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Catherine MathysPour en finir avec le stress lié aux technologies

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 publié le 20 janvier 2015 à 13 h 07

Les études se suivent et ne se ressemblent pas. Plusieurs d’entre elles nous ont déjà prévenus de l’effet négatif des technologies sur notre niveau de stress. Vous pouvez retourner lire celle de l’Université de Gothenburg, celle de l’Université de Johnson and Wales ou encore celle de l’Université de Cambridge pour ne nommer que celles-là.

Certaines de ces études parlent d’une augmentation de l’anxiété, de l’impatience et d’une chute de la capacité d’apprentissage et de rétention de l’information. D’autres ont aussi abordé les problèmes de confiance et de construction de relations de proximité en lien avec les réseaux sociaux.

Mais voilà que, jeudi dernier, une nouvelle étude est venue nuancer le propos. En effet, l’Université Rutgers et le Pew Reasearch Center brouillent un peu les cartes en affirmant que les utilisateurs réguliers d’Internet et des médias sociaux ne ressentent pas plus de stress que les non-utilisateurs. Voilà qui tente d’abattre un préjugé qui a la vie dure. Ce n’est pas la première étude qui trouve des effets bénéfiques aux médias sociaux comme celle-ci qui mentionnait leurs bienfaits sur la santé mentale et physique des utilisateurs plus âgés. Mais comme on le verra plus loin, cette nouvelle étude apporte une nuance importance.

La technologie qui fait peur

Selon l’étude, la peur de la technologie n’a rien de nouveau. Lorsqu’il a été inventé, le téléphone était perçu comme un perturbateur de la quiétude des chaumières. Les montres et les horloges, quant à elles, ont été vues comme des despotes, car elles mettaient de la pression sur les ouvriers pour qu’ils soient plus productifs. L’introduction d’une nouvelle technologie change les habitudes, pas de doute. Mais selon cette étude, contrairement à ce qu’on entend parfois, l’utilisation des plus récentes technologies ne rendrait pas notre vie plus stressante.

Cette étude est le résultat d’un sondage auprès de 1800 Américains. On y réfute essentiellement l’idée que les utilisateurs des médias sociaux soient toujours en train de rêver à l’herbe du voisin, plus verte que la leur, comme l’indique cet article du New York Times. Ils ne sont donc pas plus stressés à l’idée de voir leurs « amis » partir en voyage dans le Sud ou participer à la soirée du siècle. Par contre, tout n’est pas rose. Ainsi, l’utilisation régulière des médias sociaux a un prix, celui de l’empathie.

Le prix de l’empathie

L’étude apporte une donnée intéressante au débat en parlant du prix de l’empathie (cost of caring). Ceux qui utilisent régulièrement les médias sociaux sont forcément plus conscients des événements stressants que vivent leurs amis. C’est ce qui pousse les chercheurs à penser que le stress pourrait être contagieux. Notre niveau de stress augmenterait par empathie envers nos amis. Les femmes seraient particulièrement vulnérables à cet effet secondaire, lié à l’utilisation des médias sociaux.

The average number of stressful events (out of a total of 12 possible) that people knew occurred in the lives of their friends/acquaintances in the past 12 months

Encore faut-il que les amis en question qui vivent des événements stressants soient des amis proches parce que, quand il s’agit de connaissances ou d’inconnus, le niveau de stress serait beaucoup moins grand, essentiellement parce qu’on est d’abord content de ne pas être touché soi-même. Moins d’empathie équivaut donc à moins de stress. C’est logique.

L’inégalité des sexes sur les réseaux sociaux

Une autre donnée intéressante ressort de l’étude. Facebook est la plateforme où hommes et femmes ont été plus conscients des événements stressants qui touchent leurs amis, mais pas de la même manière. Ainsi, une femme avec un nombre moyen d’amis est consciente de 27 % de situations stressantes de plus que les non-utilisateurs. Les hommes qui aussi un nombre moyen d’amis et qui commentent régulièrement les statuts des autres vivent 14 % de plus de situations stressantes que ceux qui n’utilisent pas les médias sociaux. « L’ignorance est la condition nécessaire du bonheur des hommes », disait l’écrivain français Anatole France.

Cependant, pour les femmes, l’utilisation de certains outils s’avère particulièrement positive. Celles qui utilisent Twitter plusieurs fois par jour, qui envoient ou reçoivent des courriels 25 fois par jour et qui publient au moins 2 photos par jour sur leur téléphone ont un niveau de stress de 21 % plus faible que ceux qui ne les utilisent pas. Pourquoi les femmes? Parce qu’elles parlent plus facilement avec d’autres de ce qui se passe dans leur vie quotidienne, que ce soit en ligne ou pas. Le rapport indique que les hommes utilisent moins la technologie comme mécanisme d’adaptation.

En somme, n’ayez plus peur, il paraît que c’est bon pour l’âme d’avoir des échanges en ligne (moins pour la confidentialité de vos données, par contre). Il y a toujours un prix à payer pour tout, semble-t-il.

 

Les vacances nous permettent parfois de lire de plus longs textes et de se pencher sur certains phénomènes qui nécessitent plus de réflexion. Mon inclination pour les questions liées aux bouleversements médiatiques m’a amenée vers cet article du magazine Wired. On y dresse le portrait de trois entreprises médiatiques, Circa, BuzzFeed et First Look Media, qui innovent dans leurs façons de capter notre attention. Parce que voilà, les médias évoluent, les applications pullulent, l’information est exponentielle, mais pas notre capacité d’absorption.

Capter et retenir l’attention

Les médias ont toujours rivalisé de créativité pour tenter de gagner l’attention des gens, allant de la taille de la typographie jusqu’au crieur public. Au cours des dernières décennies, ils ont également dû investir un nouveau territoire, et la guerre de l’attention est aussi devenue virtuelle. Avec la fulgurante évolution de la mobilité, le champ de bataille est plus grand que jamais. La nouvelle peut vous trouver où que vous soyez. Vous pouvez recevoir des alertes pour vous informer à la moindre nouvelle manchette.

Ce qui complexifie aussi les choses, c’est que les médias n’ont plus le monopole des méthodes de distribution de la nouvelle. Votre petite sœur n’a pas besoin d’investir dans une tour satellite ou dans une imprimerie pour vous acheminer une nouvelle. Cela dit, les médias ne se retrouvent pas véritablement en compétition avec elle pour attirer votre attention. Ils l’utilisent comme courroie de transmission. C’est elle, le nouveau mode de distribution de la nouvelle. On lit rarement une nouvelle directement sur le site d’un grand média. On clique plutôt sur le lien que quelqu’un d’autre a publié sur les médias sociaux. Selon le Pew Research Center, 30 % des Américains s’informent sur Facebook. À l’avenir, l’enjeu ne sera plus celui d’attirer des lecteurs sur le site du média, mais de réussir à implanter la nouvelle dans leurs habitudes de consommation de contenu.

Le cas de BuzzFeed

L’article mentionne plusieurs approches intéressantes, mais ce sont celles de BuzzFeed qui ont attiré mon attention (sans jeu de mots). Dans leurs bureaux de Manhattan, des écrans géants occupent tous les murs. On peut y voir des chiffres, des tableaux, des graphiques sur la durée de vie des histoires publiées sur leur site, mais aussi relayées ailleurs.

buzzfeed-logo

Quand on cherche une source d’information crédible et fiable, on ne pense pas tout de suite à BuzzFeed. Cela dit, c’est peut-être en train de changer, car ils travaillent fort pour gagner notre attention là où elle se trouve. Par exemple, ils ont mis sur pied une division qui ne créera du contenu que pour les applications les plus utilisées par les jeunes, comme Vine, Snapchat et Imgur. L’entreprise serait estimée à 850 millions de dollars. Nous voilà bien loin des 1,9 milliard du New York Times. Cependant, pendant que ce dernier fait des mises à pied pour rester concurrentiel, BuzzFeed ne cesse d’embaucher du personnel. Son but est de devenir la première source d’information pour la génération de lecteurs qui ne s’abonnera jamais à un journal ou qui ne regardera jamais un téléjournal.

BuzzFeed et la science du partage

Pour qu’une histoire vive sur le web, elle doit être retransmise à d’autres. Pour ce faire, il faut comprendre pourquoi et comment une nouvelle devient virale. L’article de Wired dresse le portrait de Dao Nguyen, la jeune éditrice de BuzzFeed qui fait doubler l’affluence sur le site depuis son arrivée il y a deux ans.

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Selon elle, les entreprises médiatiques misent trop souvent sur la promotion de leur marque pour attirer davantage de lecteurs. Nguyen ne pense pas que l’avenir des médias soit dans le marketing. Il s’agirait plutôt de diversifier l’offre technologique en créant de nouveaux outils, de nouveaux produits et en améliorant la plateforme actuelle. Ce sont des changements beaucoup plus durables qu’une campagne marketing.

Et créer de nouveaux outils, c’est ce que BuzzFeed fait. Je vous renvoie à l’article pour l’explication de leur modèle d’affaire qui est, par ailleurs, très intéressant. Cela dit, je voudrais finir avec quelques leçons intéressantes qu’on peut retenir du cas BuzzFeed.

L’efficacité des méthodes de BuzzFeed

Quelles sont les méthodes concrètes appliquées par BuzzFeed? J’en retiens trois. Dans un premier temps, elle utilise un optimisateur de titre. Qu’est-ce que c’est? Il s’agit d’un système ingénieux qui permet de publier une nouvelle avec des titres et une configuration de page différents. Les éditeurs reçoivent en temps réel les données qui permettent de choisir la meilleure présentation. Aussi, quand une histoire est publiée, un algorithme étudie les premières manifestations du partage pour déterminer sa viralité. Selon ce premier rapport, on prolonge sa durée de vie en la publiant sur encore plus de plateformes ou on la laisse mourir.

Aussi, BuzzFeed s’intéresse davantage à la portée sociale qu’au nombre de clics. Voilà qui est rafraîchissant – et extrêmement efficace. La survie de BuzzFeed ou de n’importe quel autre média tient au nombre de nouveaux lecteurs qu’elle réussit à fidéliser. Le système d’étude de la portée sociale permet de voir la popularité d’une histoire auprès de nouveaux lecteurs, et non pas juste auprès des lecteurs habitués. Et le succès d’un article se mesure non pas au nombre absolu de lecteurs réels, mais bien selon l’auditoire potentiel qu’il peut atteindre. Nguyen explique qu’une histoire qui atteint 250 000 pages vues sur un potentiel de 500 000 est un succès, mais que 250 000 pages vues sur un potentiel de 300 millions est un échec lamentable.

La dernière leçon de BuzzFeed, et non la moindre, est de cesser de chercher à séduire tout le monde en même temps. Il ne faut pas avoir peur de la segmentation de son marché. Viser une toute petite partie de la population ne mine pas le succès du partage d’une histoire. Au contraire, les liens serrés d’un petit segment de la population peuvent accélérer et démultiplier le partage d’une nouvelle. Ce sont ces liens personnels qui sont le mécanisme de distribution de la nouvelle au 21e siècle. Et si les médias traditionnels appliquaient certaines de ces idées novatrices?

Martin Lessard#JeSuisCharlie comme mème catalyseur

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 publié le 8 janvier 2015 à 15 h 25

Il est peu probable que je vous apprenne ce que veut dire #JeSuisCharlie.

Ce mot-clic (hashtag) circule depuis 24 heures, après l’attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo, qui a fait 12 morts et 11 blessés.

Ce mot-clic a été un des plus viraux qu’on ait vus sur des médias sociaux depuis longtemps.

Un mème est « élément culturel propagé de façon virale ». Les mots-clics servent à contextualiser un message. Les deux font souvent la paire.

Les premiers mots-clics à émerger ont été #parisshooting, #charliehebdo et #attentatcharliehebdo.

Mais c’est #JeSuisCharlie qui s’est rapidement imposé comme mème dominant (source Nexalogy).

Source Nexalogy

Source Nexalogy

#JeSuischarlie a été utilisé 2,4 millions de fois en 24 heures (source Topsy).

Il s’est aussi retrouvé sur les pancartes durant les veillées tenues partout dans le monde et dans les journaux aujourd’hui (mais sans le mot-clic).

Pourquoi?

La raison du mème le plus fort

Certains mèmes, comme #JeSuischarlie, circulent plus que d’autres sur Internet.

L’attentat de Charlie Hebdo a frappé en plein coeur un média, la machine à faire circuler l’information de notre monde moderne.

C’était comme donner un coup de pied dans un guêpier.

Le massacre de la rédaction du journal satirique, c’est la volonté de faire taire des voix discordantes.

Tous ceux qui produisent ou transmettent de l’information savent que, tôt ou tard, une information provoquera une insatisfaction auprès d’une audience.

Dans ce sens, beaucoup d’internautes se sont sentis directement visés par l’attentat.

Que « Je suis Charlie » soit devenu un mème auprès des journalistes est hautement intéressant.

jesuissrc

Choisir le mot-clic #JeSuisCharlie, au lieu de #charliehebdo, c’est orienter complètement le sens de ce qui s’est passé. C’est dire que l’attentat n’a pas eu lieu dans un seul lieu (#charliehebdo), mais partout à la fois (#JeSuisCharlie).

Mais ce sont les internautes qui se sont approprié en premier ce sens. C’est sur les médias sociaux que la décision a été prise d’interpréter l’événement de cette façon. Ce n’est qu’ensuite que les grands médias l’ont relayé.

Autrefois, c’étaient les grands médias qui avaient le monopole de la sélection et de l’interprétation des événements sociétaux.

Cette fois-ci, l’événement a été interprété en premier sur les médias sociaux. Le mot-clic a été rapidement adopté, car cela a été une façon de catalyser une peur et de la transformer en une forme de solidarité.

Si la population se sent visée quand un média se fait attaquer, en solidarité avec les journalistes, c’est parce qu’avec Internet, nous sommes tous des médias.

 

Martin LessardTransférer l’esprit d’un ver dans un robot?

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 publié le 16 décembre 2014 à 12 h 14

C’est mon coup de coeur 2014 dans les nouvelles technologies émergentes.

Voyez cette expérience comme la première tentative de faire comme dans le film de science-fiction Transcendance. Mais avec un ver et des blocs Lego!

Transcendance d’un ver

Caenorhabditis_elegans

Que se passe-t-il quand on transpose une copie numérique du système nerveux d’un minuscule ver (le C. elegans) dans un robot (le Lego Mindstorms EV3)?

Ça donne cela :

Évidemment, cette vidéo ne fait pas le poids en comparaison d’un film à gros budget comme Transcendance, qui racontait l’histoire d’un professeur dont l’esprit avait été transféré dans une machine.

Ici, dans l’expérience, c’est la copie de 302 neurones d’un ver, qui ont été méticuleusement cartographiés et transposés numériquement dans un robot.

C’est ce connectome (l’ensemble des connexions neuronales de ces 302 neurones) qui contrôle le robot.

Retenez bien ceci : il n’y a pas eu de programmation informatique pour diriger le robot dans la vidéo. C’est le connectome lui-même qui se dirige, comme un ver le ferait dans l’espace environnant.

Les chercheurs ont fait en sorte que les capteurs du Lego deviennent une extension du connectome.
C-ELEGANS-NUMERIQUE
Le Lego Mindstorms EV3 possède des capteurs qui envoient des signaux au connectome numérique, qui réagit comme le connectome du ver le ferait.

À proximité d’un obstacle, l’ensemble du connectome envoie l’ordre de changer de direction, message que le Lego interprète de la même façon.

Et si l’on touche maintenant les capteurs d’un côté du Lego, le connectome fait bouger le robot dans l’autre direction.

Ce connectome numérique reste encore à perfectionner.

Il faudra un jour inclure les autres connexions (chimiques, électriques, peptiques, etc.) pour avoir une représentation plus fidèle.

… et avec votre esprit?

Mais est-ce qu’on peut dire que l’esprit du ver a été transmis? On en doute.

Ce qu’on voit, c’est qu’à un certain niveau, c’est le connectome seul qui donnerait lieu à des phénotypes que l’on observe chez les êtres vivants.

Autrement dit, contrairement au film Transcendance, il n’y a pas d’esprit transféré dans le robot. C’est plutôt l’agencement du connectome qui donne ici les caractères observables du ver.

Mais, à mesure que les chercheurs vont complexifier le modèle, y aura-t-il quelque chose qui va émerger? Une conscience?

Rappelez-vous que c’est exactement le même type de cartographie que le projet européen Human Brain Project cherche à faire pour le cerveau humain, et ce, dans la prochaine décennie.

Les expérience sur le ver C. elegans numérique n’en sont que le prélude…

Martin LessardJe ne chôme pas, je tweete tout le temps

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 publié le 26 novembre 2014 à 11 h 20

En tant qu’outil d’affaires (marché lucratif, s’il en est un), Twitter me semble limité, comme je le disais dans mon billet d’hier.

Toutefois, en tant qu’outil d’analyse, l’une des valeurs de Tweeter réside dans la quantité astronomique de données qui y sont échangées chaque jour.

La montée fulgurante des médias sociaux est devenue un phénomène de société. Grâce à notre utilisation massive des réseaux sociaux, nous avons accès à une facette du comportement humain, à un niveau jusqu’ici sans précédent.

Imaginez ce que l’on peut faire, lorsque l’on connaît le comportement, les goûts, la mobilité et les communications interpersonnelles en tout genre des membres d’une société. Tout ça est ouvert à tous et peut être utilisé pour des études et des croisements de données!

Au-delà des 140 caractères

Ce n’est pas la première fois que le « big data » est abordé sur notre blogue. L’analyse de données en quantité énorme est d’une grande utilité pour la société et sa gouvernance.

En étudiant une quantité phénoménale de tweets échangés en Espagne en 2011 et en 2012, des chercheurs ont démontré récemment que le recoupement d’information révélait des renseignements sur le statut socio-économique de régions géographiques.

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Près de 145 millions de messages géolocalisés, répartis entre plus de 340 différentes régions économiques espagnoles, ont permis d’inférer que la quantité et la qualité des tweets, ainsi que la mobilité des twitteurs est un bon indice pour estimer le taux de chômage local.

Je tweete, donc je chôme

Les chercheurs disent être capables de prédire précisément les taux de chômage régionaux à partir de leurs empreintes numériques sur les médias sociaux. Les résultats montrent des différences claires entre les régions à taux de chômage élevé et faible

Par exemple, le nombre de messages publiés entre 9 heures et midi en semaine est significativement plus élevé dans les zones où le taux de chômage est élevé.

Ces tweets sont plus susceptibles de contenir des mots tels qu’emploi ou chômage.

Les messages sont également plus susceptibles de contenir des fautes d’orthographe, ce qui reflète peut-être un niveau d’éducation plus faible parmi les chômeurs.

espagnedata2012

Parce que cette méthode est rapide et peu coûteuse, elle me semble une voie d’avenir pour les médias sociaux et les gouvernements assez avancés pour comprendre que le monde numérique ne se limite pas juste à ouvrir un compte Twitter.

Une analyse des médias sociaux qui se limite aux communications (comme le font les gestionnaires de communauté et les agences de relation publique) oublie que des données sociodémographiques suffisamment fines et utiles pour les tableaux de bord des dirigeants peuvent en émerger.

Un gouvernement peut bien évoquer un virage numérique ou envoyer tous les signes qu’il veut pour montrer qu’il est en train de développer un plan numérique, si ce plan n’assure aucune veille statistique sur les données émanant de la société qu’il souhaite gouverner, on peut craindre qu’il ne soit en train de lâcher la proie pour l’ombre.


Plus d’information sur l’étude : MIT Technology Review (via Hubert Guillaud)
Accès à l’étude complète (PDF) d’où les images dans ce billet ont été tirées.