Billets classés sous ‘android’

Maxime JohnsonMise à l’essai du Samsung Galaxy Note 4

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 publié le 24 octobre 2014 à 15 h 06

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Depuis sa première version en 2011, le téléphone grand format Galaxy Note de Samsung n’a pas beaucoup changé. On y trouve une petite amélioration par ici, une nouveauté intéressante par là. Au fil des ans, cette évolution tranquille a permis à Samsung de transformer ce qui était au départ une curiosité en une marque établie. Voici une mise à l’essai du meilleur téléphone intelligent de Samsung jusqu’ici.

Design
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Le Samsung Galaxy Note 4 est l’un des premiers téléphones de Samsung à profiter du nouveau design dévoilé cet été par la compagnie coréenne. De face, l’appareil semble identique à son prédécesseur, avec un écran de la même taille (5,7 pouces), des coins arrondis et un large bouton central.

L’appareil est toutefois doté d’une nouvelle finition métallique sur les côtés, qui donne une bonne impression de solidité lorsque l’on tient le téléphone dans sa main. À l’arrière, Samsung conserve son couvercle de plastique en faux cuir, sans sa fausse bordure par contre.

Le résultat est quand même assez réussi. Le design du Galaxy Note 4 est juste assez nouveau pour donner un vent de fraîcheur apprécié à la gamme, mais aussi juste assez similaire à celui du Note 3 pour que l’appareil s’inscrive dans une certaine continuité.

Caractéristiques et performances
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L’une des principales nouveautés du Samsung Galaxy Note 4 est son écran Super AMOLED, qui offre désormais une résolution QHD (2560 par 1440). L’écran offre aussi des couleurs riches, une excellente luminosité et une précision impressionnante, probablement même beaucoup plus grande que les besoins réels des utilisateurs, en fait.

On aurait pu regretter le choix d’un tel écran s’il avait nui à l’autonomie du téléphone, mais heureusement, ce n’est pas le cas. La grande pile de 3220 mAh est amplement suffisante pour permettre à l’appareil de fonctionner pendant plus d’une journée. Au passage, notons que le téléphone peut être chargé à 50 % en 30 minutes seulement, ce qui est certainement considérable les matins où l’on a oublié de brancher l’appareil.

Une autre grande amélioration a été apportée à l’appareil photo situé à l’arrière du Galaxy Note 4. Celui-ci est maintenant muni d’un capteur de 16 mégapixels avec stabilisation optique. Il s’agit du même capteur que celui du Samsung Galaxy S5, mais le mécanisme de stabilisation optique devrait assurer de meilleurs clichés lorsqu’il fait sombre.

Sa caméra frontale a aussi été améliorée, avec un capteur de 3,7 mégapixels, mais la qualité des photos m’a laissé un peu sur ma faim à cause du traitement de l’image un peu trop poussé par la caméra. La caméra frontale du Samsung Galaxy Note 4 est d’ailleurs le parfait exemple que la quantité de mégapixels n’a bien souvent rien à voir avec la qualité des photos.

Parmi les autres caractéristiques de l’appareil, notons que celui-ci est l’un des téléphones Android les plus puissants sur le marché, avec un processeur à quatre cœurs cadencé à 2,7 GHz, 3 Go de mémoire vive et une capacité interne de 32 Go. On remarque aussi la pile amovible du téléphone, ainsi que sa fente pour carte SD.

Certaines nouveautés du Samsung Galaxy S5 ont finalement été transposées sur le Note 4, comme un lecteur d’empreintes digitales (moins réussi que celui d’Apple, qui a l’avantage de pouvoir être utilisé d’une seule main et d’être plus précis) et un capteur de rythme cardiaque. Notons que ce dernier mesure aussi désormais la saturation en oxygène du sang.

Un stylet amélioré
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Comme ses prédécesseurs, le Samsung Galaxy Note 4 est finalement équipé d’un stylet S Pen, qui a encore été bonifié cette année.

Le stylet, qui peut être glissé dans le boitier du téléphone lorsqu’on ne s’en sert pas, permet notamment d’écrire et de dessiner avec beaucoup de précision, puisqu’il reconnaît maintenant jusqu’à 2048 points de pression. Celui-ci peut aussi être utilisé, par exemple, pour prendre des notes sur une capture d’écran ou pour copier un bout d’image facilement.

Personnellement, j’aime tout particulièrement le stylet pour copier ou surligner du texte, puisque le processus est alors beaucoup plus facile qu’avec ses doigts.

Selon Samsung, 50 % des utilisateurs de Galaxy Note utiliseraient le stylet S Pen au moins une fois par jour. Ça me semble un peu gros – je l’utilise personnellement au maximum une fois par semaine, et encore -, mais dans tous les cas, celui-ci est subtil lorsqu’il est rangé dans le téléphone. Ce n’est donc pas un inconvénient non plus.

Logiciel : Samsung s’améliore tranquillement
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Côté logiciel, le Samsung Galaxy Note 4 est muni d’Android 4.4 Kitkat, avec une interface maison de Samsung.

Comme toujours, Samsung offre mille et une fonctionnalités et applications supplémentaires très souvent inutiles, mais la compagnie coréenne semble s’être contrôlée un peu plus qu’à l’habitude, cette année.

Beaucoup des fonctions sont désormais cachées dans les paramètres du téléphone, et non imposées à l’utilisateur, et la compagnie a même remplacé certaines de ses applications par des logiciels plus populaires. L’application de messagerie ChatON de Samsung a par exemple été remplacée par WhatsApp, beaucoup plus pratique pour la très grande majorité des gens.

Il y a même quelques bons coups de Samsung, notamment pour contrôler son téléphone d’une seule main. Par exemple, il est possible d’afficher des boutons logiciels sur le côté du téléphone pour remplacer les boutons physiques de l’appareil, et il est possible de réduire complètement l’interface du Note 4 en un glissement du doigt.

Grâce à l’excellente résolution de l’écran du Galaxy Note 4, le petit téléphone virtuel qui s’affiche est facile à consulter, et les gauchers aimeront la possibilité de le positionner à gauche ou à droite de l’écran.

Notons que le clavier du téléphone peut également être réduit et positionné pour être utilisé d’une seule main.

Si on aime la taille
Samsung a créé un nouveau genre de téléphone en 2011, avec le lancement du Galaxy Note original. Depuis, pratiquement tous les fabricants ont lancé leur propre « phablette », dans l’espoir de répéter le succès de Samsung.

Pendant ce temps, la compagnie coréenne a multiplié les itérations de son appareil, en améliorant constamment ses composantes, en ajoutant de nouvelles fonctionnalités et en revenant en arrière lorsque nécessaire. La quatrième génération du Galaxy Note n’offre aucune grande surprise, mais il s’agit d’un appareil performant et abouti.

Les téléphones grands formats ne sont pas pour tout le monde, mais ceux qui recherchent un appareil de cette taille apprécieront sans aucun doute le Samsung Galaxy Note 4.

Le Samsung Galaxy Note 4 est offert dès aujourd’hui, de 250 $ à 330 $ avec une entente de 2 ans chez les principaux opérateurs canadiens et de 750 $ à 800 $ sans entente.

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L’établissement bancaire Tangerine a dévoilé ce matin plusieurs nouveautés qui seront offertes prochainement aux utilisateurs de son application mobile, soit pour augmenter la sécurité des transactions, soit pour effectuer ses opérations à l’aide de la reconnaissance vocale. Présentation de trois nouveautés mobiles à surveiller au cours des prochains mois.

Opérations bancaires vocales
Tangerine devrait offrir dès cet automne une mise à jour de son application iOS dotée d’un assistant vocal, un peu comme Siri d’Apple et les autres assistants que l’on retrouve dans les téléphones intelligents, mais optimisée pour les opérations bancaires seulement. Il s’agit d’une première au Canada.

« Ce n’est pas que de la reconnaissance vocale dans un centre d’appel, c’est beaucoup plus poussé. Le système est conçu pour reconnaître le langage naturel, on peut donc lui parler comme on parlerait normalement à quelqu’un » explique Brett Beranek, directeur principal en solutions marketing pour Nina et biométrie vocale, Division Entreprise, chez Nuance à Montréal, où la technologie a été créée.

À quoi bon parler à son téléphone de la sorte? Certains utilisateurs moins habiles avec la technologie pourraient, par exemple, préférer l’interaction par la voix plutôt qu’avec leur écran tactile, et d’autres pourraient s’en servir lorsqu’ils sont sur la route. « Notre but est d’offrir à nos clients la possibilité de faire leurs opérations comme ils le souhaitent, sur l’appareil avec lequel ils sont le plus à l’aise », précise Charaka Kithulegoda, responsable des technologies de l’information chez Tangerine.

Eh oui, ceux qui préfèrent parler à un être humain par téléphone peuvent aussi encore le faire.

Ceux qui font souvent de mauvaises expériences avec la reconnaissance vocale seront aussi rassurés d’apprendre que l’application reformule et demande de confirmer chaque opération. Pratique, quand on souhaite transférer 10 $ et non 10 000 $ à un ami.

L’assistant vocal de Tangerine sera offert pour les utilisateurs iOS au cours des prochaines semaines. Une version Android sera aussi lancée par la suite.

Tangerine intègre TouchID à son application
L’assistant vocal ne sera pas la seule nouveauté pour les propriétaires d’un iPhone récent, puisque ceux-ci pourront aussi bientôt utiliser leurs empreintes digitales pour activer l’application de Tangerine, grâce au lecteur TouchID des iPhone 5S, 6 et 6 Plus.

Tout cela est évidemment possible depuis l’arrivée d’iOS 8, puisqu’Apple permet maintenant aux développeurs d’utiliser son lecteur d’empreintes digitales TouchID, ce qui n’était pas le cas auparavant.

Notons que le lecteur d’empreintes digitales ne sera pas utilisé pour remplacer le mot de passe, mais plutôt comme facteur d’authentification supplémentaire.

Ma voix est mon mot de passe
Si les deux précédentes innovations sont offertes dans un premier temps pour les propriétaires d’iPhone seulement, les utilisateurs d’Android ne seront pas en reste, grâce à l’ajout d’une fonction - unique à Android cette fois - d’authentification par la voix.

Contrairement à la reconnaissance vocale, où les algorithmes tentent de reconnaître les mots qui sont prononcés, ce sont ici les caractéristiques uniques à la voix de chaque personne qui sont identifiées par les serveurs de Nuance, qui a également créé cette technologie.

« On recherche des centaines de caractéristiques physiques dans la voix, afin de l’identifier précisément », note Brett Beranek.

La voix humaine est modifiée de différentes façons, en passant dans le larynx, par les dents, etc. En combinant suffisamment de facteurs biométriques, les algorithmes de Nuance parviennent à reconnaître une personne avec précision, un peu comme un être humain finalement. Sans forcément connaître les facteurs en cause, l’homme est après tout capable de différencier les voix de ceux qui l’entourent sans aucun problème.

Dans le cas de l’application mobile de Tangerine, l’utilisateur devra réciter une phrase de passe précise (qui pourrait bien être « Ma voix est mon mot de passe », ou « Avec Tangerine, ma voix est mon mot de passe »), afin de déverrouiller son application. Encore ici, la voix sera utilisée comme second facteur d’authentification, et non pour remplacer le mot de passe.

Ailleurs dans le monde, à la banque Barclays, au Royaume-uni, par exemple, qui utilise la même technologie, la voix est généralement utilisée comme unique facteur d’authentification.

« Il faut dire que c’est extrêmement sécuritaire », précise Brett Beranek. La technologie parvient par exemple à différencier la véritable voix d’un simple enregistrement. La biométrie vocale est aussi plus facile pour l’utilisateur, qui n’a pas besoin de se souvenir de plusieurs mots de passe.

Une vulnérabilité dans les serveurs d’une autre compagnie ne met pas non plus en danger les utilisateurs du service, comme c’est parfois le cas avec les mots de passe (étant donné que les gens réutilisent souvent les mêmes).

L’authentification vocale devrait être offerte aux utilisateurs d’Android au début de 2015.

Maxime JohnsonEssai du Sony Xperia T3 : correct, sans se démarquer

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 publié le 16 septembre 2014 à 14 h 39

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Sony a lancé récemment au Canada son téléphone intelligent Xperia T3, un appareil plus grand que la moyenne offert toutefois à un prix de milieu de gamme. Si l’appareil offre des performances et des caractéristiques correctes, force est toutefois de reconnaître qu’il se démarque quand même peu dans un marché saturé.

Design et écran
La principale force du Sony Xperia T3 est peut-être son design, franchement réussi pour un appareil de milieu de gamme. À 7 mm, il est mince et agréable à utiliser, et sa finition lui donne l’air d’être plus cher qu’il ne l’est en réalité, à 399 $ sans entente.

Seule ombre au tableau : l’appareil est un peu grand, à cause d’un cadre plutôt large autour de l’écran tactile du téléphone.

Son écran est aussi grand, à 5,3 pouces, avec une résolution assez limitée de 720p. C’est peu comparé aux téléphones haut de gamme du moment (et même comparé à d’autres appareils de milieu de gamme), mais celui-ci obtient quand même la note de passage, et l’écran ne posera aucun problème pour la majorité des utilisateurs.

Caractéristiques et performances
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Du côté des caractéristiques, le Xperia T3 offre encore une fois ce à quoi l’on s’attend. Son processeur Snapdragon 400 – le plus populaire parmi les téléphones de milieu de gamme – est correct, et sa capacité limitée de 8 Go peut au moins être jumelée avec une carte microSD.

On aurait probablement apprécié un peu plus de mémoire vive que le 1 Go offert, mais Android 4.4 KitKat est néanmoins fluide avec le Xperia T3, et vous pourrez faire fonctionner même les applications lourdes sans problème (quoique les gros joueurs devraient privilégier un appareil plus puissant).

L’appareil offre finalement une bonne connectivité, avec une compatibilité avec les réseaux LTE à 150 Mbit/s et une puce NFC.

Son autonomie est pour sa part tout à fait convenable, avec une consommation minimale en veille et une pile suffisante pour durer plus d’une journée.

Appareil photo
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Le Sony Xperia T3 offre un appareil photo frontal de 1,1 mégapixel et un appareil photo arrière de 8 mégapixels.

Ici, mieux vaut avoir des attentes modestes. Les photos du Xperia T3 manquent de netteté, l’appareil gère mal les environnements trop sombres ou trop lumineux, et les couleurs sont plutôt fades.

Honnêtement, je ne m’attendais pas vraiment à mieux, mais il s’agit là d’un défaut qui pourrait en rebuter certains.

Logiciel
Le Sony Xperia T3 offre la toute dernière version d’Android, Android 4.4 KitKat. Le système d’exploitation mobile de Google est toutefois masqué par une interface personnalisée de Sony, probablement la moins intéressante en ce moment parmi celles offertes par les principaux fabricants de téléphones Android.

On s’y habitue toutefois rapidement, et l’interface ne nuit pas trop aux performances de l’appareil.

Ses avantages par rapport à la version courante d’Android sont toutefois pratiquement inexistants.

Un gros téléphone à petit prix
Le Sony Xperia T3 n’offre aucune caractéristique qui le distingue à elle seule des autres téléphones sur le marché, et il est possible d’obtenir des appareils supérieurs pour un prix inférieur, tout particulièrement le Nexus 5, vendu 350 $ par Google. Le nouveau Moto G de Motorola devrait pour sa part offrir des caractéristiques similaires (sans le grand écran) pour une fraction du prix.

Pour ceux qui recherchent spécifiquement un grand téléphone, le Sony Xperia T3 offre toutefois des caractéristiques convenables, au prix honnête de 399 $ sans entente. Celui-ci peut aussi être acheté pour 49 $ avec une entente de deux ans, et vous aurez alors accès à des forfaits plus abordables qu’à l’achat d’un téléphone phare, comme le Samsung Galaxy S5 ou l’iPhone 6.

Le Sony Xperia T3 est offert par Bell et Virgin Mobile.

Maxime JohnsonMise à l’essai de la Samsung Galaxy Tab S

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 publié le 9 juillet 2014 à 11 h 19

Samsung Galaxy Tab S

Samsung lance cet été sa meilleure tablette électronique à ce jour, et sans aucun doute l’une des meilleures tablettes Android sur le marché, même si celle-ci souffre de quelques défauts classiques des appareils mobiles de la compagnie coréenne. Mise à l’essai de la Galaxy Tab S de Samsung.

Design
La Galaxy Tab S de Samsung offre un design similaire à son petit cousin, le Galaxy S5. Comme le populaire téléphone intelligent, la tablette est par exemple composée de plastique, avec une finition texturée à l’arrière, de coins plutôt arrondis et d’un grand bouton central large sous l’écran tactile. La Galaxy Tab S est toutefois plus mince (seulement 6,6 mm d’épaisseur), et ce, tant pour le modèle équipé d’un écran de 8,4 pouces que de celui avec écran de 10,5 pouces.

Somme toute, son design est correct, et on l’aime particulièrement pour sa minceur. Mais encore une fois, ce n’est pas sur ce point que Samsung pourra convaincre les gens de délaisser l’iPad d’Apple au profit de sa tablette Android.

Écran
La plus grande force de la Galaxy Tab S de Samsung est probablement son écran tactile Super AMOLED, qui offre des couleurs riches et une excellente résolution de 2560 par 1600 pixels. Ce ne sont pas tous les contenus qui profitent d’une telle résolution, mais lorsque c’est le cas, la tablette impressionne.

Certains puristes pourraient regretter la saturation des couleurs sur la Galaxy Tab S, mais ces couleurs vibrantes devraient toutefois séduire la plupart des gens.

Parmi les caractéristiques intéressantes de l’écran, notons que celui-ci s’adapte automatiquement au contenu qui est consulté par l’utilisateur, comme des vidéos ou des photos. La fonctionnalité est notamment utile lorsqu’on lit un livre numérique et que le fond de l’écran s’adoucit pour rendre le texte plus net.

Caractéristiques techniques
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La nouvelle tablette de Samsung s’en sort plutôt bien sur le plan de ses caractéristiques techniques, tant pour les grandes choses que pour les petits détails.

Son processeur à huit cœurs et ses 3 Go de mémoire vive lui permettront d’être fluide et compatible avec les applications les plus lourdes pour encore longtemps, et on apprécie sa fente pour carte microSD (en plus de son espace de stockage de 32 Go). Ses appareils photo numériques de 8 et de 2,1 mégapixels, sans être exceptionnels, sont aussi très corrects pour une tablette. Et enfin, elle comprend aussi un port infrarouge permettant de contrôler un téléviseur.

Performances et autonomie
Côté performances, il n’y a rien de très sérieux à redire sur la Galaxy Tab S. Celle-ci est un peu lente lorsqu’on change d’utilisateur, et occasionnellement quand vient le temps d’ouvrir certaines applications. Mais sinon, tout est fluide à souhait, et les jeux et logiciels les plus exigeants fonctionnent parfaitement.

J’ai toutefois éprouvé certains problèmes avec quelques applications tierces, comme Marvel Unlimited, qui affichait mal les pages des bandes dessinées, probablement à cause du ratio 16:10 de l’écran (ce qui est assez curieux, puisqu’un partenariat unit justement Marvel et Samsung pour le lancement de la tablette). Dans ce cas précis, on peut donc présumer que la situation pourrait être corrigée rapidement.

Autre point négatif, la qualité sonore de la tablette, du moins dans le cas du modèle de 8,4 pouces, laisse grandement à désirer. On aime la présence des deux haut-parleurs qui assurent un son stéréo, mais le son est mince, sans aucune basse fréquence.

L’autonomie de la tablette est pour sa part excellente, comme c’est généralement le cas avec les tablettes haut de gamme. Notons que la batterie ne peut être remplacée par l’utilisateur, mais à une dizaine d’heures d’utilisation entre les charges, on s’en passe très bien.

Logiciel : du bon et du mauvais
magazine ux

Comme c’est toujours le cas avec Samsung, la compagnie offre une quantité impressionnante d’ajouts logiciels au système d’exploitation Android (4.4.2).

Parfois, ces modifications sont intéressantes, mais généralement, celles-ci n’apportent pas grand-chose ou nuisent carrément à l’expérience utilisateur.

Parmi les bons coups logiciels de Samsung, notons qu’il est possible d’afficher l’écran de son téléphone Galaxy S5 sur sa tablette, et même d’y recevoir des appels. La fonction ne sera pas utile pour tout le monde, et elle ne sera pas utile souvent, mais il s’agit quand même d’un petit plus que certains pourraient apprécier.

Samsung permet aussi de sauvegarder les empreintes digitales de tous ceux qui possèdent un compte sur la tablette afin de simplifier l’ouverture de l’appareil (notons que le lecteur n’est toutefois pas des plus précis, ce qui enlève un peu de l’intérêt à la fonctionnalité). Des modes pour enfants et pour invités sont aussi offerts, tout comme un mode économie d’énergie, efficace pour prolonger l’autonomie de son appareil en cas d’urgence.

Malheureusement, les nouveautés de Samsung sont aussi parfois embêtantes, comme le menu latéral qui permet d’afficher deux applications à la fois sur l’écran de la tablette. Le menu s’ouvre constamment contre notre gré lorsqu’on utilise certaines applications (surtout des jeux), ce qui est parfois frustrant.

L’interface Magazine UX, qui remplace l’écran d’accueil Android par défaut, est pour sa part assez lourde, et les nombreuses applications en double (de Samsung et de Google, comme le navigateur Internet ou Chrome, l’outil de photo Galerie ou Photos, etc.) encombrent inutilement l’appareil, en plus de mêler certains utilisateurs.

Les cadeaux de Samsung
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Toujours du côté logiciel, il est bon de noter que Samsung s’est dépassée cette fois-ci en matière de contenu gratuit offert avec la tablette : un film sur l’application Cineplex Store, trois mois avec Marvel Unlimited, de l’espace supplémentaire pour Box et Dropbox, quelques mois d’essai avec plusieurs magazines, etc.

Il s’agit d’un détail assez mineur, mais c’est quand même beaucoup plus de contenu gratuit qu’avec n’importe quelle autre tablette sur le marché.

Samsung s’attaque à l’iPad
Samsung ne s’en cache pas : l’objectif de la Galaxy Tab S est de gagner des parts dans le marché des tablettes haut de gamme, dominé jusqu’ici par l’iPad d’Apple. La compagnie coréenne s’en tire bien dans le monde si on calcule toutes les sortes de tablettes, mais pour les modèles phares, la compagnie à la pomme possède toujours une bonne longueur d’avance.

La Galaxy Tab S de Samsung est vendue à peu près au même prix que l’iPad d’Apple, et elle offre une bonne alternative haut de gamme aux utilisateurs qui préfèrent le système d’exploitation Android.

Il est toutefois difficile de voir ce qui pourrait convaincre les propriétaires d’iPad de délaisser leur tablette pour celle de Samsung. Oui, Android et la Galaxy Tab S ont quelques avantages par rapport à la tablette d’Apple (comme les comptes multiples sur un même appareil), mais l’iPad détient toujours une avance sur plusieurs autres points importants (applications tierces optimisées pour tablettes, qualité audio, design, accessoires disponibles, etc.).

La Galaxy Tab S est dans tous les cas un appareil de qualité, qui devrait combler les amateurs d’Android à la recherche d’une tablette haut de gamme. La tablette est vendue 419,99 $ pour le modèle de 8,4 pouces et 519,99 $ pour le modèle de 10,5 pouces.

io outside

Android L, Android Wear, Android Auto, Android TV. Google a de grandes ambitions pour son système d’exploitation mobile Android, qui devrait dès cette année se retrouver sur de plus en plus d’écrans différents. Présentation des différentes nouveautés Android présentées à la conférence pour développeurs Google I/O 2014.

Android « L Developer Preview »
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Pour la première fois cette année, Google a présenté la prochaine version de son système d’exploitation Android plusieurs mois à l’avance, afin de mieux préparer les fabricants de téléphones et les développeurs d’applications aux modifications à venir. Il s’agit d’une mise à jour majeure, qui sera probablement lancée sous le numéro Android 5.0.

La prochaine version d’Android offre plusieurs changements par rapport au design de l’interface et des différentes applications. Chez Google, on présente la nouvelle mentalité comme du « design matériel », où les éléments rappellent un peu ceux de la vraie vie.

Non, Android L ne ramènera pas les Skeuomorphismes d’iOS 6.0 (comme du faux bois, un faux plancher de casino, etc.), mais les animations sont désormais plus naturelles, et vraiment plus jolies. Reste à voir si celles-ci auront une incidence sur la fluidité sur les appareils moins performants.

Heureusement, plusieurs modifications ont aussi été apportées à Android L pour améliorer les performances générales du système d’exploitation mobile et de toutes les applications Android, ce qui pourrait compenser les nouvelles animations. D’ailleurs, Google a aussi amélioré les performances graphiques de son système d’exploitation.

Quelques fonctionnalités ont aussi été ajoutées à Android L. Les notifications s’affichent désormais sur l’écran de déverrouillage en fonction de leur priorité, et il ne sera plus nécessaire d’entrer son mot de passe si on possède une montre Android Wear et que celle-ci est à son poignet.

Notons que Google a aussi dévoilé Project Volta, un projet qui devrait améliorer l’autonomie des appareils Android L de différentes façons. Google n’a toutefois pas encore chiffré ces améliorations.

Pour les utilisateurs en entreprise, notons que Google a aussi annoncé l’arrivée d’Android for Work, qui permettra d’utiliser un seul appareil pour ses applications personnelles et de travail, une technologie qui semble en partie tirée de la fonction Samsung Knox des téléphones intelligents de Samsung.

Android L sera offert aux développeurs au cours des prochaines heures, mais le grand public devra probablement attendre la fin de l’année pour pouvoir en profiter.

Android Wear
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Google avait déjà présenté en mars dernier Android Wear, son système d’exploitation pour les technologies qui se portent comme les montres intelligentes. La compagnie a toutefois profité du Google I/O pour annoncer une nouvelle montre intelligente, la Samsung Gear Live, et pour lancer son kit de développement logiciel complet, qui devrait permettre aux développeurs de créer dès maintenant des applications pour les premières montres Android Wear.

Android Wear est un système d’exploitation mobile minimaliste, qui met principalement de l’avant le service Google Now de Google. Google Now offre des cartes personnalisées, où la compagnie tente de prédire les informations dont l’utilisateur aura besoin sans que celui-ci n’ait besoin de les chercher, comme la météo, les informations sur un vol à venir, une alerte pour savoir quand il faut quitter sa maison pour arriver à temps à un rendez-vous, les résultats de son équipe sportive préférée, etc.

Android Wear affiche aussi les notifications de son téléphone, tout en les conservant synchronisées avec ses autres appareils. Si vous effacez une notification sur votre montre, vous n’aurez donc pas besoin de la consulter à nouveau sur votre téléphone plus tard.

Le système d’exploitation portable de Google devrait aussi permettre d’interagir avec les différentes applications de son téléphone via la reconnaissance vocale (pour prendre des notes, contrôler sa musique, etc.).

Les montres Google LG G Watch et Samsung Gear Live seront mises en vente aujourd’hui aux États-Unis, et la Moto 360 de Motorola (la plus jolie du lot, et de loin) sera offerte plus tard cet été.

Android Auto
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Tel que prévu, Google a présenté au Google I/O Andoid Auto sa plateforme pour les voitures connectées.

Google n’a présenté que trois applications pour son système pour l’instant : Google Play Music, pour écouter sa musique, Google Maps, pour la navigation, et une application pour la messagerie texte (vocale seulement).

L’interface d’Android Auto est assez jolie, et elle s’intègre bien avec les autres interfaces d’Android. Notons que celle-ci est toutefois plutôt chargée, avec parfois beaucoup de texte à l’écran et plusieurs petits boutons. La plateforme CarPlay d’Apple est pour sa part beaucoup plus minimaliste, ce qui pourrait être un avantage sur la route.

Les premières voitures équipées d’Android Auto devraient être lancées dès cette année. Selon Google, 25 marques de voitures différentes profiteront du système dans un futur rapproché.

Android TV
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Ceux qui doutaient encore des intentions de Google avec son système d’exploitation Android devront finalement se rendre à l’évidence que la compagnie espère installer son système sur bien plus que des téléphones intelligents et des tablettes.

La compagnie a en effet présenté au Google I/O Android TV, le successeur de Google TV, qui pourra être intégré autant dans les téléviseurs directement que dans des adaptateurs externes et des consoles de jeux vidéo.

Le système d’exploitation devrait permettre de consulter du contenu de plusieurs sources, mais aussi d’installer des jeux et d’effectuer des recherches vocales à partir d’un téléphone, de sa montre Android Wear ou d’une télécommande compatible.

Rien d’Android TV n’est particulièrement spectaculaire, mais le tout semble au moins plutôt réussi.

Google a confirmé aujourd’hui que son système sera installé dans les téléviseurs 4K de Sony dès cette année, et dans ceux de Sharp dès l’année prochaine.

Il est bon de noter qu’Android TV est aussi compatible avec le système Chromecast de Google. Il sera donc possible d’envoyer des vidéos et des applications à partir d’un téléphone ou d’un ordinateur vers son téléviseur, sans acheter un adaptateur Chromecast supplémentaire.

Au passage, notons que l’adaptateur Chromecast sera lui aussi mis à jour cet été, avec l’arrivée notamment d’une fonction pour gérer les photos qui s’affichent sur son téléviseur et pour afficher l’écran complet de son téléphone sur sa télé.

1 milliard d’utilisateurs
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Google a finalement aussi profité du Google I/O pour présenter quelques statistiques sur son système d’exploitation Android. Pour la première fois, Android a notamment dépassé le milliard d’utilisateurs actifs (qui utilisent leur appareil au moins une fois par mois).

Notons que Google a aussi affirmé avoir atteint 62 % des parts dans le marché des tablettes dans le monde. Évidemment, il s’agit là de parts mondiales. La grande quantité de tablettes Android bon marché vendues notamment en Inde et en Chine a certainement aidé Google à atteindre cette statistique cette année.