Billets classés sous la catégorie « Télévision »

Catherine MathysShomi : la nouvelle concurrence de Netflix

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 publié le 20 août 2015 à 12 h 04

Shomi, le service de visionnement en flux continu, devient accessible à tous. Jusqu’à présent, il n’était réservé qu’aux abonnés de Rogers et de Shaw. Mais à partir d’aujourd’hui, tout ce dont vous aurez besoin pour y accéder est une connexion Internet.

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Après votre premier mois gratuit, il vous en coûtera 8,99 $ par mois pour accéder aux plus de 340 heures de télévision et aux 1200 films qui viennent compléter l’offre en ligne de Netflix (dont l’offre standard est fixée au même prix). Notons que l’autre service du même genre, CraveTV, est encore réservé aux abonnés de Bell, mais un accès universel est prévu dès janvier 2016.

La nouvelle donne

Comme Shomi n’était accessible qu’à 4,3 millions d’abonnés par câble, la plupart des utilisateurs en profitaient par le biais de leur décodeur. La donne risque de changer avec l’augmentation du phénomène de désabonnements au câble, ceux qui délaissent la télévision traditionnelle pour se rabattre sur Internet comme principale source de contenu vidéo.

Si on en croît cette étude rapportée sur le site Branchez-vous, les services comme Shomi seraient, en partie, à blâmer.

« Au banc des accusés, on trouve sans surprise Netflix, mais également des périphériques comme l’Apple TV, le Chromecast et le Roku, dont le fonctionnement est beaucoup plus convivial aujourd’hui qu’il y a 5 ou 10 ans. »

Shomi sera d’ailleurs offert sur ces équipements en plus des tablettes, mobiles, web et Xbox360.

La différence Shomi?

Shomi souhaite se distinguer de ses concurrents entre autres par un service d’édition de contenu humain. En effet, le service propose les recommandations d’une équipe de contenu de 10 à 15 personnes qui personnalisent des listes pour les utilisateurs. De plus, l’offre de Shomi propose 30 % de contenu canadien.

Cela dit, sans grande surprise, le contenu qui fonctionne le mieux sur ce type de plateforme est un peu le même que celui qui fait le succès de Netflix, c’est-à-dire les séries qu’on peut écouter en rafale. D’ailleurs, on y trouve de nombreuses séries exclusives, comme Fresh Off the Boat, Empire, Vikings, Transparent, Jane the Virgin, Outlander, Sons of Anarchy, Black Sails, et iZombie.

Êtes-vous tentés?

Maxime JohnsonLa Xbox One deviendra un enregistreur numérique

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 publié le 5 août 2015 à 8 h 44

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Après avoir lancé un syntoniseur télé numérique pour regarder la télé HD gratuitement sur sa console Xbox One plus tôt cette année, Microsoft a dévoilé, cette semaine à la conférence Gamescom en Allemagne, l’arrivée, l’année prochaine, d’une nouvelle fonctionnalité pour enregistrer ses émissions.

Avec une antenne compatible, le syntoniseur télé numérique Hauppauge de la Xbox One permet de capter les signaux HD gratuits diffusés par les chaînes généralistes au Canada. Selon sa ville et la localisation de son antenne, il est généralement possible de capter de nombreux postes, comme ICI Radio-Canada Télé, CBC, TVA, CTV, Global, Télé-Québec, V, et même des chaînes américaines comme CBS, NBC, ABC, PBS, FOX et PBS.

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Pour l’instant, l’accessoire peut être utilisé uniquement pour regarder la télé en direct, mais l’arrivée de la fonctionnalité d’enregistreur numérique devrait changer les choses.

Dès 2016, il sera possible non seulement d’enregistrer la télé en direct avec sa manette Xbox, mais aussi d’activer un enregistrement à distance et de le programmer. Le tout se fait en arrière-plan, sans aucun effet sur les jeux vidéo en cours.

Les émissions pourront ensuite être regardées sur sa Xbox directement, ou encore être diffusées sur un ordinateur, une tablette ou un téléphone Windows 10. Détail intéressant, il sera aussi possible de télécharger une émission sur un ordinateur ou un appareil mobile pour la regarder ensuite à l’extérieur de la maison sans connexion Internet.

Incompatible avec les services télé payants
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Malheureusement, même si la Xbox One peut être reliée aux enregistreurs des services télé payants, comme ceux de Bell et de Vidéotron, il ne sera pas possible d’enregistrer le contenu provenant de ces derniers.

Dommage, car la possibilité de télécharger du contenu enregistré vers un ordinateur aurait certainement été un atout intéressant.

Parmi les autres nouvelles dévoilées au Gamescom par Microsoft, notons que la rétrocompatibilité des jeux Xbox 360 et le nouveau système d’exploitation de la Xbox One, basé sur Windows 10, devraient être lancés en novembre 2015.

Je ne suis pas un amateur de boxe. La vue de deux hommes qui se taquinent le museau avec des gants rembourrés ne m’enchante guère.

Pourtant, cette fin de semaine, ne me demandez pas quelle équipe jouait au hockey, j’étais en train de regarder le combat de boxe Mayweather-Pacquiao.

Oh, n’allez pas imaginer que je m’intéresse maintenant à ce sport de combat! D’ailleurs, je ne sais pas qui a gagné. Je m’intéressais plutôt à la façon dont ce match a été diffusé sur Twitter grâce à Meerkat et à Periscope.

En direct de votre salon

Meerkat et Periscope, les habitués de Triplex le savent, n’ont pas inventé le direct sur Internet, mais elles ont réussi à le démocratiser. Un clic et le tour est joué.

Cette fin de semaine, de nombreux amateurs de boxe, qui ont payé chacun 100 $ pour regarder le combat Mayweather-Pacquiao en direct à la télévision, ont utilisé Meerkat ou Periscope pour diffuser le combat en ligne.

Pour la qualité de l’image, on repassera. Toutefois, se retrouver chez les gens dans leur salon avec l’ambiance des amis qui commentent le match a été une expérience totalement nouvelle.

C’est comme assister à un match sportif dans un bar. Sauf que ce n’est pas toi qui décides quand ni comment tu regardes la télévision – et tes commentaires ne se font que par écrit. Pas content? Il y a une autre chaîne Meerkat ou Periscope.

On le sait bien, on ne va pas dans un bar pour écouter un match, on y va pour l’ambiance. Cette fin de semaine, cette atmosphère était sur Twitter avec Meerkat et Periscope.

Quand le second écran se prend pour le premier

Ce qui est appelé le « second écran » par l’industrie de la télévision, ce cellulaire ou cette tablette que l’on tient dans les mains lorsque l’on regarde le téléviseur, a pris le contrôle cette fin de semaine.

Ce n’était plus un direct du match de boxe, c’était un direct des gens dans leur salon qui sont en train d’écouter le match de boxe.

Avec Meerkat ou Periscope, tout sportif de salon, cellulaire à la main, devient le commentateur principal pour son auditoire.

Il est clair que ce type d’expérience ne plaira pas à tous – surtout pas aux ayants droit de la diffusion du match. Toutefois, cela illustre un usage émergent pour ces deux nouvelles applications : capturer l’ambiance de l’écoute en groupe.

Jusqu’à présent, les deux applications n’étaient offertes que sur iOS et leur taux d’adoption restait faible hors des États-Unis. Tout ça devrait changer bientôt puisque Meerkat est maintenant offerte en version bêta sur Android.

Depuis cette fin de semaine, la nouvelle mise à jour de Meerkat permet de publier des vidéos en direct sur des pages Facebook, afin de rejoindre un plus grand auditoire (s’éloignant ainsi de Twitter, qui devient de plus en plus le territoire de Periscope).

Ainsi, on a potentiellement les ingrédients pour une contre-attaque du second écran. Alors que les chaînes de télévision se sont enfin mises à développer des plans stratégiques pour animer l’auditoire autour du premier écran, voilà que cet auditoire vole la vedette et se met lui-même en scène. Du moins lors d’événements en direct.

Puisque nous approchons de la finale des éliminatoires de la LNH, je m’attends à ce que beaucoup d’amateurs sportifs se servent pour la première fois de Meerkat ou de Periscope afin de faire partager l’ambiance électrisante de leur salon à une foule de personnes, isolées devant leur cellulaire, qui ne demandent qu’à être, elles aussi, en groupe.

Autres billets Triplex sur le sujet :

L’esthétique de Meerkat et de Periscope

Periscope : ce que les médias peuvent y gagner

Periscope à Baltimore

Martin LessardPrescripteur zéro : le passeur de culture en ligne

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 publié le 24 février 2015 à 12 h 00

Comme Catherine nous l’a signalé sur Triplex la semaine dernière, voilà 10 ans que YouTube existe. Je crois que c’est peut-être ce qui a le plus façonné l’imaginaire de la génération Y et Z.

La génération Y a commencé à utiliser YouTube sur un ordinateur au cours de son adolescence. La génération Z est née dedans et l’a exploré à travers une tablette.

Ces deux générations ont été les premières à avoir été alimentées de contenus quasiment infinis en tout temps, en tous lieux et de façon complètement libre.

Parlez-moi d’une expérimentation grandeur nature!

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La télé d’ailleurs des Y et des Z

Si vous parlez à la génération X, soit ceux qui sont nés avant les Y, ils vous raconteront que l’âge d’or de la télévision pour enfants avait culminé avec La boîte à surprise, Sol et Gobelet, les Oraliens, Picolo et Fanfreluche, etc. Une surabondance de contenus déjantés.

Si vous parlez aux générations Y et Z, aujourd’hui, elles vous parleront des Cypriens, des Pew Dee Pie et des chaînes de jeux en direct sur Twitch.tv. Un tsunami absolu de contenu divers, du plus échevelé au plus sérieux.

Ce qui se remarque, en revanche, c’est l’absence de contenu d’ici, noyé dans la surabondance mondiale.

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La surabondance génère le filtrage social

La génération Y et Z, devant l’éventail de choix inouï, a dû concevoir des stratégies de recherche et de découverte en l’absence de prescripteurs institutionnels (le rôle que se donnent Radio-Canada et Télé-Québec dans leur grille de programmation).

L’expérimentation grandeur nature que j’y vois concerne la façon dont le contenu de qualité émerge en l’absence de sélection en amont (plus de 300 heures sont déposées chaque minute sur les serveurs de YouTube).

Dans ce capharnaüm qu’est YouTube, les jeunes ne peuvent connaître a priori la valeur des différents contenus, puisqu’aucune programmation professionnelle n’a fait de sélection à leur place.

Ils ont dû se rabattre, pour une part, sur une sélection presque au hasard pour décider de ce qu’ils allaient regarder. Mais, c’est le filtrage social qui a dû jouer à plein, les jeunes devant se recommander mutuellement des chaînes entre eux.

Ce filtrage social a servi de guide pour repérer ce qui avait une certaine valeur à leurs yeux. Dans cette sélection, malheureusement, il n’y a que très peu de contenu d’ici.

La fracture se situe au niveau des « prescripteurs de goût », ces personnes ou ces groupes ayant une influence sur le choix de produits, de services, ou, en ce qui nous concerne, des contenus.

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Les prescripteurs de goût

Le prescripteur de goût, ce critique, est celui dont les recommandations sur le plan des contenus font autorité auprès de son auditoire. Il peut faire des recommandations à d’autres prescripteurs, et ainsi de suite. Le premier, je l’appelle le prescripteur zéro.

La sélection initiale (le prescripteur zéro) influe grandement sur l’ensemble de ce qui va ensuite être sélectionné dans YouTube.

En effet, si un jeune s’intéresse à Cyprien, la mégavedette française des youtubeurs, il va immanquablement connaître aussi les Norman, Joueur du grenier, Jeremy, La rousse, Natoo, Samantha Oups et autre Rire jaune, etc.

En revanche, s’il s’intéresse à PewDeePie, la star absolue des youtubeurs mondiaux, il se retrouvera du côté, entre autres, des VAT19, Rosanna Pansino (Nerdy Nummies), SevenSuperGirls, Lui Calibre, H2ODelirious, AndreasChoice et autre MyFroggyStuff, etc.

Tous ces youtubeurs ont 1 million et plus d’abonnés.

Ces filons sont infinis, mais comme le temps dans une journée ne l’est pas, l’attention s’agglutine autour d’un ensemble de quelques prescripteurs, plus habiles que les autres, qui nous permettent de filtrer le chaos.

Ce choix de ces prescripteurs oriente d’une certaine façon l’accès aux produits culturels.

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Comment ils attirent l’attention

Les produits culturels sont considérés comme des « biens d’expérience », c’est-à-dire qu’on n’en apprécie la qualité que lorsqu’on en « fait l’expérience ». Comme un nouveau bonbon à la saveur inconnue qui ne se révèle qu’en étant consommé.

Consommer ce type de « biens d’expérience » demande du temps. Ce que les jeunes ont à profusion, mais pas de façon infinie.

Il se développe alors, tôt ou tard, une forme de confiance dans ces prescripteurs qui nous donnent accès à des filons de contenu de qualité (ou perçus comme tel).

Ce prescripteur zéro, celui qui est à la base, détermine en grande partie ce qui devient un produit culturel qui sera consommé (ou non).

Sur YouTube, ces critiques de goût ont donc un rôle significatif pour ce qui est des contenus qui finiront par être regardés.

Ces produits culturels initiaux orientent, à terme, les goûts futurs en matière de consommation culturelle de la génération Y et Z.

Qui sont nos prescripteurs zéro

Il n’y a existe pas un seul, mais des centaines, des milliers de prescripteurs chacun dans leur domaine, avec leurs centres d’intérêt et leur audience.

Bien sûr, en culture,  les plus importants prescripteurs se nomment en fait critiques, chroniqueurs ou journalistes culturels, et on les retrouve dans les grands médias (radio, télévision, journaux).

Mais en ligne sous le radar des gens de l’industrie, bien trop occupés pour faire le tri dans le capharnaüm, se trouvent des « experts » capables de faire une sélection pour les jeunes qui eux ont beaucoup de temps pour tester ces nouveaux « biens d’expérience ».

Toute stratégie culturelle pour les États soucieux de la pérennité de leur langue et de leur industrie culturelle devrait se préoccuper de la place de ces « prescripteurs zéro » dans la chaîne de valeurs. D’une façon ou d’une autre, ils devront trouver un moyen de les soutenir, directement ou indirectement, car ces prescripteurs sont une courroie de transmission de la culture en ligne, libre et sans filtre.

Sans un réseau de prescripteurs d’ici fort, les talents émergents d’ici vont s’épuiser à essayer se faire remarquer, car actuellement, la visibilité en dehors des cercles institutionnels ne joue pas en leur faveur.

Si je regarde mon échantillon (non scientifique) de jeunes Z et de moins jeunes Y, je remarque que le contenu télévisuel fait partie pour eux du capharnaüm de l’offre en abondance. Cela veut dire que les jeunes ne vont s’y intéresser que si leur filtrage social les y conduit, car ils ont appris à trouver des filons seulement à travers leurs prescripteurs de goût.

Malheureusement, aucun de leurs prescripteurs zéro ne vient d’ici.

Est-ce la raison pour laquelle il y aurait des jeunes qui consomment si peu la culture audiovisuelle d’ici?

Martin LessardUn Télé-Québec entièrement sur le web?

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 publié le 4 décembre 2014 à 16 h 58

Tiens, tiens. On apprenait ce matin dans La Presse, que l’idée de faire migrer Télé-Québec sur le web, donc de lui faire quitter les ondes, a été envisagée au sein du gouvernement québécois.

Selon la PDG de Télé-Québec, Michèle Fortin, cette migration vers le tout au web serait « l’équivalent d’une fermeture ».

Que la migration totale vers le web soit vécue comme une fermeture relève probablement du syllogisme douteux.

Si la mission de Télé-Québec peut être résumée à « éducation et culture », avec un important volet jeunesse, alors le web est un endroit tout désigné pour rayonner. Ce qui aurait dû générer de la joie.

« La télé est là pour rester »

Mais, au soulagement de la PDG de Télé-Québec, la ministre de la Culture, Hélène David, qui avait, dans un premier temps, déclaré que le virage exclusivement web était à l’étude, s’est ravisée quelques heures plus tard pour affirmer que ce scénario est écarté, toujours selon La Presse.

Pour l’instant, la nouvelle doit être prise comme un coup de semonce.

C’est une mutation qui doit se faire à terme. Télé-Québec doit s’armer d’un volet web au moins aussi fort, sinon plus, que le volet télé.

La culture étant inexorablement vouée à être majoritairement consommée par des canaux numériques, se cantonner à la télé seulement n’est pas viable.

Un « Web-Québec » devra émerger sous une forme ou une autre.

Le rôle de la télé

La possibilité de la disparition de la portion télé génère toutefois une crainte justifiée.

Dans l’offre télévisuelle francophone au pays, où on s’approche de la soixantaine de chaînes de télé, faire perdre à Télé-Québec cette part de marché (même minime), c’est se couper de la tête de la « longue traîne ».

Selon la théorie de la longue traîne, il y a une « queue » et une « tête » de la répartition des produits consommés.

Dans la « queue », la diffusion en ligne fait diminuer, voire disparaître, des coûts de stockage et de distribution d’une kyrielle de produits peu demandés, mais globalement très nombreux.

Mais c’est dans la « tête » qu’on retrouve les quelques produits vedettes les plus recherchés et avec le plus de visibilité.

En télévision, vu son nombre d’heures de diffusion limité par jour, on se retrouve de facto à la tête de la longue traîne de la culture. Pour le reste, il y a tout le web.

Le rôle du web

Le tout-au-web reste toutefois une solution attirante. En évacuant une télévision peu regardée, on peut faire migrer la diffusion entièrement sur web avec plus de portée qu’actuellement.

Le web pourrait devenir autre chose qu’un faire-valoir de la télévision, ce qu’il est actuellement, toujours accroché à la locomotive télévisuelle. On sent donc poindre l’espoir de créer des contenus neufs et actuels dans cette proposition.

Mais il y a une plus grande valeur à conserver les deux volets.

Bien évidemment, la contrepartie de devoir à la fois conserver la télé et développer le web poussera Télé-Québec à revoir toutes ses priorités.

Et une des plus importantes pourrait être d’inverser le pipeline des contenus.

En ce moment, les contenus partent de la télévision vers le web. On peut imaginer le contraire, du web vers la télévision.

La longue traîne des contenus agrégés en ligne pourrait permettre des découvertes, des partages et une visibilité à des contenus qui permettraient, au final, d’acquérir une vitrine sur les ondes.

Dans ce scénario, il est clair que c’est le volet télévision qui aurait la portion congrue.

Ce qui est sûr, c’est qu’avec ce coup de semonce Télé-Québec n’a pas d’autre choix que de faire entrer le web par la grande porte. Et vite.