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L’industrie de la musique a été profondément bouleversée par l’arrivée de la musique numérique. Il faut se rappeler le contexte de l’époque.

Avec l’arrivée d’Internet, plusieurs sites web se sont mis à proposer des téléchargements de fichiers mp3. Les ventes de CD commençaient à chuter. Les consommateurs découvraient aussi le plaisir de se constituer des listes de lecture avec de la musique dématérialisée.

C’était l’époque de Napster et de Kazaa, le cauchemar des dirigeants de l’industrie de la musique. Ces services proposaient de la musique téléchargée de façon illégale.

iTunes Music Store : 10 ans déjà

Steve Jobs, qui était à la tête d’Apple, a toujours eu le don d’arriver au bon moment.

L’industrie se savait en chute libre. Apple s’est posé en sauveur en leur proposant une oasis où la musique serait achetée légalement : c’est ainsi que le magasin en ligne iTunes Music Store est né. Dimanche prochain, ça fera 10 ans.

En l’espace d’un peu moins de deux ans, Apple a réussi à vendre environ 300 millions de morceaux!

En réussissant à rendre rentable le téléchargement de musique en ligne, Apple a réussi à montrer aux géants de l’industrie que la horde de pirates tant décriée était en fait constituée de consommateurs qui n’attendaient qu’une chose : une solution simple et efficace pour se procurer de la musique numérique à la pièce.

L’industrie de la musique avait fait fausse route en voulant imposer uniquement l’achat d’albums sur support physique et interdire le téléchargement numérique.

Du morceau au flux

Mais, en quelques années, la tendance s’est encore modifiée. Pourquoi acheter de la musique quand on peut s’abonner gratuitement ou pour une somme modeste au catalogue au complet?

Des services comme Pandora,  Last.fm, Grooveshark ou SoundCloud proposent ni plus ni moins que des flux en continu de musique adaptés à son humeur ou basés sur le choix de sa communauté en ligne.

C’est, cette fois-ci, la radio traditionnelle qui diffuse de la musique qui est directement concurrencée. Au Royaume-Uni, ce mois, les redevances tirées du flux surpassent celle des radios.

Ce sont surtout les jeunes qui adoptent ces nouvelles habitudes de consommation.

C’est dans ce cadre que Twitter a sorti son service Twitter Music dont parlait Laurent sur Triplex cette semaine. Ce service est en fait une couche par-dessus les services existants. Il permet de découvrir ce que votre communauté écoute (notamment par la balise #NowPlaying).

Selon CNN, le Recording Industry Association of America, dans son récent rapport annuel, indiquait que la vente globale de musique avait encore baissé, mais que la vente de musique numérique en 2012 avait bondi de 14 % pour atteindre 4 milliards de dollars.

De ce montant, la grosse part vient de l’écoute en continu.

Préparez votre bande passante à la maison, votre discothèque de demain sera dans l’infonuagique!

Laurent LaSalleTwitter Music enfin lancé

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 publié le 22 avril 2013 à 13 h 11

Je vous en parlais déjà il y a un mois, et c’est maintenant chose faite : Twitter a lancé sa plateforme musicale. Par le fait même, le service We Are Hunted, dont Twitter avait fait l’acquisition l’an dernier, a bel et bien disparu.

Si l’essentiel des éléments de base qu’offrait ce service se retrouve dans Twitter Music, on ne peut pas en dire autant de sa caractéristique principale. Vous voulez écouter en intégralité les pièces musicales suggérées? Malheureusement pour les Canadiens, ils doivent être abonnés à un service tiers payant, Rdio.

Comment se compare Twitter Music à We Are Hunted? Laissez-moi vous dresser le tableau.

Fils spirituel

Bien que certains aient cru au départ que Twitter avait l’intention de concurrencer Apple sur la vente de chansons en ligne, sa plateforme musicale n’a rien à voir avec iTunes. Elle s’apparente plutôt à Last.fm, Grooveshark ou SoundCloud. Néanmoins, comme je le soulignais plus haut, Twitter n’héberge pas lui-même sa musique. Il compte sur un partenariat avec iTunes (pour les extraits de chansons), Spotify (service gratuit non offert au Canada) et Rdio pour sa diffusion musicale.
 
Twitter Music conserve les principales catégories de We Are Hunted : Popular, Emerging et Suggested (une évolution de l’onglet Discover). Le service ne se limite pas aux 99 chansons d’une catégorie comme le faisait son prédécesseur. Il fait plutôt un clin d’œil à la limite des 140 signes du populaire réseau social en offrant le palmarès des 140 pièces musicales pour chacune de ses catégories.

On propose également #NowPlaying, qui collige la musique propagée par les membres de son réseau social, pourvu que ces derniers aient employé le mot-clé correspondant au nom de cette catégorie. Finalement, la section Me répertorie les artistes présents sur Twitter et auxquels vous êtes abonnés. Étrangement, on ne m’en propose que cinq, alors que je sais pertinemment que je suis beaucoup plus de musiciens. Comme le service est encore tout nouveau, il est fort probable que ces derniers doivent signaler à Twitter qu’ils sont du domaine de la musique. Espérons que le taux d’adoption de Twitter Music chez les artistes sera rapide, afin de tenir ses membres en haleine.

En ce qui concerne le design de cette nouvelle plateforme, je dois signaler ma déception. Visuellement, le tout est très sombre. Je préférais de loin l’interface de We Are Hunted, où l’image de chacun des artistes avait été choisie avec un certain souci esthétique. Twitter Music est un amalgame de photos floues et mal cadrées. Sans compter qu’il est impossible de monter sa propre liste musicale, pourtant une option intéressante qu’offrait We Are Hunted.

De plus, il est impossible de comprendre l’algorithme derrière l’élaboration de chacun des palmarès, laissant présager que certaines maisons de disques pourraient payer pour assurer la visibilité de leurs artistes.

Application mobile

Twitter Music est également offert en version mobile, par le biais d’une application qui porte son nom. Offerte seulement sous iOS pour le moment, une version Android devrait être lancée sous peu. Tout comme sur le web, on exigera que vous vous connectiez à un compte Spotify ou Rdio, afin de vous permettre d’entendre les pièces musicales en intégralité. Pour les Canadiens, cela signifie des mensualités de 9,99 $ pour tirer tous les bénéfices de l’application mobile.

À noter que Rdio propose une période d’essai gratuite de six mois, ce qui vous laisse amplement le temps de devenir accro à Twitter Music avant qu’on vous coupe le service. Désolant.

Laurent LaSalleWe Are Hunted deviendra Twitter Music

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 publié le 22 mars 2013 à 15 h 11

Depuis quelques semaines, les rumeurs de l’arrivée imminente d’un service musical vont bon train chez Twitter. Baptisé Twitter Music, une application mobile offrant des recommandations musicales basées sur vos relations Twitter, devrait voir le jour avant le mois d’avril (et ce n’est pas un canular). Le compte officiel consacré aux nouvelles musicales du monde entier, Twitter Music, aura bientôt 2,4 millions d’abonnés. Il a été mis en ligne le 14 septembre 2011.

Cette rumeur s’inscrit d’ailleurs dans une tendance observée dans plusieurs services web, dont le principal concurrent de Twitter, Facebook. En effet, le populaire réseau social a présenté au début du mois la refonte de son fil d’actualité en y ajoutant divers filtres, dont un pour la musique. De son côté, Google serait également sous le point de lancer un service musical (payant, cette fois-ci) par le biais du populaire portail vidéo YouTube. À noter qu’une grande majorité d’internautes a déjà le réflexe de chercher des chansons sur YouTube lorsque le besoin de les écouter sur-le-champ se fait sentir.

Et c’est sans mentionner les divers sites spécialisés dont SoundCloud, Spotify, Myspace (avec sa refonte centrée sur les artistes musicaux), Rdio et Grooveshark.

We Are Hunted : hors ligne depuis des semaines

Certains d’entre vous se souviendront que j’ai écrit à propos de We Are Hunted en novembre 2010. Très visuel, le service australien collige les chansons les plus populaires provenant de diverses sources : blogues spécialisés, réseaux sociaux, etc. Résultat? Le palmarès des 99 chansons les plus populaires du moment, présenté telle une mosaïque de tuiles uniformes de façon hiérarchique.

Peut-être devrait-on écrire au passé quand vient le moment de décrire We Are Hunted, puisque le service est hors ligne depuis plusieurs semaines? Difficile de ne pas faire de rapprochement avec la rumeur mentionnée en introduction de cet article, puisque Twitter s’est porté acquéreur de We Are Hunted l’an dernier (les détails de cette transaction restent inconnus).

Contrairement à Vine, une application de partage vidéo lancée par Twitter en janvier dernier, l’application sur laquelle travaillerait l’équipe de We Are Hunted ne conserverait pas le nom, ni l’image de marque du site musical rosé. Le design de Twitter Music sera donc conforme à celui de la plateforme de micromessagerie.

Stephen Phillips, fondateur de We Are Hunted, semble d’ailleurs être en train de tester l’application en question. Du moins, si on en croit ses plus récentes publications :

Selon une source anonyme ayant discuté avec le CNET, l’application sera divisée en trois sections. « Suggested » proposera des chansons inspirées par vos contacts Twitter (les artistes auxquels vous ou vos contacts êtes abonnés). « Popular » devrait utiliser le même algorithme du service We Are Hunted, qui consiste, comme son nom l’indique, à présenter les chansons les plus populaires du moment. « Emerging » quant à elle sera la section réservée aux artistes de la relève. Visuellement, l’application conservera la même grille que We Are Hunted. Si vous avez la chance d’utiliser l’application Music Hunter (également développée par l’équipe australienne), tout porte à croire que l’expérience de Twitter Music sera similaire.

Pour la suite du monde

Avec autant de concurrence, il ne sera pas facile pour Twitter de tirer son épingle du jeu. Son application se classera-t-elle parmi les services amusants sporadiques ou va-t-elle se tailler une place comme outil incontournable pour mélomanes avertis? Est-ce que la parfaite intégration d’un service musical à Twitter sera suffisante pour voir Twitter Music prendre son envol?

Notre vie est désormais numérique. Je ne vous apprends rien avec cette première phrase. Tout le temps que nous passons sur Facebook, Twitter ou Instagram en est la preuve quotidienne. C’est d’autant plus vrai avec le divertissement que nous consommons.

Nous achetons de plus en plus de biens numériques. L’accès à ce contenu de manière légale est aujourd’hui simple, pratique, instantané. Néanmoins, certains craignent l’avènement de l’ère où la seule façon de consommer ces biens sera par téléchargement. Amoureux des vinyles, des vidéocassettes et des livres à couverture rigide, ils regrettent l’époque où l’on n’avait besoin d’aucun mot de passe pour en apprécier le contenu. Ils ont peut-être raison.

Pouvez-vous prêter facilement les biens que vous avez achetés par le biais d’Apple, d’Amazon ou de Google? Qu’adviendra-t-il de votre collection de biens virtuels après votre mort? La question de ce marché encore immature semble loin d’être réglée.

Musique

La musique est le premier type de contenu à avoir été distribué librement sur la toile. D’abord illégalement avec, entre autres, Napster, le service de partage musical introduit en 1999. Ensuite légalement, en 2003, avec la mise en ligne de l’iTunes Music Store, premier service regroupant alors les cinq majors de l’industrie de la musique (EMI, Universal, Warner, Sony et BMG – on en compte que trois aujourd’hui après rachats et fusions).

Ce système d’achat comportait par contre un bémol. Afin d’obtenir l’accord de tous ces ayants droit, Apple avait dû consentir à appliquer le concept de verrou numérique (alias DRM ou gestion des droits numériques) aux produits de son magasin musical. Résultat? Quiconque se procurait de la musique par iTunes ne pouvait l’écouter que sur un nombre limité d’appareils autorisés par le service.

Heureusement pour les consommateurs, ces restrictions furent levées en 2007 après un bras de fer entre Apple et l’industrie de la musique. Amazon a suivi quelques mois plus tard avec un service musical sans restrictions, malheureusement disponible seulement aux États-Unis (même chose pour Google et son service introduit en 2008, toujours inaccessible au Canada). Vous pouvez dorénavant déplacer les fichiers musicaux provenant de ces types de services comme bon vous semble.

Si les fichiers musicaux sont légers et faciles à stocker sur votre ordinateur, votre baladeur numérique ou un disque dur externe, il en est autrement pour les fichiers vidéo.

Films et séries télé

Pour la télé et le cinéma, c’est une autre paire de manches. Ayant observé comment Apple est parvenu à dominer l’industrie musicale, l’industrie cinématographique est beaucoup plus prudente dans sa relation avec les services de distributions numériques. Les verrous numériques, déjà présents sur DVD, ne sont pas près de disparaître des contenus téléchargeables.

Si vous pouvez archiver les films et séries télé que vous achetez sur iTunes ou Google Play, ceux-ci ne pourront être lu que par un appareil autorisé par ces services à la carte.

Vous désirez léguer votre vidéothèque à un proche après votre décès? Il vaut mieux inscrire vos nom d’utilisateur et mot de passe dans votre testament.

Livres

Les restrictions imposées aux livres sont semblables à celles imposées au contenu vidéo. Vous devrez donc utiliser la même approche afin de léguer votre collection de livres à votre descendance. Par contre, Amazon a introduit un concept intéressant avec sa liseuse Kindle : celui du prêt.

En effet, il est possible de prêter certains livres en ventes sur le Kindle Store pour une période de 14 jours. Fait regrettable, seulement environ 10 % des livres achetés sur Amazon peuvent être prêtés. Sans compter que la fonction n’est offerte qu’aux Américains; ceux-ci peuvent vous prêter un livre, mais les Canadiens ne peuvent en faire autant.

Jeux vidéo

De leur côté, les jeux vidéo ne sont pas en reste. La popularité de la vente de jeux d’occasion a monté en flèche en Amérique du Nord vers la fin des années 90, notamment avec l’arrivée des magasins spécialisés comme EB Games et GameStop. Ce marché lucratif est désormais menacé par la vente de jeux par téléchargement.

C’est d’ailleurs le cas aussi des films, des séries télé et des livres. La revente de ces biens numériques, souvent vendus au même prix que leurs versions physiques, est impossible.

Je dois admettre qu’en tant qu’amateur de jeux rétro, la disparition imminente d’un support physique sans restriction m’inquiète. Il faut également tenir compte de la relation privilégiée des joueurs avec leur compte – leur identité face à leurs amis et leurs adversaires. Si l’on en vient à restreindre l’utilisation d’un jeu à une seule console ou un seul compte, je crains que le marché en soit sévèrement touché.

Vous n’êtes pas propriétaire de ce contenu

Vous n’êtes pas propriétaire du contenu que vous achetez, peu importe son support. Vous obtenez un droit de consommation, tout simplement. Certes, il était facile autrefois de prêter, voire de dupliquer ces produits. Il n’en demeurait pas moins que ce dernier geste était illégal.

Difficile de chiffrer ce que les abus de certains ont fait perdre à ces industries, puisque les consommateurs ayant profité de ces pratiques n’auraient pas systématiquement investi d’argent pour consulter ces produits.

Êtes-vous de ceux qui préfèrent les choses tangibles? Croyez-vous qu’elles sont appelées à disparaître?

Martin LessardÉcouteur à conduction osseuse

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 publié le 16 janvier 2013 à 14 h 48

J’abonde dans le sens de Laurent, il y a une surdose de nouveaux produits lors de la foire annuelle CES, et certains passent sous le radar. Comme ce casque sans fil de Panasonic qui utilise la conduction osseuse pour transmettre le son aux tympans, prévu pour atterrir sur les tablettes cette année.

Le son du casque ne voyage pas par des ondes sonores dans le canal auditif: les vibrations sont conduites à travers les os de la joue et de la tempe directement vers le nerf auditif.

Les « embouts » du casque ne se posent même pas sur l’oreille, mais autour, sur les os de la tempe.

photo The Verge

Il n’y a donc pas de casque pour cacher les bruits ambiants : on entend à la fois l’environnement et ce qui est transmis par la cavité osseuse, idéal pour ceux qui veulent rester attentifs à ce qui se passe autour d’eux. Le double avantage, c’est que le son qui passe par la cavité osseuse n’est pas affecté par le niveau sonore environnant.

Mais il ne faut pas s’attendre à de la très haute fidélité, à mon avis, mais on aura droit à de la très bonne qualité malgré le bruit ambiant (pensez discothèque, chantier, autobus, métro, etc.).

Le son sans le bruit

Panasonic n’est pas le seul à s’aventurer dans ce domaine et vous pouvez déjà trouver de tels casques sur Amazon et il y a même un modèle de cellulaire qui utilise déjà cette technologie. La transmission sur ce cellulaire se fait par vibration et non par un haut-parleur, et il est donc possible de bien entendre même par dessus un casque!

Photo The Verge

Cellulaire Kyocera à vibration

(voir la vidéo)

Ce qui distingue le casque de Panasonic, outre qu’il soit Blutooth, c’est qu’il est muni d’un microphone et peut donc enregistrer la voix à travers les conductions osseuses. C’est le même principe que pour l’écoute. Le microphone permet de capter la voix malgré le bruit ambiant.

Fini les casques qui isolent?

Si on est à vélo ou qu’on fait du jogging, ce type d’appareil peut se révéler très utile, car contrairement au casque d’écoute, il n’empêche pas de rester vigilant. Pour les moins sportifs, il permet d’écouter la télévision sans qu’on ait à monter le son du haut-parleur. Mais le premier effet bénéfique, probablement, sera du côté des malentendants, qui pourront pallier leur déficit d’audition.

Qu’un grand constructeur industriel s’intéresse à cette technologie peut laisser entendre que, peut-être, elle sera plus présente parmi nous dans les prochaines années.