Billets classés sous ‘futur’

Pour notre quatrième émission Triplex en balado, nous avons eu envie de parler robotique. Nous nous sommes donc posé plusieurs questions… Qu’est-ce qu’un robot? Avons-nous peur de leur présence dans nos vies ou sommes-nous plutôt en train de nous y habituer? Sommes-nous prêts à leur laisser beaucoup de place?

On peut s’imaginer qu’un jour, on aura de la difficulté à différencier les robots des humains. Comme le mentionne Martin Lessard dans l’émission, les chercheurs tentent maintenant d’émuler le travail de nos synapses. Nos défauts risquent de devenir importants pour différencier les humains des robots.

Laurent LaSalle explique les trois règles de la robotique telles qu’énoncées par l’écrivain de science-fiction Isaac Asimov. Ces lois sont parues pour la première fois dans sa nouvelle Cercle vicieux (Runaround, 1942).

1. Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger.

2. Un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi.

3. Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.

Est-ce que ces règles devraient revenir au goût du jour et être programmées dans tous les robots? On devrait peut-être y songer.

Mais est-ce que les robots pourront nous remplacer? On discute de Watson, ce robot d’IBM qui a réussi à gagner contre les humains à Jeopardy, mais aussi des robots qui prennent la place d’acteurs et danseurs au Japon. Comme Laurent le dit, on a apprivoisé l’idée des robots, mais on va toujours avoir la crainte de se faire remplacer.

Émission 4 : sommaire

L’émission d’environ 37 minutes, enregistrée à l’École de technologie supérieure (ETS), est divisée en 8 chapitres :

00:00 – Introduction
01:23 – Qu’est-ce qu’un robot?
05:00 – Devons-nous toujours craindre le robot?
11:39 – À quand les robots « intelligents »?
17:20 – Les trois règles de la robotique
21:30 – Le cyborg ou l’humain amélioré
30:10 – L’éthique en robotique
33:28 – Questions en rafale

Vous pouvez vous abonner à la baladodiffusion sur iTunes. Si vous utilisez un autre agrégateur de contenu, il s’agit de copier / coller l’adresse du fil RSS à l’endroit approprié.

Il est également possible de télécharger uniquement la quatrième émission.

* Je tiens à préciser que lorsque je parle du film District 9, c’est pour parler de la peur de l’humain face aux nouvelles espèces. Les créatures de District 9 ne sont  pas des robots, mais bien des extraterrestres aux sentiments « humains ».

Pour en savoir plus

Voici quelques articles sur le sujet à lire à titre de complément d’information :

 

Équipe de Triplex en balado :

Participants et blogueurs : Gina Desjardins, Laurent LaSalle et Martin Lessard
Animateur : Philippe Marcoux
Musique : Pierre Crube
Réalisatrice : Marine Fleury
Preneur de son et monteur : Martin Boulanger
Édimestre et photographe : Félix-Antoine Viens
Infographe et intégratrice web : Marie-Anne Seim

J’ai profité des vacances des Fêtes pour aller au cinéma et me mettre à jour. Je suis donc allée voir, entre autres, Mission impossible : ghost protocol. Dans ce film, l’agent Trevor Hanaway (Josh Holloway) porte des lentilles de contact affichant des données lui permettant de repérer un individu dans une foule, puis l’agent William Brandt (Jeremy Renner) les utilise pour enregistrer de façon photographique (scanner) de l’information.  Science-fiction? Non. La production du film s’est inspirée des recherches de l’Université de Washington et de l’Université Aalto en Finlande. Les lentilles de contact à circuits intégrés sont en développement depuis quelques années déjà.

On parle beaucoup d’un monde tout connecté, mais ça ira encore plus loin avec ces lentilles de contact qui afficheront en surimpression des données issues de nos appareils mobiles. On pourrait donc lire ses courriels ou naviguer sur le web de façon incognito. Évidemment, plusieurs applications pourraient s’ajouter, comme la météo et les jeux, ou des informations sur la conduite et celle des véhicules que l’on croise sur la route. Les informations ne devraient pas gêner la vue puisqu’elles seront superposées au monde extérieur. Les chercheurs, dont Babak Parviz de l’Université de Washington, avaient commencé à parler de leurs lentilles à environnements virtuels en 2008. Le 22 novembre dernier, ils publiaient le résultat de leurs avancées dans le Journal of Micromechanics and Microengineering.

 

En 2008, ils avaient testé les lentilles sur des lapins, uniquement pour s’assurer qu’elles pouvaient être portées en tout confort. Dernièrement, elles ont été testées de nouveau, mais cette fois, elles étaient fonctionnelles, alimentées par des ondes radio captées par l’antenne sur son contour. Les lentilles testées ne comportaient qu’un seul pixel constitué d’une LED bleue.

Dans les défis qu’il leur reste à réaliser, il y a celui de créer des lentilles avec un grand nombre de pixels, des lentilles adaptées à la vision, de s’assurer que l’œil peut bien respirer, d’ajouter une connectivité sans fil et une source d’énergie. Pour cette dernière, on réfléchit à de petits panneaux solaires (taille macro) placés sur la lentille combinés aux ondes radio. Évidemment, il faudra également tester le tout sur des humains. On peut également s’attendre à ce que les premières utilisations soient militaires.

Leur but : créer un écran couleur haute résolution intégré sur une lentille de contact. Rien de moins.

Dans un futur rapproché, on pourrait donc véritablement avoir la même vision que les agents de Mission impossible ou du T-800 de Terminator.

http://youtu.be/9MeaaCwBW28

 

Reconnaissance de mouvements

Des lentilles pourraient aussi remplacer la souris. Les designers Eun-Gyeong Gwon et Eun-Jae Lee avaient présenté un concept de lentilles permettant de capter le mouvement oculaire. Dans la même idée que ce dont je parlais dans mon billet « De la commande vocale au timbre cutané… la fin de la souris d’ordinateur? », mais au lieu d’utiliser une caméra pour chaque œil, on porterait directement des lentilles.

 

On parle des écrans flexibles depuis quelques années déjà. Selon la firme iSuppli, 2008 est considérée comme l’année où l’on a entendu parler de papier électronique pour la première fois. Cela dit, avant ça, on nous en parlait déjà, comme le démontre cette vidéo de Sony présentant la technologie en 2007. Depuis, on en parle chaque année. Le futur des écrans résiderait dans les écrans flexibles. Au fil des ans, dans les salons de l’électronique, on a eu droit à des vidéos présentant la vision du futur des compagnie à l’aide d’écrans souples créés par ordinateur, puis l’an dernier, on a pu manipuler les premiers prototypes de ces appareils.

Le CES, le plus grand salon de l’électronique, ne commence que la semaine prochaine, mais déjà on commence à avoir de l’information, et des rumeurs circulent au sujet des prochains écrans flexibles. Cette fois, on semble convaincu que les premiers appareils seront commercialisés en 2012. Samsung prévoirait sortir des appareils à écran flexible vers la fin de l’année. Mais la compagnie pourrait ne pas être la seule.

L’an dernier, Samsung présentait ses prototypes d’appareil à écran flexible de 11,43 cm de large et de 0,3 mm d’épaisseur pour une résolution de 800 x 480.

En décembre, la compagnie a mis en ligne une vidéo montrant leur concept pour leur écran flexible, tactile et transparent AMOLED 3D. On pourrait l’utiliser comme journal, mais aussi comme traducteur. Il pourrait également changer de format.

 

Plier au lieu de toucher?

Allons-nous plier l’écran au lieu de le toucher? C’est ce que Nokia semblait proposer avec son prototype Nokia Kinetic, présenté l’an dernier. L’appareil, qui ne sert pour le moment qu’à naviguer dans une bibliothèque multimédia, est flexible grâce à son écran OLED, mais il n’est pas tactile. Il suffit de le plier vers l’extérieur pour zoomer ou d’en tordre un coin pour en ajuster le volume. Je ne l’ai pas personnellement essayé, mais en regardant des démonstrations filmées par quelques journalistes spécialistes de la technologie, cet écran me semble beaucoup moins pratique que le tactile. D’abord, il faut les deux mains pour l’utiliser, puis il semblerait qu’on soit obligé de forcer pour réussir à le plier.

Mais avec la présentation du concept du HumanForm virtuel, Nokia prouve qu’il travaille afin de mettre au point un écran flexible capable d’être également tactile.

http://youtu.be/7ln9CRLISBU

 

Le iPhone 5, flexible?

Selon le site Écran flexible, Apple dévoilerait en 2012 une tablette et un téléphone tactiles à écran flexible. On peut y lire que « les sources proches des partenaires d’Apple annoncent que trois fournisseurs seraient en train d’élaborer discrètement des terminaux flexibles pour Apple : Lens Technology et Fuji Crystal seraient focalisés sur le prochain iPhone flexible, tandis que G-Tech travaillerait sur la nouvelle version de l’iPad à écran souple ». Connaissant la difficulté des fabricants à obtenir des écrans flexibles tactiles et le défi d’assouplir les composantes de l’appareil en plus de l’écran, on peut douter d’une telle sortie en 2012.

Cela dit, ces écrans semblent réalisables dans un futur proche. Des chercheurs européens ont réussi à créer le premier processeur flexible. Selon l’École de technologie supérieure de Montréal, « le centre de recherche belge en nanotechnologies Imec a présenté  au IEEE International Solid-State Circuits Conference qui se tenait à San Francisco du 20 au 24 février 2011 le premier microprocesseur fait de semi-conducteurs organiques. De la puissance d’un microprocesseur des années 1970, ce processeur de 25 micromètres d’épaisseur est composé de 4000 transistors et d’un circuit logique à 8 bits. Ne réalisant que 6 instructions à la seconde, ce microprocesseur a toutefois un net avantage sur tout autre microprocesseur sur le marché : il peut être plié ! » Toujours selon l’ÉTS :  « Ce microprocesseur flexible pourra permettre de fabriquer des senseurs et des écrans flexibles et économiques, des vêtements intelligents et de multiples autres produits dans les domaines de la santé, de l’alimentation, de la construction, etc. »

La recherche et développement dans le domaine des écrans flexibles continue et se fait dans toutes les plus grandes compagnies. Asus, LG, Sony, Polymer Vision, E-Ink, Bridgestone et d’autres travaillent fort afin de commercialiser un écran utilisant une des technologies mise en oeuvre pour obtenir un écran souple.

On est loin d’avoir tout vu avec les écrans flexibles. Mais ça s’en vient.

 

Le futur : des écrans flexibles à taille modifiable

Mais le rêve des compagnies pour le futur ne réside pas uniquement dans l’écran flexible. Elles veulent mettre au point un écran qui peut changer de taille. On peut le voir dans la vidéo de Samsung présentée plus haut, mais aussi dans d’autres vidéos un peu moins récentes.

J’ai déjà blogué sur la vision du futur des écrans pour 2014. Si vous l’aviez manqué :

Aussi, au CES l’an dernier, Asus a présenté sa vision du futur pour 2015 : un appareil flexible qui s’adapte à notre espace.

On s’empêche parfois de choisir une destination parce qu’elle est trop loin. Même si l’on a une envie folle de visiter l’Australie, les chances qu’on s’y rende si l’on n’a qu’une semaine de vacances sont faibles. Normal, le temps de vol est si long qu’on passera une bonne partie de ces quelques jours sans travail en avion. Enlevons le temps qu’il faut pour se remettre du décalage horaire et il ne reste plus grand temps. Mais si l’on pouvait s’y rendre en quelques heures seulement? C’est ce que nous réserve le futur de l’aviation.

Comme je le mentionnais dans mon billet vendredi dernier, les vols suborbitaux pourront transporter les gens rapidement plus loin que jamais. Les recherches et le développement effectués serviront également à créer des vols commerciaux ultrarapides.

Le Lynx

Le projet provenant de la collaboration entre KLM et Michel Mol serait soutenu par le département des Affaires, de l’Innovation et du Savoir-faire britannique. XCOR Aerospace spacecraft est responsable de la construction de cet avion (Le Lynx) qui devrait être prêt dans 10 ou 20 ans. L’avion pourra atteindre une vitesse de 22 000 km/h (une vitesse 10 fois plus rapide que le Concorde, qui pouvait atteindre une vitesse de 2000 km/h). Un vol de Sydney à Londres ne prendra plus que 1 heure 45 minutes. On peut donc croire que, de Montréal, se rendre à Sydney prendrait environ le même temps.

Le SonicStar

Le SonicStar

En juin dernier, Hypermarch a dévoilé son projet d’avion supersonique : le SonicStar. Celui-ci pourra atteindre deux fois la vitesse du Concorde. Avec une motorisation hybride, il serait plus écologique que les moteurs actuellement sur le marché. Un vol de Londres à Sydney prendrait, avec cet avion, 4 heures et 26 minutes (et 4 heures 10 minutes pour un vol de New York à Sydney). Malheureusement pour les voyageurs qui rêvent déjà à leurs prochaines vacances sans trop de temps d’avion, Hypermarch ne planifie pas de faire des avions de ligne. Le SonicStar sera un jet privé qui pourra transporter 20 personnes maximum. Il sera réservé à une clientèle fortunée. La compagnie aimerait commencer les vols d’essai en 2014 pour que le SonicStar soit prêt en 2021. Mais comme Hypermarch est en recherche de financement, on peut s’attendre à des retards.

L’avion du EADS, inspiré du Concorde

La firme EADS (derrière les Airbus) planifie également de lancer son avion à grande vitesse. L’appareil, qui ressemblera au Concorde, pourra atteindre une vitesse de 5000 km/h. Un vol de Londres à Sydney prendra donc 3 heures 30. L’avion, qui pourra accueillir 100 personnes, ne sera pas polluant : puisqu’il sera propulsé par un mélange d’hydrogène et d’oxygène, ses seules émissions seront de l’eau. Malheureusement, on planifie qu’il sera prêt dans…. 40 ans!

 

En 1976, on avait annoncé en grand l’arrivée d’un des seuls avions de ligne produits : le Concorde. Celui-ci allait permettre de diminuer les temps de vols. Malheureusement, sa nuisance sonore était telle qu’il était interdit de vol dans certaines villes. Avec la baisse du nombre de passagers à la suite de l’accident de Gonesse en 2000 et le coût élevé de l’entretien de l’avion, Air France et British Airways ont décidé de retirer leur Concorde du marché. Ses derniers vols commerciaux ont eu lieu en 2003.

Est-ce que Le Lynx, le SonicStar ou l’appareil du EADS sauront réussir là où le Concorde a échoué et ainsi relancer le marché de l’avion à grande vitesse?

Gina DesjardinsLes voyages dans l’espace, prévus pour 2014

par

 publié le 2 décembre 2011 à 15 h 14

En 2009, Guy Laliberté est devenu le premier touriste spatial canadien. Son vaisseau a décollé le 30 septembre, il s’est rendu à la Station spatiale internationale (ISS), puis, une dizaine de jours plus tard, le 11 octobre, sa capsule spatiale atterrissait au Kazakhstan. Le coût de son voyage? Trente-cinq millions de dollars. Mais d’ici deux ans, il n’en coûtera plus qu’une centaine de milliers de dollars pour devenir un touriste de l’espace.

 

 

 

Les premiers à offrir des vols dans l’espace seront Virgin Galactic de Richard Branson et Space Expedition Cuarcao (SXC), une collaboration entre le transporteur KLM et l’homme d’affaires Michel Mol.

Une présentation de Space Expedition Curacao :

Ne vous attendez pas à marcher sur la Lune ou à visiter Mars. Les vols suborbitaux permettront uniquement d’aller voir la Terre de l’espace et de passer 3-4 minutes en apesanteur. Les passagers devront passer les mêmes tests physiques que ce que doivent passer les agents de bord pour les avions ordinaires. Voici une idée du parcours de ce vol qui sera inauguré au printemps 2014 :

Combien ça va coûter?

Du côté de SXC, il en coûtera 100 000 $ l’aller-retour pour aller voir la Terre de l’espace. Une quarantaine de personnes auraient déjà réservé.

Richard Branson (Virgin Galactic) ne doit pas aimer son concurrent, qui vend le voyage à la moitié de son prix, fixé à 200 000 $, incluant les deux jours d’entraînement. Cinq cents personnes par année pourront voyager à bord de cette navette de six places. Sigourney Weaver, Paris Hilton, Dave Navarro (du groupe de musique Jane’s Addiction) et Moby auraient manifesté le désir d’être parmi les premiers à vivre l’expérience. Le groupe de musique britannique Muse rêve d’ailleurs de devenir le premier groupe de l’histoire à jouer dans l’espace. Puisqu’ils sont trois, on se demande si trois chanceux pourront assister à un concert privé dans l’espace ou si ces places seront réservées à une équipe chargée d’en faire une captation vidéo (plus plausible). Virgin planifie également offrir des voyages en orbite lunaire dès 2015 dans une capsule biplace. Le coût? Cent cinquante millions de dollars.

Les recherches dans le domaine des vols suborbitaux sont responsables de la réalisation de nouveaux avions de ligne ultra rapides qui nous permettront de voyager n’importe où sur la planète en moins de temps que pour faire le trajet Montréal-Québec en voiture. Je vous en parle jeudi.