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Laurent LaSalleDonner la voix à Instagram

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 publié le 16 mars 2012 à 14 h 41
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Avec la montée en flèche de l’utilisation de téléphones intelligents par la masse, le partage de photos a par le fait même gagné en popularité. L’application Instagram, véritable réseau social de la photo instantanée, est ainsi rapidement devenue le porte-étendard de cette tendance, peut-être grâce à sa variété de filtres et à sa simplicité d’utilisation.

Les amateurs d’Android seront contents d’apprendre qu’un prototype roulant sur leur système d’exploitation préféré a été présenté la semaine dernière à SXSW, le festival de musique, de film et de nouveaux médias. Cette version devrait arriver sur le marché sous peu.

Par contre, mon attention a été captée par une autre initiative photographique présentée lors de ce festival. Alex Harding, l’instigateur derrière le projet en question, a voulu explorer la possibilité « d’entendre » les photos sur Instagram. Le résultat de sa démarche a fait mettre au monde l’application qui suit…

Picle arrive en scène

Selon son créateur, nos souvenirs sont composés d’images et d’extraits sonores. Picle est une application mobile s’apparentant à Instagram, mais sa particularité est la possibilité d’enregistrer un court extrait audio (au maximum 10 secondes) afin de l’annexer à la photo captée. Harding a expérimenté cette idée lors d’une visite à la plage avec sa conjointe. Je vous invite à regarder la vidéo afin de mieux saisir le concept.

Je dois dire que j’adore les possibilités que cette nouvelle façon d’encapsuler les moments de nos vies nous offre. J’aime également le fait que l’application ne transmet pas systématiquement nos créations sur notre profil public (le contenu est préservé localement sur notre téléphone).

Néanmoins, l’application n’est pas sans problèmes. Pour l’instant, il est impossible de partager nos créations (que ce soit sur Facebook, Twitter ou simplement par courriel) autrement qu’en allant nous-mêmes chercher l’adresse du contenu sur le site à partir de notre profil. Sans compter qu’il aurait été intéressant de fournir des filtres ou quelques outils de base pour manipuler l’image saisie.

Mais bon, il s’agit d’un minimum viable product, une application test conçue rapidement afin de valider l’intérêt du public envers cette façon d’emmagasiner nos souvenirs (et peut-être même convaincre de potentiels investisseurs). Alors loin de moi l’idée de critiquer sévèrement un produit qui n’est pas encore offert sous sa forme finale.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, malgré le fait que l’application (et par conséquent le service) ait été réalisée en un temps record, son interface est impeccable et sa facilité d’utilisation est désarmante.

Vous pouvez vous procurer l’application londonienne gratuitement sur iTunes. Personnellement, je suis impatient de l’essayer davantage.

Malheureusement, Picle n’est pas offerte en version Android. On ignore pour l’instant si une telle version pourrait voir le jour à court ou moyen terme.

Si une image vaut mille mots, une image avec du son en vaut un million.

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Connaissez-vous Instagram, l’application mobile de capture et de partage de photos pour iPhone? Véritable réseau social pour photographes sur la route, Instagram vous permet de correspondre avec vos contacts en images. De la même façon que le fait Twitter, on vous présente les plus récentes contributions de vos contacts, où l’on vous invite à aimer ou à commenter les photos en question. Pour une description plus détaillée du service, lisez ce billet publié en janvier dernier.

L'affiche du Rallye Instagram

Photo de l’affiche gracieuseté de Guillaume Boudreau.

Avec une popularité grandissante (maintenant avec plus de 4 millions d’utilisateurs), il allait de soi que des initiatives intéressantes allaient se présenter tôt ou tard. Soulignons celle de Marie-Claude Beaulieu, qui a eu l’idée de monter le Rallye Instagram, où pendant 10 jours, près de 25 équipes de 2 personnes avaient pour mission de capter 40 images correspondantes à des thèmes précis.

Les photos devaient être prises exclusivement par iPhone, et devaient être publiées au moment de leur capture. Une seule entrée par catégorie était permise.

Un succès inattendu

Ce qui semblait au départ qu’un simple divertissement entre amis est rapidement devenu un concours réglementé, avec un taux de participation impressionnant, un jury, un système de votes et de nombreux prix. Heureusement, cette structure n’a pas empêché les participants de s’amuser… tout en prenant leur contribution très au sérieux.

Parmi les catégories, nous avions :

  • Signalisation routière douteuse
  • Où est Charlie?
  • Corps de métier
  • Illumination
  • Météo fulgurante
  • Fast food
  • Collection d’objets
  • Le travail, c’est la santé
  • Sport de contact
  • Devine c’est quoi l’objet
  • Sans filtre
  • Scène de film
  • Hommage à Michel Rabagliati
  • Kitsch
  • Animal marin
  • Camaïeu orange
  • Texture
  • Papparazi
  • Commerce au détail
  • Douchebag
  • Moyen de transport et son client louche
  • C’est la fête
  • Prix Pullitzer
  • Pass by
  • L’été, c’est fait pour jouer
  • Fote de Franssais
  • Industriel
  • La guerre, la guerre, c’est pas une raison pour se faire mal
  • Portrait
  • Trio
  • Hipster
  • Geek
  • Microcosmos
  • Aliment vert
  • Ken et Barbie
  • Pochette d’album
  • Tableau impressionniste
  • Publicité mensongère
  • Village
  • Mad men

Lors de la publication d’une photo, le participant devait identifier sa photo à l’aide de trois mots-clés : #RallyeInsta #Équipe #Catégorie. Ces photos ont par la suite été transmises sur une galerie Flickr créée pour l’occasion, afin de faciliter leur accès lors du vote.

Parmi les prix, on retrouve entre autres des chèques iTunes, des billets pour le cinéma, un livre sur la photographie mobile, un livre de Michel Rabagliati, des impressions photo des images gagnantes et des affiches souvenirs.

De retour à l’automne

Lors de la remise de prix qui s’est déroulée à Montréal hier soir (et qui se tiendra à Québec ce soir), l’organisatrice a confirmé qu’un autre Rallye Instagram allait avoir lieu cet automne. On souhaite améliorer la formule et mieux répartir les tâches, la quantité de travail exigé étant plus importante que prévu.

Un groupe Facebook devrait ouvrir sous peu afin de recueillir les commentaires des personnes intéressées. À suivre…

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Il y a deux ans, au retour d’un voyage en Grande-Bretagne, j’ai remarqué que les photos que je venais de télécharger dans mon ordinateur portaient un petit « i » dans le coin en bas à droite quand je les regardais avec iPhoto (ceci n’est pas une plogue pour Apple, ce que je vais vous raconter s’applique à tous les ordinateurs et, surtout, à toutes les photos). Quelle ne fut pas ma surprise quand, en cliquant sur le « i » en question, j’ai vu apparaître une sympathique carte Google qui pointait, avec une certaine précision, vers un petit chemin de terre perdu au milieu du Lake District britannique… là où j’avais pris la photo avec mon téléphone intelligent.

Première réaction, sur le coup : Cool! Très pratique pour reconnaître les photos de voyage. Deuxième réaction, plus virulente : C’est quoi ça, je n’ai jamais demandé à mon téléphone de faire ça. Big Brother sort de ce corps!

Les plus branchés parmi vous me diront que même si ça s’est passé il y a deux ans, il était vraiment temps que j’apprenne que tous les appareils photo numériques inscrivent sur les photos ce que les Anglais appellent du « meta-data », de l’information sur l’information. Type d’appareil, réglages utilisés pour prendre la photo, parfois une miniature de l’original de la photo et… la géolocalisation, si l’appareil a une fonction GPS, ce qui est de plus en plus fréquent. En fait, vous avez raison, il était temps que je découvre tout ça. D’ailleurs, vous remarquerez que je ne vous en ai pas parlé jusqu’à maintenant.

Mais voilà que je reçois un courriel d’une lectrice de Triplex qui m’envoie un lien vers ce reportage (pas terrible) provenant d’un bulletin de nouvelles américain où l’on met les gens en garde contre le fait que ces métadonnées restent avec la photo si vous l’envoyez par courriel ou si vous la téléchargez sur un site web. Ce faisant, n’importe qui pourrait en deux clics savoir avec précision où la photo a été prise. Si tel est votre intention, bravo, mais dans le cas contraire, ça peut être désagréable.

Et puis la même semaine, une collègue de travail me demande si je savais que lorsqu’on prenait une photo avec un appareil qui avait une fonction de géolocalisation… Vous avez compris le reste. Là, je me suis dit que ça méritait peut-être une mention.

Donc 1) Sachez que toutes vos photos numériques comportent plus ou moins de métadonnées selon l’appareil utilisé. 2) Pour ce qui est de la géolocalisation, il est généralement possible de l’éteindre en passant par les réglages de l’appareil photo. Une fois que ce sera fait, vos photos arrêteront de dire à tout le monde où vous habitez. 3) Il existe des logiciels pour effacer les métadonnées déjà inscrites sur vos photos. Je n’en ai pas essayé, mais les mêmes sont recommandés à peu près partout où je suis allé voir sur Internet. Laissez-vous aller dans la section commentaires si vous en avez fait l’essai.

En passant, la même collègue de travail m’a posé une joyeuse colle techno l’autre jour. Comment est-ce que sa fille a réussi à envoyer un tweet avec un iPod touch alors que le réseau sans fil de la maison était débranché? Elle n’a pas d’autre appareil dans sa chambre et n’a apparemment pas le mot de passe du WiFi du voisin. Ma réponse : Île sans fil, mais je ne sais pas s’ils ont un émetteur dans son quartier. Des idées, Sherlock?

Pendant qu’on est dans les messages d’intérêt public, j’ai récemment appris un truc plutôt sympathique pour créer des mots de passe presque impossible à deviner. C’est tout simple, vous inventez une phrase évidente du genre : « Le premier blogue que je lis le matin est toujours Triplex. » Vous prenez ensuite la première lettre de chaque mot – lpbqjllmett – et voilà votre mot de passe facile à se rappeler, impossible à deviner. Si vous avez besoin d’un chiffre, vous n’avez qu’à remplacer le « p » de « premier » par un « 1 ». Non, ce n’et pas ça le mot de passe du WordPress de Triplex!

Et je termine avec mon coup de cœur inversé de la semaine : La chaîne rôtisserie. Une chaîne de télévision qui vous montre des poulets sur la broche qui tournent au-dessus d’un feu ouvert 24 heures sur 24. Non, je ne suis pas assez tordu pour avoir inventé ça. Ça commence lundi en Ontario, gracieuseté de… Chalet Suisse! Oui, c’est pire que le feu de foyer. Et ce n’est même pas offert en HD!

Bon, je vous laisse. Je vais halluciner un peu en regardant quelques minutes de la chaîne « enseigne de barbier ».

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Tout bon photographe vous le dira : bien qu’il existe une multitude d’appareils photo aux technologies révolutionnaires, le meilleur appareil photo est celui qui se trouve dans vos mains au moment opportun. Ce n’est donc pas l’appareil qui fait la photo, mais bien le photographe. Dans cette optique, je veux vous faire part d’une application iPhone qui vous permet de rapidement capter et diffuser une image, tout en vous amusant.

Instagram

Instagram, une évolution du photoblogue

Avec Instagram, il est possible de capter une image sur le vif (ou faire une sélection à partir de votre librairie), lui appliquer un filtre et la partager avec son réseau. Une idée toute simple, à l’instar d’Hipstamatic, mais avec une interface beaucoup plus efficace : une fois dans l’application, choisissez l’option « Partager », visez et cliquez pour prendre la photo, comparez les différents effets proposés, inscrivez un titre et cochez le nom des services de médias sociaux où vous désirez diffuser le résultat (Facebook, Twitter, Flickr, Posterous, Tumblr ou Foursquare).

Les photographes plus nostalgiques préféreront sans doute l’approche d’Hipstamatic, qui va jusqu’à proposer le type de pellicules et différentes lentilles rétro. Personnellement, je préfère l’approche simple et efficace.

Un autre réseau social

Vous n’y échapperez pas, la raison pour laquelle Instagram connaît autant de succès (le service a franchi le cap de 1 million d’inscriptions le 21 décembre dernier) est surtout liée à son intégration des différents réseaux sociaux. Vous pouvez facilement obtenir la liste de vos amis Facebook et Twitter qui sont également sur Instagram, et choisir qui d’entre eux vous désirez suivre sur l’application. C’est parfois étonnant de découvrir un côté artistique chez des personnes avec qui vous avez l’habitude de communiquer seulement par écrit.

Une fois que vous avez accumulé quelques relations, vous pouvez voir les plus récents clichés de votre réseau en accueil (la section « Amis »). L’onglet « Populaire » vous permet de voir les photos les plus aimées du moment, « Activité » vous permet de garder l’oeil sur les activités provoquées par vos photos, et l’onglet « Profil », comme son nom l’indique, vous permet de gérer votre compte.

Quelques captures-écran d'Instagram

Comme tout bon photoblogue qui se respecte, il est possible d’aimer ou de commenter les clichés de vos amis, à partir de votre téléphone seulement. Car malheureusement (ou heureusement), le service est si simple qu’il ne permet pas d’être pleinement utilisé à l’extérieur de son application. Sur le web, vous ne pourrez que voir les photos partagées, à condition d’en connaître l’adresse. Impossible de voir la totalité des photos publiées par un utilisateur ailleurs que sur votre téléphone (dans certains cas, il est possible de verrouiller son compte, exigeant ainsi une relation d’amitié réciproque).

Je trouve ces limitations plutôt agaçantes, mais préfère voir un réseau social se développer tranquillement, et ainsi partir sur des bases solides. Les utilisateurs ont tendance à se perdre quand on élargit trop rapidement les possibilités.

Une version Android pour bientôt

Kevin Systrom, le cofondateur d’Instragram, a confirmé qu’une version Android de l’application était en développement lors d’une entrevue livrée à TechCrunch le mois dernier. Il mentionne également le lancement imminent d’une API (une interface de programmation, permettant d’intégrer du contenu Instagram à d’autres plateformes web), d’un nouveau site web et de financement.

Mes impressions

Aspects positifs :

  • Facilité d’utilisation
  • 15 filtres aux effets variés
  • Outil de partage dans divers réseaux sociaux efficace
  • Possibilité de découvrir ses amis sous un autre jour
  • Application gratuite

Aspects négatifs :

  • Seulement offert sur iPhone (version Android en préparation)
  • Plateforme web très limitée
  • Amis trop motivés peuvent envahir rapidement l’accueil