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Maxime JohnsonMicrosoft prend Windows 8 en main

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 publié le 4 avril 2014 à 10 h 19

Lorsque Microsoft a lancé Windows 8 à l’automne 2012, la compagnie espérait moderniser son système d’exploitation en l’adaptant notamment aux tablettes électroniques afin d’acquérir une partie de ce marché des mains d’Apple et de Google. La stratégie n’a certainement pas fonctionné comme prévu, mais Microsoft a dévoilé cette semaine, lors de sa conférence Build 2014, plusieurs nouveautés qui devraient permettre de corriger le tir.

Voici quelques problèmes de Windows 8 – et de sa mise à jour Windows 8.1 – et les solutions annoncées par Microsoft pour améliorer son système d’exploitation.

Constat 1

Constat : Windows 8 est mal adapté aux claviers et aux souris.
Solution : Intégrer les nouveautés de Windows 8 au bureau traditionnel.

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Microsoft a annoncé plusieurs nouveautés qui devraient optimiser son système d’exploitation pour les utilisateurs équipés d’un clavier et d’une souris. Certaines de ces nouveautés seront offertes dès la semaine prochaine, à l’occasion de la première mise à jour gratuite de Windows 8.1, et d’autres seront lancées plus tard seulement, probablement lors de la prochaine version majeure de Windows.

Dès la semaine prochaine, le bureau, par exemple, ne sera plus caché derrière l’écran de démarrage Windows, mais plutôt offert par défaut aux utilisateurs qui ne possèdent pas d’écran tactile.

Microsoft n’abandonne toutefois pas son interface Windows moderne et ses nouvelles applications pour autant. Les applications Windows modernes pourront donc être épinglées sur la barre de tâche.

Il sera éventuellement possible de lancer une application Windows moderne dans l’interface traditionnelle du bureau directement. Ces applications pourront aussi être fermées en cliquant sur un X dans le haut supérieur de la fenêtre, comme c’était le cas auparavant.

Notons que le menu démarrer sera pour sa part réintégré au bureau Windows, mais que celui-ci affichera maintenant les tuiles actives de l’interface Windows en plus des raccourcis traditionnels.

La plupart des nouveautés pour les utilisateurs équipés d’un clavier et d’une souris concernent le bureau traditionnel, mais l’interface Windows moderne sera elle aussi adaptée à ces périphériques, notamment grâce à l’amélioration de la gestion des clics droits de la souris.

Avec cette stratégie hybride, Microsoft devrait permettre aux utilisateurs de conserver le bureau tout en adoptant graduellement les fonctionnalités et les applications de l’interface Windows moderne.

Constat 2

Constat : La boutique d’applications Windows n’attire pas suffisamment les développeurs.
Solution : Faciliter le déploiement d’applications sur toutes les plateformes de Microsoft.

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Il sera désormais beaucoup plus facile pour un développeur de publier une application sur toutes les plateformes de Microsoft à la fois.

Une application Windows pourra donc fonctionner autant sur les ordinateurs Windows 8 que sur les tablettes Windows 8 et les téléphones Windows Phone 8. Ces applications pourront aussi être adaptées pour la console Xbox One, mais Microsoft se réservera alors le droit de choisir les logiciels qui seront proposés aux utilisateurs.

Microsoft espère ainsi convaincre les développeurs qu’ils pourront toucher suffisamment d’utilisateurs pour lancer leurs applications sur le Windows Store en plus de l’App Store et de Google Play.

Constat 3

Constat : La boutique d’application n’attire pas suffisamment les utilisateurs.
Solution : Mettre la boutique et son contenu de l’avant.

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De nombreux utilisateurs du système d’exploitation Windows 8.1 ne consultent jamais le Windows Store, préférant plutôt installer des applications traditionnelles ou utiliser des applications web.

Pour mettre sa boutique de l’avant, Microsoft compte notamment poser un lien vers celle-ci sur la barre des tâches directement, en plus d’intégrer la recherche d’applications de la boutique à sa recherche locale.

Constat 4

Constat : Les tablettes Windows 8 connaissent peu de succès.
Solution : Diminuer leur prix et optimiser Microsoft Office.

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Windows 8 servait avant tout à offrir un écosystème unique pour les tablettes et les ordinateurs. Malheureusement, non seulement Microsoft s’est mis une partie de sa clientèle à dos en imposant une nouvelle interface, mais force est de reconnaître que son système d’exploitation n’a pas particulièrement été adopté par les utilisateurs de tablettes.

Ce dernier constat est évidemment plus difficile à rectifier, mais deux annonces de Microsoft cette semaine pourraient améliorer (un peu) la situation.

Microsoft compte notamment offrir son système d’exploitation gratuitement pour les tablettes équipées d’un écran de neuf pouces ou moins. À caractéristiques égales, les fabricants comme Acer, Asus ou Samsung pourront donc offrir leurs petites tablettes au même prix que les tablettes Android.

Microsoft a aussi dévoilé mercredi la future interface de sa populaire suite bureautique Microsoft Office, qui sera finalement complètement optimisée pour un usage avec les doigts sur un écran tactile.

Microsoft a souvent par le passé raté le lancement de ses systèmes d’exploitation, pour se reprendre ensuite avec un successeur mieux conçu. C’était notamment le cas avec le lancement raté de Windows Vista, suivi du bien meilleur Windows 7.

Tout indique que l’histoire se répète, et que le successeur de Windows 8 pourrait bien être le système que les amateurs de la compagnie attendaient vraiment.

Maxime JohnsonApplications Android : l’avenir de Windows Phone?

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 publié le 13 février 2014 à 9 h 19

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Microsoft considérerait ouvrir son système d’exploitation mobile Windows Phone aux applications Android, selon ce qu’a révélé hier le site web The Verge. Une idée qui serait toutefois loin de faire l’unanimité au sein du géant du logiciel.

Les applications tierces sont le talon d’Achille des téléphones Windows Phone. Si le Windows Phone Store offre de plus en plus d’applications tierces, il y a toujours périodiquement une nouveauté absente de la plateforme de Microsoft qui rappelle à ses utilisateurs que de choisir Windows Phone demande parfois quelques sacrifices. L’année passée, cette application était Instagram, la semaine dernière, c’était Flappy Bird. Qui sait quelle application ce sera la semaine prochaine ou dans trois mois.

Techniquement réalisable, mais pas pour tout de suite
Techniquement, il serait possible pour Microsoft de permettre aux applications Android de fonctionner sur Windows Phone si la compagnie le souhaitait vraiment, mais une intégration réussie, qui serait invisible pour l’utilisateur, serait complexe et demanderait un certain temps (et ne devrait pas être espérée avant 2015 au plus tôt, selon The Verge).

La technologie BlueStacks permet d’ailleurs déjà de faire fonctionner des applications Android sur un ordinateur ou une tablette Windows, et le système BlackBerry 10 est également compatible avec les applications Android (une stratégie qui n’a pas permis à la plateforme de décoller par contre, mais il ne faudrait pas non plus résumer l’échec de BlackBerry à ce seul facteur).

Des bons et des mauvais côtés
L’ouverture de Windows Phone aux applications Android n’est pas une idée aussi saugrenue qu’elle pourrait paraître.

La prolifération des applications serait certainement un facteur de vente supplémentaire, ce qui pourrait permettre à Microsoft non seulement de vendre plus d’appareils, mais aussi de promouvoir ses services en ligne à de plus en plus d’utilisateurs.

Après tout, un utilisateur Windows Phone a bien plus de chance d’utiliser Outlook et OneDrive qu’un propriétaire d’iPhone.

L’arrivée des applications Android demanderait toutefois un travail important à Microsoft, qui pourrait par la même occasion se mettre les développeurs Windows à dos, en plus de nuire à sa stratégie globale, où ses différents systèmes (Xbox, Windows Phone, tablettes Windows, ordinateurs Windows) sont intimement intégrés.

Personnellement, la compatibilité avec les applications Android m’apparaît comme une solution de la dernière chance, et je doute que Microsoft en soit rendue là. Après tout, l’utilisation de Windows Phone augmente continuellement, même si elle demeure marginale, et la compagnie est loin d’être dans le trouble financièrement.

L’arrivée prochaine des applications Windows universelles, qui fonctionneront à la fois sur les ordinateurs Windows et sur les téléphones Windows Phone, pourrait aussi donner un petit coup de pouce à la plateforme à court terme.

Si la situation de Windows Phone ne s’améliore pas avec le temps, l’ouverture aux applications Android devra toutefois un jour être considérée si Microsoft espère s’imposer comme troisième joueur crédible dans l’industrie des téléphones intelligents.

Maxime JohnsonAsus Transformer Book T100 : le retour du miniportable

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 publié le 27 décembre 2013 à 11 h 20

T100 défait

Asus a lancé cet automne le Transformer Book T100, à mi-chemin entre un ordinateur portatif et une tablette Windows 8.1. Mise à l’essai d’un appareil hybride qui rappelle les ordinateurs miniportables, mieux connus sous leur appellation anglophone « netbooks », qui ont connu un succès instantané monstre avant de rapidement sombrer dans l’oubli, il y a quelques années à peine.

Design
t100 back

L’Asus Transformer Book T100 est une tablette à laquelle s’attache un clavier QWERTY permettant d’écrire, mais aussi de brancher des accessoires USB afin d’en faire un véritable ordinateur portatif. Le Transformer Book T100 est un peu le cousin des tablettes Android Transformer, aussi produites par Asus.

En mode ordinateur, l’appareil ressemble comme deux gouttes d’eau aux miniportables Eee PC d’Asus, pour le meilleur et surtout pour le pire. La conception de plastique est très bon marché, les touches du clavier QWERTY de l’appareil sont trop petites pour écrire confortablement et le pavé tactile est petit et peu efficace.

En mode tablette, on note que le Transformer Book T100 n’offre pas une conception de qualité comme le Surface de Microsoft, l’iPad d’Apple ou les tablettes Android Nexus, mais on apprécie toutefois sa légèreté.

Le format « 2-en-1″ de l’appareil est aussi assez pratique, et force est de reconnaître que la construction d’entrée de gamme du T100 a permis à Asus de créer un appareil relativement abordable, à 399 $ (mais malheureusement plus cher qu’aux États-Unis, où il est plutôt vendu 349 $).

Caractéristiques
T100

L’Asus T100 ne fait pas que ressembler à un ordinateur miniportable. Ses caractéristiques sont aussi très similaires (écran de 10,1 pouces avec une résolution limitée de 1266 par 768 pixels, 2 Go de mémoire, 32 Go d’espace, etc.).

Le processeur est pour sa part un Intel Bay Trail à quatre cœurs.

Côté logiciel, celui-ci est offert avec la version régulière de Windows 8.1, ce qui était jusqu’ici très rare pour une tablette (surtout à ce prix-là). La présence du système d’exploitation complet de Microsoft permet d’utiliser les « nouvelles » applications Windows conçues pour les écrans tactiles, mais aussi les vieilles applications Windows habituelles.

L’appareil est aussi offert avec Microsoft Office, un ajout quand même intéressant considérant le prix habituel de la suite bureautique de Microsoft.

Performances et autonomie
L’Asus Transformer Book T100 est l’un des premiers appareils à offrir la version régulière de Windows 8.1 dans une tablette de petit format. L’exploit est en partie possible grâce au processeur Bay Trail d’Intel.

Sans trop entrer dans les détails techniques, Intel espère avec Bay Trail offrir un processeur digne d’un ordinateur, mais avec une consommation semblable à un processeur ARM pour tablettes. Sur ce point, le résultat est quand même assez convaincant.

L’Asus Transformer Book T100 n’est pas un monstre de puissance – la comparaison avec les ordinateurs miniportables tient encore une fois la route –, mais le processeur Bay Trail est amplement suffisant pour un usage quotidien, tant comme tablette que comme ordinateur (on passera toutefois évidemment notre tour pour le montage vidéo et les jeux dernier cri).

Son autonomie d’une dizaine d’heures est aussi convenable, mais l’appareil ne tient malheureusement pas trop sa charge en veille. Vous devrez donc toujours conserver votre chargeur assez près de vous.

Une bonne idée, mais…
Asus T100 Tablette

Même si les intentions derrière l’Asus Transformer Book T100 sont bonnes, le résultat final est un peu moins convaincant.

Une chose est certaine, l’hybride d’Asus n’est pas à considérer si vous recherchez principalement un ordinateur portatif. D’autres solutions moins chères et plus intéressantes existent sur le marché. Le clavier doit plutôt être considéré comme un ajout qui peut dépanner à l’occasion, et non comme un accessoire conçu pour être utilisé 100 % du temps.

Comme tablette, l’appareil d’Asus s’en tire un peu mieux, ne serait-ce que parce qu’il est dans une catégorie à part. Pour l’instant, il est pratiquement le seul sur le marché de moins de 400 $ à offrir la version complète de Windows 8.1 dans un format de 10 pouces (d’autres viendront toutefois).

La compatibilité avec les applications Windows régulières est certainement un point positif pour Asus, mais il s’agit d’une arme à deux tranchants. Car une application conçue pour un clavier et une souris est généralement franchement pénible à utiliser avec ses doigts sur un écran de 10 pouces, et on se sent frustrés la plupart du temps.

La présence du clavier QWERTY du T100 compense toutefois un peu ce problème, et des applications normalement absentes des tablettes, comme le correcteur d’Antidote, par exemple, sont maintenant disponibles, ce qui est certainement un avantage.

J’aurais bien aimé dire que l’Asus Transformer Book T100 offrait le meilleur des deux mondes entre une tablette et un ordinateur. Malheureusement, ce n’est pas le cas. L’appareil n’a aucun défaut particulièrement important, mais celui-ci n’est ni un grand ordinateur, ni une grande tablette.

La présence de la version complète de Windows pourrait toutefois répondre à certains besoins, et le prix d’achat quand même abordable de l’Asus Transformer Book T100 devrait rendre ses différents compromis plus faciles à avaler.

Microsoft a lancé cette semaine au Canada une version pour iPhone de sa suite bureautique Office. Mise à l’essai d’une application attendue, qui devrait toutefois intéresser un public plutôt limité.

Microsoft est dans une drôle de position avec sa suite bureautique Office. D’un côté, celle-ci constitue une véritable vache à lait, et il est important de l’offrir à ses utilisateurs sur le plus de plateformes possible. Mais de l’autre, la compagnie n’a pas particulièrement envie d’aider les écosystèmes de ses concurrents, spécialement iOS d’Apple et Android de Google. Après tout, la compatibilité des tablettes Windows avec Microsoft Office est l’un des principaux avantages de ces appareils.

La solution? Office Mobile, une application compatible avec l’iPhone seulement (mais pas avec l’iPad, ni avec Android). Celle-ci est gratuite, mais offerte uniquement aux utilisateurs d’Office 365, la version par abonnement d’Office à 99 $ par année.

Tout en simplicité

L’intégration d’Office Mobile pour iOS avec l’écosystème de Microsoft est simple, mais plutôt réussie. Comme avec Office pour Windows Phone et Office 2013 pour Windows, l’application permet d’accéder directement à ses fichiers enregistrés sur son espace en ligne SkyDrive, ainsi qu’à ses fichiers SharePoint.

Ceux qui utilisent les outils de Microsoft auront donc instantanément accès à tous leurs documents, et ceux-ci seront synchronisés sur toutes leurs plateformes.

Office Mobile est avant tout un outil pour réviser des documents et leur apporter des corrections. Non seulement l’application est plus ou moins appropriée pour la création de contenu, mais il est de toute façon difficile d’écrire un long texte ou d’entrer beaucoup de données sur un téléphone.

En tout, trois logiciels de la suite Office sont proposés avec Office Mobile.

Word
Il est possible de lire, de modifier et de créer des documents Word. L’interface du logiciel est plutôt réussie, et tout l’écran est réservé au document en tant que tel, sauf quand vient le temps, par exemple, de changer le format du texte. On peut effectuer une mise en page simple, ce qui devrait répondre aux besoins de la plupart des utilisateurs.

Excel
Il est également possible de lire, de modifier et de créer des fichiers Excel. Les fonctions offertes sont toutefois plutôt limitées, et la sélection de cellules peut parfois être difficile, ce qui rend l’application surtout intéressante pour consulter des documents.

PowerPoint
Il est impossible de créer un fichier PowerPoint, seulement d’en consulter et d’en modifier. Bien honnêtement, je ne considère toutefois pas ça comme un inconvénient, puisqu’il ne serait pas possible de créer un document réussi avec un téléphone de toute façon.

Un ajout pour les abonnés, et non une raison de s’abonner

Office Mobile est une application réussie, mais avec un intérêt limité. Il s’agit à mon avis d’un bel ajout pour les utilisateurs de Microsoft Office 365, qui pourront ainsi rapidement modifier leurs documents sur la route, mais il ne faudrait pas considérer l’application comme une raison de s’abonner à la suite de Microsoft.

Si vous désirez vraiment modifier vos documents sur un appareil mobile, d’autres solutions plus abordables et plus complètes existent, comme la synchronisation de la suite iWork avec un compte Dropbox sur iOS, ou celle de la suite Quickoffice avec un compte Google Drive sur Android.

Office Mobile de Microsoft pour iPhone est accessible directement sur l’App Store d’Apple. Aucune version pour iPad ou Android n’a été annoncée pour l’instant.

C’est cette semaine que se déroule à Los Angeles l’Electronic Entertainment Expo (E3), le salon annuel du jeu vidéo. Traditionnellement, le jour précédant l’ouverture officielle est consacré aux conférences des plus importantes compagnies de l’industrie. Dans l’ordre : Microsoft, EA, Ubisoft et Sony. Nintendo présente normalement sa conférence en dernier, le lendemain matin, au Nokia Theatre. Mais cette année, le fabricant nippon a plutôt misé sur la diffusion web d’une vidéo préenregistrée.

À chaque nouvel E3, la question est toujours la même : entre Microsoft, Sony et Nintendo, qui remportera la palme de la meilleure présentation? Laissez-moi me prêter au jeu…

Une tonne de jeux pour Microsoft

Le tout a débuté par une rumeur : un représentant de Rare aurait confirmé que la Xbox One arriverait sur les tablettes en novembre. Préférant garder l’information concernant le lancement de sa nouvelle console pour le dessert, Microsoft a servi la bande-annonce de Metal Gear Solid V : The Phantom Pain en entrée. Le jeu sera compatible tant avec les consoles actuelles (Xbox 360 et PlayStation 3) qu’avec celles de la prochaine génération (Xbox One et PlayStation 4). L’entrée a été suivie d’une série d’annonces concernant la Xbox 360, dont l’apparence physique sera renouvelée pour correspondre à la Xbox One. Croisons les doigts pour que cette nouvelle similarité ne sème pas la confusion chez les consommateurs.

Microsoft a sagement évité de reparler des restrictions en lien avec la revente des jeux usagés de la Xbox One, un sujet qui a fait couler beaucoup d’encre la semaine dernière. La compagnie a plutôt consacré la majeure partie de sa conférence à détailler les jeux prévus pour cette console. Dans la liste, on retrouve entre autres Ryse : Son of Rome, Killer Instinct, Forza 5, Quantum Break, Dead Rising 3, The Witcher 3 : Wild Hunt et Battlefield 4 : Second Assault.

Finalement, le fabricant américain a annoncé que sa console allait être offerte en une seule version, au coût de 499 $US. La Xbox One sera en magasin en novembre 2013.

Sony coupe l’herbe sous le pied de son principal concurrent

La structure de la conférence de Sony était plus conforme à ce qu’elle a livré par le passé. On nous a d’abord lancé des statistiques positives sur le plus récent produit de la compagnie (la PlayStation Vita), on est ensuite passé aux exclusivités prévues pour sa console actuelle (The Last of Us et Beyond : Two Souls), et on a finalement dévoilé l’apparence de son futur produit, la PlayStation 4.

Physiquement, celle-ci a été décrite sur Twitter comme étant identique à la Xbox One, mais en version italique. Elle est noire, élégante et a le profil d’un parallélogramme. Elle peut se positionner tant à l’horizontale qu’à la verticale.

Une fois la console dévoilée, c’était au tour des exclusivités. The Order : 1886, Killzone : Shadow Fall, Infamous : Second Son et Knack. Sony a ensuite cédé la place aux développeurs indépendants pour une série de jeux PSN qui seront également exclusifs à la PS4, avant de présenter quelques incontournables : Final Fantasy XV, Kingdom Hearts III, Assassin’s Creed IV : Black Flag (dont la démonstration a connu quelques ratés techniques), Watch Dogs et Mad Max, pour ne nommer que ceux-là.

Finalement, le président de Sony Computer Entertainment a bien pris soin de spécifier que les jeux de la PS4 ne seront soumis à aucune restriction. Contrairement à ce qui est prévu pour la Xbox One, vous n’aurez pas besoin d’être connecté à Internet afin d’obtenir le droit de jouer. Comme si cela n’était pas suffisant, la PlayStation 4 se vendra 399 $US, soit 100 $ de moins que sa principale rivale. Audacieux.

Nintendo repousse la sortie de plusieurs jeux

La plus courte des trois présentations n’a pas suscité de vives réactions de la part des médias spécialisés. Après avoir présenté Super Mario 3D World et Mario Kart 8, Nintendo a annoncé qu’elle repoussait le lancement de Wii Party U, de Wii Fit U et d’Art Academy.

A suivi une bande-annonce présentant des jeux développés par des éditeurs tiers (Assassin’s Creed IV : Black Flag, Batman : Arkham Origins et Deus Ex : Human Revolution), puis la présentation d’une reprise de The Legend of Zelda : Wind Waker pour la Wii U et un nouveau Donkey Kong Country. Nintendo a ensuite cédé la place à Platinum Games afin de présenter Bayonetta 2, un titre exclusif à la Wii U malgré le fait que le premier de la série n’était offert que sur PlayStation 3 et Xbox 360.

Le tout s’est terminé par la bande-annonce du prochain Super Smash Bros et le dévoilement d’un nouveau combattant : Mega Man.

Conclusion

Sony sort grand gagnant de cette lutte de conférences. Le simple fait que la PlayStation 4 n’impose aucune restriction quant à l’utilisation de ses jeux est déjà un atout majeur contre Microsoft. Lorsque l’on ajoute l’argument monétaire, la PlayStation 4 coûte à peine 50 $ de plus que l’édition de luxe de la Wii U et un bon 100 $ de moins que la console américaine. Tout porte à croire que Microsoft réagira bientôt sur l’un et l’autre de ces points.