Billets classés sous ‘applications’

Au début de chaque année, on se fixe des résolutions, des vœux pieux de santé, de bien-être, que l’on tâchera de tenir le plus longtemps possible. Très souvent, ces résolutions se trouvent embourbées dans les horaires trop remplis, et le stress reprend le dessus. Et si vos appareils mobiles (peut-être même reçus à Noël) pouvaient vous donner un bon coup de main pour garder vos résolutions? Je vous propose trois applications que j’ai testées et qui pourraient vous aider à atteindre quelques objectifs pour gérer votre poids, votre stress, ou pour amorcer un virage santé.

Capture d’écran de l’application All-In Yoga pour iPad.

Le yoga portatif

Combien de fois, en voyage pour affaires, ai-je souhaité avoir à portée de main un programme de yoga matinal de 20 minutes ou une séance de relaxation en fin de journée? Des applications à cet effet existent depuis quelques années, jusqu’à maintenant surtout produites en anglais et qui, souvent, n’ont pas été mises à jour depuis plus d’une année. All-in Yoga, offerte seulement sur iTunes en version iPad et iPhone, est développée et publiée par Viaden Mobile LLC (Arawella Corporation), un développeur de jeux en ligne. À ma grande surprise, la version française est correcte, mais je me fierais plus au nom sanskrit des poses. La version gratuite sur iPad offre un programme de 20 minutes tout prêt qui convient bien aux débutants (on peut avant de commencer réviser chaque position) et la possibilité d’en créer un à partir des asanas de niveaux débutant, intermédiaire et avancé que l’on trouve dans la « base de postures ». L’application a aussi une version payante qui offre un accès au magazine All-In Yoga, des programmes spéciaux, des musiques supplémentaires et la possibilité d’ajouter vos photos de poses. Pour ceux qui aiment tout publier sur Facebook, l’application permet un lien avec le réseau social. Certains ont critiqué les publicités en haut de page; elles m’ont paru moins intrusives que dans d’autres applications gratuites. Le design est agréable, quoique très féminin, mais beaucoup plus convivial que celui d’autres applications populaires offertes en français dans iTunes, comme Simply Yoga de Daniel Miller, constituée principalement de vidéos de facture très amateur.

MyFitnessPal, ou comment voir sa consommation alimentaire sous un autre angle...

MyFitnessPal, ou comment voir sa consommation alimentaire sous un autre angle…

Mesurer ses calories : un jeu d’enfant…

Pour perdre du poids, on peut essayer toutes les diètes miracles ou encore réduire sa consommation d’aliments néfastes et calculer les calories qu’on ingère. J’avais testé l’an dernier l’application MyFitnessPal, qui a l’avantage d’être offerte pour iPhone, iPad, Android et BlackBerry. Si l’application Cal Counter (une production de Viaden et Arawella Corporation) est visuellement plus attrayante, MyFitnessPal me paraît plus facile à utiliser quand il s’agit de choisir les aliments et les portions à ajouter. Car le principe est simple, il suffit d’entrer ses renseignements de base (ou d’utiliser son profil Facebook), puis de se fixer un objectif de perte de poids et de calories quotidiennes. Ensuite, on entre ce qu’on consomme à chaque repas et, dans le cas de MyFintessPal, l’application calcule les calories et déduit la consommation de calories brûlées par les exercices quotidiens. L’avantage de ce type d’application est de faire prendre conscience à l’utilisateur des calories contenues dans chaque petite collation ou repas et, en plus, on a toujours son calculateur sous la main quand vient le temps de choisir un aliment.

Relax Melodies : simplicité et convivialité.

Méditer ou relaxer grâce à son appareil mobile

J’ai même testé des applications de méditation. Oui, de méditation. La plupart ne sont finalement que des chronomètres auxquels est ajoutée la possibilité de tenir un journal de ses méditations (temps, notes personnelles, etc.) et d’avoir une alerte lorsqu’il est temps de méditer… Une application très appréciée des utilisateurs est Meditation Timer de Maxwell Software, qui coûte 1,99 $. Personnellement, j’ai préféré des applications gratuites de sons de la nature comme Relax Melodies, qui permet d’écouter le bruit des vagues, des grillons, de la pluie ou le chant des oiseaux, et même de mélanger deux ou trois sons pour obtenir son ambiance parfaite. On la recommande pour s’endormir, méditer ou même pour endormir bébé. On peut l’utiliser avec une minuterie ou comme réveille-matin. Cette application d’Ipnossoft est offerte sous IOS, Android et Microsoft.

Autres applications :

Sur Triplex, une description de Zombies, Run!, pour s’entraîner comme si sa vie en dépendait ou courir comme dans un film de zombies!

Nike+ Running, une critique de l’application (en anglais)

On l’entend à gauche et à droite ces jours-ci : Noël approche à grands pas. Vous comptez offrir un téléphone intelligent ou une tablette à un être cher? Vous anticipez recevoir un tel appareil en cadeau? Que vous apprivoisiez un appareil mobile ou que vous changiez de camp, voici quelques applications essentielles pour démarrer votre nouvelle vie « mobile »…

Fantastical

Un calendrier esthétique et performant, voilà comment décrire Fantastical. L’application est compatible avec l’agenda d’iCloud, ce qui représente un gros atout si vous utilisez déjà le service d’Apple. Aussitôt que vous démarrez le logiciel, vous retrouverez vos événements préalablement inscrits à vos calendriers : inutile de configurer quoi que ce soit, tant que votre compte iCloud est actif sur votre appareil.

Vous n’avez qu’à glisser le calendrier vers le bas pour passer du mode hebdomadaire au mode mensuel, et vice versa. Glissez le calendrier de gauche à droite pour reculer ou avancer dans le temps. Cliquez sur une date pour obtenir le détail des événements. Puisque la nouvelle version d’iOS intègre les événements Facebook, vous retrouvez ceux-ci (et les dates d’anniversaire) également dans Fantastical.

Plus conviviale que l’application classique d’Apple, pour 1,99 $.

Clear

Certainement mon application préférée. Clear permet de construire et gérer une liste de tâches à compléter, facilement et rapidement. Malheureusement, pour certains d’entre vous, l’application est offerte seulement sur iOS. Par contre, un équivalent existe sur Android – Koalcat’s Clear –, vraisemblablement une copie de l’application originalement conçue par Realmac Software.

À partir de l’écran d’accueil, vous pouvez produire une liste de trucs à acheter à l’épicerie, une liste de films à regarder ou de livres à lire, une liste de contacts, etc.

J’ai adopté l’application afin de prendre en note les idées de sujets pour mes chroniques technos, idées qui surgissent dans mon esprit à des moments où je suis rarement près de mon ordinateur. Je pousse même mon usage jusqu’à produire le plan de mes articles. Pourquoi pas?

Il est simple d’ajouter, de retirer ou de classer des éléments, tant les tâches que les listes, par le biais de commandes gestuelles intuitives. Même qu’il existe plusieurs façons d’accomplir certaines de ces actions (ex. : agrandir avec son pouce et son index, ou simplement cliquer dans la marge, permet de créer un nouvel élément).

Plus efficace que n’importe quel équivalent, pour 1,99 $ (et gratuit sur Android).

Gmail

Sa version iOS vient tout juste d’être mise à jour, et l’application fonctionne déjà comme un charme sous Android depuis longtemps. Il faut croire que Google n’était pas empressé d’offrir les mêmes fonctionnalités chez son concurrent. Qu’à cela ne tienne, la situation s’est rétablie cette semaine avec la version 2.0 de ladite application. À noter qu’on a aussi profité de l’occasion pour uniformiser l’interface des versions Android et iOS.

Une fonction primordiale, mais pourtant absente de la première itération : la gestion multicompte est enfin possible. Peut-être faites-vous partie de la rare exception des gens qui n’utilisent qu’un seul courriel, mais quiconque utilise un tant soit peu son téléphone pour le travail a besoin d’intégrer plus d’un compte de courriel à celui-ci.

L’intégration Google+ est appréciable, sans plus. La recherche est grandement améliorée, et beaucoup plus efficace que celle de l’application Mail d’Apple. L’interface complètement repensée propose des outils agréables à utiliser.

Une application gratuite, tant sous iOS que sous Android.

Instagram

Un incontournable, tant sous iOS que sous Android. Instagram est le réseau social d’images le plus populaire de l’heure. Peut-être suivez-vous des gens sur Facebook et Twitter. Peut-être n’êtes-vous pas toujours en harmonie avec leurs propos. Peut-être les trouvez-vous insignifiants à l’occasion. Suivre ces mêmes personnes sur Instagram vous permettra de les voir sous un angle complètement différent. À essayer.

Avec Instagram, il est possible de capter une image sur le vif (ou faire une sélection à partir de sa bibliothèque), lui appliquer un filtre et la partager avec son réseau. Une idée toute simple : une fois dans l’application, choisissez l’option « Partager », visez et cliquez pour prendre la photo, comparez les différents effets proposés, inscrivez un titre et cochez le nom des médias sociaux où vous désirez diffuser le résultat (Facebook et Twitter, par exemple).

Un classique pour les photographes amateurs, gratuit, sous iOS et Android.


Confession, une application qui pardonne…

La religion catholique a vite perçu dans Internet une façon de disséminer son message et de rester en contact avec ses fidèles sans trop faire de bruit. Des sites comme Catholic Online, qui offre un index fort instructif des saints et des fêtes qui leurs sont vouées, ou American Catholic (depuis 1996) produisent des textes et des vidéos, et ont même dans certains cas une présence sur les réseaux sociaux, voire une application. Si les médias sociaux et le mobile sont l’avenir des communications, le Vatican n’allait pas regarder passer le train sans mettre son grain de sel.

Confession : une application catholique romaine

J’ai téléchargé cette application de Little i Apps par curiosité, car il me semblait à-propos d’en faire un billet tôt ou tard. Quelques mois sont passés et, le week-end dernier, tandis qu’un ami empruntait mon téléphone, il y a vu le logo de cette application. Voilà, que je me suis retrouvée à en faire la démonstration et que chacun a voulu se confesser pour recevoir sa pénitence. Pour se confesser, rien de plus simple : on crée un profil (avec mot de passe), puis dans une liste on sélectionne le type de péché, puis l’acte lui-même. Une fois la faute avouée, une pénitence est proposée. Les plus vertueux peuvent aussi consulter la section des rosaires à tout moment pour s’inspirer. Confession avait au départ l’appui de l’Église catholique romaine, mais le Vatican (qui a aussi son site avec version mobile etc.), devant son franc succès, s’est inquiété qu’on puisse se confesser sans aller à l’église. L’application est offerte au coût de 1,99 $ pour iPhone ou Android.

Des saints au bout des doigts ou plutôt sur son téléphone…

Franciscan Media, oui, une firme de médias franciscains, a aussi voulu créer une application pour mettre sa mission éducative en valeur. À l’avant-garde des autres prosélytes du web, Franciscan Media, la compagnie affiliée au site AmericanCatholic.org, a lancé il y a presque deux ans son application Saints of the Day. Très attendue (dans un certain milieu, diront les moins convaincus), l’application a tout de suite attiré ceux qui considéraient fort utile d’avoir sur soi un calendrier affichant les saints du jour. Toutefois, l’application, selon les critiques, n’a commencé à être vraiment performante qu’après quelques ajustements et plusieurs mois. La vidéo promotionnelle devrait convaincre tout bon catholique de télécharger le tout…

On peut bien rigoler un peu devant le marketing catholique, mais l’Église a tout de même une longueur d’avance sur bien des secteurs d’activités pour qui les médias sociaux et les applications sont encore un grand mystère.

Pour les curieux ou les pieux, une liste des meilleures applications catholiques pour iPad et un site dédié aux applications catholiques.

Genius Scan pour documenter et préserver…

Dès qu’on se procure un téléphone intelligent, vite on veut y installer les meilleures applications. En écoutant tout un chacun, on se retrouve en moins de deux avec une foule d’applications plus hilarantes les unes que les autres, mais qu’on délaisse au bout de quelques jours. Des années plus tard (et deux appareils Palm et autant de iPhone et un BlackBerry), j’ai appris à utiliser mon téléphone intelligent pour me faciliter la vie. Je vous fais part de quelques trucs et de ce qu’on m’a suggéré de bon au cours des derniers mois, mais il revient à chacun de trouver les applications propres à son domaine d’activité. Parcours d’une journée typique où mon iPhone me rend la vie plus facile.

Pour bien commencer sa journée : l’application P$ Service mobile

Il fut un temps où je travaillais au quotidien (littéralement) à côté de Laurent LaSalle, et chaque matin, on comparait les avantages de l’espace de stationnement (idéalement gratuit ou peu cher) que chacun avait trouvé. Les risques inhérents à cet exercice périlleux étaient la contravention. Mais c’était avant que Stationnement de Montréal ne lance son application P$ Service mobile, qui permet d’allonger de quelques minutes ou de quelques heures l’occupation d’un espace de stationnement sans devoir se rendre à une borne de paiement. Il suffit de télécharger l’application créée en collaboration avec TC Média (Transcontinental), de créer un compte et d’y relier sa carte de crédit pour que tout soit arrimé. Une fois au travail, au spa ou au restaurant, quand le moment de faire un autre paiement approche, l’application envoie un texto indiquant qu’il faut faire un paiement dans quelques minutes. L’application est gratuite et offerte pour iPhone, BlackBerry et Android. Le nombre de contraventions que cette application m’a épargné vaut bien les quelques sous chargés à chaque transaction.

Prendre sa dose de caféine sans problème

Au Starbucks, tout près de mon travail, je remarquai qu’un collègue payait en présentant son téléphone. Jalouse de sa désinvolture, je m’empressai de télécharger l’application du populaire marchand de café. Ce faisant, j’ai vu que je m’étais inscrite au site de Starbucks en 2008 et qu’il me restait 5 $ à dépenser (issus d’une vieille carte qu’on m’avait offerte la même année) sur mon préféré, le latte au soya. Starbucks est très certainement parmi les commerces de restauration les plus innovateurs, et dès le 19 septembre, soit la date de la sortie d’IOS 6, son offre sera encore plus complète et les sous disponibles sur ma vieille carte seront accessibles facilement dans mon portefeuille de cartes Passbook.

Numériser et envoyer des documents de votre téléphone

Le printemps dernier à Webcom, en parlant avec Gordon Bell de Microsoft, il me soulignait que cet appareil mobile qu’est le téléphone intelligent n’était pas utilisé à sa pleine capacité. À ma grande surprise, il m’a ensuite parlé de numérisation de document et de PDF. À la suite de cette conversation, j’ai eu à numériser des documents et à les retourner par courriel. Je n’ai ni télécopieur ni scanneur à la maison. J’ai donc téléchargé Genius Scan sur mon téléphone, et voilà qu’en quelques minutes et quelques essais, je pouvais envoyer un formulaire signé et numérisé par courriel en deux ou trois clics. Cette application est offerte autant dans l’App Store et Google Play que pour Microsoft, et même si je me surprends encore qu’il faille numériser des documents (plutôt que de les signer électroniquement) je m’en sers chaque semaine.

Autres sources d’info

Sur Forbes, 9 Smartphone Apps Every Salesperson Must Have
Du Huffington Post, Top 6 Apps for Going to Concerts

Gina DesjardinsLes faiblesses d’Android selon les développeurs

par

 publié le 25 janvier 2011 à 13 h 35

Avant toute chose, je tiens à préciser que j’aime Google. Je suis sur Mac, mais je n’utilise ni Mail, ni iCal ou Safari. J’ai changé mon adresse courriel pour gmail.com quand le service était encore en bêta. J’utilise Google Calendar comme agenda et Chrome comme fureteur. J’essaie aussi d’aller régulièrement voir les innovations sur Google Labs. Certaines idées et certains prototypes sont très ingénieux.

Mais du côté des téléphones, le système d’exploitation Android de Google ne m’a pas conquise. Selon moi, ce qui rend l’expérience des téléphones intelligents vraiment intéressante, ce sont les applications. Mais Android n’est pas la plateforme préférée des développeurs, et ça paraît.

Je m’explique…

Après l’essai d’un téléphone Android, je rageais. Les mêmes applications que j’avais pris l’habitude d’utiliser sur l’iPhone fonctionnaient mal ou faisaient planter mon téléphone. Puis, j’ai lu les nombreuses frustrations de Joe Hewitt, responsable des applications mobiles de Facebook, sur Twitter. Il a pris l’habitude d’y transmettre son opinion (incluant son envie de pleurer) sur les difficultés du développement d’Android, le comparant à Windows pour sa flexibilité, mais aussi pour son mauvais design. J’ai donc commencé à questionner plusieurs personnes qui gagnent leur vie avec le développement d’applications.

On m’a sorti plusieurs explications.

Contrôle de qualité

D’abord, Apple vérifie et approuve toutes les applications qui se trouvent dans l’« App Store ». La plupart des développeurs trouvent ça énervant, mais ça les oblige à peaufiner leurs applications. Comme il n’y a pas de processus de validation pour Android, ils peuvent mettre une application pas encore au point en se disant qu’ils feront des mises à jour éventuellement. Plusieurs applications pour Android sont donc incomplètes ou mal construites.

Fragmentation du marché

Ensuite, on m’a parlé du problème d’appareils. N’importe quel fabricant de cellulaires peut décider d’utiliser le système d’exploitation comme il le veut bien. Il y a maintenant des dizaines d’appareils Android sur le marché, ils n’ont pas tous la même version de l’OS, et certains ne permettent pas les mises à jour. C’est un casse-tête pour les développeurs. Ça leur coûterait extrêmement cher pour tester leurs applications. L’iOS d’Apple est créé et optimisé pour un nombre restreint d’appareils, donc ils n’ont qu’à faire des tests sur l’iPhone, l’iPod ou l’iPad pour s’assurer que tout fonctionne. Pour Android, c’est une tout autre histoire. Ce n’est pas parce que ça fonctionne bien sur un que ça va fonctionner bien sur l’autre. Les plus petits développeurs n’ont pas les moyens de tester leurs applications sur plusieurs appareils, donc sur certains, elles fonctionnent très mal. Rovio Mobile, les développeurs de l’immense succès Angry Birds, ont eu des difficultés avec leur version Android, allant même jusqu’à présenter leurs excuses pour leurs difficultés à offrir la même performance. Ils ont donc décidé d’offrir des versions différentes pour répondre à l’écart de performance entre les téléphones.

La répartition des version de l'OS sur le marché selon Google

J’entends déjà les adeptes d’Android crier que les nouvelles versions de l’iOS ne sont pas optimisées pour les premières versions de l’iPhone. Effectivement, je n’ai pas dit le contraire, mais les développeurs souhaitant que leurs applications fonctionnent sur l’iPhone original ou le 3G n’ont que deux téléphones supplémentaires à tester. Ça créé des problèmes, mais moins grands.

Selon Rovio Mobile, le gros problème est la fragmentation de l’écosystème, incluant les nombreuses boutiques d’applications, les différents modèles et la faute provenant des opérateurs. Pour en savoir plus sur « le fonctionnement général des mises à jour entre les manufacturiers et les opérateurs », je suggère la lecture du billet « Les jeux politiques derrière les mises à jour d’Android », du journaliste Maxime Johnson.

Culture du gratuit

Finalement, et possiblement le plus important, les développeurs n’y font pas d’argent. Les professionnels qui en ont fait un métier ont donc moins d’intérêt à développer pour Android. En comparaison, il y a plus de 200 000 applications sur l’Android Market pour un total de 1 milliard de téléchargements, tandis qu’on compte plus de 350 000 applications sur l’App Store d’Apple pour un total de 10 milliards de téléchargements. Il y a évidemment la boutique en ligne d’Android qui est mal foutue, mais ce ne serait pas la principale raison. Les propriétaires d’appareils Apple téléchargent davantage et seraient plus enclins à acheter des applications. Angry Birds, le jeu le plus vendu sur iOS (50 millions de téléchargements), est gratuit sous Android. Peter Vesterbacka de Rovio Mobile explique dans une entrevue accordée à Tech n’ marketing que le contenu payant ne fonctionne pas avec la communauté Google. Les applications qui fonctionnent sont donc gratuites, mais avec de la publicité. Pas surprenant que la plateforme Android soit celle qui fait le plus d’argent provenant de revenus publicitaires. Malheureusement, certaines personnes ne veulent pas voir de publicités sur leurs applications, mais ne veulent pas payer 0,99 $ non plus…

Évidemment, les développeurs vont s’habituer et s’ajuster. Mais pour le moment, plusieurs décident de se concentrer sur le développement d’applications pour les appareils d’Apple même si, en nombre d’appareils vendus, Android dépasse iOS… Toujours selon Peter Vesterbacka de Rovio Mobile dans son entrevue accordée à Tech n’ marketing, Android se complexifie proportionnellement à sa popularité grandissante. Il ajoute que pour les développeurs, Apple va demeurer la plateforme de choix pendant longtemps. Selon lui, ce sera difficile pour quiconque (incluant RIM, Nokia, HP-Palm et Microsoft) d’atteindre ce qu’Apple a réussi à construire.

Bref, il y a de bons appareils Android sur le marché (et des mauvais). Mais ceux qui se demandent pourquoi certaines applications ne se trouvent pas sur leur plateforme ou pourquoi elles fonctionnent mal, voilà votre réponse.