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Catherine MathysLes réseaux sociaux ou le plaisir de parler de soi

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 publié le 14 octobre 2014 à 11 h 46

À l’émission La sphère du samedi 11 octobre, on a parlé de l’identité numérique des enfants forgée à partir des traces laissées en ligne par leurs parents. À partir de cet article du Guardian, on s’est demandé pourquoi cette pratique s’était généralisée et surtout si elle pouvait nuire plus tard aux enfants. La question est dans l’air du temps. En mai dernier, le réseau NPR faisait un reportage sur la question. Nos enfants seront les premiers à avoir une identité numérique avant même d’être nés, souvent avec l’échographie du bébé. Et, comme je le mentionnais à l’émission, les Canadiens sont champions de cette pratique si l’on en croit les données du sondage de la firme de sécurité informatique AVG.

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Le magazine en ligne Planète F soulève aussi la question de l’empreinte numérique des enfants que les parents laissent avec la publication de multiples photos. On peut y lire le professeur André Mondoux, professeur à l’école des médias de l’UQAM et spécialiste en technologies socionumériques : « Être parent n’est plus un rôle social valorisé comme autrefois. Cette reconnaissance passe maintenant par les photos de nos petites frimousses et par le nombre de “like” qu’elles vont chercher. On a besoin de se faire dire qu’ils sont beaux, ça veut dire que l’on existe socialement comme bon parent. Et se le faire dire en temps réel, c’est bon pour l’égo. »

L’importance de la publication en ligne

Dans son plus récent livre Tell everyone: Why we share and why it matters (Dites-le à tout le monde : pourquoi nous publions en ligne et pourquoi c’est important), qui paraît aujourd’hui même, Alfred Hermida, professeur associé à l’Université de Colombie-Britannique en journalisme numérique et médias sociaux, analyse nos propensions à afficher nos expériences, nos opinions et nos émotions en ligne. Cet article du Globe and Mail expose sa démarche à travers une entrevue où il trace les grandes lignes de sa pensée.

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Selon Hermida, la publication de vidéos virales, de nouvelles, de statuts et autres échanges numériques peut s’avérer futile, mais elle contribue, au contraire, à se bâtir du capital social en montrant à notre auditoire ce qui est réellement important pour soi. Si on publie un contenu drôle, par exemple, on le fait d’abord pour rire avec d’autres. Si nous rions ensemble, on se ressemble peut-être un peu. C’est rassurant.

Bien sûr, la nature de la bête structure nos échanges. Comme l’instantanéité de la technologie modélise nos comportements, nous sommes plus souvent dans l’action que dans la contemplation, ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle pour la nuance qui se fait plus rare dans nos propos. Cela dit, il y a maintenant 10 ans que nous affichons nos vies sur Facebook. Comme le rappelle Fabien Loszach dans l’émission de samedi, le mouvement ne semble pas près de s’essouffler.

En général, les réseaux sociaux sont faciles à utiliser. On les a intégrés à nos vies. Les Canadiens comptent parmi les plus branchés au monde avec 33 h d’utilisation d’Internet par mois, et nous sommes 19 millions sur une population totale de 35 millions à avoir un compte Facebook.

Hermida soutient qu’on s’attarde beaucoup à la façon dont on se branche, mais peu sur les raisons qui nous poussent à nous brancher. Il soutient que les médias sociaux ne sont qu’un nouvel espace qui nous permet de créer des liens sociaux, ce que nous avons toujours fait en tant qu’espèce, par ailleurs. Bien sûr, le contexte numérique implique que nos échanges les plus anodins puissent être archivés et redéployés par d’autres à n’importe quel moment.

La difficulté des réseaux sociaux comme Facebook, c’est qu’ils homogénéisent nos auditoires autrement segmentés dans notre vie de tous les jours. Habituellement, nous adaptons notre comportement en fonction du caractère public ou privé du contexte. En ligne, tout a le potentiel de devenir à la fois public et privé. Nous modifions nos échanges pour rejoindre l’auditoire que vous pensons atteindre et en fonction de ce que nous souhaitons qu’il pense de nous.

Le plaisir de parler de soi

Dans son livre, Hermida parle du terme anglais « meformer », c’est-à-dire quelqu’un qui parle toujours de lui-même. Selon l’auteur, on ne peut en vouloir aux utilisateurs des réseaux sociaux de ne parler que d’eux-mêmes puisque c’est ce que nous faisons de mieux. Il dit que 30 à 40 % de tous nos échanges quotidiens tournent autour de nous-mêmes. Hermida fait référence à cette étude de l’Université Harvard, qui confirme que de parler de soi est même une activité hautement agréable. En utilisant des électroencéphalogrammes, des chercheurs ont déterminé que notre cerveau émet de la dopamine lorsqu’on parle de soi. Il est donc physiquement valorisant de dévoiler de l’information personnelle.

En effet, bien qu’on sache que les êtres humains parlent beaucoup d’eux-mêmes, on en savait peu sur les mécanismes derrière ce comportement. Avec cette étude, on réalise que de parler de soi déclenche des réactions primaires de récompense au même titre que manger ou faire l’amour. Ce n’est pas rien. Si les réseaux sociaux nous en donnent l’occasion, pourquoi s’en priver? L’étude nous apprend que le simple fait de trouver une occasion de parler de soi est très valorisant.

La recherche de Harvard conclut que la simple communication des croyances et des pensées est importante dans l’adaptation sociale d’une personne. On parle ici de créer de nouvelles alliances et de nouveaux liens sociaux, d’utiliser la rétroaction des autres pour mieux se connaître ou encore de repousser les limites des connaissances qu’on peut accumuler. Ainsi la motivation de vouloir sans cesse se dévoiler est essentielle aux comportements qui assurent notre sociabilité en tant qu’espèce. Bon, voilà qui est dit. Maintenant, vous pouvez retourner sur Facebook en toute quiétude.

 

 

 

Catherine MathysSnapchat fête ses 3 ans

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 publié le 25 septembre 2014 à 12 h 37

Demain, le réseau de messagerie éphémère Snapchat aura 3 ans. Retour sur l’ascension fulgurante d’une jeune entreprise qui serait désormais évaluée à 10 milliards de dollars et qui fait des émules un peu partout.

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Snap quoi?

Vous ne faites pas partie des 100 millions d’utilisateurs actifs mensuels de l’application mobile? C’est peut-être parce que vos belles années d’adolescence sont derrière vous. En effet, la moitié des utilisateurs ont de 13 à 17 ans, 31 %, de 18 à 24  ans. C’est la minorité, soit 19 %, qui a plus de 25 ans. L’application est surtout populaire en Amérique du Nord d’où proviennent 55 % de ses utilisateurs, ou devrais-je dire utilisatrices, puisqu’on estime à 70 % sa clientèle féminine.

Ce qui attire tout ce monde vers Snapchat? Sans doute le fait que les messages photos et depuis peu, vidéo, s’autodétruisent en 10 secondes maximum. Rapidement, l’application s’est monté son propre écosystème de célébrités à l’instar de YouTube, de Vine ou d’Instagram, surtout depuis qu’elle permet la publication d’histoires. Ces dernières sont en fait un récapitulatif de toutes les photos et vidéos prises dans les dernières 24 heures et qu’on peut partager avec un groupe d’amis fermé.

Qui est derrière Snapchat?

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Snapchat est une entreprise en démarrage créée en 2011 par Bobby Murphy et Evan Spiegel. Mais pas, selon Frank Reginald Brown IV, qui revendique la paternité de l’idée qu’il avait d’abord nommée Picaboo. L’histoire fait un peu penser à celle de Facebook avec sa querelle entre Mark Zuckerberg et les jumeaux Winklevoss. Dans le cas de Snapchat, les trois étudiants se sont rencontrés au sein de la fraternité Kappa Sigma de l’Université Stanford. En septembre 2014, une entente a été conclue entre les deux parties. Bien que les détails de celle-ci ne soient pas dévoilés, on sait que Brown voulait toucher un peu de la fortune des deux propriétaires qui détiennent à eux seuls 30 % de l’entreprise multimilliardaire.

L’application que tout le monde s’arrache

Une récente étude mentionne que 70 % des étudiants consultent Snapchat une fois par jour contre seulement 11 % pour Facebook. Il n’est donc pas étonnant que Facebook ait tenté de racheter la jeune entreprise pour 3 milliards de dollars en novembre 2013. Google aurait même tenté de déjouer l’offre de Facebook en offrant 4 milliards.

Contre toute attente, Snapchat a refusé toutes les offres de rachat pour faire grimper son évaluation. Sage décision puisque, en août 2014, l’entreprise a atteint les 10 milliards de dollars en évaluation. C’est l’investisseur Kleiner Perkins Caufield & Byers qui a investi 20 millions de dollars sur la base de cette évaluation. Même le géant chinois Alibaba a failli investir dans Snapchat à partir de cette même évaluation.

Pourquoi Facebook veut-il imiter Snapchat?

Ne pouvant la racheter, Facebook a décidé d’imiter la célèbre application. Dans un premier temps, en juin dernier, l’entreprise de Mark Zuckerberg a créé Slingshot qui permet d’envoyer photos et vidéos qui s’autodétruisent en 15 secondes maximum. Jusqu’ici, c’est familier. La différence de Slingshot se situe surtout dans la mécanique entre utilisateurs, puisqu’il faut absolument envoyer un message avant de pouvoir lire celui qui nous est adressé. C’est la façon qu’a trouvée Facebook de créer une communauté autour de sa nouvelle application.

Cela dit, plusieurs n’y voient qu’une pâle copie de Snapchat, vraisemblablement vouée à l’échec. C’est peut-être pour cette raison que Facebook s’est lancé dans ses propres essais de messagerie éphémère. On pourrait décider de laisser son statut en ligne pour une durée donnée : 1 heure, 3 heures, 6 heures, 12 heures, 24 heures, 2 jours ou même 7 jours. Après cette période tout le contenu du message, du statut aux commentaires, serait effacé, mais les données resteraient stockées sur les serveurs de Facebook pendant 90 jours.

Cette fonctionnalité n’est accessible que pour certains utilisateurs de Facebook en version iOS, dans certains pays. Reste à voir si le champion des réseaux sociaux ira de l’avant en offrant cette nouvelle option à tous. Une chose est certaine, tous ces efforts confirment la popularité de la formule Snapchat. En attendant de savoir quel géant pourra récupérer le réseau, chacun y va de ses propres essais.

Catherine MathysUne nouvelle recrue dans l’équipe de Triplex

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 publié le 26 août 2014 à 13 h 33

C’est parti! Je suis ravie de me joindre à l’équipe de Triplex. Cela dit, avant de me lancer, permettez-moi de souligner l’excellent travail de Nadia Serraiocco, qui a complété ce trio de brillants blogueurs pendant un peu plus de deux ans. Avec son flair techno des plus aiguisés, elle nous a offert une multitude de billets, toujours pertinents, au contenu fouillé et sous des angles souvent inédits. Comme je le lui ai mentionné à l’occasion de son dernier billet, je vais tenter de lui succéder dignement.

Les présentations

Alors je me présente. Catherine Mathys. Enchantée. Je suis journaliste depuis une douzaine d’années. Dans les cinq dernières années, je me suis spécialisée dans la couverture des nouvelles technologies. Avec un bac en sociologie et une maîtrise toute fraîche en communication, j’apprécie tout particulièrement notre rapport à la technologie et son impact sur notre quotidien. D’ailleurs, le sujet de mon mémoire de maîtrise portait sur le rôle des technologies dans le travail et la construction identitaire des journalistes. Tout un programme!

Je vais poursuivre l’exploration de ces questions fascinantes et de bien d’autres ici, avec Triplex, mais aussi le samedi à ICI Radio-Canada Première à l’émission La sphère avec Matthieu Dugal, ainsi qu’à ICI Radio-Canada Télé à l’émission Entrée principale avec André Robitaille. J’ajoute aussi une corde à mon arc, puisque je deviens chargée de cours à l’UQAM en septembre. Je donnerai le cours Technologies des médias socionumériques dans le cadre du nouveau certificat en communication socionumérique des organisations. Que de beaux projets pour un retour au travail! Ça part en lion!

Le grand retour

Eh oui, je reprends du collier après une année bien chargée de « congé » de maternité. Une année sans être en ondes, sans travailler, c’est long quand on aime son travail comme j’aime le mien. Cela dit, l’expérience d’un congé de maternité a beaucoup évolué avec l’utilisation des médias sociaux. Exit l’isolement, en avant le partage en ligne d’information, de conseils, d’expériences. Comme en témoigne ce billet de Nadia Serraiocco, les femmes se confient beaucoup sur les réseaux sociaux pendant la grossesse et dans les premiers mois de vie de l’enfant (ou des enfants dans mon cas). J’avais moi-même sous-estimé l’importance des médias sociaux dans le quotidien de cette période intense de changements. Prenons Facebook et ses communautés d’intérêts. Nouvellement mère de triplés, je ne trouvais pas de parents dans la même situation dans mon entourage ou dans les associations existantes. Qu’à cela ne tienne, j’ai créé un groupe Facebook secret pour les parents québécois de triplés, ce qui a grandement adouci l’aventure des premiers mois avec des conseils spécifiques à ma triple parentalité. Avec les bons paramètres de confidentialité, c’est fou ce que ce réseau social peut faire.

À suivre

Pour la suite des choses, je nous souhaite beaucoup de découvertes passionnantes, de discussions brillantes, de trouvailles intrigantes. Nous vivons une époque captivante de par ses transformations technologiques, et je suis choyée d’avoir cette tribune pour en discuter de quelques-unes avec vous.

Nadia SeraioccoFacebook vise maintenant les petits commerçants

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 publié le 9 juin 2014 à 12 h 09
Dan Levy lors de la rencontre de la semaine dernière

Dan Levy lors de la rencontre de la semaine dernière

Certains auront remarqué depuis le début de l’année le déclin de la portée organique des publications sur Facebook. Pour ceux qui gèrent plusieurs pages ou qui déjà ont pris l’habitude d’investir dans les publications promues, le message était clair : sans investissement minimal, les publications d’une page disparaissent littéralement dans la masse. Une chose en menant à une autre, la semaine dernière, Dan Levy, responsable pour Facebook du commerce avec les petites entreprises, tenait une rencontre à Manhattan avec environ 350 propriétaires de commerces.

La longue traîne façon Facebook

Comme l’a remarqué AdAge avec humour (Facebook courts small business), Facebook veut aller chercher des revenus dans 99 % des entreprises, soit les petites entreprises, les bureaux de professionnels (dentistes, optométristes, etc.). Dan Levy s’est donc fait rassurant, Facebook ne cherche pas à obtenir de grosses sommes de chacun, mais plutôt à voir à ce qu’ils investissent ce qu’il faut pour avoir la visibilité désirée. On arrive donc au principe de la longue traîne (La longue traîne, un article de Chris Anderson dans Wired qui est devenu un essai publié en 2009) et ici, on est dans la queue de la traîne, là où une multitudes de petits commerces représentent ensemble un apport de revenus intéressant pour Facebook. Assez intéressant en tout cas pour qu’on assigne depuis 2012 un directeur à ce marché (profil de Dan Levy sur LinkedIn).

30 millions de pages actives

Cette rencontre était la première de cinq rencontres dont le but est bien évidemment de convertir des millions de petites entreprises qui ont une page sur le réseau en clients payants. Avec environ 30 millions de pages actives de petites entreprises sur le réseau (ce qui constitue une hausse de 5 millions comparativement à l’an dernier) et 19 millions qui utilisent le mobile, on peut mesurer ce qu’un mince investissement de chacune représente comme revenu.

La vente face à face comme dans le bon vieux temps

Alors qu’on pourrait imaginer que les services de Facebook vont de soi et que le puissant réseau social a tous les outils en ligne pour rejoindre ses futurs clients, la tournée a aussi pour but de mettre un « visage sur Facebook ». On en revient donc pour ce marché des petites entreprises à la vente personnalisée.

Comme dans toute bonne rencontre du directeur des ventes d’une grande corporation avec ses clients potentiels, quelques vidéos corporatives ont donné le ton à la rencontre, et Mark Zuckerberg est même apparu à l’écran un bref moment, le temps de dire aux invités que sans leur commerce, Facebook ne serait pas utile.

Ceci expliquant cela, on s’étonne moins du nouveau design des pages d’entreprises, qui met désormais en relief les activités de la semaine de la page, comme sa portée et l’état des promotions en cours.

Autres sources d’information :

Le rapport de l’événement avec les dates prochaines rencontres sur Small Business Trends

Une entrevue avec Dan Levy sur TechCrunch 

instagram-application-mobile-photo4La firme Piper Jaffray vient tout juste de publier son rapport sur les habitudes de consommation des adolescents. Comme on peut s’y attendre, quelques pages portent sur les achats en ligne et les réseaux sociaux. Toutefois, si les marques préférées se maintiennent souvent quelques saisons, les chefs de file des réseaux sociaux que sont Facebook, Twitter et Instagram se livrent toute une bataille. Or, pour le printemps 2014, Instagram vient de devancer Facebook.

Devant Facebook et Twitter

PiperJaffrayDes 7500 adolescents interviewés par Pipper Jaffray, 30 % préfèrent Instagram à Twitter et à Facebook, qui récoltent respectivement 27 % et 23 % de la faveur des jeunes. L’an dernier à pareille date, 33 % des adolescents avaient manifesté une préférence pour Facebook, alors suivi de près par Twitter (30 %), tandis qu’Instagram était bien loin derrière avec 17 %.

Pour ce qui est des autres réseaux utilisés, Tumblr demeure le préféré de 5 % des jeunes utilisateurs depuis l’automne 2013. Quant à Google+, alors qu’il suscitait un grand intérêt pour 5 % des jeunes en 2013, il s’est, depuis l’automne, tenu sous la barre des 5 %. Pinterest ne bouge pas depuis un an, séduisant à peine 2 % des adolescents.

Un gain pour Facebook?

Si les jeunes utilisateurs préfèrent Instagram à Facebook, ce n’est pourtant pas au détriment du grand réseau, cela vient plutôt appuyer le fait que le milliard de dollars investi par la compagnie de Zuckerberg dans le populaire service de partage de photos valait son pesant d’or ou de « J’aime ». En fait, selon un analyste de Pipper Jaffray, Gene Munster, c’est ce genre de décision qui fait que le cours de l’action de Facebook se maintient dans un marché en constante transformation.

Eh oui, les acquisitions permettent aux géants des réseaux sociaux non seulement de compléter leur offre, mais de demeurer concurrentiels dans différents segments du marché.

Si les tendances de consommation des adolescents vous intéressent, ou tout simplement pour voir ce qu’ils aiment, consultez le rapport complet de Pipper Jaffray (PDF en anglais).