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Maxime JohnsoniOS 8 : cinq nouveautés qui se démarquent

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 publié le 19 septembre 2014 à 11 h 10

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Apple lance aujourd’hui ses iPhone 6 et iPhone 6 Plus, offerts avec le nouveau système d’exploitation mobile iOS 8. Après la refonte visuelle majeure d’iOS 7 l’année dernière, la compagnie offre plutôt cette année une longue liste de nouveautés, parfois petites, parfois très attendues, tant pour les utilisateurs que pour les développeurs.

Apple présente iOS 8 comme étant sa plus importante mise à jour depuis le dévoilement de l’App Store, et c’est probablement vrai. Le système en lui-même offre une panoplie de nouveautés, comme l’application Santé pour rassembler ses données médicales, un nouveau langage de programmation, l’ajout de gadgets dans le centre de notifications et la possibilité de partager ses applications et sa musique avec les membres de sa famille.

La plupart des applications existantes d’Apple ont aussi été améliorées. Messages permet maintenant de gérer ses conversations et d’envoyer des fichiers audio (un ajout qui devrait particulièrement plaire en Asie, où les langues se prêtent moins bien aux claviers des téléphones intelligents), Photos permet de mieux classer ses images et de les retoucher, etc. Voici une liste complète des nouveautés d’iOS 8.

J’ai eu l’occasion d’essayer ces nouvelles fonctionnalités depuis un certain temps maintenant. Du lot, voici les cinq que j’ai le plus appréciées et utilisées dans la vie de tous les jours.

Appareil photo

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La nouveauté d’iOS 8 la plus simple mais que j’ai le plus appréciée est probablement l’appareil photo, qui permet mieux qu’auparavant de réussir ses clichés.

En glissant son doigt de haut en bas sur l’écran, il est ainsi possible d’ajuster la luminosité de la photo, et l’appareil offre maintenant un mode HDR automatique plus pratique qu’auparavant.

Autre nouveauté, l’appareil permet maintenant de créer des vidéos en accéléré. L’outil n’est peut-être pas le plus complet sur le marché, mais le résultat est quand même convaincant, et surtout, facile d’utilisation.

Clavier

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Une autre nouveauté attendue d’iOS 8 est l’arrivée du Clavier QuickType, qui offre la prédiction de mots. Dès que vous écrivez quelque chose, Apple vous propose trois mots différents afin de le terminer sans devoir taper toutes les lettres, et le clavier suggère ensuite quel sera le prochain mot.

Le résultat est ici aussi assez impressionnant, surtout qu’Apple semble utiliser les messages que vous avez déjà écrits pour ajuster ses prédictions.

Depuis mercredi, il est aussi possible d’installer des claviers tiers avec iOS 8. Pour installer un clavier, il suffit de le télécharger dans l’App Store, et ensuite de l’ajouter à son clavier principal comme s’il s’agissait d’une nouvelle langue. À essayer : SwiftKey, un autre clavier prédictif qui permet également de glisser son doigt d’une lettre à l’autre et de combiner jusqu’à trois langues en même temps.

Des applications qui interagissent entre elles

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Une nouveauté peut-être moins évidente, mais qui devrait particulièrement plaire aux utilisateurs avancés, est la possibilité pour développeurs de permettre aux applications d’interagir entre elles.

L’une des utilités les plus évidentes est avec le navigateur Safari, qui permet désormais d’exporter des informations dans une application tierce directement, mais aussi d’importer des informations, ce qui permet de l’utiliser avec certains gestionnaires de mots de passe, comme 1Password et LastPass.

Au moment d’entrer un mot de passe, vous pourrez non seulement le faire avec vos données enregistrées dans votre gestionnaire préféré, mais aussi utiliser le lecteur d’empreintes digitales TouchID pour déverrouiller l’application.

Utilisation de la batterie

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iOS 8 permet finalement de mesurer la consommation de sa pile par ses différentes applications au cours des 24 dernières heures ou des 7 derniers jours.

Votre autonomie semble plus courte qu’à l’habitude? Cet outil (accessible par le menu Utilisation dans les paramètres généraux du téléphone) devrait permettre de trouver rapidement le coupable.

iOS et OS X, main dans la main

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Les différentes fonctions regroupées sous l’appellation Continuité intègrent finalement mieux iOS X et iOS, pour ceux qui possèdent à la fois une tablette ou un iPhone et un ordinateur Mac.

La liste des possibilités est assez longue. On peut, par exemple, recevoir un appel sur son Mac, et même commencer un travail sur un appareil et le poursuivre sur un autre, à condition d’utiliser la même application dans les deux cas.

Par exemple, une page web ouverte dans Safari sur son iPhone s’affiche automatiquement lorsque l’on passe sur son Mac, un courriel commencé sur son Mac peut être poursuivi sur son iPhone, un plan cherché sur un appareil s’affiche dans l’autre, etc.

Honnêtement, je n’ai pas souvent utilisé ces fonctionnalités, puisque je n’utilise pas toujours les mêmes applications et que je ne suis pas toujours sur celles d’Apple. J’utilise par exemple souvent Mail sur mon iPhone, mais moins sur un Mac, et je passe constamment de Safari à Chrome, tant sur OS X que sur iOS.

Une intégration m’a toutefois semblé pratique : la possibilité d’envoyer et de recevoir des messages texte – et non seulement des iMessages – sur son Mac. Mon téléphone n’est jamais bien loin, mais il est plus pratique d’écrire avec un véritable clavier que sur le petit écran de son iPhone.

Notons également que le service iCloud Drive, une sorte de concurrent à Dropbox, n’est pas une fonction de Continuité en tant que telle, mais qu’il s’agit quand même d’une bonne intégration entre iOS et OS X, puisque le partage de documents entre ses appareils se fait alors de lui-même.

Rien ne sert de courir…

Comme plusieurs le remarqueront sûrement, la plupart de ces nouveautés – à l’exception de quelques-unes, comme Continuité – ne sont pas uniques sur le marché. Le système Android permet aussi, par exemple, d’utiliser des claviers tiers, d’installer des applications qui interagissent entre elles et de consulter l’utilisation de sa pile.

Pour les utilisateurs iOS, il s’agit tout de même de nouveautés qui seront certainement appréciées, et qui ont été intégrées finement à iOS.

iOS 8 est offert avec les nouveaux iPhone 6 et iPhone 6 Plus, mais aussi comme mise à jour gratuite pour les propriétaires d’un iPhone 4S et des autres modèles plus récents, d’un iPad 2 et des autres tablettes plus récentes et d’un iPod touch de cinquième génération.

SanDisk Connect

La compagnie d’électronique SanDisk, surtout connue pour ses cartes mémoire, a lancé la semaine dernière au Canada deux petits appareils qui visent à augmenter la capacité des tablettes et téléphones intelligents. Mise à l’essai des SanDisk Connect Wireless Flash Drive et SanDisk Connect Wireless Media Drive.

Comment ça fonctionne?
Les SanDisk Connect sont deux appareils de stockage externe pour ordinateurs et appareils mobiles qui peuvent être utilisés via un port USB (à partir d’un ordinateur) ou une connexion wifi (à partir d’un ordinateur, d’une tablette ou d’un téléphone). Chaque SanDisk Connect est en effet capable de créer son propre point d’accès sans fil, et il suffit ensuite de s’y brancher, exactement comme on le ferait avec un réseau wifi normal.

On peut y emmagasiner facilement n’importe quel fichier à partir d’un ordinateur, de la même façon qu’on le ferait avec une clé USB, et une application mobile pour iOS et Android permet ensuite de consulter le contenu multimédia enregistré, comme des fichiers vidéo, des photos ou de la musique.

Non seulement il est possible d’accéder à du contenu supplémentaire avec sa tablette ou son téléphone, mais l’utilisateur peut aussi transférer du contenu vers le SanDisk Connect, ce qui peut être pratique pour libérer l’espace occupé par ses photos et ses vidéos pendant un long voyage, par exemple.

Deux modèles différents
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SanDisk offre deux appareils différents, qui se ressemblent quand même beaucoup.

Le SanDisk Connect Wireless Flash Drive est le moins puissant des deux appareils, mais il est aussi le plus petit et le plus facile à transporter. Le petit gadget est offert dans le même format qu’une clé USB, et il est vendu avec une capacité de 16, 32 ou 64 Go (via une fente pour cartes microSD). Ceux qui en veulent plus peuvent toutefois acheter des cartes microSD supplémentaires.

L’appareil intègre une pile offrant une autonomie assez courte de 4 heures sur une seule charge, mais une pile externe pourrait être utilisée pour prolonger l’autonomie suffisamment pour un long trajet en autobus, par exemple. En tout, jusqu’à huit appareils peuvent être branchés sur le SanDisk Connect Wireless Flash Drive en même temps, dont trois pouvant regarder du contenu HD simultanément.

Le SanDisk Connect Wireless Media Drive, lui, est un peu plus gros que le Flash Drive. On doit utiliser un fil pour le relier à un ordinateur, ce qui est moins pratique que de le brancher directement, mais il offre en contrepartie une autonomie de 8 heures et une fente pour cartes SD, en plus de sa capacité interne de 32 ou 64 Go.

Notons que sa fente pour cartes SD permet notamment d’utiliser l’appareil pour transférer facilement les fichiers de son appareil-photo vers son téléphone ou une tablette, par exemple.

Les forces
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Les deux nouveaux appareils de SanDisk ne sont pas les premiers à offrir des fonctionnalités du genre, mais ceux-ci se démarquent quand même de plusieurs façons.

On aime tout particulièrement le petit format du SanDisk Connect Wireless Flash Drive. La fente pour cartes SD du SanDisk Connect Wireless Media Drive pourrait quant à elle certainement être un avantage important pour certains.

L’application mobile de SanDisk est pour sa part quand même correcte. Le logiciel n’est pas compatible avec tous les formats vidéo, notamment, mais il est alors possible de télécharger le fichier impossible à lire sur sa tablette pour l’ouvrir avec un autre logiciel, comme VLC, par exemple. Notons toutefois que l’interface du logiciel qui accompagne le SanDisk Connect Media Drive est plus jolie que celle du logiciel offert avec le SanDisk Connect Flash Drive.

Tout le procédé fonctionne comme il le devrait, et le SanDisk Connect n’affecte nullement la qualité des fichiers consultés. Une fois un film commencé, on oublie donc rapidement qu’il est diffusé à partir d’un appareil externe plutôt qu’à partir de sa tablette directement.

Autre bon coup, il est possible de programmer le SanDisk Connect afin que celui-ci se relie à votre réseau wifi habituel. Il est donc possible de l’utiliser sans pour autant perdre sa connexion Internet. Le processus n’est toutefois pas des plus conviviaux.

Notons que ceux qui ont acheté une tablette avec une capacité trop petite devraient particulièrement apprécier les appareils de SanDisk. Il faut aussi dire qu’il est généralement moins cher d’acheter un SanDisk Connect que de prendre une tablette avec une plus grosse capacité. Passer d’un iPad Air de 16 à 64 Go coûte par exemple 200 $, mais le SanDisk Connect Wireless Flash Drive avec 64 Go ne coûte pour sa part que 99,99 $.

Les faiblesses
Malheureusement, les deux appareils de SanDisk présentent aussi des faiblesses importantes.

L’autonomie, par exemple, est beaucoup trop limitée dans les deux cas, surtout pour ceux qui souhaitent les utiliser afin d’écouter du contenu audio ou vidéo. Certes, il est possible d’acheter une pile externe pour compenser ce problème, mais cette solution commence alors à s’avérer dispendieuse.

Le logiciel de SanDisk, bien que correct, ne supporte également pas les sous-titres avec les fichiers vidéo, ce qui pourrait être problématique pour certains. Certaines fonctions plus avancées, comme la mise à jour obligatoire du micrologiciel et la connexion avec un réseau wifi existant, pourraient être plus ardues pour les néophytes.

Ça vaut le coût?
Le SanDisk Connect Wireless Flash Drive est offert à partir de 49,99 $ (16 Go) et le SanDisk Connect Wireless Media Drive est offert à partir de 79,99 $ (32 Go).

À cause de leurs défauts, je ne suis pas certain que ceux-ci devraient être utilisés pour économiser à l’achat d’une tablette offrant une plus petite capacité. Une tablette avec une fente pour carte microSD intégrée est alors bien plus indiquée.

Pour ceux qui ont déjà acheté un appareil sans carte microSD, comme un iPad d’Apple, avec une capacité trop petite pour leurs besoins, il s’agit toutefois certainement d’une solution à considérer.

Maxime JohnsonHitman Go : une adaptation intelligente

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 publié le 17 avril 2014 à 16 h 52

hitman go

Le studio montréalais de Square Enix lance aujourd’hui sur iOS Hitman Go, la version mobile d’une populaire série de jeux vidéo d’infiltration. Une adaptation intelligente, qui reprend les thèmes et les concepts de la série dans un format qui convient parfaitement aux téléphones et aux tablettes.

Adapter une série à succès vers les appareils mobiles n’est pas une mince affaire. Un jeu conçu pour être joué sur une console ou un ordinateur peut parfois perdre beaucoup d’intérêt, lorsque simplement porté vers les appareils mobiles.

Sur une tablette ou un téléphone, les séances de jeu sont généralement plus courtes, et les multiples contrôles nécessaires pour déplacer un personnage dans un univers 3D sont mal adaptés aux écrans tactiles.

Hitman Go est loin d’être un simple port. Les mécanismes du jeu de Square Enix Montréal sont en fait complètement différents de la série originale.

On y incarne toujours le tueur à gages Agent 47, mais d’un jeu de tir à la première personne, Hitman Go devient plutôt un jeu de casse-tête tour par tour, où l’on déplace le personnage une case à la fois. Tout comme dans les volets originaux de la série, Agent 47 doit pour atteindre sa cible contourner des gardes sans se faire voir, en abattre d’autres, se déguiser, utiliser un fusil à longue portée, etc.

La plupart des casse-têtes offrent trois missions. La principale (tuer la cible ou traverser le niveau) et deux secondaires, comme ramasser une mallette, compléter le niveau en un nombre de coups donné, tuer tous ses ennemis, les épargner, etc.

Les casse-têtes de Hitman Go demandent parfois beaucoup d’essais et d’erreurs, mais ceux-ci ne sont jamais impossibles à terminer. Certains pourront trouver le niveau de difficulté un peu trop facile, mais ce dernier devrait toutefois convenir à la grande majorité des joueurs. D’ailleurs, Hitman Go pourrait attirer un public beaucoup plus large que les jeux originaux.

Esthétiquement superbe
hitman simple

Hitman Go offre une esthétique unique, où chaque niveau ressemble à un jeu de table haut de gamme, avec des figurines comme personnages. Lorsqu’un garde est tué, sa figurine est d’ailleurs posée à côté de l’aire de jeu, comme on le ferait avec un jeu de Risk, par exemple.

Le jeu offre un design et une conception épurée à souhait. Celui-ci n’impose aucun dialogue au joueur mobile, et les différentes scènes dépeintes dans les tableaux sont toutes d’une belle simplicité. L’histoire, s’il y en a une, se passe dans la tête du joueur uniquement.

On en redemande
boite

Le jeu est divisé en cinq « boîtes », qui contiennent chacune de 8 à 15 niveaux. Ces boîtes doivent être terminées une après l’autre, et vous devrez refaire la plupart des niveaux pour vous assurer d’avoir amassé deux ou trois missions par niveau si vous voulez ouvrir les dernières boîtes.

Ceux qui veulent terminer le jeu rapidement peuvent aussi débloquer les boîtes pour 0,99 $ chaque, mais bien honnêtement, vous n’en aurez nullement besoin.

Hitman Go est offert exclusivement sur iOS pour 4,99 $, mais une version Android devrait être lancée prochainement.

Le jeu est un peu court, mais considérant sa qualité, on n’en regrette nullement l’achat. Au contraire. Elle est pour quand, la suite?

stopmo onf

Autrefois réservée aux animateurs patients et minutieux, l’animation image par image est maintenant à la portée de tous, surtout avec l’application iPad StopMo Studio, lancée aujourd’hui par l’Office national du film (ONF).

StopMo Studio est en fait une refonte majeure de l’application Pixstop, lancée par l’ONF il y a quelques années. Si la première version de l’application était simple et conçue surtout pour les jeunes, la mise à jour est beaucoup plus complète, avec de nombreuses fonctions avancées qui pourront même répondre aux besoins des utilisateurs plus expérimentés.

« Nous avons eu l’aide d’animateurs professionnels de l’ONF qui nous ont donné des conseils pour améliorer l’application tout au long de son développement », explique Matthieu Stréliski, directeur, développement des plateformes, à l’ONF.

Comment ça marche?
facile

À sa plus simple expression, StopMo Studio permet de prendre des photos avec son iPad et d’en tirer automatiquement un film d’animation.

Selon le dévouement de l’utilisateur, celui-ci peut ensuite ajuster la quantité d’images par seconde du film, superposer des images afin que le mouvement soit le plus fluide possible, importer des images externes, tourner des films en accéléré, ajouter des intertitres, etc.

Il est aussi possible d’enregistrer du son, d’ajouter de la musique et d’insérer des effets sonores tirés d’une banque de l’ONF. Quatre pistes sont offertes pour ceux qui désirent effectuer un certain montage audio.

audio

L’application est vraiment facile d’utilisation, mais aussi suffisamment complexe pour permettre de créer des films intéressants.

L’auteur de ces lignes a d’ailleurs créé son premier film – Un amour old fashioned, l’histoire d’un échec amoureux entre un scotch hautain et un amer aromatique déçu – en huit minutes seulement. Le film en question était toutefois plus un gage de la simplicité StopMo Studio que de son potentiel.

Pour montrer qu’il est possible de créer de petits bijoux avec l’application, l’ONF a demandé à l’animateur Patrick Bouchard de créer un court métrage d’animation, qui est bien plus convaincant :

StopMo Studio – Patrick Bouchard de Office national du film sur Vimeo.

StopMo Studio est offerte dans l’App Store d’Apple dès aujourd’hui pour 0,99 $, mais son prix devrait monter à 3,99 $. « L’application qu’on achète est complète, il n’y a pas d’achats intégrés pour débloquer des fonctions ensuite », précise toutefois Matthieu Stréliski.

StopMo Studio n’est pas la seule application du genre dans l’App Store, mais elle est certainement l’une des plus achevées, surtout si l’on considère son prix de vente.

Une version Android prévue
StopMo Studio est pour l’instant compatible avec iOS seulement, mais une version Android est déjà prévue. « On travaille là-dessus actuellement, nous rassure Matthieu Stréliski. La communauté Android est très importante, on doit offrir les deux. »

L’ONF a aussi d’autres plans pour StopMo Studio. « Nous avons des idées pour continuer le développement de l’application, mais nous allons attendre de voir quel usage les gens en font pour décider de la direction à prendre », explique le directeur.

En attendant, ceux qui souhaitent télécharger StopMo Studio peuvent le faire à partir de l’App Store directement.

Maxime JohnsonMise à l’essai de l’iPad Air

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 publié le 29 octobre 2013 à 21 h 01

iPad Air

Plus mince, plus légère, plus étroite, plus puissante : voilà les quatre principales améliorations de l’iPad Air d’Apple, une tablette en tout point supérieure à l’iPad de quatrième génération, qu’elle remplacera dans les boutiques à compter du 1er novembre. Mise à l’essai.

Design
Pour la première fois depuis le lancement de l’iPad 2 en 2011, Apple a revu le design de sa tablette avec l’iPad Air. Contrairement aux derniers modèles de la compagnie, celle-ci est maintenant passablement moins large (environ 1,5 cm de moins), avec un arrière qui semble plus plat à cause de ses coins ronds, plus abrupts qu’auparavant.

iPad Air coins

largeur

L’iPad Air adopte en fait le design de l’iPad mini et de l’iPod touch de cinquième génération avant lui. On apprécie tout particulièrement sa nouvelle largeur, qui est toutefois encore trop grande pour tenir l’appareil facilement d’une seule main.

Grâce à de nouvelles composantes moins énergivores qui ont permis à Apple de réduire la taille de sa pile, la tablette est aussi plus mince (de 9,4 mm à 7,5 mm) et plus légère (de 662 g à 468 g) que l’iPad de quatrième génération.

Cette différence est importante. Le poids était à mon avis l’un des principaux défauts des derniers iPad, qui devenaient rapidement lourds à tenir dans les airs.

Caractéristiques
iPad Air dos

L’iPad Air offre principalement les mêmes caractéristiques que son prédécesseur, à l’exception de son nouveau système sur puce A7 d’Apple, le même que l’on retrouve dans l’iPhone 5S lancé le mois dernier. Comme ce dernier, l’iPad Air intègre aussi un coprocesseur M7.

Ce petit processeur est utilisé pour suivre les mouvements de l’iPad en tout temps, sans toucher l’autonomie de l’appareil. Une technologie du genre est toutefois plus intéressante avec un téléphone intelligent, qui peut alors être utilisé pour suivre son activité physique. Avec un iPad, les avantages sont moindres.

Quelques autres composantes de l’appareil ont aussi été revues. Son Wi-Fi est désormais plus rapide (nous y reviendrons), et la version LTE de la tablette peut maintenant être utilisée sur pratiquement n’importe quel réseau dans le monde.

Son appareil photo frontal permet aussi désormais de prendre des vidéos 1080p et des autoportraits mieux éclairés, mais malheureusement, on n’a toujours pas l’air plus intelligent lorsque l’on prend un cliché avec son iPad, et son appareil photo arrière est encore inférieur à celui de l’iPhone.

La tablette est évidemment toujours équipée d’un écran Retina de 9,7 pouces avec une résolution de 2048 par 1536 pixels, elle est offerte avec une capacité de 16, de 32, de 64 ou de 128 Go et son autonomie annoncée est toujours de 10 heures.

Parmi les absents, notons le lecteur d’empreintes digitales TouchID, qui n’a pas (encore) fait le saut de l’iPhone 5S à l’iPad Air. Dommage.

A7 : un système performant
Le système sur puce A7 d’Apple que l’on retrouve dans l’iPad Air est plus performant que l’A6X, qui équipait l’iPad de quatrième génération l’année dernière.

En pratique, la différence est toutefois difficile à observer. Après tout, l’iPad 4 est encore tout à fait fluide et ne semble jamais manquer de puissance. L’iPad Air est toutefois plus rapide dans certaines tâches, pour améliorer automatiquement une grosse photo dans iPhoto, par exemple, où le temps d’attente est réduit de quelques secondes. Ces tâches sont toutefois plutôt rares.

Pour les plus technophiles, il est toutefois possible de soumettre l’iPad Air à quelques tests spécialisés pour avoir une meilleure idée de l’amélioration des performances du nouvel iPad.

À la suite Geekbench 3, un logiciel offert sur plusieurs plateformes et qui tente de pousser le processeur du système jusqu’au bout de ses limites, l’iPad Air obtient un pointage de 1475 lorsqu’un seul cœur est utilisé, ou de 2675 lorsque tous ses cœurs sont utilisés. Il s’agit d’une bonne amélioration par rapport à l’iPad 4, qui obtenait plutôt 783 et 1426 points respectivement.

geekbench

Ce résultat est aussi marginalement meilleur que l’iPhone 5S, qui utilise pourtant le même système sur puce que le nouvel iPad. La raison est simple, le processeur de l’iPad est très légèrement surcadencé, à 1,39G Hz contre 1,3 GHz pour l’iPhone 5S. Pour recourir à une analogie automobile, les deux appareils sont équipés du même moteur, mais celui-ci est limité à une vitesse maximale légèrement supérieure sur la tablette que sur le téléphone.

Détail à considérer, le pointage au Geekbench 3 de l’iPad Air est meilleur que toute autre tablette Android sur le marché en ce moment. Les futures tablettes équipées du processeur Snapdragon 800 devraient toutefois rattraper l’iPad Air en mode multicoeur.

Malheureusement, je n’ai pas pu comparer l’iPad Air avec la nouvelle Surface 2 de Microsoft, puisque le benchmark Geekbench 3 n’est toujours pas compatible avec le système Windows 8.1 RT utilisé par cette dernière.

Une autre suite permet d’avoir un aperçu des performances des deux tablettes, la suite 3DMark, qui donne l’avantage à l’iPad Air, avec un pointage de 14 969, contre 13 467 pour la Surface 2 et 10 624 pour l’iPad 4.

Les deux tablettes obtiennent toutefois un pointage similaire au test de navigateur web Sunspider 1.0.2, à environ 390 ms.

L’iPad offre présentement un surplus de puissance, dont les applications de l’App Store ne profitent pas vraiment. La différence entre l’iPad 4 et l’iPad Air pourrait toutefois avoir un impact plus important dans quelques années, à mesure que des applications et des jeux plus lourds seront lancés.

Malheureusement, la mémoire vive, elle, n’a pas augmenté depuis l’iPad 3. Il faut donc espérer que cette composante ne sera pas l’élément limitant de sitôt.

Wi-Fi plus rapide, mais pas pour tout le monde
Wifi iPerf

J’ai aussi mis à l’essai la vitesse de la connexion Wi-Fi de l’iPad Air.

À l’aide du logiciel iPerf 3, qui permet de mesurer la vitesse de transfert d’un fichier vers l’iPad depuis un ordinateur branché par câble Ethernet à son routeur, il a été facile de constater que oui, l’iPad Air est plus rapide que son prédécesseur, à plus de 150 Mbit/s, contre 80 Mbit/s pour l’iPad 4.

Ce n’est toutefois pas tout le monde qui pourra profiter de cette vitesse. En effet, la connexion Wi-Fi de l’iPad 4 est largement supérieure à celle de la très grande majorité des connexions Internet au Québec, en plus d’être supérieure à celle nécessaire pour regarder un film HD sur un réseau local, par exemple.

Ceux qui possèdent une connexion de plus de 100 Mbps, à la maison ou au bureau, pourront toutefois télécharger des films et des applications plus rapidement qu’auparavant.

iOS 7 et les applications gratuites
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L’iPad Air est équipé d’iOS 7, le système d’exploitation mobile d’Apple.

Ce système, ou plutôt l’écosystème tout autour, est l’une des grandes forces de la tablette d’Apple. En tout, plus de 475 000 applications optimisées ou conçues spécifiquement pour un grand écran sont offertes sur l’App Store. C’est beaucoup plus qu’Android – qui ne dévoile pas cette statistique – et que le Windows Store de Microsoft.

L’écart s’amenuise, c’est certain, mais de nombreuses applications de qualité pour tablettes sont souvent encore offertes en premier ou même uniquement sur l’App Store. Principalement des jeux, mais aussi des applications, comme LaPresse+ au Québec.

Il est bon de noter que si cette différence entre iOS et Android est vraie pour les tablettes, ce n’est plus vraiment le cas pour les téléphones intelligents, où les deux boutiques d’applications s’équivalent depuis un certain temps maintenant.

Avec son iPad Air, Apple a aussi rattrapé ses concurrents, en offrant gratuitement ses suites iLife (avec notamment l’application iPhoto, ci-haut) et iWork. Rappelons que Microsoft Office est offert gratuitement sur la Surface de Microsoft, et que Google offre gratuitement Quick Office pour les tablettes Android.

Les forces et faiblesses habituelles
app store

L’iPad Air possède aussi encore les forces et les faiblesses de ses prédécesseurs.

Parmi les bons coups d’Apple, outre sa boutique d’applications bien remplie, notons sa technologie sans fil AirPlay, qui permet d’afficher l’écran de son ordinateur ou de sa tablette sur un téléviseur à l’aide de l’accessoire Apple TV, mais aussi d’écouter de la musique sans fil grâce à son réseau Wi-Fi.

L’écran Retina de l’iPad est toujours aussi superbe, surtout pour lire sur la tablette. L’iPad offre également une excellente autonomie d’une dizaine d’heures, avec un long temps de veille : si vous laissez votre tablette en veille sur votre bureau pendant plusieurs jours, la charge de votre pile n’aura presque pas diminué.

Parmi les moins bons coups, les accessoires de l’iPad sont souvent plus chers que ceux des tablettes Android ou Windows, et son service iCloud pourrait encore être amélioré.

En résumé
Apple a considérablement amélioré sa tablette avec l’iPad Air. Lorsque l’on considère la qualité de son design, son poids, ses performances, l’iPad Air est sans aucun doute la tablette haut de gamme la plus intéressante sur le marché, et ce, par une bonne longueur. Il s’agit, à mon avis, de la meilleure tablette que quelqu’un pourrait acheter en ce moment, même si certains pourraient avoir des besoins différents et préférer une tablette Android ou Windows.

L’iPad Air demeure toutefois évidemment une évolution plutôt qu’une révolution, qui ne convaincra probablement pas les détracteurs d’Apple et de sa tablette.

De nombreux utilisateurs actuels d’iPad pourraient être intéressés par la mise à jour, surtout les propriétaires de l’iPad original, qui auront un appareil beaucoup plus performant et de l’iPad 2, qui auront accès à l’écran Retina sans devoir faire de compromis sur le poids et l’épaisseur de l’appareil. Pour les autres, la mise à jour est moins importante. C’est donc plutôt l’envie et le budget disponible qui dicteront les choix des propriétaires d’une tablette de troisième ou de quatrième génération.

L’iPad Air sera en vente le 1er novembre à partir de 519 $ au Canada.