Regardez-vous votre téléphone au restaurant? Vérifiez-vous vos textos au cinéma? Répondez-vous à des courriels en pleine réunion d’affaires?

Ce genre de comportement ne serait pas approprié selon une nouvelle recherche du Pew Research Center. Les résultats de cette étude sont basés sur un sondage effectué auprès de 3217 adultes dont 3042 sont des utilisateurs de cellulaire.

L’omniprésence du cellulaire

Il faut dire que les cellulaires sont partout. En 2014, pour la première fois, plus d’un adulte québécois sur deux (52,3 %) possédait un téléphone intelligent. Et parmi les 18-44 ans, c’est plus de 75 % d’entre eux qui disposaient d’un téléphone intelligent. Dans plusieurs cas, ce dernier en vient même à remplacer le téléphone traditionnel. En effet, plus d’un ménage canadien sur cinq utilise uniquement des téléphones cellulaires comme service téléphonique.

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Et bien sûr, ce fameux cellulaire n’est pratiquement jamais éteint. Notre utilisation effrénée de l’appareil entraîne donc toute une série de nouveaux défis, dont celui d’établir de nouvelles règles de bienséance. En gros, il y a des choses qui se font et d’autres qui ne se font pas. Puisque nous sommes toujours branchés, quand est-ce approprié de détourner notre attention de notre environnement immédiat?

Dans la rue, pas au restaurant

Le sondage du Pew Research Center indique que l’étiquette du cellulaire n’est pas la même suivant le contexte. En effet, 77 % des adultes sondés pensent que c’est habituellement acceptable d’utiliser son cellulaire en marchant dans la rue. Une vaste majorité de répondants (75 %) pense aussi qu’il est correct d’utiliser son cellulaire dans les transports en commun.

Par contre, seulement 38 % des Américains sondés pensent que c’est convenable de sortir son téléphone au restaurant. Dans une rencontre d’affaires ou au cinéma, n’y pensez même pas. Seuls 5 % des répondants sont d’accord avec un tel comportement.

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Un mal nécessaire?

De façon générale, les Américains voient l’utilisation sociale du cellulaire d’un mauvais œil. Et pourtant, on le fait tous. On jette un regard sur ses écrans, parfois discret et furtif, parfois pas. Dans l’étude, 89 % des utilisateurs de cellulaires avouent l’avoir consulté dans le plus récent contexte social. C’est souvent pour envoyer ou lire un message, pour faire une photo, tourner une vidéo ou même recevoir un appel (oui, ça se peut encore).

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Nos interactions avec ceux qui se trouvent en face de nous s’en voient modifiées, voire dérangées. Pour 82 % des répondants du sondage, ce type de comportement nuit à la conversation. Mais pour d’autres (33 %), ça peut ajouter un nouvel élément à la discussion.

Les femmes sont plus nombreuses à voir les aspects négatifs de l’utilisation sociale du cellulaire (41 % contre 32 % des hommes). Cette perception varie aussi en fonction de l’âge. Les répondants de plus 50 ans sont plus nombreux à la partager (45 %) que les jeunes (29 %).

Pourquoi on continue de le faire?

Là, ça devient vraiment intéressant. Pourquoi on continue d’utiliser son téléphone dans un contexte social même si on sait pertinemment que certains en seront heurtés? Pour 16 % des sondés, c’est tout simplement parce que l’activité sociale n’est plus intéressante et pour 15 %, c’est l’envie de se connecter avec une personne absente que le reste du groupe ne connaît pas. Les autres 10 % utilisent leur téléphone pour éviter de participer à la discussion. On ne se préoccupe donc pas de la réaction des autres puisqu’on préférerait être ailleurs.

Cela dit, la plupart du temps, c’est pour ajouter à la conversation et au contexte social en cours qu’on utilise son téléphone. En effet, 45 % utilisent leur téléphone pour diffuser une photo ou une vidéo de l’événement; 41 % se servent des médias sociaux ou de messages textes pour faire part d’un moment vécu; 38 % cherchent de l’information qui paraît utile ou intéressante au groupe; et 31 % se connectent à d’autres personnes connues du groupe, mais absentes au moment de la rencontre.

C’est 78 % des répondants qui affirment mettre ce type d’usage social du cellulaire en pratique contre 30 % qui se servent de l’appareil comme moyen d’évasion.

Vous reconnaissez-vous?

 

Catégories : mobilité, Société

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Un an après l’étonnant Hitman GO, Square Enix Montréal revient à la charge, aujourd’hui, avec Lara Croft GO, une version repensée du célèbre jeu pour les appareils mobiles. Un jeu inventif et agréable à jouer, qui devrait plaire aux amateurs de puzzles, mais qui aurait gagné à présenter un niveau de difficulté un peu plus élevé.

Hitman GO avait été, l’année dernière, un grand succès critique pour Square Enix Montréal. Le studio avait accumulé les accolades avec son titre original, qui adaptait le jeu d’assassinats en une sorte de jeu de table où tous les éléments de la marque (se déguiser pour passer devant des gardes, attirer l’attention des ennemis pour les faire quitter leur poste, etc.) étaient présents, mais avec une esthétique et des mécaniques complètement différentes des jeux de tir normaux.

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Lara Croft GO reprend exactement la même recette, mais au lieu d’assassiner une cible, la plantureuse archéologue doit explorer des ruines et amasser des artefacts. À l’aide de leviers, de pierres amovibles et autres, il est possible de trouver son chemin dans d’immenses catacombes tout en évitant les bêtes sauvages, les scies rondes géantes et les autres pièges du genre.

Contrairement à Hitman GO, le rythme est ici un peu plus fluide. Même si les deux jeux utilisent un mécanisme « tour par tour », Lara Croft GO semble avancer d’une façon moins saccadée, et les niveaux s’enchaînent d’une façon un peu plus naturelle que dans Hitman GO.

Cette fluidité, l’esthétique diorama et la musique d’ambiance appropriée font de Lara Croft GO un jeu agréable à jouer, pratiquement reposant.

Malheureusement, les grands amateurs de puzzles resteront peut-être sur leur faim, puisque les niveaux vraiment difficiles sont assez rares (même s’ils sont plus fréquents à mesure que le jeu avance).

Cette facilité relative (relative, car Lara doit parfois mourir de nombreuses fois avant que l’on comprenne comment avancer dans le jeu) devrait toutefois permettre à Square Enix Montréal d’attirer un public plus large, ce à quoi la compagnie ne dira certainement pas non.

On peut se procurer Lara Croft GO dès aujourd’hui pour 5,79 $ sur Android, iOS et Windows Phone.

Catégories : Jeux vidéo, Mobile

Connaissez-vous Politwoops? Ce site se consacre à surveiller les messages des politiciens sur Twitter. Ou pour être plus précis, aux messages que les politiciens publient, mais qu’ils effacent ensuite pour une quelconque raison.

L’intention du site est on ne peut plus claire : lisez ce que les politiciens ne veulent pas que vous lisiez.

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Vous comprenez qu’avec cette attitude un tantinet conspirationniste, mais qui intéresse ceux qui veulent tout savoir, Politiwoops a rapidement su attirer l’attention des gens qui cherchent à surveiller leurs politiciens.

Or, lundi, on a appris que le site Politwoops s’est vu retirer tous ses accès à Twitter.

Effacez ce tweet que je ne saurais lire

Pourquoi un politicien effacerait-il un tweet qu’il a écrit? Pour une simple erreur orthographique, ou encore parce qu’il regrette l’excès de rage qui lui a fait écrire un message auquel il ne croit pas réellement. Ou parce qu’il n’est pas autorisé par sa ligne de partie à le dire.

Peu importe la raison, Politwoops conserve sur son site tous ces tweets effacés.

Le site Politwoops était accessible dans une trentaine de pays, dont le Canada, jusqu’à la fin de semaine dernière, quand Twitter lui a tout simplement annoncé qu’elle bloquait l’accès à son service.

Sans son accès automatique à Twitter, Politwoops est évidemment incapable de surveiller tous les tweets effacés.

Twitter affirme que les conditions d’utilisation de son service n’autorisent pas le type d’usage qu’en faisait le site Politwoops. Politwoops, aux États-Unis, avait déjà perdu l’accès aux services de Twitter il y a trois mois. La surprise n’est donc pas totale.

Ce que Politwoops reproche à Twitter , c’est qu’en 2012, cette dernière semblait pourtant d’accord pour lui accorder le droit d’utiliser ses services! Twitter aurait brutalement fait volte-face au printemps dernier et serait revenue sur sa décision : fini le droit pour Politwoops de collectionner les tweets effacés.

La raison? « Imaginez combien il serait stressant – intimidant, même – de tweeter si c’était permanent et irréversible », annonce Twitter en invoquant un « droit à l’oubli pour les politiciens », ces derniers étant considérés ici comme de simples utilisateurs, comme vous et moi.

Politwoops dénonce cet égalitarisme de façade, car « ce que les élus disent en public est un document public. Ça devrait être accessible à tous », croit-il.

Ce « droit à l’oubli numérique » est en fait, si l’on veut être clair sur les mots, un droit de « ne pas être siphonné par un algorithme mille fois plus rapide que notre ombre ».

Dans les faits, un tweet maladroit d’un politicien risque encore d’être copié et conservé, mais pas de façon automatique. Ce devra être une opération manuelle faite par des lecteurs qui sont vites sur la gâchette.

Et ces lecteurs véloces devront avoir la crédibilité nécessaire pour prouver l’authenticité de leur copie-écran. Bonne chance.

L’utilisateur est le nouveau citoyen

Ce qui s’est joué ici, à mon avis, relève de la symbolique.

Twitter, toujours à la recherche de son âme en ces temps de tourmente, resserre la vis et ne veut plus assumer le rôle social que Politwoops et consorts veulent lui faire jouer, c’est-à-dire être le gardien de la « Parole publique ».

Twitter refuse d’avoir un rôle dans l’agora, cette « place de la démocratie virtuelle ». Elle ne veut qu’être une plateforme numérique où des utilisateurs ouvrent et ferment leurs comptes. Ce que ces derniers y font entre les deux leur appartient.

Sa mission n’est pas de devenir la « mémoire du monde », mais d’offrir le meilleur service à ses clients. Elle ne veut pas s’insérer dans une logique journalistique en cautionnant le verbatim automatique de tous les politiciens.

Bref, sur la plateforme de Twitter, un politicien est un utilisateur comme les autres, et si celui-là veut effacer son tweet, il en a bien le droit.

Pour la volonté d’éclairer le débat public, Twitter dit aux journalistes de se débrouiller tout seuls.

Catégories : Réseaux sociaux, Société

Catherine MathysLes nouvelles maladies de l’ère numérique

par

 publié le 25 août 2015 à 13 h 14

Aimeriez-vous vivre dans une ville sans aucune connexion sans fil? C’est la réalité des résidents de Green Bank, en Virginie-Occidentale. Pas de signal cellulaire, pas de routeurs, pas d’antennes de diffusion. Pour nombre d’entre nous, ce serait sûrement un cauchemar, mais pour d’autres, c’est une coupure essentielle pour leur santé.

Un mal que la science peine à reconnaître

Avec l’ère numérique sont apparus de nouveaux maux. Certains souffrent, par exemple, de ce que l’on appelle l’hypersensibilité électromagnétique, une condition que la médecine ne semble pas reconnaître comme une pathologie à part entière. L’Organisation mondiale de la santé constate l’existence d’une série de symptômes comme des rougeurs, des picotements, de la fatigue, des difficultés de concentration, des palpitations cardiaques, des troubles digestifs, etc., mais pas son lien avec une exposition aux ondes électro­magnétiques. Cette position date de 2005, et il n’existe toujours pas de critères diagnostiques clairs malgré l’augmentation de notre utilisation d’appareils mobiles.

Pourtant, le sujet revient périodiquement dans les médias. Chez nous, il en a été abondamment question autour de l’implantation des nouveaux compteurs intelligents d’Hydro-Québec.

En mai dernier, près de 200 scientifiques internationaux ont lancé un appel à l’ONU et à l’OMS afin que soient définies des normes d’exposition aux ondes électromagnétiques. Il faut dire que certains chiffres avancés sont alarmants. Un professeur de neuroscience de l’Institut Karolinska, en Suède, Olle Johansson, mentionne que le nombre de personnes souffrant de cette condition atteindrait 3,5 % de la population américaine (ce qui représente tout de même 11 millions d’individus).

Si vous avez le temps, voici une de ses conférences, où il explique les tenants et aboutissants de la chose.

Un cas de jurisprudence en France?

Un jugement historique vient peut-être de donner un nouvel élan à la cause. En effet, la justice française vient de reconnaître, pour la première fois, l’existence d’un handicap grave dû à l’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques.

La plaignante, Marine Richard, est une ancienne journaliste qui souffre de symptômes depuis 2010. Selon le tribunal du contentieux de l’incapacité de Toulouse, il s’agit bien du syndrome d’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques, dont « la description des signes cliniques est irréfutable ».

« Dans ce jugement, il est estimé que sa déficience fonctionnelle est de 85 % ‘avec restriction substantielle et durable pour l’accès à l’emploi’. La justice lui accorde, en conséquence, le droit à une allocation pour adulte handicapé pour trois ans, éventuellement renouvelable, sous forme d’aide technique et d’aménagement de son logement. »

Les autres maladies du numérique

Les nouveaux maux reliés à notre mode de vie branché ne s’arrêtent pas là. Cet article répertorie cinq nouvelles conditions qu’il relie directement à l’utilisation qu’on fait de la technologie.

1. Les cervicalgies des textos ou text neck

Notre façon de regarder l’écran de nos téléphones a des conséquences sur notre cou. Plus l’angle de notre cou augmente, plus le poids imposé sur les cervicales augmente. À 15 degrés, le poids équivaut à environ 27 livres; à 30 degrés, c’est 40 livres; à 45 degrés, c’est 49 livres, etc. Ce genre de position peut amener une usure prématurée de la colonne. Une solution simple? Baissez les yeux, pas la tête, quand vous regardez votre téléphone.

2. Diminution de l’ouïe

Les études comme celle-ci, qui mettent en garde les utilisateurs d’iPod, sont nombreuses. Un sondage de 2006 de la American Speech-Language-Hearing Association mentionnait que, parmi les utilisateurs d’appareils mobiles pour écouter de la musique, 35 % des adultes et jusqu’à 59 % des adolescents écoutaient de la musique très forte.

L’article précise que les dommages causés à l’ouïe sont cumulatifs et irréversibles. Baissez donc le volume.

3. Les effets sur le cerveau

Notre constante utilisation d’appareils nous rendrait, contrairement à ce qu’on pourrait penser, moins productifs. C’est ce qu’avance cette récente étude des universités de Floride, du Michigan et de Washington. En passant nos journées devant nos ordinateurs et nos soirées (pour ne pas dire nos nuits) sur nos téléphones à scruter Facebook ou à écrire des textos, nous privons notre corps d’une période de repos bien nécessaire, ce qui a, par ricochet, un effet négatif sur notre productivité le lendemain.

Prenez donc une pause de votre écran. Après la lecture de ce billet.

4. Les rides du numérique

Oui, vous avez bien lu. Il semblerait que l’utilisation accrue de l’ordinateur aurait aussi des conséquences visibles. Cet article de 2010 mentionne qu’en passant nos journées à fixer à un écran d’ordinateur, on creuserait nos rides sur notre front et autour des yeux, en plus de se doter d’un formidable double menton causé par la position de notre cou. Joyeux, n’est-ce pas?

C’est vrai qu’on est nombreux à travailler sur des portables. On baisse donc forcément les yeux plus souvent, puisqu’on privilégie le confort de nos mains et de nos bras sur le clavier.

5.  La fatigue numérique de l’oeil

Ce n’est rien de nouveau. Bien sûr, la vue peut baisser à force de passer tout notre temps à regarder des écrans (ordinateurs, téléphones, télévision, etc.). Mais ce que je ne savais pas, c’est que ça porte un nom, le « Computer Eye Syndrome » ou la fatigue numérique de l’oeil, selon l’Association américaine d’optométrie. Vous aurez tous les conseils nécessaires sur leur page. En attendant, ça peut être une bonne idée de télécharger une application qui réduira la luminosité de votre écran, comme celle-ci ou celle-ci.

Allez, bonne pause!

 

Catégories : Société, Trucs pratiques

Maxime JohnsonWindows 95 a 20 ans

par

 publié le 24 août 2015 à 12 h 46

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Alors que Microsoft vient tout juste de lancer Windows 10, l’entreprise célèbre aujourd’hui même les 20 ans de Windows 95, sans aucun doute la version la plus importante de son système d’exploitation. Revoici ses principales nouveautés et quelques perles vidéo de 1995 tirées de YouTube.

Des nouveautés majeures

Si les systèmes d’exploitation de nos jours connaissent des mises à jour de plus en plus petites, Windows 95 représentait un véritable pas de géant pour Microsoft. Ce système a connu un succès instantané partout dans le monde, avec des ventes de 7 millions d’exemplaires en cinq semaines et 40 millions d’exemplaires pendant sa première année.

Pour les utilisateurs, Windows 95 offrait une interface grandement améliorée en comparaison avec celle de Windows 3.1. On pouvait en dire autant des fondements technologiques du système.

Menu Démarrer
La nouveauté la plus fortement associée à Windows 95 est son menu Démarrer, celui qui était au cœur de la célèbre publicité Start Me Up de Microsoft. À ce jour, le menu Démarrer demeure une caractéristique des plus importantes pour les utilisateurs de Windows, comme en témoignent la grogne qui a suivi son retrait de Windows 8 il y a trois ans et son retour en grande pompe avec Windows 10 cette année.

Barre des tâches
Une autre nouveauté intimement associée à Windows est la barre des tâches, à partir de laquelle il est possible d’accéder aux différents logiciels ouverts sur un PC. Même si celle-ci a changé depuis, la barre des tâches est toujours présente au bas de l’écran des ordinateurs utilisant Windows 10.

Les longs noms de fichiers
Longtemps un symbole de la médiocrité des PC pour les utilisateurs de Mac, les noms de fichiers qui étaient autrefois limités à 8 caractères sur DOS et Windows 3.1 sont finalement passés à une limite de 255 caractères avec Windows 95. Finis les memoirem.doc et grandliv.doc, bienvenus les Mémoire de maîtrise.doc et Grand livre comptable.doc.

« Plug and Play »
Windows 95 marquait l’arrivée des périphériques et composantes « plug and play ». Avec Windows 95, il suffisait de brancher un accessoire pour que celui-ci fonctionne, alors qu’il fallait auparavant passer par un long processus d’installation. En théorie du moins, car pendant plusieurs années, le concept échouait aussi souvent qu’il réussissait, et les disques d’installation ont continué d’être inclus avec les périphériques longtemps après le lancement de Windows 95.

Un système en 32 bits
Windows 95 marque le passage du système d’exploitation de Microsoft vers une architecture 32 bits. Le noyau de Windows 95 était écrit en 32 bits et son installation nécessitait un ordinateur équipé d’un processeur 32 bits. Plusieurs parties de Windows étaient toutefois toujours en 16 bits, tout comme une bonne partie des logiciels tiers vendus au lancement.

Windows 95 en cinq vidéos

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Microsoft a déboursé pas moins de 300 millions de dollars pour la mise en marché de son système d’exploitation Windows 95. Voici quelques-uns des vestiges de cet investissement, ainsi qu’une présentation du système par un journaliste du réseau CNET.

Start Me Up : la publicité avec les Rolling Stones

Une publicité qu’on reconnait encore aujourd’hui, avec la musique des Rolling Stones, qui auraient reçu de 3 à 8 millions de dollars pour l’utilisation de leur chanson Start Me Up (et non 14 millions de dollars, comme la rumeur le voulait à l’époque). C’était la première fois que le groupe britannique cédait les droits d’une de ses chansons pour une publicité.

Une première « cyber sitcom »

Dans une vidéo promotionnelle d’une heure mettant en vedette Jennifer Aniston et Matthew Perry de Friends, Microsoft présente les principales nouveautés de son système d’exploitation dans une « cyber sitcom », une terminologie qui n’a heureusement pas été retenue pour décrire les futures webséries.

Bill Gates présente Direct X dans Doom

Une vidéo qui n’avait pas été conçue pour le grand public, où Bill Gates vante les prouesses de Windows 95 pour les jeux vidéo, grâce à Direct X.

Bill Gates et Jay Leno au lancement de Windows 95

Un extrait de la première présentation officielle de Windows 95, par Bill Gates et Jay Leno.

Mise à l’essai de Windows 95 par CNET

Le journaliste de CNET Richard Hart qui présente Windows 95 rappelle les premières émissions de cuisine de Julia Child. Dans les deux cas, on semble expliquer des choses qui paraissent tellement évidentes de nos jours, et on s’émerveille devant une modernité qui n’a pas toujours si bien vieilli.

Catégories : Informatique