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Catherine MathysPremière PLUS : le mariage de la radio et du web

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 publié le 25 février 2016 à 15 h 59

C’est rare qu’on assiste à des lancements de nouvelles plateformes pour l’audio, mis à part celles consacrées à la musique. Le web nous a habitués à l’innovation dans l’audiovisuel depuis quelques décennies, mais moins à celle de l’écoute plus intime du contenu radiophonique en ligne. La résurgence de la baladodiffusion tente de renverser la vapeur depuis quelques années.

La balado ou l’avenir de l’audio

Dans ce billet de 2014, j’expliquais que si le principe de la balado a une douzaine d’années, le phénomène n’a pas gagné les masses dès le départ. On peut dire que le changement a commencé à s’opérer il y a environ 2 ans. Cette année-là, plusieurs réseaux de baladodiffusion issus de radiodiffuseurs publics américains ont vu le jour : Infinite Guest par American Public Media, SoundWorks par PRI, et Radiotopia par PRX. La chaîne publique WNYC a également ajouté davantage de balados à son offre, qui comprenait déjà Radiolab, qui a eu beaucoup de succès. C’est la même chaîne qui produit Serial, véritable phénomène avec ses 5 millions de téléchargements ou d’écoute en flux continu sur iTunes seulement, elle serait même le plus grand succès que le genre ait connu depuis sa création.

Au Canada, jusqu’à maintenant, le radiodiffuseur public n’offrait pas une telle plateforme. Avec Première PLUS, c’est chose faite.

Alors c’est quoi, Première Plus?

Première Plus, c’est le premier service francophone de radio numérique à la carte. Vous y trouverez de la radio, bien sûr, mais aussi toutes sortes de contenus audio classés par thèmes. Une même liste d’écoute peut regrouper des reportages, des séries documentaires, des archives, des rencontres, etc. qui tournent tous autour du même sujet.

Et, fait intéressant, tous les contenus ont été triés par des artisans d’ICI Radio-Canada. Ce n’est pas un algorithme qui a fouillé dans les archives. « Il y a eu des centaines d’heures d’écoute de notre radio pour aller sélectionner la crème de la crème », a souligné Natacha Mercure, directrice d’ICI Radio-Canada.ca.

Découvrez Première PLUS, la radio autrementNous sommes très heureux de vous proposer le premier service francophone de radio numérique à la carte entièrement gratuit : Première PLUS. http://premiereplus.ca #premiereplus

Posté par ICI Radio-Canada Première le 25 février 2016

Pour décrire la nouvelle plateforme, l’animateur Patrick Masbourian a eu cette réflexion : « Quand je suis arrivé pour la première fois sur la page d’accueil, visuellement, j’ai pris la pleine mesure de tout ce qu’on produit ici en français, du contenu récent, du contenu moins récent, du contenu très vieux. Wow, on a tout ça, et enfin, on vous le propose. »

Alors des archives et du contenu provenant d’ICI Radio-Canada Première, oui, mais aussi du contenu original. Et c’est là que ça devient un terrain de jeu plutôt intéressant pour les amateurs de balados.

Les premiers balados d’ICI Radio-Canada

Première PLUS permet donc l’entrée d’ICI Radio-Canada dans la sphère de la baladodiffusion. Bien sûr, les émissions diffusées sur ses ondes sont, pour la plupart, disponibles pour téléchargement par la suite. Mais ici, on parle de contenus conçus pour le web et qui n’auront pas d’abord vécu en ondes avant d’être publiés.

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Ce matin, quatre nouveaux concepts ont été présentés. D’abord Parce qu’on est en 2016, animée par Pénélope McQuade est une émission où l’animatrice reçoit des femmes chez elle pour discuter, débattre, sur diverses questions sociales. J’ai eu la chance de participer à l’une des 10 émissions, celle sur les superhéroïnes (j’abordais la présence de ce thème dans les jeux vidéo).

L’émission de Patrick Masbourian s’intitule La route des 20 – sur les traces d’une génération et propose des rencontres avec la génération des vingtenaires au sujet de leurs rêves, leurs valeurs, leurs habitudes de vie. L’animateur a été agréablement surpris par des jeunes très lucides face aux grandes questions de leur génération.

L’émission Première partie sera animée par Isabelle Ménard, chroniqueuse culturelle à ICI Radio-Canada Première l’automne dernier. Elle revient à ses premières amours en allant à la rencontre de jeunes humoristes émergents qui font les premières parties d’humoristes plus établis. Une incursion originale dans un milieu qu’on pense déjà connaître et qui sera en ligne un peu plus tard ce printemps.

Enfin, Pierre Brassard proposera un talk-show avec sketches et entrevues, et on nous annonce une bonne dose de potinage. On a bien hâte d’en savoir plus sur ce concept qui promet d’être éclaté mais qui n’a pas encore de nom.

Le mariage de la radio et du web

Matthieu Dugal, que vous connaissez bien, animateur de La sphère, présentait la nouvelle plateforme ce matin. J’en ai profité pour lui demander ce qu’il pensait de cette nouvelle plateforme et de la façon dont elle répondait aux besoins changeants des auditeurs d’ICI Radio-Canada Première.

« Je pense qu’on est en train de vivre avec la radio ce qu’on a vécu avec Netflix. La balado existe depuis longtemps. France Culture fait des chiffres records de téléchargements en balado. Avec ce nouvel espace, je pense que Radio-Canada se donne les moyens de faire exister la radio de manière performante, ailleurs qu’en ondes. Radio-Canada n’avait pas le choix de créer ça aujourd’hui, il faut penser aux nouveaux formats radiophoniques de demain alors là on se donne une boîte où on pourra expérimenter ces choses-là. »

Longue vie à Première PLUS.

Catherine MathysGeneral Electric se lance dans la baladodiffusion

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 publié le 2 octobre 2015 à 14 h 45

Aux États-Unis, la baladodiffusion a vraiment le vent dans les voiles. On attribue beaucoup ce nouveau succès à la fulgurante popularité de Serial, qui est devenue l’automne dernier la première série en balado à atteindre 5 millions d’écoutes ou de téléchargements dans l’histoire d’iTunes.

Cela dit, les données du Pew Research Center montrent que ce moyen de diffusion avait déjà commencé son ascension au cours des dernières années. Les avancées technologiques, notamment la mobilité, ont fortement contribué au renouveau de l’intérêt pour les balados.

Les statistiques sont sans équivoque, tout, dans les chiffres liés à la baladodiffusion, est en pleine ascension : le pourcentage d’adeptes américains, la sensibilisation du public, le nombre de balados offerts et le nombre de téléchargements.

Entre 2008 et 2015, on est passé de 9 % à 17 % d’Américains qui ont écouté une balado dans le mois précédent. Au Canada, l’engouement est moins palpable tant en auditoire qu’en revenus, comme je l’expliquais sur ce blogue l’an dernier. Vous pouvez également écouter François Dominic Laramée à Samedi et rien d’autre à ce sujet. Visiblement, c’est encore difficile, voire impossible de vivre de son émission en balado au Canada, contrairement aux États-Unis.

General Electric et The Message

General Electric (GE) se joint à la danse en lançant sa propre émission en balado, The Message, le 4 octobre. Dans cette série de 8 épisodes, on suivra Nicky Tomalin qui tentera de décrypter un message reçu de l’espace il y a 70 ans.

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The Message se veut une émission de fiction, mais l’investigation menée à travers des reportages et des entrevues lui donne des allures de vérité, pour ne pas dire des allures de Serial. Il s’agit d’une coproduction de Panoply, le réseau de baladodiffusion de Slate, et de General Electric. Bien sûr, la technologie de GE aidera au dénouement de l’histoire.

On retrouvera aussi du contenu supplémentaire sur le site de Cypher, l’entreprise fictive pour laquelle travaille la protagoniste, et on pourra aussi suivre celle-ci sur son blogue. Pour Andy Goldberg, directeur créatif pour GE, si The Message connaît le succès escompté, elle pourrait être la première d’une longue série d’émissions baladodiffusées.

Du marketing de contenu nouveau genre

S’agira-t-il simplement d’une longue publicité pour l’entreprise? Sans doute un peu, mais fort habilement déguisée. On raconte la marque à travers une histoire dans un moyen de diffusion qui a la cote. On renouvelle le marketing de contenu. Ce n’est pas la première fois que GE tente une aventure du genre. Dans les années 50, il y a eu le General Electric Theater, une série télévisée animée par nul autre que Ronald Reagan dans laquelle on pouvait voir des acteurs comme James Dean et Bette Davis.

GE aime bien défricher de nouveaux territoires. Elle a aussi été parmi les premières grandes marques à se retrouver sur Vine, Instagram ou Snapchat. De 35 à 40 % de son budget de marketing est dépensé dans les médias numériques.

Avec toute cette saga d’AdBlock, M. Goldberg croit que plus d’entreprises feront comme GE pour réinventer la façon de rejoindre la clientèle.

Le balado The Message sera dès dimanche sur iTunes, Spotify, Stitcher, Soundcloud, Overcast et TuneIn.

 

Pour notre quatrième émission Triplex en balado, nous avons eu envie de parler robotique. Nous nous sommes donc posé plusieurs questions… Qu’est-ce qu’un robot? Avons-nous peur de leur présence dans nos vies ou sommes-nous plutôt en train de nous y habituer? Sommes-nous prêts à leur laisser beaucoup de place?

On peut s’imaginer qu’un jour, on aura de la difficulté à différencier les robots des humains. Comme le mentionne Martin Lessard dans l’émission, les chercheurs tentent maintenant d’émuler le travail de nos synapses. Nos défauts risquent de devenir importants pour différencier les humains des robots.

Laurent LaSalle explique les trois règles de la robotique telles qu’énoncées par l’écrivain de science-fiction Isaac Asimov. Ces lois sont parues pour la première fois dans sa nouvelle Cercle vicieux (Runaround, 1942).

1. Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger.

2. Un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi.

3. Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.

Est-ce que ces règles devraient revenir au goût du jour et être programmées dans tous les robots? On devrait peut-être y songer.

Mais est-ce que les robots pourront nous remplacer? On discute de Watson, ce robot d’IBM qui a réussi à gagner contre les humains à Jeopardy, mais aussi des robots qui prennent la place d’acteurs et danseurs au Japon. Comme Laurent le dit, on a apprivoisé l’idée des robots, mais on va toujours avoir la crainte de se faire remplacer.

Émission 4 : sommaire

L’émission d’environ 37 minutes, enregistrée à l’École de technologie supérieure (ETS), est divisée en 8 chapitres :

00:00 – Introduction
01:23 – Qu’est-ce qu’un robot?
05:00 – Devons-nous toujours craindre le robot?
11:39 – À quand les robots « intelligents »?
17:20 – Les trois règles de la robotique
21:30 – Le cyborg ou l’humain amélioré
30:10 – L’éthique en robotique
33:28 – Questions en rafale

Vous pouvez vous abonner à la baladodiffusion sur iTunes. Si vous utilisez un autre agrégateur de contenu, il s’agit de copier / coller l’adresse du fil RSS à l’endroit approprié.

Il est également possible de télécharger uniquement la quatrième émission.

* Je tiens à préciser que lorsque je parle du film District 9, c’est pour parler de la peur de l’humain face aux nouvelles espèces. Les créatures de District 9 ne sont  pas des robots, mais bien des extraterrestres aux sentiments « humains ».

Pour en savoir plus

Voici quelques articles sur le sujet à lire à titre de complément d’information :

 

Équipe de Triplex en balado :

Participants et blogueurs : Gina Desjardins, Laurent LaSalle et Martin Lessard
Animateur : Philippe Marcoux
Musique : Pierre Crube
Réalisatrice : Marine Fleury
Preneur de son et monteur : Martin Boulanger
Édimestre et photographe : Félix-Antoine Viens
Infographe et intégratrice web : Marie-Anne Seim

Pour plusieurs d’entre nous, le web fait partie intégrante de nos vies. C’est certainement mon cas et celui de la majorité des blogueurs, du moins de mes collègues de Triplex.

Si la technologie nous rend aujourd’hui plus efficaces au travail ou dans nos communications, est-ce qu’elle est pour autant essentielle à notre existence? Sommes-nous dépendants, voire accros, à nos divers appareils intelligents?

Tandis qu’une étude américaine menée à la Chicago University’s Booth Business School tente de démontrer que la dépendance à Twitter est pire que celle liée à la cigarette ou à l’alcool, mes collègues et moi nous sommes penchés sur la question lors de l’enregistrement de notre deuxième émission Triplex en balado.

Émission 2 : sommaire

Philippe Marcoux, Gina Desjardins, Martin Lessard et moi-même.

L’émission d’une trentaine de minutes, tournée au café Laïka à Montréal, est divisée en 8 chapitres :

00:00 – Introduction
01:34 – Sommes-nous dépendants des nouvelles technologies?
05:32 – Nouvelles technologies : les dangers et inconvénients
12:14 – La pression de suivre le rythme
17:04 – À quand les syndicats de l’esprit?
22:56 – Google nous rendrait-il stupide?
32:59 – Question en rafale
34:14 – Fin

Enfin sur l’iTunes Store

Ceux qui préfèrent s’abonner à la baladodiffusion à partir de l’iTunes Store peuvent désormais nous trouver dans le répertoire d’Apple sous la catégorie Technology. Si vous utilisez un autre agrégateur de contenu, copiez / collez l’adresse du fil RSS à l’endroit approprié. Nous aurons bientôt une version MP3 afin d’assurer un maximum de compatibilité.

Pour télécharger la deuxième émission

Bien que nous soyons exceptionnellement de retour pour une deuxième semaine de suite, je vous rappelle que l’émission est bimensuelle. La troisième baladodiffusion aura donc lieu le 21 février prochain.

Équipe de Triplex en balado :

Participants et blogueurs : Gina Desjardins, Laurent LaSalle et Martin Lessard
Animateur : Philippe Marcoux
Musique : Pierre Crube
Réalisatrice : Marine Fleury
Preneur de son et monteur : Martin Boulanger
Édimestre et photographe : Félix-Antoine Viens
Infographe et intégratrice web : Marie-Anne Seim

Pour en savoir plus

Voici quelques articles sur le sujet à lire à titre de complément d’information :

Laurent LaSalleConnaissez-vous la webtélé indépendante du Québec?

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 publié le 16 février 2011 à 11 h 35

L’affirmation suivante est peut-être incendiaire, mais je persiste et signe : bien que j’admire la participation des médias traditionnels dans le domaine, à mes yeux, la véritable webtélé est produite de façon indépendante. Elle est réalisée non seulement pour le web, mais par le web, avec des moyens accessibles et ingénieux.

La vraie webtélé est indépendante

Lorsqu’on traite du sujet à la télévision où dans les journaux, et que l’on ignore cet aspect de l’équation, ou qu’on limite le contenu généré par les utilisateurs à de vulgaires séquences vidéo de chats ou de cascades ratées, ça m’enrage. Pourtant, plusieurs initiatives indépendantes ont vu le jour au Québec, et ce, bien avant que les télédiffuseurs ne s’intéressent au phénomène.

Les débuts de la webtélé au Québec

Loin de moi l’idée de fournir ici un historique précis des origines de la webtélé québécoise. Le fait est que bien qu’Internet soit par définition informatisé, les traces des premières productions locales sont floues.

Kitkast, une capsule informative anglophone baladodiffusée de façon hebdomadaire, a vu le jour le 15 octobre 2005. Il s’agit probablement de la première webtélé québécoise indépendante, originaire de Montréal. Casey McKinnon et Rudy Jahchan, le duo derrière cette réalisation, y mettent fin en 2006 pour se concentrer sur Galacticast, une série de capsules humoristiques aux scénarios indépendants, très orientée sur la science-fiction. À souligner que tout le contenu de ces deux séries est encore accessible sur iTunes.

Du côté francophone, la vague des Têtes à claques a frappé le Québec le 16 août 2006. Avec beaucoup d’imagination, peu de moyens et quelques poupées, le publicitaire Michel Beaudet est parvenu à créer un univers humoristique dont le succès a rapidement dépassé les frontières du web. A suivi en 2007 Prenez Garde Aux Chiens, dont la première saison a été mise en ligne sur YouTube. Finalement, l’éclosion de plusieurs propositions intéressantes ont suivi en 2008, notamment avec Bombe.tv, un portail vidéo ayant pour cible les adolescents, et URLer.tv, un collectif ouvert aux créatifs voulant fournir leurs capsules vidéo, qui sont ensuite compilées dans une émission respectant un thème précis.

À noter : j’ai l’impression que 33Mag produisait de la vidéo sur le web avant Michel Beaudet, mais il est très difficile de consulter les archives vidéo du site afin de confirmer cette hypothèse.

Quelques webtélés à surveiller

Il existe aujourd’hui un répertoire de webtélés où l’on peut retrouver la majorité des productions québécoises indépendantes. Celui maintenu par l’équipe de Kebweb.tv, un site rassemblant une dizaine de webséries partenaires, contient également un bon nombre de réalisations provenant de l’extérieur de la province.

Carole aide son prochain

Que dire de Carole aide son prochain? Un exemple d’entrain en col roulé muni de la patience d’un prisonnier le jour de sa comparution pour sa mise en liberté. Mon coup de cœur, et l’une des webséries les plus populaires du moment.

3Gars.tv

Si vous préférez quelque chose de plus masculin, 3Gars.tv offre une production plus soignée avec son scénario, sa mise en scène et ses prises de vue. Je lui pardonne quelques longueurs; cherche-t-on à cibler 10 minutes chaque fois?

DansTesOreilles.tv

Laissons l’humour de côté, et embrassons la musique dans le contexte bilingue montréalais. Quand DansTesOreilles.tv a l’occasion de rencontrer Torquil Campbell, leader de la formation musicale Stars, elle ne donne pas dans les sous-titres et la traduction. Est-ce bien grave?

Bu sur le web

Bu sur le web est une recommandation de mon ami Patrick Dion (qui en fait m’a recommandé 172 webtélés différentes, desquelles celle-ci à retenu mon attention). Pourquoi faire compliqué quand ça peut être si simple? Aurélia Filion nous parle de sa passion pour les vins en nous livrant ses recommandations personnelles.

Mais où est l’argent?

Le rêve de tout créatif est de parvenir à vivre de son art. La situation actuelle est plus qu’ambiguë lorsque vient le moment de déterminer un modèle d’affaires fonctionnel concernant la distribution de contenu vidéo sur le web. Si la publicité semble générer suffisamment de revenus pour permettre à des initiatives comme Revision3 de poursuivre ses activités aux États-Unis, peut-on espérer la même chose du bassin de population québécois?

Encore une fois, les médias traditionnels viennent hanter le milieu, en proposant des partenariats afin de propulser des concepts originaux comme Temps mort ou Contrat d’gars vers d’autres horizons. Existe-t-il une autre solution?