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Laurent LaSalleLa gestion des droits numériques, un concept désuet?

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 publié le 12 octobre 2011 à 12 h 50

À une époque où le piratage semblait devenir un véritable fléau aux yeux de l’industrie musicale, les restrictions imposées par le concept de gestion des droits numériques (DRM pour digital rights management) sont apparues comme la seule solution pouvant contrer la propagation illégale de contenus protégés par le droit d’auteur. Cette logique est aujourd’hui remise en question par Dinah A. Vernik, de l’Université Rice à Houston au Texas, et Devavrat Purohit et Preyas S. Desai, de l’Université Duke à Durham en Caroline du Nord.

Dans un ouvrage intitulé Music Downloads and the Flip Side of Digital Rights Management, le trio d’économistes tente de démontrer un des effets pervers des restrictions imposées par DRM : inciter les consommateurs au piratage.

L’envers de la médaille

En effet, selon la recherche, seuls les consommateurs (ayant payé pour leur musique) doivent composer avec les restrictions imposées par DRM, puisque les pirates obtiennent leur musique autrement sans aucune restriction du genre. Puisque dans certains cas, les restrictions par DRM empêchent un consommateur de faire une copie de sauvegarde de sa musique, certains consommateurs vont préférer le piratage.

Depuis que le téléchargement de musique est possible sur la toile, l’industrie musicale a toujours craint les effets nocifs à long terme du piratage en ligne. L’industrie a adopté le concept des restrictions imposées par DRM puisqu’elles rendent la copie plus difficile, ce qui réduit le piratage et augmente la profitabilité de l’industrie. Par contre, les restrictions imposées par DRM peuvent réduire la valeur d’un produit aux yeux du consommateur. Cet article démontre que bien que les restrictions par DRM, le piratage et les profits soient liés, leur relation demeure complexe. La logique traditionnelle ne prend pas en considération l’effet des restrictions par DRM sur la nature compétitive du marché musical, et par conséquent, incite certains consommateurs au piratage.

Dans certains cas, on remarque qu’éliminer les restrictions par DRM peut conduire à une augmentation de ventes par téléchargement, une diminution de ventes physiques et une diminution du piratage. Cette conclusion s’explique par le fait que lorsque l’achat de musique sans restrictions par DRM est permis, le téléchargement légal se retrouve au même niveau que l’achat physique, ce qui augmente la compétition entre les deux formats et incite une réduction du prix des CD [pour rivaliser l'attrait de la version téléchargeable].

Extrait de Music Downloads and the Flip Side of Digital Rights Management

J’ai trouvé amusante l’analyse du coût moral, psychologique et technique du piratage dans ce rapport : quelqu’un d’honnête ou un novice de l’informatique trouvera le piratage « dispendieux », contrairement à quelqu’un qui ne perçoit pas le piratage comme du vol ou une personne aux habiletés informatiques avancées.

Bien que l’ouvrage soit plutôt aride (17 pages et des formules mathématiques à faire rêver un théoricien), il est intéressant de voir les conclusions d’une recherche venant appuyer la tendance qui fait sa marque depuis peu chez les détaillants en ligne : la vente de musique sans restriction.

Thoughts on Music

Cette réflexion n’est pas sans rappeler la lettre ouverte publiée par Steve Jobs en février 2007, dans laquelle il incite les quatre grandes compagnies de disques (Universal, Sony BMG, Warner et EMI) à accorder à Apple le droit de vendre leur musique sans restrictions par DRM.

Dans sa lettre, il décrit les débuts de la relation d’Apple avec ces maisons de disques et les conditions qu’Apple doit respecter pour continuer à vendre leurs contenus par le biais de l’iTunes Store. Il vulgarise le concept de la protection de la musique restreinte par DRM et met en lumière un problème insoluble : puisque le « secret » d’une protection doit être transmis aux diverses plateformes pour qu’un contenu soit consommable, quelqu’un quelque part trouvera toujours le moyen d’obtenir cette information et contourner un document numérique crypté.

Cette lettre amorcera une longue négociation qui aura comme conséquence, en avril 2009, de permettre à iTunes de vendre la totalité de sa librairie musicale sans restrictions par DRM. De son côté, si Amazon avait déjà obtenu l’accord des grandes compagnies pour vendre de la musique sans restrictions, l’offre est depuis toujours réservée au marché américain.

C’est vrai pour la musique, mais pour le reste?

Bien que la recherche de Vernik, Purohit et Desai se base principalement sur le marché musical, le trio est d’avis que la logique est applicable également à la vente de livres et de films.

Déjà en 2008, j’écrivais un article sur le secteur de l’e-santé et les recherches sur l’utilisation du cellulaire comme assistant personnel pour un magazine spécialisé. Le secteur est toujours en croissance, mais les applications utilisées par la masse dans la vie de tous les jours se font encore rares. Mais ça ne saurait tarder. Plus les téléphones deviennent intelligents, plus les possibilités croissent.

Selon un rapport de Pyramid research publié en décembre dernier, 70 % des gens sont intéressés par l’accès à au moins une application en lien avec la santé. Si les prédictions du rapport sont bonnes, le nombre de ces applications utilisées – on en compte pour le moment 200 millions – va tripler d’ici 2012.

Au cours des dernières années, plusieurs opérateurs mobiles ont mis sur pied des divisions qui se consacrent aux recherches sur l’utilisation des téléphones au service de la santé. D’abord très centrées sur les projets avec l’utilisation de SMS, elles se penchent maintenant sur les applications pour téléphones intelligents.

Des rappels de vaccins, de l’information santé sur les destinations voyage, de l’aide pour arrêter de fumer, des réponses aux questions relatives à la santé sexuelle des jeunes, des renseignements sur des médicaments, des conseils de la Croix-Rouge sur quoi faire en cas d’urgence… Le cellulaire est vraiment devenu un appareil multifonction.

Outre ces applications donnant des conseils ou permettant l’autodiagnostic, certaines permettent un meilleur suivi entre les patients et leur médecin. Divers projets ont permis de constater que leur utilisation permet même de réduire l’engorgement des urgences. Il y a quelques années, un simple suivi par SMS a permis de réduire à zéro les visites des patients asthmatiques au San Mateo Medical Center à San Francisco pendant la durée de l’étude et de diminuer du cinquième les coûts de gestion du secteur de la santé en France avec les suivis par SMS des malades chroniques.

On trouve aussi les applications réservées aux médecins leur permettant de récolter des données plus facilement et de les partager rapidement avec des spécialistes. Plusieurs médecins sont d’ailleurs particulièrement charmés par les possibilités du mobile. Le Dr Dominique Dupagne, installé à Paris, a créé iPhomed, une communauté Internet pour les professionnels de la santé de partout dans le monde. Les membres de ce groupe Yahoo peuvent y partager leurs découvertes et leurs avis sur différentes applications.

Voici quelques exemples de projets récents :

Bant


L’application Bant, développée par University Health Network (UHN), permet aux personnes diabétiques de mesurer et de transmettre leur niveau de glycémie par leur iPhone. Elle sera testée pendant trois mois par des adolescents vivant avec le diabète de type 1 à The Hospital for Sick Children (SickKids) Diabetes Clinic à Toronto.

Mobile MIM

L’agence fédérale américaine des produits alimentaires et médicamenteux (La FDA pour Food and Drug Administration) a approuvé Mobile MIM, une application de radiographie (pour iPhone et iPad) destinée aux médecins. Elle offre aux professionnels de la santé la possibilité de voir les radiographies sans délai et ainsi de poser un diagnostic sans avoir à se rendre à un ordinateur. L’application, en 14 langues, est disponible et utilisée dans de nombreux pays dans le monde, mais pas au Canada.

L'application Mobile MIM

MobiUS

La FDA vient également d’approuver un système d’échographie mobile, MobiUS par Mobisante. La recherche et le développement ont été financés par Microsoft Research. Cette application fonctionne avec les téléphones intelligents Toshiba roulant sous Windows Mobile et vient avec une sonde. Les marchés visés : les zones rurales, les pays en voie de développement, les médecins sur le terrain et les vétérinaires.

MobiUS par Mobisante

iStethoscope

Trois millions de personnes auraient téléchargé iStethoscope, une application utilisant le micro de l’iPhone pour capter et enregistrer les battements du cœur. On peut ensuite consulter son électrocardiogramme sur son téléphone.

ECG


Pour l’analyse des rythmes cardiaques, on trouve aussi l’iPhone ECG, un étui muni de capteurs.

http://www.youtube.com/watch?v=d5Pip8qLfPs

Withings

Le tensiomètre Withings mesure et enregistre la tension artérielle directement sur les appareils iOS.

Le tensiomètre Withings

Gina DesjardinsLes faiblesses d’Android selon les développeurs

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 publié le 25 janvier 2011 à 13 h 35

Avant toute chose, je tiens à préciser que j’aime Google. Je suis sur Mac, mais je n’utilise ni Mail, ni iCal ou Safari. J’ai changé mon adresse courriel pour gmail.com quand le service était encore en bêta. J’utilise Google Calendar comme agenda et Chrome comme fureteur. J’essaie aussi d’aller régulièrement voir les innovations sur Google Labs. Certaines idées et certains prototypes sont très ingénieux.

Mais du côté des téléphones, le système d’exploitation Android de Google ne m’a pas conquise. Selon moi, ce qui rend l’expérience des téléphones intelligents vraiment intéressante, ce sont les applications. Mais Android n’est pas la plateforme préférée des développeurs, et ça paraît.

Je m’explique…

Après l’essai d’un téléphone Android, je rageais. Les mêmes applications que j’avais pris l’habitude d’utiliser sur l’iPhone fonctionnaient mal ou faisaient planter mon téléphone. Puis, j’ai lu les nombreuses frustrations de Joe Hewitt, responsable des applications mobiles de Facebook, sur Twitter. Il a pris l’habitude d’y transmettre son opinion (incluant son envie de pleurer) sur les difficultés du développement d’Android, le comparant à Windows pour sa flexibilité, mais aussi pour son mauvais design. J’ai donc commencé à questionner plusieurs personnes qui gagnent leur vie avec le développement d’applications.

On m’a sorti plusieurs explications.

Contrôle de qualité

D’abord, Apple vérifie et approuve toutes les applications qui se trouvent dans l’« App Store ». La plupart des développeurs trouvent ça énervant, mais ça les oblige à peaufiner leurs applications. Comme il n’y a pas de processus de validation pour Android, ils peuvent mettre une application pas encore au point en se disant qu’ils feront des mises à jour éventuellement. Plusieurs applications pour Android sont donc incomplètes ou mal construites.

Fragmentation du marché

Ensuite, on m’a parlé du problème d’appareils. N’importe quel fabricant de cellulaires peut décider d’utiliser le système d’exploitation comme il le veut bien. Il y a maintenant des dizaines d’appareils Android sur le marché, ils n’ont pas tous la même version de l’OS, et certains ne permettent pas les mises à jour. C’est un casse-tête pour les développeurs. Ça leur coûterait extrêmement cher pour tester leurs applications. L’iOS d’Apple est créé et optimisé pour un nombre restreint d’appareils, donc ils n’ont qu’à faire des tests sur l’iPhone, l’iPod ou l’iPad pour s’assurer que tout fonctionne. Pour Android, c’est une tout autre histoire. Ce n’est pas parce que ça fonctionne bien sur un que ça va fonctionner bien sur l’autre. Les plus petits développeurs n’ont pas les moyens de tester leurs applications sur plusieurs appareils, donc sur certains, elles fonctionnent très mal. Rovio Mobile, les développeurs de l’immense succès Angry Birds, ont eu des difficultés avec leur version Android, allant même jusqu’à présenter leurs excuses pour leurs difficultés à offrir la même performance. Ils ont donc décidé d’offrir des versions différentes pour répondre à l’écart de performance entre les téléphones.

La répartition des version de l'OS sur le marché selon Google

J’entends déjà les adeptes d’Android crier que les nouvelles versions de l’iOS ne sont pas optimisées pour les premières versions de l’iPhone. Effectivement, je n’ai pas dit le contraire, mais les développeurs souhaitant que leurs applications fonctionnent sur l’iPhone original ou le 3G n’ont que deux téléphones supplémentaires à tester. Ça créé des problèmes, mais moins grands.

Selon Rovio Mobile, le gros problème est la fragmentation de l’écosystème, incluant les nombreuses boutiques d’applications, les différents modèles et la faute provenant des opérateurs. Pour en savoir plus sur « le fonctionnement général des mises à jour entre les manufacturiers et les opérateurs », je suggère la lecture du billet « Les jeux politiques derrière les mises à jour d’Android », du journaliste Maxime Johnson.

Culture du gratuit

Finalement, et possiblement le plus important, les développeurs n’y font pas d’argent. Les professionnels qui en ont fait un métier ont donc moins d’intérêt à développer pour Android. En comparaison, il y a plus de 200 000 applications sur l’Android Market pour un total de 1 milliard de téléchargements, tandis qu’on compte plus de 350 000 applications sur l’App Store d’Apple pour un total de 10 milliards de téléchargements. Il y a évidemment la boutique en ligne d’Android qui est mal foutue, mais ce ne serait pas la principale raison. Les propriétaires d’appareils Apple téléchargent davantage et seraient plus enclins à acheter des applications. Angry Birds, le jeu le plus vendu sur iOS (50 millions de téléchargements), est gratuit sous Android. Peter Vesterbacka de Rovio Mobile explique dans une entrevue accordée à Tech n’ marketing que le contenu payant ne fonctionne pas avec la communauté Google. Les applications qui fonctionnent sont donc gratuites, mais avec de la publicité. Pas surprenant que la plateforme Android soit celle qui fait le plus d’argent provenant de revenus publicitaires. Malheureusement, certaines personnes ne veulent pas voir de publicités sur leurs applications, mais ne veulent pas payer 0,99 $ non plus…

Évidemment, les développeurs vont s’habituer et s’ajuster. Mais pour le moment, plusieurs décident de se concentrer sur le développement d’applications pour les appareils d’Apple même si, en nombre d’appareils vendus, Android dépasse iOS… Toujours selon Peter Vesterbacka de Rovio Mobile dans son entrevue accordée à Tech n’ marketing, Android se complexifie proportionnellement à sa popularité grandissante. Il ajoute que pour les développeurs, Apple va demeurer la plateforme de choix pendant longtemps. Selon lui, ce sera difficile pour quiconque (incluant RIM, Nokia, HP-Palm et Microsoft) d’atteindre ce qu’Apple a réussi à construire.

Bref, il y a de bons appareils Android sur le marché (et des mauvais). Mais ceux qui se demandent pourquoi certaines applications ne se trouvent pas sur leur plateforme ou pourquoi elles fonctionnent mal, voilà votre réponse.

Laurent LaSalleCe qu’Apple nous réserve en 2011

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 publié le 5 janvier 2011 à 10 h 23

Quel meilleur moment que janvier pour émettre des prédictions technos pour l’année qui s’amorce? Personnellement, je limite la spéculation et le traitement des rumeurs sur Triplex au minimum. Le risque de se répéter est élevé, sans compter qu’il existe déjà plusieurs sites dédiés aux rumeurs technos.

Je fais exception cette fois-ci en produisant ma liste d’événements technos (les sorties de nouveaux appareils et logiciels) à prévoir pour 2011. Puisqu’il est impossible de couvrir l’ensemble de mes prédictions en un seul billet, j’ai donc décidé de séparer les sujets par compagnies. Non pas que je sois vendu à Apple (quoique), mais l’ordre alphabétique impose que je commence par la firme de Cupertino.

Nouvel iPad

iPad

C’est en janvier 2010 que Steve Jobs dévoila au monde l’iPad, un des produits les plus anticipés depuis le retrait du Newton, l’assistant numérique personnel (PDA) d’Apple, en 1998. L’appareil se présentait comme une sorte d’iPod touch surdimensionné, sans caméra, ni port USB, ni fonction cellulaire (autre que la connexion de données via réseau 3G, offerte en option sur certains modèles).

Apple est réputée pour calculer le nombre de fonctionnalités offertes sur ses produits, il est donc fort à parier que certaines exclusions seront introduites dans la future version. Voici un résumé des prédictions qui font le tour du web :

  • Une forme aux côtés trapézoïdaux, de sorte que l’appareil se pose à plat sur une table
  • Un port USB
  • Une caméra frontale (pour les appels FaceTime)
  • Une densité de pixels augmentée, similaire à l’écran de l’iPhone 4
  • Une capacité mémoire amplifiée (128 Go?)

Traditionnellement, Apple semble viser un cycle de mises à jour annuel pour les appareils mobiles (c’est du moins vrai pour les iPod et iPhone). Une annonce concernant l’iPad 2 pourrait avoir lieu au début du mois de mars, avec une mise en marché en avril.

Mise à jour de l’iPhone

iPhone

En ce qui concerne l’iPhone, je n’ai pas l’impression qu’on aura droit à un changement lors de sa prochaine révision. Malgré un problème d’antenne comme principal défaut, l’iPhone 4 s’en sort à bon compte lorsqu’on le compare avec ses rivaux.

Je m’attends à ce qu’Apple propose une amélioration de l’iPhone 4, à l’instar de l’iPhone 3GS, réglant d’abord le problème d’antenne et peut-être un processeur accéléré et une mémoire amplifiée. En bonus, on aura forcément droit à une version blanche lors de sa mise en marché, en juin prochain (respectant encore une fois la règle d’un an).

Disparition de l’iPod classique

Apple ajoute le multi-touch sur tous ses appareils. La mémoire flash étant de plus en plus abordable, il est fort à parier que l’iPod classique sera discontinué en 2011 pour laisser place à une évolution de l’iPod touch dont la capacité mémoire pourrait se rendre à 128 Go. Cette hypothèse est appuyée par le fait que sa mise à jour, qui respecte généralement un cycle d’environ 260 jours, est en retard de presque du double (un peu plus de 480 jours).

De nouveaux iPod touch et iPod nano devraient être introduits en septembre, respectant une tradition vieille de 3 ans (5 ans pour le nano).

Du côté Mac

La famille des MacBook

N’oublions pas le Mac, qui est toujours au cœur des produits Apple. Sans surprise, le Mac App Store (un magasin virtuel d’applications) verra le jour demain dans plus de 90 pays. La principale caractéristique de ce nouveau mode d’achat en ligne est la facilité avec laquelle les applications téléchargées s’installent : le tout est automatisé. Ma mère, qui se retrouve toujours avec 42 installateurs traînant sur son bureau, sera ravie de voir cette étape simplifiée. On suppose qu’Apple profitera de l’occasion pour rendre disponible une nouvelle version d’iWork, exclusivement en ligne.

Néanmoins, j’ai l’impression que l’adoption du Mac App Store se fera l’été prochain, au moment de la sortie de Mac OS X Lion (version 10.7), le nouveau système d’exploitation dans lequel le magasin sera intégré. L’interface de Lion est très inspirée d’iOS, le système d’exploitation mobile utilisé entre autres par l’iPhone et l’iPad. On cherche à faire disparaître l’idée de la gestion de répertoires et de fichiers, un terrain sur lequel Microsoft s’était déjà aventurée avec Windows XP, avec peu de succès. En somme, outre la nouvelle interface, plusieurs nouveautés intéressantes ont déjà été présentées :

  • La sauvegarde automatique des documents
  • Un mode plein écran pour certaines applications (idée empruntée à iOS)
  • Lors de leur chargement, les applications poursuivent là où vous les avez quittées

Finalement, du côté matériel, on attend d’abord un nouveau MacBook très bientôt (à moins qu’il ne soit discontinué pour favoriser le MacBook Air). De nouveaux MacBook Pro (aux processeurs peut-être équipés de l’architecture Sandy Bridge, une nouveauté d’Intel) devraient paraître en février ou mars. Enfin, de nouveaux iMac seront certainement mis en marché en mars et de nouveaux Mac Pro en même temps que le prochain iPad (avril).

La semaine prochaine, je m’attaque à Google…

Laurent LaSalleFaites le plein de découvertes musicales

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 publié le 29 novembre 2010 à 10 h 50

Pour ceux d’entre vous qui l’ignorent, je suis un grand consommateur de musique. J’ai suivi avec grand intérêt le développement du partage de musique en ligne : en passant par la chute de Napster, le passage de MySpace et la montée d’iTunes. Si ce dernier est aujourd’hui l’incontournable disquaire du web, il met surtout l’accent sur une musique dite « commerciale ».

Pourtant, il existe d’autres portails pouvant agir à titre de complément quand vient le moment de découvrir des artistes indépendants ou moins connus.

 
Last.fm

Last.fm

Véritable réseau social centré sur la musique, Last.fm est l’une des plus vieilles initiatives musicales en ligne (et la seule du lot offerte en version française). D’abord présenté comme un système de recommandations nommé Audioscrobbler, le service en provenance de Grande-Bretagne vous propose de monter votre profil musical en répertoriant les chansons préalablement écoutées (incluant le nombre d’écoutes). Si le concept peut faire peur aux plus paranoïaques, il permet d’évaluer vos préférences et de déterminer votre compatibilité musicale avec les autres membres du réseau.

Le dépisteur musical est compatible (entre autre) avec iTunes, Windows Media Player, WinAmp, et les iPod et iPhone. Il est possible, dans certains cas, de remonter jusqu’à vos toutes premières écoutes.

Sur Last.fm, vous pouvez écouter différentes radios (la musique d’un artiste et ses semblables, d’un genre en particulier, ou de vos amis) moyennant des frais d’inscriptions. Une version mobile de cette application existe pour iPhone, mais celle-ci a été retirée au Canada l’an dernier (pour des raisons légales, non pas sans rappeler l’absence de Pandora au pays). Malgré son succès, l’intégration de ce service sur les autres médias sociaux est plutôt limitée.

 
We Are Hunted

We Are Hunted

We Are Hunted se présente comme le palmarès musical du moment. À l’écoute d’une panoplie de blogues spécialisés, de réseaux sociaux et de forums de discussions, le portail propose une liste des 99 pièces les plus populaires sur le web. L’objectif étant de remplacer les traditionnels palmarès de ventes, en ajoutant une nouvelle dimension : l’intérêt porté envers la musique par le consommateur.

Malgré de nobles intentions, le site manque franchement de transparence. Il est impossible de déterminer statistiquement comment ni pourquoi un artiste s’est positionné en tête du classement.

Néanmoins, l’interface est simple, minimaliste et efficace. Il est facile d’écouter n’importe laquelle des 99 chansons affichées. On vous invite également à construire votre propre liste, qui influencera (on imagine) le futur classement principal. Finalement, l’écoute est aussi possible sur iPhone et Android, pour les chanceux équipés d’un généreux plan data.

 
The Sixty One

The Sixty One

Gigantesque lecteur organique, The Sixty One semble d’abord miser sur la simplicité. Après une brève introduction, on invite vos oreilles à découvrir les plus récentes additions à sa page principale de façon chronologique. Il est possible d’obtenir plus d’information sur l’artiste en vedette, d’aimer la chanson à l’écoute, d’ajouter celle-ci à notre liste d’écoute, de passer à la chanson suivante, de monter notre profil… tout ceci sans jamais perdre la trame sonore du site.

Vous pouvez aussi explorer plus en profondeur, notamment avec des listes d’humeur (qui proposent une musique adaptée à votre état), des missions (par exemple, écouter 10 chansons en file de 4 genres différents) et un système de pointage (ayant un effet sur votre influence sur le site).

Malheureusement, vouloir bénéficier de l’expérience « complète » requiert beaucoup de temps.

 
Conclusion

Ces trois services ont leurs forces et leurs faiblesses. Le vrai mélomane devrait tous les essayer, mais si vous devez faire un choix, je dois admettre que j’ai un penchant pour Last.fm, principalement pour la force de sa communauté.

Les amoureux de musique devraient finalement considérer l’écoute d’émissions indépendantes offertes en baladodiffusion, et porter attention à Blip.fm, un service de micromessagerie axé sur la musique.