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Maxime JohnsonMise à l’essai du Moto G (2014)

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 publié le 3 novembre 2014 à 11 h 41

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Tout le monde n’a pas les moyens – ou l’envie – d’acheter un téléphone intelligent d’une valeur de 700 $. Heureusement, il existe maintenant de très bons appareils, offerts pour une fraction du prix des téléphones phares comme l’iPhone ou le Samsung Galaxy S5. Du lot, c’est le nouveau Moto G de Motorola qui se démarque le plus. Voici ma mise à l’essai.

Plus grand et amélioré
Le Moto G de deuxième génération reprend, encore cette année, un design inspiré du téléphone phare de Motorola, le Moto X, mais avec un boitier de plastique et un écran un peu plus grand, soit de 5 pouces, doté d’une résolution de 720p. Il s’agit d’un excellent écran, dont les couleurs et la résolution sont bonnes pour le prix de l’appareil.

De plus, le nouveau Moto G n’a plus les principaux défauts de son prédécesseur.

Par exemple, alors que le Moto G offrait une capacité maximale beaucoup trop limitée (8 Go) l’année dernière, le nouvel appareil est maintenant muni une fente pour carte SD, qui permet d’ajouter jusqu’à 32 Go d’espace supplémentaire. Vous pourrez donc finalement avoir un peu de musique sur votre appareil, sans être limité quand viendra le temps de prendre des photos et de tourner des vidéos.

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L’appareil photo du Moto G a aussi été amélioré. Celui-ci passe de 5 à 8 mégapixels, et il permet de prendre de meilleurs clichés, tant à la noirceur qu’en plein jour. La qualité de l’appareil photo demeure l’un des points faibles du téléphone.

Malheureusement, certains regretteront l’absence de connectivité LTE du Moto G. Si c’était facile à pardonner l’année dernière, c’est un peu plus étonnant en 2014. Les réseaux HSPA+ au Québec offrent toutefois de bonnes vitesses. Ce manque ne devrait donc pas trop déranger les utilisateurs, qui utiliseront surtout leur téléphone sur des réseaux wi-fi de toute façon.

Tout comme l’année dernière, le Moto G comprend aussi une radio FM, une composante quand même assez rare pour un téléphone intelligent, et son interface minimaliste est très près de celle de la version de base d’Android 4.4 KitKat.

Notons que son processeur à quatre cœurs demeure inchangé par rapport à 2013, ce qui est un peu décevant, surtout qu’on sent parfois un certain délai lors de l’utilisation d’applications plus lourdes. Celui-ci est quand même convenable pour les besoins du public cible du Moto G.

Au Bureau en gros
Le Moto G est débloqué au Canada. Celui-ci peut donc être utilisé avec l’opérateur de votre choix, sans contrat, et vous aurez accès à des forfaits beaucoup plus abordables qu’à l’achat d’un téléphone phare.

Au Québec, le Moto G est offert au Bureau en gros seulement, à 250 $, et non chez les opérateurs directement. Malheureusement, c’est un prix considérablement plus cher qu’aux États-Unis, même en tenant compte du taux de change, le Moto G y étant offert à 180 $.

Même à un prix plus élevé ici, et même si ce téléphone n’est pas le moins cher sur le marché, aucun appareil de cette gamme n’offre une qualité similaire en ce moment, ce qui en fait un appareil à considérer si l’on veut bénéficier d’un téléphone intelligent moderne, sans se ruiner.

Catherine MathysUne nouvelle recrue dans l’équipe de Triplex

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 publié le 26 août 2014 à 13 h 33

C’est parti! Je suis ravie de me joindre à l’équipe de Triplex. Cela dit, avant de me lancer, permettez-moi de souligner l’excellent travail de Nadia Serraiocco, qui a complété ce trio de brillants blogueurs pendant un peu plus de deux ans. Avec son flair techno des plus aiguisés, elle nous a offert une multitude de billets, toujours pertinents, au contenu fouillé et sous des angles souvent inédits. Comme je le lui ai mentionné à l’occasion de son dernier billet, je vais tenter de lui succéder dignement.

Les présentations

Alors je me présente. Catherine Mathys. Enchantée. Je suis journaliste depuis une douzaine d’années. Dans les cinq dernières années, je me suis spécialisée dans la couverture des nouvelles technologies. Avec un bac en sociologie et une maîtrise toute fraîche en communication, j’apprécie tout particulièrement notre rapport à la technologie et son impact sur notre quotidien. D’ailleurs, le sujet de mon mémoire de maîtrise portait sur le rôle des technologies dans le travail et la construction identitaire des journalistes. Tout un programme!

Je vais poursuivre l’exploration de ces questions fascinantes et de bien d’autres ici, avec Triplex, mais aussi le samedi à ICI Radio-Canada Première à l’émission La sphère avec Matthieu Dugal, ainsi qu’à ICI Radio-Canada Télé à l’émission Entrée principale avec André Robitaille. J’ajoute aussi une corde à mon arc, puisque je deviens chargée de cours à l’UQAM en septembre. Je donnerai le cours Technologies des médias socionumériques dans le cadre du nouveau certificat en communication socionumérique des organisations. Que de beaux projets pour un retour au travail! Ça part en lion!

Le grand retour

Eh oui, je reprends du collier après une année bien chargée de « congé » de maternité. Une année sans être en ondes, sans travailler, c’est long quand on aime son travail comme j’aime le mien. Cela dit, l’expérience d’un congé de maternité a beaucoup évolué avec l’utilisation des médias sociaux. Exit l’isolement, en avant le partage en ligne d’information, de conseils, d’expériences. Comme en témoigne ce billet de Nadia Serraiocco, les femmes se confient beaucoup sur les réseaux sociaux pendant la grossesse et dans les premiers mois de vie de l’enfant (ou des enfants dans mon cas). J’avais moi-même sous-estimé l’importance des médias sociaux dans le quotidien de cette période intense de changements. Prenons Facebook et ses communautés d’intérêts. Nouvellement mère de triplés, je ne trouvais pas de parents dans la même situation dans mon entourage ou dans les associations existantes. Qu’à cela ne tienne, j’ai créé un groupe Facebook secret pour les parents québécois de triplés, ce qui a grandement adouci l’aventure des premiers mois avec des conseils spécifiques à ma triple parentalité. Avec les bons paramètres de confidentialité, c’est fou ce que ce réseau social peut faire.

À suivre

Pour la suite des choses, je nous souhaite beaucoup de découvertes passionnantes, de discussions brillantes, de trouvailles intrigantes. Nous vivons une époque captivante de par ses transformations technologiques, et je suis choyée d’avoir cette tribune pour en discuter de quelques-unes avec vous.

Google Play

La boutique numérique de livres Google Play Books permet depuis cette semaine aux Canadiens de louer des manuels scolaires électroniques, ce qui pourrait permettre à certains étudiants d’alléger à la fois leur imposante facture de la rentrée et leur sac à dos pendant le reste de l’année. Les étudiants devraient toutefois bien y réfléchir avant d’opter pour la location plutôt que l’achat.

Google Play Books est une boutique accessible au Canada depuis quelques années déjà. Le service de Google permet d’acheter (et maintenant de louer, à Google Play Manuels) des livres sur un ordinateur ou un appareil mobile Android ou iOS, d’où il est ensuite possible de consulter ses ouvrages avec ou sans connexion Internet.

Les avantages des livres numériques en général sont souvent amplifiés avec les livres scolaires. Quelques gros manuels de plusieurs kilos peuvent être remplacés par une petite tablette, il est possible d’y souligner et d’en annoter des passages sans les endommager, et de rechercher des mots-clés importants dans ses manuels.

Un livre numérique est aussi souvent moins cher, mais la différence de prix est toutefois assez mineure, même avec les ouvrages scolaires. Contrairement à un livre papier, il est pratiquement impossible de revendre son manuel à la fin de la session ou à la fin de ses études.

Un bon rabais
Google offre généralement ses livres en location avec de bons rabais dans sa boutique scolaire, jusqu’à 80 %, comparativement à la version imprimée. En pratique, le rabais peut varier grandement, mais après vérification, il est rare que celui-ci soit inférieur de 30 % par rapport au prix du livre neuf chez Amazon.ca.

Quelques inconvénients
La location d’un livre n’est certainement pas pour tous, toutefois. Contrairement à un livre acheté, un livre loué n’est bon que pour une durée limitée, soit de 6 mois dans le cas de la boutique Google Play. Si cette durée est suffisante pour terminer un cours, elle ne l’est malheureusement pas pour terminer toutes ses études. Or il n’est pas rare qu’un ouvrage puisse être utile pendant plusieurs années.

Par ailleurs, certains ouvrages sont parfois offerts avec du contenu supplémentaire, permettant d’accéder à un site web protégé, par exemple. On ne pourra pas toujours accéder à ce contenu avec un livre en location.

Malheureusement, l’offre francophone de Google est aussi assez mince, ce qui pourrait grandement réduire son utilité au Québec. De nombreux cours universitaires en français exigeant toutefois l’achat de manuels en anglais, la location pourra donc quand même être intéressante pour certains étudiants.

La location : à considérer, mais…
Louer un manuel scolaire demeure souvent cher. Moins que d’acheter un libre neuf, mais beaucoup plus cher que d’acheter un livre usagé et de le revendre l’année suivante.

Pour ceux qui souhaitent adopter les livres numériques, cela reste une option intéressante, qui pourrait permettre de faire des économies assez substantielles au cours de ses études.

Attention, toutefois, de bien choisir les livres à louer et les livres à acheter. Car un bon ouvrage de référence peut être utile pendant des années, et pas seulement pendant six mois.

LesfillesSphere

Catherine Mathys et Nadia Seraiocco, à La Sphère en 2012.

En avril 2012, je signais un premier billet sur ce blogue qui avait été lancé avec à sa barre Gina Desjardins, Philippe Marcoux et Laurent LaSalle. Puis Martin Lessard a remplacé Philippe et récemment Maxime Johnson a remplacé Laurent. Gina me laissait d’abord sa place en sous-location puisqu’elle devrait prendre un congé de maternité, mais au final, je suis devenue la colocataire officielle de Triplex. Et, cette fois-ci, c’est moi qui cède mon bail (allons-y pour la métaphore filée) à une journaliste techno appréciée à Radio-Canada et ailleurs : Catherine Mathys.

Mes moments préférés en quelques billets

Pour proposer des billets chaque semaine sur l’actualité techno, il faut multiplier ses sources, s’organiser et lire énormément. Mes sujets de prédilections étaient et demeurent les transformations du monde des affaires, de l’éducation, des arts numériques et de la santé. Parmi ces billets, j’ai particulièrement aimé écrire sur la ludification, comme dans ce billet sur la prochaine génération de travailleurs, celui-ci qui porte sur le service à la clientèle ou encore, bonus, un billet sur le rapport patient-médecin qui se ludifie.

Cela dit, mes billets les plus populaires portaient le plus souvent sur Facebook et Apple et étaient republiés sur Facebook… Je ne peux malheureusement pas proposer de palmarès comme je le fais parfois sur mon blogue personnel, n’ayant pas accès aux statistiques de Triplex. Mais par les outils de partage je déduis que ce billet sur les ados qui préfèrent Instagram au populaire réseau ou encore celui-ci sur la publicité vidéo sur Facebook ont été diffusés, donc lus.

Journaliste ou blogueur?

Même si j’ai été journaliste, il y a fort longtemps, je suis maintenant une blogueuse. Cela dit, la frontière entre ces deux métiers tend à s’amenuiser de plus en plus, à tout le moins dans l’œil du lecteur. Car en réalité, même si les journalistes peuvent aussi bloguer, les obligations du simple blogueur en ce qui a trait à l’éthique de l’information ne sont pas les mêmes. Ainsi, les blogueurs de Triplex font partie de l’équipe des Services numériques de Radio-Canada, donc sont soumis aux mêmes règles que tous les employés du diffuseur public, mais sans toutes les obligations qui régissent le travail des journalistes.

Dans la mesure où un journaliste peut tout à fait bloguer sur un domaine qui l’intéresse et dans le contexte actuel de coupures, il me semble plus qu’approprié que ce poste revienne à une journaliste de carrière.

Pour ma part, outre mes tâches comme responsable des communications pour une centrale syndicale et de chargée de cours, je continuerai à écrire sur mon blogue, cheznadia.com, et ce sera toujours avec plaisir que je commenterai l’actualité techno lorsque des émissions me le proposeront.

Les travailleurs de l’ombre

Des blogues de qualité comme ceux que publie Radio-Canada demandent que dans l’ombre une équipe travaille à unifier le tout. Je tiens donc à offrir mes sincères remerciements à Dominique Gagné, qui gérait les blogues jusqu’à tout récemment, à l’équipe de révision linguistique et à tous ceux avec qui j’ai transigé au cours des deux dernières années.

Salutations à mes collègues Martin, Maxime et Catherine qui continueront de vous faire part de leurs découvertes chaque semaine…

 

 

Maxime JohnsonTest de Mario Kart 8 : formule « e »

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 publié le 3 juin 2014 à 10 h 22

mario kart 8

Nintendo a lancé la semaine dernière la huitième version de sa série à succès Mario Kart, qui séduit les amateurs de Mario, Peach, Bowser et cie depuis plus de 20 ans maintenant. Est-ce que la magie continue d’opérer sur une console moderne? Absolument.

Mario Kart 8 pour Wii U est ce que l’on pourrait appeler une formule « e », pour formule « éprouvée ». Malgré quelques modifications et améliorations, il s’agit principalement du même jeu que l’on trouve sur toutes les consoles de la compagnie japonaise depuis le Super Nintendo.

Mario Kart est un jeu de course amusant, où les personnages de l’univers Nintendo doivent non seulement se battre de vitesse, mais aussi s’attaquer à l’aide d’objets comme des carapaces de tortue et des plantes carnivores que l’on trouve à différents endroits sur le terrain. Pour ceux qui n’y ont jamais joué, on est très loin des simulateurs de courses modernes, et l’ambiance bon enfant l’emporte sur le réalisme (qui est en fait carrément absent de Mario Kart).

Quelques nouveautés
Les nouveautés de Mario Kart 8 sont relativement mineures. Nintendo marche après tout sur une ligne très mince, où l’entreprise doit offrir quelque chose de plus qu’avec toutes les dernières versions du jeu, mais où elle ne doit surtout pas briser une formule gagnante.

Les changements apportés à Mario Kart 8 sont donc rares, et c’est probablement une bonne chose, puisque ceux-ci ne sont pas tous réussis.

Le mode bataille, où les joueurs ne doivent plus faire la course à toute vitesse, mais plutôt s’attaquer les uns les autres, est par exemple beaucoup moins intéressant qu’auparavant. Les arènes des premières versions de Mario Kart ont été remplacées par les pistes de course normales, et l’on passe trop souvent le plus clair de son temps à chercher ses adversaires plutôt qu’à les attaquer.

D’autres nouveautés touchent heureusement la cible. Les quelques éléments qui ont été ajoutés — comme une grosse plante carnivore — sont amusants, et certaines modifications aux mécaniques du jeu sont intéressantes, surtout en ce qui a trait au temps réduit qu’il faut maintenant attendre lorsque l’on tombe de la piste.

mario kart anti

La plus grande nouveauté est toutefois le mode antigravité, qui permet à Mario Kart d’offrir des trajets des plus originaux, où la piste peut carrément monter dans les airs et nous faire rouler à l’envers. Notons qu’en mode antigravité, on obtient une poussée de vitesse lorsque l’on fonce dans ses adversaires, ce qui rend parfois le jeu plus près des autos tamponneuses que du karting.

Le mode antigravité ne change pas forcément la donne, mais il a permis aux concepteurs du jeu d’offrir 16 nouvelles pistes des plus variées, en plus des 16 pistes rétro qui ont été mises au goût du jour.

Un jeu multijoueur avant tout
Comme toujours, c’est en mode multijoueur que Mario Kart se distingue vraiment.

Lorsque quatre joueurs s’affrontent dans un même salon, les attaques à coup de carapaces de tortue deviennent personnelles, et les remontées spectaculaires de la dernière place à la première dans les derniers instants du jeu créent certainement de l’ambiance.

Oui, Mario Kart 8 est amusant lorsque l’on affronte seul l’intelligence artificielle du jeu, ou lorsque l’on affronte jusqu’à 12 joueurs en ligne, mais rares sont les titres qui peuvent rassembler avec autant de brio plusieurs personnes dans un salon, qu’elles soient novices ou expérimentées.

Un jeu pour tous les propriétaires de Wii U
Mario Kart 8 est un jeu qui devrait intéresser pratiquement 100 % des propriétaires de Wii U.

Les joueurs à la recherche de défis aimeront, par exemple, que le jeu se soit complexifié au fil des ans, avec les différentes voitures qui performent plus ou moins bien sur un terrain donné, l’utilisation du dérapage dans les courbes serrées et les mécanismes pour débloquer les voitures et les personnages à mesure que l’on gagne les championnats.

Ceux qui n’ont pas d’expérience aimeront pour leur part le fait qu’il soit possible de bien s’en tirer malgré tout, grâce aux éléments de plus en plus puissants qui nous sont offerts lorsque l’on tire de l’arrière.

Mario Kart 8 met en valeur ce que Nintendo fait de mieux : des jeux amusants et rigolos, capables d’intéresser même ceux qui se tiennent généralement loin des jeux vidéo et auxquels plusieurs personnes peuvent jouer en même temps. À ce compte, il s’agit, encore une fois, d’une belle réussite.

Reste maintenant à voir si ce sera suffisant pour convaincre ceux qui ne possèdent pas de Wii U de s’équiper du nouveau système de Nintendo.