Billets classés sous la catégorie « Trucs pratiques »

Catherine MathysLes nouvelles maladies de l’ère numérique

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 publié le 25 août 2015 à 13 h 14

Aimeriez-vous vivre dans une ville sans aucune connexion sans fil? C’est la réalité des résidents de Green Bank, en Virginie-Occidentale. Pas de signal cellulaire, pas de routeurs, pas d’antennes de diffusion. Pour nombre d’entre nous, ce serait sûrement un cauchemar, mais pour d’autres, c’est une coupure essentielle pour leur santé.

Un mal que la science peine à reconnaître

Avec l’ère numérique sont apparus de nouveaux maux. Certains souffrent, par exemple, de ce que l’on appelle l’hypersensibilité électromagnétique, une condition que la médecine ne semble pas reconnaître comme une pathologie à part entière. L’Organisation mondiale de la santé constate l’existence d’une série de symptômes comme des rougeurs, des picotements, de la fatigue, des difficultés de concentration, des palpitations cardiaques, des troubles digestifs, etc., mais pas son lien avec une exposition aux ondes électro­magnétiques. Cette position date de 2005, et il n’existe toujours pas de critères diagnostiques clairs malgré l’augmentation de notre utilisation d’appareils mobiles.

Pourtant, le sujet revient périodiquement dans les médias. Chez nous, il en a été abondamment question autour de l’implantation des nouveaux compteurs intelligents d’Hydro-Québec.

En mai dernier, près de 200 scientifiques internationaux ont lancé un appel à l’ONU et à l’OMS afin que soient définies des normes d’exposition aux ondes électromagnétiques. Il faut dire que certains chiffres avancés sont alarmants. Un professeur de neuroscience de l’Institut Karolinska, en Suède, Olle Johansson, mentionne que le nombre de personnes souffrant de cette condition atteindrait 3,5 % de la population américaine (ce qui représente tout de même 11 millions d’individus).

Si vous avez le temps, voici une de ses conférences, où il explique les tenants et aboutissants de la chose.

Un cas de jurisprudence en France?

Un jugement historique vient peut-être de donner un nouvel élan à la cause. En effet, la justice française vient de reconnaître, pour la première fois, l’existence d’un handicap grave dû à l’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques.

La plaignante, Marine Richard, est une ancienne journaliste qui souffre de symptômes depuis 2010. Selon le tribunal du contentieux de l’incapacité de Toulouse, il s’agit bien du syndrome d’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques, dont « la description des signes cliniques est irréfutable ».

« Dans ce jugement, il est estimé que sa déficience fonctionnelle est de 85 % ‘avec restriction substantielle et durable pour l’accès à l’emploi’. La justice lui accorde, en conséquence, le droit à une allocation pour adulte handicapé pour trois ans, éventuellement renouvelable, sous forme d’aide technique et d’aménagement de son logement. »

Les autres maladies du numérique

Les nouveaux maux reliés à notre mode de vie branché ne s’arrêtent pas là. Cet article répertorie cinq nouvelles conditions qu’il relie directement à l’utilisation qu’on fait de la technologie.

1. Les cervicalgies des textos ou text neck

Notre façon de regarder l’écran de nos téléphones a des conséquences sur notre cou. Plus l’angle de notre cou augmente, plus le poids imposé sur les cervicales augmente. À 15 degrés, le poids équivaut à environ 27 livres; à 30 degrés, c’est 40 livres; à 45 degrés, c’est 49 livres, etc. Ce genre de position peut amener une usure prématurée de la colonne. Une solution simple? Baissez les yeux, pas la tête, quand vous regardez votre téléphone.

2. Diminution de l’ouïe

Les études comme celle-ci, qui mettent en garde les utilisateurs d’iPod, sont nombreuses. Un sondage de 2006 de la American Speech-Language-Hearing Association mentionnait que, parmi les utilisateurs d’appareils mobiles pour écouter de la musique, 35 % des adultes et jusqu’à 59 % des adolescents écoutaient de la musique très forte.

L’article précise que les dommages causés à l’ouïe sont cumulatifs et irréversibles. Baissez donc le volume.

3. Les effets sur le cerveau

Notre constante utilisation d’appareils nous rendrait, contrairement à ce qu’on pourrait penser, moins productifs. C’est ce qu’avance cette récente étude des universités de Floride, du Michigan et de Washington. En passant nos journées devant nos ordinateurs et nos soirées (pour ne pas dire nos nuits) sur nos téléphones à scruter Facebook ou à écrire des textos, nous privons notre corps d’une période de repos bien nécessaire, ce qui a, par ricochet, un effet négatif sur notre productivité le lendemain.

Prenez donc une pause de votre écran. Après la lecture de ce billet.

4. Les rides du numérique

Oui, vous avez bien lu. Il semblerait que l’utilisation accrue de l’ordinateur aurait aussi des conséquences visibles. Cet article de 2010 mentionne qu’en passant nos journées à fixer à un écran d’ordinateur, on creuserait nos rides sur notre front et autour des yeux, en plus de se doter d’un formidable double menton causé par la position de notre cou. Joyeux, n’est-ce pas?

C’est vrai qu’on est nombreux à travailler sur des portables. On baisse donc forcément les yeux plus souvent, puisqu’on privilégie le confort de nos mains et de nos bras sur le clavier.

5.  La fatigue numérique de l’oeil

Ce n’est rien de nouveau. Bien sûr, la vue peut baisser à force de passer tout notre temps à regarder des écrans (ordinateurs, téléphones, télévision, etc.). Mais ce que je ne savais pas, c’est que ça porte un nom, le « Computer Eye Syndrome » ou la fatigue numérique de l’oeil, selon l’Association américaine d’optométrie. Vous aurez tous les conseils nécessaires sur leur page. En attendant, ça peut être une bonne idée de télécharger une application qui réduira la luminosité de votre écran, comme celle-ci ou celle-ci.

Allez, bonne pause!

 

Martin LessardComment vérifier la vitesse d’un site web?

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 publié le 15 septembre 2014 à 18 h 21

Les démangeaisons : il s’agit d’en parler pour que l’on se mette à se gratter.

Certains ont l’impression que lors du lancement d’un nouvel iPhone, le leur devient subitement plus lent.

Quand Catherine Mathys nous signale dans Triplex qu’il existe un « jour du ralentissement web » (Internet Slowdown Day), nous avons l’impression que ce jour-là, tous les sites sont lents.

Quand j’ai parlé de l’alerte de tempête solaire imminente, une tempête capable de perturber nos gadgets technos et nos télécommunications, certains m’ont écrit qu’ils ont perçu que leur fournisseur d’accès était plus lent que d’habitude.

Bien sûr, tout cela n’est qu’hallucination. Mais existe-t-il une façon de savoir, par exemple, quand un site est réellement lent?

Des outils en ligne pour vous aider

La façon la plus rationnelle de vérifier si un site web est lent, c’est de le comparer avec d’autres sites et de le tester à partir d’un autre point que son propre point d’accès à Internet.

Avant toute chose, il faut vérifier s’il est possible que le problème soit de votre côté, et non sur l’ensemble du réseau.

1) Testez votre connexion

En cliquant ici, vous pouvez tester votre bande passante : speedtest.net

speedtest

Le débit de votre connexion est exprimé en kilobits transférés par seconde (kbit/s). Il doit normalement correspondre au débit que votre fournisseur vous a promis.

Si tout va bien, vous pourrez passer aux autres tests.

2) Testez si la page est hors connexion pour tous

Le fait que vous ne puissiez pas accéder à une page peut s’expliquer de multiples façons, mais il se peut que ce ne soit pas la page en question la source du problème.

Un moyen de le savoir est de vérifier si, par un autre chemin, on tombe sur le même problème.

Le site « down for everyone or just me? » permet de voir si vous êtes le seul à avoir des problèmes avec la page web.

speedtest

Le site vous dira si le problème est simplement de votre côté ou s’il est constaté par tous (du moins par ce site et vous).

3) Tester si le site est lent

Il faut distinguer ici le « serveur » de son « contenu ».

On peut faire l’analogie avec se rendre au magasin (le temps d’accès à un serveur) et se faire servir au comptoir (accéder à son contenu). Il faut séparer ces deux temps.

Le service de Ping est un service qui vérifie le temps d’accès à un serveur. Accéder à son contenu est une autre paire de manches.

Ping calcule en millisecondes le temps pour se rendre au serveur (au magasin) et varie parfois beaucoup, voilà pourquoi il faut tester plusieurs fois et prendre une moyenne.

Si vous êtes sur Windows, vous avez tous une application qui s’appelle Command Prompt. Sur Mac ou Linux, il s’appelle Terminal.

Il faut simplement l’ouvrir et écrire « Ping » et l’adresse du site web. Exemple :

myping

Et la réponse sera quelque chose comme :

pingtriplex

Si vous préférez, il existe des outils en ligne.

Moi, j’aime bien ping.eu, pour sa simplicité:

ping-eu-srcLes valeurs obtenues sont en millisecondes : c’est en comparant avec d’autres sites que vous aurez un aperçu de leur vitesse d’accès relative.

Vous pourrez ainsi avoir une idée de quel serveur est plus le rapide et quel autre est le plus lent à un moment donné.

Quand on vous parlera de lenteur sur le web la prochaine fois, vous aurez des outils pour vérifier.

Avec la démocratisation des caméras montées, comme les caméras Go Pro ou Google Glass, on voit apparaître de plus en plus de vidéos qui documentent un parcours ou un moment précis.

Malheureusement, ces vidéos sont parfois beaucoup trop longues et ennuyeuses.

Certains, pour régler ce problème, font des vidéos en accéléré (timelapses), qui permettent de mieux résumer un parcours ou un événement.

Malheureusement encore, ces vidéos en accéléré accentuent les mouvements, et l’image est si instable qu’on en a la nausée.

Par exemple :

Adoucir les mouvements de caméra

Trois chercheurs de Microsoft ont développé une façon de condenser et de stabiliser ce type de vidéo à la première personne pour donner un rendu plus souple et professionnel.

Dans une démonstration assez époustouflante, on voit comment ils ont réussi à lisser les images, leur donnant presque un air d’image générée par ordinateur.

Cette vidéo vous convaincra :

La technique consiste à cartographier le parcours et à donner un nouveau rendu d’images d’un point de vue différent pour adoucir les sauts et les tournants brusques dans la vidéo originale.

Leur logiciel crée une carte 3D des lieux où a été tourné le film original, puis recrée les photos selon la meilleure trajectoire qui adoucit les mouvements de caméra.

Cette trajectoire est créée par un algorithme qui extrapole les images intermédiaires entre deux images clés (comme on le ferait pour un dessin animé) et génère une vidéo de haute qualité qui assure la stabilité d’une image à l’autre.

Dans un simple accéléré, des images sont retirées, ce qui brise les raccords d’une image à l’autre. Dans cet hyperlapse, les images sont reconstruites pour éviter ces bris de raccord.

Hyperlapse : l’accéléré des professionnels

L’hyperlapse, un terme apparu la première fois pour une vidéo sortie sur Vimeo en 2012 (Voir Berlin Hyperlapse), permet de redynamiser des ensembles de photos pour qu’ils soient agréables à consulter.

Un exemple fantastique de ça est Google Street Views Hyperlapse, qui recrée des parcours à partir des photos prises comme si c’était une vidéo originale.

Les chercheurs de Microsoft n’ont pas précisé quand leur solution pourrait être un jour commercialisée, mais ils estiment que ce sera éventuellement une application offerte sur Windows.

hyperlapse

Maxime JohnsonCinq cadeaux technos à moins de 50 $

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 publié le 9 décembre 2013 à 11 h 36

Trouver un cadeau à prix abordable pour plaire aux technophiles n’est pas une mince affaire. Pour vous aider à choisir le présent idéal, voici cinq idées technos à moins de 50 $ à considérer pour Noël.

Lomography Konstruktor DIY Kit
Konstruktor

Ceux qui avaient assez de patience pour construire des modèles réduits lorsqu’ils étaient jeunes pourraient raffoler du Konstruktor, de Lomography, un appareil photo reflex à monter soi-même. L’opération, qui prend en moyenne une à deux heures, devrait permettre de mieux comprendre les rouages d’un appareil photo et, en prime, de posséder par la suite un véritable appareil compatible avec les films 35 mm.
Prix : 35 $, plus livraison

Urbanears Humlan
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La compagnie Urbanears connaît beaucoup de succès avec son casque d’écoute Plattan (59 $). Son nouveau petit frère est offert à un prix un peu plus abordable et une conception qui permet de laver les pièces de tissu du casque à la laveuse. Bonne nouvelle, le casque conserve la fonctionnalité ZoundPlug, qui permet de partager ce qu’on écoute avec une seconde paire d’écouteurs (pratique pour regarder un film à deux sur une tablette dans l’autobus, par exemple). Offert dans une dizaine de couleurs différentes.
Prix : 49,99 $

This Is Ground Cord Taco
thisisground

Pour les budgets plus limités, les Cord Taco de This Is Ground permettent de gérer ses différents câbles (téléphone intelligent, tablette, etc.) avec beaucoup de style, grâce à cinq rondelles de cuir (offertes en différentes couleurs) repliables en forme de taco. Notons que l’entreprise offre aussi plusieurs autres produits en cuir du genre, comme un portefeuille pour son téléphone intelligent ou des étuis pour tablettes.
Prix : 24,99 $

Wemo Switch
belkin-wemo-switch-2

La prise Wemo Switch permet d’allumer ou d’éteindre un appareil électrique à distance, à l’aide d’un téléphone intelligent. Mieux encore, la prise est compatible avec le service en ligne If This Then That (IFTTT), qui permet la création de programmes automatisés (allumer les lumières du sapin de Noël lorsque le soleil se couche, allumer l’appareil lorsque j’envoie un message texte à un numéro prédéfini, etc.). Qui a dit que la domotique était chère?
Prix : 49,99 $

BlackBerry Music Gateway
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Votre système audio fonctionne encore, mais il ne bénéficie pas de fonctionnalités modernes comme la compatibilité sans fil? Ce tout petit accessoire de BlackBerry rend votre système compatible avec la technologie Bluetooth, ce qui permet de contrôler sa musique à distance (jusqu’à 10 mètres environ) avec un téléphone intelligent ou une tablette. Compatible avec toutes les marques d’appareils mobiles, mais les propriétaires d’un BlackBerry récent bénéficieront en plus de la technologie de communication en champ proche (NFC) pour simplifier l’installation.
Prix : environ 39,99 $

Martin Lessard5 applications pour se déplacer à Montréal

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 publié le 20 novembre 2013 à 13 h 03

C’est probablement le nouveau maire de Montréal, avec son penchant pour la « ville intelligente » qui va apprécier. On abuse peut-être du mot « intelligent », car c’est une mauvaise traduction de smart, mais on comprend l’idée. Voici cinq applications mobiles qui conjuguent intelligemment  les nouvelles technologies avec le transport. Taxi et location d’auto sont à la portée d’un clic comme jamais auparavant!

voiturevolante

Hailo

Arrivée cet automne, cette application mobile (iOs et Android) qui vient de Grande-Bretagne vous permet de repérer un taxi au-delà de votre horizon (fini l’attente angoissante au bord d’une rue). L’application vous dit où il est, dans combien de temps il arrivera et le chemin qu’il prend pour venir vous chercher. Comble de bonheur, on peut payer à même son téléphone mobile (carte de crédit préenregistrée obligatoire).

Uber

Mise en place aussi en automne, cette application mobile américaine (iOs et Android), offre sensiblement les mêmes services de courtier en taxi que Hailo à Montréal. Dans certaines autres villes, le service s’étend pour inclure le choix du véhicule, y compris celui d’une limousine. Vous pouvez, comme avec Hailo, « noter » votre chauffeur.

Tag-Taxi

Depuis l’an passé, les utilisateurs montréalais ont accès aux 1000 véhicules de Taxi Diamond (Taxi Coop, le partenaire de départ, avec ses 300 taxis, n’a pas renouvelé l’expérience). Au lieu d’appeler un numéro central, l’utilisateur fait affaire directement avec le chauffeur de taxi, éliminant l’aller-retour avec un répartiteur pour gagner du temps. Mais Taxi-tag (iOs et Android) ne court-circuite pas la relation entre la compagnie de taxi et le chauffeur, contrairement à Hailo et à Uber, où l’opération se fait de gré à gré avec les chauffeurs participants.

Taxi Diamond 

La compagnie partenaire de Tag-taxi a aussi son application personnalisée qu’elle continue de maintenir. La dernière mise à jour a été faite à la fin du mois d’octobre. C’est la première application du genre à Montréal à ma connaissance et Gina Desjardins en avait fait un billet ici sur Triplex au début de 2012. La dernière mouture permet d’ajouter des points Air Miles avec les kilomètres parcourus.

Car2go

On change de catégorie. Vous souhaitez utiliser temporairement une voiture? Repérez-la sur la carte, montez à bord, rendez-vous à destination et garez-la. Terminé. Le tarif est de 0,38 $ à la minute, sans frais d’utilisation fixes, dépôt, frais de stationnement, dépenses de carburant ou frais annuels récurrents. Il suffit de s’inscrire (35 $) et voilà, vous avez une deuxième voiture (une Smart) à la demande.

Communauto

Communauto, la doyenne de ce genre de service, offre depuis 1994 une solution de rechange efficace à la propriété et plus souple que la location traditionnelle. Depuis peu, pour contrer Car2go, j’imagine, Communauto a lancé « Auto Mobile », un service d’utilisation en libre-service sans location, offert sur le Plateau, dans Rosemont et Côte-des-neiges-Notre-Dame-de-Grâce. Vous rêvez de rouler avec une voiture électrique? Repérez-le sur votre mobile (iOs et Android) et, hop, vous voilà dans le futur!

Une partie du concept de « ville intelligente » porte sur l’optimisation des ressources pour la population. Ces services en ligne offrent tous une façon d’accéder en temps réel à l’offre de transport individualisé dans une ville. C’est un gain pour la mobilité des citadins. Ce qui, en retour, favorise aussi l’adoption des mobiles dits intelligents. La boucle de rétroaction est bien enclenchée.