Billets classés sous la catégorie « Réseaux sociaux »

En ce moment, sur Facebook, tout le monde semble en vacances. Les photos de plage, de fêtes, de bonheur s’accumulent sur notre fil d’actualité. Les utilisateurs des médias sociaux se présentent généralement sous leur meilleur jour, et l’été, il est plus facile d’être beau et de bonne humeur. Dans les médias sociaux en général, disons qu’on évite, le plus souvent, de mal paraître. Trop d’artifices, pas assez d’authenticité? C’est l’avis de la vedette YouTube Casey Neistat, qui compte plus de 870 000 abonnés sur sa chaîne.

Neistat vient de lancer une nouvelle application qui cherche à retirer une couche de mise en scène dans nos relations virtuelles. Après la tentative (décevante) de Ello, l’an dernier, qui visait elle aussi une certaine quête d’authenticité, Beme est une autre de ces plateformes qui s’inscrivent en faux contre les médias sociaux existants qui livrent une « version sculptée, calculée, calibrée de soi-même ». Neistat a voulu créer un antidote.

En gros, Beme ne vous donne pas le choix de transmettre vos vidéos sans filtre, sans retouche. En fait, vous ne pourrez même pas voir ce que vous enregistrez avant de le publier pour vos amis.

Comment ça fonctionne?

Pour enregistrer, vous devez tenir votre téléphone contre vous ou contre un objet. Vous entendrez un premier son qui vous indique que l’enregistrement a débuté. Les vidéos sur Beme ne durent jamais plus que quatre secondes. Quelques secondes plus tard, un deuxième signal marquera la fin de la vidéo, qui sera automatiquement envoyée à vos amis. Ces derniers la verront dans leur fil d’actualité et, une fois visionnée, elle disparaîtra. L’application fonctionne avec un capteur de proximité. Quand il est couvert (parce que sur vous ou sur un objet), et que Beme est active, l’enregistrement démarre automatiquement.

L’application est offerte gratuitement dans le magasin d’applications Apple, mais pour accéder à son contenu, vous devez obtenir un code d’invitation de la part d’un utilisateur. D’ailleurs, cette façon de faire semble attiser l’intérêt des utilisateurs, et on assiste à une véritable chasse au code sur Twitter.

Bousculer les conventions

Avec Beme, on sort du cadre habituel des réseaux sociaux. Ici, pas de « j’aime », de pouces en l’air ou de coeurs. La seule interaction possible consiste à prendre un égoportrait lorsqu’on visionne une vidéo. Sur le même principe que la vidéo, une simple pression sur l’écran prend la photo et l’envoie.

On verra bien si Beme fera autant d’adeptes que Snapchat. La notoriété de Neistat sera-t-elle une garantie de succès? Une chose est certaine, le concept bouleverse certaines règles établies des médias sociaux. Ainsi, vous ne pouvez pas faire de mises en scène élaborées avant de publier votre vidéo, et Beme vous encourage à garder les yeux sur ce qui vous intéresse, plutôt que de vous attarder à vous filmer ou à vous prendre en photo.

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Cette application, comme l’explique cet article du magazine Wired, met l’accent sur le rôle de médiateur de nos téléphones. Plus particulièrement, elle cherche à limiter la façon dont nos expériences quotidiennes sont médiées par notre téléphone. Intéressant.

Les écueils du début

Cela dit, Beme ne fait pas l’unanimité. Une journaliste techno a tout de suite souligné le défi supplémentaire de son utilisation pour une femme. Selon Casey Johnston, comme pour bien des produits de jeunes entreprises web, les femmes doivent trouver une façon d’utiliser une application qui a visiblement été conçue pour et par des hommes. Disons simplement que ce n’est pas aussi simple de poser le téléphone sur son torse quand on a une poitrine.

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L’autre problème que souligne Wired, c’est que l’authenticité, ce n’est pas très amusant. Instagram aurait-elle connu le même succès sans les filtres? Et si, justement, c’était ces petites fonctionnalités qui rendaient nos applications intéressantes? Quand on travaille sur le contenu qu’on diffuse, n’est-il pas meilleur que dans sa version brute?

Et c’est là le paradoxe du créateur de Beme, qui s’est forgé un nom en ligne grâce à son ingéniosité de vidéaste. Et comme le souligne Wired, nous ne sommes pas tous des Casey Neistat. Sa caractéristique principale? C’est quelqu’un qui mène une vie atypique et qui relate ses exploits. On y revient. Il est peut-être tout simplement là, le gage de succès d’un réseau social, dans son habileté à faire croire au plus grand nombre de personnes possible qu’elles mènent une vie intéressante. On préfère être la star d’un film qu’on embellit que le sujet brut d’un documentaire dans l’instant même.

Catherine MathysFacebook se lance dans la musique?

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 publié le 9 juillet 2015 à 11 h 30

Dans le merveilleux monde de l’écoute de musique en flux continu (streaming), les amateurs de musique ne manquent pas de choix. De plus en plus de services, comme Spotify, Tidal ou, plus récemment, Apple Music, se joignent au mouvement. Vous n’êtes pas certain de savoir de quoi il s’agit? J’expliquais récemment les tenants et aboutissants du phénomène à l’émission Dessine-moi un dimanche sur ICI Radio-Canada Première.

La popularité de l’écoute en continu

Comme je le mentionnais à la radio, cette façon de consommer de la musique a le vent dans les voiles. Les revenus liés aux abonnements de ces services numériques ont dépassé les ventes de disques physiques pour la première fois en 2014, avec une augmentation de 39 % en une seule année. Les téléchargements représentent encore 52 % des ventes de musique, mais ils sont en déclin. L’avenir, tel qu’il se présente à l’heure actuelle, appartient à l’écoute en flux continu et… aux ventes de vinyles qui ont augmenté de près de 55 % en 2014. Wow!

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Et voilà qu’un nouveau participant se lance dans la mêlée. Tout indique que Facebook serait en train de préparer son propre service d’écoute en flux continu. La nouvelle a d’abord été rapportée par le site Music Ally, qui cite des sources anonymes à l’effet que Facebook souhaite non seulement poursuivre le développement d’un service de vidéos natives (et non pas reliées à un autre site comme YouTube), en particulier des vidéos musicales, mais que celui-ci serait accompagné d’un service d’écoute en flux continu.

Le réseau de tous vos besoins

Les rumeurs allaient bon train depuis quelques semaines. On savait que Facebook tissait des liens avec certaines maisons de disques, mais sans trop savoir pourquoi. Si l’on en croit les sources de Music Ally, le développement du service de vidéos musicales serait assez avancé et son lancement serait même prévu dans les prochains mois. Quant à la lecture en continu, Facebook serait encore en train de finaliser son plan d’affaires.

Facebook veut donner à ses utilisateurs de moins en moins de raisons de quitter son site. Après le lancement de Instant Articles, qui permet aux médias de publier directement leurs articles sur Facebook, voici que le réseau social souhaite aussi contourner YouTube pour le visionnement de vidéos. Et les chiffres montrent que ça fait l’affaire de son milliard d’abonnés. Le visionnement de vidéos sur Facebook a explosé dans les derniers mois. On est passé de 1 milliard de vidéos vues par jour en septembre 2014 à plus de 4 milliards. La musique ne serait que la suite logique. Facebook veut devenir l’arrêt obligatoire pour tous vos besoins en ligne. Et il est en voie de réussir.

Catherine MathysQuel est le meilleur moment pour tweeter?

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 publié le 30 juin 2015 à 12 h 56

Twitter, malgré ses difficultés financières, reste un des réseaux sociaux majeurs en 2015. Avec ses codes et règlements bien particuliers, il faut souvent un peu de temps avant de dompter la bête pour en faire une utilisation efficace. En 140 caractères, il faut tenter de trouver un écho dans un fil de nouvelles qui, parfois, se renouvelle à toute vitesse.

Une nouvelle étude vient apporter quelques pistes sur un sujet bien spécifique : la meilleure heure de diffusion de nos messages. C’est Buffer, un service qui permet aux utilisateurs de publier et de programmer des liens sur plusieurs comptes de médias sociaux à la fois, qui vient tout juste de publier les résultats de son analyse de 4,8 millions de tweets envoyés à partir de 10 000 comptes Twitter sur une période de 5 ans.

Les heures de pointe sur Twitter

Les chiffres le montrent bien. La période la plus achalandée sur Twitter se situe entre midi et 13 h, alors que la moins achalandée se trouve la nuit entre 3 h et 4 h. Il s’agit d’une moyenne établie à partir de 10 fuseaux horaires.

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Si l’on se penche sur les détails des résultats, on voit cependant de grandes variations selon les régions en ce qui a trait à l’heure la plus populaire sur le réseau social. Les heures indiquées correspondent aux heures locales.

  • Los Angeles, San Francisco : 9 h du matin.
  • Denver, Chicago, New York, Boston, Atlanta, Miami : midi
  • Madrid, Rome, Paris : 16 h
  • Cape Town, Le Caire, Helsinki : 20 h
  • Sydney : 22 h
  • Hong Kong : 8 h du matin
  • Tokyo : 2 h du matin (!)
  • Shanghai, Taipei : midi

Pourquoi une heure en particulier est-elle plus populaire qu’une autre? Les facteurs sont nombreux, selon Buffer. Cela peut être, par exemple, l’heure à laquelle les utilisateurs ont davantage accès au web (au travail, dans les transports, etc.). Certains outils comme Followerwonk ou Crowdfire vous permettent de savoir quand tweeter pour atteindre vos abonnés. Est-ce donc nécessaire de viser ces heures à fort achalandage? Pas forcément. Tout dépend de vos objectifs et de votre auditoire.

Alors, quand faut-il tweeter?

Il faut d’abord déterminer ce que vous voulez. Si vous cherchez plus de clics sur vos liens, visez la nuit ou le petit matin. Si vous cherchez davantage de réponses, de favoris ou de personnes qui relaient votre tweet, c’est, au contraire, le soir que vous devez privilégier.

Regardons d’abord les clics. En effet, les tweets envoyés entre 2 h et 3 h du matin ont proportionnellement plus de clics que les autres. Ce qui est intéressant, c’est de constater que, quand le volume de tweets est particulièrement élevé, le nombre de clics diminue. Quand le fil de nouvelles est très actif, on clique donc moins sur les liens contenus dans chaque message. Si vous voulez qu’un lien ait plus de chances d’être ouvert, il vaut mieux éviter la période de pointe (qui est probablement le midi pour nous, si l’on se fie aux données pour les États-Unis). Cela dit, une heure de pointe dans un endroit n’est pas la même ailleurs. Tout dépend du public que vous visez.

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Le rapport de Buffer a aussi analysé 1,1 million de tweets provenant de ses utilisateurs américains entre janvier et mars 2015. Ce sont ceux qui sont envoyés le soir entre 21 h et 22 h qui sont les plus relayés et qui obtiennent le plus de favoris en moyenne. C’est à 3 h du matin que les messages sont le moins relayés (mais obtiennent le plus de clics). Le degré d’engagement de l’utilisateur de Twitter varie donc beaucoup dans une journée. Parfois, il créera un lien avec vous en relayant vos tweets, mais à d’autres heures, il pourra seulement s’intéresser au sujet dont vous traitez sans pour autant vous le signifier.

Et pour vous, selon l’expérience que vous en faites, quelles sont les meilleures heures pour tweeter?

 

Martin LessardL’expérience Periscope à Baltimore

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 publié le 30 avril 2015 à 13 h 26

L’actualité en direct n’est pas de tout repos, et c’est pourquoi elle est considérée comme les ligues majeures du journalisme, l’équivalent de la LNH en sport.

Un nouvel outil issu des médias sociaux s’ajoute maintenant à l’arsenal du reporter: Periscope.

Periscope est une application sous iOS qui permet de diffuser en direct sur Twitter en un clic. (Meerkat fait la même chose. Maxime décrit les différences entre les deux applications sur notre blogue Triplex.)

Lors des récents événements à Baltimore, des journalistes se sont lancés pour tester Periscope sur le terrain.

Les nouvelles se vivent à hauteur d’homme, dans la rue et sans montage. Cela donne une impression de proximité si réaliste que nous croirions y être.

La tension est palpable, le dénouement imprévisible. Les nouvelles semblent se développer devant nous, elles ne sont plus prémâchées ni formatées.

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Paul Lewis du journal The Guardian, Alexandra Limon de Fox News 5 et Jay Korff d’ABC7 ont emmené leurs abonnés se promener parmi  les manifestants pour les interviewer, tout en décrivant ce qu’ils voyaient.

CKUT avait fait une couverture web en direct du printemps érable en 2012. Alors que l’équipement de CKUT, bien que léger, n’était pas à la portée de tous, Periscope est une app que tout le monde peut télécharger (la version Android est attendue incessamment).

Les commentaires sur les flux vidéo abondent souvent dans ce sens: les vidéos Periscope ont changé la vision des événements — qui n’étaient présentés à la télévision jusqu’alors qu’en tant que violence gratuite et chaos total.

Il est évident qu’une longue et lente vidéo donne plus de nuances qu’un court et expéditif dix secondes où, immanquablement, c’est le camion de police renversé et incendié qui sera conservé pour la diffusion.

On verra à l’usage si ce type de journalisme en direct sera intégré systématiquement ou non dans les pratiques des grands médias (le nombre de visionnements reste encore de loin inférieur à une diffusion sur les ondes télévisuelles).

En fait, la vraie question est celle-ci: «Si Pericospe (ou Meerkat) est un « outil démocratique » pour faire du « journalisme citoyen en direct », pourquoi n’y a-t-il pas eu davantage de diffusions provenant des citoyens eux-mêmes à Baltimore?»

Peut-on mettre ça sur le dos d’une application exclusivement iOS? Une fois qu’elle sera sur Android, la donne changera-t-elle?

Je crois que c’est plutôt une question d’expertise. La compétence de décrire ce qui se passe en temps réel, de faire des liens avec d’autres faits et d’attacher tout ça dans une construction narrative haletante, tout en restant le plus objectif possible, n’est pas donnée à tous.

Offrir de façon personnelle et sans montage un compte rendu sur place pendant l’événement est sans contredit une expérience qui transforme le journalisme direct.

À ce jeu, les journalistes professionnels restent encore des champions.

L’expérience grandeur nature peut commencer…

Martin LessardPeriscope : ce que les médias peuvent y gagner

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 publié le 22 avril 2015 à 16 h 50

Il y a une quinzaine de jours, je vous avais décrit les types de contenus que permettaient Meerkat et Periscope.

Ces deux applications mobiles simplifient grandement la diffusion de flux vidéo en direct à partir d’un cellulaire.

Pour l’instant, elles ne sont offertes que sur des appareils iOS — et en version beta pour Android dans le cas de Meerkat.

Periscope possède une meilleure intégration à Twitter et domine nettement dans les utilisations, comme le suggère ces statistique basé sur le nombre de mentions sur Twitter.

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Dans ce billet-ci, je vais m’intéresser à un usage possible de Periscope pour les personnes qui travaillent dans des émissions de télé et de radio. Cela dit, ceux qui gèrent des sites web, des forums, des balados ou une websérie peuvent très bien s’en inspirer.

Filmer en direct une émission?

Filmer une émission de radio a son charme, tout comme voir les coulisses d’un téléjournal. Toutefois, ces diffusions n’apportent pas grand-chose de nouveau.

Dans le cas de la télévision, cela va même à l’encontre de l’effort consacré à créer cette illusion de perfection artificielle. Lorsque les spectateurs voient l’envers du décor, le charme est brisé.

Dans le cas de la radio, c’est un peu mieux. Mais, là encore, l’effet de nouveauté passé, le fait de voir des gens parler à travers le micro d’un cellulaire nous éloigne de la qualité à laquelle on est habitué à la radio.

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Non, filmer en direct est, au mieux, anecdotique, au pire, ennuyeux. C’est bien pour se familiariser avec les outils, mais on peut faire mieux.

Pour les médias, démarrer un flux Periscope, c’est comme téléphoner à quelqu’un. Ce n’est plus un rendez-vous, c’est une interruption!

Il faut donc éviter de dédoubler l’émission qui, au fond, est bien mieux transmise par d’autres canaux que par la caméra d’un cellulaire.

Les deux usages que je souhaite voir émerger chez les gens des médias qui s’intéressent à Periscope, c’est, premièrement, offrir une forme de primeur, et deuxièmement, la possibilité d’interagir avec les gens sur le plateau.

C’est dans la poche!

On peut imaginer qu’une émission régulière, celle du matin ou du midi, par exemple, diffuse sur Periscope le sommaire de l’émission qui s’en vient.

Quelques heures ou quelques minutes avant l’émission, la personne qui anime, ou qui est chargée de la recherche, peut diffuser des bribes du sommaire.

Ainsi, dès que la présence d’un invité est confirmée, on peut l’annoncer! Voilà ce qu’un abonné veut savoir quand il est dérangé en marchant! C’est aussi une façon agréable de lui rappeler le rendez-vous médiatique à venir!

C’est comme une autopromotion, à savoir une de ces capsules que le réseau passe pour annoncer ce qui s’en vient, mais contrôlées directement par les gens dans le studio.

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Cependant, il ne faut pas oublier une chose. La notification sur Periscope arrive sur un cellulaire. C’est donc comme un coup de téléphone! Qui aime être dérangé par quelqu’un qui ne souhaite que monologuer?

Il faut donc s’ouvrir à l’interaction.

100 % de votre attention

Pour éviter le travers inhérent aux médias traditionnels (l’approche unidirectionnelle de la communication), il faut profiter au maximum des interactions avec le public sur Periscope.

Le sommaire une fois brièvement dévoilé ou l’invité annoncé, l’animateur peut répondre à quelques questions.

Si l’on dérange les abonnés dans leur poche, et qu’on leur demande leur attention, il faut qu’en retour ces derniers aient eux aussi 100 % de l’attention de la personne qui diffuse.

Répondre aux questions ou aux demandes en direct est une interaction forte qui devient une façon de bâtir un public et de le rendre fidèle.

C’est aussi une bonne façon de prendre le pouls de l’auditoire sur un sujet donné et, peut-être, de modifier les questions ou l’angle par la suite. Certainement, en tout cas, c’est une façon de se rapprocher davantage de son auditoire.

Même si, actuellement, on ne parle qu’à une poignée de personnes sur Periscope, il ne faut pas s’attarder pour l’instant au nombre (les grands médias sont habitués à s’adresser à des centaines de milliers de personnes). Ces premiers abonnés de Periscope ont en effet une grande influence dans leur réseau.

Finalement, les émissions qui savent comment rejoindre leur auditoire ont toujours une longueur d’avance. C’est le nerf de la guerre par les temps qui courent…