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Gina DesjardinsBref, je pars en congé de maternité

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 publié le 20 avril 2012 à 11 h 53
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À l’automne 2010, Radio-Canada m’approchait pour être une des trois auteurs de ce nouveau blogue techno. Un espace où on n’écrirait pas les nouvelles de l’actualité, mais où on pourrait réfléchir sur l’évolution des technologies et leur influence dans nos vies. Ça tombait excessivement bien, j’avais réalisé avec les années que je m’intéressais beaucoup plus à ce côté de la technologie plutôt qu’aux nouveaux gadgets. « On te suivait sur les réseaux sociaux et on aimait ce que tu publiais », m’avait-on dit à ma première rencontre. Ma présence sur les réseaux sociaux est responsable de ce contrat. C’était une autre confirmation pour moi de l’importance d’apprendre à bien utiliser les médias sociaux. Ça permet de démontrer publiquement ses centres d’intérêt et ce qu’on peut faire. Ironiquement, ça marque aussi le moment où j’ai arrêté de mettre mon blogue personnel à jour, faute de temps.

J’ai eu beaucoup de plaisir à remplir ce mandat avec Laurent LaSalle et Philippe Marcoux au début, remplacé plus tard par Martin Lessard. Mais est venu le temps pour moi de « déménager », comme Philippe (ou devrais-je dire « sous-louer »?). Je suis sur le point de donner naissance à mon premier enfant. J’arrête donc de travailler pour quelques mois. Ou plutôt, je vais prendre le temps d’apprendre un nouveau métier. Mais je ne laisse pas mes collègues sans présence féminine. Nadia Seraiocco se joint à Triplex dès lundi. J’aimais déjà la lire sur son blogue personnel et j’ai bien hâte de la lire sur Triplex.

Je vais probablement utiliser une application iPhone pour calculer la durée et la fréquence de mes contractions (soit avec l’application Sprout, que j’ai utilisée tout au long de ma grossesse, ou avec l’application Contractions Master, qui semble vraiment simple et efficace). Mais pour répondre à ceux qui me le demandent, non, je n’ai aucunement l’intention de tweeter mon accouchement en direct.

Cela dit, pour les prochains mois, je serai encore présente sur les réseaux sociaux : Twitter et Facebook. Et, si j’ai l’énergie, j’essaierai peut-être d’en profiter pour relancer mon blogue personnel en attendant de bloguer de nouveau professionnellement. Comme en jeu vidéo, partie terminée (game over) ne veut pas nécessairement dire qu’on est arrivé à la fin. On nous donne parfois l’occasion de reprendre là où on était rendu.

Laurent LaSalleEverything is a Remix

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 publié le 9 février 2012 à 9 h 07
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Remixer : combiner ou modifier des ouvrages existants afin de produire quelque chose de nouveau. Si le terme était spécifique à la musique auparavant, la méthode est aujourd’hui omniprésente à tous les niveaux de la création. Telle est la prémisse de la série documentaire Everything is a Remix, dans laquelle le réalisateur Kirby Ferguson fait la démonstration que, comme le nom de son film l’indique, tout est un remix.

Cette initiative n’est pas nouvelle. La première partie, intitulée The Song Remains the Same, a été publiée en septembre 2010. Je profite néanmoins de la diffusion imminente de la quatrième et dernière partie, prévue pour le 15 février, afin de présenter les arguments avancés par Ferguson et faire un certain parallèle avec les projets de loi qui ont fait couler beaucoup d’encre ces derniers mois.

On pourrait en faire autant avec le documentaire RIP : A Remix Manifesto (lequel m’a inspiré un billet l’an dernier à propos des défauts du droit d’auteur à l’ère du numérique), mais j’ai préféré m’attaquer à de la chair fraîche.

En avant la musique

Led Zeppelin est une formation musicale fondée en 1968 en Angleterre. Le groupe, de nos jours considéré sans conteste comme légendaire, était perçu à l’époque par certains comme une bande d’arnaqueurs. En puisant les mélodies de chansons homonymes comme Bring it on Home de Willie Dixon et Dazed and Confused de Jake Holmes, ou en répétant la même formule avec l’introduction de Stairway to Heaven, qu’ils tirent de Tarus, une chanson originalement interprétée par la formation Spirit, les membres de Led Zeppelin pourraient être considérés comme les premiers remixeurs musicaux.

Appliquer ce qualificatif est peut-être tiré par les cheveux, mais outre l’absence d’échantillonnage (une technique popularisée par le hip-hop des années 80), la démarche de Led Zeppelin respecte celle du processus créatif de remix ou de mashup. Bien que le groupe n’attribue pas l’écriture de sa chanson à l’artiste original, il ne modifie pas suffisamment sa version pour pouvoir prétendre qu’elle est originale.

Brett Gaylor, réalisateur du documentaire RIP : A Remix Manifesto, a également puisé d’autres exemples, notamment concernant les Rolling Stones.

Cette démarche serait inacceptable en 2012. Pourtant, elle semble faire partie du processus créatif depuis toujours. L’être humain est une machine à apprendre, et c’est par l’émulation qu’il parvient à assimiler de nouveaux concepts. Comme il est dit dans la troisième partie de Everything is a Remix : « Copier est la manière fondamentale d’apprendre. »

Dans un cinéma près de chez vous

Les statistiques de la seconde partie du documentaire sont intéressantes. Parmi les 100 films les plus populaires des 10 dernières années, 74 sont des suites, des reprises ou des adaptations de contenus préexistants.

Peut-être est-ce parce que les films coûtent excessivement chers à réaliser. Peut-être est-ce parce que les bandes dessinées, les séries télévisées, les jeux vidéo, les livres et autres sont des sources d’inspiration tellement riches. Ou simplement parce que le public préfère ce qui lui est familier. Quelle que soit la raison, la plupart des gros succès hollywoodiens reposent principalement sur des contenus préexistants.

Introduction de la seconde partie de Everything is a Remix

Bien que Star Wars est considéré comme le chef-d’œuvre d’une imagination débordante, le film est un amalgame de scènes reprises du cinéma et de la télévision. Selon Ferguson, les « emprunts » faits par George Lucas sont aussi faciles à identifier que les échantillons d’un remix.

La base de l’histoire du film A New Hope suit une structure proposée par Joseph Campbell dans le livre The Hero with a Thousand Faces, celle du monomythe. Des scènes provenant de la série Flash Gordon et des films du réalisateur Akira Kurosawa ont aussi été d’une grande influence.

Jamais il ne serait possible de produire Star Wars, voire Kill Bill, dans un monde où la réinterprétation de ce genre est interdite. Comment tracer la ligne entre l’hommage et l’inacceptable copie?

Modifications de loi à venir

Les projets de loi comme le SOPA, le PIPA, l’ACTA et C-11 menacent notre accès au patrimoine de l’humanité. En adoptant une mentalité hypocrite, où des entreprises se battent pour des droits sur la propriété intellectuelle et alimentent une guerre de brevets, on nuit à notre évolution culturelle et technologique.

C’est la conclusion que j’ai tirée après avoir vu la troisième partie du documentaire, portant sur l’avènement de l’informatique et les inventions en général.

Si l’attribution de la paternité d’une œuvre est vraiment ce qui est cher aux yeux des créateurs, une modernisation du droit d’auteur inspirée par les licences Creative Commons me semble la seule issue. La loi devra prendre en considération le contexte numérique actuel tout en étant plus flexible sur le partage et le remixage de contenu.

Mise à jour

La quatrième et dernière partie de Everything is a Remix vient tout juste d’être mise en ligne. Elle culmine parfaitement sur les points défendus par les capsules antérieures. À voir absolument!

System Failure, rien ne va plus…

Martin Lessard5 technologies qui changeront votre vie dans 5 ans

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 publié le 4 janvier 2012 à 15 h 24
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Le jeu des prévisions technologiques reste toujours un exercice périlleux. Le président d’IBM, en 1943, aurait déclaré que le marché global mondial des ordinateurs ne dépasserait pas… cinq unités. Hum.

Aujourd’hui, « penser le futur » fait partie du mantra d’IBM, qui publie régulièrement sa prédiction annuelle des cinq technologies qui modifieront le paysage au cours des cinq années suivantes.

Ce ne sont pas exactement des objets en particulier (comme les écrans flexibles dont parle Gina ce matin ou les consoles portables, abordées par Laurent), mais davantage des ensembles d’outils qui changeront notre rapport au monde. Voici leur prédiction.

1- (Énergie) Chacun pourra produire son énergie

Les technologies de captation du mouvement (marche, vélo, etc.) permettront d’alimenter nos objets dans nos maisons et nos lieux de travail. Imaginez attacher vos piles rechargeables sur vos roues de vélo et pouvoir ensuite alimenter vos cellulaires, ordinateurs, jouets, lampes…

Avec la montée d’appareils qui se mettront à communiquer entre eux à partir d’émetteurs de moins en moins gourmands en énergie, le harnachement de nos mouvements alimentera le futur « Internet des objets ». Ce ne sera pas de l’énergie supplémentaire qu’il faudra aller chercher pour faire fonctionner tous ces gadgets du futur. Ce qui est déjà plus rassurant.

Plus d’info (anglais)

2- (Biométrie) Vous n’aurez plus jamais besoin de mots de passe

La sécurité informatique passera par vos données biométriques (scan de l’iris ou de la voix, etc.) pour générer une clé personnalisée qui permettra d’accéder à vos données, à vos sites web favoris ou même à votre argent à un guichet automatique.

La miniaturisation aidant, conjointement avec l’accélération technologique, ces outils, aujourd’hui accessibles aux grandes compagnies, seront démocratisés et offerts à la masse.

Plus d’info (anglais)

3- (Communication humain-machine) On lira dans vos cerveaux

Je vous ai déjà glissé quelques mots à plusieurs reprises, sur Triplex (ici, ici et ici), sur cette interconnexion de notre cerveau avec le monde environnant, par l’ordinateur. IBM dit travailler sur des façons de connecter nos pensées (en fait, des influx nerveux dont on aurait capté la décharge électrique) pour permettre d’entrer en contact avec nos cellulaires et nos ordinateurs pour faire des tâches simples.

Possiblement, beaucoup plus tard, on pourra même se mettre à écrire des textes de cette façon. Si vous croyez que vous vous noyez sous la surabondance d’information, imaginez ce que ce sera demain.

Plus d’info (anglais)

4- (Mobile) Tout le monde aura accès aux informations en ligne

Le cellulaire d’aujourd’hui est en fait un mini-ordinateur de poche. Dans 5 ans, 80 % de la population mondiale aura un cellulaire. C’est le chaînon manquant pour permettre à tout le monde d’accéder au contenu en ligne. Dans certaines régions du monde, il remplacera les comptes en banque, les ordinateurs portables ou la radio.

La démocratisation de l’accès à l’information sera probablement plus spectaculaire dans les pays du tiers-monde et l’on en a déjà vu certaines conséquences au Moyen-Orient avec la propagation accélérée du printemps arabe dans plusieurs pays.

Plus d’info (anglais)

5- (Filtre) Seule l’information pertinente se rendra jusqu’à vous

Voilà le plus facile à prédire, mais sûrement le plus difficile à tenir. Fini les pourriels et autres courriels inutiles, vous ne vous noierez plus dans une mer de données. Des filtres intelligents deviendront vos secrétaires particuliers pour trier l’information et vos courriels, et ce, sans que vous ayez à le demander.

Voilà le rêve technogeek qui devient réalité : la machine qui nous connaît mieux que nous-même. Ça me donne plus un frisson d’épouvante qu’autre chose.

Plus d’info (anglais)

Prévoir le futur

IBM est plus prudent pour ses prévisions, comme vous pouvez le constater. J’aurais tendance à penser que ces prévisions se réaliseront en majorité, peut-être pas pour tout le monde, mais pour une partie d’entre nous.

Ce qui m’étonne le plus, ce n’est pas les prédictions elles-mêmes, mais la vitesse à laquelle elles se mettront en place. Cinq ans, c’est un court laps de temps. Quel changement par rapport aux prédictions d’Arthur C. Clark en 1964! Il a prévu pile-poil la venue de la communication tous azimuts pour les années 2000. Mais ça a pris 40 ans.

Gina DesjardinsDes jeux vidéo dans mon bas de Noël

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 publié le 21 décembre 2011 à 16 h 04
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En un an (et surtout à l’automne), de nombreux jeux vidéo sont mis en vente. J’ai manqué de temps pour jouer à tous ceux qui m’intéressaient. Alors, voici la liste de ceux qui m’attendent (puis-je avoir trois semaines de vacances?). En extra, mon jeu de l’année et ma plus grande déception.

The legend of Zelda: skyward sword (Nintendo)

Jeu d’action/aventures sur Wii

J’aime les jeux d’aventures, et il y en a peu qui procurent autant de plaisir que la série Zelda. Fouiller les lieux, réussir quelques combats, résoudre des énigmes… Zelda combine des éléments que j’aime particulièrement dans les jeux vidéo. J’attends sa sortie depuis que Nintendo l’a annoncée. Je ne suis pas convaincue par les contrôles qui utilisent la reconnaissance de mouvements de la Wii, mais les critiques favorables m’encouragent!

* J’ai triché pour ce jeu : je ne le veux pas dans mon bas de Noël, car je l’ai déjà. Mais il attend patiemment que je puisse me libérer.

Deux ex : human revolution (Eidos Montréal/Square Enix)

RPG/action sur Xbox 360, PS3, PC et Mac OSX

Le studio de Montréal a réussi son pari : ressusciter une franchise aimée par de nombreux joueurs à travers le monde. Cet exploit et le succès critique du jeu lui ont valu le titre du studio de l’année décerné par le respecté Edge Magazine. L’histoire, qui oblige à se questionner sur les développements de la cybernétique et du transhumanisme, m’intéresse particulièrement. La direction artistique semble très bien réussie. J’aime l’importance que le jeu accorde à nos choix. Ceux-ci changeront le cours de l’histoire et notre façon de jouer. Il paraît que, selon nos décisions, on pourrait terminer le jeu sans jamais avoir utilisé son arme.

* J’ai aussi déjà ce jeu. Je sens que je vais y passer plusieurs heures alors j’attends le bon moment avant de le commencer.

 

Rayman origins (Ubisoft)

Jeu de plateforme sur PS3, Xbox 360 et Wii. Des versions 3DS et PS Vita sont à venir en 2012.

En toute honnêteté, ce jeu ne m’intéressait pas du tout jusqu’à ce que plusieurs critiques lui décernent le prix du meilleur jeu de plateforme de l’année. Comme j’aime particulièrement ce genre de moins en moins développé par les studios, je ne manquerai pas de l’essayer. Et puisque c’est un jeu Rayman, je m’attends à quelque chose de divertissant et plein d’humour. À réserver pour les journées enrhumées.

 

Professor Layton and the last specter (Level-5/Nintendo)

Jeu de casse-tête/aventures sur DS

J’ai une relation amour/haine avec la série Professeur Layton. D’un côté, j’aimerais pouvoir activement participer à l’enquête (qui n’est au fond qu’un prétexte pour résoudre une série d’énigmes), mais d’un autre, j’aime tellement les énigmes proposées que je ne peux m’empêcher de jouer à tous les nouveaux titres de la série.

 

Super Mario 3D land  (Nintendo)

Jeu de plateforme sur 3DS

Je suis une fan finie de Mario Bros. C’est un genre que j’aime et qui me rappelle les nombreuses heures que j’y ai passées étant jeune. Même si je ne suis pas du tout une adepte du courant 3D, je suis curieuse d’essayer ce nouveau titre. Cela dit, je n’ai pas de Nintendo 3DS, alors si vous voulez glisser ce jeu dans mon bas de Noël, n’oubliez pas d’y mettre la console.

 

 

Mon jeu de l’année

Portal 2 (Valve Corporation/EA)

Jeu de réflexion/action sur PS3, Xbox 360, PC et Mac

 

Portal est un jeu unique qui repose essentiellement sur la résolution d’énigmes. On doit trouver comment sortir de chaque pièce grâce à un fusil qui nous permet uniquement de créer des portails (des portes) à des endroits précis. Plus le jeu avance, plus on doit se creuser la tête. La satisfaction à chaque réussite n’a pas de prix. La partie solo est excellente, mais le mode coopératif vaut à lui seul la peine d’acquérir le jeu. Excellent pour jouer avec son compagnon de vie ou son ado.

 

Ma déception de l’année

L.A. noire (Team Bondi/Rockstar Games)

Jeu d’action/enquête sur PS3, Xbox 360 et PC

Je l’ai tellement attendu, ce jeu d’enquête. Je pensais sincèrement que ce serait mon jeu de l’année. Finalement, ça a beau être bien fait, c’est tellement redondant qu’on finit par s’en lasser. On fait toujours les mêmes actions, dans l’ordre : fouiller une scène, récolter des objets, interroger quelqu’un qui se sauve, le poursuivre, l’arrêter, l’interroger. Et pas besoin d’être doué pour les interrogatoires, on comprend vite qu’il est impossible de ne pas réussir. Finalement, on continue pour résoudre l’énigme, mais le dénouement fait regretter d’avoir continué jusqu’à la fin.

 

 

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En voyage récemment, j’ai souvent été incommodée par le bruit des appareils électroniques des autres touristes. D’abord, au cours de mon vol, quelqu’un a décidé de faire je ne sais quoi avec son cellulaire, provoquant l’émission d’un bip toutes les deux secondes. Lors d’une visite d’une cathédrale où des gens se recueillaient, certains photographes amateurs ne se gênaient pas pour prendre une série de photos de façon bruyante (« clic-clic-clic »). Il y a eu aussi, dans un tout petit musée, cette personne recevant un appel sur un cellulaire doté d’une sonnerie musicale dont le volume avait été poussé au maximum (et, bien évidemment, elle a pris l’appel sans sortir, nous obligeant à attendre la fin de sa conversation pour remettre en route notre audioguide).

J’ai commencé à me poser des questions. Ces gens sont-ils irrespectueux ou ne sont-ils juste pas au courant qu’ils peuvent couper les sons de leurs appareils?

Pour les cellulaires, je pense que la majorité des gens sont au courant qu’il existe un mode silencieux ou une option vibration. Mais pourquoi ne les utilisent-ils pas? Peut-être ne savent-ils pas où le bouton se situe? C’est vrai que certains vieux téléphones sont plus complexes que les modèles plus récents et qu’ils exigent de naviguer dans le menu pour actionner la vibration ou couper complètement le son. Malgré tout, l’option est là, et il est pratiquement toujours possible de baisser facilement le volume. Sur plusieurs téléphones, on peut même décider de garder la sonnerie, mais d’enlever pour toujours tous les autres sons (composition de numéros, navigation, suppression de contenu, etc). Cela vaudrait peut-être la peine de découvrir comment le faire.

Ceux qui gardent leur cellulaire dans leur poche n’ont pas vraiment besoin d’une sonnerie audible : la vibration les avertira de tout appel sans déranger personne. Pour ceux qui gardent leur téléphone au fond d’un sac, le fait de conserver la sonnerie est plus compréhensible et, heureusement, celle-ci se trouve un peu étouffée par le sac. Mais couper le son de notre cellulaire en entrant dans un lieu public silencieux devrait être automatique.

Pour les appareils photo numériques, même chose : la majorité peut devenir silencieuse. Il suffit d’aller dans le menu et de couper le son. Comme ça, celui de l’appareil photo ne vous fera pas manquer des photos en faisant peur à un animal ou en signifiant à une personne que vous venez de la prendre en photo à son insu. De toute façon, à quoi cela sert-il réellement de laisser l’appareil faire du bruit à l’allumage, à la prise de photos et durant leur visionnement?

Je sais qu’une petite minorité seulement d’utilisateurs lit les manuels d’instructions. Mais parfois ça vaut la peine de prendre le temps pour apprendre une petite option simple, dont l’utilisation est répandue et qui permet d’arrêter de déranger.

Peut-être aussi que tout le monde sait que ces options existent… et que tout le monde choisit de son plein gré de garder les « clic-clic-clic » et « bip-bip-bip ». Mais je préfère croire en l’ignorance.