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Catherine MathysLes meilleures applications de 2014, selon Google

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 publié le 3 décembre 2014 à 15 h 29

Eh oui, bientôt la fin de l’année. L’heure des bilans et des palmarès a sonné. Dimanche dernier, Google puisait dans sa banque de plus de 1 million d’applications pour publier sa sélection des 69 meilleures de 2014. L’exercice semble plus complet cette année, comparativement au maigre choix de 11 applications de l’an dernier.

Google-Best-Apps-of-2014

Attention, il ne s’agit pas de la liste des applications les plus populaires. Vous ne trouverez donc pas de références à Instagram ou à Facebook. On y reconnaît, bien sûr, plusieurs noms bien connus comme Uber ou Shazam, mais on remarque aussi certaines applications qui nous sont peut-être passées sous le nez durant l’année comme Frontback, Minube ou encore Rundavoo. Dans la liste, on retrouve surtout des applications gratuites, mais aussi 7 applications payantes : Over, 7 Minute Workout, Afterlight, Facetune, djay2, Ultimate Guitar et Amazing World Atlas.

Voici la liste complète des applications sélectionnées par Google, selon le classement du magazine Time:

Productivité

  • Wunderlist : To-Do List & Tasks
  • SwiftKey Keyboard
  • IFTTT (If This, Then That)
  • Sunrise Calendar
  • Todoist: To-Do List, Task List
  • Mailbox
  • Offtime – Life Unplugged
  • Rundavoo
  • Money Traker
  • SlideShare Presentations
  • Strive

Éducation ou formation

  • TED
  • Lumosity
  • Duolingo
  • Craftsy Classes
  • Monki Chinese Class
  • Child Mode & Time Education
  • Amazing World Atlas

Divertissement

  • Hulu
  • Comedy Central
  • Disney Movies Anywhere
  • DramaFever
  • 5by
  • Dailymotion

Information

  • Yahoo News Digest
  • BuzzFeed
  • The Economist
  • CNN
  • New York Times
  • Watchup : Your Daily Newscast

Musique et audio

  • Shazam
  • Pandora
  • iHeartRadio
  • Afterlight
  • Musixmatch Music Player Lyrics
  • djay 2
  • TuneIn Radio
  • Soundhound
  • edjing – DJ Music
  • Equalizer + MP3 player volume
  • Ultimate Guitar

Sports et santé

  • Onefootball – Pure Soccer!
  • Golfshot : Golf GPS
  • Univision Deportes
  • 7 Minute Workout
  • Google Fit

Magasinage

  • Wish
  • Groupon

Photographie

  • Over
  • EyeEm : CAmera & Photo Filter
  • Facetune
  • Carousel – Dropbox Photos
  • Video Collage Maker
  • Camera Zoom

Personalisation

  • Locket Lock Screen
  • Link Bubble Browser

Applications sociales

  • Timehop
  • OKCupid
  • Secret
  • LINK – with people nearby
  • Frontback
  • Obscure
  • Lettrs
  • Telegram
  • Samba : Videos + Reactions
  • Bitmoji
  • Skype Qik : Group Video Chat
  • Viadeo

Voyage

  • Expedia
  • Maps.ME
  • Anywayanyday
  • Minube
  • Windfinder
  • Uber

Le grand absent de la liste : les jeux 

Bien que les jeux soient la plus importante source de revenus de Google Play, on n’en trouve aucun dans la liste des applications de l’année. Au 3e trimestre de 2014, les jeux représentaient presque à eux seuls tous les revenus de Google Play aux États-Unis et en Corée du Sud. Chez nos voisins, ce sont surtout les jeux de stratégie comme Game of War – Fire Age, Boom Beach et Clash of Clans qui ont contribué à gonfler les revenus. Google nous prépare peut-être une liste séparée pour nous dresser le palmarès de ses jeux favoris.

Si on laisse de côté le tri de Google et qu’on regarde le véritable portrait de la situation au Canada, c’est effectivement un jeu qui a dominé les téléchargements d’applications gratuites de 2014 sur Google Play avec Guns GirlZ – Escape Ragnarök. Dans les 10 premières applications gratuites, on retrouve aussi Candy Crush Soda Saga et Stick Hero. Quant aux 10 applications payantes de l’année, la liste est presque entièrement composée de jeux, Minecraft – pocket edition figurant tout en haut du palmarès.

 Une chaude lutte entre Google et Apple

Selon un récent rapport du site App Annie, au troisième trimestre de 2014, les téléchargements d’applications sur Google Play ont excédé ceux d’Apple de 60 %. Au même trimestre l’an dernier, Google ne dominait Apple que par 25 % au chapitre du téléchargement d’applications. Le bond est spectaculaire.

Cependant, les revenus de ventes d’applications sont plus importants chez Apple que chez Google. L’App Store d’Apple a généré 60 % de plus de revenus que Google Play.

Toujours selon ce rapport, ce sont les applications de messageries qui ont connu la plus grande croissance avec Facebook Messenger en tête, tant à Google qu’à Apple. Bien sûr, la décision de Facebook, en juillet dernier, de rediriger la messagerie sur l’application Facebook Messenger n’est pas étrangère à cette position avantageuse. Les nombreuses critiques concernant l’imposition d’une telle application ont ralenti sa progression en août avant de reprendre en septembre.

Cela dit, Facebook n’est pas la première à diviser pour mieux régner. Foursquare, avec sa nouvelle application Swarm, a aussi démultiplié sa présence dans les palmarès d’applications.

Et vous, quelles sont vos applications Android de l’année?

 

securite

Google a dévoilé plus tôt cette semaine le nouvel outil Appareils et sécurité, qui permet de voir facilement quels sont les appareils qui se connectent à notre compte Google. Une fonction pratique, qui permet de s’assurer qu’aucun étranger n’accède à nos données.

L’outil, accessible à partir de l’onglet Sécurité dans les paramètres de notre compte Google, recense tous les appareils – ordinateurs, tablettes, téléphones – utilisés pour nous connecter à notre compte au cours des 28 derniers jours.

La liste s’affiche d’une manière conviviale, avec des icônes et des noms pour reconnaître facilement le type d’appareil utilisé.

securite 2

Il est ensuite possible de cliquer sur chacun des éléments pour voir notamment quel navigateur a été utilisé et à partir de quelle ville les connexions ont été effectuées. Dans le cas des tablettes et téléphones, il est aussi possible d’enlever l’accès à notre compte et de retrouver nos appareils Android sur une carte géographique. Aucune action n’est toutefois possible avec les ordinateurs.

Dans tous les cas, ceux qui découvrent une connexion suspecte avec cet outil devraient modifier leur mot de passe sur-le-champ. Il serait aussi sage d’activer la validation en deux étapes, qui permet de protéger notre compte même lorsque notre mot de passe a été compromis.

L’outil Appareils et sécurité de Google est accessible à cette adresse.

Catherine MathysEurope : la taxe Google refait surface

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 publié le 7 novembre 2014 à 12 h 07

Le gouvernement espagnol vient tout juste de faire passer une nouvelle loi sur le droit d’auteur qui impose des frais aux agrégateurs de contenu en ligne. C’est ce que certains appellent la taxe Google. Cette loi, qui entrera en vigueur en janvier prochain, vise ultimement à protéger l’industrie de la presse écrite espagnole. Elle impose aux services d’agrégation qui publient des liens ou des extraits d’articles de payer des frais à l’organisation qui représente les journaux espagnols, l’AEDE. Des amendes pouvant s’élever à 600 000 euros sont prévues pour ceux qui ne s’y conformeraient pas.

La réplique ne s’est évidemment pas fait attendre. Google a même menacé de carrément fermer son service Google News en Espagne. Bien qu’elle ne l’ait pas encore fait, l’option n’est pas exclue, et Google cherche une façon de retarder ou d’annuler l’application de cette taxe.

google-vs-eu

www.stateofdigital.com

Google et ses déboires européens

Entre Google et les médias européens, d’un pays à l’autre, l’histoire semble se répéter. En 2012, c’est la France que Google menaçait de ne plus référencer. En effet, à l’époque, la France envisageait aussi de taxer les moteurs de recherche pour les liens rattachés aux articles de presse. Finalement, un accord a été conclu entre un groupe d’éditeurs et Google pour mettre en place un fonds de 60 millions d’euros créé pour la presse et entièrement financé par Google. Bien que l’accord vise essentiellement à « faciliter la transition vers le numérique », il n’y a pas de réapprovisionnement prévu pour le fonds, alors soyons assurés que cette histoire n’est pas terminée.

L’Allemagne a elle aussi fait passer sa propre taxe Google en 2013, non sans maintes complications légales par la suite. Par exemple, Google exigeait des éditeurs de presse qu’ils demandent expressément d’être inclus dans les résultats de recherche de Google News pour éviter d’éventuelles représailles. Cela dit, les éditeurs qui choisissaient d’apparaître dans les résultats du moteur de recherche se sentaient obligés de renier leurs droits d’auteur. Ils ont donc porté plainte contre Google. Devant la perspective d’autres démêlés judiciaires, Google a tranché et a décidé de retirer tout extrait de presse en limitant les résultats de recherche aux simples manchettes. Cela dit, pas plus tard que la semaine dernière, les éditeurs allemands ont abdiqué et acceptent désormais la publication d’extraits de leurs nouvelles sans rémunération. Goliath s’est avéré trop fort. Le groupe VG Media, qui représente quelque 200 médias allemands, a mentionné des pertes de revenus causées par une baisse de la fréquentation des sites web de presse membres du groupe.

La Belgique a aussi déjà eu son lot de problèmes similaires avec Google. En 2006, Copiepresse, la société de gestion des droits des éditeurs de presse quotidienne francophone et germanophone belge, a poursuivi Google pour violation de droits d’auteur. Pendant les six ans de bataille devant les tribunaux, Google a exclu les journaux belges du référencement de Google News. En fin de compte, les deux parties en sont arrivées à un accord secret qui inclut le paiement d’une somme forfaitaire non divulguée, mais qui ne prévoit pas de redevance aux éditeurs belges pour l’inclusion de leur contenu sur Google News.

Une lutte impitoyable

Après ses multiples déboires en Europe, il n’est pas étonnant que Google, dans la situation espagnole, ait accueilli la nouvelle froidement. Elle s’est contentée de dire qu’elle était déçue d’apprendre l’existence de cette nouvelle loi parce qu’elle croit qu’un service comme Google News aide les éditeurs de presse à augmenter le trafic sur leurs sites web. Dans ce cas-ci, comme dans la plupart des autres cas mentionnés plus haut, ce que les éditeurs de presse reprochent à Google, c’est plutôt de se bâtir son propre service de presse (et de faire beaucoup d’argent) avec le contenu des autres qu’elle n’a pas payé.

Mais la taxe Google n’est qu’un seul volet de cette nouvelle loi espagnole. En effet, dès janvier 2015, l’Espagne obligera aussi les sites à retirer tout matériel qui enfreint les droits d’auteur, et ce, même si le site ne fait pas d’argent à partir de l’oeuvre. Les ayants droit pourront même exiger le paiement d’amendes et le retrait des liens sans même passer devant un juge. La loi s’applique aussi aux tierces parties, les sites d’hébergement par exemple. À suivre.

 

 

Catherine MathysGoogle et le malaise du droit à l’oubli

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 publié le 30 septembre 2014 à 13 h 27

Le 25 septembre dernier, Google organisait une grande rencontre à Paris dans le but de réfléchir aux épineuses questions qui entourent le droit à l’oubli. C’est la troisième réunion européenne à avoir lieu après celles de Madrid et de Rome. Google poursuivra sa tournée de consultations ensuite à Varsovie, à Berlin, à Londres et à Bruxelles.

 

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La genèse du droit à l’oubli

Pourquoi tant de rencontres? Parce que le sujet est complexe. Très complexe. En fait, il faut remonter au mois de mai dernier lorsque la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a jugé le cas d’un citoyen espagnol, Mario Costeja Gonzalez. En 1998, le journal espagnol La Vanguardia a publié un avis concernant des enchères décidées par M. Costeja Gonzalez dans le but d’éponger ses dettes. Même si ses difficultés financières étaient derrière lui, celles-ci faisaient toujours surface dans les recherches de Google qui le concernaient. En 2010, M. Costeja Gonzalez a obtenu d’une instance espagnole que Google retire toute mention de cette affaire, même si le site web du journal qui avait rapporté la nouvelle demeurait intact. Ainsi, l’information était encore trouvable, mais n’était plus directement associée au nom de M. Costeja Gonzalez dans les recherches sur le web. C’est ce jugement que la CJUE a confirmé en mai dernier en mentionnant que les moteurs de recherche étaient responsables des données générées par leurs algorithmes, et ce, dans les 28 juridictions européennes.

Le jugement concerne tous les moteurs de recherche, mais vise essentiellement Google qui cumule plus de 80 ­­­% des recherches sur le web en Europe. Il reconnaît donc dans les faits qu’un résultat de recherche sur Google peut avoir des conséquences et peut-être même plus qu’une recherche sur un autre site web. Cela dit, la décision du CJUE reste vague, car elle concerne tout contenu jugé « non pertinent, obsolète ou inapproprié ». Google a dû se mettre au travail pour créer un système permettant de recueillir les plaintes. Ainsi, en allant sur Google.de en Allemagne ou Google.es en Espagne, on trouve un formulaire qu’on peut remplir avec son nom et les liens qu’on souhaite faire retirer. Depuis le jugement, Google aurait reçu 135 000 requêtes concernant plus de 470 000 liens, souvent des casiers judiciaires, des photos embarrassantes ou des articles négatifs. Elle aurait répondu favorablement à plus de la moitié des demandes.

Google se retrouve donc devant un vrai casse-tête. Elle doit déterminer si l’information est d’intérêt public, si la personne concernée est un simple citoyen ou une personnalité publique. Bref, bien des débats et parfois aussi des dérapages en vue. Le New Yorker cite l’exemple d’un article du journaliste Robert Peston, de la BBC, dont le billet de blogue sur le patron de Merrill Lynch a cessé d’être référencé par Google parce qu’une personne ayant commenté le billet ne voulait plus y être associée. Or, en faisant une recherche Google sur l’homme d’affaires, le lien se faisait avec le blogue et donc avec la personne qui avait demandé d’être oubliée. Certains, comme Peston, ont peur que la liberté d’expression et le travail journalistique n’en souffrent.

Les réunions de Google servent essentiellement à consulter des experts locaux qui pourront discuter de leurs points de vue sur le droit à l’oubli. La consultation de Paris est offerte en français sur le web.

Les Américains et la liberté d’expression

Si, en Europe, le droit à la vie privée supplante la liberté d’expression, c’est l’inverse aux États-Unis selon l’article du New Yorker The solace of oblivion. Aux États-Unis, certaines catégories d’information sont protégées : l’information médicale, les registres scolaires et les locations de films (!). Autrement, le droit à l’oubli n’existe pas pour les Américains. Le New Yorker mentionne l’histoire d’un père de famille qui a voulu faire retirer du web les photos de la décapitation de sa fille survenue dans un accident de voiture, mais en vain. Il a dû poursuivre les deux personnes qui avaient pris les photos pour négligence, invasion de vie privée et détresse psychologique. En Europe, il aurait simplement eu à remplir un formulaire. Aux États-Unis, il a dû passer par les tribunaux avec tout ce que cela implique de frais et de temps perdu.

Dans le paradis de la liberté d’expression, il existe cependant quelques solutions dont celle proposée par l’entreprise Reputation.com, qui tente de déjouer l’algorithme de Google en diffusant une grande quantité d’information supplémentaire sur un sujet, de telle sorte que les données qu’on ne veut plus voir se retrouvent bien loin dans les résultats de recherche. C’est tout ce que le père de famille américain a pu faire, en plus de demander le retrait des photos à chacun des milliers de sites qui les diffusaient.

Le droit à l’oubli n’est en effet pas une idée populaire aux États-Unis et beaucoup d’Américains voient d’un bien mauvais œil ce qui se passe en Europe. C’est comme si chaque pays allait pouvoir dicter son règlement sur le fonctionnement d’Internet selon ses propres lois locales. Le New Yorker cite les propos de Jennifer Granick de l’Université Stanford, qui a peur que ce soit la fin d’un Internet global. Elle mentionne la balkanisation d’Internet et pense que les Européens risquent d’avoir accès à une information bien différente de celle des Américains.

Un droit à l’oubli au Canada?

Le cas est essentiellement le même au Canada qu’aux États-Unis.Cet article de la CBC mentionne l’avis de l’avocat David Fraser qui dit que la Charte canadienne des droits et libertés garantit la liberté d’expression, mais que rien ne protège, ni n’encadre le droit à l’oubli. Un autre avocat cité dans l’article, Allen Mendelsohn, compare le jugement de Google à celui d’un libraire qui serait responsable du contenu d’un livre controversé. « The librarian will help you find that book, but the librarian didn’t publish that book. » (Un libraire peut vous aider à trouver un livre mais ce n’est pas lui qui l’a publié.)Les détracteurs de la décision européenne dénoncent aussi le fait que Google doive simplement cesser de référencer le lien, mais sans avoir de pouvoir sur le lien lui-même.

Au Canada, un jugement de la Cour suprême en 2011, mentionne que les sites web n’ont pas la responsabilité légale d’un lien vers du contenu diffamatoire. Dans ce contexte, il serait difficile de faire porter la responsabilité à Google dans un cas comme celui de M. Costeja Gonzalez. D’autres, comme l’avocate Kirsten Thompson, croient au contraire que la Charte prévoit l’équilibre entre la liberté d’expression et le droit à la vie privée. Selon elle, il est difficile de prédire lequel des deux l’emporterait en cour. Tout dépend du rôle qu’on attribue à Google. Le débat n’a donc pas fini de faire rage en Europe, comme en Amérique du Nord qui surveille bien étroitement le dossier.

Google Play

La boutique numérique de livres Google Play Books permet depuis cette semaine aux Canadiens de louer des manuels scolaires électroniques, ce qui pourrait permettre à certains étudiants d’alléger à la fois leur imposante facture de la rentrée et leur sac à dos pendant le reste de l’année. Les étudiants devraient toutefois bien y réfléchir avant d’opter pour la location plutôt que l’achat.

Google Play Books est une boutique accessible au Canada depuis quelques années déjà. Le service de Google permet d’acheter (et maintenant de louer, à Google Play Manuels) des livres sur un ordinateur ou un appareil mobile Android ou iOS, d’où il est ensuite possible de consulter ses ouvrages avec ou sans connexion Internet.

Les avantages des livres numériques en général sont souvent amplifiés avec les livres scolaires. Quelques gros manuels de plusieurs kilos peuvent être remplacés par une petite tablette, il est possible d’y souligner et d’en annoter des passages sans les endommager, et de rechercher des mots-clés importants dans ses manuels.

Un livre numérique est aussi souvent moins cher, mais la différence de prix est toutefois assez mineure, même avec les ouvrages scolaires. Contrairement à un livre papier, il est pratiquement impossible de revendre son manuel à la fin de la session ou à la fin de ses études.

Un bon rabais
Google offre généralement ses livres en location avec de bons rabais dans sa boutique scolaire, jusqu’à 80 %, comparativement à la version imprimée. En pratique, le rabais peut varier grandement, mais après vérification, il est rare que celui-ci soit inférieur de 30 % par rapport au prix du livre neuf chez Amazon.ca.

Quelques inconvénients
La location d’un livre n’est certainement pas pour tous, toutefois. Contrairement à un livre acheté, un livre loué n’est bon que pour une durée limitée, soit de 6 mois dans le cas de la boutique Google Play. Si cette durée est suffisante pour terminer un cours, elle ne l’est malheureusement pas pour terminer toutes ses études. Or il n’est pas rare qu’un ouvrage puisse être utile pendant plusieurs années.

Par ailleurs, certains ouvrages sont parfois offerts avec du contenu supplémentaire, permettant d’accéder à un site web protégé, par exemple. On ne pourra pas toujours accéder à ce contenu avec un livre en location.

Malheureusement, l’offre francophone de Google est aussi assez mince, ce qui pourrait grandement réduire son utilité au Québec. De nombreux cours universitaires en français exigeant toutefois l’achat de manuels en anglais, la location pourra donc quand même être intéressante pour certains étudiants.

La location : à considérer, mais…
Louer un manuel scolaire demeure souvent cher. Moins que d’acheter un libre neuf, mais beaucoup plus cher que d’acheter un livre usagé et de le revendre l’année suivante.

Pour ceux qui souhaitent adopter les livres numériques, cela reste une option intéressante, qui pourrait permettre de faire des économies assez substantielles au cours de ses études.

Attention, toutefois, de bien choisir les livres à louer et les livres à acheter. Car un bon ouvrage de référence peut être utile pendant des années, et pas seulement pendant six mois.