Billets classés sous ‘google’

Catherine MathysGoogle, Woody Allen et vous

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 publié le 8 avril 2015 à 13 h 41

Si les robots ne sont pas encore parmi nous, c’est à prévoir dans un avenir rapproché. D’ailleurs, Google semble s’y préparer de plus en plus sérieusement. La semaine dernière, l’entreprise a déposé un nouveau brevet qui a pour but d’attribuer une personnalité à un robot ou à un ordinateur. Oui, vous avez bien lu. Google veut aider les machines qui vous entourent à mieux s’entendre avec vous en téléchargeant une personnalité comme on télécharge une application.

Un robot qui vous comprend

Un robot (ou un ordinateur) pourrait donc avoir des personnalités multiples pour mieux s’adapter à ses divers utilisateurs.

Chaque personnalité robotique serait évolutive. Les événements du quotidien seraient compilés dans la mémoire du robot, et sa personnalité pourrait donc être modifiée selon ces derniers.

Il serait même possible de créer une banque de personnalités et de les télécharger sur un ou plusieurs robots à la fois. En d’autres termes, on pourrait cloner la personnalité de ce robot pour ne pas perdre toutes les données accumulées. C’est un peu comme quand on garde une carte SIM en changeant de téléphone, sauf qu’ici tout serait accessible dans le nuage de Google.

woody

Là où ça commence à faire un peu peur, c’est ici : le brevet mentionne que la personnalité en question pourrait reproduire celle du propriétaire de l’appareil, ou encore celle d’un proche mort ou d’une vedette. Le robot pourrait donc devenir névrotique comme Woody Allen, si on le souhaite. Ce n’est pas mon exemple, c’est le document de Google qui le dit!

Ce n’est qu’un début

C’était probablement la suite logique des choses. On sait que les robots feront partie de notre quotidien un jour, alors autant raffiner leurs interactions avec nous.

Google s’intéresse à la robotique depuis plusieurs années. Elle a d’ailleurs acheté plusieurs entreprises récemment, dont Boston Dynamics ou encore Bot & Dolly. Cela dit, en ce qui concerne la personnalité des robots, il ne s’agit que d’un brevet pour le moment. Il n’y a donc aucune garantie que Google vise la commercialisation d’un produit avec le processus qu’il y détaille.

Pour l’instant, on semble plus proche de faire notre jogging avec le chien robotisé Spot que de jaser avec Woody Allen dans notre salon.

 

Catherine MathysGoogle et les femmes

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 publié le 24 mars 2015 à 13 h 27

Avez-vous reconnu la femme sur le dessin de la page d’accueil de Google hier? C’était Emmy Noether. Google soulignait le 133e anniversaire de l’année de naissance de cette mathématicienne allemande que d’illustres personnages comme Einstein auraient qualifiée, à sa mort, en 1935, de femme la plus importante de l’histoire des mathématiques.

Google dessine surtout des hommes

Saviez-vous qu’entre 2010 et 2013, seuls 17 % des dessins quotidiens de la page d’accueil de Google représentaient des femmes? Le mouvement Spark, un regroupement de jeunes filles âgées de 13 à 21 ans, qui vise à encourager l’égalité entre les genres dans tous les domaines, y compris le web, a décidé de s’adresser au géant Google pour faire bouger les choses.

Non seulement Google a-t-elle accepté de présenter plus de femmes dans ses dessins quotidiens, mais elle a aussi invité Spark à approfondir ses recherches et à l’aider à faire reconnaître les femmes marquantes de l’histoire à l’intérieur de son application Field Trip, qui permet de découvrir l’histoire des sites qui se trouvent autour de nous.

field-trip

Faire une place aux femmes dans l’histoire

Concrètement, Spark a créé le volet Women on the Map pour l’application Field Trip. Jusqu’à présent, le regroupement a fait des recherches sur 119 femmes de 28 pays différents, dont la contribution au patrimoine de l’humanité demeure méconnue.

Désormais, si on télécharge l’application Field Trip et qu’on active Women on the Map, le téléphone prévient quand on se rapproche d’un endroit où l’une de ces 119 femmes a marqué l’histoire. Mais les jeunes filles de Spark ont plus d’ambition que cela.

Spark invite même les internautes à rejoindre le mouvement pour enrichir la base de données de Google en écrivant un texte à propos d’une femme inspirante. Elle leur suggère d’écrire une biographie de 150 à 300 mots en rattachant l’histoire de cette femme à un endroit particulier, qui sera signalé dans l’application. Il suffit d’ajouter une photo et d’envoyer le tout à sparkteam@sparksummit.com en mentionnant « Women on the Map » dans l’objet du courriel.

Je suis certaine qu’on pourrait contribuer à faire connaître de grandes Québécoises, comme Robertine Barry, Henriette Dessaulles ou Éva Circé-Côté, qui ont marqué les débuts du journalisme chez nous. Voici une courte liste de grandes dames de notre histoire pour nous inspirer. À vos claviers!

 

Catherine MathysLes meilleures applications de 2014, selon Google

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 publié le 3 décembre 2014 à 15 h 29

Eh oui, bientôt la fin de l’année. L’heure des bilans et des palmarès a sonné. Dimanche dernier, Google puisait dans sa banque de plus de 1 million d’applications pour publier sa sélection des 69 meilleures de 2014. L’exercice semble plus complet cette année, comparativement au maigre choix de 11 applications de l’an dernier.

Google-Best-Apps-of-2014

Attention, il ne s’agit pas de la liste des applications les plus populaires. Vous ne trouverez donc pas de références à Instagram ou à Facebook. On y reconnaît, bien sûr, plusieurs noms bien connus comme Uber ou Shazam, mais on remarque aussi certaines applications qui nous sont peut-être passées sous le nez durant l’année comme Frontback, Minube ou encore Rundavoo. Dans la liste, on retrouve surtout des applications gratuites, mais aussi 7 applications payantes : Over, 7 Minute Workout, Afterlight, Facetune, djay2, Ultimate Guitar et Amazing World Atlas.

Voici la liste complète des applications sélectionnées par Google, selon le classement du magazine Time:

Productivité

  • Wunderlist : To-Do List & Tasks
  • SwiftKey Keyboard
  • IFTTT (If This, Then That)
  • Sunrise Calendar
  • Todoist: To-Do List, Task List
  • Mailbox
  • Offtime – Life Unplugged
  • Rundavoo
  • Money Traker
  • SlideShare Presentations
  • Strive

Éducation ou formation

  • TED
  • Lumosity
  • Duolingo
  • Craftsy Classes
  • Monki Chinese Class
  • Child Mode & Time Education
  • Amazing World Atlas

Divertissement

  • Hulu
  • Comedy Central
  • Disney Movies Anywhere
  • DramaFever
  • 5by
  • Dailymotion

Information

  • Yahoo News Digest
  • BuzzFeed
  • The Economist
  • CNN
  • New York Times
  • Watchup : Your Daily Newscast

Musique et audio

  • Shazam
  • Pandora
  • iHeartRadio
  • Afterlight
  • Musixmatch Music Player Lyrics
  • djay 2
  • TuneIn Radio
  • Soundhound
  • edjing – DJ Music
  • Equalizer + MP3 player volume
  • Ultimate Guitar

Sports et santé

  • Onefootball – Pure Soccer!
  • Golfshot : Golf GPS
  • Univision Deportes
  • 7 Minute Workout
  • Google Fit

Magasinage

  • Wish
  • Groupon

Photographie

  • Over
  • EyeEm : CAmera & Photo Filter
  • Facetune
  • Carousel – Dropbox Photos
  • Video Collage Maker
  • Camera Zoom

Personalisation

  • Locket Lock Screen
  • Link Bubble Browser

Applications sociales

  • Timehop
  • OKCupid
  • Secret
  • LINK – with people nearby
  • Frontback
  • Obscure
  • Lettrs
  • Telegram
  • Samba : Videos + Reactions
  • Bitmoji
  • Skype Qik : Group Video Chat
  • Viadeo

Voyage

  • Expedia
  • Maps.ME
  • Anywayanyday
  • Minube
  • Windfinder
  • Uber

Le grand absent de la liste : les jeux 

Bien que les jeux soient la plus importante source de revenus de Google Play, on n’en trouve aucun dans la liste des applications de l’année. Au 3e trimestre de 2014, les jeux représentaient presque à eux seuls tous les revenus de Google Play aux États-Unis et en Corée du Sud. Chez nos voisins, ce sont surtout les jeux de stratégie comme Game of War – Fire Age, Boom Beach et Clash of Clans qui ont contribué à gonfler les revenus. Google nous prépare peut-être une liste séparée pour nous dresser le palmarès de ses jeux favoris.

Si on laisse de côté le tri de Google et qu’on regarde le véritable portrait de la situation au Canada, c’est effectivement un jeu qui a dominé les téléchargements d’applications gratuites de 2014 sur Google Play avec Guns GirlZ – Escape Ragnarök. Dans les 10 premières applications gratuites, on retrouve aussi Candy Crush Soda Saga et Stick Hero. Quant aux 10 applications payantes de l’année, la liste est presque entièrement composée de jeux, Minecraft – pocket edition figurant tout en haut du palmarès.

 Une chaude lutte entre Google et Apple

Selon un récent rapport du site App Annie, au troisième trimestre de 2014, les téléchargements d’applications sur Google Play ont excédé ceux d’Apple de 60 %. Au même trimestre l’an dernier, Google ne dominait Apple que par 25 % au chapitre du téléchargement d’applications. Le bond est spectaculaire.

Cependant, les revenus de ventes d’applications sont plus importants chez Apple que chez Google. L’App Store d’Apple a généré 60 % de plus de revenus que Google Play.

Toujours selon ce rapport, ce sont les applications de messageries qui ont connu la plus grande croissance avec Facebook Messenger en tête, tant à Google qu’à Apple. Bien sûr, la décision de Facebook, en juillet dernier, de rediriger la messagerie sur l’application Facebook Messenger n’est pas étrangère à cette position avantageuse. Les nombreuses critiques concernant l’imposition d’une telle application ont ralenti sa progression en août avant de reprendre en septembre.

Cela dit, Facebook n’est pas la première à diviser pour mieux régner. Foursquare, avec sa nouvelle application Swarm, a aussi démultiplié sa présence dans les palmarès d’applications.

Et vous, quelles sont vos applications Android de l’année?

 

securite

Google a dévoilé plus tôt cette semaine le nouvel outil Appareils et sécurité, qui permet de voir facilement quels sont les appareils qui se connectent à notre compte Google. Une fonction pratique, qui permet de s’assurer qu’aucun étranger n’accède à nos données.

L’outil, accessible à partir de l’onglet Sécurité dans les paramètres de notre compte Google, recense tous les appareils – ordinateurs, tablettes, téléphones – utilisés pour nous connecter à notre compte au cours des 28 derniers jours.

La liste s’affiche d’une manière conviviale, avec des icônes et des noms pour reconnaître facilement le type d’appareil utilisé.

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Il est ensuite possible de cliquer sur chacun des éléments pour voir notamment quel navigateur a été utilisé et à partir de quelle ville les connexions ont été effectuées. Dans le cas des tablettes et téléphones, il est aussi possible d’enlever l’accès à notre compte et de retrouver nos appareils Android sur une carte géographique. Aucune action n’est toutefois possible avec les ordinateurs.

Dans tous les cas, ceux qui découvrent une connexion suspecte avec cet outil devraient modifier leur mot de passe sur-le-champ. Il serait aussi sage d’activer la validation en deux étapes, qui permet de protéger notre compte même lorsque notre mot de passe a été compromis.

L’outil Appareils et sécurité de Google est accessible à cette adresse.

Catherine MathysEurope : la taxe Google refait surface

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 publié le 7 novembre 2014 à 12 h 07

Le gouvernement espagnol vient tout juste de faire passer une nouvelle loi sur le droit d’auteur qui impose des frais aux agrégateurs de contenu en ligne. C’est ce que certains appellent la taxe Google. Cette loi, qui entrera en vigueur en janvier prochain, vise ultimement à protéger l’industrie de la presse écrite espagnole. Elle impose aux services d’agrégation qui publient des liens ou des extraits d’articles de payer des frais à l’organisation qui représente les journaux espagnols, l’AEDE. Des amendes pouvant s’élever à 600 000 euros sont prévues pour ceux qui ne s’y conformeraient pas.

La réplique ne s’est évidemment pas fait attendre. Google a même menacé de carrément fermer son service Google News en Espagne. Bien qu’elle ne l’ait pas encore fait, l’option n’est pas exclue, et Google cherche une façon de retarder ou d’annuler l’application de cette taxe.

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www.stateofdigital.com

Google et ses déboires européens

Entre Google et les médias européens, d’un pays à l’autre, l’histoire semble se répéter. En 2012, c’est la France que Google menaçait de ne plus référencer. En effet, à l’époque, la France envisageait aussi de taxer les moteurs de recherche pour les liens rattachés aux articles de presse. Finalement, un accord a été conclu entre un groupe d’éditeurs et Google pour mettre en place un fonds de 60 millions d’euros créé pour la presse et entièrement financé par Google. Bien que l’accord vise essentiellement à « faciliter la transition vers le numérique », il n’y a pas de réapprovisionnement prévu pour le fonds, alors soyons assurés que cette histoire n’est pas terminée.

L’Allemagne a elle aussi fait passer sa propre taxe Google en 2013, non sans maintes complications légales par la suite. Par exemple, Google exigeait des éditeurs de presse qu’ils demandent expressément d’être inclus dans les résultats de recherche de Google News pour éviter d’éventuelles représailles. Cela dit, les éditeurs qui choisissaient d’apparaître dans les résultats du moteur de recherche se sentaient obligés de renier leurs droits d’auteur. Ils ont donc porté plainte contre Google. Devant la perspective d’autres démêlés judiciaires, Google a tranché et a décidé de retirer tout extrait de presse en limitant les résultats de recherche aux simples manchettes. Cela dit, pas plus tard que la semaine dernière, les éditeurs allemands ont abdiqué et acceptent désormais la publication d’extraits de leurs nouvelles sans rémunération. Goliath s’est avéré trop fort. Le groupe VG Media, qui représente quelque 200 médias allemands, a mentionné des pertes de revenus causées par une baisse de la fréquentation des sites web de presse membres du groupe.

La Belgique a aussi déjà eu son lot de problèmes similaires avec Google. En 2006, Copiepresse, la société de gestion des droits des éditeurs de presse quotidienne francophone et germanophone belge, a poursuivi Google pour violation de droits d’auteur. Pendant les six ans de bataille devant les tribunaux, Google a exclu les journaux belges du référencement de Google News. En fin de compte, les deux parties en sont arrivées à un accord secret qui inclut le paiement d’une somme forfaitaire non divulguée, mais qui ne prévoit pas de redevance aux éditeurs belges pour l’inclusion de leur contenu sur Google News.

Une lutte impitoyable

Après ses multiples déboires en Europe, il n’est pas étonnant que Google, dans la situation espagnole, ait accueilli la nouvelle froidement. Elle s’est contentée de dire qu’elle était déçue d’apprendre l’existence de cette nouvelle loi parce qu’elle croit qu’un service comme Google News aide les éditeurs de presse à augmenter le trafic sur leurs sites web. Dans ce cas-ci, comme dans la plupart des autres cas mentionnés plus haut, ce que les éditeurs de presse reprochent à Google, c’est plutôt de se bâtir son propre service de presse (et de faire beaucoup d’argent) avec le contenu des autres qu’elle n’a pas payé.

Mais la taxe Google n’est qu’un seul volet de cette nouvelle loi espagnole. En effet, dès janvier 2015, l’Espagne obligera aussi les sites à retirer tout matériel qui enfreint les droits d’auteur, et ce, même si le site ne fait pas d’argent à partir de l’oeuvre. Les ayants droit pourront même exiger le paiement d’amendes et le retrait des liens sans même passer devant un juge. La loi s’applique aussi aux tierces parties, les sites d’hébergement par exemple. À suivre.