà qui est rassurant. Mais il y a plus :

En soumettant des contenus à nos Services, par importation ou par tout autre moyen, vous accordez à Google (et à toute personne travaillant avec Google) une licence, dans le monde entier, d’utilisation, d’hébergement, de stockage, de reproduction, de modification, de création d’œuvres dérivées (des traductions, des adaptations ou d’autres modifications destinées à améliorer le fonctionnement de vos contenus par le biais de nos Services), de communication, de publication, de représentation publique, d’affichage ou de distribution public desdits contenus.

Les droits que vous accordez dans le cadre de cette licence sont limités à l’exploitation, la promotion ou à l’amélioration de nos Services, ou au développement de nouveaux Services. Cette autorisation demeure pour toute la durée légale de protection de votre contenu, même si vous cessez d’utiliser nos Services (par exemple, pour une fiche d’entreprise que vous avez ajoutée à Google Maps).

Conditions d’utilisation de Google

Le message est clair, et bien qu’on prenne la peine de spécifier que l’autorisation que vous accordez à Google est limitée à l’exploitation, à la promotion ou à l’amélioration de ses services, la dernière portion de cet extrait vient remettre les choses en perspective.

Qu’on se le dise, la propriété intellectuelle de ce que vous diffusez sur le web devra toujours être considérée comme à risque. Par contre, lorsqu’on compare avec les services concurrents à Drive, l’herbe semble beaucoup plus verte chez les voisins :

En utilisant nos Services, vous nous fournissez les informations, fichiers et dossiers que vous envoyez à Dropbox (collectivement désignés sous l’appellation « vos effets »). Vous conservez l’entière propriété de vos effets. Nous ne revendiquons aucun droit de propriété de vos effets. Les présentes Conditions ne nous accordent aucun droit sur vos effets ou votre propriété intellectuelle, à l’exception des droits limités requis pour l’exécution des Services, comme cela vous l’est expliqué ci-après.

Conditions d’utilisation de Dropbox

À l’exception des documents que nous vous avons concédés sous licence, nous ne revendiquons pas la propriété des documents que vous publiez ou fournissez sur le service. Vous restez seul propriétaire du contenu. Nous ne procédons à aucun contrôle ni à aucune vérification concernant le contenu que vous et d’autres personnes mettez à disposition sur le service et nous n’assumons aucune responsabilité concernant ces contenus.

Conditions d’utilisation de Microsoft SkyDrive

Ces services semblent beaucoup moins contraignants que ce que propose Google. Par contre, puisque Dropbox et Microsoft n’annexent pas autant de services parallèles à leur solution de stockage, il est peut-être plus facile pour eux d’être flexible sur ce terrain.

Évidemment, tant du côté de Google, de Dropbox et de Microsoft, ces conditions d’utilisation peuvent être suspendues ou modifiées sans préavis. Devrait-on considérer le contrôle que se réserve Google sur les données qu’on lui transmet comme envahissant ou simplement réaliste (voire transparent)?

Avez-vous vraiment besoin du nuage pour tout?

J’ai écrit en décembre 2010 un article proposant diverses solutions pour le stockage de vos données. Ma préférée demeure encore aujourd’hui un serveur RAID, une solution plutôt abordable aujourd’hui. Pour environ 300 $, vous pouvez vous procurer un boîtier de stockage réseau muni de 2 disques durs de 2 To.

Avec un tel système, vous conserverez la confidentialité de la totalité de vos documents. Rien ne vous empêche d’utiliser un service infonuagique comme Drive, Dropbox ou SkyDrive pour stocker de l’information moins sensible. Cependant, il vaut mieux tenir pour acquis que vos contenus peuvent se retrouver dans les prochaines publicités des compagnies avec lesquelles vous faites affaire.

Laurent LaSalleLes jeux vidéo ou fin de partie pour les clichés

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 publié le 19 avril 2012 à 12 h 28
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Une émission toute spéciale dédiée aux jeux vidéo, une industrie devenue plus lucrative que celle du cinéma en 2008 et qui n’est pas sur le point de disparaître. Avec mes collègues Philippe, Martin et Gina, nous avons d’abord voulu nous attaquer aux clichés qui entourent le phénomène avant de s’intéresser davantage à son évolution (les nouveaux types de joueurs et les nouvelles tendances).

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, l’âge moyen des mordus de jeux vidéo ne se situe pas dans l’adolescence. Il serait plutôt de 33 ans pour 2011, et ce chiffre augmente graduellement depuis quelques années.

On accuse souvent la violence illustrée dans les jeux vidéo d’inciter les joueurs à adopter un comportement violent dans la vraie vie. Pourtant, plusieurs études ne démontrent aucune corrélation entre les deux. L’Entertainment Software Association relève que le niveau de criminalité aux États-Unis a diminué considérablement depuis le début des années 90, à une époque où pourtant la popularité des jeux vidéo était grimpante. On semble croire plutôt que les jeux violents sont un exutoire pour les personnes qui ne sont pas prédisposées à adopter un comportement violent.

Émission 7 : sommaire

L’émission d’une quarantaine de minutes est divisée en sept chapitres :

00:00 – Introduction
00:45 – Les vieux clichés
09:50 – Les grands développements
16:42 – Le marché des jeux pour tablettes
25:00 – Les jeux sociaux
31:00 – La dépendance
35:34 – Développer de nouvelles aptitudes
42:04 – Questions en rafale

Également sur l’iTunes Store

Ceux qui préfèrent s’abonner à la baladodiffusion à partir de l’iTunes Store peuvent nous trouver dans le répertoire d’Apple sous la catégorie Technology (version vidéo à venir). Si vous utilisez un autre agrégateur de contenu, copiez/collez l’adresse du fil RSS à l’endroit approprié.

Équipe de Triplex en balado :

Participants et blogueurs : Gina Desjardins, Laurent LaSalle et Martin Lessard
Animateur : Philippe Marcoux
Musique : Pierre Crube
Réalisatrice audio et au contenu : Marine Fleury
Réalisateur vidéo : Cédric Chabuel
Preneur de son : Martin Boulanger
Caméraman : Marion Carassou-Maillan
Édimestre et photographe : Félix-Antoine Viens
Infographe et intégratrice web : Marie-Anne Seim

Pour en savoir plus

Voici quelques articles sur le sujet à lire à titre de complément d’information :

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C’est hier qu’était officieusement lancé à Las Vegas le Consumer Electronics Show (CES), le plus important salon international de l’électronique. Comme le veut la tradition, la journée précédant l’ouverture officielle de l’événement est exclusivement réservée à la presse et propose une panoplie de conférences où les plus grands noms de l’industrie nous dévoilent les produits qui arriveront sur le marché dans le courant de l’année.

Puisque je suis sur place cette année (mandaté par un autre client), je profite de l’occasion pour vous livrer mes impressions sur quelques-unes d’entre elles qui ont retenu mon attention.

LG : des télés, des téléphones et des électroménagers intelligents

Chez LG, toute occasion semble être bonne pour rendre un appareil intelligent. Après le téléphone mobile et la télévision, la compagnie coréenne poursuit l’évolution de sa gamme d’électroménagers intelligents. Un consommateur enthousiaste équipé entièrement en appareils LG pourrait faire la gestion de son lavage par le biais de son téléviseur, ou se faire conseiller une recette par son réfrigérateur, qui aura analysé les dates de péremption des différents aliments qu’il contient (à condition d’avoir inscrit les types d’aliments et les dates au préalable). L’appareil permettra également de mieux planifier la liste d’épicerie.

Du côté du divertissement pur, le fabricant a également présenté sa télé de 84 pouces, soit le plus grand téléviseur ultra définition (3840 x 2160, aussi appelé quad full high definition) 3D à ce jour. Il n’est nullement mention de prix, ni du moyen pour alimenter l’écran en images. On a également présenté le LG Spectrum, un tout nouveau téléphone Android à double cœur arborant un écran HD (720p) de 4,5 pouces qui sera offert en exclusivité sur le réseau Verizon aux États-Unis. Impossible de savoir si l’appareil verra le jour au Canada sous cette forme.

Intel : des ultraportables

Tout porte à croire que l’ordinateur portable veut redevenir objet de désir. Après s’être fait quelque peu détrôner par les tablettes tactiles, il revient en force sous l’aspect d’ultraportable : un ordinateur à mi-chemin entre le portable et la tablette. La conférence d’Intel avait comme mandat de faire la promotion de cette nouveauté, considérant que l’on prévoit de mettre en marché 75 modèles d’ultraportables cette année.

Parmi les prototypes présentés lors de la conférence, le Nikiski semble faire l’unanimité. L’appareil roule sous Windows 8 et comprend une bande vitrée tactile au bas du clavier, remplaçant le pavé tactile traditionnel. Lorsque l’ultraportable est fermé, il est possible de consulter brièvement l’information de l’ordinateur par la bande vitrée, qui révèle une partie de l’écran rabattu. Le Nikiski est un concept appartenant à Intel, nul n’est en mesure de dire si le produit sera commercialisé.

D’autres prototypes permettent de masquer le clavier derrière l’écran, transformant ainsi le produit en une sorte de tablette super puissante. Par contre, quand est venu le temps de démontrer la puissance de l’architecture Ivy Bridge par le biais de DirectX 11, le conférencier a démarré une séquence vidéo avant de faire semblant de piloter une voiture de course. Devrait-on être inquiet?

Sharp : de grands téléviseurs

Quant à elle, Sharp a concentré la majeure partie de sa conférence sur la promotion de ses téléviseurs. Elle a d’abord présenté son écran tactile de 80 pouces, dont la première vocation est les présentations d’affaires. L’appareil, qui ressemble à une immense télévision aux bordures épaisses, est muni de Windows 7. La courte démonstration m’a laissé perplexe quant à la fluidité de l’interaction.

Par la suite, nous avons eu droit à une vidéo promotionnelle où l’on a réussi à convaincre des consommateurs de s’asseoir plus près de plus grands téléviseurs. La mise en scène servait à préparer le terrain pour l’annonce de la venue d’une vingtaine de modèles de téléviseurs de 60 pouces et plus sur le marché cette année. Pour Sharp, 60 pouces, c’est le nouveau 40 pouces.

Microsoft : rien de nouveau à l’horizon

Malheureusement pour la compagnie de Redmond, j’ai trouvé la conférence de Steve Ballmer ennuyante. Non seulement la vidéo d’introduction rendant hommage aux 20 années de conférences livrées par Microsoft à CES m’est apparue insupportable (et je ne parle même pas de la chorale chantant les tweets au milieu), mais aucune grande nouvelle n’était au rendez-vous. Outre le fait que la Kinect sera officiellement offerte sous Windows en février, sans oublier la télé interactive sur Xbox 360, la majorité de la conférence faisait la promotion de produits déjà connus du public.

L’animateur Ryan Seacrest aura eu beau demander à Ballmer « What’s next? », la réponse aura toujours été la même : Windows 8. J’ai souvent dit que j’aimais beaucoup Metro, l’interface simplifiée qui fera son apparition dans le prochain système d’exploitation. Seulement, il était inutile, à mon avis, d’en refaire la démonstration pour une quatorzième fois.

Néanmoins, cette interface demeure pour le moment la clé du succès de la majorité des ultraportables.

Gina DesjardinsMicrosoft présente sa vision du futur

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 publié le 31 octobre 2011 à 13 h 43
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Microsoft a récemment mis en ligne sa vision de la technologie au service de la productivité dans cinq ou dix ans. Ils ont mis en ligne une vidéo, puis on propose d’explorer plus loin sur un site Internet.

Comment la technologie aidera-t-elle les gens à utiliser leur temps plus efficacement, à se concentrer et à renforcer leurs relations personnelles dans quelques années? Microsoft tente de répondre à cette question par une vidéo qui nous présente trois personnages.

Ayla

On rencontre d’abord Ayla, une femme d’affaires qui voyage beaucoup pour le travail. Un système de traduction instantané lui permet de rapidement se sentir à l’aise dans la nouvelle ville. Du taxi, elle peut avertir l’hôtel de son arrivée et récupérer la clé de sa chambre (une version numérique directement sur l’appareil). L’hôtel où elle se rend est bien préparé à son arrivée. On sait même le nombre de valises avec lesquelles elle voyage. Le lendemain, elle peut travailler de sa chambre en utilisant un appareil de l’hôtel puisqu’en se connectant au nuage, elle a facilement accès à ses documents et ses logiciels. Ayla crée rapidement une présentation du bout des doigts et communique avec ses collègues grâce à un environnement de travail virtuel qui lui permet de manipuler des données visuelles d’un simple geste. Mais elle peut également communiquer avec sa famille pour être présente pour les devoirs.

Qin

Ensuite, on découvre Qin, qui attend le métro. Son téléphone lui suggère une foule de tâches qu’il pourrait effectuer pendant qu’il attend. Ça en ferait déjà moins sur sa liste. En voyant une affiche animée, il décide de faire un don à une œuvre de charité, ce qu’il peut faire en tenant d’abord son téléphone vers l’affiche jusqu’à ce qu’on lui suggère les dons, puis en choisissant le montant désiré. Il voit ensuite de l’information sur la campagne de financement de l’œuvre de charité (les montants, le pourcentage selon les villes, etc.).

Shannon

Puis, on voit Shannon, la fille d’Ayla, faire ses devoirs à la maison sur une tablette. Un ours virtuel semble agir en tant que guide en transformant la leçon à apprendre en histoire amusante. Elle envoie ensuite un message à sa mère pour l’aider à trouver une recette pour une vente à l’école et sa mère le fait grâce à un appel vidéo. Pendant que son père regarde le contenu du réfrigérateur sans l’ouvrir, Ayla cherche une recette à transférer sur la tablette de sa fille. En recevant sa recette, cette dernière se met à la tâche avec sa mère, toujours présente dans un coin de l’écran.

En entrevue à Fast Company, David Jones, le directeur de la création de la vidéo, affirme que puisque c’est plus rapide, on va continuer à utiliser un clavier dans le futur, mais la reconnaissance vocale, la reconnaissance de mouvements et la technologie tactile seront très présents (tout comme je le mentionnais dans mon billet De la commande vocale au timbre cutané… la fin de la souris d’ordinateur?). Il affirme que nos appareils sauront où l’on se trouve et que si on nous détecte dans un lieu public, l’assistant vocal va plutôt communiquer par écrit.

Un mode cinq minutes nous aidera à utiliser plus efficacement notre temps d’attente. Notre téléphone pourra nous suggérer d’appeler un ami pour son anniversaire ou bien, sachant qu’on aime le café, il pourrait nous indiquer qu’un comptoir où en acheter se trouve tout près.

La porte du réfrigérateur transparente qui permet de voir le contenu de son réfrigérateur serait possible grâce à un écran OLED transparent pouvant intégrer de l’information, incluant des étiquettes pour chaque item et des recettes selon les ingrédients que l’on possède. Microsoft serait très près de la réalisation d’un tel réfrigérateur, mais pour le moment, il serait hors de prix.

Pas d’écran flexible pour Microsoft?

Ça me surprend de ne pas y apercevoir un écran flexible qu’on peut changer de format selon nos besoins, ce qui semble être la vision du futur de plusieurs compagnies. C’est, entre autres, ce qu’Asus nous avait présenté en conférence de presse au CES l’an dernier. Selon la vidéo d’Asus, c’est leur vision de 2015, ce qui me semble très optimiste.

Tat avait également mis en ligne sa vision du futur des écrans, qui allait dans le même sens que celle d’Asus.

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C’est toute une nouvelle qu’a annoncée Google par l’entremise de son blogue hier matin. Le géant de la recherche serait sur le point de se porter acquéreur de Motorola Mobility, la division fabriquant des appareils mobiles roulant sur Android, tels que l’Atrix et la Xoom, pour la jolie somme de 12,5 milliards.

Android triste

Ayant obtenu un succès plutôt modeste avec ses plus récents produits, on est en droit de se demander les réels motifs derrière la décision de Google, sans oublier les possibles conséquences sur sa relation avec les autres fabricants d’appareils Android.

Pour une histoire de brevet?

La semaine dernière, je vous écrivais sur l’importance pour Google de se munir d’une artillerie lourde de brevets afin de contrer les potentielles poursuites judiciaires de ses concurrents.

Dans ce qui pourrait se comparer à un véritable échange de tennis entre Google et Microsoft (oui, il s’agit bien d’un clin d’oeil aux Internationaux de tennis qui avaient lieu récemment), la première a accusé l’autre de complot visant à empêcher Google d’acheter le portefeuille de brevets de Novell, tandis que Microsoft a rétorqué avoir pourtant invité Google à se joindre à une coalition dans laquelle un ensemble de compagnies (dont Apple) auraient pu se partager la propriété intellectuelle en question.

Google a expliqué avoir refusé l’offre justement parce qu’elle sait ne pas détenir suffisamment de brevets pour tenir tête au reste de l’industrie. Avec l’achat de la branche mobile de Motorola, Google s’assure de ne plus se trouver en position de faiblesse, devenant ainsi propriétaire de plus de 17 000 brevets, en plus d’hériter de 7000 demandes de brevets déposées par Motorola Mobility en attente de traitement.

Avec un portefeuille de brevets fortifié, Google conférera bientôt une certaine sécurité à Android et à sa communauté de développeurs. Puisque le risque est maintenant plus grand pour ses concurrents qu’un concept utilisé dans leurs produits soit décrit dans ces nouveaux brevets, ceux-ci n’ont pas avantage à poursuivre Google sur des motifs semblables afin d’éviter une contre-attaque.

Réaction des autres fabricants

Même si Google se défend de vouloir profiter de sa nouvelle acquisition afin de développer un écosystème plus étroit entre le matériel et le logiciel (l’adage d’Apple avec l’iPhone et l’iPad par exemple), il est difficile de croire que sa relation avec les autres fabricants se trouvera inchangée.

Seulement, Larry Page, CEO de Google, persiste et signe : Motorola Mobility sera gérée comme une entreprise indépendante, extérieure à Google. Selon lui, cette annonce ne change absolument pas la façon dont la compagnie continue à gérer Android et la relation avec ses partenaires.

Google a même créé une page dédiée aux commentaires des représentants de Sony Ericsson, Samsung, LG et HTC. Si c’est écrit sur Internet, c’est parce que c’est vrai, non?

Conséquences

Il est possible que Microsoft soit inspirée par Google et décide de l’imiter. Elle a d’ailleurs investi la somme de 1 milliard dans Nokia en février dernier, une voie qu’elle pourrait décider d’explorer. Cependant, outre dans l’industrie du jeu vidéo, Microsoft n’est traditionnellement pas enclin à fabriquer son propre matériel. Peut-on envisager un changement majeur à ce sujet?

Du côté de Samsung et HTC, il va de soi que Google se doit de demeurer prudent en évitant de favoriser Motorola d’une quelconque façon. Elle ne peut pas se permettre, par exemple, de choisir Motorola comme prochain fabricant du Nexus, la gamme de téléphones mobiles phare de Google pour Android.

Une histoire à suivre…