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Maxime JohnsonTrueplay illustre la plus grande force de Sonos

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 publié le 1 octobre 2015 à 10 h 26

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Sonos a dévoilé mardi son logiciel de configuration Trueplay, qui permet de calibrer ses haut-parleurs en fonction d’où ils sont placés dans une pièce. Un procédé ingénieux qui illustre surtout la plus grande force du jeune fabricant américain : celle de créer des produits qui durent plusieurs années et qui sont mis à jour tout au long de leur vie.

Calibrer ses haut-parleurs avec un appareil mobile
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Le concept derrière Trueplay est assez simple. Les gens à la maison ne placent pas forcément leurs enceintes à un endroit optimal, et l’acoustique de la pièce peut avoir une influence sur le son perçu par ceux qui écoutent la musique.

La problématique n’est pas nouvelle, et certaines enceintes haut de gamme – on pense notamment aux modèles plus dispendieux de Bang & Olufsen – sont équipées depuis quelques années de microphones, qui leur permettent d’évaluer à quelle distance elles sont placées par rapport aux murs de la pièce et d’ajuster leur son en conséquence.

Avec Trueplay de Sonos, il suffit plutôt de mettre son haut-parleur en mode calibration pour lui faire émettre une série de sons électroniques, et de balayer la pièce avec son appareil mobile. Le microphone placé sur la tablette ou le téléphone enregistre ainsi le son entendu, le compare avec le son qui aurait dû être entendu et ajuste ensuite les haut-parleurs pour corriger la situation.

Dans une démonstration à Montréal la semaine dernière, le résultat était surprenant. Le haut-parleur d’entrée de gamme Play:1 placé dans un coin de pièce passait d’un son sourd à un son beaucoup plus clair en quelques minutes seulement.

Avec un haut-parleur mieux placé dans une pièce, l’effet de Trueplay est toutefois minime, voire inaudible. La fonctionnalité n’est après tout pas conçue pour changer le son des enceintes Sonos, mais plutôt pour corriger les défauts liés à un mauvais positionnement.

Un cadeau, parfois après plusieurs années
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Sonos est un fabricant d’enceintes sans fil, qui peuvent être placées dans différentes pièces de sa maison et contrôlées indépendamment avec une tablette, un téléphone intelligent ou un ordinateur. L’entreprise offre une poignée d’appareils seulement, soit trois haut-parleurs traditionnels, les Play:1, Play:3 et Play:5, une barre de son et un caisson de graves.

Trueplay a été dévoilée à l’occasion du lancement d’une nouvelle enceinte Play:5, mais la fonctionnalité sera aussi ajoutée à tous les autres appareils de l’entreprise déjà sur le marché, à commencer par les Play:1, Play:3 et anciens Play:5.

Tous les propriétaires d’appareils Sonos pourront donc profiter de la nouvelle fonctionnalité, même ceux qui ont acheté une enceinte il y a cinq ans maintenant.

Notons que Trueplay sera offert avec les appareils iOS seulement pour l’instant. Parmi les problèmes qui retardent son lancement sur Android, Sonos mentionne la différence dans les caractéristiques audio des microphones d’un appareil à l’autre, et même parfois au sein d’un même modèle.

Les mises à jour : un facteur à considérer
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Trueplay illustre bien un facteur à considérer lors de l’achat d’un nouvel appareil électronique : sa durée de vie et ses mises à jour après son lancement.

Alors que bien des entreprises lancent une nouvelle version de chacun de ses produits tous les ans, et cessent rapidement de les mettre à jour, Sonos a plutôt adopté l’approche inverse. Des appareils qui demeurent sur le marché pendant plusieurs années (l’arrivée du nouveau Play:5 représente la première fois que l’entreprise remplace un de ses produits depuis sa fondation) et qui sont constamment mis à jour.

Les enceintes de l’entreprise ont évidemment eu droit à de nouvelles applications mobiles, mais aussi à des changements plus importants, en ajoutant après coup la compatibilité Wi-Fi, par exemple.

Et signe que la chose n’est pas près de changer, le nouveau haut-parleur Play:5 est même équipé d’un microphone, qui n’est pas utilisé pour l’instant, mais qui pourra être activé dans une mise à jour ultérieure que lancera la compagnie d’ici quelques mois ou quelques années.

Sonos n’est évidemment pas la seule compagnie à adopter cette stratégie. Le fabricant de voitures Tesla, même si son histoire est plus jeune, dispose également d’une bonne feuille de route par rapport aux mises à jour.

Celles-ci représentent toutefois beaucoup plus l’exception que la norme, malheureusement. Espérons que le succès des deux entreprises dans leur domaine respectif fasse boule de neige, et que de plus en plus de compagnies réaliseront que de siphonner ses clients année après année pour faire un maximum d’argent n’est pas la seule stratégie possible pour connaître du succès en affaires.

Catherine MathysFacebook se lance dans la musique?

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 publié le 9 juillet 2015 à 11 h 30

Dans le merveilleux monde de l’écoute de musique en flux continu (streaming), les amateurs de musique ne manquent pas de choix. De plus en plus de services, comme Spotify, Tidal ou, plus récemment, Apple Music, se joignent au mouvement. Vous n’êtes pas certain de savoir de quoi il s’agit? J’expliquais récemment les tenants et aboutissants du phénomène à l’émission Dessine-moi un dimanche sur ICI Radio-Canada Première.

La popularité de l’écoute en continu

Comme je le mentionnais à la radio, cette façon de consommer de la musique a le vent dans les voiles. Les revenus liés aux abonnements de ces services numériques ont dépassé les ventes de disques physiques pour la première fois en 2014, avec une augmentation de 39 % en une seule année. Les téléchargements représentent encore 52 % des ventes de musique, mais ils sont en déclin. L’avenir, tel qu’il se présente à l’heure actuelle, appartient à l’écoute en flux continu et… aux ventes de vinyles qui ont augmenté de près de 55 % en 2014. Wow!

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Et voilà qu’un nouveau participant se lance dans la mêlée. Tout indique que Facebook serait en train de préparer son propre service d’écoute en flux continu. La nouvelle a d’abord été rapportée par le site Music Ally, qui cite des sources anonymes à l’effet que Facebook souhaite non seulement poursuivre le développement d’un service de vidéos natives (et non pas reliées à un autre site comme YouTube), en particulier des vidéos musicales, mais que celui-ci serait accompagné d’un service d’écoute en flux continu.

Le réseau de tous vos besoins

Les rumeurs allaient bon train depuis quelques semaines. On savait que Facebook tissait des liens avec certaines maisons de disques, mais sans trop savoir pourquoi. Si l’on en croit les sources de Music Ally, le développement du service de vidéos musicales serait assez avancé et son lancement serait même prévu dans les prochains mois. Quant à la lecture en continu, Facebook serait encore en train de finaliser son plan d’affaires.

Facebook veut donner à ses utilisateurs de moins en moins de raisons de quitter son site. Après le lancement de Instant Articles, qui permet aux médias de publier directement leurs articles sur Facebook, voici que le réseau social souhaite aussi contourner YouTube pour le visionnement de vidéos. Et les chiffres montrent que ça fait l’affaire de son milliard d’abonnés. Le visionnement de vidéos sur Facebook a explosé dans les derniers mois. On est passé de 1 milliard de vidéos vues par jour en septembre 2014 à plus de 4 milliards. La musique ne serait que la suite logique. Facebook veut devenir l’arrêt obligatoire pour tous vos besoins en ligne. Et il est en voie de réussir.

Maxime JohnsonSpotify est prêt pour le marché canadien

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 publié le 14 juillet 2014 à 11 h 57

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La compagnie suédoise Spotify s’apprête à lancer son service de musique en écoute illimitée au Canada, selon ce qui a été annoncé la semaine dernière. Bonne nouvelle pour les amateurs de musique québécoise, le catalogue de Spotify semble déjà plutôt bien garni en contenu local.

Même si Spotify n’est pas encore officiellement lancé au Canada, l’application mobile de la compagnie est maintenant offerte dans les boutiques App Store d’Apple et Google Play de Google, et l’entreprise permet de s’inscrire à une liste d’attente sur sa page d’accueil canadienne pour essayer le service.

« Nous allons commencer à envoyer des invitations sous peu », a confirmé à Radio-Canada Graham James, responsable des communications pour Spotify aux États-Unis. Ceux qui veulent essayer le service devraient s’ajouter à la liste rapidement, puisque le lancement devrait s’étaler sur plusieurs mois, conseille Graham James.

Spotify propose un service semblable à d’autres déjà implantés au Canada, comme Rdio, Google Play Music, Zik.ca, Sony Music Unlimited, Deezer et Xbox Music, où un abonnement payant d’une dizaine de dollars par mois permet d’écouter des chansons à la pièce et à volonté.

Contrairement à certains autres services du genre, la compagnie se distingue notamment par son catalogue important et son service gratuit quand même convenable, qui demande toutefois d’endurer des publicités (audio et visuelles), des fichiers sonores d’une moins bonne qualité qu’avec la version payante et une application mobile limitée.

Spotify est le service musical illimité le plus populaire du monde, avec 40 millions d’abonnés, dont 10 millions d’abonnés payants.

Et le contenu québécois?
Même si le service n’est pas encore offert au Canada, ceux qui craignaient l’absence de contenu canadien au lancement de Spotify peuvent être en grande partie rassurés.

Après quelques recherches, en accédant à Spotify à l’aide d’un compte ouvert l’année dernière aux États-Unis, on réalise que la plupart des artistes canadiens et québécois sont présents, même ceux qui jouissent d’une popularité limitée à l’extérieur du Canada.

Des artistes récents comme Les Hay Babies, Philippe B et Avec pas d’casque, des vieux classiques comme Félix Leclerc, La Bolduc ou Gaston Mandeville, des groupes plus nichés comme GrimSkunk : la majorité des artistes cherchés étaient présents, même si leur discographie était parfois incomplète.

Évidemment, d’autres artistes manquaient aussi à l’appel. Beau Dommage et François Pérusse sont absents de Spotify, même si leur musique est offerte sur d’autres services du genre, comme Rdio. Il est toutefois bon de noter que l’inverse est aussi vrai : les albums des Cowyboys Fringants sont, par exemple, présents sur Spotify, mais absent de Rdio.

Certaines chansons et certains artistes sont toutefois complètement absents de Spotify et de tous les autres services du genre.

Spotify ne sera peut-être pas le service de musique illimitée le plus complet offert au Canada à son lancement – Rdio semble toujours avoir une certaine longueur d’avance auprès des artistes canadiens –, mais son offre d’artistes canadiens devrait au moins être tout à fait convenable.

Considérant la popularité de Spotify dans le monde et son service gratuit correct, qui sert souvent de porte d’entrée pour le service payant, il faut s’attendre à ce que la compagnie connaisse un succès rapide au Canada, comme c’est le cas dans la cinquantaine d’autres marchés dans le monde où elle est présente actuellement.

Martin LessardPourquoi Google avale Songza

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 publié le 3 juillet 2014 à 11 h 55

Google vient de faire l’acquisition de Songza et ses quelque 5,5 millions d’abonnés pour un montant non dévoilé (la rumeur dit entre 15 et 39 M$).

On peut être surpris que Google, reconnu pour la qualité de ses algorithmes, s’offre Songza, une plateforme numérique de musique en ligne reconnue pour offrir des listes de musique bâties une à une par des spécialistes en chair et os et non à partir d’algorithmes.

Ce que Google a acheté avec Songza, en fait, c’est son « concierge ».

Ce « concierge », selon l’heure ou le jour de la semaine, vous propose des ambiances musicales appropriées pour vous accompagner dans ce que vous faites, que vous soyez en train de préparer le dîner, de marcher, de lire ou de vous apprêter à vous coucher.

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Songza propose aussi des listes selon vos humeurs (angoissé, énergique, introspectif, ou en mode séduction) qui portent des noms plutôt originaux (In the Euro Hotel Lounge, Berlin Calling, 3AM Airport, etc.).

C’est ce qu’on peut appeler de la musique contextuelle : Songza a simplifié l’expérience d’écoute de la musique comme accompagnement à une activité. Vous ne choisissez pas la musique, vous choisissez le contexte d’écoute de la musique.

Alors que les autres plateformes de musique en ligne tablaient sur la grosseur de leur catalogue (Songza est loin derrière quant au nombre de morceaux musicaux offerts), Songza a su comprendre que trop de choix tue le choix.

Son « concierge », qui se présente dès l’accueil, réduit considérablement les choix pour vous présenter non pas des « musiques à écouter », mais des « musiques pour accompagner ».

Songza réduit ainsi considérablement l’effort cognitif inhérent à consulter un catalogue immense, aussi bien classé soit-il.

Google est votre majordome

Google ne se trompe pas. Songza, en ajoutant le contexte pour découvrir de nouvelles musiques, a montré la voie à l’industrie de la musique en ligne en proposant une autre façon de donner accès à un catalogue de musique.

Google compte améliorer Play Music avec Songza, en lui donnant cet élément de contextualisation que les algorithmes auront toujours un peu de mal à bien cerner.

Songza est un excellent service où l’utilisateur doit s’impliquer en indiquant son contexte d’écoute ou son humeur afin d’obtenir un service de meilleure qualité.

De plus, Google, qui sait déjà où vous êtes (GPS sur Android), ce qui vous intéresse (Google Search) et dans quelle pièce vous êtes (Thermostat Nest) saura maintenant dans quel état d’esprit vous êtes (Songza). Soyez assuré que la prochaine pub que vous allez recevoir sur votre tablette sera très bien ciblée.

Google compte ajouter ce type de « concierge » à Google Play et à YouTube. Si la greffe prend, Google réussira ainsi à en apprendre davantage sur nous, hors de l’écran, sur comment nous nous sentons et ce que nous faisons…

Pour l’industrie de la musique dans le monde, les ventes de disques représentent environ la moitié des revenus (51,4 %) et la musique numérique (la vente dématérialisée) environ le tiers (39 %), soit une progression de 4,3 % par rapport à 2012 (source).

C’est la musique dite lecture en transit (streaming), comme sur Spotify, Deezer et Songza par exemple, qui représente la plus forte croissance de la musique numérique (27 % des parts de marché) .

Le passage au format numérique entraîne donc un changement dans la consommation de musique. Pourquoi posséder une collection de chansons quand on peut accéder à tout ce qui existe en ligne?

Un long flux tranquille

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Au moment où ces statistiques étaient dévoilées dans les médias, le Toronto Star nous apprenait que l’industrie musicale récoltait plus d’argent avec des vidéos d’admirateurs qu’avec leur propre vidéo musicale officielle.

Des amateurs s’amusent à télécharger sur YouTube des vidéos qui contiennent la bande sonore ou la musique d’un artiste pour en faire une parodie, un remix, une synchro (lipsync) ou un hommage.

Or, YouTube est capable d’identifier les ayants droit quand une de leurs chansons est utilisée dans une vidéo. Au lieu de demander le retrait pour atteinte au droit d’auteur, les ayants droit peuvent demander de diffuser des publicités sur la vidéo et ainsi récolter de l’argent à chaque écoute.

C’est ce type de possibilités qui permet à Universal Music Group de dire que ce contenu généré par les amateurs est une très bonne source de revenu qui dépasse celle de la vidéo officielle.

C’est ce qui explique aussi que Pharell William ait sorti une vidéo de son tube Happy qui dure une heure! À la suite de sa propre performance dans la vidéo, c’est celle de gens ordinaires que l’on voit en synchro. Un moyen de susciter, de la part de son cercle d’admirateurs, une envie de télécharger leur propre performance.

(Si une heure ce n’est pas suffisant pour vous, une version de 24 heures provenant de partout à travers la planète se trouve ici : 24hoursofhappiness.com)

Une nouvelle chaîne de valeur se met en place dans l’industrie musicale où les admirateurs ne sont plus vus comme une menace, mais comme un élément qui crée de la valeur autour des musiques.

Les ayants droit ont donc tout intérêt à s’entendre avec YouTube pour que leur catalogue soit répertorié dans son outil de détection.

Une chaîne à haute commission

Mais, en fin de compte, ne nous faisons pas trop d’illusions pour la plupart des artistes.

Que ce soit par l’apport de la publicité dans des vidéos générées par des amateurs ou dans la lecture en transit de la musique, il ne reste généralement pas grand-chose dans les poches des artistes en fin de compte.

Car dans cette longue chaîne d’intermédiaires (Annonceurs > YouTube > ayants droit > artiste), beaucoup de commissions sont réclamées avant que l’artiste puisse voir la couleur de l’argent.

Actuellement, ce sont de grands groupes comme Universal Music qui sont les intermédiaires entre la plateforme vidéo et les artistes, mais il n’est pas impensable qu’un plan comme la stratégie culturelle numérique du Québec puisse, à terme, supporter une initiative à but non lucratif qui représenterait toutes les musiques subventionnées à l’échelle de la nation.

Un tel type d’initiative pourrait créer une base de données commune, strictement consacrée au branchement de ces nouveaux acteurs de la chaîne de valeurs (YouTube, Deezer, Songza, etc.) et à la gestion des flux.

Au final, cette position ne demande qu’une compétence en gestion mécanique des flux de contenus, de métadonnées, de catalogues, d’argent, etc., et non une compétence en gestion d’artistes.

Quand il y a automatisation, il y a réduction des intermédiaires qui n’ont pas de réelle valeur ajoutée.

On peut rêver de vouloir faire vivre tout le monde dans l’industrie de la musique, mais s’il y a bien une personne qui ne devrait pas en pâtir, c’est bien l’artiste.