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Sherlock

Les amateurs de la série télévisée britannique Sherlock qui possèdent un appareil iOS ont de quoi se réjouir. Le développeur The Project Factory a lancé lundi Sherlock : The Network, un jeu mobile compatible avec les appareils mobiles d’Apple et mettant notamment en vedette les acteurs Benedict Cumberbatch (Sherlock Holmes) et Martin Freeman (John Watson).

Dans Sherlock : The Network, on incarne l’un des membres du mystérieux réseau de sans-abri de Sherlock Holmes, auquel le détective de la rue Baker, à Londres, fait parfois appel dans la série de la BBC, dont la troisième saison a été diffusée au début d’année en Grande Bretagne.

Ces brèves enquêtes (une quinzaine de minutes chacune environ) demandent au joueur de voyager dans Londres (à pied, en métro ou en taxi), de décoder des codes secrets, de trouver des indices cachés sur les lieux d’un crime, de résoudre des énigmes sonores, des défis inspirés du jeu Mastermind, etc. On croise au fil des enquêtes les principaux personnages de la série, comme Sherlock, Watson, Mycroft et Molly.

Une succession de minijeux
jeu

Chaque enquête de Sherlock : The Network – il y en a 10 en tout – consiste en une série de minijeux. Certains, moins réussis, prennent l’allure de casse-têtes (notamment chaque déplacement dans la ville), alors que d’autres demandent un peu plus de réflexion.

Au final, même si certains éléments sont plus difficiles, le jeu offre toujours des indices pour s’en sortir, en plus de permettre de carrément sauter certains jeux trop ardus.

À la fin, on visite le « Mind Palace » de Sherlock pour réunir les trois principaux indices découverts pendant le jeu et résoudre l’enquête.

Un jeu correct, même sans Sherlock
benedict

Sherlock : The Network est avant tout un outil de promotion pour la série Sherlock. Les acteurs et les éléments de l’œuvre d’Arthur Conan Doyle y prennent une place considérable, et de nombreuses anecdotes par rapport au tournage de la série sont présentées sur la carte de Londres.

Sans cet aspect, le titre pourrait quand même être considéré comme l’un des jeux du genre les plus complets, notamment grâce à la variété d’épreuves et, surtout, à la richesse des enquêtes, avec de véritables personnages et des histoires intéressantes. Une histoire globale relie aussi certaines de ces enquêtes, ce qui incite à poursuivre le jeu jusqu’au bout.

On aimerait toutefois que le défi soit un peu plus relevé. On sent que les développeurs ont dû marcher sur des œufs en tentant d’équilibrer l’intelligence des enquêtes et leur accessibilité pour le grand public, et que, malheureusement, ils n’ont pas visé dans le mille. Considérant qu’il est possible de sauter certains bouts plus difficiles, un peu plus d’audace aurait été appréciée.

Mind Palace

Le passage dans le « Mind Palace » de Sherlock à la fin de chaque enquête est aussi assez faible. Ce qui devrait être l’ultime épreuve de déduction est trop souvent un simple jeu d’essais et erreurs, malheureusement.

Sans être parfait, il offre toutefois plus de profondeur que d’autres jeux mobiles du genre, et la participation des acteurs de Sherlock est certainement la cerise sur le sundae qui sera appréciée par les amateurs de la série. Gageons qu’il s’agit là d’une façon de faire qui sera de plus en plus fréquente à l’avenir.

Sherlock : The Network offre en tout 10 enquêtes et 30 minutes de contenu vidéo, pour 4,99 $. L’application est compatible avec iOS seulement pour l’instant, mais une version Android devrait aussi être lancée. Deux derniers points à considérer : le jeu est assez court, et il n’est offert qu’en anglais. Certaines enquêtes se révéleront d’ailleurs plus complexes pour ceux qui maîtrisent mal la langue de Shakespeare.

Maxime JohnsonLes bons et moins bons coups d’iOS 7

par

 publié le 5 juillet 2013 à 13 h 02

Le futur système d’exploitation mobile iOS 7 d’Apple ne sera pas lancé avant quelques mois encore, mais ceux qui possèdent un compte pour développeur peuvent déjà l’installer sur leur iPhone, leur iPad ou leur iPod touch. Après deux semaines d’essai, voici mes nouveautés préférées d’iOS 7, ainsi que celles qui laissent un peu à désirer.

Les bons coups

La refonte graphique

Le meilleur changement est aussi le plus évident : l’interface d’iOS et de ses applications a complètement été revue. Je doute même qu’un seul pixel ait survécu à la refonte.

Le résultat est convaincant. L’allure d’iOS 7 est beaucoup plus moderne, ce qui demande un certain ajustement, mais rien d’insurmontable. J’aime notamment les nouveaux fonds d’écran qui bougent en même temps que l’on tourne son iPhone, l’utilisation de texte pour remplacer certains icônes et les lignes fines que l’on retrouve un peu partout dans le système.

Le centre de contrôle
iOS 7 offre un centre de contrôle, qui permet de modifier les principaux réglages du téléphone d’un simple glissement de doigt. Il s’agit probablement de la nouveauté la plus pratique d’iOS 7.

Le centre de notifications
Le centre de notifications d’iOS 6 était tellement mauvais que bien des utilisateurs finissaient tout simplement par l’ignorer. Le nouveau représente une bonne amélioration. Il est plus joli, plus riche et plus facile à paramétrer. Par contre, on s’y perd un peu.

Les meilleures applications à proximité
La nouveauté méconnue que j’ai le plus appréciée dans iOS 7 est l’affichage des applications populaires à proximité de nous dans l’App Store.

J’ai tout particulièrement apprécié la précision de la fonction. Dans l’autobus 80, sur l’avenue du Parc, à Montréal, des applications de musique prédominent lorsque l’on traverse le Mile-End, l’application Starbucks prend la tête lorsque l’on passe devant un café de la chaîne américaine, suivie des applications de traduction devant une école de langue, et des logiciels d’aide à la course, en face du parc du Mont-Royal. Impressionnant.

Le nouveau multitâche
Le multitâche d’iOS 7 a été complètement repensé. Il présente maintenant de grandes vignettes qui permettent de savoir d’avance ce qu’affichent les applications, et les mises à jour sont faites de façon intelligente pour préserver la pile de l’appareil.

Comme je n’ai pas eu l’occasion de mesurer les effets de ces mises à jour, je ne peux pas vraiment les commenter, mais les vignettes, elles, sont résolument un bon ajout.

Notons qu’il y a quand même plusieurs autres nouveautés intéressantes avec iOS 7. Siri fonctionne encore mieux qu’auparavant. Il est désormais plus facile de localiser un iPhone en cas de vol, puisqu’il ne peut plus être facilement désactivé par le voleur et il est maintenant possible d’utiliser une connexion VPN avec certaines applications seulement.

Il est aussi possible de consulter sa consommation de données par application, comme sur Android, mais il est malheureusement toujours impossible de synchroniser ces informations avec son forfait mensuel.

Les moins bons coups

iOS 7 est une mise à jour importante du système d’exploitation mobile d’Apple, cela ne fait aucun doute. Outre ses nombreux bogues, qui sont normaux plusieurs mois avant un lancement, voici quelques points du système qui pourraient être améliorés.

L’application Photos est bonne, mais pourrait être meilleure
L’application Photos offre une interface complètement repensée, qui regroupe notamment ses photos en « moments », selon la date et le lieu où elles ont été prises. Le concept est excellent, mais dans les faits, l’interface pourrait encore être améliorée. Il devrait par exemple être plus facile de rassembler ses photos par lieux. Espérons que la version finale sera mieux réussie.

Le geste de retour en arrière devrait être omniprésent
iOS intègre désormais des gestes, un peu comme BlackBerry 10 et WebOS avant lui. Pour faire un retour en arrière, il suffit, par exemple, de glisser son pouce de gauche à droite à partir du cadre de l’appareil. Le geste fonctionne bien, mais malheureusement, il n’est implanté que dans une (très petite) poignée d’applications.

Pour qu’un nouveau moyen de contrôle de la sorte soit implanté efficacement, il doit être utilisable partout, sinon cela risque de mélanger les utilisateurs plus qu’autre chose.

AirDrop manque d’ambition
Comme sur OS X, la fonction AirDrop permet de transférer un fichier à quelqu’un de proche. Le tout fonctionne facilement et efficacement, mais j’aurais aimé que le concept puisse être utilisé pour autre chose qu’un transfert de fichiers. Pour jouer facilement à un jeu en réseau en utilisant la même interface, par exemple.

Le Trousseau iCloud est plus ou moins utile
Une bonne nouveauté, en théorie, d’iOS 7 est le Trousseau iCloud, qui offre un générateur de mots de passe et qui permet d’insérer automatiquement ses noms de compte, ses mots de passe et ses numéros de cartes de crédit, si on utilise Safari sur iOS 7 ou Mac OS X Mavericks.

Malheureusement, ce ne sont pas tous les propriétaires d’iPhone qui utilisent Safari (sur iPhone ou sur ordinateur), ou qui possèdent un Mac. Pire, même les inconditionnels de Mac doivent parfois consulter leurs différents services sur d’autres appareils, chez un ami, au travail ou en vacances, par exemple.

Le Trousseau iCloud pourrait être un outil excellent, mais dans sa forme actuelle, limitée uniquement aux plateformes d’Apple, son intérêt est plutôt réduit.

Laurent LaSalleJe ne veux pas installer votre application

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 publié le 13 mai 2013 à 15 h 43

Cinquante milliards de téléchargements. C’est le nombre mythique qu’atteindra le magasin d’applications d’Apple cette semaine. Si on estime les téléchargements Android à un peu plus de la moitié de cette somme, c’est d’autant plus impressionnant. Mais on peut se demander si toutes ces applications seront utilisées à bon escient, ou encore si elles ont toutes des raisons d’exister?

C’est sur cette question que se penche un nouveau blogue, I Don’t Want Your Fucking App. On devine par son titre que son auteur semble déjà avoir trouvé la réponse. Je mentirai en disant que je ne partage pas sa frustration, surtout lorsque trop de sites insistent pour que je télécharge leur application, simplement parce que j’ai le malheur de les visiter par l’intermédiaire de mon iPhone.

Mon téléphone est déjà un cimetière d’applications inutilisées. Oui, j’ai déjà admis être en faveur des applications natives par le passé, mais cela ne signifie pas que j’éprouve le besoin de remplir mon téléphone d’autant de crottes.

Tout ne devrait pas être une application

Tout ce que je voulais, c’est une recette de poulet à la lime. Payer 99 ¢ pour télécharger une application me donnant accès à plus de 50 000 façons différentes de cuisiner le poulet est ridiculement exagéré. Soit, cette application peut plaire aux amoureux de la volaille, et ce côté niche — le fait qu’autant de sites se spécialisent dans des sujets si pointus — est d’ailleurs une caractéristique propre au web. Mais, s’il vous plaît, épargnez-moi les fenêtres surgissantes annonçant l’existence de votre application mobile.

Plutôt que de miser sur une application, certaines compagnies auraient intérêt à investir leur temps dans une version mobile de leurs sites.

Contenu réservé à l’application

Vous désirez lire toutes les réponses à une question sur Quora sur votre téléphone? Vous devez absolument télécharger l’application mobile. On ne parle pas ici d’une expérience qui nécessite l’utilisation des capacités techniques de votre appareil (caméra ou GPS par exemple), mais d’un service vous permettant de consulter des réponses à une question. Combien de fois avons-nous réellement besoin d’utiliser Quora au point d’installer son application?

Expérience mobile réduite

Bien qu’il soit de moins en moins difficile de publier des contenus sur Facebook, les fonctions de son application mobile ont trop longtemps été limitées. Néanmoins, il m’est toujours impossible de modifier un de mes commentaires avec cette application, une fonction pourtant présente sur le site mobile du populaire réseau social, en plus de sa version classique.

Pourquoi m’est-il impossible de soumettre une image de ma librairie de photos, afin de lancer une recherche sur Google? Trop souvent, il n’existe aucune raison valable de ne pas offrir toutes les fonctions d’un service web sur son application mobile. Vous désirez produire un logiciel mobile consacré à votre produit? Organisez-vous pour que votre application soit complète et sans faille.

Cinquante milliards de téléchargements, pour l’offre actuelle, c’est beaucoup trop.

Laurent LaSalleUne ligne téléphonique jetable grâce à Hushed

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 publié le 19 mars 2013 à 14 h 26

Avez-vous déjà regretté d’avoir donné votre numéro de téléphone, que ce soit à quelqu’un pour affaires, à une compagnie de télémarketing ou à cette personne dans un bar qui vous a fait de l’œil sans que vous ne sachiez si vous vouliez réellement avoir de ses nouvelles le lendemain? Un peu de la même façon que certains ont une adresse courriel qu’ils utilisent pour éviter que leur adresse principale se retrouve sur une liste d’envoi ou soit envahie de pourriels, Hushed est une application mobile qui vous permet d’obtenir une collection de numéros de téléphone différents.

Offerte sur Android depuis janvier, l’application vient tout juste d’être lancée pour les appareils iOS (iPod et iPhone). Cependant, même si l’interface n’est pas optimisée pour l’iPad, l’application fonctionnera tout de même sur tablette.

Application gratuite, service abordable

Pour aussi peu que 1,99 $, vous pouvez obtenir un numéro de téléphone dans plus d’une quarantaine de pays répartis sur tous les continents (Canada, États-Unis, Mexique, Brésil, France, Angleterre, Belgique, Italie, Espagne, Suède, Suisse, Australie, Japon et Afrique du Sud pour ne nommer que ceux-ci). Ce tarif comprend l’accès à la ligne téléphonique (20 minutes d’appels locaux), une boîte vocale et 60 textos pour une période de 7 jours. D’autres forfaits sont aussi offerts pour ce même service : 5,99 $ pour une période d’un mois (50 minutes, 150 textos), 9,99 $ pour trois mois (100 minutes, 250 textos) et 49,99 $ pour l’année (500 minutes, 1000 textos).

Vous pouvez en tout temps conserver le numéro choisi en ajoutant un de ces quatre forfaits à la ligne désirée. L’option de supprimer la ligne pour ne plus être dérangé par ceux à qui vous avez remis ce numéro est également à votre portée.

Comment ça fonctionne?

En lançant l’application, on vous demande de valider votre identité en associant votre profil à une adresse courriel ou un numéro de téléphone cellulaire. Vous obtenez alors un code de quatre chiffres par courriel ou par texto que vous devez inscrire à même l’application pour accéder à celle-ci. Il est important d’emprunter la même méthode de connexion chaque fois afin de conserver vos acquis.

On vous invite ensuite à vous procurer une ligne téléphonique. Choisissez d’abord le pays, puis la région (désignée par le nom et l’indicatif régional de celle-ci), puis le numéro de téléphone parmi la liste de numéros disponibles et, enfin, le forfait désiré. À noter que pour 6,99 $, vous avez le choix de prendre la ligne prépayée, qui vous offre 5 $ de temps d’appel n’importe où au monde, facturé à la minute, pour une période de 30 jours. Les tarifs par pays sont affichés sur le site web de Hushed.

Tous les appels et les envois de messages se font par le biais de votre connexion Internet (3G, 4G, LTE ou WiFi). Si votre appareil est inactif, les appels sont dirigés vers la boîte vocale (dont le message n’est malheureusement pas personnalisable) et les messages sont conservés à même l’application.

Pour avoir essayé l’application, je dois dire que j’ai accidentellement coupé la ligne lors de mon premier appel lorsque j’ai appuyé le téléphone contre ma joue. Espérons que ce problème sera corrigé dans la prochaine version. Outre cet accroc, la communication était impeccable, et les délais, identiques à ceux d’une connexion cellulaire classique.

À qui s’adresse Hushed?

Le service devrait intéresser les travailleurs autonomes ou les voyageurs devant entrer en communication avec des gens de diverses régions. Bien que le coût des forfaits de données à l’étranger soit généralement astronomique, le fait de pouvoir consulter sa ligne par WiFi à l’hôtel ou dans un lieu offrant de l’Internet sans fil pour ainsi obtenir les messages laissés en notre « absence » est non négligeable. Il n’est donc pas obligatoire de se procurer un forfait afin de constamment être connecté au réseau à l’étranger.

Hushed est une solution de remplacement intéressante à Skype ou Google Voice, qui n’offrent pas la même flexibilité ni les mêmes options. Malheureusement, l’application n’est offerte qu’en anglais.

Laurent LaSalleLaissez Mico choisir la musique pour vous

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 publié le 14 mars 2013 à 11 h 08

Les baladeurs numériques, devenus aujourd’hui une des nombreuses fonctions de nos téléphones intelligents, nous permettent d’accéder à une quantité impressionnante de musiques; parfois même à notre entière discothèque. Mais comme le dit l’adage, « trop, c’est comme pas assez », et il est souvent difficile de trouver chaussure à son pied. Personnellement, j’ai la manie de m’accrocher à un album en particulier, de sorte que j’écoute la même chose pendant des semaines, par paresse ou par manque d’inspiration.

Pour pallier ce problème, Neurowear a présenté le prototype d’un produit novateur cette semaine à SXSW (South by Southwest). Spécialisée dans l’analyse d’ondes cérébrales, la compagnie nipponne a développé un casque d’écoute combiné d’une application iOS qui choisira pour vous la musique appropriée selon votre humeur.

Sélection musicale inspirée par votre subconscient

Le casque en question, nommé Mico (acronyme boiteux de Music Inspiration from your Subconsciousness), est composé de deux parties : les écouteurs et le capteur. Ce dernier s’apparente à un micro sur une tige accrochée à l’oreille gauche du casque et doit être positionné à la hauteur de votre front. Le capteur sondera vos ondes cérébrales afin de déterminer si vous êtes concentré, endormi ou stressé. Le système transmettra ensuite l’information à votre iPhone afin que ce dernier fouille la banque de données du service infonuagique et trouve une chanson correspondant à votre humeur.

On trouve également deux écrans composés de diodes électroluminescentes (LED) situés sur les côtés du casque, servant à afficher l’icône représentant votre humeur du moment. Impossible pour l’instant de savoir si cette fonction peut être désactivée pour ceux qui ne désirent pas signaler leur état d’âme publiquement.

Le service ne semble pas permettre la cueillette des chansons qui se trouvent sur votre téléphone, ce qui le rend inaccessible dans les endroits sans réseau (comme le métro). Sans compter la grosseur du casque, et l’air intelligent que vous donnera le capteur frontal aux yeux de ceux qui croiseront votre chemin. Disons que la subtilité n’est pas au rendez-vous. Souhaitons que son design se raffine dans les prochaines versions.

Compatible avec votre humeur

Soit, l’idée d’obtenir une mélodie correspondant à votre état d’esprit sans avoir à fournir le moindre effort peut s’avérer intéressante. Mais pourquoi voudrait-on obtenir une musique stressante lorsque nous sommes stressés? Et ce n’est pas parce que je suis fatigué que j’ai besoin d’entendre quelque chose pour m’endormir. Advenant que la technologie s’améliore, elle pourrait indiquer bien plus que trois états d’âme. Avons-nous besoin d’entendre la chanson All by myself lorsque nous sommes déprimés?

Vous devinerez que je suis sceptique quant aux bienfaits potentiels d’un service comme Mico. J’écoute souvent de la musique justement pour changer l’humeur dans laquelle je me trouve. Je conçois qu’il peut être bénéfique d’entendre quelqu’un vivre une pire misère que la nôtre (quand on se compare, on se console), mais j’ai du mal à imaginer qu’il est souhaitable de le faire systématiquement.

Vous avez peut-être entendu parler de Neurowear et ses oreilles Necomini, introduites sur le marché américain l’été dernier. Le serre-tête arbore des oreilles de chat qui bougent selon votre humeur, utilisant la même technologie que Mico. Un gadget beaucoup moins pratique, cependant.

Toujours à l’état de prototype, Neurowear n’a pas signalé quand Micro arriverait sur le marché, ni à quel prix.