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Laurent LaSalleLe CES est-il toujours aussi pertinent?

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 publié le 11 janvier 2013 à 16 h 09

Mes collègues vous ont parlé toute la semaine du Consumer Electronics Show (CES), le salon international de l’électronique qui s’est déroulé comme chaque année à Las Vegas. Plus de 3000 exposants ont fait des pieds et des mains pour attirer des journalistes et des partenaires potentiels à leurs kiosques afin de présenter de nouveaux téléviseurs, électroménagers intelligents, tablettes, gadgets et j’en passe.

Bien que l’électronique et l’informatique soient aujourd’hui deux industries indissociables, d’importantes compagnies ont brillé par leur absence cette année. C’est le cas notamment de Microsoft, de Google, d’Amazon et d’Apple.

J’ai assisté pour la première fois au CES l’an dernier, et je dois admettre que l’expérience m’a laissé plutôt un goût amer. Oui, j’ai eu la chance d’essayer certains produits que j’ai jugés intéressants, mais ceux-ci ne représentent qu’une petite minorité. Si bien que je m’interroge sincèrement sur la légitimité du CES, voire sur la pertinence de tenir un événement du genre sur une base annuelle.

Est-ce vraiment souhaitable de dévoiler autant de nouveaux produits sur une si courte période de temps?

Surdose de nouveautés

Il va de soi que naviguer parmi des centaines de communiqués afin d’obtenir une vision de l’ensemble des produits dévoilés au salon est un travail exigeant. Sans compter qu’il est impossible pour quelqu’un sur place de répartir équitablement son temps entre chacun des kiosques. La concurrence est féroce, et les compagnies qui peuvent organiser leur propre événement plutôt que miser tous leurs efforts sur le CES savent que le jeu en vaut la chandelle.

C’est le cas notamment d’Apple, traditionnellement toujours absente du CES, qui dévoile ses produits dans le cadre d’événements privés qui se déroulent à dates variables. Idem pour Google, qui de son côté profite parfois de son propre rendez-vous annuel, la conférence Google I/O, pour présenter des produits comme le Nexus 7. Microsoft a fait de même en juin dernier, en dévoilant au monde entier la Surface, aussi dans le cadre de son propre événement.

Intéressant de noter que les compagnies qui se permettent d’organiser des événements indépendants du CES sont des entreprises qui sont responsables tant de l’aspect matériel que de l’aspect logiciel de leurs produits.

Je comprends qu’un événement comme le CES augmente les chances pour les plus petits joueurs de rencontrer des partenaires financiers pouvant propulser l’entreprise au sommet. Par contre, j’ai l’impression qu’on y accorde trop d’importance pour ce qu’on en retire.

Tout de même curieux de connaître quelques nouveautés?

Cette année, Samsung et LG ont tous deux dévoilé des téléviseurs courbés. Cette caractéristique permet d’éliminer le blanchiment perceptible aux extrémités de l’écran. Le gagnant du plus grand téléviseur est également Samsung, avec son écran de 85 pouces.

Du côté gadget intriguant, mon collègue Maxime Johnson s’est intéressé au Trakdot Luggage Locator, un dispositif qui vous permet de suivre vos bagages lorsque vous voyagez. L’appareil fonctionne avec une carte SIM et se met automatiquement en mode veille lorsqu’il atteint une vitesse de plus de 160 km/h. L’intérêt est donc de connaître l’emplacement de votre valise une fois rendue à l’aéroport.

Le Polaroid iM1836, cette caméra Android aux lentilles interchangeables, a attiré mon attention. L’appareil de 18,1 mégapixels peut filmer en 1080p et est muni d’une connexion wi-fi et Bluetooth afin de pouvoir partager du contenu sur vos réseaux sociaux favoris.

L’arrivée de nouveaux chefs de file tels que Apple et Google ces dernières années est venue bouleverser le marché de la téléphonie mobile, que les géants de l’époque tenaient pour acquis depuis beaucoup trop longtemps. Devant la menace étrangère, Microsoft a restructuré sa stratégie mobile et a introduit le Windows Phone sur le marché. BlackBerry a tenté d’en faire autant avec beaucoup moins de succès (nous sommes toujours en attente de BlackBerry 10).

De son côté, Nokia s’est rallié à Microsoft et a laissé tomber sa participation au développement de MeeGo, un nouveau système d’exploitation mobile basé sur Linux, libre et différent d’Android. À la suite de ce rejet, les membres de l’équipe de développement du Nokia N9, le téléphone spécifiquement conçu pour cet OS, ont quitté l’entreprise pour fonder leur propre compagnie, Jolla.

La mission derrière cette nouvelle initiative? Poursuivre le travail inachevé. Le projet est alors rebaptisé Sailfish.

Successeur spirituel

Cette semaine, Jolla a enfin dévoilé au monde entier ce à quoi ressemblera Sailfish par le biais d’une vidéo YouTube. Le système d’exploitation se présente sous une interface léchée et minimaliste, qui peut soit laisser présager que son développement est réfléchi et avancé, soit faire douter sur l’avancement réel de l’OS.

Visuellement, son design semble avoir été conçu par un étudiant. Ce n’est pas que c’est laid, mais l’aspect visuel manque manifestement de finition.

Par contre, en ce qui a trait à l’interface même, l’équipe n’a pas eu peur de tout remettre en question plutôt que de vulgairement imiter ce qu’offre la concurrence. Par exemple : on accède aux applications principales en glissant vers le bas la partie supérieure en accueil; les fonctions de base et alertes sont affichées sur le côté de la page; certaines fonctions des applications qui tournent en arrière-plan sont accessibles à même le menu des tuiles, etc.

Antti Saarnio, cofondateur de Jolla visiblement emballé par le produit, a déclaré que Sailfish « permettra une véritable personnalisation de l’interface par l’utilisateur, libérant celui-ci de la contrainte d’ouvrir et de fermer sans arrêt les applications, rendant ainsi l’utilisation du téléphone plus efficace ».

Le lancement du système d’exploitation est prévu au milieu de 2013. Sailfish serait alors disponible pour être installé sur une variété de téléphones intelligents, de la même façon qu’Android, l’OS chouchou de Google. Jolla a d’ailleurs conclu des ententes avec plusieurs partenaires, notamment DNA en Finlande et D.Phone, le plus important distributeur de cellulaires en Chine.

Nouvel OS, nouvel « écosystème »

Alors que la guerre des systèmes d’exploitation du côté informatique s’est résorbée au début des années 2000, celle de l’industrie de la téléphonie mobile semble voir naître un nouvel OS par année. Dans le contexte actuel où un téléphone intelligent héberge des dizaines, parfois même des centaines d’applications, l’idée d’instaurer un autre « écosystème » est la pire qui soit.

Avec les propositions d’Apple, de Google, de Microsoft et de BlackBerry, peut-on réellement envisager qu’une cinquième option puisse être viable?

Jolla mise beaucoup sur l’Europe, l’Afrique du Nord et la Chine, les marchés les plus dynamiques dans le secteur des téléphones intelligents, selon la compagnie. Une stratégie plutôt intéressante.

Laurent LaSalleBanc d’essai : la Wii U de Nintendo

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 publié le 19 novembre 2012 à 11 h 34

Telle une éclipse totale dans le système solaire de l’industrie du jeu vidéo, la venue d’une génération de consoles n’est pas monnaie courante. Bien que les technophiles sont aujourd’hui conditionnés à voir un nouveau modèle de téléphone intelligent être introduit sur le marché chaque semaine, l’arrivée d’une vague de nouvelles consoles venant s’y échouer est beaucoup plus rare.

Cette fois-ci, c’est au tour de Nintendo d’ouvrir la danse avec le lancement de la Wii U. La sixième console de salon de son histoire débarquait en magasin hier, et j’ai eu la chance de passer quelques jours avec le produit en question.

Naufragé

Nintendo se retrouve seule sur son île, du moins pour le moment, puisque ni Microsoft ni Sony n’ont annoncé d’information concernant leurs prochaines consoles. Il va de soi cependant que le développement de celles-ci est bien entamé, à en croire les échos de studios où un flou s’installe quand vient le moment de spécifier la destination de certains jeux.

Une offensive de Microsoft et de Sony avec le lancement de leurs consoles respectives est donc à prévoir vers la fin de 2013, période traditionnelle de l’année pour ce genre de produit.

Console au nom familier

Contrairement à ce que son nom et sa forme peuvent laisser sous-entendre, la Wii U est une toute nouvelle console. En aucun cas ne vous sera-t-il possible de vous procurer un jeu Wii U pour y jouer sur votre Wii. Cette relation ne fonctionne qu’à l’inverse : la grande majorité des jeux Wii peuvent fonctionner sur la nouvelle console. Même chose pour les périphériques : les manettes Wii fonctionnent avec la Wii U, et sont même requises pour les jeux multijoueurs.

Graphisme

Nintendo a appris de ses erreurs. Pour la première fois de son existence, elle propose une console en haute définition avec un signal 1080p. Le fabricant nippon va même jusqu’à inclure un câble HDMI avec son produit : du jamais vu chez la concurrence. Bien que la qualité physique de celui-ci laisse à désirer, il était temps qu’une compagnie comprenne que son inclusion est essentielle.

Techniquement, la Wii U est en mesure de générer un graphisme du même calibre que la Xbox 360 et la PlayStation 3. Certains jeux en font déjà la démonstration (Ninja Gaiden 3, Assassin’s Creed III), mais il est difficile de savoir si l’on peut s’attendre à de l’amélioration sur ce plan, une fois que les développeurs auront bien apprivoisé les rudiments de la console. Nintendo devra fournir une assistance hors pair sur ce plan, au risque de se retrouver une fois de plus à la remorque de la concurrence. Il est fort à parier que la prochaine Xbox et la prochaine PlayStation auront beaucoup à offrir en terme de ce genre d’artifices.

Innovation

En matière de nouveauté, Nintendo démontre encore une fois son côté novateur avec le GamePad, une manette munie d’un écran tactile de 6,2 pouces, d’une caméra frontale et de capteurs gyroscopiques (incluant accéléromètre et magnétomètre), fortement inspirée des tablettes tactiles ayant proliféré sur le marché ces dernières années. Cette manette est légère et son utilisation est très conviviale. Bien que la résolution de son écran laisse à désirer (854 x 480 pixels), la qualité de l’image sur celle-ci demeure surprenante. Cependant, l’autonomie du périphérique est plutôt décevante (à peine 3 heures dans mon cas), et le fait que l’appareil – qui ressemble en tout point à une console portable surdimensionnée – ne puisse être utilisé de façon indépendante est ridicule.

En ce qui concerne son utilisation, le GamePad répond parfaitement aux commandes. Je n’ai rien à redire non plus sur la portée du signal entre la Wii U et le GamePad, qui permet de se mouvoir dans un rayon d’un peu plus de 7 mètres.

Spécifications techniques

La console est propulsée par un processeur central tricœur PowerPC d’IBM cadencé à 3 GHz, et un processeur graphique Radeon conçu par AMD. Pour ce qui est de la mémoire, la console est équipée de 2 Go de mémoire vive (environ quatre fois supérieur à la concurrence).

Malgré la puissance de l’appareil, le temps de chargement des diverses sections du menu est incroyablement lent. Les curieux regretteront amèrement leur envie de vouloir explorer ce dernier. La console impose facilement un temps de chargement de 30 secondes entre les diverses pages, un délai qui est à mon avis inacceptable.

On propose deux versions de la Wii U : une console blanche avec 8 Go d’espace de stockage et une console noire (l’ensemble de luxe) avec 32 Go d’espace de stockage. Pour la différence de prix (soit 50 $), la console blanche est à éviter comme la peste. Laissez-moi vous expliquer pourquoi dans le prochain paragraphe.

Jeux téléchargeables

Nintendo permet enfin d’acheter des versions numériques de ses jeux complets, les mêmes titres que l’on retrouve sur les tablettes des magasins (tant ses jeux que ceux des éditeurs tiers). Le poids de ces jeux peut-être significativement lourd : on parle de 2 Go pour New Super Mario Bros. U. Puisque le système d’exploitation de la console nécessite 4,2 Go (qui incluent de l’espace pour vos informations personnelles), il sera impossible pour le propriétaire d’une console blanche de profiter pleinement de ce service sans se prémunir d’un espace de stockage externe (une clé ou un disque dur) branché au port USB de la Wii U.

Sans compter que la première chose qu’on vous invite à faire une fois que vous avez connecté la Wii U à Internet est de mettre à jour la console. Je trouve déplorable qu’on ne fournisse aucune information concernant celle-ci. Méfiez-vous : il s’agit d’un téléchargement de 5 Go. Si vous étiez sur le point de dépasser la limite de téléchargement imposée par votre fournisseur d’accès Internet, c’est un pensez-y-bien.

Verdict

Au final, ce sont les jeux qui propulseront la console au succès. Bien que quelques titres semblent plutôt prometteurs (je pense entre autres à ZombiU), il faudra encore attendre avant de voir une majorité d’entre eux bien tirer profit des nouvelles fonctionnalités incorporées au GamePad.

Je demeure néanmoins optimiste. Nintendo semble déterminée à vouloir reconquérir le cœur des joueurs classiques, moins enthousiastes devant la tendance des jeux à commandes physiques. La compagnie est sur la bonne voie, et certains des défauts que je vois pourront être atténués lors d’une éventuelle mise à jour.

Vous comptez offrir la Wii U à un fan de Nintendo? Allez-y pour l’ensemble de luxe. Par contre, si vous vous adressez à quelqu’un qui ne jure que par sa Xbox 360 ou sa PlayStation 3, l’idéal serait d’attendre l’an prochain, quand tous les joueurs seront à jour sur le plan de leurs consoles.

Chose promise, chose due. Si ce n’est pas le genre de constat qui nous vient naturellement à l’esprit quand il s’agit de Microsoft, celle-ci nous revient comme prévu avec les détails de la Surface, sa tablette sur le point d’être mise en marché.

Après trois mois de silence radio, l’engouement est-il toujours au rendez-vous?

La protection, c’est pour les riches!

Cinq cent dix-neuf dollars, c’est ce qui vous en coûtera au minimum pour vous procurer une Surface, soit le même prix que le modèle d’entrée de gamme de l’iPad. À ce prix, vous avez un appareil nu : il ne vient avec aucun protecteur. Rappelons que la couverture proposée, qui s’apparente à celle de l’iPad tant par sa fixation aimantée que par son coloris, intègre un clavier. Conséquence? Le protecteur se vendra 129,99 $.

La Surface n’a pas encore fait ses preuves que son ensemble coûterait déjà plus que celui du leader du marché? Pas tout à fait. Lorsque l’on considère que le modèle de base de la Surface propose 32  Go d’espace de stockage, nous devons le mettre nez à nez avec l’iPad offrant cette même caractéristique – dont le prix est de 619,99 $ pour l’appareil, et 45 $ pour la couverture. L’offre de Microsoft paraît soudainement plus alléchante. Sans compter qu’on nous propose d’inclure la sobre et ennuyeuse couverture noire pour un supplément de 100 $, soit le même prix que pour un iPad avec 32 Go sans protection.

Spécifications techniques

Microsoft avait été peu bavarde en terme de spécifications techniques lors du dévoilement de la tablette en juin dernier. Outre la présence de ports (on y trouve des connexions Micro SDXC, USB 2.0 et Micro HD), elle était restée vague quant à la résolution de son écran tactile de 10,6 pouces. Celle-ci sera de 1366 x 768 pixels, soit une définition nettement inférieure à celle proposée par Apple.

Sans oublier que Google, dont la Nexus 7 est arrivée sur le marché en juillet dernier, offre une résolution équivalente (1280 x 800 pixels) sur une tablette significativement plus petite (7 pouces). En terme de densité de pixels, Microsoft est bon dernier. Ça semble anodin, mais quand il est question de lecture, la qualité de l’écran peut faire toute la différence.

Son processeur? Le Tegra 3 T30 de Nvidia, un quadricœur cadencé à 1,4 GHz et associé à 2 Go de mémoire vive. Puisqu’il s’agit d’un processeur ARM, il sera impossible de rouler les applications tirées du patrimoine de Windows (la tablette est propulsée par Windows RT). Toutes les applications roulant sur cette tablette devront être téléchargées à partir du Windows Store.

La Surface sera munie de deux caméras 720p, une frontale et l’autre au dos de l’appareil. À noter que l’angle de la caméra du dos viendra compenser l’angle de la tablette lorsque celle-ci sera posée sur une table, afin de permettre une capture horizontale adéquate.

Finalement, on retrouve une connexion wi-fi (802.11a, b, g et n) et Bluetooth 4.0. En terme de capteurs, la tablette propose la même chose que les produits rivaux : un accéléromètre, un gyroscope et un compas.

Surface Pro?

Certains se souviendront que Microsoft avait révélé deux types de tablette en juin dernier. Une tablette plus performante par sa capacité à rouler Windows 8 Professionnel, et par conséquent pour l’exécution de toutes les applications de bureau en mode natif, devait également voir le jour. Microsoft semble avoir choisi d’attendre avant de fragmenter son propre marché, ce qui n’est certainement pas une mauvaise chose d’un point de vue stratégique (bien que ce soit frustrant pour les consommateurs désireux de ne pas faire de compromis pour ce qui est des applications).

Il est déjà possible de précommander la Surface avec Windows RT sur le site de Microsoft. Sa sortie est prévue pour le 26 octobre prochain.

Laurent LaSalleTokyo Game Show 2012 : toute la place laissée à Sony

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 publié le 24 septembre 2012 à 15 h 39

C’est la semaine dernière que se tenait le Tokyo Game Show, l’autre rendez-vous de l’industrie du jeu vidéo (après l’Electronic Entertainment Expo). L’événement se déroule chaque année dans la ville de Chiba, non loin de Tokyo. Au total, on a compté près de 224 000 participants, soit un record d’assistance par rapport aux années précédentes.

Puisque Nintendo ne participe jamais au TGS, et que Microsoft a pris la décision de ne pas s’y présenter cette année – décision qui s’inscrit dans sa stratégie de s’absenter du Consumer Electronics Show, sans oublier qu’elle abandonne aussi Gamescom –, Sony avait le champ libre pour présenter ce qu’elle voulait.

Les produits PlayStation ont donc monopolisé le salon, ne laissant ainsi qu’une présence symbolique à ses concurrents dans les kiosques des autres développeurs.

Jamais deux sans trois

La plus importante annonce livrée par Sony dans le cadre de sa conférence est l’introduction d’une PlayStation 3 encore une fois amincie. Il s’agit du troisième modèle à voir le jour, et bien que la course à la miniaturisation d’équipement électronique est généralement bénéfique pour le consommateur, Sony vient en quelque sorte de tirer un trait sur la possibilité d’une réduction de prix de sa console pour la période des fêtes.

Sony se positionne drôlement vis-à-vis Microsoft, qui pourrait profiter de ce qui devrait être le dernier Noël de la présente génération de consoles pour offrir sa Xbox 360 (et en supplément la Kinect) à un prix très compétitif. Aucune baisse de prix n’est prévue pour les modèles « slim » actuels.

Le modèle « super slim » de la PlayStation 3 sera offert en 2 versions en Amérique du Nord :

  • Avec un disque dur de 250 Go pour 269,99 $, incluant Uncharted 3 et des éléments téléchargeables pour Dust 514. Arrivée en magasin prévue pour le 25 septembre.
  • Avec un disque dur de 500 Go pour 299,99 $, sans rien de compris. Arrivée en magasin prévue pour le 30 octobre.

Les Japonais auront le choix de se procurer la console en deux couleurs : noir et blanc. L’Amérique du Nord et l’Europe devront se contenter des consoles en noir.

En terme de jeux

Les jeux PlayStation 3 étaient clairement surreprésentés cette année au Tokyo Game Show. On a compté 57 titres PS3 contre 24 jeux pour Xbox 360, 5 jeux pour la Wii et seulement 2 pour la Wii U. Malheureusement, aucune véritable surprise, si ce n’est qu’on a dévoilé un nouveau jeu inspiré de la série animée Gundam (intitulé Gundam Breaker).

Nous avons eu droit à de nouvelles bandes-annonces pour Metal Gear Rising : Revengeance, le très attendu Resident Evil 6 (dont la sortie est imminente), Puppeteer (un effroyable jeu de plateforme développé par Sony) et Yakuza 5.

Du côté des portables et des mobiles

Le service payant PlayStation Plus, qui offre des rabais et des avantages aux membres du PlayStation Store (ex. : obtenir l’accès à un jeu avant sa sortie officielle), débarque sur PlayStation Vita. Bien que Sony est restée nébuleuse quant à l’offre mobile, elle a au moins confirmé que l’inscription allait être « universelle » : les membres de PlayStation Plus sur PS3 n’auront pas à payer de suppléments pour bénéficier des mêmes avantages sur la PlayStation Vita. Le service est prévu pour le mois de novembre.

Toujours dans l’optique qui semble être de ne pas offrir de baisse de prix sur ses consoles, Sony a révélé deux nouvelles couleurs pour la PlayStation Vita : rouge et bleu. Ces couleurs sont également réservées uniquement au public nippon. Rappelons qu’une PlayStation Vita blanche verra le jour aux côtés du jeu Assassin’s Creed Liberation de ce côté-ci de l’océan, le 30 octobre prochain.

Finalement, Sony a annoncé que le PlayStation Store allait être enfin disponible pour les appareils PlayStation Mobile. Il s’agit d’une plateforme incorporée dans des téléphones et des tablettes tactiles Android certifiés par Sony afin de pouvoir faire rouler certains jeux. Outre les produits Xperia Play, on compte HTC et Asus, et maintenant Fujitsu et Sharp parmi les partenaires de Sony. À surveiller…