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Hipstamatic, l’application de photographies de type vintage la plus connue après Instagram, a dévoilé une nouvelle application nommée Oggl. Elle tente ainsi d’inciter ses 4 millions d’utilisateurs à intégrer un nouveau réseau social, à l’instar de son principal concurrent.

Dans cette lutte de David contre Goliath, difficile d’imaginer comment Hipstamatic pourra tirer son épingle du jeu : Instagram, récemment devenu propriété de Facebook, compte plus de 100 millions de membres. Le nom de l’application est même devenu un verbe chez les initiés.

En quoi Oggl se différencie-t-elle d’Instagram?

Contrairement à Hipstamatic ou à Instagram, n’offrant qu’une vingtaine de filtres et des effets limités, Oggl permet de paramétrer les caractéristiques de ses filtres et de la prise de vue avant ou après la capture d’image. De plus, contrairement à Instagram, qui impose la diffusion de toutes les photos prises avec son application sur son réseau social, Oggl offre le choix à l’utilisateur de ne pas rendre ses créations publiques.

Dès le lancement de l’application, l’utilisateur voulant faire des photographies sur-le-champ se verra offrir un choix de paramètres préétablis en plus de filtres contextuels. Selon Lucas Buick, cofondateur et PDG d’Hipstamatic, il existe un filtre parfait pour chaque moment de la vie. Ces filtres contextuels rappellent les caméras offrant divers niveaux de blancs, selon le type d’éclairage. D’ailleurs, l’équipe de développement s’est associée à des photographes professionnels, afin de s’assurer de concevoir des filtres dans le but non pas de modifier la photo, mais plutôt de l’améliorer.

La fonction de partage permet de soumettre la candidature de vos meilleures photos. Un choix éditorial est fait pour retenir les photos les plus créatives, ce qui n’est pas sans rappeler le travail fait par le portail vidéo Vimeo. Ces photos sont par le fait même transmises à la communauté Oggl, fonction absente d’Hipstamatic, une lacune que l’application traîne depuis ses débuts.

Évidemment, il est également possible de publier ses photos entre autres sur Twitter, Facebook, Instagram et Flickr.

Application gratuite? Pas tout à fait…

Contrairement à la première version d’Hipstamatic (l’application se vendait 1,99 $), Oggl est gratuite et est fournies avec des filtres et des lentilles au nombre de cinq. Par contre, moyennant un abonnement mensuel de 0,99 $, les membres obtiennent l’accès à la collection de filtres, d’objectifs et de paramètres mis à jour chaque mois.

Les utilisateurs d’Hipstamatic peuvent transférer leurs filtres et leurs lentilles vers Oggl, puisqu’il est possible de se connecter au nouveau réseau social en utilisant sa connexion Hipstamatic.

L’application Oggl n’est offerte que sur invitation pour le moment. Elle est exclusive à l’iPhone, bien que le développement d’une version Android soit envisageable à moyen terme.

Laurent LaSalleMarissa Mayer peut-elle sauver Yahoo?

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 publié le 17 juillet 2012 à 15 h 21

Une nouvelle qui a eu l’effet d’une bombe a éclaté hier matin : on apprenait que Marissa Mayer, vice-présidente et porte-parole de Google, et employée de la compagnie depuis ses tous débuts, devenait la nouvelle PDG de ce qui fût autrefois l’un des plus grands compétiteurs du géant de la recherche : Yahoo.

Il est probable que les motivations qui ont poussé la première femme ingénieure engagée par Google à faire le saut à la concurrence ne sont pas pécuniaires. Il faut dire que Yahoo est branchée sur respirateur artificiel depuis un moment, avant même le départ de Jerry Yang en 2009, cofondateur et troisième PDG de la compagnie. Ayant atteint à Google une position où il était difficile pour elle de monter en grade, l’attrait de nouvelles responsabilités est certainement ce qui a attiré Marissa Mayer à Yahoo.

Sans parler de l’énorme défi qu’elle devra relever : redorer le blason d’une des entreprises pionnières du web, qui a survécu à l’éclatement de la bulle en 2000 et qui a participé à l’élaboration des fondements d’Internet tel qu’on le connaît aujourd’hui.

Mais peut-on encore sauver Yahoo?

Tout est encore possible

Marissa Mayer est responsable de la réalisation de beaucoup de choses chez Google. Elle a été mise à contribution pour le développement de bon nombre de services, tels ceux liés à la géolocalisation (Local, Maps, Location Services et Street View), à la recherche de base et à la recherche d’images. Elle a également travaillé à la conception et au développement d’interfaces, notamment la fameuse page d’accueil minimaliste. Il sera intéressant de voir comment elle parviendra à transformer Yahoo.

Personnellement, je suis surtout curieux de connaître l’avenir de Flickr, le service de partage de photos dont Yahoo s’est portée acquéreuse en 2005. Jadis un incontournable pour les photographes amateurs et professionnels, le nom semble désormais oublié, la majorité des internautes préférant utiliser des services simplifiés et adaptés pour appareils mobiles (avec Instagram en tête de liste).

Pourtant, Flickr permet de stocker, de commenter et de partager gratuitement des photos à leur pleine résolution. Il se trouve toujours parmi les 50 sites les plus visités du monde, selon Alexa.

J’aurais défendu de la même façon Delicious, un service de partage de signets d’abord menacé de fermeture par Yahoo, mais celui-ci a été vendu à deux des trois fondateurs de YouTube en avril 2011. Pourvu que l’inévitable restructuration de l’entreprise n’entraîne pas la dissolution de Flickr.

Malgré tout, je partage l’avis de certains spécialistes qui considèrent que Yahoo offre une surabondance de produits (bien que Google en offre presque autant). Un ménage est nécessaire, tant en ce qui a trait au design et à l’ergonomie, qu’à la pertinence de certains services.

Une femme dirigeante de plus dans la Silicon Valley

Marissa Mayer se joint à la liste grandissante de femmes à la tête des grandes entreprises de la Silicon Valley, tel Meg Whitman (HP), Virginia M. Rometty (IBM) et Sheryl Sandberg (Facebook).

Ce qui est le plus surprenant dans toute cette histoire est la candeur des déclarations des fondateurs de Google. Voici ce que le PDG Larry Page avait à dire à ce sujet :

Depuis son arrivée à Google il y a 13 ans en tant qu’employée #20, Marissa s’est sans relâche faite l’avocate de nos utilisateurs. […] Ses talents nous manqueront à Google.

De son côté, le président Eric Schmidt n’avait que du bien à dire de son ancienne collègue :

J’ai travaillé avec Marissa pendant des années – elle est excellente avec les produits, très innovante et une véritable perfectionniste qui cherche toujours le bénéfice des utilisateurs. Yahoo a fait un très bon choix, et je suis personnellement très enthousiaste à l’idée de voir une autre femme prendre la direction d’une entreprise de haute technologie. Meilleurs voeux à Marissa et à Yahoo!

Il m’apparaît évident que le duo devait être au courant des intentions de Marissa Mayer, bien que celle-ci ait déclaré avoir démissionné par téléphone lundi dernier.

Sur une note plus personnelle, la femme de 37 ans a profité de l’annonce de ses nouvelles fonctions pour faire savoir sur Twitter qu’elle est enceinte d’un garçon. L’accouchement est prévu pour le mois d’octobre.

Quand vous partagez vos photos sur Internet, vous demandez-vous ce qu’il advient de vos droits d’auteur? Venez-vous simplement d’autoriser le service qui héberge votre image à l’utiliser dans un contexte précis, ou avez-vous carrément transféré la propriété intellectuelle de celle-ci?

Une caméra concept, la WVIL

Semi hors sujet : la WVIL, une caméra concept

La semaine dernière, World Entertainment News Network (WENN), une agence américaine spécialisée dans la diffusion d’images et de nouvelles concernant les célébrités par le biais de fils de presse, est devenue partenaire officiel de Twitpic, le plus important service de partage de photos sur Twitter. L’agence peut non seulement utiliser les images Twitpic à ses propres fins, mais elle est maintenant disposée à poursuivre en justice quiconque utiliserait dans un contexte commercial les photos publiées sur le service sans son consentement.

Bien que l’agence prétend être seulement intéressée par les photos partagées par des célébrités, Twitpic ne fait aucune distinction entre les droits des célébrités et des utilisateurs réguliers dans ses conditions d’utilisation. Par contre, elle prend soin de vous informer qu’en acceptant d’utiliser son service, vous lui accordez « une licence mondiale, non exclusive, libre de redevances, sous-licenciable et transférable d’utiliser, de reproduire, de distribuer, d’afficher et d’exécuter le contenu en relation avec le service de Twitpic (et celui des successeurs et affiliés) et d’en faire des oeuvres dérivées ».

Cette nouvelle s’inscrit dans le contexte très actuel de la frénésie qui entoure le partage d’information sur les réseaux sociaux. Les utilisateurs s’empressent de trouver un service répondant à leurs besoins sans prendre connaissance des conditions d’utilisation rattachées à celui-ci.

Le site satirique The Onion s’est d’ailleurs amusé à rapporter cette semaine que Facebook était en réalité un programme de surveillance de la CIA. Les déclarations du faux porte-parole de la CIA, bien que loufoques, portent à réfléchir.

After years of secretly monitoring the public, we were astounded so many people would willingly publicize where they live, their religious and political views, an alphabetized list of all their friends, personal email addresses, phone numbers, hundred photos of themselves and even status updates about what they were doing moment to moment. It is truely a dream come true for the CIA.

Christopher Sartinsky, [faux] sous-directeur de la CIA

Comme quoi vous êtes votre meilleur paparazzi.

À qui de droit

Pour l’agence WENN, ses intentions sont nobles : elle souhaite mettre un frein à l’utilisation non autorisée des images Twitpic dans les journaux et autres médias. Par contre, aux yeux des photographes professionnels, l’entente conclue entre WENN et Twitpic a de quoi rendre inquiet, puisqu’elle permet à l’agence d’utiliser n’importe quelle photo du service à des fins commerciales.

Chose certaine, selon les conditions d’utilisation, en aucun cas vous ne cédez la propriété de vos photos à Twitpic. Néanmoins, la prudence est de mise lorsqu’on fait affaire avec les différents services de partage de photos.

Pourquoi ne pas établir à l’avance les conditions d’utilisation de vos photos par le biais d’une licence Creative Commons? Cette option se veut une solution de rechange légale au copyright pour les personnes qui souhaitent partager leurs œuvres selon des balises claires et établies à l’avance (à savoir s’il est possible de partager, de remixer ou de réutiliser l’œuvre dans un contexte commercial). Essentiellement, elle permet d’éliminer l’ambiguïté provoquée par le traitement d’un contenu protégé par droits d’auteur pour les non-initiés.

D’abord popularisées par les blogues, les licences Creative Commons sont très employées sur les portails de partage de photos comme Flickr et Picasa. Malheureusement, il est impossible pour l’instant de jumeler ces services à votre client Twitter, la principale force de Twitpic et ses concurrents. Il vous faudra télécharger votre photo à partir du site (ou d’une application dédiée), une étape supplémentaire qui pourrait rebuter certains utilisateurs.

Un ménage s’impose

Contrairement à celle de Facebook, l’utilisation de Twitter est très axée sur le moment présent. Il n’est pas essentiel, ni même pertinent de conserver un historique des photos prises au cours du dernier mois, encore moins au cours des dernières années. Pourquoi donc ne pas supprimer celles-ci?

Techniquement, une fois ces images supprimées de votre profil, Twitpic et WENN ne seront plus en droit d’utiliser vos photos à leurs fins (après un délai raisonnable).

À lire aussi : Le billet de Gina sur une photo de Noam Galai publiée sur Flickr et volée des centaines de fois.

Tout bon photographe vous le dira : bien qu’il existe une multitude d’appareils photo aux technologies révolutionnaires, le meilleur appareil photo est celui qui se trouve dans vos mains au moment opportun. Ce n’est donc pas l’appareil qui fait la photo, mais bien le photographe. Dans cette optique, je veux vous faire part d’une application iPhone qui vous permet de rapidement capter et diffuser une image, tout en vous amusant.

Instagram

Instagram, une évolution du photoblogue

Avec Instagram, il est possible de capter une image sur le vif (ou faire une sélection à partir de votre librairie), lui appliquer un filtre et la partager avec son réseau. Une idée toute simple, à l’instar d’Hipstamatic, mais avec une interface beaucoup plus efficace : une fois dans l’application, choisissez l’option « Partager », visez et cliquez pour prendre la photo, comparez les différents effets proposés, inscrivez un titre et cochez le nom des services de médias sociaux où vous désirez diffuser le résultat (Facebook, Twitter, Flickr, Posterous, Tumblr ou Foursquare).

Les photographes plus nostalgiques préféreront sans doute l’approche d’Hipstamatic, qui va jusqu’à proposer le type de pellicules et différentes lentilles rétro. Personnellement, je préfère l’approche simple et efficace.

Un autre réseau social

Vous n’y échapperez pas, la raison pour laquelle Instagram connaît autant de succès (le service a franchi le cap de 1 million d’inscriptions le 21 décembre dernier) est surtout liée à son intégration des différents réseaux sociaux. Vous pouvez facilement obtenir la liste de vos amis Facebook et Twitter qui sont également sur Instagram, et choisir qui d’entre eux vous désirez suivre sur l’application. C’est parfois étonnant de découvrir un côté artistique chez des personnes avec qui vous avez l’habitude de communiquer seulement par écrit.

Une fois que vous avez accumulé quelques relations, vous pouvez voir les plus récents clichés de votre réseau en accueil (la section « Amis »). L’onglet « Populaire » vous permet de voir les photos les plus aimées du moment, « Activité » vous permet de garder l’oeil sur les activités provoquées par vos photos, et l’onglet « Profil », comme son nom l’indique, vous permet de gérer votre compte.

Quelques captures-écran d'Instagram

Comme tout bon photoblogue qui se respecte, il est possible d’aimer ou de commenter les clichés de vos amis, à partir de votre téléphone seulement. Car malheureusement (ou heureusement), le service est si simple qu’il ne permet pas d’être pleinement utilisé à l’extérieur de son application. Sur le web, vous ne pourrez que voir les photos partagées, à condition d’en connaître l’adresse. Impossible de voir la totalité des photos publiées par un utilisateur ailleurs que sur votre téléphone (dans certains cas, il est possible de verrouiller son compte, exigeant ainsi une relation d’amitié réciproque).

Je trouve ces limitations plutôt agaçantes, mais préfère voir un réseau social se développer tranquillement, et ainsi partir sur des bases solides. Les utilisateurs ont tendance à se perdre quand on élargit trop rapidement les possibilités.

Une version Android pour bientôt

Kevin Systrom, le cofondateur d’Instragram, a confirmé qu’une version Android de l’application était en développement lors d’une entrevue livrée à TechCrunch le mois dernier. Il mentionne également le lancement imminent d’une API (une interface de programmation, permettant d’intégrer du contenu Instagram à d’autres plateformes web), d’un nouveau site web et de financement.

Mes impressions

Aspects positifs :

  • Facilité d’utilisation
  • 15 filtres aux effets variés
  • Outil de partage dans divers réseaux sociaux efficace
  • Possibilité de découvrir ses amis sous un autre jour
  • Application gratuite

Aspects négatifs :

  • Seulement offert sur iPhone (version Android en préparation)
  • Plateforme web très limitée
  • Amis trop motivés peuvent envahir rapidement l’accueil