Billets classés sous ‘application’

EmojliOn discutait récemment ici de cette application qui n’a pour l’instant que seule fonction d’envoyer des « Yo! » à vos contacts. Ne reculant devant aucune application en apparence simpliste, cette semaine, on vous présente Emojli. Là, pas même une syllabe, seulement des emoji – ces émoticônes nouvelle génération, de petits dessins d’origine japonaise. De prime abord, ce qui semblait un canular a finalement récolté des appuis monétaire et humain.

Faut-il faire un dessin? Oui, semble-t-il…

Les deux créateurs, Matt Gray et Tom Scott, savent pourtant trouver les mots pour justifier la pertinence de leur application. La vidéo promotionnelle s’ouvre avec cette phrase fort évocatrice : « Les médias sociaux sont brisés. » Or, afin de gommer les nombreux irritants des médias sociaux, soit les trolls, les pourriels et plus encore, la solution est simple : il suffit d’éliminer les mots. Il ne peut pas y avoir de pourriels sur Emojli, car « il n’existe pas d’émoticônes signifiant pourriel ». Voilà que la sémiologue en moi tressaille d’impatience à l’idée de créer du sens avec quelques émoticônes.

Le degré zéro d’identification : choisir son émoticône

Il est déjà possible de réserver son surnom sur le site de l’application pour la sortie prochaine sur iOS. Évidemment, le surnom doit être composé d’émoticônes uniquement. Malgré un je-ne-sais-quoi d’ironique dans ce projet, l’arrivée d’Emojli est une autre étape dans une culture de la communication visuelle qui prend de plus en plus d’ampleur. De l’émoticône inventée en 1963 par Harvey Ball à aujourd’hui, ces icônes prennent de plus en plus de place dans la culture populaire et dans nos échanges. Le consortium Unicode a récemment annoncé l’inclusion de 250 nouvelles émoticônes et même le président américain Obama en a parlé lors d’un discours à Pittsburgh le 17 juin. En avril, BlackBerry a intégré une stratégie d’autocollants (stickers), ces émoticônes en gros formats, qui ont rapporté des profits importants sur les marchés asiatique et africain.

Créer du sens en un ou deux clics

Cela dit, ces échanges uniquement composées d’émoticônes seront-ils compréhensibles? Arrivera-t-on à communiquer même de brèves idées avec ces hiéroglyphes rudimentaires que sont les émoticônes? Plusieurs (un exemple ici et ) se demandent si ces petites images ont un effet, positif ou négatif, sur notre maîtrise de la langue.

La communication se résumera-t-elle de plus en plus à des pictogrammes? C’est à voir, mais Emojli prouve que les émoticônes prennent de plus en plus de place dans la communication humaine.

 

Quelques applications photo et vidéo très utilisées

Quelques applications photo et vidéo très utilisées

On parle souvent de la dépendance aux réseaux sociaux ou au web. Eh bien, la plateforme d’analyse web et mobile Mixpanel permet désormais de mesurer la dépendance aux applications mobiles.

À quel moment est-on dépendant d’une application?

À partir de données récoltées dans cinq pays, dont les États-Unis et le Canada, cette nouvelle donnée est calculée selon le nombre d’heures passées chaque jour pour chaque type d’application. La dépendance se mesure selon la fréquence d’utilisation et les actions effectuées avec une application donnée. Pour que l’on tienne compte d’une mesure, il faut que chaque utilisateur y ait consacré au moins deux heures par jour. Les différences de résultats entre chaque pays sont assez étonnantes.

Les Canadiens captivés par les applications photo et vidéo

Tous les pays auraient une dépendance pour les applications sociales et de santé, et également pour les jeux, ces derniers étant les applications les plus lucratives. Ce qui est intéressant, ce sont les dépendances qui distinguent chaque pays.

Par exemple, au Brésil, 58 % des utilisateurs d’applications de musique y consacrent près de deux heures par jour. Même chose pour les applications éducatives, très populaires, qui accaparent deux heures chaque jour pour 61 % des Brésiliens qui s’en servent. Ce serait le seul pays sondé où il y aurait un tel engouement pour ces deux types d’applications. Toujours en considérant le minimum de deux heures par jour, les Australiens sont les seuls à être principalement accaparés par les applications publicitaires (86 %), les Allemands, par les applications d’entreprises (57 %), et les États-Unis, par les applications de messagerie (41 %).

Le Canada se distingue par un intérêt marqué envers les applications de photos et de vidéos. Plus de la moitié des utilisateurs (51 %) de ce type d’applications consacre au moins deux heures chaque jour à sa passion.

L’objectif de Mixpanel (outre la promotion de sa plateforme) est d’offrir des statistiques aux développeurs qui visent un marché international. Le marché sud-américain est donc beaucoup plus enclin à consommer de la musique, ce qui donne une bonne estimation de la cible culturelle et du marketing qui doit être fait pour l’atteindre. Il peut également s’agir d’une piste de réflexion pour les anthropologues du numérique qui cherchent à définir l’impact de la culture sur les préférences d’utilisation.

Le site de Mixpanel

Les résultats de Mixpanel

Les résultats de Mixpanel

Nadia SeraioccoFacebook Home fait spéculer les médias technos

par

 publié le 8 avril 2013 à 12 h 18

C’est presque rendu une habitude : Facebook fait de grandes annonces pour présenter ses nouveaux produits souvent des jours, voire des semaines, avant que les utilisateurs y aient accès. À ce chapitre, Home, l’application qui fera d’un téléphone Android un appareil optimisé pour Facebook, sera disponible sur Google Play le 12 avril. Mais depuis jeudi dernier, la nouvelle est le centre d’attention des médias technos.

Vous avez dit Facebook Phone? Non, Facebook Home…

Il y avait déjà une rumeur de téléphone Facebook : on parlait d’un appareil HTC labellisé Facebook. Ce que Facebook a présenté, c’est une « famille d’applications » qui met en vedette le contenu du réseau sur chaque appareil. Sitôt que l’appareil sort du mode « veille », l’écran d’accueil est remplacé par les publications et les photos de l’utilisateur. De là, sans avoir à ouvrir d’application, on peut interagir au sujet du contenu, laisser un « j’aime » ici, un commentaire là ou, en un tapotement de doigt, retourner à l’application précédemment utilisée.

Facebook Home permet aussi de combiner les fonctions de clavardage de Facebook et de message texte du téléphone. Chaque message ainsi envoyé apparaîtra sur l’appareil du récepteur (peu importe ce qu’il fait à ce moment-là), qui pourra décider de répondre ou de remettre à plus tard la conversation.

Sur un appareil Android et sur les autres…

À compter du 12 avril, donc, l’application sera optimisée pour les appareils Samsung Galaxy S III et Galaxy Note II. Elle pourra aussi être utilisée avec les modèles Galaxy S 4 et HTC One quand ils seront en magasin.

Lors de la conférence de presse, Zuckerberg n’a pas manqué de souligner que le système ouvert de Google Android était idéal pour développer ce projet, car sa philosophie d’ouverture ne demande aucun partenariat particulier pour développer Home et l’y offrir.

Quant aux utilisateurs d’Apple, ils devront attendre un peu plus longtemps, car rien ne pourra arriver sans un partenariat officiel entre Apple et Facebook. Et cela, même en étant optimiste, pourrait être long.

La publicité qui montre bien que Home rapproche les gens…

 

Quelques articles sur Facebook Home :

« Nobody wants a Facebook phone« , Popular Science

Doug Cross, « 5 questions answered about Facebook Home« , CNN

Philipp Elme-DeWitt, « Facebook’s Home for Android: what the analysts are saying« , Fortune Tech

Sur le blogue de Facebook : « Introducing Home »

« Facebook just destroyed Google’s Android strategy« , Business Insider

« Facebook’s phone is another triumph of mediocrity« , Wired – Gadget Lab

Au début de chaque année, on se fixe des résolutions, des vœux pieux de santé, de bien-être, que l’on tâchera de tenir le plus longtemps possible. Très souvent, ces résolutions se trouvent embourbées dans les horaires trop remplis, et le stress reprend le dessus. Et si vos appareils mobiles (peut-être même reçus à Noël) pouvaient vous donner un bon coup de main pour garder vos résolutions? Je vous propose trois applications que j’ai testées et qui pourraient vous aider à atteindre quelques objectifs pour gérer votre poids, votre stress, ou pour amorcer un virage santé.

Capture d’écran de l’application All-In Yoga pour iPad.

Le yoga portatif

Combien de fois, en voyage pour affaires, ai-je souhaité avoir à portée de main un programme de yoga matinal de 20 minutes ou une séance de relaxation en fin de journée? Des applications à cet effet existent depuis quelques années, jusqu’à maintenant surtout produites en anglais et qui, souvent, n’ont pas été mises à jour depuis plus d’une année. All-in Yoga, offerte seulement sur iTunes en version iPad et iPhone, est développée et publiée par Viaden Mobile LLC (Arawella Corporation), un développeur de jeux en ligne. À ma grande surprise, la version française est correcte, mais je me fierais plus au nom sanskrit des poses. La version gratuite sur iPad offre un programme de 20 minutes tout prêt qui convient bien aux débutants (on peut avant de commencer réviser chaque position) et la possibilité d’en créer un à partir des asanas de niveaux débutant, intermédiaire et avancé que l’on trouve dans la « base de postures ». L’application a aussi une version payante qui offre un accès au magazine All-In Yoga, des programmes spéciaux, des musiques supplémentaires et la possibilité d’ajouter vos photos de poses. Pour ceux qui aiment tout publier sur Facebook, l’application permet un lien avec le réseau social. Certains ont critiqué les publicités en haut de page; elles m’ont paru moins intrusives que dans d’autres applications gratuites. Le design est agréable, quoique très féminin, mais beaucoup plus convivial que celui d’autres applications populaires offertes en français dans iTunes, comme Simply Yoga de Daniel Miller, constituée principalement de vidéos de facture très amateur.

MyFitnessPal, ou comment voir sa consommation alimentaire sous un autre angle...

MyFitnessPal, ou comment voir sa consommation alimentaire sous un autre angle…

Mesurer ses calories : un jeu d’enfant…

Pour perdre du poids, on peut essayer toutes les diètes miracles ou encore réduire sa consommation d’aliments néfastes et calculer les calories qu’on ingère. J’avais testé l’an dernier l’application MyFitnessPal, qui a l’avantage d’être offerte pour iPhone, iPad, Android et BlackBerry. Si l’application Cal Counter (une production de Viaden et Arawella Corporation) est visuellement plus attrayante, MyFitnessPal me paraît plus facile à utiliser quand il s’agit de choisir les aliments et les portions à ajouter. Car le principe est simple, il suffit d’entrer ses renseignements de base (ou d’utiliser son profil Facebook), puis de se fixer un objectif de perte de poids et de calories quotidiennes. Ensuite, on entre ce qu’on consomme à chaque repas et, dans le cas de MyFintessPal, l’application calcule les calories et déduit la consommation de calories brûlées par les exercices quotidiens. L’avantage de ce type d’application est de faire prendre conscience à l’utilisateur des calories contenues dans chaque petite collation ou repas et, en plus, on a toujours son calculateur sous la main quand vient le temps de choisir un aliment.

Relax Melodies : simplicité et convivialité.

Méditer ou relaxer grâce à son appareil mobile

J’ai même testé des applications de méditation. Oui, de méditation. La plupart ne sont finalement que des chronomètres auxquels est ajoutée la possibilité de tenir un journal de ses méditations (temps, notes personnelles, etc.) et d’avoir une alerte lorsqu’il est temps de méditer… Une application très appréciée des utilisateurs est Meditation Timer de Maxwell Software, qui coûte 1,99 $. Personnellement, j’ai préféré des applications gratuites de sons de la nature comme Relax Melodies, qui permet d’écouter le bruit des vagues, des grillons, de la pluie ou le chant des oiseaux, et même de mélanger deux ou trois sons pour obtenir son ambiance parfaite. On la recommande pour s’endormir, méditer ou même pour endormir bébé. On peut l’utiliser avec une minuterie ou comme réveille-matin. Cette application d’Ipnossoft est offerte sous IOS, Android et Microsoft.

Autres applications :

Sur Triplex, une description de Zombies, Run!, pour s’entraîner comme si sa vie en dépendait ou courir comme dans un film de zombies!

Nike+ Running, une critique de l’application (en anglais)

Zombies Run!Est-ce que les épidémies de grippe de tout acabit et les vaccinations massives qui s’en sont suivi sont responsables du regain d’intérêt des dernières années pour les zombies? Les spécialistes qui discourent sur la question dans les colloques pourraient en dire plus. Le thème en tout cas fascine. On l’utilise pour commercialiser des trousses de survie (ici, un kit à 24 000 $), pour se préparer au pire et, avec l’application Zombies, Run!, pour ajouter une touche de défi à sa séance de jogging.

À chaque jour suffit sa mission

Le récit s’ouvre alors qu’on se trouve dans Abel Township, un petit village rempli de zombies. Là, la course commence! Le principe de Zombies, Run! est de s’investir d’une mission à chaque fois que l’on sort jogger. Comme dans tout jeu, on peut accumuler des objets le long de son parcours, objets qui s’accumuleront sur son téléphone. L’application, à la façon d’un jeu vidéo, propose à chaque sortie une trame narrative ou une mission (aller chercher un objet ou accomplir une tâche), et le parcours est parsemé de zombies. On peut aussi créer sa liste de musique pour donner de l’ambiance à sa séance d’entraînement et créer un peu d’animation entre les différents messages radio qui informent de ce que l’on a à faire… Quant à la vitesse de croisière, les grognements des zombies en approche se font entendre quand on doit accélérer la cadence. De quoi faire monter son rythme cardiaque.

Au-delà de l’entrainement, le jeu se poursuit

La notion de jeu se prolonge une fois la mission accomplie et la séance d’entraînement du jour terminée, car au retour on peut décider comment attribuer le butin virtuel amassé. Il y a bien évidemment une quête plus large dont la nature est révélée un peu plus à chaque sortie. La course peut se faire selon un itinéraire que l’on détermine soi-même ou encore, si son appareil mobile est relié au web, selon les suggestions de trajets de l’application en fonction de sa géolocalisation. Bien évidemment, comme dans tout bon jeu de zombies, si l’on ne suit pas les indications, on échouera probablement dans sa mission. Il y en a 23 de quelque 20 à 30 minutes chacune.

La conception de Zombies, Run!

La trame narrative du jeu a été conçue par l’auteure Naomi Adlerman, romancière et journaliste techno qui a aussi été l’une des auteures de Perplex City (2007), un jeu de réalité alternative que l’on dirait aujourd’hui «transmédia». L’application a été développée par Six to Start et financée par Kickstarter à la fin de 2011.

L’idée est excellente, l’expérience immersive, très amusante, mais pour ma part je ne l’utiliserai pas à la brunante, de peur de ne pas dormir de la nuit!

L’application est disponible pour IOS, Android et Miscrosoft.