Billets classés sous ‘foursquare’

Les commerçants voient déjà une opportunité à saisir dans la géolocalisation…

Au cours des derniers mois, on a abordé le magasinage sur les réseaux sociaux et l’influence de la géolocalisation avec, par exemple, Foursquare pour les entreprises. Ces quelques sujets ont bien montré l’intérêt des développeurs pour le monde du magasinage mobile, mais où en sont les utilisateurs à ce propos? Un sondage mené en mai 2013 par Leger pour le SAS expose que la majorité des propriétaires d’appareil mobile désirent recevoir des notifications au sujet des promotions et des produits et services près d’eux. Pour faire mouche en matière de marketing, il faut donc viser local.

Renseignements utiles donnés au bon moment

En effet, selon ledit sondage, 82 % des 1506 Canadiens propriétaires d’un téléphone intelligent sondés apprécieraient recevoir des renseignements utiles sur des produits de consommation. De surcroît, 58 % d’entre eux aimeraient recevoir des renseignements personnalisés, envoyés par des commerces situés à proximité des lieux qu’ils fréquentent.

Être informé des promotions et des rabais au moment du magasinage

En plus de contenir de l’information utile, les notifications promotionnelles pourraient avoir une incidence directe sur les habitudes de consommation des Canadiens. Lorsqu’on demande aux personnes sondées quelle serait leur réaction si un commerce leur offrait par le biais de leur appareil mobile un rabais soit sur l’article qu’elles comptaient acheter soit sur un produit complémentaire, 38 % mentionnent qu’elles achèteraient probablement les deux articles. La plus vaste majorité des répondants, soit 71 %, considèrent que devant une telle offre, ils succomberaient à au moins une des deux offres. Un mince pourcentage de résistants, 8 %, n’achèterait rien. De pareilles notifications auraient également un effet positif sur la fréquentation des commerces, car 47 % des gens sondés retourneraient à ce magasin.

Les achats à partir d’un appareil mobile

Il ne fait aucun doute que les commerces ayant pignon sur rue sont de plus en plus délaissés ou encore utilisés comme lieu de démonstration (voir ce texte sur le showrooming et l’arrivée du wi-fi en magasin) avant l’achat en ligne. Il faut préciser que 89 % des Canadiens ont effectué des transactions en ligne au cours des 12 derniers mois, un pourcentage qui semble croissant pour chaque trimestre. Cela, malgré la hausse constante des frais d’expédition (quoique gratuits sur certains réseaux tels que Amazon.ca à partir de 25 $ d’achats). La variété des produits disponibles, les suggestions proposées selon les habitudes d’achat et les promotions constantes sont des incitatifs importants pour faire l’achat en ligne. Et ce sont 67 % des répondants qui ont déjà fait un achat à partir de leur appareil mobile, dont des applications, de la musique ou encore un achat groupé, comme ceux que propose Groupon.

Les rabais et promotions près de chez vous

Si l’on se fie à ces récentes études, l’intégration de stratégies marketing sur mobile pour les commerces spécialisés (notamment les boutiques de mode, librairies et restaurants) pourrait être une solution afin de revigorer certaines avenues commerciales en perte de vitesse, comme c’est le cas à Montréal avec la Plaza Saint-Hubert ou le boulevard Saint-Laurent, dit « la Main ». Cette dernière artère, malgré des problèmes liés à la réfection des rues et les fermetures massives de commerces, demeure un lieu de magasinage important non seulement pour les Montréalais, mais aussi pour les touristes et les villes environnantes. Il suffit de considérer la masse qui se dirige vers les braderies deux fois par été.

Avec les options qui s’offrent désormais aux marchands (par exemple, Foursquare Places), brancher ces commerces aux nouvelles habitudes de consommation pourrait contribuer à les revitaliser, voire à rehausser leur notoriété.

Sources :

Le sondage de Leger/SAS en PDF.

L’icône de Foursquare

Le 29 janvier, après quatre années sur le marché, Foursquare lançait sa deuxième application destinée aux entreprises. Cette application arrive à point, alors que plus de 20 millions d’utilisateurs fréquentent Foursquare et que plus de 1 million d’entreprises ont maintenant enregistré leur établissement sur le réseau. Pour l’instant, le service est gratuit, mais cette nouvelle application montre bien que la voie de la monétisation est ouverte.

Foursquare, symbole de la géolocalisation

En quatre ans, Foursquare a réussi à se positionner comme l’icône de la géolocalisation, laissant loin derrière d’autres compagnies, comme Gowalla, qui avaient lancé leur service à la même époque. Si, au départ, certains ne voyaient pas le but d’indiquer à son réseau l’endroit où l’on se situe, il suffisait d’accéder à cette application d’une autre ville pour comprendre l’intérêt des références par les clients (ces petits mots ou critiques que laissent les clients après un « check-in » dans une entreprise). Les grandes chaînes, comme les hôtels Hilton et H&M ont vite mis à profit ce contact avec la clientèle en offrant des rabais ou des cadeaux aux utilisateurs qui se géolocalisaient (soit ce fameux geste du « check-in ») dans leur commerce.

L’application pour entreprise

L’application pour entreprise

Les commerçants pouvaient déjà accéder à une section pour entreprises sur le site de Foursquare et mettre à jour leurs renseignements, ajouter des promotions ou des photos. Pour se rallier à la croissance de la mobilité, Foursquare reconnaît que les commerçants n’ont pas toujours le temps de s’asseoir devant un clavier et leur offre donc une application qui permet d’ajouter en temps réel, un spécial de la journée, une photo ou toute information pertinente pour leur clientèle. L’application permet aussi de publier une information sur la page Facebook ou le compte Twitter de l’entreprise. Des fonctions marketing plus avancées y sont aussi associées, comme des rapports statistiques sur les utilisateurs.

Comment créer un compte?

Si le commerçant a déjà l’application de base et un compte sur le site web destiné aux entreprise, il lui suffira de télécharger Foursquare for business et d’entrer son adresse de courriel et le mot de passe utilisé pour la première application. Le commerçant qui n’a pas encore de compte sur le site sera invité à en créer un pour utiliser pleinement l’application pour entreprises. Sur ce site, les propriétaires d’entreprises qui apparaissent déjà sur le réseau pourront en prendre possession au figuré et commencer leur utilisation de l’application. Le site offre aussi plusieurs études de cas pour comprendre comment utiliser Foursquare.

Une avenue pour rentabiliser Foursquare?

Si une communauté se bâtit tranquillement, c’est aussi le défi des réseaux sociaux d’avoir une masse d’utilisateurs réguliers suffisante pour que le modèle d’affaire se précise. Le lancement de cette deuxième application montre bien que Foursquare a réussi à attirer suffisamment d’utilisateurs et à prouver aux commerçants l’intérêt d’utiliser son service pour atteindre et fidéliser leur clientèle.

L’application est disponible dans iPhone et Android.

Autres sources et renseignements

Le blogue de Foursquare : Manage a business

Sur All Things Digital : With the new merchant local updates tool, Foursquare is getting serious about business

Les divers réseaux sociaux cherchent tous à se démarquer. Alors que Facebook captait déjà l’attention d’une bonne portion d’internautes, la simplicité de Twitter gagna l’intérêt des utilisateurs moins convaincus par l’offre étendue du réseau de Mark Zuckerberg.

Instagram, quant à lui, bénéficia de son arrivée plutôt tardive dans la course en privilégiant un certain type de contenu : la photographie. Le service combina l’accueil de Twitter (un fil des plus récentes publications de vos contacts) à des filtres inspirés d’Hipstamatic, une des premières applications de photographies « rétro » sur iPhone. Son succès est tel que Facebook se porta acquéreur d’Instagram en septembre dernier, au moment où l’on apprenait que celui-ci avait atteint les 100 millions d’utilisateurs inscrits.

Twitter n’est pas en reste dans ce domaine puisqu’il a décidé d’introduire des filtres photographiques « conçus spécifiquement pour son réseau social » et qui ne sont pas sans rappeler ceux d’Instagram.

L’imitateur imité

De nouvelles fonctions seront donc bientôt intégrées aux prochaines versions des applications Android et iOS, comme le démontre la vidéo ci-dessous.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=2giNzaZunqE

Personnellement, je crois que des outils pour améliorer le contraste (qui est essentiellement le résultat quand on utilise la baguette magique) et recadrer une photo sont essentiels à ce genre d’utilisation. De leur côté, les filtres sont intéressants, mais ils sont loin d’avoir le charme et l’originalité de ceux proposés par Instagram. Sans compter que Twitter ne propose aucun cadre, ce qui pourrait déplaire à certains fans du genre.

Il est intéressant de noter que cette annonce survient peu de temps après qu’Instagram eut décidé de ne plus supporter les cartes Twitter, un nouveau protocole permettant à des services complémentaires (dont Instagram) d’afficher leurs contenus partagés à même le fil d’accueil de Twitter. Bien que le PDG d’Instagram, Kevin Systrom, ait justifié ce retrait en mentionnant que la compagnie préférait miser ses efforts sur sa nouvelle version web, il est difficile de ne pas croire que cette décision est motivée par la rivalité entre Facebook et Twitter.

Du nouveau pour Instagram

Comme le hasard fait bien les choses : Instagram aussi propose des nouveautés à son application mobile. La version 3.2 dudit logiciel propose une nouvelle interface caméra, avec en option une grille pour vous guider lors de la prise de photo, une performance accrue, un effet « tilt shift » plus précis et un nouveau filtre, Willow.

Un partenariat avec Foursquare fait également des petits avec une certaine intégration du service de géolocalisation. Il faut dire que la relation entre Facebook (qui offre un service équivalent) et Foursquare ne semble pas aussi délicate que celle que le réseau social partage avec Twitter.

Surveillez la nouvelle version de Twitter prochainement sur Google Play et dans l’App Store. Instagram 3.2 est quant à lui d’ores et déjà offert sur Android et iOS.

Laurent LaSalleAdieu Foursquare

par

 publié le 13 mars 2012 à 13 h 01

J’ai toujours été un grand amateur, pour ne pas dire défenseur de Foursquare, le populaire service de géolocalisation d’origine new-yorkaise. Alors que des initiatives telles que Please Rob Me s’amusaient à chercher les failles du système, je gagnais de nouvelles mairies au quotidien. Le service a évolué, l’application mobile a été mise à jour à plusieurs reprises et, comme Voltaire l’écrivait : tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.

J’aimais savoir qui de mes amis se trouvait dans les parages afin de lancer une invitation à l’improviste, obtenir les recommandations de ceux-ci lorsque je visitais un restaurant pour la première fois, ou profiter de rabais après avoir signalé ma présence dans certains commerces.

Seulement, j’ai décidé de tout laisser tomber.

Pourquoi?

Parce que je suis faible. Je suis facilement manipulable. Je m’étais investi au point de choisir de prendre mon café à tel endroit afin de défendre ma mairie. Je signalais ma présence même aux endroits où j’allais reconduire ma blonde, sans pour autant descendre de ma voiture. Vous m’accusez de tricher? À mes yeux, si je fais un détour pour rendre service, je mérite au moins des points pour me rendre à destination.

Mais qu’est-ce que je raconte? Avec mes règles, mes exceptions, tout ça simplement pour monter sur le palmarès des plus grands utilisateurs du service. Quel niaisage! Que de tergiversations, dis-je…

Le plus beau dans tout ça, c’est que si j’avais le malheur de ne pas laisser le temps à mon téléphone d’ajuster sa géolocalisation avant de signaler ma présence, le système refusait de m’attribuer mes points sous prétexte que j’étais trop loin de l’endroit en question.

Non, je n’ai plus de temps à perdre avec Foursquare. Je rage plus contre lui que j’en tire bénéfice. J’ai fermé mon compte et révoqué toutes mes mairies.

Je suis maintenant libre. Vite, que je l’indique sur Gowalla…

Gowalla est mort, vive Facebook?

Trois ans après son lancement à SXSW, le service de géolocalisation Gowalla ferme ses portes. Le message d’adieu suivant peut être lu sur le site web du principal concurrent à Foursquare :

Thank you for going with Gowalla. It was a pleasure to journey with you around the world. Download your check-ins, photos, and lists here soon.

Qu’arrivera-t-il du service? La compagnie a été achetée par Facebook en décembre dernier, et ses employés ont depuis été relogés dans les bureaux de l’acquéreur. L’équipe travaillerait en collaboration avec les architectes de Timeline, la populaire refonte des profils personnels du réseau social.

Est-ce la fin des services de géolocalisation?

Je n’irais pas jusqu’à prédire la mort de Foursquare. Je ne suis certainement pas à la tête d’un mouvement de révolte qui aura un quelconque impact sur cette compagnie. Loin de moi l’idée d’influencer quiconque parmi ses utilisateurs.

Par contre, je crois que le service aurait intérêt à se systématiser. Ceux et celles qui désirent à tout prix conserver un journal de bord de tous les lieux qu’ils ont visités pourraient activer une fonction afin d’autoriser certaines adresses à s’inscrire automatiquement. Pourquoi pas?

Pour survivre, Foursquare devra explorer d’autres avenues. La géolocalisation, c’est tellement 2010…

Laurent LaSalleOink : Quand tout devient sujet à critiques

par

 publié le 7 novembre 2011 à 13 h 19

Vous avez une opinion sur tout. Vous adorez le cappuccino que vous sert le commerçant du coin de la rue près de votre travail, vous évitez de commander des oeufs à l’heure du brunch, car vous savez que ce restaurant est incapable d’apporter le moindre changement à ce qu’il considère un chef-d’oeuvre culinaire, et vous déconseillez à quiconque s’apprête à visiter l’Empire State Building de payer le supplément pour le guide audio qui s’est avéré être une dépense totalement inutile lors de votre dernier séjour à New York.

Si certaines applications comme Foursquare vous permettent de livrer vos recommandations en lien avec un endroit visité, le service n’est pas conçu pour répertorier les produits et services offerts « à l’intérieur » de l’endroit où vous vous trouvez, et par la suite relever des critiques détaillées sur ces items. Qu’à cela ne tienne, car, depuis la semaine dernière, cette approche est devenue celle de Oink, une nouvelle application pour iOS.

Segmenter votre expérience de consommation

Oink est la première proposition de Milk, un studio de développement d’applications mobiles démarré par Kevin Rose (fondateur de Digg) et Daniel Burka. Son principe est plutôt simple : permettre aux utilisateurs d’ajouter des éléments provenant des divers lieux qu’ils visitent dans leur quotidien, et d’exprimer leur opinion sur ceux-ci.

L’idée n’est pas sans rappeler l’application Foodspotting, qui propose essentiellement la même chose sous un angle plutôt alimentaire. Oink semble vouloir se distinguer de différentes façons, notamment par le fait qu’il accueille l’idée de critiquer absolument n’importe quoi (un manège à La Ronde, par exemple), mais aussi par les interactions possibles à l’intérieur de l’application (qui semble beaucoup plus conviviale).

Le service est en version bêta fermée pour l’instant. On accepte les candidatures des gens au compte goutte afin de s’assurer que le tout se déroule adéquatement. Puisque le service est encore tout jeune, il compte sur la collaboration de ses membres afin de remplir sa banque de données de sujets à critiquer.

Ce type de travail communautaire (non rémunéré) est l’adage de beaucoup de services web du genre. On peut se demander pourquoi certaines personnes ne peuvent résister à l’envie de contribuer à de tels services, qui au final rapportent seulement aux entrepreneurs ayant amorcé le projet.

Sommes-nous vraiment obsédés à l’idée de vouloir transmettre notre opinion sur absolument tout? Pour ma part, je crois que la réponse est malheureusement positive. Eh merde…

Pas d’amour pour Android?

Voici la réponse de Rose concernant une éventuelle version Android :

Here is the game plan. We launched today, if the app continues to gain traction and the stats continue to stay positive (ie. people are enjoying the app and coming back) then we’ll kick off android development ASAP. The great news is that our existing team has android experience, so we could move on this quickly when we make that call.

Croisons-nous les doigts pour que ça marche. En attendant, vous pouvez soumettre votre candidature afin d’essayer l’application gratuite avant tout le monde…