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Martin LessardEthereum : rendre les contrats intelligents

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 publié le 1 avril 2016 à 15 h 52

Cette semaine, sans tambour ni trompette, Microsoft a rendu Ethereum Virtual Machine accessible à des millions de développeurs de logiciels l’utilisation d’Ethereum Virtual Machine dans sa plateforme Visual Studio (une suite de logiciels de développement pour Windows). Ethereum?

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Pour faire court, Ethereum est la monnaie cryptographique décentralisée dont la valeur montée en flèche depuis quelques mois talonne maintenant Bitcoin.

Mais réduire Ethereum à une cryptomonnaie alternative serait cacher la forêt avec l’arbre.

Voici venir les contrats intelligents

Ethereum Virtual Machine est une plateforme bâtie autour de la « chaîne de blocs » (blockchain) où se trouve sont enregistrées toutes les transactions, à l’image d’un grand livre comptable, comme pour Bitcoin, mais qui comprend aussi un langage de programmation (appelé Solidity) permettant de créer des contrats dits intelligents.

Le contrat intelligent est l’expression consacrée pour nommer un programme autonome capable de rendre une décision si certaines conditions sont remplies.

Prenons un exemple. Imaginons deux personnes qui font un pari sur l’équipe gagnante de la Coupe Stanley cette année.

S’ils se font confiance mutuellement, le perdant payera la somme prévue sans se défiler. Si la confiance ne règne pas, ils devront passer par un tiers qui prendra les paris au début et distribuera la récompense à qui de droit à la fin.

Ethereum permet d’automatiser le contrat sans passer par un tiers. Autrement dit, deux inconnus peuvent faire des paris ensemble, même si la confiance ne règne pas.

Les paramètres du pari sont programmés dans un « contrat intelligent » (A et B parient X $ que l’équipe Y ou Z va gagner la Coupe Stanley 2016) et posent ensuite les conditions de résolution (« selon ce que le site RDS.ca annoncera comme équipe gagnante »). Le tout est encodé dans la chaîne de blocs d’Ethereum et, le moment venu, le gagnant se voit transférer automatiquement une somme en Ether, la monnaie du système, convertible dans une devise au choix.

Changez le pari par un achat de maison, des actions à la Bourse, du sociofinancement, un troc entre particuliers, la souscription d’une assurance, etc., et votre contrat intelligent sur Ethereum court-circuite beaucoup d’intermédiaires traditionnels.

Haro sur les intermédiaires!

Pour Ethereum Virtual Machine, c’est sa chaîne de blocs, son grand livre comptable partagé entre tous les ordinateurs du réseau, qui fait sa force, et non sa monnaie virtuelle, l’Ether. La chaîne de blocs étant partagée entre tous les ordinateurs du réseau, il n’est pas possible de modifier le registre sans que tous les autres s’en rendent compte.

Ethereum est sorti de la tête d’un jeune génie, Vitalik Buterin, 22 ans, né en Russie et qui a grandi en Ontario. Spécialiste du Bitcoin, cofondateur du Bitcoin Magazine en 2011, il lance Ethereum Virtual Machine avec Joseph Lubin en 2014, un entrepreneur américain maintenant basé en Suisse.

Ether, la monnaie d’Ethereum, est loin de pouvoir surpasser tout de suite l’énorme attraction suscitée par le Bitcoin, mais sa capacité de greffer des contrats intelligents sur sa chaîne de blocs fait possiblement de cette plateforme un géant de demain.

Les cryptomonnaies ont pris par surprise le monde des banques avec une monnaie qui faisait fi d’eux. Demain, les contrats intelligents feront sensiblement la même chose avec les comptables, les notaires, les courtiers et autres greffiers. Ces derniers vont s’ajuster, bien sûr, mais une partie des transactions contractuelles actuelles seront, à terme, automatisées par un réseau en lequel nous aurons de plus en plus confiance — même si c’est pour faire des contrats avec des gens en qui nous n’avons pas du tout confiance.

À lire sur Triplex

Ce que neuf banques cherchent vraiment à faire avec le bitcoin, (indice: c’est en lien avec la chaîne de blocs)

Vers la reconnaissance du bitcoins (quand la monnaie virtuelle s’impose dans le réel)

Un « travail augmenté », que vous le vouliez ou non (une automatisation agressive va atteindre les cols blancs)

Maxime JohnsonMise à l’essai du Samsung Galaxy S7 Edge

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 publié le 8 mars 2016 à 9 h 03

Samsung Galaxy S7 Edge

Après avoir perdu un peu de son lustre auprès des amateurs d’Android au cours des dernières années, Samsung revient à la charge en 2016 avec ses Samsung Galaxy S7 et Samsung Galaxy S7 Edge, deux téléphones qui corrigent les défauts de leurs prédécesseurs, en plus d’offrir quelques améliorations technologiques intéressantes. Cette stratégie est un peu ennuyante, certes, mais elle permet en revanche d’offrir un appareil sans grands défauts.

Design
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Le Samsung Galaxy S7 Edge reprend le design de métal et de verre de son prédécesseur, avec cette fois un écran Super AMOLED QHD de 5,5 pouces, alors que le Samsung Galaxy S7 régulier conserve pour sa part un écran de 5,1 pouces. Mis à part une plus petite pile pour le S7 régulier, il s’agit de la seule différence entre les deux appareils. Tout ce qui est dit pour le Samsung S7 Edge ici vaut d’ailleurs pour le Samsung Galaxy S7 également.

Tout comme l’année dernière avec les S6 et S6 Edge, le design de Samsung est joli, surtout dans sa version recourbée des deux côtés. Non, les courbes du S7 Edge ne sont pas très utiles – nous reviendrons plus loin sur les rares fonctions qui y sont associées –, mais l’appareil est sans contredit l’un des plus jolis sur le marché. Et c’est encore plus vrai en personne, puisque les photos ne lui rendent pas toujours justice.

Il s’agit aussi d’un téléphone avec une allure bien à lui (du moins pour le Galaxy S7 Edge), mince et d’une construction d’excellente qualité. Le format du Samsung Galaxy S7 Edge est aussi étonnamment petit, considérant la taille de son écran.

J’ai éprouvé quelques problèmes avec l’écran recourbé du S7 Edge par contre. Il m’est arrivé d’accrocher des lettres sur les côtés du clavier lorsque j’écrivais. Le problème semble s’être résorbé avec le temps, mes mains se placent maintenant un peu différemment lorsque je tape, mais ce genre d’incident ne m’était jamais arrivé avec le Samsung Galaxy S6 Edge.

Peut-être est-ce à cause de sa taille, ou peut-être est-ce à cause de l’ajustement inconscient de mes mains pour éviter les fausses tapes, mais le S7 Edge me semble aussi un peu moins confortable que la moyenne des téléphones du genre quand vient le temps d’écrire un long courriel.

Caractéristiques
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Le Samsung Galaxy S7 Edge est doté de caractéristiques haut de gamme, comparables à celles des autres téléphones Android qui seront lancés au cours des prochains mois. Celui-ci est équipé d’un processeur Exynos 8890 Octa à huit cœurs puissant, de 4 Go de mémoire vive, d’une capacité interne de 32 Go, d’un appareil photo principal de 12 mégapixels et d’un appareil photo frontal de 5 mégapixels.

Le Samsung Galaxy S7 Edge est encore une fois doté d’un lecteur d’empreintes digitales, et est résistant à l’eau, une caractéristique qui avait fait son apparition avec le Galaxy S5 avant de disparaître avec le Galaxy S6, et qui est finalement de retour.

Parmi les autres caractéristiques qui sont de retour après une absence marquée, notons la fente pour carte microSD de laquelle le Galaxy S7 Edge est doté, permettant d’augmenter la capacité de l’appareil. Malheureusement, alors qu’Android 6.0 permet de combiner la capacité interne de son téléphone à celle d’une carte microSD en un seul grand espace de stockage, cette fonctionnalité n’est pas activée avec les Galaxy S7 et Galaxy S7 Edge. Dommage.

Quelques nouvelles technologies du Galaxy S7 Edge valent aussi la peine d’être mentionnées. Son écran dispose de la fonctionnalité Always On, qui active en permanence de l’information – une horloge, un dessin ou un calendrier – sur l’écran de l’appareil, même lorsque celui-ci est verrouillé. Considérant que Samsung équipe ses téléphones d’un écran AMOLED, seuls quelques pixels à la fois sont allumés lorsque l’on active cette fonctionnalité. Celle-ci n’a donc qu’un faible effet sur l’autonomie du téléphone.

L’appareil est compatible avec la recharge rapide Quick Charge 2.0 (mais pas 3.0), qui permet de recharger sa pile de 60 % en 30 minutes, et aussi de la recharge sans fil rapide, à condition d’être équipé d’un chargeur compatible.

Performance et autonomie
benchmark

En attendant l’arrivée des téléphones équipés du processeur Snapdragon 820 avec lesquels il faudra le comparer, le Samsung Galaxy S7 Edge est le téléphone Android le plus rapide sur le marché.

Son processeur Exynos 8890 et ses 4 Go de mémoire vive livrent la marchandise, tant dans les tests de type benchmarks (2000 en simple cœur et 6400 en multicoeur au Geekbench 3, 123 000 au AnTuTu V6.0.1) que dans la vraie vie.

Le Samsung Galaxy S7 Edge est rapide, et il le sera probablement tout au long de sa vie active.

Le téléphone ne déçoit pas non plus les utilisateurs quant à son autonomie. Sa monstrueuse pile de 3600 mAh est l’une des plus imposantes sur le marché et devrait permettre de faire oublier l’absence de pile rechargeable. La pile du Galaxy S7 Edge devrait durer une journée complète pour la quasi-totalité des utilisateurs, et souvent deux journées. Le Galaxy S7 régulier est quant à lui doté d’une plus petite pile de 3000 mAh, qui devrait néanmoins être suffisante pour une journée de travail.

Appareil photo
photo lumière

Une autre des grandes améliorations du Samsung Galaxy S7 Edge est son appareil photo. Celui-ci était déjà excellent l’année dernière avec les Galaxy S6 et Galaxy S6 Edge, mais Samsung rehausse ici sa qualité, surtout dans des conditions de faible éclairage.

Le capteur du S7 Edge se débrouille évidemment bien à la clarté. La profondeur de champ est très correcte et la plupart des utilisateurs devraient apprécier l’angle assez grand de son objectif (26 mm en équivalent à 35 mm). C’est toutefois lorsque les conditions lumineuses ne sont pas idéales que le passage à un objectif F1,7 et à des pixels de 1.4 µm se fait sentir.

photo noir

À ce compte, le Samsung Galaxy S7 Edge rivalise même avec l’iPhone 6S. Lorsqu’il fait vraiment trop sombre pour prendre un bon cliché, les images du S7 Edge (photo du haut) sont d’ailleurs beaucoup plus claires que celles du téléphone d’Apple (photo du bas). Est-ce pour le mieux? Souvent, mais pas toujours, car un effet logiciel se fait parfois sentir, et les photos sont alors plus claires, mais toujours inutilisables.

Notons finalement que la mise au point du Samsung Galaxy S7 est également rapide, et que les photographes plus expérimentés seront heureux de pouvoir prendre leurs clichés en RAW et de les modifier par la suite à l’aide d’un logiciel comme Adobe Lightroom.

Android 6.0 et quelques ajouts
android 6 logiciel

Côté logiciel, le Samsung Galaxy S7 Edge est doté d’Android 6.0.1, avec quelques ajouts.

Après avoir graduellement diminué son empreinte sur Android au cours des dernières années, Samsung retombe un peu dans ses vieilles habitudes, avec notamment l’installation par défaut de plusieurs applications de Microsoft (ces applications peuvent être désactivées, mais pas désinstallées).

L’interface, elle, ressemble heureusement à celle par défaut d’Android.

Certains ajouts sont aussi intéressants, comme la fonctionnalité Game Launcher, une sorte de menu qui regroupe des jeux, et qui permet notamment de les lancer avec une résolution basse et une fréquence de 30 images par seconde seulement, afin de préserver l’autonomie de son appareil. Game Launcher offre aussi une foule d’autres possibilités, comme celle d’enregistrer une vidéo d’une partie pour la publier ensuite sur les réseaux sociaux.

Notons que le menu qui s’affiche sur le côté de l’écran lorsque l’on glisse son doigt de l’extérieur vers l’intérieur du téléphone a aussi été amélioré. Celui-ci est maintenant plus gros et permet d’afficher des raccourcis intelligents, qui lancent des actions à l’intérieur d’applications (prendre un égoportrait plutôt que d’allumer l’appareil photo, par exemple). Il s’agit là de l’une des seules fonctionnalités de l’écran recourbé du Edge, en plus d’afficher un code de couleurs lorsque l’on reçoit des appels.

Un téléphone sans fausse note

Gear VR

À part quelques défauts mineurs, le Samsung Galaxy S7 Edge est un téléphone sans fausse note, puissant, au design inspiré et doté de l’un des meilleurs appareils photo sur le marché.

Au moment où d’autres téléphones misent sur l’audace (comme le LG G5 et son design modulable), on peut toutefois se demander si celui-ci a suffisamment à offrir par rapport à ceux de milieu de gamme, qui ne cessent de s’améliorer et qui se vendent pour une fraction du prix des appareils phares comme les Galaxy S7 et S7 Edge.

Ceux qui veulent obtenir le meilleur à tout prix devraient regarder le Samsung Galaxy S7 Edge de plus près. Son achat en commande anticipée pourrait même être à considérer, puisque la plupart des opérateurs au Canada offrent le téléphone avec un casque de réalité virtuelle Samsung Gear VR en prime.

Les Samsung Galaxy S7 et Samsung Galaxy S7 Edge seront offerts à compter de vendredi pour 900 $ et 1000 $ respectivement sans entente.

photos

J’ai finalement imprimé les photos de mon vieil appareil jetable. C’était un « 24 poses », que j’ai traîné tout au long d’un été, en 1989, alors que j’étais garde forestier dans le Wyoming. Un été de fou. Bonne nouvelle, les images que j’ai reçues par la poste aujourd’hui sont à la hauteur de mes souvenirs et des somptueux paysages de ce parc. De ce parc virtuel, bien sûr.

Le jeu vidéo indépendant Firewatch a conquis la critique lors de son lancement la semaine dernière, mais l’une des trouvailles les plus originales du titre est un peu passée sous silence : la possibilité d’imprimer dans le monde réel des clichés pris avec un appareil photo jetable dans le monde virtuel.

cadre

Firewatch est un jeu à la première personne, où l’on incarne Henry, un trentenaire tout ce qu’il y a de plus ordinaire, qui choisit de s’isoler dans le bois en prenant un boulot de garde forestier, le temps de faire le point sur sa vie.

Le jeu est avant tout une histoire. L’histoire d’Henry et de Delilah, sa patronne, avec laquelle il discute tout au long des cinq heures de l’aventure. Ceux-ci parlent de tout et de rien, de leur travail, de la solitude, de la maladie, de l’amour. Une intrigue centrale vient aussi s’ajouter à leur conversation, à mesure que l’été avance.

Firewatch est aussi un jeu qui se distingue par ses graphiques somptueux, imaginés par l’artiste visuel Olly Moss. La forêt est très typée, un peu comme un dessin animé, les décors sont jolis, et l’éclairage dynamique rend parfois les paysages saisissants.

Une caméra jetable
dans le jeu

En se promenant dans le parc au début de l’été – un plaisir en soi, que l’on fait à l’aide d’une carte en papier et d’une boussole –, Henry trouve un appareil photo jetable pratiquement vide.

Sans dévoiler l’intrigue de Firewatch, il est bon de noter que cet appareil s’insère dans l’histoire (notamment grâce aux photos qui avaient déjà été prises, et que l’on découvre en faisant développer le film pendant le générique final), ce qui rend toute la mécanique tout de même crédible.

Tout au long du jeu, on peut, si on le souhaite, prendre des photos des paysages que l’on croise, des moments importants de l’aventure, et plus.

Tout ceci est optionnel. Delilah rappelle à Henry à quelques reprises qu’il peut prendre des photos s’il le souhaite, mais sans plus.

Le fait qu’il s’agisse d’un appareil jetable a quelques répercussions intéressantes sur la mécanique. Il est premièrement impossible de se rapprocher de son sujet à l’aide d’un zoom, et le joueur doit faire attention à la quantité de photos qu’il prend.

J’ai d’ailleurs vécu quelque chose qui ne m’était pas arrivé depuis longtemps : économiser mes photos pendant plusieurs semaines, pour arriver à la fin du voyage avec 4 clichés encore disponibles, et de les gaspiller pour finir le film.

Imprimer ses photos
web

Firewatch est offert sur PlayStation 4 et sur Steam (PC, Mac, Linux).

Ceux qui complètent l’aventure sur Steam se feront proposer à la fin d’accéder à un site web, où se retrouvent les photos prises pendant le jeu. Ces images peuvent être téléchargées, publiées en ligne ou encore imprimées.

L’impression coûte 15 $ américains (incluant les taxes et la livraison), et se fait en quelques clics seulement. Personnellement, j’ai reçu mes photos en 10 jours, mais j’ai complété le jeu avant son lancement officiel. Normalement, le studio derrière Firewatch estime que le temps pour le traitement et l’impression devrait être de 2 à 4 semaines.

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Le résultat est d’une excellente qualité, mais quand même plutôt étrange. Un souvenir d’un moment qui n’a jamais vraiment existé. Les graphiques sont probablement assez jolis pour en convaincre certains d’afficher une de leurs photos au mur, et le côté personnel (le cadrage, le choix du sujet) de l’image rend certainement la chose plus intéressante que de poser une simple affiche.

Plusieurs commanderont aussi sûrement leurs photos ne serait-ce que pour encourager les développeurs, qui ont créé avec Firewatch l’un des jeux pour adultes les plus mémorables de ces dernières années.

Demain, Wikipédia aura 15 ans!

Wikipédia a en moyenne plus de 18 milliards de pages vues par mois, ce qui en fait l’un des sites les plus visités dans le monde, selon Alexa.com.

Avec plus de 20 000 nouveaux articles s’ajoutant chaque mois, le site n’arrête pas de gagner en popularité, comme le montre l’étude de Pew.

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Wikipédia est devenu la référence pour la majorité des gens. Ce qui veut dire que si vous contribuez à la dernière version d’un article, vous pouvez avoir une influence sur des millions de gens.

Certaines pages sont modifiées et remodifiées sans fin. Cela s’appelle des guerres d’édition.

Pages en conflit

Contropedia est un outil pour les chercheurs permettant d’observer ces luttes intestines que le grand public ne remarque pas nécessairement.

Cet outil est conçu de façon à présenter clairement « l’intensité des batailles » en montrant visuellement les controverses entourant les mots ajoutés ou effacés.

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Les mots les plus controversés sont en couleur rouge.

Une chronologie montre aussi le rythme des changements.

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Une centaine de pages sont en observation en ce moment (comme celle des changements climatiques, de la révolution tunisienne ou de la catastrophe de Fukushima).

La grammaire des conflits

Un chercheur de l’Université de l’Indiana dit avoir réussi à décoder la « grammaire » de ces conflits d’édition.

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Certaines pages sont plus sujettes à conflit, d’autres non. Les C signifient un changement à la page. Un R signifie un retour à la version précédente (Revert).

Le chercheur dit ainsi pouvoir être rapidement capable de découvrir quelle page se trouvera en « état de conflit » qui pourrait se prolonger pendant des semaines.

Il semble que ces conflits n’affectent en rien la qualité de l’encyclopédie en ligne.

On se rappelle, une  étude a montré que Wikipédia (anglais) était aussi précis que le Britannica.

Comme quoi, tout finit par s’arranger.

Martin LessardManivelle : le diffuseur d’information locale

par

 publié le 3 décembre 2015 à 16 h 23

Les cofondateurs de Manivelle.io ont beaucoup réfléchi sur ce que devrait être un affichage public dans les villes à l’ère du numérique.

Simon Emmanuel Roux et Vincent Chapdelaine ont sorti récemment leur produit Manivelle, la première étape d’une longue route vers la diffusion des informations d’intérêt public partout dans l’espace public.

Manivelle, c’est des écrans d’affichage, mais aussi le réseau qui les alimente. Ce sont bien sûr les écrans plus que le réseau qui attirent l’attention de tous.

Simon Emmanuel Roux devant un écran Manivelle

Simon Emmanuel Roux devant un écran Manivelle

Lors de ma visite à leurs bureaux, ils n’en étaient pas peu fiers :

« Tous les détails physiques de Manivelle ont été designés pour que ça soit le plus chaleureux possible comme objet, explique Simon. La qualité de l’écran est la meilleure sur le marché. Dans les prochaines versions, nous continuerons de prendre toujours ce qui est à l’avant-garde en affichage. »

Lors de la démonstration, Manivelle affichait un catalogue de livres numériques. On a vu qu’avec la manivelle, une vraie de vraie, sous leur écran, il est possible de faire défiler rapidement la sélection.

L’écran tactile permet aussi de faire défiler la sélection avec son doigt, mais la manivelle ajoute un plaisir physique, qui manque généralement au contenu numérique.

Cette manivelle rend le dispositif d’affichage agréable à utiliser. Lors de la démonstration, on sentait un petit clic à chaque changement de livre, comme pour signifier son existence physique. Une expérience simple qui fait mouche!

Mais cette apparente simplicité a donné bien du fil à retordre aux cofondateurs! Ils ont été surpris par la complexité de fabrication d’une telle manivelle à l’épreuve des passants.

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Diffuser l’information publique

La grande vision de cette jeune entreprise est de connecter tous les écrans d’affichage dans les villes pour la diffusion d’information publique.

La compagnie se concentre pour l’instant sur le marché des bibliothèques, un milieu que les deux fondateurs connaissent bien et qu’ils voient comme une porte d’entrée dans la ville.

Manivelle répond à un besoin spécifique des bibliothèques, qui doivent diffuser des livres numériques. Objet immatériel, le livre numérique est invisible à l’intérieur des murs d’une bibliothèque.

Avec Manivelle, les livres numériques se voient offrir une vitrine qu’ils n’avaient pas.

« Les autres services municipaux sont aussi intéressés, ajoute Simon. Ils voient le potentiel de Manivelle. À la piscine, par exemple, l’écran peut afficher des livres numériques sur le sport, les heures d’ouverture de la bibliothèque et les autres activités à proximité. Et la bibliothèque peut faire la même chose et afficher les heures d’ouverture de la piscine. Ce type d’échange, les gens de la Ville le voient tout de suite. »

Le retour du côté physique

« Tous les propriétaires d’écrans contrôlent leur contenu, précise Vincent. Nous ne poussons aucun contenu. C’est l’inverse des réseaux publicitaires qui poussent les contenus dans leur parc d’écrans. Nous offrons un écosystème qui favorise l’échange de contenus entre les différents lieux. »

Manivelle (l’écran) est la pièce vedette, mais le cœur de Manivelle (le réseau) repose sur le gestionnaire de contenu et le maillage de plusieurs sources de contenu (comme Mur mitoyen ou des collections de livres numériques).

« On peut imaginer se brancher sur les collections numériques des musées, ou les Pages jaunes pour les commerces à proximité. Manivelle devient ainsi d’utilité publique », dit Simon.

La dématérialisation tous azimuts de la dernière décennie fait émerger des idées comme Manivelle. On sait que toutes les informations sont accessibles en ligne, mais l’aspect physique du lien à l’information est devenu un plaisir rare. Et Manivelle nous offre ce plaisir.

Ces écrans Manivelle seront déployés dès ce mois-ci dans 6 bibliothèques à travers le Québec. Les premiers écrans permettront aux utilisateurs de découvrir des livres numériques et être informés sur la tenue d’événements se déroulant à proximité.

Sur Triplex, lire aussi: Espacestemps.ca : rendre visibles les projets du monde sur un autre projet des mêmes cofondateurs.