Martin LessardLe Printemps numérique 2015

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 publié le 20 mars 2015 à 14 h 19

Aujourd’hui, c’est le début officiel du printemps. C’est aussi le retour du Printemps numérique.

Le Printemps numérique souligne un vaste ensemble d’activités artistiques numériques qui se déroulent du 21 mars au 21 juin (et même après).

Sous cette étiquette commune sont réunies plus d’une centaine d’activités diverses organisées par 70 organisations qui mettent en valeur l’effervescence de la créativité numérique d’ici.

Le Printemps numérique regroupe des performances visuelles et sonores, des expériences immersives, des productions 3D, de la musique électronique de pointe, des installations, des vernissages, des conférences, etc.

Ce nom sert à signaler que toute cette mouvance appartient à un même cru (un peu comme lorsqu’on parle des vins de Bordeaux). Proposé par le CRE de Montréal, l’événement en est à sa deuxième année.

Le Printemps numérique, c’est l’emblème du dynamisme numérique d’ici sous toutes ses formes, soutenu par des organisations connues des aficionados, mais moins du grand public.

J’y ai glané quelques activités pour vous donner un aperçu. Je vous ai mis les liens directs aux événements pour plus d’information. On retrouve la liste complète ici.

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Événements

Festival MUTEK : le rendez-vous d’envergure internationale d’espaces sonores porteurs d’innovation, de nouvelles musiques électroniques et de performances audiovisuelles numériques. Du 27 au 30 mai.

IX 2015: le symposium international sur l’immersion et l’expérience propose une série de conférences, de conversations, de rencontres d’artistes, de démonstrations et de présentations. Du 20 au 24 mai.

C2-Montréal : un événement international de trois jours pour explorer la relation entre le commerce et la créativité. Du 26 au 28 mai.

Programmation complète.

Activités

Piknik Électronik : on danse au son de la musique électronique et d’une programmation éclectique au milieu du parc Jean-Drapeau, près de l’oeuvre de Calder. Tous les dimanches à partir du 17 mai.

ÉchoFab : De l’impression 3D aux microcontrôleurs en passant par la découpe laser, cet atelier vous ouvre l’accès à la fabrication numérique de pointe. Portes ouvertes tous les lundi et jeudi, de 14 h 00 à 20 h 30.

Montréal Creative III : Expo-événement pour découvrir des installations vidéo, des installations interactives, de la peinture ou de la photographie. Ouvert du mardi au samedi de 16 h à 20 h.

Programmation complète.

Projets

IGDA Montreal : le point de rencontre de l’une des plus importantes communautés de l’International Game Developers Association. Une occasion unique de voir ce que préparent les studios « Triple-A » et les studios indépendants d’ici. Mardi 21 avril à 18 h 30.

Lab Culturel : cet appel à projets culturels numériques innovants met en valeur des contenus culturels numériques québécois, de l’expérience interactive à des plateformes de participation en ligne.

Dérapage 15 : un événement unique d’exploration audiovisuelle, où des personnes de diverses disciplines sont appelées à créer une production audiovisuelle non narrative présentée à la Cinémathèque québécoise à Montréal. Mardi 5 mai.

Programmation complète.

Spectacles

Électrochoc #6: pour découvrir les différentes facettes de la musique électroacoustique. À ne pas manquer cette année, Herman Kolgen. Le 16 avril au Conservatoire de musique de Montréal.

Phos : à la Place des Arts, durant le Festival Transamérique, on peut découvrir l’illusionniste à la croisée des arts vivants, visuels et numériques, Stéphane Gladyszewski et ses expérimentations « technorganiques ». Du 28 au 31 mai.

Rouge Mékong : cinéma immersif qui réunit performance, poésie et musique en 360°. À la SAT du 2 au 16 avril.

Programmation complète.

Catégories : Événements

Dans cet âge d’or de l’actualité, il n’y a pas que les sources d’information qui se multiplient. Les trajectoires pour parvenir jusqu’à elles se diversifient également. Selon une nouvelle étude, les jeunes Américains trouvent leur principale source d’information dans les médias sociaux, et non dans les journaux, la télévision, ni même leurs sites web.

Facebook : une source importante d’actualité

Jusque-là, rien de terriblement étonnant. On commençait à s’en douter un peu. En septembre dernier, le Pew Research Center affirmait déjà que 30 % des Américains s’informaient sur Facebook.

Comme vous le savez, la force de Facebook n’est pas dans la production de contenu, mais dans la référence d’articles issus des médias. Toutefois, cela ne veut pas dire qu’on s’informe mieux. En effet, ceux qui ont découvert des nouvelles à travers Facebook passent beaucoup de temps et visitent beaucoup moins de pages sur les sites web des médias que ceux qui s’y rendent directement.

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Et quel genre de nouvelles consomment-ils? Pour environ la moitié des utilisateurs de Facebook, celles-ci figurent dans six catégories de l’actualité, mais les nouvelles liées au divertissement sont celles qui reviennent le plus souvent. Contrairement à Twitter, plateforme vers laquelle on se tourne volontiers pour avoir les dernières nouvelles, Facebook n’est pas une référence en matière d’actualité en temps réel.

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Et les jeunes dans tout ça?

Ce que l’étude citée plus haut fait ressortir, c’est la différence dans l’intention de s’informer. Selon l’étude de l’American Press Institute, près de 90 % des jeunes s’informent régulièrement sur Facebook, mais moins de la moitié d’entre eux s’y rendent avec l’intention de la trouver. En d’autres termes, s’informer sur les médias sociaux est devenu un geste accidentel.

De prime abord, cela peut paraître étonnant. Mais l’est-ce tant que ça? Ne nous arrive-t-il pas souvent d’apprendre des nouvelles grâce au bouche-à-oreille ou en écoutant distraitement la radio? Bien sûr, mais ce qui diffère, c’est la quantité des nouvelles découvertes de cette façon. Les jeunes passent tellement de temps en ligne qu’ils finissent par tomber sur une grande quantité d’information, plus grande que celle que l’écoute passive pourrait le permettre.

Les jeunes d’aujourd’hui deviennent donc des accros à l’actualité accidentels, pour reprendre les termes de cet article de The Atlantic. Ils réussissent à s’informer sans trop le chercher, ni le vouloir. L’actualité fait simplement partie d’un flot continu d’activités en ligne.

D’ailleurs, seule une minorité des 18-35 ans acceptent de payer pour s’informer. Ils sont davantage prêts à le faire pour consommer des films ou des émissions (55 %), des jeux (48 %) ou de la musique (48 %) que pour de l’information (40 %).

Au-delà du divertissement

L’étude tente de nous éloigner du cliché énoncé plus haut selon lequel les nouvelles issues des médias sociaux portent essentiellement sur du divertissement.

L’American Press Institute affirme au contraire que les médias sociaux aident à diversifier la nature des nouvelles auxquelles les jeunes sont exposés. Ainsi, 45 % d’entre eux suivraient régulièrement 5 nouvelles sérieuses ou plus. Fait étonnant, ils seraient plus enclins à suivre des nouvelles reliées à la politique, à la criminalité, à la technologie, à leur région ou à des préoccupations d’ordre social qu’à la culture populaire, aux vedettes ou à la mode.

N’en déplaise à mes amis Facebook, permettez-moi d’en douter. Et je ne suis pas la seule que ces données font sourciller. Le journaliste Derek Thompson, de The Atlantic, est également sceptique. Selon lui, dans ce genre d’étude, les gens veulent bien paraître, mais leur comportement dit tout le contraire.

Pour Thompson, les jeunes valorisent peut-être les nouvelles sérieuses, mais de là à en consommer régulièrement, il y a une marge. Pour appuyer ses dires, il fait référence à une autre étude parue le mois dernier et qui se trouve, en effet, en contradiction avec celle de l’American Press Institute. Le site News Whip mentionnait que les publications qui avaient suscité le plus d’engouement sur Facebook en janvier 2015 comprenaient assez peu de nouvelles sérieuses et pas mal plus de listes et d’histoires insolites. Voici les 15 publications les plus consultées en janvier dernier sur Facebook.

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Qui dit vrai?

 

Catégories : Médias, Société

Martin LessardSXSW : ces mutations annoncées

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 publié le 18 mars 2015 à 11 h 20

On dit habituellement qu’à SXSW, à Austin, on trouve aujourd’hui ce qui sera partout dans cinq ans.

Si c’est le cas, nous avons intérêt à attacher notre tuque avec de la broche.

À lire les billets de notre blogueur invité en résidence sur Triplex, Matthieu Dugal, qui était à Austin, nous pourrons :

  • Faire de la musique avec tout ce qui nous passe par la main (Mogeens);
  • Virer son médecin pour s’acheter des vêtements connectés, qui vont faire un suivi médical en permanence (McLaren Applied Technologies)
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  • Et même quitter notre douce moitié pour nous adonner complètement à la pornographie en réalité virtuelle (Red Light Center).

Dans la ville d’Austin, dont la devise est Keep Austin weird (que l’on pourrait traduire par « Préservons le côté bizarre d’Austin ») , la frénésie était à son comble. Les gens ont vu de quoi demain sera fait. Vous n’avez qu’à bien vous tenir, nous disent-ils.

« Nous sommes déjà dans le numérique »

Ici, au pays, où on a la tête froide, ne serait-ce qu’à cause du climat, on se demande, dubitatif, si on sera réellement obligé d’ici cinq ans d’adopter toutes ces nouvelles technologies.

Dans une interview la semaine dernière, le philosophe français Michel Serres disait ceci :

« L’innovation est invisible, mais les gens redoutent le changement. Aujourd’hui, nous sommes déjà dans le numérique. C’est fini. Il n’y a pas de doute là-dessus. En revanche, je ne sais pas quelle dimension cela va prendre. Il est impossible de le savoir. »

La technologie évolue, certes, mais ce sont les usages qui déterminent ce qui est adopté, détourné ou rejeté. Michel Serres donne l’exemple du téléphone, utilisé pour écouter l’opéra à distance. On l’appelait même théâtrophone. « Comme vous le voyez, son usage a beaucoup changé depuis. »

Les innovations vues à SXSW seront autour de nous dans un avenir rapproché, mais il n’y a rien qui dit qu’il faudra les adopter en bloc. Toutefois, la tentation sera grande.

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Devenir accro?

À un colloque à l’Université Standford (Habbit Summit), des formations sur la persuasion, le changement de comportement et le neuromarketing par le design de produit sont à l’ordre du jour.

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Avec des titres aussi éloquents que Building a Habit-forcing product for the enterprise (« Comment créer des produits qui font forcer les consommateurs à adopter de nouvelles habitudes »), on comprend qu’il ne faut pas rejeter toute la faute sur l’individu pour expliquer sa fascination pour les nouvelles technologies. Elle est inscrite dans le design du produit. Est-ce la raison d’une forme de dépendance aux nouvelles technologies?

Dans un récent billet sur le design de la dépendance, Hubert Guillaud, en fin limier des tendances émergentes, rappelle que les applications ludiques (comme Candy Crush) sont addictives parce qu’elles créent une boucle de stimulus et de réponses en nous faisant entrer dans ce qu’on appelle la zone de la machine.

« La zone de la machine, c’est quand l’esprit en arrive à oublier le corps dans la tâche à réaliser. »

On entre dans la zone de la machine, une expression de Natasha Shüll, auteure d’Addiction by design, quand on en adopte le rythme, le caractère hypnotique, la puissance de distorsion spatiotemporelle.

“Ce que Facebook et les machines à sous partagent, c’est la capacité à fournir une rétroaction rapide à des actions simples” dit Hubert Guillaud en citant un article de The Atlantic.

On commence par regarder une photo sur Instagram, puis une autre et encore une autre. Hypnotisé.

Les nouvelles technologies nous attirent si facilement dans la « zone de la machine » que nous nous sentons comme les personnes dépendantes aux machines à sous. Austin est comme un énorme casino à ciel ouvert.

Austin comme épicentre

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Pendant quelques jours, Austin nous fait entrer dans la zone de la machine, où on se grise de nos futures dépendances. Ce qu’on y présente sera, d’une façon ou d’une autre, dans nos vies demain.

Voilà pourquoi Matthieu nous écrivait de l’intérieur de cette zone : « À l’extérieur de SXSW, la vie n’est peut-être pas encore complètement gobée par l’Internet. Mais ici, elle l’embrasse goulûment avec la langue. »

Michel Serres résume pourquoi il ne faut pas avoir peur de ce qui s’annonce:

« La technique servait déjà à suppléer une déficience, comme le font ces nouveaux objets. On a ensuite inventé les lunettes pour le regard, ou encore les pacemakers. Pour autant, le fait que j’ai une canne, des lunettes ou un pacemaker n’a pas bouleversé l’humanité au point de considérer que l’on était tous obligé d’en utiliser. »

Mais ce que nous avons à nous demander, par contre, c’est quelles « déficiences » viennent combler ces nouveaux outils venus d’Austin. Et à quel point ces « déficiences » ne sont pas induites par le design même de ces outils.

Nous construisons (ou déconstruisons) nos représentations collectives de ce qui constitue notre humanité à coups des boutoirs que sont ces nouvelles applications, objets connectés ou autres plateformes numériques.

Là où Serres se trompe, c’est que les nouvelles technologies ne comblent plus seulement les déficiences humaines. Elles augmentent aussi notre potentiel.

Et c’est ça, la promesse de ce qui est appelé « l’humain augmenté, une promesse suggestive d’une fusion avec la machine-outil pour accéder à une autre dimension (jouer de la musique avec tout; des vêtements-médecins; du sexe virtuel). On jugera à l’arrivée.

Quoi qu’il en soit, il n’y a absolument rien, en ce moment, qui nous empêche d’aller au bout de cette attirance vers cette promesse d’augmentation.

L’humain est un explorateur-né et il se perçoit lui-même, maintenant, comme la « nouvelle frontière« .

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Catégories : Tendance

Maxime JohnsonNintendo mise sur les téléphones intelligents

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 publié le 17 mars 2015 à 12 h 36

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Après avoir refusé maintes fois de publier ses jeux sur les plateformes mobiles, Nintendo cède finalement aux pressions des médias et de ses investisseurs en annonçant l’arrivée de ses célèbres personnages sur les tablettes et les téléphones intelligents. Un mal nécessaire, qui pourrait être payant pour la compagnie, mais aussi lui faire très mal à long terme.

Pas de simples ports
Nintendo s’est associé au développeur japonais DeNA pour son annonce. Les deux compagnies créeront des jeux originaux entièrement conçus pour les plateformes mobiles, qui profiteront des fonctionnalités de ces appareils, comme leurs écrans tactiles.

Bref, Nintendo ne compte pas créer de ports de ses jeux existants, comme Super Mario Bros pour téléphone ou Mario Kart 64 pour tablette, mais bien des titres exclusifs, qui pourront toutefois réutiliser les personnages de la compagnie.

Ces jeux pourraient être payants ou gratuits avec des achats intégrés. Sur ce dernier point, notons que Nintendo compte surtout essayer de nouveaux modèles d’affaires, et non les modèles plus classiques de jeux semi-payants utilisés généralement par DeNA pour ses jeux mobiles.

Une console à venir
Afin de rassurer ses amateurs, Nintendo a aussi confirmé, dans une conférence de presse, l’arrivée éventuelle d’une nouvelle console, la Nintendo NX. Celle-ci devant être dévoilée pour la première fois l’année prochaine, il faudra donc attendre encore quelques années avant de pouvoir en profiter.

Notons que la compagnie prévoit aussi lancer à l’automne un service multiplateforme par abonnement, dont on ignore toujours les détails, mais qui devrait fonctionner sur Mac, PC, les plateformes mobiles et les consoles Nintendo.

Un mal nécessaire?
3ds

Outre quelques expériences récentes, le PDG de Nintendo Satoru Iwata a souvent refusé de lancer des versions mobiles de ses jeux vidéo. Un passage vers les téléphones intelligents pourrait en effet cannibaliser les ventes de consoles portatives de Nintendo, selon lui, mais aussi de ses jeux 3DS, qui se vendent jusqu’à 39 $ dans les boutiques, soit beaucoup plus qu’un jeu mobile.

Pour ce dernier, la présence des personnages comme Mario ou Link sur les plateformes mobiles pourrait aussi diminuer leur valeur à long terme.

Ces risques sont évidemment toujours présents, mais Nintendo espère que, en jouant bien ses cartes, elle pourra plutôt tirer profit des plateformes mobiles. Avec les ventes de jeux elles-mêmes, mais aussi en attirant ensuite les joueurs vers l’univers de Nintendo, vers ses consoles spécialisées et ses véritables jeux.

Les dangers sont nombreux avec une telle stratégie. Ce n’est pas pour rien que Nintendo était si froid à l’idée de s’ouvrir aux téléphones intelligents. Mais, considérant l’omniprésence des plateformes mobiles dans le monde, est-ce que Nintendo avait vraiment encore le choix?

Catégories : Jeux vidéo

Catherine MathysLe suffixe .com a 30 ans

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 publié le 16 mars 2015 à 11 h 49

Le 15 mars 1985 naissait la première adresse .com. Depuis, les suffixes se sont multipliés et on en retrouve une multitude, dont .gov pour les gouvernements, .org pour les organismes, .ca pour les adresses canadiennes et, depuis l’automne dernier, il y a même un .quebec.

Bien que le .com signifie « commercial », le suffixe est ouvert à tous et demeure de loin le plus utilisé sur Internet. Au troisième trimestre de 2014, sur un total de 284 millions de noms de domaine, on comptait 114,9 millions de .com. Le plus proche concurrent, .net, se chiffrait à 15,1 millions.

Chaque seconde, un nouveau nom de domaine .com est créé.

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De lents débuts

Le premier site à porter le suffixe .com a été Symbolics.com. Mais les autres n’ont pas suivi rapidement. Il aura fallu deux ans pour atteindre les 100 adresses .com.

De nos jours, la totalité des 500 plus grosses entreprises des États-Unis ont une adresse .com. Ces trois petites lettres sont devenues signe de prospérité.

D’ailleurs, l’entrepreneur web controversé Kim Schmitz, qui fait un retour dans l’actualité ces jours-ci, a même changé son patronyme pour Dotcom en hommage à ce suffixe qui a fait sa fortune.

L’éclatement de la bulle

Vous avez sûrement déjà entendu parler de la bulle des dotcom? Elle ne porte pas ce nom-là pour rien. Entre 1995 et 2000, l’année de son éclatement, on est passé de 9005 à plus de 20 millions d’adresses.

Ces jours-ci, on ne fait pas que souligner l’anniversaire des .com. On se souvient également des 15 ans de l’éclatement de cette bulle .com qui a suivi l’engouement de la fin des années 90.

 

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En mars 2000, les marchés avaient chuté drastiquement. En moins d’un mois, près d’un trilliard de dollars d’actions s’étaient envolés. Des dizaines d’entreprises ont fait faillite, des fortunes entières ont été décimées. L’économie américaine s’est embarquée sur une pente descendante qui allait la mener vers une récession.

Un .com résilient

Bien que les beaux jours du suffixe soient probablement derrière lui, certains domaines .com se vendent encore à prix d’or. Par exemple, le site insure.com est devenu, en 2009, le nom de domaine le plus cher de l’histoire avec son coût de 16 millions de dollars. La liste des noms de domaine les plus coûteux est ici. Et oui, ce sont tous des .com.

Cependant, de nos jours, la mode est à la personnalisation du nom de domaine.

En 2008, l’ICANN, l’autorité en charge de la régulation des noms de domaine sur Internet a lancé un programme permettant de personnaliser les extensions traditionnelles. Au fil des ans, on a donc pu voir apparaître des suffixes classés selon le secteur d’activité (.maison, .bio, etc.), selon les villes (.newyork, .paris, etc.) et, bien sûr, selon les marques (.apple, .lancome, etc.).

Avec cette diversification des suffixes et la prolifération des applications, le .com sera-t-il encore tout aussi dominant dans les prochaines années? Les paris sont ouverts.

Catégories : Internet