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C’est aujourd’hui que se transforme l’une des plus vieilles formes de télécommunication au pays, soit la transmission du signal des chaînes généralistes de télévision. Dorénavant, il ne sera plus possible de regarder le vieux téléviseur en contre-plaqué de votre sous-sol en espérant capter Radio-Canada ou TVA en n’ayant rien d’autre que le cordon d’alimentation électrique branché. Mais contrairement à ce que beaucoup de gens semblent croire, il ne s’agit pas de la mort des oreilles de lapin pour autant!

Fidèles lecteurs, vous vous souviendrez que j’ai déjà traité du sujet en avril dernier. Cette fois-ci, je tâche de démystifier une fois pour toutes la situation.

Transition de l’analogique au numérique

J’ai vu dernièrement plusieurs articles qui alimentent la confusion entourant la fin de la télédiffusion des signaux analogiques, une décision rendue par le CRTC en 2007. On nous fait croire, entre autres, que les Canadiens devront absolument se prémunir d’équipement spécialisé pour continuer à regarder leur télévision. Pire encore, qu’il sera nécessaire de s’abonner à un service de télévision numérique (tel que Bell ou Vidéotron) pour continuer à consulter du contenu télévisuel.

Pourtant, si vous avez fait l’achat d’une télé à écran plat au cours des quatre dernières années, il y a de fortes chances que tout ce qui vous manque soit… des oreilles de lapin!

Même type d’antenne

Comment? Encore cette vieille relique? Eh bien oui! Le seul changement imposé par le CRTC aux télédiffuseurs canadiens est d’émettre un signal numérique. La méthode de transmission est essentiellement la même, elle est donc compatible avec les antennes classiques. Seulement le signal numérique, lui, devra nécessairement être converti si vous avez l’intention de continuer à utiliser un ancien téléviseur.

Ça fonctionne dans mon salon!

Je vous propose une démarche afin de consommer de la télé numérique (haute définition) des ondes hertziennes :

  • Si votre téléviseur est moderne, vérifiez s’il est muni d’un syntoniseur numérique (ATSC tuner). Si ce n’est pas le cas, vous devrez vous munir d’un convertisseur.
  • Naviguez le menu des paramètres de votre appareil et choisissez le mode de syntonisation « Air » (l’autre option étant « Câble » pour le câble classique).
  • Branchez une antenne à votre téléviseur (essentiel, contrairement au signal analogique, qui pouvait être parfois capté sans périphérique). Dans la région métropolitaine, des oreilles de lapin suffisent à capter quelques postes locaux. Si vous êtes situés en périphérie ou en région, songez à vous équiper d’une antenne pouvant être fixée au grenier ou à l’extérieur de votre résidence. Si par miracle une antenne se trouve toujours accrochée au toit de votre maison, vous êtes déjà tout équipé.
  • Lancez le balayage automatique afin de détecter les positions des chaînes que vous êtes en mesure de capter avec votre installation.
  • Savourez vos nouvelles chaînes.

Toutes les chaînes généralistes au rendez-vous

C’est avec joie que je vous confirme l’arrivée d’une transmission hertzienne numérique des signaux de TVA et Global. Il est maintenant possible de consommer toutes les principales chaînes canadiennes, en obtenant un son et une image d’une qualité supérieures à ce que nous offre le câble numérique. Voici les positions :

  • Radio-Canada au canal 2.1
  • CBC au canal 6.1
  • TVA au canal 10.1
  • CTV au canal 12.1
  • Global au canal 15.1
  • Télé-Québec au canal 17.1
  • V au canal 35.1

Avec un léger investissement, il vous sera même possible de capter les chaînes généralistes américaines. Voici la liste des canaux américains accessibles :

  • CBS au canal 3.1
  • NBC au canal 5.1
  • ABC au canal 22.2
  • PBS au canal 33.1
  • FOX au canal 44.1
  • PBS au canal 57.1

Est-ce vraiment la fin?

Les stations de télévision en direct situées en région étaient invitées à effectuer la transition le 31 août 2011, mais elles n’étaient pas tenues de le faire. Les lecteurs en région devraient communiquer avec leur télédiffuseur local pour connaître ses intentions à ce sujet.

Le CRTC a récemment autorisé Radio-Canada (et son homologue anglophone, CBC) à continuer de diffuser ses signaux analogiques dans certaines régions, jusqu’au 31 août 2012. Ce délai d’un an permettra à la société de trouver une solution afin de garantir le service une fois le passage à la télévision numérique complété.

À lire également

Vincent Grou, du blogue Sur le web de Radio-Canada, a publié hier un compte rendu de la situation, et même des instructions pour réaliser son antenne soi-même. Je vous invite également à lire le compte rendu de Bruno Guglielminetti sur la décision du CRTC. J’adore également le titre de l’article de Tristan Péloquin, franc et direct : « La HD… avec des oreilles de lapin ».

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La mort du signal télévisuel analogique au Canada a été annoncée pour le 31 août 2011, une décision que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a rendue publique en 2007. À cette date, les chaînes généralistes seront forcées de transmettre leur signal en mode numérique. Les États-Unis ont d’abord emboîté le pas le 12 juin 2009, quand la Federal Communications Commission (FCC) a forcé les télédiffuseurs à cesser d’émettre en analogique.

La fin d'une époque • Photo (cc) Marfis75

La fin d’une époque? • Photo (cc) Marfis75

En somme, cela signifie que si vous n’êtes pas abonnés à un service dont le contenu télé est distribué par câble ou par satellite, il est possible que vous soyez obligés d’investir dans un décodeur numérique que vous devrez adapter à votre téléviseur.

Un signal HD sans abonnement

C’est en m’informant sur la transition vers la télé numérique il y a trois ans que j’ai appris qu’il était possible d’obtenir gratuitement du contenu haute définition par voie hertzienne (ou OTA, pour over the air). À ma grande surprise, j’ai découvert que la qualité de l’image ainsi obtenue était supérieure à ce que nous offrent présentement les services payants. La raison en est simple : le vaste choix de chaînes oblige les télédistributeurs à en compresser le signal individuel et ainsi à réduire la qualité de la diffusion. Cette dégradation de l’image est surtout perceptible lorsqu’on regarde des mouvements rapides, par exemple une scène d’action ou un effet stroboscopique (comme la prestation d’Arcade Fire au dernier gala des prix Grammy).

Si vous écoutez principalement des chaînes généralistes, la possibilité de capter gratuitement des images de qualité supérieure vous enchantera certainement. C’est d’ailleurs ce que vous pourrez faire en vous munissant d’un décodeur numérique, aussi nommé ATSC tuner en anglais. La majorité des téléviseurs HD achetés depuis mars 2006 en sont équipés.

Contrairement à la diffusion analogique, la neige (ce « bruit visuel » envahissant l’écran quand la réception est mauvaise) est un concept inexistant en numérique. Aucune approximation n’est permise, ce qui force les curieux ayant un téléviseur récent ou un décodeur ATSC à relier leur appareil à une antenne pour expérimenter la télé numérique hertzienne.

Essayez d’abord avec de simples oreilles de lapin. Si vous appréciez l’expérience, équipez-vous d’une antenne que vous pourrez fixer au grenier ou à l’extérieur de votre résidence afin de capter tous les postes disponibles. Voici d’ailleurs la liste des chaînes numériques présentement offertes dans la région de Montréal ainsi que leurs positions :

  • Radio-Canada au canal 2.1
  • CBC au canal 6.1
  • CTV au canal 12.1
  • Télé-Québec au canal 17.1
  • V au canal 35.1
  • CBS au canal 3.1
  • NBC au canal 5.1
  • ABC au canal 22.1
  • PBS au canal 33.1
  • Fox au canal 44.1

TVA et Global ne diffusent toujours pas leur signal en numérique. Il est difficile de ne pas justifier ce retard en arguant du fait que ces deux entités appartiennent à des entreprises (en l’occurrence Vidéotron et Shaw) dont une importante source de revenus provient de la distribution de contenu. Elles ont donc tout intérêt à ne pas accélérer leur introduction dans l’univers numérique gratuit. Chose certaine, le signal HD de ces chaînes sera disponible gratuitement dès le 31 août prochain. Impossible de connaître pour l’instant leur position dans la grille.

Comment déterminer les canaux accessibles?

Le site TV Fool offre un service gratuit permettant de connaître l’orientation des divers signaux perçus à partir d’une position géographique précise. Vous n’avez qu’à fournir une adresse postale (ou des coordonnées géographiques) afin d’obtenir un schéma vous permettant de savoir avec précision quelles chaînes nécessitent une antenne plus puissante. Prenez exemple sur ce que je capte chez moi (cliquez sur l’image ci-jointe) :

La télé hertzienne, à partir d'une résidence de Montréal

La portion verte du schéma signifie que ces canaux peuvent être captés à l’intérieur de ma résidence. La portion jaune présente les canaux qui nécessitent une antenne au grenier. La portion rouge présente les canaux qui devront être captés par une antenne fixée à l’extérieur. Finalement, la portion grise présente les canaux dont le signal est trop faible pour espérer être captés à partir de chez moi.

Il faut savoir que TV Fool présente tous les signaux (pour l’instant autant analogiques que numériques), que mon antenne les capte ou non. Si le nom de certaines chaînes apparaît plusieurs fois, c’est parce que celles-ci émettent dans des régions voisines (par exemple, à Radio-Canada, nous avons CBMT à Montréal et CKSH à Sherbrooke). Je peux donc espérer capter toutes ses chaînes avec une antenne fixée au grenier. Je dois également respecter les angles de transmission, surtout pour les canaux plus éloignés : il me sera donc nécessaire de pivoter mon antenne afin de choisir entre PBS ou le duo ABC / Fox (provenant du même angle).

Les contraintes de la télé hertzienne

Aucune solution n’est parfaite. Si vous êtes présentement abonnés au câble ou au satellite et que vous bénéficiez d’un enregistreur numérique personnel (ENP), sachez que celui-ci ne fonctionnera qu’avec le type de service pour lequel il a été conçu. Il existe plusieurs modèles d’ENP pouvant fonctionner avec la télé hertzienne numérique (recherchez pour OTA HD DVR, soit over the air high definition digital video recorder), présentant souvent un meilleur rapport qualité-prix que ce que les télédistributeurs ont à vous offrir. La grande majorité de ces appareils viennent avec un décodeur numérique ATSC. Si votre télé est désuète, vous pouvez donc envisager de vous procurer un appareil de ce type plutôt qu’un simple décodeur.

Pour de plus amples informations sur la transition vers la télé numérique, consultez la section dédiée au sujet sur le site du CRTC.

Philippe MarcouxLe tuyau et le contenu

par

 publié le 27 janvier 2011 à 11 h 18
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Ça a l’air du titre d’une fable de La Fontaine, vous ne trouvez pas? J’ai d’ailleurs été tenté de vous faire le coup : Maître NBC sur son réseau perché tenait en son bec un contenu. Maître Comcast, par l’odeur alléché, lui tint à peu près ce langage… D’ailleurs, c’est assez vrai que les grands fournisseurs de télévision par câble, et par conséquent d’accès Internet, vivent « aux dépens de ceux qui les écoutent »… nous! Et ça ne risque pas de s’améliorer.

Vous avez probablement entendu dire que la FCC (l’équivalent du CRTC aux États-Unis) a donné son approbation à l’achat du réseau de télévision NBC par Comcast, la plus grosse entreprise de câblodistribution dans le pays. Le propriétaire du tuyau vient d’acheter la source du contenu qui passe dans ledit tuyau. Ils appellent ça de l’intégration verticale. Bien entendu, au point de vue purement de l’économie, c’est plein d’avantages… pour Comcast.

Mais la transaction, même si elle a été autorisée à certaines conditions, ne fait pas l’unanimité. Les critiques craignent que Comcast n’utilise le contrôle qu’elle a sur le contenu de NBC pour nuire à ses concurrents. Comcast pourrait, entre autres, augmenter le prix de diffusion des différentes chaînes de NBC pour les autres câblodistributeurs. Elle pourrait aussi limiter (voir interdire) l’accès à la programmation de NBC pour les nouveaux services de « télévision à la demande » sur Internet, comme Netflix, qui est de plus en plus populaire chez nos voisins du sud. Encore une fois, la FCC a imposé quelques règles à Comcast pour éviter le pire, mais les risques à moyen et long terme restent les mêmes.

Ça m’a fait penser à la situation dans laquelle nous nous sommes trouvés lors des Jeux olympiques de Vancouver. C’est CTV qui avait les droits de télévision des Jeux. CTV (contenu) appartient à BCE, Bell Canada Entreprises, qui, bien sûr, est aussi propriétaire de Bell Mobilité (tuyau). Pendant les Jeux de Vancouver, il était possible de regarder les compétitions en direct sur votre téléphone cellulaire, mais seulement si vous étiez un abonné de Bell Mobilité.

C’est vraiment une tendance. Je lisais cette semaine que la très populaire chaîne sportive TSN veut augmenter de façon importante le prix qu’elle demande aux câblodistributeurs pour diffuser son signal. TSN (contenu) appartient à CTV Globemedia qui appartient à BCE qui est propriétaire de Bell ExpressVu (tuyau).

Loin de moi l’idée de reprocher à des entreprises tout ce qu’il y a de plus privées de tenter de façon tout ce qu’il y a de plus légale de maximiser la valeur de leur produit et, par conséquent, leurs profits. Mais le phénomène m’inquiète quand même. On est en train de créer de plus en plus de « zones privées de contenu » et de limiter l’accès à ces zones à ceux qui ont fait les « bons » choix technologiques.

Vous voulez voir tel match de hockey. Désolé, vous n’êtes pas un abonné du bon câblodistributeur. Vous voulez accéder à tel contenu mobile, c’est dommage, il aurait fallu choisir l’autre fournisseur de téléphonie cellulaire. Vous voulez télécharger un film sur votre ordinateur, malheureusement il est distribué par une compagnie qui n’appartient pas à votre fournisseur d’accès Internet, ça va être pas mal plus long… Des décisions technologiques à long terme (abonnements d’un, deux, trois ans) viennent limiter notre choix à court terme.

Tout en comprenant très bien que le contenu doit être rentable et que tout ne peut pas être gratuit, je m’interroge sérieusement sur les limites qu’on est en train d’imposer à l’accès à ce contenu. Je ne sais pas où se trouve la solution, mais je crois qu’on aurait tort de ne pas s’inquiéter tout de suite des conséquences à plus long terme de cette tendance.

Rien ne sert de courir…

En passant, si vous vous intéressez la question de l’influence des médias sociaux sur le soulèvement populaire en Tunisie dont je parlais dans un récent billet, vous devez absolument lire cet article du magazine The Atlantic sur le rôle que Facebook a joué dans tout ça.

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À mon retour du CES, j’écrivais le billet « L’avènement des téléviseurs connectés à Internet marquera 2011 ». Par contre, selon moi, le Canada aura de la difficulté à suivre cette mode.

Depuis le lancement de Netflix en septembre dernier, j’entends régulièrement des gens vanter cette offre de contenu illimité à 7,99 $ par mois. C’est effectivement très intéressant. Il s’agit d’avoir un ordinateur, une console de jeux (Nintendo Wii, Xbox 360 ou PlayStation 3) ou une boîte du genre Apple TV pour avoir accès à des séries télévisées, des documentaires et des films sortis depuis quelques années. Mais je me demande toujours s’ils ont pensé à leur facture Internet. Presque tous les jours, j’apprends à au moins une personne qu’au Canada, on est limité.

Télécharger des films sur iTunes ou un jeu sur Steam, ou écouter du contenu Netflix, ça peut revenir cher si on dépasse la limite d’utilisation Internet permise dans notre forfait Internet. Aux États-Unis, en Europe ou en Asie, les forfaits vont de 250 gigaoctets (Go) à illimités. Mais au Canada, la moyenne des forfaits se situe autour de 40 à 60 Go. Si on pense utiliser plus de bande passante, il faut être prêt à payer des mensualités élevées.

Par exemple, le plus gros forfait de Vidéotron offre 170 Go en aval (vitesse de 120 Mbit/s) et 30 Go en amont (vitesse jusqu’à 20 Mbit/s) pour 149,95 $ mensuellement. « L’utilisation de la bande passante au-delà des limites définies pour cet accès sera facturée à 1,50 $ par gigaoctet supplémentaire, et ce, sans limite mensuelle de facturation », peut-on lire sur le site. De côté de Bell, le plus gros forfait offre 100 Go de bande passante pour 54,95 $, vitesse de téléchargement jusqu’à 25 Mbit/s et vitesse de partage de contenu de 7 Mbit/s. « Pour seulement 5 $/mois, le forfait Utilisation assurée vous offre une utilisation Internet additionnelle de 40 Go. »

Une centaine de dollars pour une série télé

Quelqu’un m’a confié avoir téléchargé une saison complète de Dora l’exploratrice sur sa tablette pour divertir son enfant qui devait se rendre à l’hôpital. En plus du prix de la location des épisodes, sa facture Internet a augmenté de 100 $. Il avait dépassé sa limite… Des histoires du genre, j’en ai entendu plusieurs. Certains ont eu la surprise après avoir décidé de faire des sauvegardes de données de leur ordinateur en utilisant un service dans le nuage, d’autres après avoir profité pleinement de leur abonnement à Netflix.

Un film haute définition de 1 h 30 utilise environ 3 Go de bande passante, en définition standard, c’est environ 1 Go l’heure, et il faut compter une moyenne de 5-6 Go pour le téléchargement d’un jeu sur Steam. Selon l’étude de Credit Suisse sur la situation canadienne, utiliser un service comme Netflix pour écouter 30 minutes de télévision par jour équivaut à environ 32 Go d’utilisation Internet mensuellement (pour ce seul service). Bref, si on se tourne vers des services en lecture continue, on peut se retrouver avec une facture salée.

« Les opérateurs font énormément d’argent sur le dépassement de la bande passante, explique Laurent Maisonnave, président du conseil d’administration du service Île sans fil. Ça leur coûte 0,01 $ le Go, alors imaginez les profits lorsqu’ils font payer des surplus de 1 $ à 5 $ le Go supplémentaire. Mais ce n’est pas la seule raison, continue-t-il. Les fournisseurs Internet sont devenus des fournisseurs de contenu. Ils ont maintenant leur propre service de vidéo sur demande et ne veulent pas de concurrence. »

Les forfaits illimités des petits fournisseurs maintenant interdits

Jusqu’à récemment, on pouvait se tourner vers les forfaits illimités des fournisseurs de services Internet (FSI), comme Teksavvy ou Acanac, des services d’accès par passerelle (SAP). Malheureusement, une décision du CRTC, à la suite d’une demande de Bell, signe la fin de ces forfaits. « À partir de février, les FSI ne pourront plus offrir de plan illimité à leurs clients », précise Frederic Boucher, un analyste technique pour Devicom, un groupe-conseil en informatique et télécommunication. « Les forfaits seront limités à un plan de 60 Go par mois. »

Mon voisin Philippe Marcoux l’a déjà mentionné à la fin d’un billet sur le Kindle : « Selon comScore, les Canadiens passeraient près de 50 % plus de temps en ligne que les Américains. » Plusieurs risquent malheureusement d’en payer le prix.

« Le CRTC ne devrait pas être protecteur du monopole établi et s’ouvrir aux nouveaux usages, conclut Laurent Maisonnave. Ce n’est pas un environnement adéquat aux nouveaux services. Plusieurs services innovants ne pourront pas arriver au Canada, et c’est dommage. »