Billets classés sous ‘E3’

Maxime JohnsonJeux vidéo : mes coups de coeur au E3 2013

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 publié le 17 juin 2013 à 16 h 05

Après plusieurs semaines d’attente, me voilà enfin à Triplex, où je rejoins avec plaisir Martin et Nadia. Il faut reconnaître que le hasard fait bien les choses, puisque mon premier billet porte sur les jeux vidéo, un sujet privilégié par mon ami Laurent Lasalle, qui a quitté Triplex la semaine dernière.
 
Ceux qui me lisent déjà - j’ai collaboré à plus d’une trentaine de publications au Québec au cours des dernières années - reconnaîtront certaines des caractéristiques qui me définissent comme journaliste techno dans ce premier billet.

J’adore couvrir les congrès technos (CES, Mobile World Congress, etc.), et je suis un enthousiaste qui croit au potentiel des technologies et qui aime imaginer jusqu’où elles peuvent nous mener. Mes attentes sont toutefois élevées, et je n’ai pas peur de critiquer un produit s’il n’est pas à la hauteur de mes attentes.

Je n’ai pas peur non plus de faire cavalier seul quand j’exprime mes opinions. La cuvée 2013 du E3, le plus grand rassemblement annuel de l’industrie du jeu vidéo auquel j’ai participé la semaine dernière, a beau avoir été largement vantée, je n’ai pour ma part aucune gêne à affirmer qu’elle m’a plutôt déçu, et que peu de titres m’ont réellement passionné.

Oui, certains des jeux qui y ont été dévoilés vont certainement se vendre à des millions d’exemplaires, comme Titanfall, Destiny ou les dernières moutures de Battlefield et de Call of Duty. Ces jeux de guerre ne devraient pas décevoir les amateurs du genre, mais un peu comme avec la plupart des superproductions estivales, j’éprouve de la difficulté à m’y intéresser. Tous les goûts sont dans la nature, j’imagine.

Sans plus tarder, voici donc mes coups de coeur du Electronic Entertainment Expo (E3) 2013. Les titres que j’ai choisis ont deux points communs : ils m’ont fait vivre des émotions durant leur présentation et donné envie d’y jouer lorsqu’ils seront lancés cette année ou l’année prochaine.

Plants vs Zombies : Garden Warfare

L’éditeur Popcap et EA ont transformé leur populaire franchise Plants vs Zombies (un petit jeu qui est offert sur pratiquement toutes les plateformes et que vous devriez essayer absolument si ce n’est déjà fait) en un jeu de tir complètement déjanté.

Même s’il s’agit d’un genre tout à fait différent, la plupart des qualités qui ont fait la gloire de la série ont été préservées, comme l’humour, l’heureux mélange entre l’action et la stratégie ainsi que la bonne musique.

Plants vs Zombies : Garden Warfare devrait être un jeu pour toute la famille (après tout, on y tire avec des petits pois et du popcorn) particulièrement amusant. Une belle surprise.

Outlast

Outlast est un jeu indépendant, développé par le studio indépendant montréalais Red Barrels. Ce n’est pas la première fois que le titre est présenté, mais celui-ci a joui d’une belle visibilité au E3, puisqu’il a été mis de l’avant par Sony durant sa conférence de presse et à son kiosque.

Outlast est une aventure d’horreur vraiment terrifiante, où l’on incarne un journaliste intrépide qui s’aventure dans un établissement où il n’aurait probablement pas dû mettre les pieds.

Attendez-vous à faire de nombreux sauts lorsque le jeu sera lancé sur PC à la fin de l’été, ou sur la PlayStation 4 l’année prochaine.

Kinect : un accessoire sous-estimé

Mon troisième coup de coeur n’est pas un jeu, mais plutôt un accessoire, le Kinect de seconde génération, qui sera nécessaire pour faire fonctionner la Xbox One.

Même si elle a été décriée à de nombreuses reprises, cette obligation d’utiliser Kinect est à mon avis une bonne chose, puisqu’elle devrait permettre un nouveau genre d’utilisation pour l’appareil.

Actuellement, on bouge généralement beaucoup dans les jeux Kinect, comme dans les jeux de danse ou d’entraînement. Kinect a aussi été utilisé dans des genres plus traditionnels, sans grand succès cependant.

Le Kinect de seconde génération, avec ses capteurs plus précis qui seront branchés en permanence, pourra permettre aux concepteurs d’intégrer l’appareil dans leurs jeux, sans pour autant en faire le contrôleur principal.

Comme on nous l’a montré dans une présentation de Microsoft, un joueur pourrait ainsi simplement taper avec son doigt sur sa tempe pour activer des lunettes nocturnes. Il pourrait aussi obtenir de meilleurs prix dans une boutique en souriant, ou lancer des commandes vocales aux autres personnages du jeu, comme il le ferait dans la vraie vie (« Va explorer cette maison », « Attaque cet ennemi à go« , etc.).

Plusieurs joueurs gardent un goût amer de la Kinect de première génération. Mais je suis convaincu que ce genre d’utilisation plus subtile et complémentaire à la manette principale de la Xbox devrait lui donner un atout important au cours des prochaines années lorsque les concepteurs commenceront à s’en servir intelligemment.

Or, pour que cela arrive un jour, il fallait rendre son utilisation obligatoire. Sinon, on aurait continué de faire de la programmation pour la majorité des joueurs, soit ceux qui n’ont pas de Kinect ou qui ne l’allument même plus.

Notez toutefois que je suis contre la plupart des autres restrictions de Microsoft pour sa Xbox One, comme celles entourant les jeux d’occasion et l’obligation d’être relié à Internet au moins une fois par jour pour profiter de ses jeux, même ceux en solo.

Dead Rising 3

Je n’aime pas beaucoup les suites et les formules, mais force est de reconnaître que le jeu de zombies Dead Rising 3 s’annonce vraiment amusant.

Un jeu des plus légers, où l’on peut facilement exterminer des centaines de zombies en quelques minutes seulement.

Dead Rising 3 est loin d’être un jeu intello (très peu de gros jeux pour consoles le sont, il faut le reconnaître), mais il devrait faire passer de bons moments.

Watch Dogs

Ubisoft Montréal a présenté le très attendu Watch Dogs à quelques reprises déjà, mais on comprend maintenant un peu mieux ce jeu mystérieux, où l’on incarne un pirate informatique, armé principalement d’un téléphone intelligent.

Parmi les nouveautés dévoilées au E3, notons l’ajout d’un mode multijoueur original, où il est possible d’attaquer ses amis pendant qu’ils jouent à Watch Dogs en solo. La présentation de ce mode par les concepteurs du jeu a vraiment piqué ma curiosité.

On ignore toutefois encore beaucoup de choses de Watch Dogs, et il s’agit d’un jeu qui semble plutôt complexe. Le titre est toutefois l’un des plus prometteurs. Un jeu original, dans une industrie qui ne l’est généralement pas (ou si peu).

Super Mario 3D World

Pour ceux qui possèdent une Wii U, Nintendo a présenté une énième mouture de sa populaire franchise Mario Bros, Super Mario 3D World.

Le jeu permet à un nombre de personnages de l’univers de Mario, qui peut aller jusqu’à quatre, de jouer en même temps dans un mélange de coopération, puisqu’il faut s’entraider et se coordonner pour remplir les tableaux, et d’affrontement, puisque les points sont comptés séparément pour chacun des personnages.

Un jeu pour toute la famille, évidemment, qui devrait faire rire et divertir les participants.

Et un coup de gueule

Beaucoup de jeux m’ont laissé indifférent au E3, soit parce qu’ils étaient plus ou moins intéressants, soit tout simplement parce qu’ils n’étaient pas trop mon genre. Dans ce deuxième cas, je ne peux évidemment pas en vouloir à leurs créateurs, et plusieurs d’entre eux raviront même certainement leurs amateurs.

J’ai toutefois eu une petite aversion par rapport à quelques titres présentés, tout particulièrement Ryse : Son of Rome.

Je ne suis pas particulièrement contre la violence dans les jeux vidéo, mais parfois, trop, c’est trop. La violence dans Ryse : Son of Rome, une exclusivité de Xbox One, m’est apparue extrême et gratuite.

Et, désolé, mais je n’adhère pas aux excuses ridicules du genre «la guerre est violente!» pour pardonner les trop nombreuses épées rentrées en pleine gorge et les incalculables démembrements.

Je ne suis pas en train de dire que Ryse : Son of Rome ne devrait pas être lancé. Mais Microsoft ne devrait pas faire autant la promotion d’un jeu qui s’annonce aussi débile, d’autant qu’il ne semble pas apporter beaucoup de nouveautés au genre de toute façon.

C’est cette semaine que se déroule à Los Angeles l’Electronic Entertainment Expo (E3), le salon annuel du jeu vidéo. Traditionnellement, le jour précédant l’ouverture officielle est consacré aux conférences des plus importantes compagnies de l’industrie. Dans l’ordre : Microsoft, EA, Ubisoft et Sony. Nintendo présente normalement sa conférence en dernier, le lendemain matin, au Nokia Theatre. Mais cette année, le fabricant nippon a plutôt misé sur la diffusion web d’une vidéo préenregistrée.

À chaque nouvel E3, la question est toujours la même : entre Microsoft, Sony et Nintendo, qui remportera la palme de la meilleure présentation? Laissez-moi me prêter au jeu…

Une tonne de jeux pour Microsoft

Le tout a débuté par une rumeur : un représentant de Rare aurait confirmé que la Xbox One arriverait sur les tablettes en novembre. Préférant garder l’information concernant le lancement de sa nouvelle console pour le dessert, Microsoft a servi la bande-annonce de Metal Gear Solid V : The Phantom Pain en entrée. Le jeu sera compatible tant avec les consoles actuelles (Xbox 360 et PlayStation 3) qu’avec celles de la prochaine génération (Xbox One et PlayStation 4). L’entrée a été suivie d’une série d’annonces concernant la Xbox 360, dont l’apparence physique sera renouvelée pour correspondre à la Xbox One. Croisons les doigts pour que cette nouvelle similarité ne sème pas la confusion chez les consommateurs.

Microsoft a sagement évité de reparler des restrictions en lien avec la revente des jeux usagés de la Xbox One, un sujet qui a fait couler beaucoup d’encre la semaine dernière. La compagnie a plutôt consacré la majeure partie de sa conférence à détailler les jeux prévus pour cette console. Dans la liste, on retrouve entre autres Ryse : Son of Rome, Killer Instinct, Forza 5, Quantum Break, Dead Rising 3, The Witcher 3 : Wild Hunt et Battlefield 4 : Second Assault.

Finalement, le fabricant américain a annoncé que sa console allait être offerte en une seule version, au coût de 499 $US. La Xbox One sera en magasin en novembre 2013.

Sony coupe l’herbe sous le pied de son principal concurrent

La structure de la conférence de Sony était plus conforme à ce qu’elle a livré par le passé. On nous a d’abord lancé des statistiques positives sur le plus récent produit de la compagnie (la PlayStation Vita), on est ensuite passé aux exclusivités prévues pour sa console actuelle (The Last of Us et Beyond : Two Souls), et on a finalement dévoilé l’apparence de son futur produit, la PlayStation 4.

Physiquement, celle-ci a été décrite sur Twitter comme étant identique à la Xbox One, mais en version italique. Elle est noire, élégante et a le profil d’un parallélogramme. Elle peut se positionner tant à l’horizontale qu’à la verticale.

Une fois la console dévoilée, c’était au tour des exclusivités. The Order : 1886, Killzone : Shadow Fall, Infamous : Second Son et Knack. Sony a ensuite cédé la place aux développeurs indépendants pour une série de jeux PSN qui seront également exclusifs à la PS4, avant de présenter quelques incontournables : Final Fantasy XV, Kingdom Hearts III, Assassin’s Creed IV : Black Flag (dont la démonstration a connu quelques ratés techniques), Watch Dogs et Mad Max, pour ne nommer que ceux-là.

Finalement, le président de Sony Computer Entertainment a bien pris soin de spécifier que les jeux de la PS4 ne seront soumis à aucune restriction. Contrairement à ce qui est prévu pour la Xbox One, vous n’aurez pas besoin d’être connecté à Internet afin d’obtenir le droit de jouer. Comme si cela n’était pas suffisant, la PlayStation 4 se vendra 399 $US, soit 100 $ de moins que sa principale rivale. Audacieux.

Nintendo repousse la sortie de plusieurs jeux

La plus courte des trois présentations n’a pas suscité de vives réactions de la part des médias spécialisés. Après avoir présenté Super Mario 3D World et Mario Kart 8, Nintendo a annoncé qu’elle repoussait le lancement de Wii Party U, de Wii Fit U et d’Art Academy.

A suivi une bande-annonce présentant des jeux développés par des éditeurs tiers (Assassin’s Creed IV : Black Flag, Batman : Arkham Origins et Deus Ex : Human Revolution), puis la présentation d’une reprise de The Legend of Zelda : Wind Waker pour la Wii U et un nouveau Donkey Kong Country. Nintendo a ensuite cédé la place à Platinum Games afin de présenter Bayonetta 2, un titre exclusif à la Wii U malgré le fait que le premier de la série n’était offert que sur PlayStation 3 et Xbox 360.

Le tout s’est terminé par la bande-annonce du prochain Super Smash Bros et le dévoilement d’un nouveau combattant : Mega Man.

Conclusion

Sony sort grand gagnant de cette lutte de conférences. Le simple fait que la PlayStation 4 n’impose aucune restriction quant à l’utilisation de ses jeux est déjà un atout majeur contre Microsoft. Lorsque l’on ajoute l’argument monétaire, la PlayStation 4 coûte à peine 50 $ de plus que l’édition de luxe de la Wii U et un bon 100 $ de moins que la console américaine. Tout porte à croire que Microsoft réagira bientôt sur l’un et l’autre de ces points.

Laurent LaSalleXbox One : le lot de mauvaises nouvelles

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 publié le 7 juin 2013 à 11 h 42

Il y a deux semaines, la compagnie Microsoft dévoilait enfin ce sur quoi elle travaille depuis un bon moment déjà : sa prochaine console, la Xbox One. L’objectif affiché est de monopoliser le salon. Cette console contrôle votre récepteur numérique à l’aide de commandes vocales par le biais de la Kinect, en plus d’offrir une expérience télé enrichie. Intéressant. Mais qu’en sera-t-il de ses jeux?

Plus de 77 millions de Xbox 360 ont été vendues dans le monde entier. Se partageant le marché avec Nintendo et Sony, Microsoft, on peut le dire, avait le vent dans les voiles. Du moins, jusqu’à ce que des questions concernant la gestion des jeux de la Xbox One surgissent. Depuis un bon moment déjà, les éditeurs de jeux vidéo ont amorcé une campagne contre la revente de jeux usagés, un marché qui fait perdre selon eux des milliards à l’industrie. Sur ce sujet, Microsoft semble partager la même opinion et a choisi d’aller au front avec un lot de mauvaises nouvelles pour les joueurs, quelques jours avant le plus important événement de l’année, l’Electronic Entertainment Expo (E3).

La pilule sera peut-être plus facile à digérer ainsi…

La Xbox One devra être connectée à Internet au moins une fois par jour

Vos jeux devront être validés par Microsoft toutes les 24 heures avant de pouvoir fonctionner. Une connexion Internet sera donc obligatoire afin que vous puissiez profiter de ceux-ci. Vous vous trouvez en région, dans un endroit où l’accès à Internet est aléatoire ou impossible? Dommage pour vous.

Heureusement, Microsoft assure qu’il sera toujours possible d’utiliser votre nouvelle console pour regarder la télévision et lire des DVD et des Blu-ray. C’est gentil.

Vous pourrez revendre un jeu seulement si l’éditeur vous en accorde le droit

La possibilité d’échanger ses jeux chez un marchand spécialisé afin d’obtenir de nouveaux titres pour une fraction de leur prix est primordiale pour beaucoup de joueurs au portefeuille peu garni. Si l’éditeur a, avec la Xbox One, la possibilité de bloquer l’utilisation d’un jeu sur plusieurs consoles, cette façon de procéder sera mise en péril.

Qu’en sera-t-il des clubs de location de jeux? Sera-t-il toujours possible de louer ou d’emprunter un jeu à la bibliothèque de votre quartier? Tout porte à croire que non.

Selon les éditeurs, un tel contrôle leur permettra enfin de percevoir les revenus auxquels ils ont droit. Seulement, si l’argent ne pousse pas dans les arbres des éditeurs, il ne pousse pas non plus dans la cour arrière des joueurs de jeux vidéo.

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?

Vous pourrez jouer à vos jeux Xbox One sur la console d’un ami, pourvu que vous soyez connecté à votre compte Xbox Live. Si vous désirez donner l’un de vos jeux, le destinataire devra avoir été inscrit sur votre liste d’amis Xbox One depuis au moins 30 jours, et un jeu ne peux être transféré de la sorte qu’une seule fois, et seulement avec la permission de l’éditeur.

Un nouveau concept fait son apparition dans le jargon Xbox One : la famille. Vous pourrez partager vos jeux avec un maximum de 10 membres de votre famille. Une fois connectés à leur compte Xbox Live, ceux-ci auront accès à votre collection de jeux, et ce, peu importe quelle console ils utilisent.

Mais qu’est-ce qu’une famille aux yeux de Microsoft? Est-ce un groupe de personnes partageant le même nom, la même adresse ou la même carte de crédit? Sur ces questions, la compagnie reste muette.

À noter que Sony est également restée vague quant à la façon dont elle prévoyait gérer les jeux de la PlayStation 4. Avec un peu de chance, nous en apprendrons davantage lors des conférences de Microsoft et de Sony la semaine prochaine.

Laurent LaSalleNintendo dévoile plus de détails sur la Wii U

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 publié le 14 septembre 2012 à 15 h 47

Il semble que ce soit désormais la tendance chez Nintendo de tenir des événements-surprises dans le but d’annoncer les détails de futurs produits. C’est du moins ce que la compagnie nipponne a fait en juin dernier, lorsqu’elle a tenté de couper l’herbe sous le pied de Microsoft et de Sony en diffusant une vidéo révélant une série de caractéristiques techniques sur la Wii U la journée précédant les conférences de ses concurrents.

Nintendo a réitéré la stratégie cette semaine, en levant le voile sur les détails concernant la mise en marché de sa prochaine console. Voici un compte-rendu des annonces faites à l’événement médiatique qui se déroulait à New York hier après-midi.

En magasin le 18 novembre prochain

« La Wii U arrivera sur le marché américain dans 66 jours », déclare d’entrée de jeu Reggie Fils-Aime, le PDG de Nintendo of America. Par chance, il a enchaîné avec la date précise : la console sera lancée le 18 novembre, soit la veille de l’Action de grâces aux États-Unis, qui annonce généralement le début de la période des Fêtes. Il renchérit ensuite de manière tout à fait décontractée, rappelant la tendance des journalistes techno à spéculer : « Qui a gagné le pari? »

La console sera offerte en deux versions :

  • Pour 299 $, l’ensemble de base (la Wii U blanche) inclut 8 Go de mémoire interne, un GamePad, deux blocs d’alimentation (un pour la console et un pour le GamePad), un capteur et un câble HDMI.
  • À 349 $, l’ensemble de luxe (la Wii U noire) inclut tous les éléments de l’ensemble de base, en plus du jeu Nintendo Land, de 32 Go de mémoire interne, de supports pour console, d’une station de chargement pour le GamePad et d’un support pour permettre aux utilisateurs de placer le GamePad à la verticale sur une table.

On imagine que l’ensemble de base, avec une mémoire interne limitée, s’adresse surtout aux joueurs occasionnels, tandis qu’une console noire telle que proposée par l’ensemble de luxe serait plutôt l’adage des joueurs plus sérieux.

Pourquoi alors ne pas inclure Nintendo Land, un amalgame de minijeux propice à initier de nouveaux joueurs, à l’ensemble de base? Les joueurs sérieux auront tôt fait de se procurer d’autres jeux, reléguant ainsi celui-ci aux oubliettes.

C’est à n’y rien comprendre.

Des services vidéo

Accusant un certain retard par rapport à la concurrence en ce qui a trait aux services de vidéo sur demande, Nintendo rectifie la situation cette fois-ci avec la Wii U. Par le biais d’un service nommé Nintendo TVii (hélas, on n’y échappe pas), on promet qu’il sera possible de regarder les contenus vidéo « offerts par une variété de sources », tant la télé en direct que la vidéo sur demande. Pour le moment, le seul service confirmé pour le Canada est Netflix, mais on vise à offrir d’autres services sous peu.

En terme de fonctionnalité, la Wii U tient un peu le rôle d’un guide télé. À l’aide du GamePad, on peut déterminer une liste de ses émissions préférées afin d’en être avisé lorsqu’un nouvel épisode est accessible (qu’il soit en train d’être diffusé à la télévision traditionnelle ou offert en vidéo sur demande). Nintendo tire profit de son périphérique tactile pour offrir aux consommateurs une façon conviviale et familière d’accéder à ce genre de contenu.

Plus de 50 jeux au lancement

Pour la première fois depuis la Nintendo 64, un jeu de la série Super Mario fera partie des jeux offerts au lancement d’une nouvelle console. Nommé New Super Mario Bros. U, le nom ramène la jouabilité propre aux premiers jeux de la série sous un aspect modernisé. Personnellement, j’aurais inclus ce jeu avec l’ensemble de luxe (pour les nostalgiques, souvent devenus des joueurs sérieux), et Nintendo Land à l’ensemble de base.

On promet donc 50 jeux d’ici à la fin du mois de mars, ce que Nintendo définit comme étant la « la période de lancement ». Parmi ceux-ci, notons des exclusivités comme ZombiU et Bayonetta 2, en plus de jeux à grand déploiement comme Assassin’s Creed III et des rééditions de Batman : Arkham City et Mass Effect 3.

Périphériques supplémentaires

Étrangement, beaucoup de spécialistes entrevoyaient la possibilité d’un ensemble de luxe comprenant deux GamePads, ce qui ne semble pas être dans les plans de Nintendo pour le moment. Impossible actuellement de savoir combien coûtera un GamePad supplémentaire, ni même quand Nintendo a l’intention de les mettre sur le marché. En ce qui concerne la Controller Pro, une manette plus classique (comparable à celle de la Xbox 360) dévoilée lors du dernier E3, son prix sera plutôt dispendieux : 49,99 $.

Laurent LaSalleWatch Dogs, la révélation du E3 2012

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 publié le 11 juin 2012 à 17 h 01

Non satisfait de travailler sur deux des jeux les plus attendus de l’année présentés à l’Electronic Entertainment Expo, Ubisoft Montréal a pris tout le monde par surprise en révélant un troisième jeu à grand déploiement sur lequel le studio travaille depuis bientôt deux ans : Watch Dogs.

Nous vivons aujourd’hui dans un monde où tout est connecté et où la moindre activité humaine laisse une empreinte numérique dont l’information est à la portée des plus redoutables pirates informatiques. L’action de Watch Dogs se déroule donc dans le présent, dans la ville de Chicago, où vous incarnez Aiden Pearce qui s’avère justement être un pirate extraordinaire.

L’introduction du jeu, dont le ton est à mi-chemin entre l’infopub et le documentaire, révèle tout le pouvoir conféré à celui qui contrôle le système d’exploitation central d’une ville (CTOS). On vous permet ni plus ni moins de tenir le rôle de Big Brother dans cet immense carré de sable qu’est la métropole de l’Illinois : « Dans Watch Dogs, tout ce qui est connecté devient une arme potentielle. Nous allons plus loin que tout ce qui a pu être fait auparavant et donnons aux joueurs un contrôle sans précédent », affirme Jonathan Morin, directeur créatif à Ubisoft Montréal.

Comment ce pouvoir se traduit-il dans le jeu?

La démonstration derrière portes closes présentée par les développeurs du jeu fut identique à celle présentée lors de la conférence de presse d’Ubisoft la semaine dernière. Armé de son téléphone mobile, le protagoniste dispose de plusieurs fonctionnalités afin de se renseigner sur son entourage ou de provoquer un changement de comportement chez celui-ci (par exemple : brouiller les signaux de télécommunications).

Vous avez également le moyen de connaître l’âge, l’état du dossier criminel, l’emploi et le salaire de quiconque croisera votre chemin. Vous pouvez également intercepter les conversations téléphoniques, manipuler les feux de circulation; bref… la seule limite semble être votre imagination.

Lorsque l’on regarde l’historique du studio montréalais, responsable d’avoir initié les plus importantes franchises de la maison (Splinter Cell, Prince of Persia et Assassin’s Creed), on ne peut faire autrement que de considérer Watch Dogs comme le premier d’une nouvelle série de jeux. Officiellement prévue pour 2013 « sur consoles et PC », cette cible nébuleuse laisse présager que Watch Dogs pourrait voir le jour sur la prochaine génération de consoles.

Poursuivre la partie sur votre tablette

Non dévoilée lors de la conférence de presse (et qui ne semble pas avoir retenu beaucoup l’attention des médias), une application mobile de Watch Dogs est également en préparation. Il ne s’agit pas ici d’une vulgaire version simplifiée du jeu, mais plutôt d’un complément au jeu principal.

Présentée sur iPad à l’occasion de cette démonstration derrière portes closes, on souhaite permettre au joueur de poursuivre sa partie sur la route. On imagine ainsi qu’il serait possible d’obtenir plus d’information sur les lieux que vous devrez visiter lors de vos prochaines missions, de suivre à la trace les activités des citoyens de la ville, et même de les pirater à distance. Toutes les actions perpétrées à même cette application se répercuteraient sur votre partie principale, et vice-versa. Je parle ici au conditionnel, car Ubisoft a souligné à plusieurs reprises que tous les aspects de la relation entre l’application et le jeu ne sont pas encore déterminés.

Je dois admettre que je suis très enthousiaste en ce qui concerne le potentiel de cette application mobile. Si le studio joue bien ses cartes, il pourrait s’agir d’un concept novateur, que la concurrence enviera.