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Catherine MathysGoogle et le malaise du droit à l’oubli

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 publié le 30 septembre 2014 à 13 h 27

Le 25 septembre dernier, Google organisait une grande rencontre à Paris dans le but de réfléchir aux épineuses questions qui entourent le droit à l’oubli. C’est la troisième réunion européenne à avoir lieu après celles de Madrid et de Rome. Google poursuivra sa tournée de consultations ensuite à Varsovie, à Berlin, à Londres et à Bruxelles.

 

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La genèse du droit à l’oubli

Pourquoi tant de rencontres? Parce que le sujet est complexe. Très complexe. En fait, il faut remonter au mois de mai dernier lorsque la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a jugé le cas d’un citoyen espagnol, Mario Costeja Gonzalez. En 1998, le journal espagnol La Vanguardia a publié un avis concernant des enchères décidées par M. Costeja Gonzalez dans le but d’éponger ses dettes. Même si ses difficultés financières étaient derrière lui, celles-ci faisaient toujours surface dans les recherches de Google qui le concernaient. En 2010, M. Costeja Gonzalez a obtenu d’une instance espagnole que Google retire toute mention de cette affaire, même si le site web du journal qui avait rapporté la nouvelle demeurait intact. Ainsi, l’information était encore trouvable, mais n’était plus directement associée au nom de M. Costeja Gonzalez dans les recherches sur le web. C’est ce jugement que la CJUE a confirmé en mai dernier en mentionnant que les moteurs de recherche étaient responsables des données générées par leurs algorithmes, et ce, dans les 28 juridictions européennes.

Le jugement concerne tous les moteurs de recherche, mais vise essentiellement Google qui cumule plus de 80 ­­­% des recherches sur le web en Europe. Il reconnaît donc dans les faits qu’un résultat de recherche sur Google peut avoir des conséquences et peut-être même plus qu’une recherche sur un autre site web. Cela dit, la décision du CJUE reste vague, car elle concerne tout contenu jugé « non pertinent, obsolète ou inapproprié ». Google a dû se mettre au travail pour créer un système permettant de recueillir les plaintes. Ainsi, en allant sur Google.de en Allemagne ou Google.es en Espagne, on trouve un formulaire qu’on peut remplir avec son nom et les liens qu’on souhaite faire retirer. Depuis le jugement, Google aurait reçu 135 000 requêtes concernant plus de 470 000 liens, souvent des casiers judiciaires, des photos embarrassantes ou des articles négatifs. Elle aurait répondu favorablement à plus de la moitié des demandes.

Google se retrouve donc devant un vrai casse-tête. Elle doit déterminer si l’information est d’intérêt public, si la personne concernée est un simple citoyen ou une personnalité publique. Bref, bien des débats et parfois aussi des dérapages en vue. Le New Yorker cite l’exemple d’un article du journaliste Robert Peston, de la BBC, dont le billet de blogue sur le patron de Merrill Lynch a cessé d’être référencé par Google parce qu’une personne ayant commenté le billet ne voulait plus y être associée. Or, en faisant une recherche Google sur l’homme d’affaires, le lien se faisait avec le blogue et donc avec la personne qui avait demandé d’être oubliée. Certains, comme Peston, ont peur que la liberté d’expression et le travail journalistique n’en souffrent.

Les réunions de Google servent essentiellement à consulter des experts locaux qui pourront discuter de leurs points de vue sur le droit à l’oubli. La consultation de Paris est offerte en français sur le web.

Les Américains et la liberté d’expression

Si, en Europe, le droit à la vie privée supplante la liberté d’expression, c’est l’inverse aux États-Unis selon l’article du New Yorker The solace of oblivion. Aux États-Unis, certaines catégories d’information sont protégées : l’information médicale, les registres scolaires et les locations de films (!). Autrement, le droit à l’oubli n’existe pas pour les Américains. Le New Yorker mentionne l’histoire d’un père de famille qui a voulu faire retirer du web les photos de la décapitation de sa fille survenue dans un accident de voiture, mais en vain. Il a dû poursuivre les deux personnes qui avaient pris les photos pour négligence, invasion de vie privée et détresse psychologique. En Europe, il aurait simplement eu à remplir un formulaire. Aux États-Unis, il a dû passer par les tribunaux avec tout ce que cela implique de frais et de temps perdu.

Dans le paradis de la liberté d’expression, il existe cependant quelques solutions dont celle proposée par l’entreprise Reputation.com, qui tente de déjouer l’algorithme de Google en diffusant une grande quantité d’information supplémentaire sur un sujet, de telle sorte que les données qu’on ne veut plus voir se retrouvent bien loin dans les résultats de recherche. C’est tout ce que le père de famille américain a pu faire, en plus de demander le retrait des photos à chacun des milliers de sites qui les diffusaient.

Le droit à l’oubli n’est en effet pas une idée populaire aux États-Unis et beaucoup d’Américains voient d’un bien mauvais œil ce qui se passe en Europe. C’est comme si chaque pays allait pouvoir dicter son règlement sur le fonctionnement d’Internet selon ses propres lois locales. Le New Yorker cite les propos de Jennifer Granick de l’Université Stanford, qui a peur que ce soit la fin d’un Internet global. Elle mentionne la balkanisation d’Internet et pense que les Européens risquent d’avoir accès à une information bien différente de celle des Américains.

Un droit à l’oubli au Canada?

Le cas est essentiellement le même au Canada qu’aux États-Unis.Cet article de la CBC mentionne l’avis de l’avocat David Fraser qui dit que la Charte canadienne des droits et libertés garantit la liberté d’expression, mais que rien ne protège, ni n’encadre le droit à l’oubli. Un autre avocat cité dans l’article, Allen Mendelsohn, compare le jugement de Google à celui d’un libraire qui serait responsable du contenu d’un livre controversé. « The librarian will help you find that book, but the librarian didn’t publish that book. » (Un libraire peut vous aider à trouver un livre mais ce n’est pas lui qui l’a publié.)Les détracteurs de la décision européenne dénoncent aussi le fait que Google doive simplement cesser de référencer le lien, mais sans avoir de pouvoir sur le lien lui-même.

Au Canada, un jugement de la Cour suprême en 2011, mentionne que les sites web n’ont pas la responsabilité légale d’un lien vers du contenu diffamatoire. Dans ce contexte, il serait difficile de faire porter la responsabilité à Google dans un cas comme celui de M. Costeja Gonzalez. D’autres, comme l’avocate Kirsten Thompson, croient au contraire que la Charte prévoit l’équilibre entre la liberté d’expression et le droit à la vie privée. Selon elle, il est difficile de prédire lequel des deux l’emporterait en cour. Tout dépend du rôle qu’on attribue à Google. Le débat n’a donc pas fini de faire rage en Europe, comme en Amérique du Nord qui surveille bien étroitement le dossier.

Google Play

La boutique numérique de livres Google Play Books permet depuis cette semaine aux Canadiens de louer des manuels scolaires électroniques, ce qui pourrait permettre à certains étudiants d’alléger à la fois leur imposante facture de la rentrée et leur sac à dos pendant le reste de l’année. Les étudiants devraient toutefois bien y réfléchir avant d’opter pour la location plutôt que l’achat.

Google Play Books est une boutique accessible au Canada depuis quelques années déjà. Le service de Google permet d’acheter (et maintenant de louer, à Google Play Manuels) des livres sur un ordinateur ou un appareil mobile Android ou iOS, d’où il est ensuite possible de consulter ses ouvrages avec ou sans connexion Internet.

Les avantages des livres numériques en général sont souvent amplifiés avec les livres scolaires. Quelques gros manuels de plusieurs kilos peuvent être remplacés par une petite tablette, il est possible d’y souligner et d’en annoter des passages sans les endommager, et de rechercher des mots-clés importants dans ses manuels.

Un livre numérique est aussi souvent moins cher, mais la différence de prix est toutefois assez mineure, même avec les ouvrages scolaires. Contrairement à un livre papier, il est pratiquement impossible de revendre son manuel à la fin de la session ou à la fin de ses études.

Un bon rabais
Google offre généralement ses livres en location avec de bons rabais dans sa boutique scolaire, jusqu’à 80 %, comparativement à la version imprimée. En pratique, le rabais peut varier grandement, mais après vérification, il est rare que celui-ci soit inférieur de 30 % par rapport au prix du livre neuf chez Amazon.ca.

Quelques inconvénients
La location d’un livre n’est certainement pas pour tous, toutefois. Contrairement à un livre acheté, un livre loué n’est bon que pour une durée limitée, soit de 6 mois dans le cas de la boutique Google Play. Si cette durée est suffisante pour terminer un cours, elle ne l’est malheureusement pas pour terminer toutes ses études. Or il n’est pas rare qu’un ouvrage puisse être utile pendant plusieurs années.

Par ailleurs, certains ouvrages sont parfois offerts avec du contenu supplémentaire, permettant d’accéder à un site web protégé, par exemple. On ne pourra pas toujours accéder à ce contenu avec un livre en location.

Malheureusement, l’offre francophone de Google est aussi assez mince, ce qui pourrait grandement réduire son utilité au Québec. De nombreux cours universitaires en français exigeant toutefois l’achat de manuels en anglais, la location pourra donc quand même être intéressante pour certains étudiants.

La location : à considérer, mais…
Louer un manuel scolaire demeure souvent cher. Moins que d’acheter un libre neuf, mais beaucoup plus cher que d’acheter un livre usagé et de le revendre l’année suivante.

Pour ceux qui souhaitent adopter les livres numériques, cela reste une option intéressante, qui pourrait permettre de faire des économies assez substantielles au cours de ses études.

Attention, toutefois, de bien choisir les livres à louer et les livres à acheter. Car un bon ouvrage de référence peut être utile pendant des années, et pas seulement pendant six mois.

Maxime JohnsonAperçu de Google Domains : simple et efficace

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 publié le 22 juillet 2014 à 9 h 33

gd accueil

Google a lancé récemment sur invitation seulement Google Domains, son nouveau service d’achat et de gestion de noms de domaine Internet. Même si le service est quand même limité pour l’instant, mes premières impressions sont résolument positives : Google Domains est simple, abordable et absolument pas intimidant, même pour les non-initiés.

Acheter un nom de domaine Internet n’est pas habituellement une expérience des plus agréables. Les sites qui offrent ce genre de service, comme GoDaddy, affichent parfois un design lourd, et mille et une options sont proposées pour inciter le client à dépenser plus d’argent : il y a donc souvent de grandes différences entre le prix affiché au départ et la facture finale.

Google offre en comparaison une boutique épurée, où la plupart des services supplémentaires sont gratuits, et où l’abonnement annuel coûte toujours le même prix, qu’on le prenne pour 1 an, 2 ans, 5 ans ou 10 ans. Bref, il est facile de savoir à quoi s’attendre, et aucun rabais temporaire (pour la première année seulement, par exemple) ne vient brouiller les cartes.

Acheter un nom de domaine
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Lorsqu’on arrive sur Google Domains, seulement 4 options s’offrent : chercher un nom de domaine à acheter, consulter ses domaines enregistrés avec Google, transférer ses domaines enregistrés ailleurs et accéder à ses options de paiement. Visuellement, le site est tout simple, à l’image des autres produits de la compagnie.

Une fois que l’on recherche un nom, tous les domaines disponibles avec ce mot (ou avec des mots similaires) s’affichent. Il est alors possible de s’enregistrer pour de 1 à 10 ans, généralement à 12 $ par année pour les domaines simples et de 16 $ à 28 $ par année pour les domaines plus rares. Un prix « premium » peut parfois aussi être payé à l’achat lorsque l’adresse appartient déjà à un particulier.

Le service inclut aussi les nouvelles adresses Internet plus complexes, comme .email, .photography, .company, etc.

Les prix de Google sont généralement – mais pas toujours – assez avantageux, surtout à long terme et lorsqu’on inclut les différents services offerts, comme le transfert de courriel et surtout l’enregistrement confidentiel gratuit.

Une fois le site acheté
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Une fois son nom de domaine acheté et sélectionné, Google Domains offre quatre onglets principaux : « Website », pour créer un site ou transférer son adresse, « Email », pour transférer jusqu’à 100 adresses courriel vers des adresses existantes (Gmail, par exemple), « Settings », pour choisir notamment si son profil est public ou privé, et « Advanced », pour accéder à certaines fonctions plus avancées afin, par exemple, d’utiliser son nom de domaine avec un serveur hébergé ailleurs.

Toutes les fonctions proposées sont encore une fois faciles d’utilisation et peu intimidantes. La différence avec GoDaddy, par exemple, est d’ailleurs franchement impressionnante.

Seule déception au tableau, Google propose quatre services tiers payants pour créer son site web, soit Squarespace, Shopify, Wix, Weebly, mais il est impossible d’héberger directement son site sur les serveurs de la compagnie afin d’y installer WordPress ou un autre système de gestion de contenu ouvert du genre. Dommage. Notons qu’il est toutefois possible d’utiliser son nom de domaine avec un hébergeur tiers.

Google Domains n’est donc pas le service le plus complet offert sur le marché, mais il est l’un des plus abordables et des plus simples d’utilisation. Google Domains est accessible sur invitation seulement, mais la compagnie devrait ouvrir son service à tout le monde prochainement. La date de lancement au Canada n’a toutefois toujours pas été confirmée.

Les technologies qui se portent ont la cote, et Google espère bien tirer son épingle du jeu avec sa nouvelle plateforme Android Wear. Jusqu’à présent, trois montres équipées du système d’exploitation portable de Google ont été dévoilées, la LG G Watch, la Samsung Gear Live et la Motorola Moto 360. Voici mes premières impressions sur ces trois appareils.

Un mot sur Android Wear
gearMême si les trois montres arborent une allure différente, il est bon de noter que les trois appareils offrent une expérience d’utilisation largement similaire, puisqu’elles sont toutes équipées du même système d’exploitation, qui ne varie que très légèrement d’un appareil à l’autre.

Android Wear est un système assez simple, qui sert principalement à afficher les notifications de votre téléphone Android et les cartes Google Now. Ces cartes sont des informations choisies par Google en fonction notamment de votre historique de recherche, de votre position géographique et du moment de la journée.

En voyage, une carte affichera par exemple automatiquement l’heure à la maison, Google pourrait envoyer les informations reliées à votre équipe sportive préférée lorsqu’elle marque un but, et vous obtiendrez automatiquement les prochains passages de l’autobus si vous vous situez à quelques mètres d’un arrêt.

Il est aussi possible d’installer des applications sur la montre, comme une application de cuisine, une application de course à pied ou une application pour appeler des taxis automatiquement. Ce sont toutefois les notifications et les cartes Google Now, et non les applications, qui sont mises de l’avant sur Android Wear.

Notons d’ailleurs au passage que le service Google Now est moins évolué en français qu’en anglais, ce qui pourrait être un point négatif important pour les utilisateurs francophones. Et le problème est encore pire au Québec, puisque la reconnaissance vocale de la montre (pour démarrer les applications, effectuer différentes commandes et lancer des recherches) est optimisée pour le français de France, et non pour le québécois.

Le système ne révolutionne certainement pas le monde des montres intelligentes, mais il pourrait quand même séduire les amateurs d’Android. Voici les trois premières montres Android Wear qui seront offertes cet été.

LG G Watch
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L’une des premières montres Android Wear qui seront lancées est aussi la plus simple du lot. La montre de LG offre un design assez classique, que l’on pourrait qualifier de peu inspiré, et ressemble à certains égards à une tablette miniature.

Son bracelet en silicone respire mal et il confère à l’appareil une allure assez bon marché, mais vous pourrez de toute façon le changer par n’importe quel bracelet 22 mm, ce qui est un bon avantage de la G Watch comparé à la Gear Live de Samsung.

À 9,95 mm, elle est plutôt épaisse, mais sa taille, elle, est relativement plus petite que celle des deux autres.

Ses caractéristiques techniques sont correctes, avec un écran ACL IPS de 1,65 pouce avec une résolution de 280 par 280 pixels, un processeur cadencé à 1,2 GHz, une capacité de 4 Go, 512 Mo de mémoire vive et une bonne pile de 400 mAh. Tout comme les deux autres montres, celle-ci est également imperméable et elle peut être utilisée comme podomètre.

Malheureusement, la montre de LG n’offre aucune fonction unique qui la distingue des Gear Live et Moto 360.

La LG G Watch est offerte en précommande dès aujourd’hui pour 249 $, et sera livrée à partir du 3 juillet.

Samsung Gear Live
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La montre intelligente de Samsung offre un design semblable à celui de son autre montre intelligente déjà sur le marché, la Samsung Wear 2.

La montre est relativement mince, du moins comparée aux deux autres, mais son format est assez gros, surtout en longueur (plus longue de 10 mm que la LG G Watch).

En ce qui concerne les caractéristiques techniques, la montre de Samsung ressemble souvent à celle de LG, avec un processeur, une capacité et une quantité de mémoire vive semblable, mais son écran Super AMOLED est un peu plus joli, avec une meilleure résolution de 320 par 320 pixels.

La montre de Samsung offre aussi un détecteur de rythme cardiaque, qui pourrait certainement intéresser les plus sportifs. Notons que sa pile est plus petite que celle de la G Watch, à 300 mAh, mais considérant que son écran utilise une technologie qui consomme moins d’énergie, il n’est pas dit que la montre aura une autonomie moindre pour autant.

Un autre avantage de la montre de Samsung est son prix de 219,99 $, qui en fait la montre Android Wear la moins chère en ce moment. La Gear Live est offerte en précommande dès maintenant, et elle sera également livrée dès le 3 juillet.

Motorola Moto 360
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La montre intelligente de Motorola est sans aucun doute la plus attendue des trois montres Android Wear présentées jusqu’ici.

Avec son écran circulaire, la montre de Motorola est d’ailleurs celle qui offre le design le plus élégant du lot, beaucoup plus près d’une montre traditionnelle que n’importe quelle autre montre intelligente mise en marché jusqu’ici.

Le bracelet de la Moto 360, en cuir véritable, est d’ailleurs lui aussi le plus élégant des trois.

Notons toutefois que la montre est plus jolie en photo qu’en vrai. En effet, toutes les photos officielles présentent l’appareil de haut, ce qui masque son épaisseur plutôt décevante. Toutes les montres intelligentes sont épaisses, mais c’est encore plus vrai avec la Moto 360.

Malheureusement, on ignore tout des caractéristiques techniques de l’appareil, mais on peut présumer que celles-ci seront semblables à celles des montres de LG et de Samsung.

La Moto 360 sera lancée plus tard cet été pour un prix qui n’a pas encore été annoncé, mais qui devrait, selon toute vraisemblance, être le plus élevé des trois montres Android Wear.

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Android L, Android Wear, Android Auto, Android TV. Google a de grandes ambitions pour son système d’exploitation mobile Android, qui devrait dès cette année se retrouver sur de plus en plus d’écrans différents. Présentation des différentes nouveautés Android présentées à la conférence pour développeurs Google I/O 2014.

Android « L Developer Preview »
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Pour la première fois cette année, Google a présenté la prochaine version de son système d’exploitation Android plusieurs mois à l’avance, afin de mieux préparer les fabricants de téléphones et les développeurs d’applications aux modifications à venir. Il s’agit d’une mise à jour majeure, qui sera probablement lancée sous le numéro Android 5.0.

La prochaine version d’Android offre plusieurs changements par rapport au design de l’interface et des différentes applications. Chez Google, on présente la nouvelle mentalité comme du « design matériel », où les éléments rappellent un peu ceux de la vraie vie.

Non, Android L ne ramènera pas les Skeuomorphismes d’iOS 6.0 (comme du faux bois, un faux plancher de casino, etc.), mais les animations sont désormais plus naturelles, et vraiment plus jolies. Reste à voir si celles-ci auront une incidence sur la fluidité sur les appareils moins performants.

Heureusement, plusieurs modifications ont aussi été apportées à Android L pour améliorer les performances générales du système d’exploitation mobile et de toutes les applications Android, ce qui pourrait compenser les nouvelles animations. D’ailleurs, Google a aussi amélioré les performances graphiques de son système d’exploitation.

Quelques fonctionnalités ont aussi été ajoutées à Android L. Les notifications s’affichent désormais sur l’écran de déverrouillage en fonction de leur priorité, et il ne sera plus nécessaire d’entrer son mot de passe si on possède une montre Android Wear et que celle-ci est à son poignet.

Notons que Google a aussi dévoilé Project Volta, un projet qui devrait améliorer l’autonomie des appareils Android L de différentes façons. Google n’a toutefois pas encore chiffré ces améliorations.

Pour les utilisateurs en entreprise, notons que Google a aussi annoncé l’arrivée d’Android for Work, qui permettra d’utiliser un seul appareil pour ses applications personnelles et de travail, une technologie qui semble en partie tirée de la fonction Samsung Knox des téléphones intelligents de Samsung.

Android L sera offert aux développeurs au cours des prochaines heures, mais le grand public devra probablement attendre la fin de l’année pour pouvoir en profiter.

Android Wear
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Google avait déjà présenté en mars dernier Android Wear, son système d’exploitation pour les technologies qui se portent comme les montres intelligentes. La compagnie a toutefois profité du Google I/O pour annoncer une nouvelle montre intelligente, la Samsung Gear Live, et pour lancer son kit de développement logiciel complet, qui devrait permettre aux développeurs de créer dès maintenant des applications pour les premières montres Android Wear.

Android Wear est un système d’exploitation mobile minimaliste, qui met principalement de l’avant le service Google Now de Google. Google Now offre des cartes personnalisées, où la compagnie tente de prédire les informations dont l’utilisateur aura besoin sans que celui-ci n’ait besoin de les chercher, comme la météo, les informations sur un vol à venir, une alerte pour savoir quand il faut quitter sa maison pour arriver à temps à un rendez-vous, les résultats de son équipe sportive préférée, etc.

Android Wear affiche aussi les notifications de son téléphone, tout en les conservant synchronisées avec ses autres appareils. Si vous effacez une notification sur votre montre, vous n’aurez donc pas besoin de la consulter à nouveau sur votre téléphone plus tard.

Le système d’exploitation portable de Google devrait aussi permettre d’interagir avec les différentes applications de son téléphone via la reconnaissance vocale (pour prendre des notes, contrôler sa musique, etc.).

Les montres Google LG G Watch et Samsung Gear Live seront mises en vente aujourd’hui aux États-Unis, et la Moto 360 de Motorola (la plus jolie du lot, et de loin) sera offerte plus tard cet été.

Android Auto
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Tel que prévu, Google a présenté au Google I/O Andoid Auto sa plateforme pour les voitures connectées.

Google n’a présenté que trois applications pour son système pour l’instant : Google Play Music, pour écouter sa musique, Google Maps, pour la navigation, et une application pour la messagerie texte (vocale seulement).

L’interface d’Android Auto est assez jolie, et elle s’intègre bien avec les autres interfaces d’Android. Notons que celle-ci est toutefois plutôt chargée, avec parfois beaucoup de texte à l’écran et plusieurs petits boutons. La plateforme CarPlay d’Apple est pour sa part beaucoup plus minimaliste, ce qui pourrait être un avantage sur la route.

Les premières voitures équipées d’Android Auto devraient être lancées dès cette année. Selon Google, 25 marques de voitures différentes profiteront du système dans un futur rapproché.

Android TV
android tv

Ceux qui doutaient encore des intentions de Google avec son système d’exploitation Android devront finalement se rendre à l’évidence que la compagnie espère installer son système sur bien plus que des téléphones intelligents et des tablettes.

La compagnie a en effet présenté au Google I/O Android TV, le successeur de Google TV, qui pourra être intégré autant dans les téléviseurs directement que dans des adaptateurs externes et des consoles de jeux vidéo.

Le système d’exploitation devrait permettre de consulter du contenu de plusieurs sources, mais aussi d’installer des jeux et d’effectuer des recherches vocales à partir d’un téléphone, de sa montre Android Wear ou d’une télécommande compatible.

Rien d’Android TV n’est particulièrement spectaculaire, mais le tout semble au moins plutôt réussi.

Google a confirmé aujourd’hui que son système sera installé dans les téléviseurs 4K de Sony dès cette année, et dans ceux de Sharp dès l’année prochaine.

Il est bon de noter qu’Android TV est aussi compatible avec le système Chromecast de Google. Il sera donc possible d’envoyer des vidéos et des applications à partir d’un téléphone ou d’un ordinateur vers son téléviseur, sans acheter un adaptateur Chromecast supplémentaire.

Au passage, notons que l’adaptateur Chromecast sera lui aussi mis à jour cet été, avec l’arrivée notamment d’une fonction pour gérer les photos qui s’affichent sur son téléviseur et pour afficher l’écran complet de son téléphone sur sa télé.

1 milliard d’utilisateurs
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Google a finalement aussi profité du Google I/O pour présenter quelques statistiques sur son système d’exploitation Android. Pour la première fois, Android a notamment dépassé le milliard d’utilisateurs actifs (qui utilisent leur appareil au moins une fois par mois).

Notons que Google a aussi affirmé avoir atteint 62 % des parts dans le marché des tablettes dans le monde. Évidemment, il s’agit là de parts mondiales. La grande quantité de tablettes Android bon marché vendues notamment en Inde et en Chine a certainement aidé Google à atteindre cette statistique cette année.