Billets classés sous ‘internet’

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Le Cefrio a lancé cette semaine un nouveau fascicule présentant les résultats d’un sondage téléphonique réalisé auprès des adultes québécois sur le divertissement en ligne. Voici donc quelques données intéressantes sur le jeu en ligne, la webtélé et la webradio, les vidéos et les photos en ligne, le téléchargement de musique et le livre numérique.

- « Au Québec, en 2011, 66,4 % des adultes québécois, ou 80,7 % des internautes, réalisent au moins une activité de divertissement en ligne dans le cadre de leur utilisation personnelle d’Internet. L’an dernier, ce taux se situait à 75,1 %. »
- Les trois activités de divertissement en ligne préférées des adultes québécois sont le visionnement de vidéos, l’écoute de la télévision ou de la radio, puis le jeu.
- « Le nombre d’activités de divertissement en ligne profite d’une popularisation chez les internautes âgés de 35 à 54 ans. C’est particulièrement le cas des vidéos, de la webradio et du dépôt de photos sur des sites réservés à cette fin. »
- « Le téléchargement de musique progresse davantage chez les 18 à 44 ans. »
- « L’intérêt pour la webtélé progresse indifféremment de l’âge, à l’exception des 65 ans et plus. »

 

Les jeux en ligne

- « Au Québec, en 2011, environ 1,7 million d’adultes utilisent les jeux en ligne pour se divertir, comparativement à 1,5 million en 2010. »
- « Les internautes québécois préfèrent s’amuser sur des sites web consacrés aux jeux (22,3 %) plutôt que sur les réseaux sociaux (13,8 %) ou à l’aide d’une console de jeux branchée à Internet (13,8 %), qui suscite un intérêt un peu plus marginal. » La progression des jeux sociaux et des jeux mobiles en ligne est à surveiller, leur utilisation pourrait croître cette année.
- Ce sont surtout les jeunes et les hommes qui jouent à des jeux en réseau sur une console de jeux branchée à Internet. C’est la façon de jouer en ligne préférée des 18-24 ans. Les joueurs masculins sont deux fois plus nombreux que les joueurs féminins.
- Mis à part avec les jeux en réseau sur console, les femmes jouent pratiquement autant que les hommes aux jeux en ligne.

 

La webtélé

Notons que la webtélé est ici considérée comme toutes les émissions de télévision disponibles sur le web, et non pas exclusivement celles produites pour le web. Puisque de plus en plus de réseaux rendent leurs émissions accessibles sur leur site Internet, il est normal de constater une hausse de popularité de la webtélé.

- « Avec un taux de 29,7 % d’adultes québécois « webtéléspectateurs », le visionnement d’émissions de télévision sur Internet, gratuites ou payantes, n’a jamais été aussi populaire. Depuis l’an dernier, la proportion de webtéléspectateurs a fait un bond de 10,5 points de pourcentage, soit une croissance de 54,7 %, chez les adultes québécois. »
- La croissance du taux d’écoute de la webradio et de la webtélé vient surtout des 35 à 64 ans. Par rapport à l’an dernier, les proportions sont restées assez stables dans les autres tranches d’âge.
- La majorité des webtéléspectateurs écoutent du contenu disponible gratuitement. Seulement 3,1 % d’entre eux ont payé pour écouter des émissions de télévision.
- 26,4 % des Québécois sont des auditeurs de webradio.
- Les parents sont plus friands de webradio et de webtélé que les adultes sans enfants. On remarque le même phénomène chez les diplômés universitaires. Évidemment, ceux qui ont à gérer un horaire complexe apprécient de pouvoir écouter leurs émissions en différé.
- En mars 2011, Tou.tv aurait enregistré 4,3 millions de branchements vidéo, dont 917 000 par le biais d’appareils mobiles.

 

Les vidéos et les photos en ligne

- Écouter des vidéos sur des plateformes de partage telles que YouTube ou Dailymotion est l’activité de divertissement en ligne préférée des Québécois : 44,6 % le font (contre 35,6 % en 2010).
- On préfère regarder plutôt que créer. Seulement 11,4 % des gens diffusent leurs vidéos en ligne. On remarque une baisse comparé à 2009 où 15 % des internautes partageaient des vidéos.
- La mise en ligne de photos est quant à elle plus populaire : 27,8 % des personnes sondées le font. Évidemment, la facilité avec laquelle on peut télécharger une photo sur Facebook, Instagram ou Twitter par le biais d’un téléphone cellulaire explique probablement la plus grande popularité du partage de photos.
- « L’intérêt de visionner des vidéos en ligne décroît avec l’âge, de 82,6 % chez les internautes de 18 à 24 ans à 22,7 % chez les internautes de plus de 65 ans. »
- Les parents regardent plus de vidéos et partagent plus de photos que les adultes sans enfants.

 

Le téléchargement de musique

- Au Québec, 25,5 % des adultes ont téléchargé de la musique en ligne.
- « L’écart entre les téléchargements de musique gratuite et payante s’accroît » : 17,3 % des personnes sondées choisissent des pièces musicales payantes tandis que 22,9 % téléchargent gratuitement, comparé à 15,5 % et 17,7 % l’an dernier. On ne peut toutefois pas en conclure qu’il y a plus de téléchargements illégaux puisqu’il y a plus de contenu légal gratuit (provenant d’artistes émergents etou indépendants, de DJ, etc.).
- Les hommes sont toujours ceux qui téléchargent le plus de musique en ligne, mais la proportion des femmes a augmenté.

 

Le livre numérique

- « Bien que le nombre d’adultes québécois ayant téléchargé un ou des livres numériques au Québec ait doublé cette année (7,8 % en 2011 contre 4,0 % en 2010), ce type d’activité demeure somme toute assez marginale. »
- « L’an dernier, les plus grands consommateurs de livres numériques se trouvaient chez les internautes de 18 à 24 ans (13 % avaient téléchargé un livre numérique). Ce sont les internautes de 25 à 34 ans qui sont les plus gros consommateurs en 2011. »
- Les internautes qui ont un diplôme universitaire téléchargent davantage de livres numériques que les autres.

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Il y a quelques jours, je lisais dans le Forbes que le scénariste du film The social network, Aaron Sorkin, avait décidé de quitter Facebook. C’est aux Lions de Cannes qu’il a mentionné brièvement son opinion sur les réseaux sociaux. Il n’a pas voulu trop s’étendre sur le sujet, se comparant à un vieil homme aigri assis sur le porche d’une maison en train de crier aux enfants ses idées démodées.

J’ai beau adorer Twitter, je suis un peu en accord avec son opinion sur le site de microblogage. « L’extrême de l’immédiat… Je peux y trouver tout plus rapidement, comme une manchette. Mais il n’y a pas de profondeur. La vie est compliquée. Nous devons savoir expliquer la complexité. »

Je trouve en effet dommage que trop d’utilisateurs se nourrissent uniquement des titres. Pourtant, les gens ajoutent habituellement le lien de l’article dont il est question. Est-on devenu à un tel point assoiffé de nouvelles qu’on préfère se contenter de quelques caractères plutôt que de lire le corps du texte, là où se trouve toute l’argumentation, la recherche, les détails?

En écrivant pour le web, j’ai réalisé à quel point les gens s’arrêtent souvent au titre. Il m’arrive d’écrire des billets qui m’ont demandé des heures de recherche et de nombreuses entrevues. Souvent, je me rends compte que plusieurs personnes commentent sur Twitter ou directement sur les blogues après avoir lu uniquement le titre. Pourtant s’ils avaient lu, ils n’auraient pas fait leur commentaire, puisque la réponse se trouvait dans l’article. Ça me désole chaque fois. S’arrêter au titre, c’est une chose, mais se permettre de commenter avant même de lire l’argumentaire, ça, c’est étrange. Ça arrive beaucoup avec les adeptes de certaines marques. Par exemple, un article donnant quelques points négatifs sur Android ou Apple aura son lot de commentaires de gens mécontents qui n’auront pas pris le temps de lire les raisons de la critique.

Il y a ceux aussi qui retransmettent des articles qu’ils n’ont pas lus, basés sur le titre uniquement. On s’en rend compte facilement lorsqu’un lien brisé est relayé allègrement.

Personnellement, je me suis donné comme règle de ne jamais retransmettre un lien que je n’ai pas regardé. J’avoue toutefois les lire régulièrement en diagonale afin de décider de mon intérêt avant de le lire au complet.

Apprendre à écrire pour le web

Comme j’ai déjà dû apprendre à écrire pour les magazines avec des encadrés, des sous-titres et des photos pour attirer l’œil, j’ai dû apprendre à écrire pour le web. Il y a quelques similarités, mais sur Internet, les titres sont plus importants puisqu’on ne feuillette pas un magazine qui nous fera tomber sur un article attirant. On doit faire en sorte d’amener le lecteur potentiel à cliquer.

J’ai donc appris avec le temps à titrer différemment. On doit arriver à résumer le billet en quelques caractères. Ce n’est pas la place pour les métaphores ou les titres poétiques. Ils apportent habituellement beaucoup moins de clics. L’erreur de plusieurs médias qui décident de faire la transition vers le web est de ne pas changer leur façon de titrer. C’est le cas entre autres de Rue Frontenac selon moi. Trop souvent, leurs titres ne donnent aucune idée du sujet.  Dans la panoplie de nouvelles que les gens voient passer sur leur fil Twitter, autres réseaux, il est normal qu’ils ne cliquent pas sur les liens dont le sujet n’est pas clair.

Pour le texte, on doit également entrer rapidement dans le vif du sujet et ne pas attendre à la fin pour donner son point de vue. Tout comme les magazines, vaut mieux mettre du visuel attirant et des sous-titres pour séparer le texte en segments clairement identifiés. Idéalement – mon plus gros problème que je tente encore de surmonter –, il faut être le plus concis possible.

Bref, comme Aaron Sorkin, je trouve que certains sujets méritent d’être traités et lus en profondeur. De plus, il faudrait connaître un tant soit peu le sujet avant de commenter. Dans cette nouvelle ère de l’instantané, je doute que ça change. Mais je garde espoir.

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Le Festival international des médias de Banff et le Gala des prix Gémeaux, anciennement connus pour récompenser uniquement la télévision, font de plus en plus de place aux productions Internet et aux nouveaux médias.

Festival international des médias de Banff

En fusionnant avec le Festival interactif NextMédia, le Festival international de la télévision est devenu le Festival international des médias de Banff. L’événement qui se terminait hier a récompensé son lot de productions Internet. Notons celles d’ici : Temps mort (programme en ligne – dramatique) et Sacrée montagne (catégorie francophone).

Netflix, l’ONF et Virgin Gaming ont reçu respectivement les prix NextMedia d’excellence en innovation, d’excellence en programmes interactifs et d’excellence en divertissement de la prochaine génération.

Le président du CRTC (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes), Konrad von Finckenstein, en a profité pour parler du passage vers le numérique. Le résumé de son discours est accessible sur le site du CRTC. Le Conseil se pose de nombreuses questions par rapport aux politiques en matière de télécommunications, de système de réglementation et de cadre institutionnel. « L’industrie est en train de se métamorphoser sur le plan de la technologie, des modèles de commercialisation et des structures organisationnelles, a-t-il exprimé vers la fin de son entretien. Elle représente une seule industrie, convergente et intégrée sous tous les angles. Cependant, elle continue d’être réglementée en vertu de trois lois distinctes, qui remontent à 20 ans. » Les gens de l’industrie ont d’ailleurs été invité à éclairer le Conseil.

Le Gala des prix Gémeaux

En mars dernier, j’écrivais sur les nouvelles catégories Internet et Nouveaux médias pour le 26e Gala des prix Gémeaux. C’est depuis 2008 que l’Académie décerne des prix pour ces productions. Cette année,  on trouve neuf catégories, soit quatre de plus que l’an dernier. Soixante-sept productions ont été soumises à l’Académie pour ces catégories. Le dévoilement des nominations s’est déroulé hier en fin d’après-midi.

Dans le communiqué de presse, Charles Ohayon, président de la section Québec pour l’Académie, commentait à propos de ces catégories : « Je suis très fier que l’Académie suive l’évolution de ce secteur, car ceci nous permet de récompenser et de faire reconnaître toutes les formes de production et de diffusion. Aussi, je tiens à féliciter tous ceux et celles qui sont finalistes, toutes catégories confondues. L’excellence de votre travail ne cesse de se développer, de nous réjouir et de nous étonner! Bravo à vous tous qui oeuvrez derrière ou devant les caméras! »

Voici donc les productions en nomination pour les catégories Internet et Nouveaux médias. Celles-ci seront décernées le dimanche 18 septembre à l’avant-première, animée par Anne-Marie Withenshaw et diffusée sur radio-canada.ca.

Meilleure émission ou série originale produite pour les nouveaux médias :

Dramatique et comédie : 11 règles, En audition avec Simon (saison 2), Les chroniques d’une mère indigne III, Temps mort (saison 2) et Une vie de vrai gars.

Humour et variétés : Contrat d’gars, Deux steamés et Têtes à claques (volume 4).

Affaires publiques, documentaire, magazine et sport : 18Oº sur le tapis rose de Catherine, Gens du fleuve, La déséducation, Le sexe autour du  monde : aux États-Unis et Solutions gourmandes à moins de 10 $.

Jeunesse : Juliette en direct, Kwad9, Les sombres légendes de la terre et Paparadis (saison 2).

Meilleure émission ou série originale interactive produite pour les nouveaux médias : toutes catégories : Fabrique-moi un conte, Ma tribu, c’est ma vie, Sacrée montagne et Zieuter.tv.

Meilleur site web pour une émission ou série :

Dramatique : 19-2, Les rescapés, Tout sur moi et Yamaska.

Humour variétés : Les appendices, Peut contenir des Rachid II, Un gars le soir.

Affaires publiques, documentaire, magazine, sport : Du big bang au vivant, Hors-série II, Le sexe autour du monde, On est tous des artistes (saison II) et Urbania : le Québec en 12 lieux, la suite.

Jeunesse : 3 et moi, Sam Chicotte, Tactik, Toc toc toc et Zooville II

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J’ai assisté à une bonne partie des conférences et ateliers transmédia aux Rendez-vous du cinéma québécois cette semaine. Ma première observation : le terme transmédia est mal compris. Devenu populaire, on l’utilise à toutes les sauces. Mon billet de lundi prochain portera donc sur le transmédia.

J’ai plutôt assisté à des journées « Nouveaux médias ». Avec les années, toutes les industries réalisent à quel point elles ne peuvent plus faire du marketing comme il y a 20 ans. L’auditoire évolue et se disperse sur différentes plateformes. Pour arriver à rejoindre le plus de gens possible, il faut maintenant faire des stratégies multiplateformes. Et c’est là le défi. De nouveaux modes de consommation découlent de la culture web. L’environnement médiatique évolue et on ne peut plus se contenter de faire de l’intégration publicitaire. Le web est participatif. Comprendre l’importance des communautés et de l’interactivité est devenu essentiel. C’est ainsi qu’on retrouve de plus en plus d’expériences immersives et participatives, autant sur le plan de la publicité que sur celui du matériel original de fiction.

Alexandre Brachet, fondateur (en 1998!) de la société de production interactive française Upian, a lancé le sujet par un résumé de la situation. Précurseur, il a commencé très tôt à penser au rapport entre le cinéma et le web. L’important est selon lui de trouver comment faire une bonne passerelle entre la conception web et la manière de raconter des histoires. Parce que les bonnes histoires bien racontées, peu importe l’endroit où elles sont diffusées, auront toujours plus de succès que les autres. « En deux ans, les médias sociaux ont bouleversé nos rapports au réel. Tout est en devenir, tout est ouvert, tout est possible. » a commencé par dire M. Brachet. Pour le moment, les maisons de production font des expériences et apprennent de leurs erreurs.

J’ai trouvé son discours  intéressant. Je ne suis pas entièrement d’accord sur tout, mais sur tout de même plusieurs points. Voilà donc ses règles pour construire un contenu pertinent pour le web avec des chances d’avoir du succès, incluant mes commentaires.

Interactivité

D’abord, selon lui, tous les sujets ne sont pas faits pour le web et l’interactivité est quasi primordiale. Selon moi, les productions web ne sont pas tenues d’être interactives. Plusieurs webtélés sont conçues dans un format parfait pour le web sans interactivité, par exemple En audition avec Simon ou Contrat de gars. À mon avis, il est faux de croire que l’internaute veut absolument interagir. Lui laisser un espace pour commenter, partager, réagir ou juste cliquer sur « Recommander », ça, oui. Mais décider de la fin de l’histoire ou avoir un pouvoir sur le contenu, pas nécessairement. Certains veulent un produit terminé qui leur fait vivre une émotion en un court laps de temps. Personnellement, je trouve dommage qu’on tente absolument de tout rendre interactif. Il y a de bonnes idées, comme Zieuter.tv ou Fabrique-moi un conte, mais parfois, c’est forcé et pas nécessaire. Et l’attrait de la nouveauté risque de s’estomper.

Mais je suis d’accord avec lui sur le fait qu’il faut faire des projets web parce qu’on les a pensés ainsi. Pas parce que notre projet télé n’a pas été accepté par un diffuseur et qu’on décide de le mettre sur le web dans l’ultime but qu’il soit acheté par un diffuseur télé.

Durée

Selon lui, il n’y a pas de règle sur les formats. La longueur n’a pas d’importance tant que ça capte le public. Il faut profiter de cet espace pour adapter le format à l’interface.

Je suis plus ou moins d’accord. Capter les gens est un énorme défi. Pour une websérie, une webtélé ou une vidéo qui se veut promotionnelle, la longueur joue beaucoup. Si ça dure 10 minutes, plusieurs vont attendre d’avoir plus de temps et certains n’y retourneront jamais. Il faut réussir à capter l’attention dans les premières secondes, surtout si les protagonistes ne sont pas connus. Le défi est encore plus grand pour les projets qui ne sont pas hébergés sur un gros portail qui leur permet de la visibilité et une campagne de relations de presse dans les médias traditionnels.

Comme il l’a aussi mentionné, il peut être bon de présenter une succession de programmes courts. Effectivement, et le documentaire web Ma Tribu, c’est ma vie en est un bon exemple.

Diffusion

Évidemment, le manque d’un modèle économique revient souvent.  La plupart des compagnies qui se lancent dans des productions pour le web le font pour tester la plateforme, essayer et tester de nouvelles avenues, innover et apprendre… mais pas pour faire de l’argent. Au contraire, elles en perdent.

C’est pourquoi les gros portails jouent un grand rôle. En diffusant des productions web, ils permettent aux créateurs de rentrer dans leurs frais et parfois même de faire un peu d’argent.

Plusieurs chaînes de télévision ont compris que leurs sites ne devaient plus simplement servir de guide télé. Elles y diffusent et produisent maintenant des séries conçues spécifiquement pour le web. Brachet prenait en exemple le site de la chaîne de télévision culturelle européenne et franco-allemande ARTE. Ici, Radio-Canada.ca (incluant Tou.tv) et Vtele l’ont aussi compris.

L’internaute

Il a continué en parlant de l’importante place de l’internaute. Il faut lui donner un rôle (acteur, réalisateur, contributeur, diffuseur), mais lui laisser le plaisir de trouver lui-même sa place sans s’adresser directement à lui.

Un point qu’il a mentionné et que je trouve également essentiel : permettre aux blogueurs de partager la vidéo directement dans leur billet.

Il a également mentionné, comme je le pense aussi, que la vidéo sur le web se standardise vers le html5.

Partenaires

Finalement, il parlait de l’importance de donner un rôle à ses partenaires (par exemple, un média en ligne). Un échange de liens n’a pas un grand effet. Vaut mieux leur donner du contenu exclusif, leur permettre de diffuser une partie de son contenu ou de trouver une autre façon de vraiment les utiliser à son avantage.