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Nadia SeraioccoMonument Valley, pour la beauté du jeu

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 publié le 7 avril 2014 à 12 h 56

En ce qui a trait au jeu mobile, l’App Store est la plateforme idéale pour découvrir des jeux qui sont d’avant-garde tant par leur esthétique que leurs mécaniques. À  l’Halloween, je vous présentais trois jeux d’horreur offrant des expériences uniques. Avec le printemps enfin à nos portes, en voici un autre, nettement plus lumineux : Monument Valley. Un jeu sans doute un peu trop court, mais dont le visuel est à couper le souffle.

Une architecture inspirée d’Escher

De quoi évoquer Esher dans ce design...

De quoi évoquer Escher dans ce design…

Le concept est simple : le joueur doit guider la princesse Ida dans divers monuments. Il suffit de manipuler les différents leviers et manivelles pour créer un chemin, puis toucher la destination du doigt pour qu’Ida se déplace automatiquement vers l’objectif. La complexité vient du fait qu’il s’agit d’une architecture non euclidienne, c’est-à-dire qui ne respecte pas les règles de géométrie. Les lieux deviennent ainsi des casse-têtes spatiaux dignes des œuvres de M.C. Escher, où il est nécessaire d’adapter notre perception pour réussir. Il faut penser au triangle de Penrose et au cube de Necker plutôt qu’à un trajet linéaire.

Cela dit, on s’habitue rapidement à percevoir le jeu selon ses propres règles. Monument Valley n’est jamais trop difficile, même pour quelqu’un qui n’est pas amateur de jeux de logique. Outre le dernier niveau, qui est beaucoup plus complexe que les autres, il n’y a aucun risque d’être frustré. C’est avant tout une expérience esthétique et contemplative. Ce jeu est beau, très beau. La conception des monuments est tout à fait éblouissante, et l’on regrette, une fois les niveaux terminés, que le tout soit passé si rapidement. La musique et les effets sonores, même s’ils sont secondaires, accompagnent avec brio les déambulations de la princesse.

Une expérience un peu brève

photo 2Le grand défaut de ce jeu est, justement, qu’il est trop court. Avec seulement 10 niveaux qui peuvent prendre un maximum de 10 minutes à compléter chacun, il faudra au joueur appliqué un trajet de métro ou une grasse matinée pour en faire le tour. Le féru de jeux sera surpris par le prix de 3,99 $ (en vente dans l’App Store) en raison de la durée du jeu, ce qui ne sera pas un problème pour le joueur contemplatif, dont je suis, qui aura investi dans une oeuvre.

Ustwo, la boîte derrière ce jeu, se spécialise avant tout en interfaces d’utilisateurs pour des clients allant de Google à J.P. Morgan. Leurs autres jeux, Whale Trail (qui est gratuit) et Blip Blup, démontrent le même souci esthétique avec une jouabilité plus près des jeux d’arcade, au sens classique.

 

Apple_iAd3x2Depuis peu, l’environnement publicitaire Apple est accessible à tous ceux qui possèdent un idendifiant Apple. Donc, si un utilisateur a un compte pour acheter des applications pour un appareil iPad ou iPhone, il peut accéder à la plateforme publicitaire pour promouvoir ses propres produits. Jusque-là, il était nécessaire d’être développeur d’applications mobiles pour avoir accès à la plateforme publicitaire iAd Workbench.

Un programme flexible et plutôt convivial

Devant cette nouvelle, il était de mise de se demander si la convivialité serait vraiment au rendez-vous. Or, outre quelques petits problèmes, dont un pop-up sans aucun contenu au moment de la connexion, la plateforme iAd Workbench est aussi simple et intuitive que les appareils qui ont fait la renommée d’Apple. Il est possible de créer une promotion autant pour une application que pour un produit comme une boisson alcoolisée ou des services de voyage. Le modèle publicitaire est déterminé par l’annonceur qui peut choisir entre un coût par clic (chaque clic sur l’annonce est facturé à l’annonceur) ou encore un coût par lot de 1000 impressions.

Les possibilités de ciblage sont ensuite très variées et adaptables : l’annonceur détermine le pays ciblé, la date de la campagne, le budget, les appareils sur lesquels la publicité circulera, la langue des utilisateurs et ainsi de suite. L’annonceur a même la possibilité de diffuser une courte vidéo promotionnelle au sein de sa publicité. Selon le site Ad Age, Apple désire ainsi atteindre de nouvelles formes d’annonceurs, notamment les cinéastes indépendants et les petits entrepreneurs qui, sans investir dans le développement d’applications, désirent obtenir de la visibilité sur la plateforme iOS.

Ouvert à tous, mais à un coût peu démocratique…

Les ajustements faciles et sur mesures des paramètres de création de la publicité Apple rappellent de toute évidence ceux du système publicitaire Facebook. Mais, au contraire de Facebook, où l’utilisateur a le choix entre de très petits budgets (5 ou 6 $ pour les publications commanditées) et des budgets de campagnes qui vont de 350 $ à des milliers de dollars, il faut tout de même souligner que la publicité Apple constitue un investissement beaucoup plus élevé.

Apple a refusé de commenter ses  tarifs publicitaires, mais des tests indiquent qu’il faut dépenser au moins quelques milliers pour obtenir un résultat intéressant. Ces coûts publicitaires restent dans la tradition d’Apple qui, jusqu’à tout récemment, imposait des montants assez prohibitifs aux annonceurs. Ad Age mentionne que la plupart des annonceurs dépensaient jusqu’à 1 million pour accéder à la plateforme. Ce montant pouvant atteindre environ 10 millions pour les catégories exclusives. Cela dit, l’accès à la publicité dans l’écosystème Apple est plus accessible qu’il y a quelques années. C’est une arme de plus dans l’arsenal du webmarketeur, mais il faudra évaluer si l’investissement vaut le coup pour des produits qui ne sont pas des applications.

Le temps et l’usage le diront, mais cela aura  certainement une incidence concernant le débat entre site adaptatif et application native. Car ne l’oublions pas, la publicité web associée aux requêtes de recherche est encore le terrain de Google, tandis que Facebook peaufine son propre système et que maintenant Apple, un joueur d’une autre nature, celle de la technologie brevetée, s’avance sur le terrain des géants des sites web.

Maxime JohnsonApple s’invite dans les voitures avec CarPlay

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 publié le 3 mars 2014 à 10 h 05

carplay

Après quelques années d’attente, Apple a finalement dévoilé aujourd’hui CarPlay, son système de navigation et de divertissement pour les voitures compatible avec l’iPhone. Des voitures de Ferrari, de Mercedes-Benz et de Volvo offrant le système devraient être dévoilées cette semaine à l’occasion du Salon de l’auto international de Genève.

L’arrivée d’Apple dans les voitures était attendue. La compagnie avait notamment annoncé l’arrivée du bouton Eyes Free dans les voitures en 2012 lors du dévoilement du système iOS 6, et elle avait présenté iOS in the Car lors de l’annonce d’iOS 7 l’été dernier.

CarPlay n’est pas un système de navigation et de divertissement indépendant, mais plutôt une façon d’utiliser son iPhone sur l’écran du système de divertissement de sa voiture.

Contrairement à AirPlay, qui affiche une copie conforme de son téléphone sur son téléviseur, CarPlay est plutôt doté d’une toute nouvelle interface conçue spécifiquement pour les voitures, facile à lire et à contrôler.

Le système donne notamment accès à l’application téléphonique de l’iPhone et à ses contacts, aux services de navigation de l’application Maps d’Apple, à sa musique, à la radio iTunes Radio (qui n’est toutefois pas encore offerte au Canada) et à d’autres services tiers comme Spotify et iHeartRadio.

Dans certains cas, CarPlay remplacera complètement le contenu normalement affiché par la voiture, mais dans d’autres, comme avec XC90 SUV de Volvo, celui-ci sera plutôt intégré avec le système existant, ce qui permettra par exemple de contrôler sa musique et la climatisation de sa voiture en même temps, comme on peut le voir dans la vidéo suivante:

Contrôler CarPlay
volvo

CarPlay profite bien sûr abondamment de la reconnaissance vocale Siri, qui pourra même être démarrée à l’aide d’un bouton sur le volant. Cette fonction permet notamment de lire et de répondre à ses messages, de téléphoner, et plus.

En plus de réduire les interactions avec les mains grâce à Siri, CarPlay intègre aussi quelques fonctionnalités prédictives, pour prévoir par exemple sa prochaine destination selon ses plus récents courriels et messages texte.

Siri ne sera toutefois pas la seule façon d’interagir avec le système. CarPlay sera en effet aussi compatible avec les moyens habituels employés par le fabricant de voitures pour contrôler son système de navigation, que ce soit un écran tactile ou des roulettes sur le tableau de bord.

Six constructeurs en 2014
mb

En tout, six constructeurs devraient lancer des voitures équipées de CarPlay cette année : Ferrari, Honda, Hyunday, Jaguar, Mercedex-Benz et Volvo. D’autres fabricants devraient pour leur part joindre la partie plus tard, notamment BMW, Toyota, Ford, Kia, Nissan, Subaru, Suzuki et Toyota.

CarPlay est compatible avec les téléphones iPhone équipés d’un connecteur Lightning, soit l’iPhone 5, l’iPhone 5C et l’iPhone 5S.

Nadia SeraioccoApple à la conquête de la Chine

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 publié le 23 décembre 2013 à 12 h 36

china-mobileFin novembre, nous discutions ici les statistiques de la firme Gartner portant sur les ventes de mobiles internationales. Pour le Q3, Apple figurait en troisième place derrière son principal concurrent, Samsung. En effet, Samsung avait bénéficié d’une pénétration de 7 % du marché chinois. Mais en 2014, la situation risque de changer en faveur d’Apple. Après des années de rumeurs et de négociations, la pomme a finalement réussi à faire entrer son iPhone chez le plus grand fournisseur de services sans fil chinois : China Mobile.

Les iPhone 5s et 5c en vente dans les boutiques China Mobile

Le communiqué de presse de China Mobile ne donne aucun détail sur les conditions de l’entente. Les boutiques affiliées à China Mobile et les Apple Store en Chine offriront le iPhone 5s et 5c à partir du 17 janvier. Les personnes intéressées pourront même réserver un appareil à partir du 25 décembre. La conclusion positive de ces négociations est très certainement due à l’acquisition récente d’un réseau 4G par China Mobile, un investissement de près de 7 milliards de dollars. Comme le rapporte La Presse, l’instauration de ce réseau était une condition importante, car le 3G de la compagnie chinoise n’était pas compatible avec les modèles précédents d’iPhone.

Apple et Samsung : la course reprend

La compétition féroce entre Samsung et Apple pourrait donc prendre une autre tournure au courant de l’année 2014. On se souviendra qu’en septembre NTT DoCoMo, le fournisseur mobile numéro 1 au Japon, avait également signé une entente avec Apple pour la distribution du iPhone. Cela a été un succès commercial complet. À leur sortie en octobre dernier, le 5s et le 5c ont dominé le marché nippon avec 76 % des ventes de mobiles.

Si, en Chine, les ventes s’avèrent proportionnelles à celles du Japon, Apple aura grandement gagné en territoire face à ses compétiteurs. NTT DoCoMo dessert 61 millions de Japonais, alors que China Mobile compte près de 760 millions d’abonnés. Tout semble indiquer que le duel entre Samsung et Apple sera aussi préoccupant que cet hommage à NTT DoCoMo par le musicien Gerald Donald (sous le pseudonyme Arpanet).

Maxime JohnsonMise à l’essai de l’iPad Air

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 publié le 29 octobre 2013 à 21 h 01

iPad Air

Plus mince, plus légère, plus étroite, plus puissante : voilà les quatre principales améliorations de l’iPad Air d’Apple, une tablette en tout point supérieure à l’iPad de quatrième génération, qu’elle remplacera dans les boutiques à compter du 1er novembre. Mise à l’essai.

Design
Pour la première fois depuis le lancement de l’iPad 2 en 2011, Apple a revu le design de sa tablette avec l’iPad Air. Contrairement aux derniers modèles de la compagnie, celle-ci est maintenant passablement moins large (environ 1,5 cm de moins), avec un arrière qui semble plus plat à cause de ses coins ronds, plus abrupts qu’auparavant.

iPad Air coins

largeur

L’iPad Air adopte en fait le design de l’iPad mini et de l’iPod touch de cinquième génération avant lui. On apprécie tout particulièrement sa nouvelle largeur, qui est toutefois encore trop grande pour tenir l’appareil facilement d’une seule main.

Grâce à de nouvelles composantes moins énergivores qui ont permis à Apple de réduire la taille de sa pile, la tablette est aussi plus mince (de 9,4 mm à 7,5 mm) et plus légère (de 662 g à 468 g) que l’iPad de quatrième génération.

Cette différence est importante. Le poids était à mon avis l’un des principaux défauts des derniers iPad, qui devenaient rapidement lourds à tenir dans les airs.

Caractéristiques
iPad Air dos

L’iPad Air offre principalement les mêmes caractéristiques que son prédécesseur, à l’exception de son nouveau système sur puce A7 d’Apple, le même que l’on retrouve dans l’iPhone 5S lancé le mois dernier. Comme ce dernier, l’iPad Air intègre aussi un coprocesseur M7.

Ce petit processeur est utilisé pour suivre les mouvements de l’iPad en tout temps, sans toucher l’autonomie de l’appareil. Une technologie du genre est toutefois plus intéressante avec un téléphone intelligent, qui peut alors être utilisé pour suivre son activité physique. Avec un iPad, les avantages sont moindres.

Quelques autres composantes de l’appareil ont aussi été revues. Son Wi-Fi est désormais plus rapide (nous y reviendrons), et la version LTE de la tablette peut maintenant être utilisée sur pratiquement n’importe quel réseau dans le monde.

Son appareil photo frontal permet aussi désormais de prendre des vidéos 1080p et des autoportraits mieux éclairés, mais malheureusement, on n’a toujours pas l’air plus intelligent lorsque l’on prend un cliché avec son iPad, et son appareil photo arrière est encore inférieur à celui de l’iPhone.

La tablette est évidemment toujours équipée d’un écran Retina de 9,7 pouces avec une résolution de 2048 par 1536 pixels, elle est offerte avec une capacité de 16, de 32, de 64 ou de 128 Go et son autonomie annoncée est toujours de 10 heures.

Parmi les absents, notons le lecteur d’empreintes digitales TouchID, qui n’a pas (encore) fait le saut de l’iPhone 5S à l’iPad Air. Dommage.

A7 : un système performant
Le système sur puce A7 d’Apple que l’on retrouve dans l’iPad Air est plus performant que l’A6X, qui équipait l’iPad de quatrième génération l’année dernière.

En pratique, la différence est toutefois difficile à observer. Après tout, l’iPad 4 est encore tout à fait fluide et ne semble jamais manquer de puissance. L’iPad Air est toutefois plus rapide dans certaines tâches, pour améliorer automatiquement une grosse photo dans iPhoto, par exemple, où le temps d’attente est réduit de quelques secondes. Ces tâches sont toutefois plutôt rares.

Pour les plus technophiles, il est toutefois possible de soumettre l’iPad Air à quelques tests spécialisés pour avoir une meilleure idée de l’amélioration des performances du nouvel iPad.

À la suite Geekbench 3, un logiciel offert sur plusieurs plateformes et qui tente de pousser le processeur du système jusqu’au bout de ses limites, l’iPad Air obtient un pointage de 1475 lorsqu’un seul cœur est utilisé, ou de 2675 lorsque tous ses cœurs sont utilisés. Il s’agit d’une bonne amélioration par rapport à l’iPad 4, qui obtenait plutôt 783 et 1426 points respectivement.

geekbench

Ce résultat est aussi marginalement meilleur que l’iPhone 5S, qui utilise pourtant le même système sur puce que le nouvel iPad. La raison est simple, le processeur de l’iPad est très légèrement surcadencé, à 1,39G Hz contre 1,3 GHz pour l’iPhone 5S. Pour recourir à une analogie automobile, les deux appareils sont équipés du même moteur, mais celui-ci est limité à une vitesse maximale légèrement supérieure sur la tablette que sur le téléphone.

Détail à considérer, le pointage au Geekbench 3 de l’iPad Air est meilleur que toute autre tablette Android sur le marché en ce moment. Les futures tablettes équipées du processeur Snapdragon 800 devraient toutefois rattraper l’iPad Air en mode multicoeur.

Malheureusement, je n’ai pas pu comparer l’iPad Air avec la nouvelle Surface 2 de Microsoft, puisque le benchmark Geekbench 3 n’est toujours pas compatible avec le système Windows 8.1 RT utilisé par cette dernière.

Une autre suite permet d’avoir un aperçu des performances des deux tablettes, la suite 3DMark, qui donne l’avantage à l’iPad Air, avec un pointage de 14 969, contre 13 467 pour la Surface 2 et 10 624 pour l’iPad 4.

Les deux tablettes obtiennent toutefois un pointage similaire au test de navigateur web Sunspider 1.0.2, à environ 390 ms.

L’iPad offre présentement un surplus de puissance, dont les applications de l’App Store ne profitent pas vraiment. La différence entre l’iPad 4 et l’iPad Air pourrait toutefois avoir un impact plus important dans quelques années, à mesure que des applications et des jeux plus lourds seront lancés.

Malheureusement, la mémoire vive, elle, n’a pas augmenté depuis l’iPad 3. Il faut donc espérer que cette composante ne sera pas l’élément limitant de sitôt.

Wi-Fi plus rapide, mais pas pour tout le monde
Wifi iPerf

J’ai aussi mis à l’essai la vitesse de la connexion Wi-Fi de l’iPad Air.

À l’aide du logiciel iPerf 3, qui permet de mesurer la vitesse de transfert d’un fichier vers l’iPad depuis un ordinateur branché par câble Ethernet à son routeur, il a été facile de constater que oui, l’iPad Air est plus rapide que son prédécesseur, à plus de 150 Mbit/s, contre 80 Mbit/s pour l’iPad 4.

Ce n’est toutefois pas tout le monde qui pourra profiter de cette vitesse. En effet, la connexion Wi-Fi de l’iPad 4 est largement supérieure à celle de la très grande majorité des connexions Internet au Québec, en plus d’être supérieure à celle nécessaire pour regarder un film HD sur un réseau local, par exemple.

Ceux qui possèdent une connexion de plus de 100 Mbps, à la maison ou au bureau, pourront toutefois télécharger des films et des applications plus rapidement qu’auparavant.

iOS 7 et les applications gratuites
ios 7

L’iPad Air est équipé d’iOS 7, le système d’exploitation mobile d’Apple.

Ce système, ou plutôt l’écosystème tout autour, est l’une des grandes forces de la tablette d’Apple. En tout, plus de 475 000 applications optimisées ou conçues spécifiquement pour un grand écran sont offertes sur l’App Store. C’est beaucoup plus qu’Android – qui ne dévoile pas cette statistique – et que le Windows Store de Microsoft.

L’écart s’amenuise, c’est certain, mais de nombreuses applications de qualité pour tablettes sont souvent encore offertes en premier ou même uniquement sur l’App Store. Principalement des jeux, mais aussi des applications, comme LaPresse+ au Québec.

Il est bon de noter que si cette différence entre iOS et Android est vraie pour les tablettes, ce n’est plus vraiment le cas pour les téléphones intelligents, où les deux boutiques d’applications s’équivalent depuis un certain temps maintenant.

Avec son iPad Air, Apple a aussi rattrapé ses concurrents, en offrant gratuitement ses suites iLife (avec notamment l’application iPhoto, ci-haut) et iWork. Rappelons que Microsoft Office est offert gratuitement sur la Surface de Microsoft, et que Google offre gratuitement Quick Office pour les tablettes Android.

Les forces et faiblesses habituelles
app store

L’iPad Air possède aussi encore les forces et les faiblesses de ses prédécesseurs.

Parmi les bons coups d’Apple, outre sa boutique d’applications bien remplie, notons sa technologie sans fil AirPlay, qui permet d’afficher l’écran de son ordinateur ou de sa tablette sur un téléviseur à l’aide de l’accessoire Apple TV, mais aussi d’écouter de la musique sans fil grâce à son réseau Wi-Fi.

L’écran Retina de l’iPad est toujours aussi superbe, surtout pour lire sur la tablette. L’iPad offre également une excellente autonomie d’une dizaine d’heures, avec un long temps de veille : si vous laissez votre tablette en veille sur votre bureau pendant plusieurs jours, la charge de votre pile n’aura presque pas diminué.

Parmi les moins bons coups, les accessoires de l’iPad sont souvent plus chers que ceux des tablettes Android ou Windows, et son service iCloud pourrait encore être amélioré.

En résumé
Apple a considérablement amélioré sa tablette avec l’iPad Air. Lorsque l’on considère la qualité de son design, son poids, ses performances, l’iPad Air est sans aucun doute la tablette haut de gamme la plus intéressante sur le marché, et ce, par une bonne longueur. Il s’agit, à mon avis, de la meilleure tablette que quelqu’un pourrait acheter en ce moment, même si certains pourraient avoir des besoins différents et préférer une tablette Android ou Windows.

L’iPad Air demeure toutefois évidemment une évolution plutôt qu’une révolution, qui ne convaincra probablement pas les détracteurs d’Apple et de sa tablette.

De nombreux utilisateurs actuels d’iPad pourraient être intéressés par la mise à jour, surtout les propriétaires de l’iPad original, qui auront un appareil beaucoup plus performant et de l’iPad 2, qui auront accès à l’écran Retina sans devoir faire de compromis sur le poids et l’épaisseur de l’appareil. Pour les autres, la mise à jour est moins importante. C’est donc plutôt l’envie et le budget disponible qui dicteront les choix des propriétaires d’une tablette de troisième ou de quatrième génération.

L’iPad Air sera en vente le 1er novembre à partir de 519 $ au Canada.