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Google a profité de la conférence d’ouverture des journées Google I/O pour dévoiler de nouveaux changements liés à son réseau social. À l’instar de Facebook, qui a révélé une modernisation de son interface en mars dernier, sa page d’accueil a été complètement remaniée, afin d’améliorer l’expérience Google+ auprès de ses utilisateurs.

Par contre, contrairement à son concurrent (chez qui le déploiement complet de cette nouvelle interface se fait encore attendre), la nouvelle version de Google+ est déjà accessible à tous et propose des nouveautés inspirées par la concurrence.

Streams, un flux à colonnes multiples

À première vue, la nouvelle interface de Google+ ressemble étrangement à celle de Pinterest (un commentaire qui revient fréquemment chez les internautes). La colonne singulière disparaît pour faire place à une présentation du contenu sur deux ou trois colonnes, selon la surface disponible. Les photos prises en angle paysage prennent maintenant la largeur de l’ensemble de ces colonnes, ce qui permet de pleinement les apprécier sans avoir à quitter le flux principal. Les vidéos sont également surdimensionnées afin de prendre un maximum de surface, mais étrangement, cette règle ne semble pas être appliquée sur l’ensemble de celles-ci.

Une nouvelle fonction automatisée fait également son entrée sur Google+ : les mots-clics contextuels. Google analyse désormais les contenus publiés et propose de les catégoriser selon une courte liste de mots-clics. Le géant de la recherche va plus loin que la simple analyse de texte, puisqu’il est en mesure également d’analyser les images, afin d’en déterminer la nature. L’exemple présenté durant la conférence était la photo d’un homme devant la tour Eiffel, et bien qu’aucune mention de la légendaire structure n’ait été faite dans la publication, le mot-clic « Eiffel Tower » y a été annexé.

C’est drôle de voir Google favoriser une interface à colonnes multiples, une des principales caractéristiques qui alimentaient les rumeurs de la refonte de Facebook avant son dévoilement (et qui n’a pas été retenue par les développeurs du populaire réseau social). À noter qu’il est toujours possible de revenir à l’interface classique par le biais du menu Plus.

Hangouts, une application à part entière

Dans le but de vouloir simplifier les communications entre ses membres, Google a lancé une nouvelle application, offerte tant sur Android que sur iOS : Hangouts. Très similaire à Messenger de Facebook, l’application mobile présente une liste de ses plus récentes communications en accueil, relayant ainsi sa liste de contacts à un second panneau (accessible par la droite). Hangouts a aussi un autre point en commun avec son concurrent, puisqu’il est maintenant possible d’accéder facilement aux archives de ses précédentes conversations en naviguant vers le haut.

Hangouts intègre ainsi le clavardage, la publication de photos et la communication vidéo, seul ou en groupe, jusqu’à un maximum de 10 personnes. Google a également mis à jour son application Google+, afin de refléter de minimes changements esthétiques et d’y ajouter les nouvelles fonctions introduites mardi.

Améliorer facilement ses photos

Organiser, améliorer et publier des photos est une tâche exigeante pour beaucoup d’entre nous. Heureusement, le nouveau Google+ peut accomplir la majorité de ces actions grâce à ses nouvelles fonctionnalités. D’abord, Google+ est en mesure de parcourir une collection de photos afin de déterminer lesquelles sont les plus intéressantes. Comment? Il repère les images floues, celles qui sont en double ou ayant une mauvaise exposition. Il reconnaît également certains lieux touristiques, le sourire des personnes sur la photo, l’esthétique de la photo, et les affinités qu’on a avec les personnes sur la photo (par exemple, des membres de sa famille). Une fois ce processus terminé, Google+ propose de classer les photos, afin que l’accent soit mis sur les plus belles images.

Il est possible également d’améliorer ses photos en y appliquant une série de filtres : distribution de tons, atténuation des défauts de la peau, réduction de bruit visuel, amélioration de la structure de l’image, calibration du niveau des blancs, etc. Cette fonction peut être activée par défaut sur l’ensemble des photos, ou simplement appliquée sur les images de son choix en choisissant individuellement les filtres appropriés.

Des nouveautés, est-ce suffisant pour changer ses habitudes?

Ce n’est pas un secret pour ceux qui me suivent sur Google+, je n’y suis pas très présent. J’accueille favorablement la nouvelle interface avec ses « 41 nouvelles fonctionnalités », mais je préfère encore Facebook, malgré ses défauts. La densité du contenu que je retrouve sur Google+ n’arrive simplement pas à la cheville de ce que je retrouve sur Facebook, et le design à la Google semble accentuer ce fait.

Mais peut-être n’est-ce qu’une question de perception…

Laurent LaSalleJe ne veux pas installer votre application

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 publié le 13 mai 2013 à 15 h 43

Cinquante milliards de téléchargements. C’est le nombre mythique qu’atteindra le magasin d’applications d’Apple cette semaine. Si on estime les téléchargements Android à un peu plus de la moitié de cette somme, c’est d’autant plus impressionnant. Mais on peut se demander si toutes ces applications seront utilisées à bon escient, ou encore si elles ont toutes des raisons d’exister?

C’est sur cette question que se penche un nouveau blogue, I Don’t Want Your Fucking App. On devine par son titre que son auteur semble déjà avoir trouvé la réponse. Je mentirai en disant que je ne partage pas sa frustration, surtout lorsque trop de sites insistent pour que je télécharge leur application, simplement parce que j’ai le malheur de les visiter par l’intermédiaire de mon iPhone.

Mon téléphone est déjà un cimetière d’applications inutilisées. Oui, j’ai déjà admis être en faveur des applications natives par le passé, mais cela ne signifie pas que j’éprouve le besoin de remplir mon téléphone d’autant de crottes.

Tout ne devrait pas être une application

Tout ce que je voulais, c’est une recette de poulet à la lime. Payer 99 ¢ pour télécharger une application me donnant accès à plus de 50 000 façons différentes de cuisiner le poulet est ridiculement exagéré. Soit, cette application peut plaire aux amoureux de la volaille, et ce côté niche — le fait qu’autant de sites se spécialisent dans des sujets si pointus — est d’ailleurs une caractéristique propre au web. Mais, s’il vous plaît, épargnez-moi les fenêtres surgissantes annonçant l’existence de votre application mobile.

Plutôt que de miser sur une application, certaines compagnies auraient intérêt à investir leur temps dans une version mobile de leurs sites.

Contenu réservé à l’application

Vous désirez lire toutes les réponses à une question sur Quora sur votre téléphone? Vous devez absolument télécharger l’application mobile. On ne parle pas ici d’une expérience qui nécessite l’utilisation des capacités techniques de votre appareil (caméra ou GPS par exemple), mais d’un service vous permettant de consulter des réponses à une question. Combien de fois avons-nous réellement besoin d’utiliser Quora au point d’installer son application?

Expérience mobile réduite

Bien qu’il soit de moins en moins difficile de publier des contenus sur Facebook, les fonctions de son application mobile ont trop longtemps été limitées. Néanmoins, il m’est toujours impossible de modifier un de mes commentaires avec cette application, une fonction pourtant présente sur le site mobile du populaire réseau social, en plus de sa version classique.

Pourquoi m’est-il impossible de soumettre une image de ma librairie de photos, afin de lancer une recherche sur Google? Trop souvent, il n’existe aucune raison valable de ne pas offrir toutes les fonctions d’un service web sur son application mobile. Vous désirez produire un logiciel mobile consacré à votre produit? Organisez-vous pour que votre application soit complète et sans faille.

Cinquante milliards de téléchargements, pour l’offre actuelle, c’est beaucoup trop.

Depuis février dernier, Google permet aux utilisateurs de divers services web de se connecter avec leurs identifiants Google, simplifiant ainsi la procédure d’inscription à ces nouveaux services. Nommé Google+ Sign-In, ce module est offert gracieusement aux développeurs d’applications désireux de céder la gestion de leurs utilisateurs à une compagnie dont la réputation est déjà bien établie. Qui sait ce qu’un service totalement inconnu pourrait faire avec vos informations confidentielles?

Évidemment, il allait de soi que Google ne faisait pas preuve ici d’altruisme. C’est d’ailleurs ce que le géant de la recherche a confirmé aujourd’hui en dévoilant une nouvelle fonctionnalité de sa procédure de connexion. Celle-ci consiste (vous l’aurez sans doute deviné) à colliger les diverses activités de chacune des applications utilisant le service Google+ Sign-In.

Résultats de recherche améliorés

La prochaine fois que vous effectuerez une recherche d’application sur Google, de l’information concernant les préférences de sa communauté sera affichée dans une case à droite des résultats de recherche (pourvu que l’application utilise Google+ Sign-In). Par exemple, si vous cherchez le service « Fandango », voici ce que vous obtenez :

En appliquant l’information recueillie par le biais de Google+ Sign-In, vous trouvez de l’information complémentaire en dessous des détails de l’application :

Il semble pour l’instant que cette fonction soit réservée uniquement aux internautes connectés à Google+. Néanmoins, Google a annoncé son intention d’afficher éventuellement l’information complémentaire même à ceux qui ne sont pas membres de son réseau social.

Le déploiement de cette nouvelle fonctionnalité devrait se faire sous peu. Elle ne concerne que les applications ayant conclu un partenariat avec Google, mais ce n’est qu’une question de temps avant que la majorité des recherches en soit touchée.

Choisir son démon

Entre Facebook, Twitter et Google, il est parfois difficile de juger lequel de ces trois services respecte le mieux la confidentialité de ses utilisateurs. Bien qu’il soit possible de signaler qu’on ne désire pas que certaines informations ou activités soient publiques, rien ne garantit que les données recueillies ne sont pas utilisées à des fins statistiques.

Martin LessardLa guerre des navigateurs va-t-elle reprendre?

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 publié le 10 avril 2013 à 7 h 43

La guerre des navigateurs semble être de nouveau à l’ordre du jour.

Un navigateur est un logiciel qui transforme le code HTML (et aussi le CSS et le JavaScript) en page web lisible pour nous, pauvres mortels. La pièce centrale d’un navigateur est le moteur de rendu : il interprète le code pour l’afficher correctement à l’écran.

C’est le moteur de votre navigateur qui vous permet en ce moment même de lire cette page. Sinon, vous n’y verriez que du code HTML.

Mais peut-être avez-vous déjà remarqué des différences dans l’affichage d’une même page lorsque vous changez de navigateur? C’est à cause du moteur de rendu. Chacun d’eux interprète le mieux possible le code HTML, mais des différences perceptibles existent. Un peu comme avec les voitures : votre expérience de conduite change d’une marque à l’autre.

Or, voilà! Les développeurs de Google et d’Apple ne s’entendent plus sur l’évolution et la stabilité futures de WebKit, le moteur conjoint utilisé par Safari (Apple) et Chrome (Google).

Le schisme de Blink

Dans un billet d’annonce la semaine dernière, Google a décidé de poursuivre son chemin en créant Blink, un nouveau moteur de rendu web, à partir de WebKit.

Ce choix veut dire que nous sommes maintenant en présence de quatre moteurs de rendu différents :

  • Webkit, utilisé par Apple et beaucoup d’autres
  • Trident, utilisé par Internet Explorer, de Microsoft
  • Gecko, utilisé par Mozilla (Firefox)
  • et maintenant Blink, qui va équiper Chrome et, par extension, la plateforme Android

Du point de vue de l’expérience usager, il est possible que pour une même page, la disposition ne soit pas tout à fait identique. Ou pire! Selon la compétence ou l’intérêt des programmeurs de pages web, ils se pourraient que certaines pages ne soient plus tout à fait « compatibles » selon le type de navigateur que l’on utilise.

Expliquons. Les plus vieux sur le web se rappellent ceci : « Cette page est optimisée pour Internet Explorer 5 (IE). » Et tant pis si vous n’êtes pas sur ce navigateur!

Il faut comprendre ici que les programmeurs avaient tendance à modifier le code en fonction des subtiles particularités du moteur de rendu web de IE. De la même façon que vous choisissez un type d’essence (ordinaire, diesel, super, etc.) en fonction des particularités de votre moteur de voiture pour optimiser la conduite.

Avec l’arrivée de Blink, il est possible que la volonté d’optimiser le code HTML pour le moteur de rendu dominant fasse en sorte que des pages web apparaissent moins bien sur les autres moteurs…

C’est reparti comme en 94!

Au début du web, il y a eu aussi une guerre des navigateurs. IE était le navigateur dominant. Plusieurs personnes ont optimisé leurs pages web pour IE.

Aujourd’hui sur les téléphones mobiles, la ligne de fracture se fait selon le système d’opération. C’est probablement là que se jouera peut-être la nouvelle guerre des navigateurs. Verrons-nous des pages optimisées pour iOs (Safari avec Webkit) et d’autres pour Android (Chrome avec Blink)?

Source : The Guardian

En fait, théoriquement, plus il y a de moteurs différents, plus ils ont intérêt à suivre le standard établi (dans ce cas-ci, le code HTML 5).

En ce moment, pour le mobile, comme l’indique le tableau ci-dessus, le marché est dominé par Safari (Apple, qui utilise WebKit). Viennent ensuite Android, Chrome et Opera (qui a aussi annoncé qu’il passerait sur Blink).

Ça ressemble drôlement à la guerre à deux entre IE et Netscape en 1994. Les sites web en avaient souffert pendant des années.

Verrons-nous la même chose se produire sur le web mobile, avec une ligne de fracture Andoid/iOs? Espérons que non.

Tim Cook, Wikimedia, auteur, Haotian0905

Le iPhone 5 est apparu pour les utilisateurs comme un plus grand iPhone. Le iPad mini, comme un plus petit iPad doté d’un écran de la génération précédente. Or, quand les rumeurs du développement d’une iWatch se font de plus en plus fortes, les analystes se demandent si Apple ne cherche pas un peu à tâtons la suite de l’innovation…

Apple c’est la qualité, l’innovation et des ambassadeurs dévolus à la marque

Si l’on repense au premier modèle du iPhone ou de l’iPad, il faut avouer que les communications enthousiastes de l’entreprise de Cupertino, tout comme l’aura de Steve Jobs ont grandement contribué au succès de ces appareils. Ils n’étaient pas parfaits, mais pour avoir entre les mains un de ces symboles de l’invention et de l’innovation américaine, les inconditionnels de la marque étaient prêts à tous les sacrifices. Même si les observateurs n’ont pas été impressionnés par le plus récent iPhone ou ce iPad mini, les voix discordantes ont vite été étouffées par les scores des ventes. Les ambassadeurs d’Apple payent leurs produits, en font la promotion et se sentent privilégiés d’avoir entre les mains le nouveau modèle, même si au départ il y a quelques ratés. Les autres marquent, faut-il le dire, ne bénéficient pas d’ambassadeurs aussi convaincus.

La mobilité bat son plein, les caisses sont pleines que fera Apple?

C’est la question qui était sur toutes les lèvres le 12 février, alors que Tim Cook devait prendre la parole dans un évènement organisé par la banque Goldman Sachs. Tandis que l’assistance s’attendait à ce qu’il révèle un plan pour utiliser les 137 milliards qui garnissent sa trésorerie, il a réaffirmé qu’Apple comptait demeurer au centre de l’innovation et envisageait peut-être des bonus pour les actionnaires, voire un iPhone avec un plus grand écran… Et voilà, comment s’orchestre une baisse du prix de l’action (pour voir le cours AAPL) sur le NASDAQ, ce qui est arrivé.

De la Apple TV à la montre iWatch

Martin Lessard avait discuté ici de la multiplication des formats d’écrans. C’est ce que l’on constate, surtout dans un contexte où il est fréquent qu’un utilisateur n’ait pas moins de cinq appareils mobiles pour se relier au web (source, Yankee Group, cité dans cet article de CNN Money). Pour demeurer un chef de file de l’innovation, Apple doit renforcer l’idée d’écosystème dans lequel tous les appareils d’un utilisateur seraient en lien. Dans un marché du mobile centré sur le téléphone intelligent et la tablette, la montre à titre de relais entre les appareils mobiles, mais toujours à la vue du porteur peut paraître intéressante.

Pendant la guerre des brevets, d’autres s’épanouissent…

Tim Cook évite souvent la question de guerre des brevets contre Samsung. Pour certains, cela peut signifier qu’avec ce nouveau dirigeant, l’entreprise en profitera pour annoncer un changement de cap. Il faut dire que sous la direction de Steve Jobs la menace Android avait été cristallisée dans l’ennemi Samsung. Pendant ce temps, Google (GOOG au NASDAQ) a développé sa boutique, ses appareils mobiles, son réseau social et hier la montée de son action au-dessus des 800 $ faisait les manchettes… Tandis que chaque baisse, même légère de l’action d’Apple est surveillée, après avoir atteint des sommets en septembre 2012, on comprend maintenant que la baisse subséquente de l ‘action était redevable à la remise en vente de milliards de dollars en actions Apple par de grands gestionnaires de portefeuilles américains inquiétés par la compétition et la baisse des marges de profit (la nouvelle en anglais sur Reuters).

Aux dernières nouvelles, on parlait donc d’un iPhone 5 avec plus grand écran, d’un iPad mini à écran Retina et d’une montre.

La publicité de 2007 pour l’iPhone…

Sources complémentaires :

Sur 01Net. : Brevets : Tim Cook ne voulait pas de cette guerre contre Samsung

Bloomberg Businessweek: Rampant speculations on Apple’s watch plans