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Les imprimantes 3D pour la maison sont maintenant abordables. Pour 500 $, on peut acheter le Solidoodle et fabriquer ses propres objets en plastique.

Jusqu’à tout récemment, une imprimante 3D coûtait de 1200 $ à 2000 $!

Qui a besoin d’une imprimante 3D?

  • Les artistes en arts visuels ou les architectes qui veulent présenter des maquettes.
  • Les artisans qui veulent avoir un prototype de leurs produits (figurines, tasses, modèles, etc.).
  • Les parents qui veulent fabriquer de petits jouets, des pièces ou des figurines pour leurs enfants.
  • N’importe quel bricoleur, finalement, qui a besoin  d’une pièce sur mesure pour réparer quelque chose.

Comment ça marche?

Les objets à fabriquer doivent être de petite taille (un cube de 6 pouces de chaque côté dans le cas du Solidoodle).

On envoie un fichier électronique à l’imprimante (un plan en 3D) et elle fait le reste. La tête de l’imprimante 3D dépose de minuscules gouttes de polymère, par épaisseur de 0,3 mm, et l’objet est fabriqué par couches successives.

Le Solidoodle utilise des filaments ABS, mais, éventuellement, des imprimantes abordables verront le jour pour d’autres types de matériau (aluminium, métal, céramique, plâtre, etc.). Déjà, des « fab lab », des ateliers où l’on met à la disposition du public ces types de machines, mais industrielles, permettent de fabriquer des objets plus grands à peu de frais.

Si vous maîtrisez les logiciels 3D, ce ne sera pas compliqué pour vous de fabriquer des plans. Pour les autres, il existe des plans, gratuits, accessibles en ligne.

La liste des plans d’objets offerts peut vous sembler anecdotique aujourd’hui, mais dans quelques années, vous verrez, il y aura bien quelque chose qui vous plaira!

Quelles objets peut-on fabriquer?

Cliquez sur l’image pour avoir plus de détails.

Soucoupe à oeuf

Moule à chocolat

Jeu Connect Four

Porte-sacs

Téléphone iPhone

Pièces de plomberie

 

L’univers des objets en expansion accélérée

Et le plus extraordinaire là-dedans c’est que, de la même façon qu’on a vu un partage sans limites de l’information dans la dernière décennie, on verra apparaître des plans 3D pour toutes sortes de choses, faites par des passionnés, uniquement dans le but de rendre accessible leur réalisation.

Le choc qu’ont subi les médias avec le web se répétera dans l’industrie des objets manufacturés…

Catégories : 3D, Innovation, Tendance

Laurent LaSalleFacebook dévoile son App Center

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 publié le 10 mai 2012 à 13 h 20
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Popularisé en grande partie par Apple depuis la deuxième version de son système d’exploitation pour iPhone, parue en 2008, le concept de l’App Store (et de ses applications) est désormais omniprésent dans la majorité des produits électroniques connectés au web. Votre téléviseur est maintenant intelligent. Votre réfrigérateur veut communiquer avec votre téléphone afin de vous maintenir à jour sur son contenu. C’est à peine si votre grille-pain ne vous offre pas l’option de diffuser les tweets de votre réseau.

De son côté, Facebook proposera lui aussi son magasin d’applications, nommé App Center. Après tout, le réseau social permettait le développement d’applications tierces bien avant le lancement de l’iPhone. Les vétérans se souviendront de Scrabblicious, l’un des premiers succès de la plateforme – bien avant FarmVille.

C’est d’ailleurs à se demander les raisons qui justifient pourquoi Facebook n’a pas instauré l’App Center bien avant. Mais bon, « vaut mieux tard que jamais », me direz-vous…

Promouvoir des applications Android et iOS

Vous avez bien compris. Aussi étrange que ça puisse paraître, Facebook ne fera pas seulement la promotion d’applications roulant sur son réseau, mais également des applications roulant sur des plateformes indépendantes. On comprend mieux la logique derrière cette décision lorsqu’on connaît la condition pour qu’une application soit incluse dans l’App Center : les candidats doivent offrir l’option de se créer un compte par le biais de Facebook Connect.

Mais comment Facebook peut-elle vendre une application iOS lorsque celle-ci est distribuée exclusivement via l’App Store? En redirigeant les internautes vers l’application souhaitée sur iTunes, tout simplement. Il en sera de même avec les applications Android et l’Android Market.

On retrouvera donc dans l’App Center des applications mobiles, des applications web gratuites et – tenez-vous bien – des applications web payantes. Facebook aura non seulement l’occasion de faire de l’argent avec ce système (avec 30 % de frais de gestion), mais il souhaite surtout attirer les programmeurs à développer pour une plateforme ouverte (en HTML5) plutôt que de le faire pour un système d’exploitation propriétaire.

Le plus beau dans cette initiative est que Facebook utilisera son réseau comme tremplin pour mieux faire ce qui se fait déjà ailleurs : vous inciter à vous procurer tel ou tel produit à l’aide des recommandations de vos proches, ou le simple fait que 10 de vos amis utilisent une certaine application.

Comment la concurrence réagira-t-elle?

De prime abord, il n’y a aucune raison pour qu’Apple ou Google ne soient pas ravis par cette vitrine supplémentaire faisant la promotion de leurs produits. Certes, il s’agit ultimement de transférer l’intérêt des développeurs vers une autre plateforme, mais puisque l’App Center invitera également les internautes à transiger chez Apple et Google, cette relation avec Facebook est bénéfique pour tous.

En attendant son lancement, qui devrait avoir lieu la semaine prochaine, est-ce que quelqu’un chez Facebook peut s’amuser à trouver ce qui ralentit l’application mobile depuis quelques mois, tant sur iOS que sur Android? C’est vraiment lent…

Catégories : Internet, Réseaux sociaux

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Gordon Bell - crédit Queensland University of Technology sur Wikimedia Commons.

La semaine prochaine, le Tout-Montréal techno sera en effervescence de par la présentation en synergie de trois événements importants de l’industrie, soit Boule de Cristal, Webcom et Mixmédias Montréal. De grands noms qui pensent et développent le web participeront aux conférences et panels, dont Gordon Bell, pionnier de l’informatique et du web, auteur (avec Jim Gimmel) de Total recall et de Your life, uploaded et chercheur principal chez Microsoft. Après la lecture de Your life, uploaded, j’ai eu envie de poser quelques questions à ce chercheur légendaire.

Noter, classer et indexer la mémoire : le Memex

Gordon Bell est reconnu pour ses recherches sur la mémoire électronique et MyLifeBits (Mes parcelles de vie). Dans le livre Your life, uploaded, il élabore entre autres le concept de « lifelogging » ou si vous préférez « entrée de vie », qui consiste à enregistrer et à classer toute votre mémoire à des fins pratiques, mais aussi pour en tirer quelques enseignements. Lorsqu’on lui demande s’il y a un lien avec la philosophie humaniste, par exemple avec Montaigne qui parlait de lui pour nous amener à réfléchir sur notre condition, il me dit que pour l’instant, nous n’en sommes pas là… « C’était d’abord une préoccupation technologique – pouvons-nous le faire? Et pouvons-nous rendre cela utile –, et c’est le concept de Memex, tiré d’un article de Bush, qui nous a inspirés. » Il réfère ici à Vanevar Bush, qui, dans les années 40, créa le mot-valise « Memex » à partir de mémoire et index. « Mais, ajoute-t-il, les gens se sentent interpellés à l’idée d’être diaristes. Et ce que la technologie peut leur apporter, c’est un programme qui leur permet de créer un journal en ligne pour répertorier tout le contenu que l’e-mémoire emmagasine.»

Mais peut-on s’imaginer que la personne qui produit son e-mémoire pourra, au-delà du legs, apprendre elle aussi de ce processus? Gordon Bell précise alors que « oui, le lifelogging est un système qui peut aider une personne à développer son sens de l’observation et à apprendre de ce qu’elle observe ».

Apprendre et gérer la connaissance

Dans un précédent billet, je vous parlais de la gestion de la connaissance et de son importance dans un processus innovant. J’ai fait part à cet éminent chercheur de ma perception, c’est-à-dire que nous n’en sommes qu’au tout début de ce que nous pouvons appeler la gestion de la connaissance. Gordon Bell me répond que « nous sommes aux premiers jours de ce phénomène. Il y a de multiples outils et les compagnies travaillent pour créer des systèmes afin de soutenir l’organisation de toutes ces données pour mieux « gérer » chacune d’elles. Les plus récents enjeux dans ce domaine, me dit-il, sont de mieux comprendre le contexte de travail propre à chaque individu pour mieux adapter les outils. »

Un dossier de santé électronique, mais géré par le patient

Au sujet des dossiers de santé en ligne, le Québec a connu quelques faux espoirs. Et en discutant avec Bell, on se demande si l’informatisation des dossiers de santé doit partir de l’État pour descendre vers le citoyen ou si le contraire ne serait pas souhaitable. Il existe déjà des systèmes faits pour le patient, dont celui de Microsoft, HealthVault, qui propose que chaque patient soit en contrôle de son propre dossier de santé. Je lui demande si cette responsabilité de l’individu ne va pas de pair avec tout le processus de l’e-mémoire, même dans la gestion des renseignements de santé. Gordon Bell me répond, et les tenants de Microsoft n’en seront pas surpris, « nous sommes convaincus que tous les renseignements d’une personne doivent être accessibles et peut-être même sous sa responsabilité. Dans le cas du dossier de santé, chaque personne doit impérativement avoir une copie des données de son dossier fournie par les services de santé. »

Et la vie privée dans tout cela?

Comme vous le constatez, cette histoire de lifelogging est beaucoup plus sérieuse et porteuse pour le futur que nous le semblent parfois nos discours sur les blogues. Mais qu’en est-il de cette distinction entre le lifelogging et le lifeblogging? Le blogueur de vie (lifeblogger) tend à répandre une grande quantité d’information privée et en fait même le but de ses publications, tandis que l’idée du lifelogging est de consigner toute cette information, mais de n’en publier, au besoin, que des extraits choisis. Dans un contexte où les réseaux sociaux nous vendent à grand renfort sémantique l’idée qu’il faut partager toujours plus (même notre intention de faire un don d’organes), pouvons-nous imaginer qu’une ère de modération succédera à cette ère du dévoilement intégral? « Nous en sommes seulement au commencement de ce réseautage social sur le plan tant global ou des systèmes qu’individuel. Les gens commencent tout juste à comprendre ce qu’ils veulent vraiment partager et ce qu’ils préfèrent garder privé. On voit même des gens qui éprouvent une fatigue du partage sur les réseaux sociaux et qui se retirent. La question est donc : Pour encore combien de temps trouvera-t-on pertinent de tout partager? »

Il n’en demeure pas moins que le concept de vie privée est grandement remis en question… « La vie privée, me dit Gordon Bell, est constamment redéfinie au sein de différents pays, voire dans les différentes régions d’un pays et ensuite par chaque nouvelle génération. Au final, je crois que les gens vont distinguer ce qu’ils veulent partager avec le monde, leurs amis, leur famille ou… garder pour eux. »

Gordon Bell sera conférencier à Boule de Cristal, le 15 mai.

Catégories : Affaire, Événements, Futur, Livres, Réseaux sociaux, Société

Martin Lessard#RadioLondres : le code secret des élections

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 publié le 8 mai 2012 à 12 h 19
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Durant les présidentielles en France, un curieux mot-clic a circulé : #RadioLondres. C’était le délire : plus de 4000 tweets à l’heure!

Des internautes français rusés ont tweeté les résultats avant l’heure légale sous cette forme inédite.

Or, un peu comme ici au pays, la loi française interdit la diffusion de sondages ou des résultats partiels avant la clôture des bureaux de vote (pour éviter qu’ils n’influencent les électeurs).

Et cette loi inclut aussi Internet. Mais sur Twitter, durant l’élection française de dimanche, les résultats circulaient, accessibles à qui savait les décoder.

Les Français twittent aux Français

La vraie Radio Londres, durant la Seconde Guerre mondiale, était destiné à transmettre des messages codés aux résistants français. On connaît tous les fameux vers de Verlaine, « les sanglots longs des violons de l’automne« , qui ont donné le signal du débarquement de 1944.

#RadioLondres, plus modeste, est un mot-clic utilisé par les internautes durant le jour de vote (au premier et second tour) pour signifier que leur message était codé. Les messages indiquaient des estimations des résultats officiels à venir.

« Poulet sorti du four avant la fin de la cuisson. Température de la cuisse gauche : 54 °C. Côté droit, les carottes sont cuites. »

« En Martinique le rhum hongrois n’est distillé qu‘à moins de 32 degrés alors que le hollandais est + de 68 degrés. »

« #Lesaviezvous Les Pays-Bas seraient la destination préférée de près de 63 % des Français des DOM-TOM. #radiolondres »

Et bien sûr, l’humour était au rendez-vous :

« On me signale qu’une calèche hongroise vient d‘être arrêtée à Varennes… »

Une allusion à la fuite de la famille royale lors de la Révolution française de 1789.

Qui peut arrêter une foule?

N’allez pas croire que tout sur #RadioLondres était véridique, loin de là. C’était plutôt la foire, et bien malin celui qui pouvait facilement deviner quels étaient les vrais résultats.

Mais l’exercice montrait bien le besoin de réformer une loi qui date d’un autre temps.

Que peut faire la loi quand des messages de recettes de gâteau contiennent les résultats avant l’heure légale de divulgation? Doit-on donner une amende à ceux qui utilisent un mot-clic réputé pour contourner la loi?

Bien sûr, la source du problème provient de l’existence même des ces sondages. Sans ces résultats, nul besoin de dire que #RadioLondres n’aurait rien eu à se mettre sous la dent.

Twitter, agent de démocratie?

Pour la France, ce sont les pays limitrophes qui créent une pression en divulguant les sondages avant l’heure. Au Canada, c’est le décalage horaire qui permet aux résultats partiels de circuler.

En janvier dernier, le gouvernement Harper a annoncé qu’il présentera un projet de loi visant à supprimer les articles de la Loi électorale du Canada interdisant la diffusion prématurée de résultats du scrutin.

Élections Canada appuie l’idée de modifier la loi :

« [L]’utilisation croissante des médias sociaux remet en question non seulement l’aspect pratique de la loi, mais aussi son utilité dans un monde où la distinction entre les communications privées et publiques s’érode rapidement. » (source)

#RadioLondres a été la démonstration hilarante qu’il vaudrait mieux réformer cette loi que de tenter de la faire sévir à l’heure où tout le monde est devenu un média.

(photo Kangrex)

Catégories : Réseaux sociaux

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L’été arrive à grands pas, et pour plusieurs d’entre nous, la saison est synonyme de vacances. Vous voulez organiser un séjour en Espagne ou peut-être visiter le Japon? Ça tombe bien, puisque l’agence Toxa a lancé la semaine dernière Unique, un portail qui entend révolutionner les guides destinations.

Par contre, si vous espériez être en mesure de planifier votre prochain voyage à partir de cet outil, vous surestimez grandement les capacités du service en question.

Un amalgame de belles capsules vidéo

Le site propose une première série de vidéos tournées dans sept grandes villes : Bruxelles, Londres, Madrid, Montréal, Paris, Rome et Toronto. Ces contenus sont présentés dans « Nos microguides », la section éditoriale du site.

En revanche, si vous voulez vous rendre ailleurs qu’en Europe ou au Canada, vous devrez vous rabattre pour l’instant sur la portion communautaire du site, intitulée « Vos microguides », où l’on invite les utilisateurs à proposer leurs propres recommandations. Contrairement au contenu éditorial, la participation communautaire se résume à une adresse munie d’une courte description et d’une ou de deux photos.

C’est d’ailleurs le principal reproche que je fais à l’initiative : nulle part on nous offre une déclinaison textuelle des contenus proposés par Unique. Les guides papier ont le défaut d’être figés dans le temps et risquent par conséquent de devenir rapidement désuets. L’alternative moderne aurait été de profiter du fait que le web est un médium dont le contenu peut facilement être mis à jour pour inclure des renseignements complémentaires de façon textuelle. Sans compter que l’information transmise dans les capsules vidéo est incomplète, voire superficielle.

Néanmoins, si vous avez la chance de planifier votre voyage par le biais d’autres outils, je dois admettre que ces capsules vidéo sont très inspirantes. Elles vous donneront envie de devancer la date de votre départ.

Consommez, consommez, consommez

L’approche d’Unique se limite à quatre grandes catégories d’adresses : restaurants, cafés, bars et expériences. Pour chaque destination, les adresses sont présentées sous quatre itinéraires thématiques : ADN présente les incontournables, LUX propose des expériences de haut niveau, BUZ rassemble les endroits plus branchés et HIP dévoile les adresses les plus hips.

Vous voulez connaître les meilleures lignes aériennes selon l’endroit que vous désirez visiter, ou vous familiariser avec les différents aéroports de votre destination afin de faire le bon choix quand viendra le moment de réserver votre vol? Peut-être désirez-vous qu’on vous vulgarise le système de transport en commun, pour ainsi opter pour la voie écologique lors de vos déplacements? Qu’en est-il des musées ou des festivals, existe-t-il des forfaits économiques ou des expositions à ne pas manquer?

Balivernes! Toutes les lignes aériennes se ressemblent de toute façon. Prenez des taxis et rendez-vous d’un restaurant à l’autre, c’est beaucoup plus simple que de vous intéresser au mode de transport local. C’est du moins ce qu’on tente de nous faire croire.

Un guide gourmand de base pour globe-trotteurs avertis

J’aurais aimé qu’on me conseille sur les meilleures dates pour visiter tel ou tel pays, qu’on me résume mieux les restaurants (leurs menus et la moyenne du prix d’un repas), qu’on offre le service similaire aux autres guides papier.

En fait, Unique n’est pas un guide destination, c’est plutôt un guide gourmand de base pour globe-trotteurs avertis. On saura vous inspirer sur votre destination, mais vous devrez faire vos devoirs vous-mêmes.

Il va de soi que je suis plutôt exigeant, lorsqu’on considère que le service est gratuit. C’est peut-être d’ailleurs le plus grand défaut d’Unique : vous en aurez pour votre argent.

Catégories : Réseaux sociaux, Tendance