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Facebook Android

Désinstaller Facebook de son téléphone intelligent permettrait de gagner jusqu’à 20 % d’autonomie sur Android, et 15 % sur iOS, selon une expérience menée par le journal britannique The Guardian. Une amélioration dont il est possible de profiter sans quitter le réseau social pour autant.

Dans une série d’articles publiée la semaine dernière et lundi, le journaliste techno Samuel Gibbs a simplement comparé l’autonomie de ses téléphones Android et iOS après une journée complète, parfois avec Facebook, parfois sans Facebook. L’usage qu’il en faisait était identique, même par rapport à Facebook, puisque le journaliste consultait le site web mobile du réseau social les journées où il n’avait pas l’application. L’expérience a été répétée plusieurs jours, par plusieurs personnes différentes, avec des appareils différents.

En moyenne, les téléphones Android avaient une charge de 20 % plus élevée le soir sans Facebook, et les iPhone avaient une charge de 15 % plus élevée, le tout en retirant le téléphone du chargeur à la même heure le matin et en prenant la mesure à la même heure le soir.

Une étude automatisée et à plus grande échelle permettrait sans aucun doute d’obtenir un taux plus précis, mais les problèmes fréquents de l’application mobile Facebook rendent certainement ces résultats crédibles.

Détail intéressant, sur Android, l’application Facebook n’est pas elle-même responsable de la consommation accrue des réserves du téléphone lorsqu’on observe les paramètres d’Android. C’est plutôt le système d’exploitation lui-même qui consomme plus lorsque Facebook est présent.

Notons aussi que désinstaller Facebook ne permettrait pas seulement de prolonger l’autonomie de son téléphone, mais peut-être aussi de le rendre plus rapide. Dans une discussion sur Reddit, un utilisateur démontre ainsi que les applications sur son téléphone s’ouvrent en moyenne 15 % plus rapidement lorsque Facebook n’est pas installé sur son appareil.

Je n’ai toutefois pas été capable de reproduire l’expérience d’une façon concluante, avec des résultats trop inconstants d’un test à l’autre pour corroborer ceux présentés sur Reddit. Facebook semble avoir un effet négatif sur la vitesse du téléphone, mais il faudrait effectuer des essais à plus grande échelle et utiliser un test statistique approprié pour avoir une idée de l’ampleur du phénomène.

Utiliser le site web plutôt que l’application
fb mobile

Heureusement, il n’est pas nécessaire d’abandonner Facebook complètement pour profiter d’une autonomie accrue sur son téléphone.

Le journaliste du Guardian a d’ailleurs effectué ses essais en conservant l’application de messagerie Facebook Messenger et en accédant au réseau social par un navigateur web, grâce à un raccourci placé sur son écran d’accueil. Il est aussi possible d’installer une application tierce comme Metal pour accéder au site de Facebook tout en ayant accès à ses notifications.

Dans les faits, l’utilisation du réseau social est pratiquement la même qu’avec l’application standard, à part quelques petites exceptions. Certaines fonctions plus avancées comme les articles instantanés ne sont pas accessibles à partir du site web, et publier du contenu de son téléphone est parfois un peu plus compliqué qu’avec l’application.

Pour ceux dont le téléphone tombe souvent à plat en fin de journée, ces inconvénients sont toutefois bien anodins en regard des avantages gagnés en désinstallant l’application mobile de Facebook.

Catherine MathysFacebook a le vent dans les voiles

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 publié le 1 février 2016 à 11 h 36

On parle beaucoup des déboires de Twitter ces temps-ci. De son côté, Facebook semble parti pour la gloire. Avec les résultats financiers de l’année qui ont été publiés la semaine dernière, le moins qu’on puisse dire, c’est que Facebook va bien. Très bien, même.

Le réseau, qu’on avait condamné à une mort certaine plus d’une fois, s’en tire avec des revenus records qui dépassent pour la première fois la barre des cinq milliards de dollars seulement pour le dernier trimestre de 2015.

En fait, Facebook a accumulé des revenus totaux de près de 18 milliards de dollars pour l’année qui vient de passer, une augmentation de 44 % par rapport à 2014. Certains vous diront que l’entreprise de Zuckerberg est même en train de détrôner Google dans sa domination de la Silicon Valley.

La suprématie de la mobilité

Les bons résultats de Facebook sont en grande partie attribuables à l’augmentation des revenus issus de la publicité mobile. En fait, ces derniers représentent 80 % de tous les revenus publicitaires du dernier trimestre de 2015 (ils comptaient pour 69 % en 2014).

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Si le réseau social poursuit sa croissance, c’est d’ailleurs surtout parce que ses abonnés sont de plus en plus nombreux à se connecter à leur compte sur leur appareil mobile. En décembre 2015, on dénombrait 1,59 milliard d’utilisateurs de Facebook, une augmentation de 14 % comparativement à décembre 2014.

Parmi eux, 1,44 milliard ont accédé au réseau sur un téléphone ou une tablette. C’est une augmentation de 21 %.

Le meilleur est à venir

Tout juste de retour de son congé de paternité, Zuckerberg se prépare à une année 2016 tout aussi intéressante. Aussi, les casques de réalité virtuelle Oculus Rift sont attendus en mars. Dans les derniers mois de 2015, les vidéos 360 ont commencé à faire leur apparition. On se doute bien que ce genre d’innovation retiendra l’attention de nombreux publicitaires dans la prochaine année.

Il faut dire que la vidéo, en général, est un secteur en pleine expansion. Facebook vient tout juste de dévoiler que ses abonnés regardent 100 millions d’heures de vidéo chaque jour. Elle travaille même à une chaîne consacrée à la vidéo à même sa plateforme. Un pied de nez à YouTube, en quelque sorte.

Enfin, on sait que Facebook investit dans l’intelligence artificielle, entre autres avec ce projet d’un assistant personnel. Bref, l’entreprise ne manque pas d’idées pour occuper ses abonnés présents et futurs. Rappelons qu’une personne sur cinq, vivant sur terre, a un compte Facebook. Incroyable mais vrai.

 

Catherine MathysL’importance de Facebook et Twitter en information

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 publié le 15 décembre 2015 à 12 h 17

Ce matin, et pour une 11e année consécutive, Influence Communication a publié son bilan annuel de l’actualité. Intitulé État de la nouvelle : bilan 2015, le rapport analyse le travail des médias, décèle des tendances et dresse des palmarès à partir de toutes les infos publiées ou diffusées au Québec entre le 1er janvier et le 7 décembre 2015.

On peut y lire, entre autres, que les attentats du 13 novembre à Paris sont devenus la nouvelle de l’année au Québec. Selon le rapport, les attentats ont monopolisé 80 % de l’actualité pendant le week-end qui a suivi les événements tragiques du vendredi soir.

« On parle d’éclipse médiatique quand une nouvelle dépasse 20 %, dit Jean-François Dumas, président d’Influence Communication. On ne parlait pratiquement de rien d’autre. »

Quels rôles Facebook et Twitter ont-ils joués dans cette énorme médiatisation des événements?

Le rôle des médias sociaux

Le rapport d’Influence communication mentionne que les retombées médiatiques des attentats de Paris peuvent se comparer à celles du 11 septembre 2001 à New York à cause de la nature des événements et de leurs répercussions. Cela dit, la grande différence réside dans la place qu’ont occupée les médias sociaux dans la couverture du 13 novembre dernier.

« Il n’y avait pas de réseaux sociaux en 2001, pas de Facebook ni de Twitter. Aujourd’hui, les médias sociaux viennent amplifier l’intérêt et la couverture des médias, et aussi la nature même des reportages, car on utilise les témoignages et les images parus dans les médias sociaux. » - Jean-François Dumas

Les nouvelles voyagent désormais par une multitude de canaux, la radio, la télé, les journaux, mais aussi les médias sociaux. Selon Jean-François Dumas, cette multiplication des supports réduit l’effet de répétition. Il mentionne qu’on n’a pas toujours l’impression de voir les mêmes images repasser en boucle. Il est vrai qu’on a essentiellement vécu les événements de New York à la télé et qu’on a tous en tête, pour l’avoir vue et revue des dizaines de fois, l’image de cet avion qui percute l’une des deux tours.

September 11th Terrorist Attacks

(Carmen Taylor/AP)

Pour Paris, existe-il une seule photo ou séquence d’images qui résume toute l’affaire? Beaucoup moins, à mon sens. Pour moi, la vidéo qui a le mieux résumé le chaos de la soirée ne venait pas des images officielles et léchées d’un média traditionnel, mais bien du web, grâce à Daniel Psenny, journaliste au Monde qui habite derrière le Bataclan.


Images de la fusillade au Bataclan par lemondefr

L’influence des médias sociaux

Les attentats de Paris montrent à quel point le cycle de la nouvelle se transforme. Si autrefois, les médias traditionnels se servaient des médias sociaux comme d’un simple relais de leurs reportages, ils constituent désormais un indicateur essentiel de l’importance d’un événement qui nourrit leur couverture.

« Quand Twitter et Facebook s’enflamment autour d’un événement, les médias traditionnels finissent par lui donner une couverture jusqu’à 19 fois plus importante. » - Jean-François Dumas

Le rôle de chacun des canaux qu’emprunte la nouvelle semble se préciser. Le rapport indique que les médias traditionnels rapportent les événements de façon plus factuelle, alors que dans les médias sociaux, le ton est plus personnel. On parle davantage des gens impliqués ou de témoins, le point de mire est beaucoup moins large.

C’est aussi le meilleur exutoire dans un événement hautement émotif comme celui des attentats de Paris. Les gens se racontent, expriment leurs points de vue, leurs sentiments. Ce recensement des mots-clics les plus utilisés montre bien la vague d’empathie : innocent, thoughts, stay, love, prayers, praying, sans oublier l’importance de #prayforparis.

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Les cinq mots-clics de l’année

Malgré le raz-de-marée de messages sur les médias sociaux autour de Paris, il n’en est pas question dans les mots-clics les plus populaires de l’année au Québec. Un seul événement d’actualité fait partie des cinq premiers de la liste : les attentats de Charlie Hebdo. C’est étonnant, quand on pense que ces derniers arrivent derrière les événements du 13 novembre en ce qui concerne leur poids médiatique (25,67 % pour Charlie Hebdo contre 37,82 % pour le 13 novembre). C’est là qu’on voit toute l’importance qu’a eue le mot-clic #jesuischarlie.

Autre constat d’intérêt, le soccer a été plus populaire que le hockey! Je ne sais pas si c’est une première, mais c’est digne de mention. En fait, le mot-clic #IMFC (Impact de Montréal – Football Club) domine tous les autres, reléguant celui du #GoHabsGo en quatrième place derrière #tlmep (Tout le monde en parle, émission diffusée à Radio-Canada). C’est #LaVoixTVA qui ferme le peloton de tête de ce qui a le plus alimenté nos discussions cette année. Résumons. Le Québec, sur Twitter, c’est du sport, un peu de nouvelles et de la télé.

Catherine MathysFacebook se lance dans la musique?

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 publié le 9 juillet 2015 à 11 h 30

Dans le merveilleux monde de l’écoute de musique en flux continu (streaming), les amateurs de musique ne manquent pas de choix. De plus en plus de services, comme Spotify, Tidal ou, plus récemment, Apple Music, se joignent au mouvement. Vous n’êtes pas certain de savoir de quoi il s’agit? J’expliquais récemment les tenants et aboutissants du phénomène à l’émission Dessine-moi un dimanche sur ICI Radio-Canada Première.

La popularité de l’écoute en continu

Comme je le mentionnais à la radio, cette façon de consommer de la musique a le vent dans les voiles. Les revenus liés aux abonnements de ces services numériques ont dépassé les ventes de disques physiques pour la première fois en 2014, avec une augmentation de 39 % en une seule année. Les téléchargements représentent encore 52 % des ventes de musique, mais ils sont en déclin. L’avenir, tel qu’il se présente à l’heure actuelle, appartient à l’écoute en flux continu et… aux ventes de vinyles qui ont augmenté de près de 55 % en 2014. Wow!

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Et voilà qu’un nouveau participant se lance dans la mêlée. Tout indique que Facebook serait en train de préparer son propre service d’écoute en flux continu. La nouvelle a d’abord été rapportée par le site Music Ally, qui cite des sources anonymes à l’effet que Facebook souhaite non seulement poursuivre le développement d’un service de vidéos natives (et non pas reliées à un autre site comme YouTube), en particulier des vidéos musicales, mais que celui-ci serait accompagné d’un service d’écoute en flux continu.

Le réseau de tous vos besoins

Les rumeurs allaient bon train depuis quelques semaines. On savait que Facebook tissait des liens avec certaines maisons de disques, mais sans trop savoir pourquoi. Si l’on en croit les sources de Music Ally, le développement du service de vidéos musicales serait assez avancé et son lancement serait même prévu dans les prochains mois. Quant à la lecture en continu, Facebook serait encore en train de finaliser son plan d’affaires.

Facebook veut donner à ses utilisateurs de moins en moins de raisons de quitter son site. Après le lancement de Instant Articles, qui permet aux médias de publier directement leurs articles sur Facebook, voici que le réseau social souhaite aussi contourner YouTube pour le visionnement de vidéos. Et les chiffres montrent que ça fait l’affaire de son milliard d’abonnés. Le visionnement de vidéos sur Facebook a explosé dans les derniers mois. On est passé de 1 milliard de vidéos vues par jour en septembre 2014 à plus de 4 milliards. La musique ne serait que la suite logique. Facebook veut devenir l’arrêt obligatoire pour tous vos besoins en ligne. Et il est en voie de réussir.

apple news

Apple a dévoilé hier Apple News, une nouvelle application mobile permettant d’afficher des articles dans un format riche, avec une belle mise en page, une typographie personnalisée et des photos, le tout d’une façon fluide et adaptée aux appareils mobiles d’Apple. L’application, qui rappelle beaucoup Facebook Instant Articles lancé il y a quelques semaines, est prometteuse, mais un constat s’impose : une norme ouverte aurait dû répondre à ce besoin.

Car si News et Instant Articles permettent avant tout à Apple et à Facebook de récolter une part des profits des éditeurs grâce à la publicité vendue avec ces articles par leurs propres agences, les deux services répondent aussi à un besoin.

On parle ici du besoin d’une plateforme native, simple pour les créateurs, fluide, capable de regrouper des articles de différents médias et de présenter le tout d’une façon agréable. Apple News et Facebook Instant Articles en sont encore à leurs premiers balbutiements, mais déjà, les deux plateformes semblent répondre à cette demande – mieux que ce qu’il serait possible de faire avec seulement du web adaptatif, par exemple.

Elles le font toutefois d’une façon qui force les éditeurs et les blogueurs à s’adapter à plusieurs formats, et en s’assurant que les Apple, Facebook et compagnie soient celles qui détiennent ultimement le contrôle des formats, des changements qui y seront apportés, de la monétisation et des règles pour y participer (notons que le format DSP d’Adobe, utilisé par de nombreux magazines sur tablettes, pourrait aussi être ajouté à cette liste).

C’est dommage. Car le web s’étant développé d’une façon ouverte et accessible à tous et permettant ainsi à une multitude d’entreprises de croître, ce web mobile nouveau genre aurait lui aussi dû être ouvert.

RSS 3.0?
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Certains noteront que la norme RSS répond déjà en partie à ce besoin. Chaque site peut offrir son contenu d’une façon simple et accessible, et d’autres outils permettent ensuite de réunir les articles des différents médias et de les consulter sur un appareil mobile d’une façon un peu plus appropriée. D’ici à ce que son Apple News Format soit prêt, Apple utilise d’ailleurs le RSS pour diffuser les articles dans son service.

Le RSS n’offre toutefois pas la richesse de mise en page des News et Instant Articles. Est-ce qu’une version mise à jour du RSS pourrait régler la situation? Peut-être.

Une chose est certaine, ce n’est toutefois pas ce qu’avait en tête Aaron Swartz, l’un des concepteurs de la norme, pour la prochaine mise à jour du RSS. Dans un billet sur son blogue détaillant ce qu’allait être le RSS 3.0, Aaron Swartz décrivait en fait avant sa mort l’exact opposé de ce qu’offrent Apple et Facebook.

« N’importe quel internaute intelligent ne veut que du texte », expliquait Swartz après s’être révolté contre l’utilisation du HTML dans les courriels.

Le RSS 3.0 allait plutôt retourner aux sources du « Really Simple Syndication », le protocole le plus simple possible.

Besoin d’une nouvelle norme
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Peu importe que ce soit le RSS ou non, le web mobile a besoin d’une nouvelle norme ouverte qui pourrait répondre aux mêmes besoins des formats Apple News et Facebook Instant Articles (ou du moins offrir les mêmes avantages, pour ceux qui considèrent le mot « besoin » un peu exagéré).

Un format que d’autres applications mobiles et même les navigateurs web pourraient utiliser, et qu’Apple et Facebook finiraient par adopter à leur tour. Un format qui permettrait autant aux sites web de particuliers qu’aux éditeurs d’offrir une version riche et rapide de leurs articles, sans devoir les convertir individuellement pour Apple, Facebook et tous les autres qui suivront forcément, et sans courir le risque qu’un changement unilatéral d’une entreprise vienne ensuite briser leur modèle d’affaires.

Et tiens, je propose même le nom pour cette nouvelle norme : pourquoi pas RRS, pour « Really Rich Syndication »?

Reste à voir si quelqu’un aura l’audace et les moyens pour le faire et, surtout, pour le promouvoir adéquatement, ce qui n’est certainement pas gagné d’avance.