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Catherine MathysS’informer avec Google

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 publié le 19 janvier 2016 à 16 h 10

Un sondage réalisé auprès de 33 000 personnes dans 28 pays nous indique que les internautes font plus confiance à Google pour leurs nouvelles qu’aux sites d’où ces mêmes nouvelles proviennent. Pour s’informer, 63 % des répondants font plus confiance aux moteurs de recherche qu’aux sites des médias traditionnels (58 %) ou des médias en ligne (53 %).

Permettez-moi d’expliquer. Ce que le sondage nous apprend, c’est que les internautes feront davantage confiance à une manchette trouvée sur un agrégateur de nouvelles d’un moteur de recherche, comme Google, qu’à une même manchette trouvée sur son site original. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour les médias, vous en conviendrez.

Pourquoi on s’informe ailleurs

Est-ce simplement une question de présentation de la nouvelle? Selon cet article, les titres optimisés pour les moteurs de recherche sont souvent courts et factuels (ce qui inspire confiance), tandis que les titres partagés sur d’autres plateformes, comme les médias sociaux, laissent plus de place à l’interprétation. C’est peut-être une piste.

En tout cas, une chose est sûre, les utilisateurs d’Internet semblent trouver leurs nouvelles ailleurs que sur les sites médiatiques. On sait que, depuis l’an dernier, Facebook est le site qui amène le plus de trafic vers les sites des médias.

La fiabilité d’une nouvelle dépend de son messager

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Cela dit, tout le monde qui relaie de l’information sur les médias sociaux n’a pas la même crédibilité. Seulement 44 % des répondants font confiance aux comptes de journalistes sur ce type de plateforme. Ils sont plus susceptibles de croire les dirigeants d’entreprise (49 %), les employés d’une compagnie (55 %), les marques de produits qu’ils connaissent (62 %), ou encore des experts universitaires (65 %). Cela dit, en terme de lien de confiance en ligne, même quand il s’agit de nouvelles, rien ne vaut la parole (ou le statut) de la famille et des amis (78 %). Ce dernier indicateur est en augmentation de 11 points par rapport à 2015.

La force de Google

Ce qu’il faut en retenir? Que ce sondage est avant tout un incroyable témoin de la force de Google dans le monde. Comme le montrait cet autre sondage, en 2015, Google arrivait tout juste derrière BMW parmi les entreprises les plus réputées dans le monde. Apple arrivait en 8e position, et Microsoft en 11e position. Cette nouvelle étude conforte sa position dans nos vies.

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Pixel C

Google a lancé mardi la Pixel C, une tablette Android qui concurrence directement l’iPad Air 2. Elle vient en option avec un clavier détachable qui la transforme en ordinateur portatif. C’est un produit qui contient beaucoup de bons éléments, mais qui ne répond pas tout à fait aux attentes.

Une conception de qualité
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La Pixel C est la première tablette Android conçue exclusivement par Google, et non par ses partenaires comme HTC ou Samsung. Son allure s’inspire de celle du Chromebook Pixel, un joli ordinateur portatif produit par Google qui n’a toutefois jamais été lancé au Canada.

L’appareil dégage une impression de solidité comme aucune autre tablette sur le marché grâce à son boîtier métallique solide, mais cependant un peu lourd. Visuellement, la Pixel C est simple, mais facilement reconnaissable et agréable à tenir.

La Pixel C est dotée d’un joli écran de 10,2 pouces au format 1:1414 (√2:1) avec une résolution de 2560 par 1800 pixels. Cet écran réfléchit malheureusement un peu trop la lumière, mais il est aussi un des plus lumineux sur le marché.

Il y a deux haut-parleurs puissants sur les côtés, ce qui convient pour écouter des films. Ceux-ci sont malheureusement placés là où on a naturellement tendance à mettre nos mains et donc, à être bloqués sans le vouloir. Ce n’est pas la fin du monde, mais si on les avait mis plus haut, ç’aurait certainement été mieux.

Des composantes puissantes
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La Pixel C est munie de composantes haut de gamme, à la hauteur de sa finition extérieure.

Il s’agit notamment d’une des rares tablettes à être équipée du système sur puce Nvidia Tegra X1, qui se démarque surtout par son puissant cœur graphique. Peu de jeux Android tirent malheureusement pleinement profit de sa puissance, mais cela pourrait changer avec le temps.

Pour le reste, la Pixel C offre 3 Go de mémoire vive, une capacité de 32 ou de 64 Go, une caméra arrière de 8 mégapixels et une caméra avant de 2 mégapixels.

Les amateurs de gadgets remarqueront aussi que la Pixel C est compatible avec la nouvelle technologie wi-fi MIMO, qui devrait lui assurer une connexion rapide même dans un réseau surchargé, à condition de posséder un routeur compatible. Peu de gens en profiteront, mais cela démontre la volonté de Google de créer un appareil puissant.

L’impressionnante pile de 9000 mAh est suffisante pour garantir une excellente autonomie à la tablette, d’une dizaine d’heures environ, selon l’usage. Le mode Doze d’Android 6.0 devrait, quant à lui, permettre d’atteindre une autonomie de plusieurs jours en veille, ce qui n’a toutefois pas été possible de tester lors de cette mise à l’essai.

Parmi les points un peu plus négatifs, la Pixel C n’est pas équipée de fente pour carte microSD. La capacité minimum de la tablette est au moins correcte, à 32 Go, mais pour en avoir plus, il faudra payer une somme considérable pour s’équiper du modèle de 64 Go (nous y reviendrons). Ceux qui sont habitués aux excellents lecteurs d’empreintes digitales des Nexus 5X et Nexus 6P regretteront aussi l’absence de cette fonction.

Son port USB de type C n’est finalement pas non plus des plus pratiques à l’heure actuelle, mais la progression rapide du standard dans les téléphones et les ordinateurs en 2015 semble indiquer que celui-ci passera de l’inconvénient à l’avantage assez rapidement.

Un clavier ingénieux, mais petit et en anglais
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Comme de plus en plus de tablettes, la Pixel C a été conçue avec un clavier externe offert en option.

Celui-ci est l’un des plus ingénieux sur le marché, avec notamment un mécanisme magnétique qui permet de l’accrocher solidement, de le recharger par induction et d’ouvrir l’appareil avec un angle quand même varié. Il est aussi possible de le coller à l’envers lorsqu’on ne l’utilise pas, ce qui est beaucoup mieux qu’avec l’iPad Pro et la Surface Pro 4.

Les touches manquent quant à elles de solidité, mais elles s’enfoncent assez bien.

La taille de la tablette est toutefois malheureusement un peu petite, et le clavier l’est donc lui aussi. On est un peu trop serré lorsqu’on écrit, comme avec un ordinateur de type miniportable.

C’est un inconvénient auquel la plupart des utilisateurs devraient pouvoir s’adapter pour écrire à l’occasion, mais qui risque de gêner davantage si on s’en sert plus fréquemment.

Le plus grand problème du clavier, du moins au Québec, est qu’il n’est pas offert en français. Les touches sont toutes en anglais, comme pour le clavier Smart Keyboard de l’iPad Pro, et il est en plus impossible de changer les paramètres pour le configurer en français canadien.

Au mieux, on peut opter pour le français suisse, une configuration qui utilise le clavier QWERTZ. La disposition des touches est similaire au clavier QWERTY, sauf pour quelques-unes, comme le « z » et le « y », les deux points et certaines touches accentuées, comme le « é ».

Un détail? Pas vraiment. D’ici à ce que Google publie un correctif logiciel à Android 6.0, écrire en français au Canada avec le clavier de la Pixel C est carrément pénible.

Un logiciel inadapté
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Android s’est grandement amélioré au cours des dernières années sur les tablettes. Beaucoup d’applications pour téléphone ne sont toutefois pas réellement adaptées pour un écran de 10 pouces, mais dans l’ensemble, le système fonctionne bien.

Android 6.0 Marshmallow offre aussi quelques nouveautés intéressantes par rapport à Android 5.0, notamment en ce qui a trait à la sécurité, puisqu’il est désormais possible de choisir soi-même quelles permissions accorder aux applications.

Apple avait préparé le terrain à l’arrivée de l’iPad Pro en lançant iOS 9. Malheureusement, Google n’a pas eu cette même vivacité d’esprit.

Contrairement à Windows ou à iOS, et même contrairement aux tablettes Android de Samsung, l’écran de la Pixel C ne peut se diviser en deux, ce qui permettrait de l’utiliser de façon plus productive. Ceci est particulièrement étrange, surtout considérant que le format √2:1 peut pratiquement être séparé en deux parties égales, du même ratio que la tablette. Bref, la taille de la Pixel C serait tout indiquée pour soutenir le multitâche.

Ceci étant dit, un écran de 10 pouces est un peu petit pour être efficacement séparé en deux de toute façon.

Bonne tablette, mauvais ordinateur
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Dans l’ensemble, la Pixel C est une excellente tablette, dotée d’une conception de qualité et de composantes puissantes. Il s’agit du plus proche concurrent de l’iPad Air 2 pour ceux qui recherchent une tablette haut de gamme.

Alors que Google vante l’aspect productif de sa tablette, celui-ci laisse toutefois un peu à désirer, en grande partie à cause du logiciel, mais aussi à cause du clavier mal adapté au marché francophone. C’est dommage, surtout vu la qualité de l’appareil. La Pixel C est aussi assez coûteuse : 650 $ pour le modèle de 32 Go et 799 $ pour le modèle de 64 Go. Ce prix reflète en fait le taux de change entre le dollar canadien et le dollar américain, mais ne prend pas en compte le marché canadien lui-même, où l’iPad Air 2 de 64 Go est par exemple vendu à 659 $, soit 140 $ de moins que la Pixel C équivalente.

Le clavier est aussi plutôt cher, à 199 $.

Espérons quand même que Google ne jettera pas l’éponge si les ventes ne sont pas au rendez-vous, car la Pixel C offre une conception inégalée sur Android ainsi que des composantes de qualité. Si l’équipe Android met l’effort nécessaire pour adapter le logiciel, la gamme a certainement un beau potentiel.

Catherine MathysGoogle revêt son costume de Star Wars

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 publié le 27 novembre 2015 à 16 h 02

Avez-vous hâte au 18 décembre? C’est la date que tous les amateurs de Star Wars attendent avec impatience puisque c’est la sortie du film Star Wars : Le réveil de la Force.

Pour vous amuser un peu en attendant, allez jeter un coup d’oeil au nouvel outil lancé par Google. Celui-ci vous permet de personnaliser ses applications selon que vous êtes du côté de la Force ou du côté obscur.

L’outil ne fait qu’ajouter de petits détails aux applications les plus populaires, comme Gmail, Google Maps, YouTube et Chrome. Par exemple, en choisissant le côté obscur, vous verrez une barre de chargement qui ressemble à un sabre laser rouge quand vous lancerez Gmail.

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Crédit : Lisa Eadicicco

Comment y accéder?

Pour avoir accès à ces petites surprises, vous devez passer par le navigateur Chrome. Rendez-vous à l’adresse google.com/starwars, c’est là que vous pourrez choisir votre camp. On vous indiquera ensuite une liste des applications qui utilisent l’outil.

Clay Bavor, le vice-président de la gestion de produits de Google, dit que d’autres surprises du genre s’en viennent d’ici la sortie du film. Il est notamment question de réalité virtuelle… À suivre.

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Google Canada souhaite se tailler une place dans le débat sur les élections cet été en publiant différentes statistiques reliées aux recherches web des Canadiens. Une bonne idée, qui met toutefois en évidence les lacunes de Google au Canada par rapport aux États-Unis.

Qui a gagné le débat?
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Si Google répond directement à la question lorsqu’on la pose en anglais, sans spécifier que notre recherche est canadienne (Donald Trump a gagné le premier débat des primaires républicaines, selon Google), la réponse proposée par Google est un peu moins convaincante en ce qui concerne le débat canadien. Les liens varient selon la formulation de la question, mais aucune réponse directe n’est proposée.

Quelles sont les promesses de Justin Trudeau?
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Ici, Google ne suggère que des articles du Huffington Post en guise de réponse. Les liens suivants sont généralement des articles parlant d’une promesse ou d’une autre. Contrairement à la question précédente où Google proposait une réponse précise, le moteur offre en gros le même genre de liens lorsqu’on recherche les promesses des candidats républicains aux États-Unis.

Quel âge avait Stephen Harper lorsqu’il a été élu pour la première fois?
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Si Google est clair lorsqu’on pose la question au sujet de Barack Obama, le moteur redirige plutôt vers la page Wikipédia du premier ministre canadien lorsqu’on cherche l’âge de Stephen Harper à un moment précis. Pour les curieux, Stephen Harper avait 46 ans, 9 mois et 7 jours précisément lorsqu’il a été élu premier ministre du Canada pour la première fois.

Est-ce que Thomas Mulcair est marié?
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Première réponse claire de Google, qui nous apprend que le chef du NPD s’est marié à Catherine Pinhas en 1976. Le moteur de recherche est aussi clair aux États-Unis, évidemment. En français, la même question redirige vers la page Wikipédia de Thomas Mulcair.

Quel âge avait Pierre Elliott Trudeau lorsqu’il a été élu premier ministre?
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Ici aussi, Google se contente de diriger l’internaute vers la page Wikipédia de l’ancien premier ministre, alors que le moteur offre des réponses complètes lorsqu’on cherche d’anciens présidents américains. Pour les curieux, Pierre Elliott Trudeau avait 48 ans, 6 mois et 2 jours lorsqu’il a été élu pour la première fois en avril 1968.

Que veut dire GOP?
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Une question américaine s’est glissée dans la liste des questions canadiennes, alors que les Canadiens ont cherché cette semaine la signification des initiales du Grand Old Party, le Parti républicain aux États-Unis. Notons que Google aurait toutefois été capable de répondre à la même question à propos du NPD (mais pas en français).

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Permettre aux téléphones intelligents de se positionner dans l’environnement physique. Voilà, en gros, à quoi sert Eddystone, le nouveau système de positionnement dévoilé hier par Google, en réponse au protocole iBeacon d’Apple. Cette technologie pourrait, par exemple, permettre aux commerces de mieux servir leurs clients ou aux musées de mieux intégrer l’utilisation des téléphones des visiteurs à leurs expositions.

Qu’est-ce que c’est?
Eddystone est une technologie ouverte fonctionnant avec le protocole Bluetooth à faible énergie. Avec Eddystone, de petites balises émettent des informations simples, comme une adresse web, qui peuvent ensuite être utilisées par les téléphones intelligents environnants.

À quoi ça sert?
Les usages d’un système de positionnement sont nombreux. Un centre commercial pourrait, par exemple, poser une balise dans chaque commerce de son établissement pour proposer des rabais aux consommateurs lorsqu’ils visitent une boutique.

Un musée pourrait aussi développer un système grâce auquel les informations sur les œuvres s’afficheraient automatiquement sur le téléphone des visiteurs, sans que ceux-ci aient à utiliser de puce NFC ou de code QR.

Un abri d’autobus pourrait aussi envoyer de l’information sur les prochains passages aux utilisateurs environnants, par exemple, et le menu du jour pourrait s’afficher directement sur le téléphone des clients lorsqu’ils entrent dans un restaurant. Google devrait d’ailleurs intégrer prochainement ces deux derniers exemples à son assistant Google Now.

Une version plus sécuritaire du protocole dévoilé mardi par Google devrait aussi permettre éventuellement de retrouver, par exemple, ses valises à l’aéroport, à condition de placer au préalable une balise dans ses bagages.

Comment Eddystone se compare-t-il à iBeacon d’Apple
Eddystone est une technologie similaire à iBeacon, un protocole dévoilé par Apple en 2013. Celui-ci est toutefois ouvert, et non propriétaire, et il est compatible autant avec les téléphones Android qu’avec les appareils iOS, ce qui devrait représenter un avantage certain.

Combien coûteront les balises?
Ce n’est pas Google mais différents partenaires qui produisent les balises Eddystone. Les prix varient grandement. Certains modèles plus simples se détaillent à partir de 10 $, mais la plupart se vendent plutôt autour de 20 à 30 $ l’unité.

Quand pourra-t-on en profiter?
Six fabricants de balises Eddystone ont déjà été approuvés par Google, et l’entreprise californienne a publié cette semaine deux interfaces de programmation qui peuvent être utilisées par les développeurs pour intégrer Eddystone à une application.

Les premières installations avec Eddystone pourraient donc être mises en service d’ici quelques mois seulement.