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Maxime JohnsonBeats 1 : cinq réflexions sur la radio d’Apple

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 publié le 2 juillet 2015 à 11 h 33

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Apple a lancé mardi Beats 1, sa radio Internet diffusée en direct et en continu à partir de Londres, de New York et de Los Angeles. Cette composante gratuite du service musical par abonnement Apple Music est une aventure particulière, unique dans l’univers de « la Pomme ». Voici cinq réflexions sur cette radio aux ambitions mondiales.

Beats 1 est la radio de l’Internet
Beats 1 n’est peut-être pas la radio du monde, mais elle est certainement, déjà, la radio de l’Internet. Il suffit de quelques heures d’écoute tout en suivant le mot-clic #beats1 sur Twitter pour réaliser à quel point la radio d’Apple pourrait devenir quelque chose de rassembleur sur le web, où des milliers d’internautes discuteront des choix des DJ et où les entrevues auront un effet instantané. Aucune radio en direct du genre ne peut en dire autant jusqu’ici.

Avec Beats 1, l’entreprise semble déterminée à relancer un esprit de communauté autour de sa marque, quelque chose qui s’est un peu estompé depuis la mort de Steve Jobs et, surtout, depuis qu’Apple est un peu passée de David à Goliath dans l’imaginaire collectif.

Le fait qu’il est possible d’y faire des demandes spéciales – un concept pourtant archaïque considérant qu’Apple Music permet d’écouter plus de 30 millions de pièces à la carte – est certainement un bon indicateur de cet esprit communautaire.

Une programmation variée et souvent à point
Côté musique, c’est une programmation variée qu’offre Apple Music, avec un penchant toutefois pour le hip-hop et pour le rock indépendant, mais la musique électronique grand public est aussi au menu. Si on peut sentir certaines tendances au sein des émissions, on doit aussi souligner que les DJ changent drastiquement de genre en passant d’une pièce à l’autre, tout en conservant une bonne cohésion.

Plusieurs émissions sont particulièrement efficaces pour nous faire découvrir de la nouvelle musique (on pense à celle de l’ancien DJ de BBC 1 Zane Lowe), tandis que d’autres ressortent des classiques, ou encore d’anciennes pièces méconnues. Ces deux derniers points rappellent notamment les listes de l’application Songza, un autre service où la musique est choisie par des humains plutôt que par des algorithmes.

Musicalement, Beats 1 ne sera peut-être pas pour tout le monde, mais une chose est certaine, personne ne pourra qualifier la radio d’Apple de « pépère ». Au contraire, sa programmation est des plus branchées.

Une forme archiclassique
Si la proposition musicale de Beats 1 se démarque, on regrette toutefois rapidement sa forme calquée sur les radios commerciales, avec les animateurs qui parlent en même temps que la fin des pièces et qui ressassent des « You’re listening to Beats 1 », « Always on » et autres trucs du genre sur des ambiances sonores hyperactives.

Au moins, la publicité y est minimale, avec seulement le nom des principaux commanditaires qui est rappelé de temps à autre, mais personne n’invente rien ici. Notons que ce n’est pas forcément un reproche, mais plutôt un constat.

Un logiciel correct, qui pourrait être amélioré
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Il est possible d’écouter Beats 1 sur un ordinateur, par iTunes, ou encore avec l’application mobile Apple Music, une exclusivité iOS pour l’instant qui devrait aussi être offerte sur Android à l’automne. À partir d’iTunes, les options sont un peu plus limitées (Beats 1 s’affiche comme la station principale dans le nouvel onglet Radio du logiciel d’Apple), mais à partir de l’application Apple Music, le tout est un peu mieux.

Il est alors possible d’aimer et de créer des stations à partir des chansons qui passent à la radio à un moment précis – plus facilement qu’à partir d’iTunes – et on peut accéder aux dernières émissions de nos animateurs préférés, sous forme de baladodiffusion.

Ce dernier volet est particulièrement intéressant, et bien intégré dans l’application, puisqu’il permet en plus de réécouter les pièces diffusées par l’entremise d’Apple Music. L’interface en général est toutefois un peu confuse, et il est difficile d’obtenir facilement l’horaire de la radio.

Pour une radio conçue par un géant des technologies en 2015, et jouée à partir de téléphones intelligents puissants, on se demande si Apple n’aurait pas pu innover un peu plus. Beats 1 est une radio diffusée sur Internet, qui ne profite pas vraiment de la technologie pour réinventer le média. Est-ce mieux ainsi, ou est-ce une occasion ratée? Je l’ignore, mais la question vaut la peine d’être posée.

Un concept très ethnocentrique
La plus grande faiblesse de Beats 1 est intrinsèque au concept même de la radio d’Apple.

Beats 1 se veut une radio mondiale. Toutefois, c’est une radio mondiale anglophone, avec des racines fermement ancrées dans les cultures britanniques et américaines. Si Beats 1 est la vision que se fait Apple du monde, il s’agit d’une vision hautement ethnocentrique.

La radio d’Apple mélange à merveille la culture américaine noire et la scène musicale britannique, mais personne ne va confondre Beats 1 avec une chaîne de musique du monde. La question linguistique, évidemment, pose aussi problème.

Est-ce qu’un éventuel Beats 2 pourrait un jour répondre à ce besoin, avec une programmation plus internationale, dans laquelle des émissions locales géolocalisées pourraient être intercalées, par exemple (quelque chose qui serait techniquement facile à faire pour Apple)?

Voilà qui irait un peu à l’encontre de l’idée derrière Beats 1, mais qui pourrait certainement permettre de rejoindre ceux qui ne se retrouveront pas dans la nouvelle radio d’Apple.

apple news

Apple a dévoilé hier Apple News, une nouvelle application mobile permettant d’afficher des articles dans un format riche, avec une belle mise en page, une typographie personnalisée et des photos, le tout d’une façon fluide et adaptée aux appareils mobiles d’Apple. L’application, qui rappelle beaucoup Facebook Instant Articles lancé il y a quelques semaines, est prometteuse, mais un constat s’impose : une norme ouverte aurait dû répondre à ce besoin.

Car si News et Instant Articles permettent avant tout à Apple et à Facebook de récolter une part des profits des éditeurs grâce à la publicité vendue avec ces articles par leurs propres agences, les deux services répondent aussi à un besoin.

On parle ici du besoin d’une plateforme native, simple pour les créateurs, fluide, capable de regrouper des articles de différents médias et de présenter le tout d’une façon agréable. Apple News et Facebook Instant Articles en sont encore à leurs premiers balbutiements, mais déjà, les deux plateformes semblent répondre à cette demande – mieux que ce qu’il serait possible de faire avec seulement du web adaptatif, par exemple.

Elles le font toutefois d’une façon qui force les éditeurs et les blogueurs à s’adapter à plusieurs formats, et en s’assurant que les Apple, Facebook et compagnie soient celles qui détiennent ultimement le contrôle des formats, des changements qui y seront apportés, de la monétisation et des règles pour y participer (notons que le format DSP d’Adobe, utilisé par de nombreux magazines sur tablettes, pourrait aussi être ajouté à cette liste).

C’est dommage. Car le web s’étant développé d’une façon ouverte et accessible à tous et permettant ainsi à une multitude d’entreprises de croître, ce web mobile nouveau genre aurait lui aussi dû être ouvert.

RSS 3.0?
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Certains noteront que la norme RSS répond déjà en partie à ce besoin. Chaque site peut offrir son contenu d’une façon simple et accessible, et d’autres outils permettent ensuite de réunir les articles des différents médias et de les consulter sur un appareil mobile d’une façon un peu plus appropriée. D’ici à ce que son Apple News Format soit prêt, Apple utilise d’ailleurs le RSS pour diffuser les articles dans son service.

Le RSS n’offre toutefois pas la richesse de mise en page des News et Instant Articles. Est-ce qu’une version mise à jour du RSS pourrait régler la situation? Peut-être.

Une chose est certaine, ce n’est toutefois pas ce qu’avait en tête Aaron Swartz, l’un des concepteurs de la norme, pour la prochaine mise à jour du RSS. Dans un billet sur son blogue détaillant ce qu’allait être le RSS 3.0, Aaron Swartz décrivait en fait avant sa mort l’exact opposé de ce qu’offrent Apple et Facebook.

« N’importe quel internaute intelligent ne veut que du texte », expliquait Swartz après s’être révolté contre l’utilisation du HTML dans les courriels.

Le RSS 3.0 allait plutôt retourner aux sources du « Really Simple Syndication », le protocole le plus simple possible.

Besoin d’une nouvelle norme
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Peu importe que ce soit le RSS ou non, le web mobile a besoin d’une nouvelle norme ouverte qui pourrait répondre aux mêmes besoins des formats Apple News et Facebook Instant Articles (ou du moins offrir les mêmes avantages, pour ceux qui considèrent le mot « besoin » un peu exagéré).

Un format que d’autres applications mobiles et même les navigateurs web pourraient utiliser, et qu’Apple et Facebook finiraient par adopter à leur tour. Un format qui permettrait autant aux sites web de particuliers qu’aux éditeurs d’offrir une version riche et rapide de leurs articles, sans devoir les convertir individuellement pour Apple, Facebook et tous les autres qui suivront forcément, et sans courir le risque qu’un changement unilatéral d’une entreprise vienne ensuite briser leur modèle d’affaires.

Et tiens, je propose même le nom pour cette nouvelle norme : pourquoi pas RRS, pour « Really Rich Syndication »?

Reste à voir si quelqu’un aura l’audace et les moyens pour le faire et, surtout, pour le promouvoir adéquatement, ce qui n’est certainement pas gagné d’avance.

Maxime JohnsonEssai du nouveau MacBook : mince, alors!

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 publié le 2 juin 2015 à 15 h 21

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Quels compromis serez-vous capables d’accepter pour obtenir un ordinateur des plus minces et des plus légers? Voilà, en gros, la question que vous devrez vous poser pour savoir si le nouveau MacBook est l’appareil qui vous convient.

Design : un superbe format
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La plus grande force du nouveau MacBook, et la seule raison pour laquelle on voudrait s’en équiper, est son design. Avec une épaisseur de 1,31 cm, un poids de 0,92 kg et un tout petit format grâce à son écran de 12 pouces, le nouveau MacBook est vraiment petit, à peine plus grand qu’un iPad.

Dans un sac, il s’oublie carrément. On s’habitue d’ailleurs rapidement à ce format, et lorsqu’on réutilise un MacBook Air de 13 pouces par la suite (qui est pourtant lui aussi léger et mince), l’ancien ordinateur d’Apple semble tout simplement énorme.

Caractéristiques : innovant, mais pas toujours pour le mieux
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Le nouveau MacBook offre plusieurs nouveautés par rapport à ses prédécesseurs. Certaines améliorent l’appareil, mais pas toutes.

Son écran Retina répond tout d’abord à un besoin pressant pour Apple, puisque ses autres petits ordinateurs (MacBook Air) sont dotés d’une résolution inférieure à ce qu’elle devrait être. Souvent avec un MacBook Air, il faut bouger une fenêtre pour voir toute l’information qu’elle contient. Ce n’est plus le cas ici.

La nouveauté qui a probablement fait le plus jaser est toutefois l’ajout d’un port USB de type C. Il s’agit d’un port mince et réversible, en tous points supérieur aux ports USB habituels. C’est, sans aucun doute, le port du futur rapproché. D’ici la fin de l’année, celui-ci devrait se retrouver sur d’autres ordinateurs et aussi sur des téléphones intelligents.

Le problème cependant avec le nouveau MacBook, c’est que son unique port USB de type C remplace tous les autres (incluant la prise du chargeur), à l’exception de la prise pour écouteurs. Vous devez donc actuellement acheter un adaptateur à 25 $ pour vous servir d’un appareil avec port USB ordinaire, et vous ne pouvez pas recharger l’ordinateur en même temps que vous utilisez ce port pour autre chose.

Il s’agit de la première chose à accepter si on veut s’équiper du MacBook. Même si on aimerait beaucoup qu’il y ait une fente pour cartes SD ou microSD, c’est un compromis auquel on peut s’adapter assez facilement.

Le second compromis à faire pour ce MacBook, pour moi du moins, réside dans son clavier. Sa taille est bonne, mais il est plus mince qu’auparavant, et ses touches s’enfoncent beaucoup moins bien que celles des derniers claviers d’Apple. Après plusieurs semaines à tester l’appareil, je ne m’y suis toujours pas habitué et j’écris un peu plus lentement qu’avant, en plus de faire un peu plus d’erreurs qu’avec le clavier du MacBook Air.

La plupart des gens ne se laisseront pas décourager par cela, mais pour ceux qui écrivent beaucoup, le compromis à faire sera plus important. Mais ici aussi, les avantages du MacBook compensent pour ce pas en arrière.

L’autre nouveauté du MacBook est finalement son pavé tactile, doté de capteurs pouvant mesurer la pression. Lorsqu’une application prend la fonctionnalité en charge, le fait de peser plus fort sur le pavé tactile permet d’activer de nouvelles fonctionnalités. L’idée est bonne, mais encore peu exploitée. Il faudra vraisemblablement attendre encore quelques années pour voir si le concept perdurera.

Performances : correctes pour la majorité des tâches
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Pour arriver à un design aussi mince, Apple a dû équiper son ordinateur d’un nouveau processeur Core-M d’Intel, un processeur pour ordinateurs portatifs très peu énergivore, et offrant donc des performances plus limitées.

Il s’agit ici du troisième compromis du nouveau MacBook, que certains trouveront plus difficile à faire que d’autres.

Le processeur du nouveau MacBook est quand même correct. Pour les tâches courantes (web, bureautique, etc.), l’ordinateur est rapide, et il est même possible de faire du montage vidéo simple et occasionnel et du traitement de photos simple. Il faut dire que les 8 Go de mémoire vive de l’appareil sont certainement un atout.

La chose devrait toutefois se corser pour ceux qui ont des besoins lourds sur la route, comme les monteurs vidéo professionnels, qui devraient éviter cet ordinateur, ou pour ceux qui ne sont équipés que d’un seul ordinateur à la maison.

Si vous possédez aussi un ordinateur de bureau, pour gérer toutes vos photos par exemple, le MacBook devrait vous convenir lorsque vous êtes en déplacement. Toutefois, s’il s’agit de votre seul ordinateur, et que vous espérez y gérer notamment toutes vos photos dans Lightroom, vous pourriez alors avoir plus de difficulté à tout faire ce que vous souhaitez.

Bref, le MacBook est en mesure de faire fonctionner la très grande majorité des logiciels. Si vous avez besoin de faire des tâches beaucoup plus lourdes, le nouvel ordinateur portatif d’Apple vous conviendra seulement si vous avez à la maison un autre appareil plus puissant (comme un iMac) capable de les gérer.

Notons aussi qu’Apple annonce environ neuf heures d’autonomie, une durée qui semble juste dans la vie de tous les jours. Vous n’aurez donc pas vraiment besoin du chargeur lorsque vous l’utiliserez, ce qui est une bonne nouvelle, étant donné que l’ordinateur est équipé d’un seul port USB de type C.

En plus de permettre un bon format et une bonne autonomie, le processeur Core-M du MacBook offre aussi un autre avantage, celui d’une conception sans aucun ventilateur. Même lorsque vous exportez une vidéo dans Final Cut Pro, le MacBook sera donc toujours parfaitement silencieux.

Côté espace, le MacBook est offert, de base, avec un SSD de 256 Go, mais une version avec 512 Go (et un processeur légèrement plus puissant) est aussi vendue pour 350 $ de plus.

Prix : une portabilité qui se paye
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Le MacBook est vendu à partir de 1549 $, soit environ 100 $ de plus que le MacBook Air de 13 pouces avec 256 Go. Le MacBook Air est toutefois doté de 4 Go de mémoire vive, et son écran n’est pas Retina.

Si le prix peut sembler cher, il est malgré tout dans la moyenne pour un ordinateur du même genre. Par exemple, le Lenovo Yoga 3 Pro, doté de pratiquement les mêmes caractéristiques, mais d’un écran plus grand, est aussi vendu à 1549&nbsp$.

Si la portabilité vous importe peu, le MacBook n’est évidemment pas pour vous, puisque vous pouvez vous équiper d’un ordinateur plus lourd et plus gros, mais avec un processeur plus puissant mais moins cher, un disque dur plutôt qu’un disque SSD, et ainsi réaliser de bonnes économies.

Si la mobilité prévaut, le nouveau MacBook est à considérer, à condition d’accepter ses compromis.

Maxime JohnsonLes défis d’Apple et de l’Apple Watch

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 publié le 10 mars 2015 à 10 h 57

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Apple a dévoilé lundi à San Francisco les derniers détails de sa montre connectée Apple Watch, qui sera finalement vendue au Canada à partir du 24 avril entre 449 $ et 22 000 $. Si la montre se veut un accessoire prometteur, elle pose aussi de nombreux défis à Apple, qui devra même parfois adapter profondément ses habitudes à son nouveau gadget de luxe. Voici cinq de défis qui attendent Apple si l’entreprise veut donner toutes les chances à sa montre d’atteindre son plein potentiel.

Réinventer la façon d’acheter
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Acheter une montre est un procédé long et complexe, puisqu’il faut essayer plusieurs modèles et plusieurs bracelets. Traditionnellement, il s’agit aussi d’une activité assez personnelle, qui se fait seule avec un vendeur, surtout dans le cas des montres plus chères.

Bref, si Apple veut proposer une bonne façon d’acheter sa montre, la compagnie se doit d’adapter ses boutiques Apple Store.

C’est ce que compte faire la compagnie, en installant notamment deux nouveaux types de tables dans ses boutiques, une vitrine qui montre tous les 34 modèles d’Apple Watch, et une table plus ouverte, où il sera possible d’essayer l’appareil.

Si le lancement de la montre à San Francisco est un bon indicateur de ce qui s’en vient, cela pourrait s’avérer assez rocambolesque, puisqu’il faudra souvent attendre longtemps et jouer des coudes pour mettre la montre à son poignet.

La compagnie devra certainement trouver un compromis réaliste entre une boutique grand public comme un Apple Store et la façon traditionnelle d’acheter une montre d’ici le lancement si elle veut que cela se fasse en douceur et que les consommateurs soient satisfaits.

S’ouvrir aux vendeurs d’accessoires
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Apple n’a toujours pas annoncé quels seront les accessoires offerts avec l’Apple Watch. Pour l’instant, tout indique toutefois que l’Apple Watch sera un produit Apple d’un bout à l’autre, du moins à son lancement.

Considérant que certains bracelets d’Apple Watch se vendront pour la rondelette somme de 599 $, on peut imaginer pourquoi Apple hésite à céder ses ventes à des compagnies tierces.

Force est toutefois d’admettre qu’un écosystème riche, bénéficiant de l’apport de plusieurs compagnies, serait plus bénéfique à long terme pour le produit et qu’Apple devra certainement s’ouvrir aux vendeurs tiers un jour ou l’autre, mais sans pour autant diminuer la valeur et le prestige de sa montre.

Ici aussi, le juste milieu sera difficile à trouver.

Offrir un programme de remplacement
On achète une montre suisse pour la vie. Une Apple Watch Edition - la collection en or vendue de 13 000 $ à 22 000 $ -, elle, pourrait bien avoir une durée de vie de quelques années seulement, selon ce que l’on observe dans l’industrie mobile.

Voilà qui est, bien évidemment, insensé. Apple doit offrir un programme de remplacement pour ses montres de luxe, soit en remplaçant l’électronique des appareils par une version mise à jour, soit en offrant une montre neuve en échange d’un certain montant d’argent.

Pour l’instant, Apple n’a pas dévoilé de programme du genre, mais on espère que ce sera le cas dans les prochains mois, et ce, surtout pour l’Apple Watch Edition, mais aussi pour l’Apple Watch régulière.

Il s’agirait ici du changement le plus radical pour Apple, mais aussi du plus important.

Permettre la création de cadrans logiciels
Chaque montre Apple Watch est accompagnée d’un certain nombre de cadrans logiciels, qu’il est possible de choisir et de personnaliser selon son goût.

Ceux-ci sont assez jolis, mais leur quantité est quand même limitée.

Même si Apple n’a toujours rien annoncé en ce sens, elle pourrait certainement bénéficier de l’apport des développeurs ici aussi en lançant une boutique pour offrir de nouveaux cadrans.

Développer et encourager la création d’applications uniques
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Pour l’instant, une seule application de l’Apple Watch est réellement innovante : Digital Touch, une fonctionnalité d’Apple qui permet d’interagir avec un autre propriétaire de montre.

On peut ainsi tapoter sa montre du doigt pour que l’autre ressente les mêmes tapotements, dessiner en direct ou même envoyer une représentation de son coeur qui suit son propre rythme cardiaque.

Il s’agit là d’un mode de communication unique et intime, qui pourrait rapidement s’intégrer aux habitudes des premiers propriétaires d’Apple Watch.

Si elle veut vendre le plus de montres connectées, Apple devra promouvoir ce genre de nouveautés, qui pourraient contribuer à justifier l’achat d’une montre connectée plutôt que celui d’une montre traditionnelle (car, après tout, notre téléphone permet déjà d’accomplir la majorité des fonctionnalités de l’Apple Watch).

Reste maintenant à voir si ces nouveautés feront partie des applications tierces des développeurs dès cette année, ou seulement après l’ajout de nouvelles fonctions matérielles dans les prochaines générations de l’Apple Watch.

Apple a dévoilé aujourd’hui deux nouvelles tablettes iPad : l’iPad Air 2, qui intègre désormais le lecteur d’empreintes digitales TouchID, et l’iPad mini 3, une version moins puissante de la tablette. Voici un aperçu des deux appareils.

iPad Air 2
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L’iPad Air 2 est la sixième tablette grand format d’Apple et offre quand même plusieurs bonnes améliorations par rapport à l’iPad Air lancé l’année dernière.

Sa nouveauté la plus attendue est le lecteur d’empreintes digitales TouchID, qui permettra de déverrouiller l’appareil simplement en posant le doigt sur le bouton d’accueil, mais aussi de payer ses achats dans iTunes et dans l’App Store. Le lecteur TouchID de l’iPad sera aussi compatible avec Apple Pay, mais seulement le volet logiciel du nouveau service de paiement d’Apple. Il sera donc possible de payer ses achats dans des applications compatibles avec son doigt, mais pas dans les boutiques.

Côté design, la tablette est semblable à l’iPad Air, mais plus mince, à 6,1 mm. Son écran tactile est doté d’un nouveau revêtement antireflets qui devrait faciliter la lecture au soleil. Attention par contre, ce revêtement est loin d’être parfait  l’iPad Air 2 reflète encore beaucoup les lumières à l’intérieur, selon ce qu’il a été possible de constater -, il ne faut donc pas s’attendre à des miracles non plus. Malgré tout, la diminution annoncée des reflets de plus de 50% devrait être avantageuse dans certains cas.

L’iPad Air 2 offre aussi deux caméras améliorées, avec une caméra arrière qui ressemble de plus en plus à celle de l’iPhone, avec son capteur de 8 mégapixels et sa nouvelle compatibilité avec les différentes fonctions avancées de l’appareil photo d’Apple, comme les vidéos en accéléré et au ralenti.

Comme tous les ans, le nouvel iPad offre finalement plus de puissance qu’auparavant, grâce à son système sur puce A8X. Celui-ci promet un processeur 40 % plus rapide que l’année dernière, et un coeur graphique deux fois et demie plus puissant.

Rappelons que les rumeurs des derniers jours voulaient que l’iPad Air 2 serait équipé de 2 Go de mémoire vive plutôt que de 1 Go, une information qui n’a toutefois pas été confirmée par Apple. Il faudra probablement attendre encore quelques jours pour en savoir plus sur le sujet.

L’iPad Air 2 pourra être commandé à partir de vendredi, et la tablette sera offerte en magasin à compter de la semaine prochaine, pour 549 $ pour le modèle de 16 Go. Il s’agit d’un prix de lancement plus élevé que celui de l’iPad Air l’année dernière, qui reflète toutefois le nouveau taux de change entre les dollars canadiens et américains.

Les modèles ayant une capacité plus grande auront pour leur part droit à un baisse de prix, puisque l’iPad Air 2 de 64 Go sera vendu 659 $ et que l’iPad Air 2 de 128 Go sera offert à 769 $.

Il est bon de noter que l’iPad Air original sera quant à lui toujours offert, à 439 $ pour le modèle de 16 Go et à 489 $ pour le modèle de 32 Go. Les modèles avec une plus grande capacité ne sont pour leur part plus produits.

iPad mini 3
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La petite tablette d’Apple a aussi eu droit à une mise à jour cette année, beaucoup moins intéressante que dans le cas de l’iPad Air 2, par contre.

Si l’iPad mini 2 offrait des caractéristiques pratiquement identiques à l’iPad Air, il n’en est en effet pas de même pour l’iPad mini 3, dont les caractéristiques internes ressemblent en fait plus à celles de l’iPad mini 2, auquel un lecteur d’empreintes digitales Touch ID a été ajouté.

La tablette est offerte dans un nouveau choix de couleur (argent, gris ou or, comme dans le cas de l’iPad Air 2), mais c’est tout.

L’iPad mini 3 sera offert en même temps que l’iPad Air 2, à 439 $.

Pour ceux qui ne tiennent pas absolument au lecteur d’empreintes TouchID, l’iPad mini 2 pourrait toutefois offrir un meilleur rapport qualité-prix, à 329 $.

L’iPad mini original est quant à lui toujours offert, à 279 $.

De nouveaux Mac
Notons qu’Apple a finalement aussi dévoilé aujourd’hui de nouveaux ordinateurs Mac, dont le plus impressionnant est l’iMac Retina 5K, un ordinateur équipé d’un grand écran de 27 pouces et doté d’une résolution 5K, plus grande que la résolution des écrans 4K qui commencent à percer le marché des cinémas maison.

L’appareil est en vente à compter d’aujourd’hui, à partir de 2749 $.

Apple a finalement aussi mis à jour son petit ordinateur Mac mini pour une première fois depuis la fin 2012. L’appareil est vendu à partir de 549 $.

Les deux ordinateurs seront livrés avec OS X Yosemite, la nouvelle mise à jour du système d’exploitation d’Apple OS X, également lancée aujourd’hui.