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Adobe CSS Regions

Une technologie d’Adobe visant à permettre aux designers web de créer des pages Internet offrant une allure plus près des magazines que des sites traditionnels ne sera finalement pas intégrée au moteur de rendu Blink de Google, utilisé par les navigateurs Chrome et Opera.

Google change ainsi son fusil d’épaule, après avoir pourtant supporté la technologie CSS Regions d’Adobe pendant quelques années.

« Je ne crois plus que CSS Regions devrait être intégré à Blink », a expliqué la semaine dernière l’ingénieur logiciel pour Google Eric Seidel à un programmeur d’Adobe, dans une discussion accessible sur le web.

Pour Seidel et d’autres contributeurs actifs au moteur de rendu Blink, CSS Regions d’Adobe ralentirait trop Chrome, alors que les objectifs avoués de Google pour 2014 sont plutôt d’améliorer les performances de son navigateur, surtout sur les plateformes mobiles.

Non seulement CSS Regions occuperait 10 000 des 350 000 lignes de code du moteur Blink, mais la technologie serait aussi répandue dans plus de 140 fichiers différents, une quantité énorme, comparée notamment à d’autres technologies modernes comme CSS Grid ou CSS Flexbox, s’étonne Eric Seidel.

Safari et Internet Explorer supportent déjà CSS Regions
Le projet d’Adobe n’est pas mort pour autant. D’ailleurs, la technologie est déjà intégrée au moteur de rendu WebKit et utilisée dans les navigateurs Safari 6.1 (et plus) pour Mac et Safari pour iOS 7. Le navigateur de Microsoft Internet Explorer supporte aussi la technologie en partie depuis Internet Explorer 10.

En tout, ce serait environ 15 % des internautes qui utiliseraient présentement un navigateur compatible en tout ou en partie avec la technologie d’Adobe.

Force est toutefois de constater que sans Google et Mozilla – qui a aussi refusé d’implanter la technologie dans son navigateur Firefox – il sera difficile pour Adobe de convaincre les designers d’employer CSS Regions dans leurs futures pages web.

Un problème réel, mais pas la bonne solution
Le refus de Google d’utiliser le CSS Regions n’est toutefois pas lié au manque d’intérêt envers la technologie d’Adobe.

« Regions corrige certaines faiblesses très réelles de la plateforme web, explique Eric Seidel. Mais je crois que Blink (espérons-le avec l’aide d’Adobe) devra trouver une façon plus simple et plus petite pour corriger ces faiblesses. »

Reste à voir si cette nouvelle façon sera une version plus efficace de CSS Regions, ou une technologie entièrement nouvelle, ce qui pourrait retarder encore de quelques années l’établissement d’un nouveau standard de type magazine sur le web.

Mozilla, en collaboration avec Epic Games, présentait la semaine dernière sa version hautement optimisée de JavaScript ayant la capacité de générer un graphisme 3D sophistiqué à même un navigateur web. Grâce à des technologies ouvertes comme WebGL, les développeurs du moteur de jeu populaire Unreal Engine 3 ont pu compiler une version HTML, ce qui permettrait la conversion d’une panoplie de jeux propulsés par ce moteur.

Il ne s’agit pour l’instant que d’une démonstration de faisabilité, puisque le moteur n’est stable que sur la plus récente version de développement de Firefox. Mais vous pouvez d’ores et déjà tester la démo Epic Citadel avec le logiciel en question.

L’idée est d’inciter les concepteurs de Chrome, de Safari, d’Opera et d’Internet Explorer à optimiser le JavaScript de leurs fureteurs, afin de permettre à long terme l’exécution d’un programme propulsé par le moteur Unreal Engine 3, peu importe le navigateur.

Aucun module prérequis

La philosophie derrière le développement du HTML5 est la standardisation d’une panoplie de nouvelles technologies (la lecture vidéo par exemple) qui jusqu’ici nécessitaient l’installation de modules supplémentaires. YouTube et Vimeo l’abandonnent tranquillement au profit de HTML5. Netflix a annoncé le mois dernier vouloir faire la même chose avec Silverlight, un module vidéo développé par Microsoft, pour ainsi adopter HTML5.

Imaginez que vous puissiez jouer à un jeu sophistiqué sans avoir rien à installer! Certes, le moteur de jeu Unreal Engine 3 se fait vieux, bien qu’il soit toujours populaire auprès des plateformes mobiles. Néanmoins, Epic Games a affirmé que son successeur, Unreal Engine 4, connaîtra également une version HTML5.

L’industrie du jeu vidéo est en pleine transformation. Tant les consoles portables que les consoles de salon sont menacées par les tablettes, qui offrent des jeux de qualité à bon marché. D’un autre côté, la possibilité de déployer un jeu de grande envergure par le biais d’un navigateur web pourrait avoir des répercussions sur le classique système de vente de logiciels en magasin.

À suivre…

Quel est votre navigateur préféré? Si vous n’avez pas la moindre idée de ce dont je parle, l’article qui suit risque de vous ennuyer… ou peut-être de vous intriguer. Deux des fureteurs les plus populaires du web, soit Internet Explorer et Firefox, ont subi une importante mise à jour dernièrement qui vient redynamiser une industrie latente depuis plusieurs mois. Laissez-moi vous présenter ici ces plus récents navigateurs, en ordre de mise en marché.

Microsoft Internet Explorer 9

Internet Explorer 6 était une abomination. Microsoft elle-même l’a déclaré récemment. Il ne respectait qu’une infime partie des standards, était omniprésent (il s’agit du fureteur inclus avec Windows XP) et nécessitait que les développeurs lui prêtent une attention particulière à chaque nouveau projet. Je ne parle pas ici de simples ajustements : la durée de développement pouvait être amplifiée jusqu’à 50 %, parfois même plus. Imaginez une imprimante qui ignore certains mots, ou pire encore, certaines lettres. S’il est possible d’écrire un roman sans utiliser une seule fois la lettre « e », on peut supposer que le défi nécessite un temps de rédaction considérable.

Les versions subséquentes du navigateur de Microsoft se comportaient certes mieux, mais semblaient être stigmatisées par leur prédécesseur et toujours à la remorque de leurs concurrents en terme de performance. Heureusement, Internet Explorer 9 apporte une lueur d’espoir à l’horizon. Il embrasse les standards établis par les institutions reconnues (notamment HTML5) et offre des performances de loin supérieures.

En ce qui concerne son interface, Internet Explorer 9 adopte la philosophie établie par Google avec Chrome en misant sur un aspect minimaliste. Adieu abondance de boutons, de menus et de titres : on amincit la tête en positionnant la barre hybride (servant à la fois pour l’adresse et la recherche) à gauche des onglets. Vous pouvez épingler des sites à votre barre de tâches Windows, permettant un accès plus rapide à certaines de vos pages favorites.

En matière de sécurité, Internet Explorer 9 vous propose d’établir une liste de fournisseurs de contenu afin de filtrer les services faisant la collecte d’informations sans votre consentement. Semblable à ce qu’offre également Firefox 4, cette fonction empêchera les agences de publicité en ligne de récupérer des données sur votre historique ou vos achats passés lorsque vous accédez à certains sites au comportement louche. Microsoft a également amélioré son filtre SmartScreen, qui détecte les sites douteux, en permettant de restreindre l’exécution de commandes ActiveX qu’à certains sites, ce qui a pour effet de limiter le risque d’interventions externes malicieuses.

Mozilla Firefox 4

Bien qu’elle ait joué un rôle capital à l’avancement du web ouvert, Mozilla a vu son influence diminuer considérablement depuis l’arrivée de Google sur le marché des fureteurs. Traditionnellement, Chrome a toujours été popularisé comme étant un navigateur ultra rapide, et c’est peut-être la raison qui a poussé Mozilla à tout mettre en œuvre pour que Firefox reprenne la tête du peloton.

Visuellement, Firefox 4 n’échappe pas à l’omniprésente inspiration que Chrome semble souffler sur la majorité des fureteurs aujourd’hui. On nous propose les onglets en tête de la fenêtre et une certaine simplification des boutons, avec la fonction « rafraîchissement / arrêt » maintenant au bout de la barre d’adresse, ce qui n’est pas sans rappeler Safari. On trouve également un bouton pour les favoris, une façon de les condenser à un endroit sans restreindre l’affichage des pages web. Contrairement à Internet Explorer, par contre, Firefox ne va pas jusqu’à fusionner sa barre d’adresse avec sa barre de recherche; l’inspiration s’arrête donc ici.

La force de Firefox demeure les modules, et la gestion de ceux-ci a été améliorée et se trouve maintenant sous un onglet typique, telle une page web. Ce changement permet entre autres d’afficher plus de détails par rapport aux modules recherchés, sans compter qu’il offre une meilleure vue d’ensemble lorsqu’on doit en gérer une quantité importante.

Outre le fait qu’il est désormais le plus rapide des navigateurs, Firefox 4 est le seul fureteur en mesure d’interpréter le WebGL, un standard permettant l’affichage d’objets 3D à même le web. Il est fort à parier que la concurrence suivra sous peu, Apple et Google ayant déjà manifesté de l’intérêt pour cette spécification, combinant le standard OpenGL à du JavaScript.

Une autre nouveauté de Mozilla : la possibilité de synchroniser ses favoris, mots de passe, préférences, historique et plus récents onglets. Cette fonction est pratique pour transférer nos paramètres élémentaires sur une version mobile de Firefox par exemple. Cependant, contrairement à l’équivalent de Chrome, Firefox 4 ne prend pas en charge les modules installés. Sans compter qu’il nécessite une clé aussi longue et complexe que le numéro de série d’Antidote, et ce, malgré l’exigence d’un mot de passe sécuritaire.

Conclusion

Pour les besoins de la cause, j’ai testé sous Windows 7 (32 bits) les nouveaux navigateurs que j’ai installés sous une partition de mon MacBook Pro. Même si j’étais familiarisé avec Internet Explorer, je dois admettre que la vitesse de cette nouvelle version m’a agréablement surpris. Néanmoins, Firefox 4 est systématiquement parvenu à me fournir un affichage web plus rapide dans le contexte d’une séance web typique : Facebook par ici, Twitter par là, on visite quelques blogues, etc.

Étant sur Mac, je ne suis certes pas prêt à me convertir à Windows, ni à promouvoir Internet Explorer 9 au titre de mon navigateur préféré. Je risque cependant de favoriser Firefox au détriment de Chrome, le fureteur que je priorise ces jours-ci.

Nous ne sommes plus en guerre. L’époque où les navigateurs utilisaient des tactiques douteuses afin de maintenir leurs parts de marché semble révolue. Évidemment que la concurrence demeure, mais l’industrie a atteint une maturité qui laisse croire que tous les joueurs sont prêts à jouer selon les règles de l’art.

Inutile désormais de vous acharner à installer Firefox ou Chrome sur les ordinateurs de vos parents en remplaçant leur icône par celle d’Internet Explorer.

Laurent LaSalleFacebook introduit les connexions cryptées au Canada

par

 publié le 8 février 2011 à 10 h 03

J’écrivais sur Firesheep en novembre dernier afin de mettre en garde les amateurs de connexions sans fil gratuites (souvent gérées par Île Sans Fil ou ZAP Québec) contre le détournement de session. En somme, j’explique à quel point il est facile avec Firesheep d’obtenir le témoin d’une connexion, la clé permettant de recevoir et de transmettre de l’information à différents sites web, lorsque la victime est connectée sur une borne d’accès web commune. Parvenir à usurper l’identité de quelqu’un n’a jamais été aussi simple.

L’idée derrière Firesheep est de mettre en lumière l’insouciance de trop de développeurs web lorsque vient le moment de gérer l’information confidentielle de leurs utilisateurs. Facebook a finalement réagi la semaine dernière en permettant à ses membres d’activer une fonction cryptant l’information transmise entre ceux-ci et le réseau social.

Le compte de Mark Zuckerberg piraté

Mark Zuckerberg

Ceux qui suivent l’actualité ont certainement croisé cette nouvelle qui a fait le tour des médias : la page de Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, a été piratée. Je n’ai pas l’intention de couvrir en long et en large les détails de l’affaire, mais il est difficile de ne pas voir un lien de causalité lorsqu’on apprend que l’introduction des connexions cryptées s’est faite le lendemain de l’événement.

Certes, la compagnie travaillait déjà sur le concept, mais le grand patron a peut-être « incité » ses employés à mettre en marche le processus subito presto.

Comment savoir si l’option est disponible?

Après avoir fait le tour de quelques contacts hier soir sur Twitter, on m’a confirmé que l’option n’était pas disponible pour tous. C’est d’ailleurs ce dont nous informe Facebook par l’entremise de son blogue :

We are rolling this out slowly over the next few weeks, but you will be able to turn this feature on in your Account Settings soon. We hope to offer HTTPS as a default whenever you are using Facebook sometime in the future.

Information tirée du blogue de Facebook

Puisque le déploiement se fait lentement, il est probable que la procédure ci-dessous ne puisse être complétée avec succès. Si c’est le cas, vous pouvez quand même sécuriser votre connexion Facebook en utilisant une extension comme HTTPS Everywhere sur Firefox ou SaferChrome sur Chrome.

Pour vérifier si l’option est disponible sur votre compte :

  1. Une fois connecté sur Facebook, se diriger sur la page Paramètres du compte (en haut à droite).
  2. Modifier la portion Sécurité du compte.
  3. Cocher la première case, qui devrait se lire « Navigation sécurisée : Utiliser une connexion sécurisée (HTTPS) pour Facebook lorsque possible. »

Profitez de l’occasion pour consulter les autres options de sécurité qu’on vous propose (voir la section « Lorsqu’un nouvel ordinateur ou appareil mobile se connecte à ce compte », entre autres). Il est toujours bon également de revoir nos paramètres de confidentialités régulièrement. Je vous invite à lire un billet à ce sujet sur le site de Mashable (en anglais seulement) qui vulgarise bien les différents paramètres à surveiller.

Conclusion

Une fois l’option de navigation sécurisée activée, vous diminuez considérablement le risque de voir votre session Facebook détournée. La prochaine étape sera d’en faire autant avec Twitter : le site conserve les connexions sécurisées, mais n’offre pas l’option de les forcer. Amusez-vous à fouiller dans les paramètres de vos divers réseaux sociaux afin de maximiser la sécurité de vos connexions, et ainsi éviter que de l’information sensible se retrouve entre mauvaises mains.

Laurent LaSalleWebM contre H.264

par

 publié le 3 février 2011 à 12 h 12

Comme Gina le mentionnait la semaine dernière, Google a pris récemment la décision de retirer le codec H.264 des futures versions de Chrome, son navigateur web. Si cette démarche peut sembler étrange pour certains (on parle ici de rendre un logiciel incompatible avec un des formats vidéo les plus utilisés sur le web), l’explication derrière est rationnelle. Google veut se libérer des frais de licence imposés par le consortium MPEG LA, propriétaire du codec H.264 (portion vidéo du format AVC). Pour ce faire, elle choisit d’imposer un équivalent libre de droits : le codec VP8, par le biais du format WebM.

Ce débat se dessine avec, en toile de fond, la prochaine révision majeure du langage HTML. Tant que cette question n’est pas réglée, la ratification d’HTML5 est impossible. Voici l’état de la situation…

La petite histoire de WebM

WebM

Google aime le logiciel libre. Chromium est son navigateur web libre, l’essentiel de ce que constitue Chrome, hormis quelques fonctionnalités différentes. Il en va de même avec Chromium OS, la version code source ouvert (open source) de Chrome OS, son système d’exploitation destiné aux netbooks, dont la sortie est prévue un peu plus tard cette année. Android OS, son système d’exploitation mobile, est aussi libre. En partageant le code source de ces différents projets (dont les OS sont dérivés de Linux), il est possible de le modifier et de le compiler, faisant en sorte que ces logiciels puissent rouler sur une multitude de plateformes et dans des contextes variés.

Google aime également faire des acquisitions. Android provient d’ailleurs d’une jeune entreprise du même nom, qu’elle a acquise en 2005. Loin de moi l’idée de citer la liste complète des compagnies absorbées par Google (on en compte plus de 80), la plus populaire étant sans contredit YouTube, dont le site est aujourd’hui une référence quand vient le moment d’effectuer une recherche de contenu vidéo sur la toile. Une autre acquisition majeure est celle d’On2 Technologies, une société spécialisée dans la conception de codecs vidéo. Son dernier produit, TrueMotion VP8, constitue justement la portion vidéo de WebM (la portion audio est Vorbis, un produit libre indépendant de Google).

Même si On2 Technologies est toujours opérationnelle (maintenant une filiale de Google), puisque WebM est un format audio-vidéo libre, beaucoup ont l’impression que Google a investi 133 millions de dollars américains seulement pour en faire don à la communauté web. Sans vouloir diminuer la valeur de la contribution de Google par l’ouverture du format WebM, tout porte à croire qu’On2 Technologies travaille présentement sur d’autres projets. Oui, Google aime le libre, mais ses investisseurs aiment aussi qu’elle rentabilise ses investissements.

Le consortium MPEG LA

H.264

MPEG LA est un consortium regroupant plus d’une vingtaine d’entreprises (notamment Apple et Microsoft), dont la mission est de permettre l’acquisition de droits de brevet auprès de plusieurs propriétaires en une seule transaction. Puisque ses membres ont contribué au portefeuille de brevets contrôlés par le consortium, ceux-ci n’ont pas à débourser la même somme qu’une entreprise externe lorsque vient le moment d’utiliser les technologies MPEG LA. Il est probable même que dans ce contexte, aucune redevance ne leur soit exigée.

Le format AVC est omniprésent. On le trouve dans le standard Blu-ray, dans le module Flash d’Adobe (donc partout sur le web), sur iTunes, etc. Sa principale caractéristique : une qualité vidéo remarquable pour un débit de données moindre (fichiers plus légers). Si on peut expliquer sa prédominance par ce dernier point, il serait faux de croire que l’influence du consortium n’y est pour rien.

Quelques mois après le dévoilement (et la libération) du format WebM par Google, MPEG LA a émis un communiqué annonçant qu’elle prolongeait la période de grâce des utilisateurs finaux du format AVC. Aucune redevance ne sera exigée pour ceux qui voudront produire une vidéo utilisant le codec H.264 après la date d’échéance du 31 décembre 2015. Évidemment, cette nouvelle n’a aucune incidence pour les développeurs qui veulent intégrer le format à leurs projets. Selon Libération, on estime le coût de la licence annuelle aux alentours de 5 millions de dollars américains.

L’avenir

Impossible de déterminer l’issue de ce conflit. D’un côté, Mozilla, développeur de Firefox (autre navigateur web libre), n’est pas disposé à payer une pareille somme. Il se range donc avec Google et Opera. De l’autre, Apple et Microsoft ont tout intérêt à défendre le format auquel ils ont contribué, et qui leur rapporte certainement beaucoup de redevances.

Les parts de marchés de Chrome sont minces, mais Google pourrait décider de miser sur YouTube pour influencer le jeu. Internet Explorer est toujours meneur sur le web, ce qui donne du poids à la décision de Microsoft. Par contre, Firefox est une étoile montante dans ce domaine, donc Mozilla est un joueur à surveiller. Finalement, si Safari est le moins populaire des navigateurs, iTunes constitue une librairie monstre de fichiers encodés au format AVC. Son influence est moindre concernant l’adoption d’un standard pour HTML5, néanmoins, il sera toujours plus simple de concentrer les efforts des producteurs de vidéos sur une technologie commune.

Tant que le débat persiste, Adobe peut dormir tranquille avec son Flash dominant…