Billets classés sous la catégorie « Musique »

Martin LessardGoogle Play fait son entrée

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 publié le 7 mars 2012 à 9 h 17
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Google cherche à unifier pas seulement nos divers profils (voir mon dernier billet), mais aussi ses divers services (voir l’annonce Google d’hier après-midi).

La plateforme unifiée est offerte depuis hier à l’adresse play.google.com et elle regroupe trois anciens services et un nouveau :

  • Google Music devient Play Music
  • eBookstore devient Play Books
  • et Android Market devient Play Store

(Ce n’est qu’un changement de nom pour ces services).

  • On trouvera aussi Play Movies, le nouveau service de location de films en ligne de Google.

En un seul nom et un seul lieu (play.google.com), Google espère installer dans l’esprit des utilisateurs le sentiment d’un magasin unifié où ils peuvent tout trouver.

Au Canada, le service Play Music n’est pas offert pour l’instant. En Europe, ils n’auront droit qu’à Android Market pour l’instant.

Android Market prend sa retraite

C’est un signe des temps de voir Google regrouper sous sa propre marque les applications Android et délaisser celle de l’Android Market qu’il a bâti.

Depuis son ouverture vers la fin de 2008, l’Android Market n’a pas arrêté de grossir et contient maintenant 450 000 applications. Plus de 13 milliards d’applications ont été téléchargées. Mais il est éclipsé par le gigantesque succès de l’App Store d’Apple, ouvert la même année et qui a atteint le double d’applications téléchargées samedi dernier.

En donnant un seul nom, Google Play, pour son nouveau magasin en ligne, Google espère donner confiance aux utilisateurs occasionnels de faire des achats croisés avec d’autres types de contenu, à la manière d’iTunes d’Apple ou d’Amazon.

Tout dans les nuages

Google Play se veut un service infonuagique pour simplifier l’achat ou la location de contenu numérique. Tout achat se retrouve automatiquement sur tous vos autres appareils. Un film téléchargé sur votre ordinateur pourra être vu sur votre cellulaire, et un livre acheté sur votre tablette pourra aussi être sur votre cellulaire ou sur votre ordinateur.

Cette promesse de synchronisation instantanée des appareils mobiles et des ordinateurs est quelque chose de très séduisant à une époque où il est normal d’avoir plusieurs appareils.

Play Rumor

Cette nouvelle alimente davantage la rumeur qui court depuis quelque temps déjà que Google prépare une tablette 7 pouces. Elle s’appellerait la Google Play (ou Nexus Tablet, selon d’autres sources). Elle serait construite par ASUS, aurait un quadricoeur et se vendrait moins de 200 $.

Avec la sortie de Google Play et le profil unifié (pour vous faire des suggestions personnalisées), cette tablette serait peut-être un élément central au mythique centre de divertissement le plus personnalisé qui soit…

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Il y a une semaine, jour pour jour, la fermeture de la section anglaise de Wikipedia a envoyé une onde de choc dans tout Internet (voir mon billet). Le projet de loi antipiratage américain SOPA (voir le billet de Laurent) a perdu instantanément le soutien de 17 personnes au Sénat américain et a été (pour l’instant) retiré (source).

Mais on dirait que la bataille a enflammé les esprits, et le groupe Anonymous propose de profiter de cet élan pour contre-attaquer. Anonymous est un regroupement anonyme (vous l’aurez deviné) de programmeurs qui défendent une idée extrême de la liberté en ligne.

Au lieu d’attaquer les serveurs, comme ils le font d’habitude, ils proposent de s’en prendre aux portefeuilles des « commanditaires » de SOPA.

Par « commanditaires » de SOPA, ils visent Hollywood et les lobbys de l’industrie du droit d’auteur, car on s’entend généralement pour dire que ce sont eux qui soutiennent de tels projets de loi. La crainte de la sous-protection de leurs redevances génère chez eux des idées de surprotection qui deviennent « liberticides », comme on a pu le voir avec SOPA.

Ce côté « liberticide », c’est ce qui fait réagir au plus haut point les Anonymous. C’est pourquoi ils proposent que le mois de mars 2012 soit le « Mars noir » (Black March). Du 1er mars jusqu’au 31, ils demandent à tout le monde de boycotter tous les contenus de divertissement!

(Affiche complète)

Un boycottage des contenus de divertissement

On rapporte que le jour de la fermeture de Wikipedia anglais, 2000 appels par seconde ont été faits aux membres du Congrès américain (source). Il y a donc eu une réelle mobilisation au sein de la population.

Les Anonymous veulent surfer sur cette vague et proposent ceci :

« N’achetez aucun album/CD, ne téléchargez aucune chanson légalement ou illégalement, n’allez voir aucun film au cinéma, n’achetez ou ne téléchargez aucun film ou DVD, n’achetez ou ne téléchargez aucun jeu vidéo, n’achetez ou ne téléchargez aucun livre. »

Bref, ils veulent viser là où ça fait mal pour l’industrie du divertissement, leurs portefeuilles.

En reportant votre consommation au mois suivant, suggèrent-ils aux Américains, et au reste du monde, vous pouvez affecter le trimestre financier de l’industrie qui a soutenu SOPA, et cette perte de revenu servirait de message clair que les internautes ne se laisseront pas faire.

Il ne s’agit pas de ne plus consommer, mais juste de reporter vos achats d’un mois. Les artistes ne sont pas affectés, mais les grandes corporations qui ont le nez collé sur les sacro-saints résultats trimestriels, elles, seront touchées. Anonymous espère faire passer un sale quart d’heure aux PDG devant leurs actionnaires, qui vont exiger des explications de cette baisse de fin de trimestre qui les empêche d’atteindre leurs objectifs annuels.

Abstinence comme message de liberté

Wikipedia rapporte que 162 millions de personnes ont vu leur message antiSOPA mercredi dernier. Ce qui est supérieur aux 111 millions de téléspectateurs du Super Bowl de 2011.

Si une portion importante de ces gens suivent la consigne d’Anonymous, nous pourrions voir cette fois la grogne des citoyens se diriger contre les corporations non plus de façon réactive, mais de façon punitive.

Le mécontentement face à ceux qui tentent de museler Internet se transformera-t-il en bras de fer aux enjeux économiques immenses?

Laurent LaSalleComment écoutez-vous votre musique?

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 publié le 5 décembre 2011 à 15 h 40
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C’est la question que pose Musique 2.0 : La portée de vos clics, un site à l’initiative de Radio-Canada qui rassemble l’information légale concernant les diverses façons de consommer de la musique à l’ère du Web.

On y trouve un glossaire sur la terminologie employée lorsque vient le moment de parler du partage de musique sur la toile, des statistiques sur la proportion d’unités vendues au Canada, l’évolution des ventes de musique en ligne de 2005 à 2010 au Canada et des capsules vidéo mettant en vedette des acteurs de l’industrie.

J’aime particulièrement la présentation des principaux supports musicaux ayant été mis en marché au fil du temps, surtout lorsqu’on y arrime les arguments des spécialistes défendant la supériorité de ces médiums sur d’autres.

Êtes-vous de ceux qui profitent du téléchargement gratuit? Du téléchargement payant? De ceux qui préfèrent écouter de la musique en ligne ou de ceux qui achètent encore des CD, des disques vinyles? Ou, enfin, de ceux qui écoutent la radio? Personnellement, à ces questions, je ne peux répondre que : « Toutes ses réponses! »

Pour l’amour du vinyle

Le disque vinyle (ou microsillon) se présente sous deux formes : le 33 tours et le 45 tours. Le premier, aussi nommé long jeu (LP ou long play en anglais), contient entre 30 et 50 minutes d’enregistrement audio. Le second aussi se présente sous deux formes : le disque simple, comprenant au maximum deux chansons, et le maxi (EP ou extended play en anglais), qui contient entre 10 et 30 minutes d’enregistrement audio.

Pour Pierre Markotanyos, propriétaire de la boutique Aux 33 tours, il va de soi que le vinyle est le support par excellence quand vient le moment d’apprécier la musique. Il considère ce support comme plus chaleureux, par opposition au CD, plutôt froid :

Il y a des vides entre chaque millième de seconde sur un CD. Ce n’est pas un son constant, ce n’est pas un son pur. C’est un échantillonnage, et, en plus, il y manque de l’information : votre subconscient peut savoir que le son n’est pas à 100 % complet. Un vinyle, si vous l’arrêtez ou si vous le ralentissez, vous n’aurez jamais de vide. C’est pur, c’est continuellement du son analogique.

Dès qu’il est question de résolution, les spécialistes sont généralement prompts à dénoncer les limites d’une solution numérique, tant pour l’audio que pour l’image. Si, aux débuts de la photo numérique, la qualité de l’image était stigmatisée, la technologie a évolué et elle offre désormais des standards de qualité comparables, voire supérieurs à ceux de la pellicule argentique. Si on peut facilement se coller le nez sur une image afin de voir de quoi celle-ci est constituée (ses pixels ou son grain, selon le type d’image), il n’est pas aussi naturel de faire la même chose avec de la musique, c’est-à-dire de ralentir un morceau afin d’en percevoir le détail.

Personnellement, bien que je me considère audiophile, je ne suis pas un puriste. J’aime surtout le disque vinyle pour le rituel de sortir le disque de sa pochette, de lui souffler dessus afin d’en retirer un maximum de poussière, de le déposer sur ma table tournante et d’y appliquer l’aiguille au début de la plage désirée.

La perte de contrôle provoquée par la disparition du support physique

Au début du 21e siècle, tandis que les services de partage de fichiers tels Napster gagnaient en popularité et que les premiers baladeurs numériques envahissaient le marché, l’industrie de la musique a été bousculée. Guillaume Déziel, gérant du groupe Misteur Valaire, explique la nuance entre un bien rival et un bien non rival :

Le bien rival peut être par exemple une pomme. Si je mange une moitié de pomme et que je partage ma pomme avec toi, tu vas avoir une moitié de pomme. Alors que si j’ai un MP3 dans mon iPod et que je veux le partager avec toi, je n’en serai pas dépossédé de la moitié; je n’en serai pas dépossédé du tout. Une omniprésence de ce bien-là est donc possible.

Lorsque les États-Unis ont inventé l’Internet, ils ont inventé la machine à photocopier l’information numérique. Une fois qu’on a basculé dans l’ère numérique de la musique, on s’est retrouvé dans un endroit où le support de la musique n’était plus le petit rouleau de cire, ou la platine, ou le vinyle, ou le 8 pistes. On est tombé dans un univers où le support était le fil électrique, celui qui conduit l’information. La nature même de ce réseau filaire est de copier l’information.

On a donc basculé dans une autre ère : le bien rival est devenu non rival. Quand [l'industrie] a constaté ça, elle n’a pas eu d’autre choix que de prendre des décisions quant à la mise en marché de ce bien-là, dont la nature a complètement changé. On a vu dans les dernières années des tentatives de contrôle de la musique numérique avec des DRM [des verrous numériques]. Ça a été un échec complet. Même que les artistes étaient contre parce que ça diminuait l’accès à leur environnement créatif.

Heureusement, comme je le soulignais dans un de mes articles du mois d’octobre dernier, une majorité de disquaires en ligne offrent leur musique sans aucune restriction.

Droit d’auteur

Il faut comprendre que cette campagne d’information a lieu alors que le gouvernement fédéral présente le projet de loi C-11 modifiant la loi sur le droit d’auteur. Le site de Radio-Canada liste aussi les actions permises et celles qui sont interdites quand vient le moment de transférer notre musique, que ce soit à des fins personnelles ou dans un processus créatif.

Le principal bémol de ce projet de loi concerne le contournement de verrou numérique. Ce concept, jusqu’à maintenant inexistant dans la loi canadienne, sera formellement interdit si la loi est acceptée telle quelle.

Pour plus d’information sur les différentes façons de consommer de la musique en ligne, ou pour en savoir davantage sur le projet de loi, visitez le portail Musique 2.0 : La portée de vos clics.

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L’an dernier à pareille date, je vous invitais à utiliser de nouveaux services afin de faire des découvertes musicales en ligne. Depuis, bien des choses ont changé sur la toile, et de nouvelles façons de vous procurer votre musique sont maintenant accessibles, à commencer par l’arrivée d’un nouveau « disquaire » virtuel…

Google Music

La semaine dernière, Google a lancé en grande pompe son magasin de musique numérique, qu’elle nomme tout simplement Google Music. Il s’agit en fait d’une nouvelle vocation ajoutée à un service déjà existant : celui de stocker votre entière collection musicale dans le nuage (20 000 pistes au maximum), gratuitement, tel qu’annoncé il y a six mois à l’occasion des journées Google I/O.

Avec la participation d’EMI, Universal et Sony BMG (notons l’absence de Warner), le catalogue de Google Music comprend près de 13 millions de chansons. Les musiciens indépendants sont invités à se bâtir un profil (coût d’adhésion fixé à 25 $), à envoyer leur musique et à établir le prix de vente, sachant que Google conserve 30 % des ventes pour les frais de gestion. Une intrigante relation où les maisons de disques sont laissées de côté. Peut-être est-ce pour le mieux?

Bien qu’il soit toujours réservé au marché américain, le spécialiste de la recherche web est reconnu pour être rapide lorsque vient le moment de décliner ses produits au niveau international. Le marché canadien aura peut-être la chance de profiter de ce service en 2012.

iTunes Match

Du côté d’Apple, le service de stockage musical iTunes Match a été rendu public deux jours avant la mise en ligne de son principal concurrent (un hasard, très certainement). Contrairement à la solution proposée par Google, il n’est pas nécessaire ici de téléverser notre entière discothèque : puisque iTunes figure parmi les plus importantes collections de musique en ligne (20 millions de chansons), Apple propose de filtrer le contenu de votre musique déjà numérisée afin de vous autoriser à accéder à ces pistes a posteriori. Ce processus est beaucoup plus rapide, puisqu’il nécessite seulement l’envoi des chansons absentes de son magasin.

Pour 24,99 $ par année, on conserve pour vous votre librairie musicale, jusqu’à concurrence de 25 000 chansons. Tout comme Google Music, cette nouvelle offre est réservée aux États-Unis.

Rdio

Ceux qui préfèrent le modèle d’abonnement aimeront certainement l’offre de Rdio, qui, je vous rassure immédiatement, est accessible au Canada. Pour aussi peu que 4,99 $ par mois, vous accéderez à plus de 12 millions de chansons autant de fois que vous le désirez. Si vous désirez ajouter la mobilité, sachez que pour une mensualité de 9,99 $, vous pourrez accéder à votre musique sur votre téléphone (que ce soit sur iOS, Android, Windows Phone 7 ou BlackBerry), sur votre tablette, et même sur certains cinémas maison (les systèmes Roku et Sonos).

Le principal désavantage d’un tel service est qu’il nécessite une connexion permanente à Internet. Si vous avez déjà tendance à dépasser la limite de votre forfait de données (que ce soit à la maison ou sur vos appareils mobiles), il serait préférable d’opter pour une solution à téléchargement.

Grooveshark

Finalement, si votre portefeuille est particulièrement appauvri par les temps qui courent (Noël s’en vient après tout), un service comme Grooveshark pourrait être suffisant pour rassasier vos oreilles. Le service est gratuit, accessible du Canada et comprend une collection impressionnante de chansons. Non sans rappeler Blip.fm, le site agrège la musique d’un peu partout sur la toile (et dont l’aspect légal semble être souvent remis en question).

Le service est identique à Rdio, à l’exception de son contenu un peu plus chaotique. Il nécessite également une connexion permanente au web, mais a l’avantage d’être gratuit. Il est également possible de faire part de nos trouvailles sur Facebook et Twitter.

Laurent LaSalleLa gestion des droits numériques, un concept désuet?

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 publié le 12 octobre 2011 à 12 h 50
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À une époque où le piratage semblait devenir un véritable fléau aux yeux de l’industrie musicale, les restrictions imposées par le concept de gestion des droits numériques (DRM pour digital rights management) sont apparues comme la seule solution pouvant contrer la propagation illégale de contenus protégés par le droit d’auteur. Cette logique est aujourd’hui remise en question par Dinah A. Vernik, de l’Université Rice à Houston au Texas, et Devavrat Purohit et Preyas S. Desai, de l’Université Duke à Durham en Caroline du Nord.

Dans un ouvrage intitulé Music Downloads and the Flip Side of Digital Rights Management, le trio d’économistes tente de démontrer un des effets pervers des restrictions imposées par DRM : inciter les consommateurs au piratage.

L’envers de la médaille

En effet, selon la recherche, seuls les consommateurs (ayant payé pour leur musique) doivent composer avec les restrictions imposées par DRM, puisque les pirates obtiennent leur musique autrement sans aucune restriction du genre. Puisque dans certains cas, les restrictions par DRM empêchent un consommateur de faire une copie de sauvegarde de sa musique, certains consommateurs vont préférer le piratage.

Depuis que le téléchargement de musique est possible sur la toile, l’industrie musicale a toujours craint les effets nocifs à long terme du piratage en ligne. L’industrie a adopté le concept des restrictions imposées par DRM puisqu’elles rendent la copie plus difficile, ce qui réduit le piratage et augmente la profitabilité de l’industrie. Par contre, les restrictions imposées par DRM peuvent réduire la valeur d’un produit aux yeux du consommateur. Cet article démontre que bien que les restrictions par DRM, le piratage et les profits soient liés, leur relation demeure complexe. La logique traditionnelle ne prend pas en considération l’effet des restrictions par DRM sur la nature compétitive du marché musical, et par conséquent, incite certains consommateurs au piratage.

Dans certains cas, on remarque qu’éliminer les restrictions par DRM peut conduire à une augmentation de ventes par téléchargement, une diminution de ventes physiques et une diminution du piratage. Cette conclusion s’explique par le fait que lorsque l’achat de musique sans restrictions par DRM est permis, le téléchargement légal se retrouve au même niveau que l’achat physique, ce qui augmente la compétition entre les deux formats et incite une réduction du prix des CD [pour rivaliser l'attrait de la version téléchargeable].

Extrait de Music Downloads and the Flip Side of Digital Rights Management

J’ai trouvé amusante l’analyse du coût moral, psychologique et technique du piratage dans ce rapport : quelqu’un d’honnête ou un novice de l’informatique trouvera le piratage « dispendieux », contrairement à quelqu’un qui ne perçoit pas le piratage comme du vol ou une personne aux habiletés informatiques avancées.

Bien que l’ouvrage soit plutôt aride (17 pages et des formules mathématiques à faire rêver un théoricien), il est intéressant de voir les conclusions d’une recherche venant appuyer la tendance qui fait sa marque depuis peu chez les détaillants en ligne : la vente de musique sans restriction.

Thoughts on Music

Cette réflexion n’est pas sans rappeler la lettre ouverte publiée par Steve Jobs en février 2007, dans laquelle il incite les quatre grandes compagnies de disques (Universal, Sony BMG, Warner et EMI) à accorder à Apple le droit de vendre leur musique sans restrictions par DRM.

Dans sa lettre, il décrit les débuts de la relation d’Apple avec ces maisons de disques et les conditions qu’Apple doit respecter pour continuer à vendre leurs contenus par le biais de l’iTunes Store. Il vulgarise le concept de la protection de la musique restreinte par DRM et met en lumière un problème insoluble : puisque le « secret » d’une protection doit être transmis aux diverses plateformes pour qu’un contenu soit consommable, quelqu’un quelque part trouvera toujours le moyen d’obtenir cette information et contourner un document numérique crypté.

Cette lettre amorcera une longue négociation qui aura comme conséquence, en avril 2009, de permettre à iTunes de vendre la totalité de sa librairie musicale sans restrictions par DRM. De son côté, si Amazon avait déjà obtenu l’accord des grandes compagnies pour vendre de la musique sans restrictions, l’offre est depuis toujours réservée au marché américain.

C’est vrai pour la musique, mais pour le reste?

Bien que la recherche de Vernik, Purohit et Desai se base principalement sur le marché musical, le trio est d’avis que la logique est applicable également à la vente de livres et de films.