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YouTube empruntera-t-il la stratégie de contenus exclusifs de Netflix? C’est du moins ce que rapporte Reuters. La célèbre plateforme de diffusion vidéo serait en période de discussion avec Hollywood et des producteurs indépendants afin de financer du contenu dit «premium», ou exclusif.

Un changement de philosophie

Cette volonté d’obtenir davantage de contenu exclusif de qualité montre que le produit est en pleine transition. Depuis son achat par Google en 2006, YouTube n’a pas été détrôné du segment vidéo des médias sociaux. C’était la plateforme où n’importe qui pouvait mettre en ligne n’importe quoi : vidéos de vacances, d’animaux de compagnie, et tutti quanti. Progressivement, elle est devenue le canal privilégié pour du contenu qui ne trouvait pas sa place à la télévision. Il suffit de penser au succès d’EpicMealTime ou de Jon Lajoie. Leur popularité, entièrement redevable à YouTube (et leur talent jusque-là méconnu), a aussi été récompensée en générant des revenus pour les millions de lectures de leurs vidéos.

C’est très certainement par ce contenu créé par les utilisateurs que Google a découvert la vocation de YouTube. Avec des millions de vues pour certaines vidéos (parfois des futilités absurdes : 33 millions pour 10 heures de Nyan Cat en répétition), une nouvelle ère est apparue. Des publicités ont commencé à être publiées, sur le site et pendant la lecture des vidéos. L’argument de vente était simple : le trafic généré par une quantité infinie de contenus était monstrueux. De plus, avec l’approche TrueView, la pub ne sera facturée qu’après un certain temps de lecture.

La réalité des revenus publicitaires

En réalité, Google souffre de la baisse progressive des coûts publicitaires. Le volume de publicités vendues n’augmente plus de manière aussi exponentielle qu’à l’heure des premiers grands succès de la plateforme. Google doit donc miser sur des produits exclusifs qu’il pourra vendre plus cher. En ce sens, il sera possible de réclamer plus d’argent pour une campagne publicitaire sur YouTube si elle accompagne une série exclusive.

YouTube est en mutation constante, et ces discussions en sont une autre étape. Fin juin, Google annonçait déjà les nouvelles conditions de monétisation pour les vidéoclips : les maisons de disque devront négocier une entente avec eux. Sans dire qu’on ne pourra plus y trouver de vidéos de chiens courant après leur queue, on peut s’attendre à davantage de publicités pour ponctuer nos périodes de procrastination.

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Android L, Android Wear, Android Auto, Android TV. Google a de grandes ambitions pour son système d’exploitation mobile Android, qui devrait dès cette année se retrouver sur de plus en plus d’écrans différents. Présentation des différentes nouveautés Android présentées à la conférence pour développeurs Google I/O 2014.

Android « L Developer Preview »
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Pour la première fois cette année, Google a présenté la prochaine version de son système d’exploitation Android plusieurs mois à l’avance, afin de mieux préparer les fabricants de téléphones et les développeurs d’applications aux modifications à venir. Il s’agit d’une mise à jour majeure, qui sera probablement lancée sous le numéro Android 5.0.

La prochaine version d’Android offre plusieurs changements par rapport au design de l’interface et des différentes applications. Chez Google, on présente la nouvelle mentalité comme du « design matériel », où les éléments rappellent un peu ceux de la vraie vie.

Non, Android L ne ramènera pas les Skeuomorphismes d’iOS 6.0 (comme du faux bois, un faux plancher de casino, etc.), mais les animations sont désormais plus naturelles, et vraiment plus jolies. Reste à voir si celles-ci auront une incidence sur la fluidité sur les appareils moins performants.

Heureusement, plusieurs modifications ont aussi été apportées à Android L pour améliorer les performances générales du système d’exploitation mobile et de toutes les applications Android, ce qui pourrait compenser les nouvelles animations. D’ailleurs, Google a aussi amélioré les performances graphiques de son système d’exploitation.

Quelques fonctionnalités ont aussi été ajoutées à Android L. Les notifications s’affichent désormais sur l’écran de déverrouillage en fonction de leur priorité, et il ne sera plus nécessaire d’entrer son mot de passe si on possède une montre Android Wear et que celle-ci est à son poignet.

Notons que Google a aussi dévoilé Project Volta, un projet qui devrait améliorer l’autonomie des appareils Android L de différentes façons. Google n’a toutefois pas encore chiffré ces améliorations.

Pour les utilisateurs en entreprise, notons que Google a aussi annoncé l’arrivée d’Android for Work, qui permettra d’utiliser un seul appareil pour ses applications personnelles et de travail, une technologie qui semble en partie tirée de la fonction Samsung Knox des téléphones intelligents de Samsung.

Android L sera offert aux développeurs au cours des prochaines heures, mais le grand public devra probablement attendre la fin de l’année pour pouvoir en profiter.

Android Wear
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Google avait déjà présenté en mars dernier Android Wear, son système d’exploitation pour les technologies qui se portent comme les montres intelligentes. La compagnie a toutefois profité du Google I/O pour annoncer une nouvelle montre intelligente, la Samsung Gear Live, et pour lancer son kit de développement logiciel complet, qui devrait permettre aux développeurs de créer dès maintenant des applications pour les premières montres Android Wear.

Android Wear est un système d’exploitation mobile minimaliste, qui met principalement de l’avant le service Google Now de Google. Google Now offre des cartes personnalisées, où la compagnie tente de prédire les informations dont l’utilisateur aura besoin sans que celui-ci n’ait besoin de les chercher, comme la météo, les informations sur un vol à venir, une alerte pour savoir quand il faut quitter sa maison pour arriver à temps à un rendez-vous, les résultats de son équipe sportive préférée, etc.

Android Wear affiche aussi les notifications de son téléphone, tout en les conservant synchronisées avec ses autres appareils. Si vous effacez une notification sur votre montre, vous n’aurez donc pas besoin de la consulter à nouveau sur votre téléphone plus tard.

Le système d’exploitation portable de Google devrait aussi permettre d’interagir avec les différentes applications de son téléphone via la reconnaissance vocale (pour prendre des notes, contrôler sa musique, etc.).

Les montres Google LG G Watch et Samsung Gear Live seront mises en vente aujourd’hui aux États-Unis, et la Moto 360 de Motorola (la plus jolie du lot, et de loin) sera offerte plus tard cet été.

Android Auto
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Tel que prévu, Google a présenté au Google I/O Andoid Auto sa plateforme pour les voitures connectées.

Google n’a présenté que trois applications pour son système pour l’instant : Google Play Music, pour écouter sa musique, Google Maps, pour la navigation, et une application pour la messagerie texte (vocale seulement).

L’interface d’Android Auto est assez jolie, et elle s’intègre bien avec les autres interfaces d’Android. Notons que celle-ci est toutefois plutôt chargée, avec parfois beaucoup de texte à l’écran et plusieurs petits boutons. La plateforme CarPlay d’Apple est pour sa part beaucoup plus minimaliste, ce qui pourrait être un avantage sur la route.

Les premières voitures équipées d’Android Auto devraient être lancées dès cette année. Selon Google, 25 marques de voitures différentes profiteront du système dans un futur rapproché.

Android TV
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Ceux qui doutaient encore des intentions de Google avec son système d’exploitation Android devront finalement se rendre à l’évidence que la compagnie espère installer son système sur bien plus que des téléphones intelligents et des tablettes.

La compagnie a en effet présenté au Google I/O Android TV, le successeur de Google TV, qui pourra être intégré autant dans les téléviseurs directement que dans des adaptateurs externes et des consoles de jeux vidéo.

Le système d’exploitation devrait permettre de consulter du contenu de plusieurs sources, mais aussi d’installer des jeux et d’effectuer des recherches vocales à partir d’un téléphone, de sa montre Android Wear ou d’une télécommande compatible.

Rien d’Android TV n’est particulièrement spectaculaire, mais le tout semble au moins plutôt réussi.

Google a confirmé aujourd’hui que son système sera installé dans les téléviseurs 4K de Sony dès cette année, et dans ceux de Sharp dès l’année prochaine.

Il est bon de noter qu’Android TV est aussi compatible avec le système Chromecast de Google. Il sera donc possible d’envoyer des vidéos et des applications à partir d’un téléphone ou d’un ordinateur vers son téléviseur, sans acheter un adaptateur Chromecast supplémentaire.

Au passage, notons que l’adaptateur Chromecast sera lui aussi mis à jour cet été, avec l’arrivée notamment d’une fonction pour gérer les photos qui s’affichent sur son téléviseur et pour afficher l’écran complet de son téléphone sur sa télé.

1 milliard d’utilisateurs
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Google a finalement aussi profité du Google I/O pour présenter quelques statistiques sur son système d’exploitation Android. Pour la première fois, Android a notamment dépassé le milliard d’utilisateurs actifs (qui utilisent leur appareil au moins une fois par mois).

Notons que Google a aussi affirmé avoir atteint 62 % des parts dans le marché des tablettes dans le monde. Évidemment, il s’agit là de parts mondiales. La grande quantité de tablettes Android bon marché vendues notamment en Inde et en Chine a certainement aidé Google à atteindre cette statistique cette année.

Dans une recommandation au gouvernement australien, qui a été révélée ce matin par le site TorrentFreak, Google prévient les élus que toutes mesures antipiratage draconiennes pourraient s’avérer contre-productives (document original).

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À la place, propose Google, le gouvernement australien devrait promouvoir de nouveaux modèles d’affaires. Le piratage en ligne existe, dit Google, parce qu’il y a un problème de disponibilité des contenus légaux. Rendez accessibles les contenus légaux, à un coût raisonnable, et le téléchargement illégal devrait se tarir.

Dans ce sens, suggère Google, il est plus profitable pour un gouvernement d’encourager les nouveaux modèles d’affaires que de monter un programme répressif.

Le cas de la France

En France, un tel programme répressif s’est avéré inefficace. Le programme Hadopi (8,5 millions d’euros en 2013) a envoyé un million de courriels d’avertissements aux internautes qui auraient téléchargé illégalement des contenus. Plus de 140 000 lettres recommandées (à 4,19 euros/pièce) ont aussi été envoyées.

De tout ça,  ce sont entre 20 et 30 dossiers qui ont été examinés. Une seule personne a été condamnée (à une peine d’amende de 150 euros).

Hadopi

La voie de la répression n’est pas la moins coûteuse.

Un chantier pour occuper l’espace

Un chantier spécifiquement sur le droit d’auteur, comme prévu dans le plan stratégique culturel québécois déposé la semaine dernière, réfléchira à la façon d’occuper l’espace avec une offre numérique, selon des paramètres à déterminer.

Ce chantier sur le droit d’auteur sert à créer un lieu de concertation pour « proposer des solutions visant au respect du droit d’auteur en matière de diffusion dans l’univers numérique ».

Il est donc intéressant d’être à l’écoute de ce qui se fait ailleurs. Car emprunter une voie qui viserait à occuper l’espace par une surveillance des gens ne me semble pas une façon de se projeter correctement dans l’avenir.

Un chantier pour « occuper l’espace numérique » avec les contenus québécois doit développer les conditions pour qu’ils soient avant tout accessibles et à bon prix.

Maxime JohnsonDes changements majeurs pour ICI Tou.tv

par

 publié le 6 mars 2014 à 10 h 41

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Une refonte importante, un nouveau volet payant et un partenariat avec Rogers et Telus : Radio-Canada a dévoilé aujourd’hui ce qu’on pourrait appeler la version 2.0 de sa plateforme de visionnement en ligne ICI Tou.tv.

Alors que certains appréhendaient la fin de la gratuité d’ICI Tou.tv, ce n’est finalement qu’un nouveau volet de la plateforme, Extra, qui nécessitera un abonnement mensuel.

Extra devrait, à son lancement d’ici la fin du mois, proposer 400 nouveaux titres HD aux utilisateurs d’ICI Tou.tv, notamment Au bout du lac, la version française de Top of the lake, et Engrenages. Bonne nouvelle, le volet ne changera en rien l’offre habituelle d’ICI Tou.tv, dont les 1200 titres (un épisode de série ou un film) actuellement en ligne continueront d’être accessibles gratuitement.

« Les séries en rattrapage, celles qui sont diffusées à notre antenne, et les webséries originales continueront aussi à l’avenir d’être offertes sur la portion gratuite de Tou.tv », précise Marie-Philippe Bouchard, directrice générale Musique et Services numériques de Radio-Canada. Les séries et les films acquis à l’étranger et ailleurs au Canada seront pour leur part désormais répartis entre la portion gratuite et la portion payante du service.

« La proposition d’aujourd’hui vise à répondre à un besoin des consommateurs », croit Marie-Philippe Bouchard. L’auditoire moderne recherche notamment des moyens variés pour accéder à ses contenus, et une offre francophone qui lui permet d’avoir accès par exemple à l’ensemble des saisons d’une série particulière, ce qui sera possible avec Extra.

Le prix de l’abonnement à Extra n’a pas été annoncé pour le moment.

Gratuit pour les abonnés de Rogers et de Telus
Extra ne sera toutefois pas payant pour tout le monde, puisque les abonnés à un service postpayé de Rogers et de Telus auront accès gratuitement à la nouvelle plateforme, autant avec un appareil mobile qu’avec un ordinateur.

Les utilisateurs d’appareils mobiles devront évidemment faire attention à leur consommation de données. Ceux qui ont un plus petit forfait pourront toutefois écouter ICI Tou.tv par le biais de n’importe quelle connexion Wi-Fi ou filaire, peu importe leur fournisseur d’accès Internet. Dans le cas des abonnés de Telus, ceux-ci auront aussi accès au contenu d’ICI Tou.tv sur la plateforme Télé OPTIK.

Notons que les titres d’Extra continueront d’afficher de la publicité comme ceux du volet standard d’ICI Tou.tv pour les abonnés de Rogers et de Telus, mais que les utilisateurs payants, eux, en seront exemptés, tant dans la portion gratuite que dans la portion payante du service.

Une refonte majeure
ICI Tou.tv aura finalement droit à une refonte majeure, qui devrait être mise en ligne d’ici la fin du mois de mars.

Les utilisateurs du site web et des applications mobiles d’ICI Tou.tv pourront notamment se créer un profil personnel, ce qui leur permettra de trouver leurs séries favorites plus facilement. D’autres nouveautés devraient aussi être annoncées au fur et à mesure de leur arrivée sur la plateforme.

Un nouveau modèle d’affaires
L’arrivée d’Extra et le partenariat avec deux des principaux opérateurs mobiles au Canada devraient permettre à Radio-Canada de diversifier ses revenus, mais aussi d’assurer la croissance d’ICI Tou.tv.

« Le partenariat avec Rogers et Telus devrait aussi nous permettre d’étendre notre portée, puisque nos partenaires vont s’activer à faire valoir à leur clientèle les avantages de l’offre ICI Tou.tv », juge Marie-Philippe Bouchard.

Selon Radio-Canada, ICI Tou.tv compte en moyenne 3,7 millions de branchements chaque mois. Détail intéressant, les branchements provenant des plateformes mobiles (iOS et site mobile) ont augmenté de 44 % entre 2012 et 2013. On dénombre 138 millions de branchements sur ICI Tou.tv depuis le lancement de la plateforme en janvier 2010.

Le ministère de la Culture et des Communications du Québec a annoncé lundi sa stratégie culturelle numérique (PDF).

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Cette stratégie laisse grande place aux recommandations stratégiques pour le virage numérique de l’industrie culturelle québécoise déposées par la SODEC en 2011. Ces recommandations, que j’ai eu l’honneur de rédiger avec des membres de la SODEC, découlaient des multiples rencontres avec les gens de l’industrie culturelle en 2010 et en 2011.

Un constat inéluctable s’imposait : un contenu culturel qui n’est ni numérisé, ni diffusé en ligne, ni accessible sur les moteurs de recherches, ni agrégé par des sites ou sur les réseaux sociaux est un contenu qui n’existe pas aux yeux des consommateurs.

Le retard dans les pratiques numériques réduit la capacité des entreprises culturelles québécoises à faire concurrence à l’offre étrangère omniprésente.

Avec tout le talent qu’il y a ici, comment se fait-il que ce soit des Cyprien de France, des Netflix des États-Unis, des iPlayers de la BBC, des Opéras du Met diffusés en direct dans les cinémas d’ici qui se retrouvent à occuper notre temps de cerveau?

Ce n’est pas un problème de talent, mais de rayonnement. Il s’agit donc de se donner les moyens de conquérir l’espace numérique.

Pour occuper l’espace numérique

Dans la synthèse rédigée avec  la SODEC, nous avions proposé trois chantiers : un pour combler le retard, un pour soutenir les forces en place, et un autre pour innover et se tourner vers l’avenir.

Chaque chantier était traversé des trois axes d’interventions : enrichir l’offre de contenu, accroître la visibilité des contenus et offrir des incitatifs propices au développement du numérique.

Je ne peux que constater que le gouvernement a suivi la même approche et le milieu culturel québécois doit être aujourd’hui satisfait que leurs requêtes soient ainsi bien encadrées.

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De ce cadre de référence, je retiens deux points qui me tiennent à cœur.

La culture doit passer par le numérique

Numériser l’offre culturelle existante, c’est l’ouvrir à sa circulation en ligne. Les trésors culturels du passé et du présent doivent être rendus accessibles sur les nouveaux canaux. Ce qui implique de repenser certaines méthodes et  modèles d’affaires.

Par exemple :

  • Série noire traîne de la patte dans les cotes d’écoute à la télé? Pourquoi ne pas avoir téléchargé toute la série d’un coup sur Tout.tv? Netflix l’a fait pour House of Cards et la série se porte très bien.
  • Une production théâtrale ou une performance artistique pourrait être vue partout au Québec dans les salles de cinéma rajeunies pour l’occasion. Comme disait Monique Savoie de la SAT, c’est le début de la « démontréalisation » de la culture.

Favoriser une culture numérique

Pour favoriser des pratiques émergentes et inédites, il faut encourager la collaboration entre les acteurs de la chaîne et le transfert de connaissance. Il est impératif de réussir à sortir du carcan traditionnel du chacun pour soi.

Je proposais à l’époque l’idée d’un SODEC Lab (l’expression n’a pas été retenue) qui serait un pôle d’innovation pour expérimenter. L’idée, tirée de la culture web, consiste à brasser les savoir-faire et susciter la concertation, de façon à générer des projets collaboratifs plutôt que concurrentiels (c’est le point 3c du cadre stratégique actuel).

Ce « laboratoire » associait toute subvention ou aide à la condition expresse que les mandataires reviennent impérativement partager leur expérience et leur savoir sous forme de document et de présentation ouverte à tous.

Ce niveau de détail est évidemment trop tactique pour être intégré dans le plan stratégique du ministère, mais il donne bien le ton : les leviers qui permettront au Québec de développer une économie du savoir basée sur la créativité passent par toute la population.