Maxime JohnsonMicrosoft s’attaque aux Chromebook

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 publié le 17 juillet 2014 à 8 h 03

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Les ordinateurs miniportables, principalement connus sous leur nom anglophone Netbook, auront bientôt droit à une seconde chance. Microsoft tente en effet de ressusciter le marché des ordinateurs Windows bon marché dans l’espoir de freiner un peu l’essor des ordinateurs Chromebook de Google.

Dans une conférence organisée pour les partenaires de l’entreprise plus tôt cette semaine, le directeur de l’exploitation de Microsoft, Kevin Turner, a en effet annoncé notamment l’arrivée d’ici le temps des fêtes d’un ordinateur portatif Windows 8 à 199 $, le HP Stream.

Deux autres appareils seront aussi lancés prochainement, l’Acer Aspire ES1 avec un grand écran de 15,6 pouces à 249,99 $, et un ordinateur portatif de Toshiba avec un écran de 11,6 pouces, un poids léger de 2,4 livres et un prix de 249 $.

Netbook 2.0 (ou presque)
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Les nouveaux ordinateurs dévoilés par Microsoft cette semaine n’ont en fait que très peu à voir avec les Netbook, qui ont surtout été commercialisés de 2007 à 2012 et qui étaient généralement offerts à un prix abordable, mais dans un petit format et avec une puissance limitée.

On ignore encore les caractéristiques du HP Stream, mais les deux autres appareils présentés semblent pour l’instant être passablement plus intéressants – et variés – que les anciens Netbook.

Les ordinateurs d’Acer et de Toshiba sont plus puissants que leurs prédécesseurs, les processeurs à faible consommation d’Intel ont beaucoup évolué depuis l’ère des Netbook, et ceux-ci sont offerts avec des écrans plus grands, tout particulièrement l’Acer ES1, avec son écran de 15,6 pouces.

Chromebook : un succès étonnant
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Bien peu d’analystes avaient prédit le succès que connaissent depuis quelque temps les ordinateurs Chromebook de Google.

Ces appareils sont équipés de Chrome OS, un système d’exploitation basé sur Linux et offrant principalement le navigateur Chrome comme interface.

Les Chromebook ont plusieurs avantages importants, comme leur simplicité, la possibilité de les partager facilement entre plusieurs utilisateurs, de sauvegarder toutes ses données et ses applications en ligne, de démarrer rapidement, de ne nécessiter aucune mise à jour et aucun antivirus, etc.

Un autre avantage de la plupart des Chromebook est souvent leur prix abordable. Ce prix tend toutefois à augmenter depuis quelques temps, à mesure que leurs caractéristiques s’améliorent.

Malheureusement, les Chromebook ont également des défauts majeurs. Il n’y a que très peu d’applications offertes sans connexions Internet, il est impossible d’y installer les applications Windows populaires (comme Microsoft Office), leur espace de stockage est généralement limité, ils gèrent mal les fichiers locaux et sont compatibles avec beaucoup moins de périphériques que les PC ou les ordinateurs Mac.

Malgré tout, les Chromebook connaissent un bon succès. Ceux-ci jouissent de la plus grande croissance dans le marché des ordinateurs, de plus en plus de fabricants PC ont récemment adopté la plateforme et ils accaparent maintenant des parts de marché enviables, surtout dans les entreprises et le secteur de l’éducation aux États-Unis.

Guerre préventive
La guerre annoncée entre les ordinateurs Windows bon marché et les Chromebook est à bien des égards une guerre préventive.

Même si Microsoft n’a plus son aura d’antan, la compagnie est toujours dominante dans l’industrie du PC, et les faiblesses de Chrome OS limitent pour l’instant les Chromebook à un marché de niche.

La plateforme de Google s’améliore toutefois à vitesse grand V. L’annonce au dernier Google I/O qu’il sera bientôt possible d’installer certaines applications Android sur Chrome OS pourrait notamment régler à terme le problème des applications accessibles sans connexion Internet, et la qualité des applications Web ne cesse de toute façon d’augmenter.

Malgré les avantages certains des Chromebook, leurs faiblesses sont toutefois encore bien réelles. En offrant une solution de rechange abordable et complète à ces ordinateurs portatifs, Microsoft pourrait nuire au décollage de la plateforme de Google alors que celle-ci est encore fragile.

Pourvu évidemment que ses ordinateurs bon marché soient intéressants et performants. Du moins, plus que les Netbook d’il y a quelques années.

Catégories : Informatique

La montée en puissance des technologies a fait en sorte que ce n’est plus un téléphone que nous avons dans nos poches, mais bien un ordinateur. La téléphonie mobile est souvent réduite à un simple canal de communication. Pourtant, elle a le potentiel de transformer les processus internes des entreprises.

L’annonce hier du partenariat entre Apple et IBM table justement sur ce potentiel. Ces deux sociétés se sont entendues pour offrir plus d’une centaine d’applications destinées aux entreprises intégrées verticalement, que ce soit dans le commerce de détail, la santé, la finance ou le voyage, sur la plateforme iOS.

L’entente signale une tendance de fond que veulent imposer les grands acteurs technologiques au sein des entreprises : lier écran tactile et informatique dans le nuage pour passer à l’ère post-PC.

Quand Watson utilise un iPad

IBM s’engage à vendre ses services infonuagiques, comme la gestion, la sécurité ou l’analyse d’affaires, sur des applications optimisées pour iOS seulement.

Apple adaptera son service après-vente AppleCare pour le monde des affaires. Il n’est pas dit si Apple ira jusqu’à refuser l’accès aux concurrents.

Cette union est la promesse, pour les gens d’affaires, du « big data au bout des doigts« , affirme M. Cook, président d’Apple.

C’est surtout l’espoir, pour les deux joueurs, d’occuper le territoire de demain où le monde des affaires sera géré à partir du mobile et du nuage.

Source: ZDNET

Source: ZDNET

Apple se retrouve dans une bonne position : elle est le point d’entrée d’une chaîne verticale qui allie la puissance de calcul dans les nuages d’IBM à l’aisance d’utilisation de ses appareils mobiles.

C’est ainsi que l’on voit que la sirène du tout-dans-les-nuages se fait encore plus attirante pour les entreprises.

Avec une courbe d’apprentissage quasi nulle de l’appareil lui-même (l’interface d’Apple est reconnue pour son ergonomie) et la puissance de serveurs en réseau (IBM a démontré sa maîtrise du domaine avec Watson), on comprend le pari que cette nouvelle alliance ébranlera peut-être les autres acteurs de l’industrie informatique.

Les autres acteurs

L’entente du MobileFirst pour iOS, si elle se maintient suffisamment longtemps entre Apple et IBM, représente une intégration verticale forte qui change la donne dans le secteur pour plusieurs autres acteurs.

  • Android, premier sur le marché grand public et réputé pour être plus polyvalent et ouvert, ne possède pas le même attrait auprès des très grandes entreprises. On s’attend à ce que Google et Samsung réagissent à la nouvelle alliance qui, en fait, cherche à évincer ce OS au sein des entreprises.
  • Microsoft devra elle aussi surveiller sérieusement la montée de ces deux joueurs. Cette société informatique domine le milieu des affaires depuis des décennies. Son entrée tardive dans le mobile démontre que Microsoft n’est pas indélogeable. L’alliance pourrait miner ses acquis.
  • BlackBerry, à qui le iPhone a fait très mal, risque encore plus gros dans cette histoire. L’image du fabricant de l’appareil mobile d’entreprise par excellence se ternit depuis plusieurs années, et ce type d’alliance exclusive représente un autre coup dur pour lui.

L’ère post-PC

Ce qui est appelé l’ère post-PC, c’est-à-dire cette idée que l’informatique ne passera plus par des ordinateurs de bureau ou des portables, mais par des appareils mobiles et tactiles, semble prendre du galon.

La miniaturisation aidant, et le développement tous azimuts du sans-fil aussi, les appareils informatiques dans nos poches (et éventuellement partout sur nous, lire le billet de Nadia sur la technologie prête à porter) deviennent une nouvelle façon d’accéder à de l’information et de faire des transactions en entreprise.

En déplaçant la gestion et le contrôle informatiques à la fois dans les mains des employés et dans le nuage, c’est la façon même travailler et d’exercer des activités dans une entreprise qui s’en trouve modifiée (ne serait-ce que par un déplacement des rapports de force et de contrôle). Cette nouvelle façon, post-PC, offre à la fois une plus grande mobilité à l’employé et un accès au potentiel des données volumineuses (big data), censées modifier la façon de prendre des décisions par un recoupement massif de multiples informations et de règles commerciales.

Les attentes liées aux promesses de ces données volumineuses diminueront bien un jour ou l’autre, comme je l’indiquais dans mon billet en mai dernier. Et quand l’effet de mode commencera à se dissiper, lorsqu’on reviendra à des attentes plus réalistes, c’est là que le tandem Apple-IBM aura bien fait de s’allier ainsi sur la ligne de départ.

Catégories : Affaire, Informatique, Mobile, Tendance

YouTube empruntera-t-il la stratégie de contenus exclusifs de Netflix? C’est du moins ce que rapporte Reuters. La célèbre plateforme de diffusion vidéo serait en période de discussion avec Hollywood et des producteurs indépendants afin de financer du contenu dit «premium», ou exclusif.

Un changement de philosophie

Cette volonté d’obtenir davantage de contenu exclusif de qualité montre que le produit est en pleine transition. Depuis son achat par Google en 2006, YouTube n’a pas été détrôné du segment vidéo des médias sociaux. C’était la plateforme où n’importe qui pouvait mettre en ligne n’importe quoi : vidéos de vacances, d’animaux de compagnie, et tutti quanti. Progressivement, elle est devenue le canal privilégié pour du contenu qui ne trouvait pas sa place à la télévision. Il suffit de penser au succès d’EpicMealTime ou de Jon Lajoie. Leur popularité, entièrement redevable à YouTube (et leur talent jusque-là méconnu), a aussi été récompensée en générant des revenus pour les millions de lectures de leurs vidéos.

C’est très certainement par ce contenu créé par les utilisateurs que Google a découvert la vocation de YouTube. Avec des millions de vues pour certaines vidéos (parfois des futilités absurdes : 33 millions pour 10 heures de Nyan Cat en répétition), une nouvelle ère est apparue. Des publicités ont commencé à être publiées, sur le site et pendant la lecture des vidéos. L’argument de vente était simple : le trafic généré par une quantité infinie de contenus était monstrueux. De plus, avec l’approche TrueView, la pub ne sera facturée qu’après un certain temps de lecture.

La réalité des revenus publicitaires

En réalité, Google souffre de la baisse progressive des coûts publicitaires. Le volume de publicités vendues n’augmente plus de manière aussi exponentielle qu’à l’heure des premiers grands succès de la plateforme. Google doit donc miser sur des produits exclusifs qu’il pourra vendre plus cher. En ce sens, il sera possible de réclamer plus d’argent pour une campagne publicitaire sur YouTube si elle accompagne une série exclusive.

YouTube est en mutation constante, et ces discussions en sont une autre étape. Fin juin, Google annonçait déjà les nouvelles conditions de monétisation pour les vidéoclips : les maisons de disque devront négocier une entente avec eux. Sans dire qu’on ne pourra plus y trouver de vidéos de chiens courant après leur queue, on peut s’attendre à davantage de publicités pour ponctuer nos périodes de procrastination.

Catégories : Affaire, Réseaux sociaux, Télévision

Maxime JohnsonSpotify est prêt pour le marché canadien

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 publié le 14 juillet 2014 à 11 h 57

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La compagnie suédoise Spotify s’apprête à lancer son service de musique en écoute illimitée au Canada, selon ce qui a été annoncé la semaine dernière. Bonne nouvelle pour les amateurs de musique québécoise, le catalogue de Spotify semble déjà plutôt bien garni en contenu local.

Même si Spotify n’est pas encore officiellement lancé au Canada, l’application mobile de la compagnie est maintenant offerte dans les boutiques App Store d’Apple et Google Play de Google, et l’entreprise permet de s’inscrire à une liste d’attente sur sa page d’accueil canadienne pour essayer le service.

« Nous allons commencer à envoyer des invitations sous peu », a confirmé à Radio-Canada Graham James, responsable des communications pour Spotify aux États-Unis. Ceux qui veulent essayer le service devraient s’ajouter à la liste rapidement, puisque le lancement devrait s’étaler sur plusieurs mois, conseille Graham James.

Spotify propose un service semblable à d’autres déjà implantés au Canada, comme Rdio, Google Play Music, Zik.ca, Sony Music Unlimited, Deezer et Xbox Music, où un abonnement payant d’une dizaine de dollars par mois permet d’écouter des chansons à la pièce et à volonté.

Contrairement à certains autres services du genre, la compagnie se distingue notamment par son catalogue important et son service gratuit quand même convenable, qui demande toutefois d’endurer des publicités (audio et visuelles), des fichiers sonores d’une moins bonne qualité qu’avec la version payante et une application mobile limitée.

Spotify est le service musical illimité le plus populaire du monde, avec 40 millions d’abonnés, dont 10 millions d’abonnés payants.

Et le contenu québécois?
Même si le service n’est pas encore offert au Canada, ceux qui craignaient l’absence de contenu canadien au lancement de Spotify peuvent être en grande partie rassurés.

Après quelques recherches, en accédant à Spotify à l’aide d’un compte ouvert l’année dernière aux États-Unis, on réalise que la plupart des artistes canadiens et québécois sont présents, même ceux qui jouissent d’une popularité limitée à l’extérieur du Canada.

Des artistes récents comme Les Hay Babies, Philippe B et Avec pas d’casque, des vieux classiques comme Félix Leclerc, La Bolduc ou Gaston Mandeville, des groupes plus nichés comme GrimSkunk : la majorité des artistes cherchés étaient présents, même si leur discographie était parfois incomplète.

Évidemment, d’autres artistes manquaient aussi à l’appel. Beau Dommage et François Pérusse sont absents de Spotify, même si leur musique est offerte sur d’autres services du genre, comme Rdio. Il est toutefois bon de noter que l’inverse est aussi vrai : les albums des Cowyboys Fringants sont, par exemple, présents sur Spotify, mais absent de Rdio.

Certaines chansons et certains artistes sont toutefois complètement absents de Spotify et de tous les autres services du genre.

Spotify ne sera peut-être pas le service de musique illimitée le plus complet offert au Canada à son lancement – Rdio semble toujours avoir une certaine longueur d’avance auprès des artistes canadiens –, mais son offre d’artistes canadiens devrait au moins être tout à fait convenable.

Considérant la popularité de Spotify dans le monde et son service gratuit correct, qui sert souvent de porte d’entrée pour le service payant, il faut s’attendre à ce que la compagnie connaisse un succès rapide au Canada, comme c’est le cas dans la cinquantaine d’autres marchés dans le monde où elle est présente actuellement.

Catégories : Internet, Musique

Martin LessardUne littératie pour l’Internet des objets?

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 publié le 11 juillet 2014 à 15 h 35

Le vague numérique qui envahit toutes les sphères d’activités humaines vient avec l’apparition de nouvelles technologies dites intelligentes, les « smart devices« .

The Open Interconnect Consortium (OIC)

The Open Interconnect Consortium (OIC)

Mais cette traduction de « smart » en « intelligent » pousse malheureusement à croire que cette « intelligence » serait équivalente à celle de l’être humain. En fait, smart véhicule davantage l’idée que l’outil a été programmé pour effectuer certaines actions de façon autonome, ce qui n’a rien à voir avec une quelconque aptitude de la machine à comprendre et à penser.

Comment alors faut-il interpréter ce choix erroné du mot intelligent pour traduire smart?

Je me suis surpris à me demander si cette erreur sémantique ne finirait pas par induire chez les francophones une mécompréhension de la réalité du numérique à venir.

Le changement ne réside pas dans le fait que nos outils sont plus puissants, mais dans le fait que nous ne faisons plus les mêmes choses qu’avant avec eux et qu’ils changent qui nous sommes.

Ces outils offrent une nouvelle forme d’intelligence avec le monde. Ils forment notre monde.

Les littératies à venir

Michel Cartier

Michel Cartier

Michel Cartier, professeur de l’UQAM à la retraite, penseur des changements du numérique depuis des décennies, avec qui j’ai eu une longue discussion ce matin, m’explique à quoi il faut s’en tenir :

« Entre 2000 et 2010, on a vécu en quelque sorte une époque de transition. On a quitté l’époque des industries lourdes et on est entrés dans quelque chose qui n’a pas encore de nom — mais que certains surnomment la société de la connaissance ou de l’information —, et depuis à peu près 2010, on est en rupture, la transition est finie. »

La vie du citoyen, explique-t-il, sera probablement changée durant les cinq prochaines années. Pour Michel Cartier, ce changement demande de développer une nouvelle littératie.

Le terme littératie recouvre « l’ensemble des connaissances en lecture et en écriture permettant à une personne d’être fonctionnelle en société » et peut être étendu au numérique pour inclure tout type de compétences communicationnelles qui permettent à un citoyen de fonctionner dans une société en réseau.

Avec la première vague de changements, celle de l’ère industrielle aux 18e et 19e siècles, on a vu l’apparition du train, de la mécanisation des métiers à tisser et du télégraphe. La littératie de l’époque, c’était l’alphabétisation obligatoire et massive par le truchement des premières écoles.

Le grand-père de M. Cartier était un « conteux », un « calleux de set » et un cuisinier dans un camp de bûcherons. Dans ce temps-là, on ne savait pas lire ni écrire, et le besoin de cette connaissance ne s’est fait sentir qu’avec l’industrialisation de la société.

La littératie demandée à chaque époque établit les horizons auxquels une personne peut aspirer. Le père de M. Cartier était imprimeur, et lui-même a dirigé un laboratoire de télématique : « C’est trois générations, trois littératies! »

« Là, je regarde [comment] mes petits-enfants se placent face à l’écran et l’utilisent. Une nouvelle et quatrième littératie commence à voir le jour. »

Le citoyen de demain, celui qui est éclairé et proactif du moins, aura à posséder des compétences « smarts », si vous me permettez l’expression. Il doit avoir la capacité :

  • de trouver une information pertinente, de l’analyser, de la stocker et de la rééditer au besoin;
  • de bâtir un document, qu’il soit une page web, un balado, une vidéo ou un environnement immersif, incluant des éléments de programmations quelconques;
  • de naviguer dans un espace d’information où apparaissent ces différents types de contenus et de discerner le bon du mauvais.

Ces compétences ne demandent pas une intelligence en soi, mais plutôt d’être futé, débrouillard et astucieux, « smart », quoi! Nos outils dits intelligents n’ont rien à nous montrer, sinon que c’est à nous d’être intelligents et de ne pas nous laisser emberlificoter.

« Aujourd’hui, c’est quoi la source d’un jeune? Ce n’est plus Le Devoir, La Presse ou Radio-Canada. C’est 10 000 écrans. Ce n’est pas que ce soit bien ou mal. Mais le problème qui s’en vient, c’est que cette génération s’abreuve à des sources qui ne sont plus d’ici. C’est aussi que, lorsque je cherche une chose, on me vend un produit américain : où il est mon produit de la Beauce ou de la Gaspésie? C’est parce qu’eux autres ne sont pas « en haut » à cause du PageRang [l'algorithme de tri du moteur de recherche Google] »

Se préoccuper des objets dits intelligents avant qu’ils ne s’occupent de nous

Il ne faut pas nous étonner ensuite de ne plus nous reconnaître en ligne, car ceux qui gèrent ces nouveaux systèmes ne se préoccupent pas de la façon dont nous, nous voyons le monde. Et je me demande même si nous percevons nous-mêmes tout ce qui se trame avec l’arrivée de ces futurs objets connectés.

Il y a quelques jours, des chefs de file de l’industrie informatique comme Dell, Intel et Samsung ont formé un consortium pour développer des normes ouvertes pour ce qui s’appelle l’Internet des objets.

The Open Interconnect Consortium (OIC) élaborera des spécifications et des programmes de certification pour la connexion sans fil entre n’importe quels types d’appareils qui fera partie de l’Internet des choses connectées. C’est-à-dire les normes de tout ce qui va nous entourer demain.

Alors, allons-nous être intelligents et demander qui parlera en notre nom?

Catégories : Tendance