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Catherine MathysAnonymous : une anthropologue parmi les pirates

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 publié le 8 décembre 2014 à 11 h 24

Il y a deux semaines, le Midi Lab de Radio-Canada présentait les plus récents travaux de Gabriella Coleman, une anthropologue qui enseigne à l’Université McGill et qui est à la tête de la chaire Wolfe en littératie scientifique et technologique. Une sommité sur les questions portant sur Anonymous, elle vient tout juste de publier ce qui est considéré par plusieurs comme la meilleure référence sur le collectif. Son livre s’intitule Hacker, hoaxer, whistleblower, spy : the many faces of Anonymous et est publié aux éditions Verso.

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 Une anthropologue parmi les pirates informatiques

Gabriella Coleman connaît Anonymous comme personne. Sa démarche d’anthropologue est essentiellement traditionnelle. Elle n’est pas du genre à se rendre dans un village ou une tribu pour en comprendre les coutumes. Pour bien saisir Anonymous, elle a passé des heures à suivre les membres en ligne, à interagir avec eux pour tenter de saisir les rouages du collectif.

Chose curieuse, elle a commencé à se pencher sur le sujet un peu par hasard. Alors qu’elle était étudiante à l’Université de Chicago, elle s’intéressait aux guérisseurs spirituels de Guyane. Mais la maladie l’empêchant de voyager ou même de se rendre à ses cours, elle s’est mise à passer beaucoup de temps en ligne. C’est ainsi qu’elle a découvert le monde fascinant des hackers, ou pirates informatiques..

De supertrolls à militants

En passant des heures à les suivre sur Internet, elle s’est attardée à leurs débats, à leurs discussions, à leurs planifications de futures opérations tout en tentant d’en comprendre le jargon et les noms d’usage.

Gabriella Coleman s’intéresse à Anonymous depuis bien avant leurs premiers coups d’éclat médiatiques. En fait, ce qui a piqué sa curiosité, c’est la façon dont une sensibilité militante et politique s’est formée au sein du groupe puisqu’au début, Anonymous avait essentiellement été créé pour plaisanter.

Son livre suit l’évolution d’Anonymous, depuis sa création sur le forum 4Chan et sa volonté de devenir les supertrolls d’Internet jusqu’à aujourd’hui. En bonne anthropologue, l’auteure nous raconte l’histoire de l’archétype du joueur de mauvais tours dans les mythologies grecques et romaines jusqu’aux rôles de vilains dans Shakespeare. Elle nous rappelle que les trolls sur 4Chan ne sont qu’un exemple récent de ce type d’individu qui aime défier les règles et qui cherche à en rire.

Mais qu’est-ce que c’est, Anonymous, finalement?

Dans son livre, Gabriella Coleman parle de diverses actions qui ont contribué à bâtir l’image – ou pas – du collectif que l’on connaît aujourd’hui. Car le portrait que l’on dresse d’Anonymous dans les médias prête plus à la confusion qu’à autre chose.

Elle raconte l’épisode de l’Église de la scientologie en 2008, lorsque Anonymous avait demandé à celle-ci de supprimer la vidéo de Tom Cruise qui faisait l’apologie de la secte. Anonymous avait alors inondé leurs bureaux de télécopies et leur avait fait livrer une tonne de pizzas. C’était avant leurs premiers coups d’éclat avec WikiLeaks, puis avec les gouvernements égyptien et tunisien durant le printemps arabe.

L’ouvrage ne consiste pas seulement en une description externe d’Anonymous. C’est aussi le récit de l’infiltration de l’auteure dans le groupe, comment elle a gagné la confiance de certains, et comment les autorités ont commencé à la surveiller. En bout de piste, ce qu’on y apprend, c’est qu’Anonymous est une idée qui est en constante évolution et qu’il n’existe pas de groupe comme tel.

Plusieurs critiques parlent du meilleur livre sur Anonymous à avoir paru dans les dernières années. De Glenn Greenwald en passant par Julian Assange, tout le monde s’entend pour dire que c’est l’œuvre la plus complète, et surtout celle qui décrit le mieux le mouvement, que l’on peut trouver sur le marché.

 

La mort de la pauvre adolescente Amanda Todd, 15 ans, de la Colombie-Britannique, qui se disait victime de harcèlement sur le web, prend une tout autre allure depuis que des membres du groupe Anonymous tentent de la venger.

Amanda Todd s’est enlevé la vie le 10 octobre dernier. | PC

S’étant suicidée le 10 octobre dernier, elle avait déposé sur YouTube un mois auparavant une vidéo poignante « à la Bob Dylan » où on la voyait faire tourner des cartons blancs où était inscrit le drame de cyberintimidation qu’elle vivait.

Trois ans plus tôt, elle avait eu le malheur de montrer sa poitrine à un inconnu en ligne qui avait ensuite fait circuler la photo sur Internet contre son gré.

Cet incident de la photo est venu hanter la jeune fille par la suite. Elle a souffert de crises de panique et de dépression. Sa famille a déménagé une fois, mais sans succès. La photo est réapparue et la jeune fille a dû changer d’école de nouveau.

Cette semaine, des membres du groupe Anonymous ont affirmé vouloir punir cette « abomination » et ont fait circuler l’identité de l’homme (nom et adresse) prétendument à l’origine de toute cette tragédie.

Le problème d’Amanda n’est pas celui d’une simple image de trop qui se trouve enfouie dans les bas-fonds d’Internet et que seule la patience d’un détective peut arriver à faire remonter à la surface.

Un cyberprédateur a tout fait pour que la photo tombe constamment dans les mains des amis et ennemis d’Amanda, tout en poursuivant le harcèlement en ligne à son égard.

L’horreur a dépassé les bornes quand des photos de l’autopsie d’Amanda, nue et morte, se sont retrouvées en ligne. Et que des groupes d’intimidateurs ont continué sur Facebook à se moquer d’Amanda. Les Anonymous ont alors décidé de faire justice eux-mêmes.

La police dit avoir plus d’une vingtaine d’agents en service sur le cas, car plus de 400 pistes ont été envoyées par courriels depuis le suicide de la jeune fille.

Cyberintimidation, pédopornographie, cyberprédateur et vengeance populaire. Quatre fléaux d’Internet réunis autour d’un même cas…

Plus d’info ici :

Vice

01net

National Post

Il y a maintenant deux semaines, le collectif de pirates informatiques Anonymous s’est ingéré dans la situation du conflit entre les associations étudiantes et le gouvernement du Québec. Comme ce fut le cas pour les « manifestations de casseroles » qui se déroulent un peu partout dans la province depuis, l’élément déclencheur fut l’adoption de la loi spéciale visant à mettre un terme à la contestation étudiante.

Voici un compte-rendu de la situation…

Premières attaques

Dans son premier communiqué vidéo, Anonymous demande au gouvernement d’être à l’écoute de la population québécoise. Le collectif considère qu’avec l’adoption de la loi 78, le gouvernement assassine le droit de manifester :

Vous bafouez les droits des étudiants, en interdisant de manifester près des universités, en interdisant le port d’un masque, en réprimant sévèrement et abusivement les organisateurs des manifestations.

Opération Québec par AnonymousFrancophone sur YouTube

Quelques jours après la diffusion de ce premier message, une attaque perpétrée par le collectif a mis hors ligne huit sites du gouvernement provincial, dont celui du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, celui du ministère de la Sécurité publique et celui de la Déontologie policière. On pouvait y lire une version française du traditionnel message d’Anonymous : « Nous sommes Anonymes. Nous sommes légion. Nous ne pardonnons pas. Nous n’oublions pas. Redoutez-nous. »

Puisque la façon d’opérer du collectif est anarchique, démanteler Anonymous est impossible. Il n’y a pas de leadership, pas de hiérarchie et aucun moyen de communication unique. Le collectif est réparti sur plusieurs médiums en plusieurs langues. N’importe quel pirate informatique peut adhérer à Anonymous par sa simple volonté d’être anonyme.

Appel au boycottage du Grand Prix de formule 1 du Canada

En réponse aux arrestations massives exercées par les corps policiers de Montréal et de Québec lors de la 30e manifestation nocturne consécutive, Anonymous exprima son désarroi face à la violence démontrée par les représentants de l’ordre.

Quelques jours après ces événements, la cellule tunisienne d’Anonymous a appuyé l’opération québécoise en proférant des menaces auprès des médias, qui selon elle portent trop leur attention sur la casse produite par une minorité de manifestants. Cette vidéo a depuis été retirée de YouTube.

On menaça aussi le SPVM sur Twitter, en l’informant que l’intégrité de son site Internet était compromise. Avertissement non compris de la part du SPVM : on déclara d’abord que le site était toujours fonctionnel, avant de le prétendre en maintenance technique quelques heures plus tard.

http://www.youtube.com/watch?v=vpy54Ec-SrM

Le 29 mai dernier, une première cible a clairement été déterminée par Anonymous : le Grand Prix de Montréal. On appel au boycottage de la F1, considérant que la FIA s’obstine à tenir ses Grands Prix dans des pays où des groupes de défense des droits humains dénoncent de graves violations.

Au lendemain de la publication de cette vidéo, la base de données comprenant les informations personnelles des détenteurs de billets a été rendue publique sur la toile.

Vidéo souvenir chez les Desmarais

Au même moment, un membre du collectif diffusa la vidéo d’une fête privée au domaine de la famille Desmarais à Sagard, dans Charlevoix. On peut y voir plusieurs politiciens et personnalités publiques assister à l’événement, dont des membres clés du gouvernement actuel.

http://www.youtube.com/watch?v=6cZeJWemM8Y

Puisqu’il ne se limite pas qu’au piratage informatique, il est difficile de prédire ce que fera Anonymous dans les prochains jours. Chose certaine, le printemps érable risque de s’étendre jusqu’à la fin de l’été.

Laurent LaSalleEst-ce que les jours de Facebook sont comptés?

par

 publié le 11 août 2011 à 15 h 25

En début de semaine, une vidéo intitulée « Operation Facebook » a retenu l’attention de plusieurs médias sur la toile, et pour cause : réalisée par le collectif de pirates informatiques Anonymous, elle condamne à mort le réseau social. L’attaque est prévue pour le 5 novembre.

Bien qu’on semble inviter les membres à « tuer » Facebook pour l’amour de leur vie privée, on explique clairement que toute l’information qui se trouve un jour sur Facebook peut-être récupérée à tout moment, même si l’on supprime notre compte.

http://www.youtube.com/watch?v=SWQTS8zqYXU

Sommes-nous dans une impasse? Doit-on craindre les conséquences de l’attaque prévue? Doit-on prendre au sérieux cette menace?

Usurpation d’identité?

Anonymous a fait savoir par sa voie de communication traditionnelle (soit son compte Twitter) que le collectif n’est pas derrière ce mouvement de protestation, contrairement à ce que stipule la vidéo. Il s’agirait en fait d’une initiative soutenue par quelques membres.

We prefer to face the real power and not to face to the same medias that we use as tools. #OpFacebook #Anonymous

#OpFacebook is being organised by some Anons. This does not necessarily mean that all of #Anonymous agrees with it.

Dont be silly. Important things are happening in the world to deal with quirks like #OpFacebook. Lets keep our style & moral #Anonymous

TO PRESS: MEDIAS OF THE WORLD… STOP LYING! #OpFacebook is just ANOTHER FAKE! WE DONT “KILL” THE MESSENGER. THAT’S NOT OUR STYLE #Anonymous

Il faut dire que même avant cette sortie publique, le déroulement des événements laissait croire qu’il s’agissait d’un canular. Premièrement, plus d’une centaine de jours séparent la date de publication de la vidéo (16 juillet) et le 5 novembre prochain. Traditionnellement, lorsque Anonymous nous avise de ses intentions, c’est généralement à peine quelques jours avant l’incident.

Deuxièmement, la création d’un compte YouTube et Twitter spécifiquement pour le projet semblait étrange. Pourquoi ne pas utiliser les canaux reconnus comme étant fiables et véritables aux yeux de la population?

Finalement, la vidéo en question diffère, tant dans sa présentation que dans son montage, de ce à quoi nous a habitués le collectif de pirates.

Des présumés membres du collectif appréhendés

Le 20 juillet dernier, le FBI appréhendait 16 pirates informatiques, dont de présumés membres d’Anonymous, tandis que la police britannique capturait 2 membres de LulzSec, un autre collectif de pirates affilié à Anonymous. Sur le lot :

  • 14 Américains sont accusés d’avoir conspiré avec des complices afin d’endommager les systèmes informatiques de PayPal. Le groupe Anonymous a voulu venger WikiLeaks lorsque PayPal s’est mis à bloquer les dons destinés au projet.
  • Un homme de 21 ans est accusé de s’être introduit sur le site web d’InfraGard (et d’avoir tweeté à propos de son délit, en expliquant comment faire).
  • Un dernier homme de 21 ans est quant à lui accusé d’avoir volé de l’information confidentielle sur des serveurs d’AT&T alors qu’il y travaillait au soutien à la clientèle.

La prochaine cible d’Anonymous?

Depuis l’attaque contre Sony en avril dernier, Anonymous s’est tenu plutôt à l’écart des opérations de grande envergure pour miser sur des attaques ponctuelles, ciblant entre autres la police espagnole, le gouvernement malaisien et la ville d’Orlando.

Nul n’est en mesure de prédire qu’elle sera sa prochaine cible. Du moins, pour l’instant, tout porte à croire que ce ne sera pas Facebook.

Malgré la non-implication d’Anonymous dans « Operation Facebook », craignez-vous la mort du réseau social de Mark Zuckerberg le 5 novembre prochain?

Le 19 avril dernier, Sony a découvert qu’une intrusion avait eu lieu sur ses serveurs, et que la nature confidentielle de l’information de certains comptes du PlayStation Network (PSN) et du service Qriocity a été compromise. À la suite de cette découverte, Sony a fermé temporairement les services PSN et Qriocity et a mandaté une firme externe spécialisée en sécurité pour mener une enquête afin de connaître l’origine du problème et comprendre ce qui s’est passé.

Par conséquent, depuis plus d’une semaine, le réseau PSN est hors ligne. Il a été impossible de profiter du long congé pascal pour essayer le mode coopératif de Portal 2 ou s’affronter en ligne à Mortal Kombat, deux importants jeux arrivés en magasin cette semaine.

PlayStation Blog

Un seul sujet est prédominant sur PlayStation Blog ces jours-ci…

Six jours sont passés sans que Sony soit en mesure de donner l’état de la situation, suscitant la grogne du sénateur américain Richard Blumenthal. Il a envoyé une lettre ouverte à Jack Tretton, le président de Sony Computer Entertainment of America, afin de lui demander des explications. Au même moment, Sony a publié un billet sur son blogue répondant à certaines des interrogations soulevées par le sénateur. Difficile de savoir si la lettre en question a été transmise au préalable et s’il s’agit bel et bien d’une réaction de la part de Sony. Quoi qu’il en soit, voici un extrait du communiqué résumant l’état de la situation :

Bien que nous enquêtons toujours sur les détails de l’incident, nous croyons qu’une personne non autorisée a eu accès aux informations que vous nous avez transmises : nom, adresse (ville, province, code postal), pays, courriel, date de naissance, noms d’usager et mots de passe du PlayStation Network et des services Qriocity, et votre identifiant PSN. Il est aussi possible que vos informations de profil aient été touchées, incluant l’historique de vos achats et l’adresse de facturation (ville, province, code postal) ainsi que la réponse à la question de sécurité pour récupérer votre mot de passe. Si vous possédez des comptes secondaires, les mêmes données sont concernées. Si vous nous avez fourni vos données bancaires, il est possible que le numéro de votre carte de crédit (excluant le code de sécurité) et sa date d’expiration soient aussi concernés. Bien qu’il n’y ait pas de preuve que les données de cartes de crédit ont été récupérées, nous ne pouvons exclure cette possibilité.

Patrick Seybold, directeur des communications corporatives et des médias sociaux pour Sony

Avec autant d’informations entre leurs mains, les pirates ont aujourd’hui tout le nécessaire pour usurper l’identité de Sony aux yeux des membres PSN afin de leur soutirer encore plus d’informations, ou simplement confirmer la validité des informations obtenues par des moyens pernicieux. Si vous êtes membre PSN, soyez vigilant. Vérifiez le statut de votre compte bancaire et n’hésitez pas à demander à votre banque de vous émettre une nouvelle carte de crédit. Malgré qu’il soit très difficile pour les pirates d’effectuer des achats sans le code de sécurité, la prudence est de mise.

46 DC EA D3 17 FE 45 D8 09 23 EB 97 E4 95 64 10 D4 CD B2 C2

Le 3 janvier dernier, George Hotz a diffusé sur son site web la clé maîtresse de la PlayStation 3. Cette clé est la signature exigée par la console afin de considérer un logiciel comme étant valide et approuvé par Sony. Le dévoilement de cette clé est la pire chose qu’il pouvait arriver à Sony, puisqu’il est impossible de remplacer cette signature par le biais d’une mise à jour : cela rendrait tous les jeux PS3 obsolètes, puisque l’ancienne signature serait non reconnue.

Drapeau de la PS3

Quand une clé devient un drapeau…

Hotz a poussé la note lorsqu’il a distribué le nécessaire à trafiquer la plus récente version du micrologiciel (firmware) de l’époque en une version personnalisée, permettant l’exécution de code téléchargé sur la console par le biais d’une clé USB. Cependant, il a volontairement bloqué l’accès à la zone Level 2, permettant la communication avec des fonctions de haut niveau nécessaires au fonctionnement de jeux PS3. Autrement dit, la console ne pouvait qu’exécuter des logiciels « homebrew » (des émulateurs par exemple) compilés spécialement pour celle-ci.

Malgré cette précaution, d’autres pirates sont parvenus à gagner l’accès à la zone Level 2, et des logiciels permettant l’exécution et l’installation intégrale de jeux sur la console ont vu le jour. Sony a alors poursuivi George Hotz en justice pour avoir violé le Digital Millennium Copyright Act (DMCA), une loi américaine visant à protéger la propriété intellectuelle à l’ère du numérique.

Anonymous à la rescousse

Quelques semaines après le dépôt de la poursuite contre George Hotz, le collectif de pirates se présentant sous le nom d’Anonymous a envoyé un communiqué destiné aux dirigeants de Sony. Le groupe exprime sont mécontentement face à l’attitude contrôlante de Sony à l’égard de ses utilisateurs et décrit clairement ses intentions : Anonymous prendra possession de tous les sites et noms de domaine sous la gouverne de Sony.

Chose promise, chose due. Il parvient à mettre à mal la totalité des services en ligne de Sony, y compris le PlayStation Network. Anonymous va néanmoins admettre que l’attaque contre le réseau PSN était une erreur, puisque l’intention de départ était de faire bénéficier les utilisateurs, et non pas les empêcher de profiter du jeu en ligne.

Le réseau PSN revient alors en ligne, mais seulement pour une courte durée. Nous nous retrouvons alors face à la situation actuelle, où Sony décide elle-même de fermer son réseau pour une durée indéterminée. Impossible de savoir si l’intrusion en question est l’acte d’Anonymous, puisque la structure du collectif en question est anarchique.

Épilogue

Pour l’instant, Sony nous promet que la mise en ligne de ses services devrait se faire d’ici un peu moins d’une semaine. La compagnie se défend d’avoir tardé à alerter ses utilisateurs de la gravité de la situation, puisqu’elle n’a pas été en mesure de savoir si la confidentialité de leurs renseignements personnels avait été compromise sur le coup.

Chose certaine, Sony ne se sortira pas indemne de toute cette histoire. La compagnie est chanceuse que le piratage de sa console ne semble pas avoir gagné en popularité et d’avoir conclu une entente à l’amiable avec George Hotz. Reste à voir si ses utilisateurs seront conciliants quand viendra le moment de choisir entre Sony et sa concurrence dans un avenir rapproché.