Billets classés sous la catégorie « Mobile »

Martin LessardLe contexte comme interface humain-machine

par

 publié le 10 juin 2015 à 16 h 06

En technologie, une interface désigne un dispositif qui permet à deux systèmes d’interagir. Vous, chers lecteurs, êtes un système quand vous interagissez avec une machine, qui est un autre système.

Tous les jours, une interface vous permet d’accéder à un monde de données qui ne seraient probablement pas à votre portée autrement.

Quand vous allez au guichet automatique, quand vous ouvrez votre cellulaire ou même en ce moment, quand vous êtes en train de lire Triplex, vous utilisez une interface.

Les interfaces sont partout.

Alors quand on se retrouve à une conférence intitulée « No Interface » à Tout le monde UX, une série de rencontres sur l’expérience utilisateur qui a eu lieu lundi dernier à Montréal, on se demande bien où cela va nous mener.

La meilleure interface, c’est l’absence d’interface

Ce conférencier, c’est Golden Krishna, et son livre The Best Interface is No Interface explique bien sa pensée. Selon lui, les interfaces aujourd’hui sont inutilement compliquées et les écrans sont des intermédiaires souvent inutiles.

« Pourquoi avoir une application sur son cellulaire pour déverrouiller sa voiture si les deux systèmes [le cellulaire et la voiture] sont déjà connectés? Pourquoi ne pas juste prendre en compte que je tire la poignée? Le contexte indique bien que je veux entrer dans la voiture, non? »

La meilleure interface, c’est l’absence d’interface, nous dit-il.

En discutant avec lui, j’ai compris qu’il jouait un peu sur les mots. Je paraphrase : la meilleure interface, c’est l’absence d’écran.

La réponse des ingénieurs aujourd’hui consiste à ajouter un écran (ou une application) pour gérer un appareil ou un processus. Et du coup, ils nous forcent à faire une pause et à choisir dans un menu l’action qu’on souhaite faire.

« Des capteurs de mouvement sous le coffre arrière de la voiture peuvent détecter mon pied et faire ouvrir le coffre quand mes deux mains tiennent les sacs d’épicerie. Mon cellulaire peut détecter que la chaleur a augmenté dans la voiture et baisser la température en communiquant directement avec système de climatisation quand je suis en train de rouler. »

Techniquement, ce n’est pas compliqué.

Le vrai travail se fait en amont, dans les bureaux des ingénieurs qui doivent réfléchir à quoi les fonctions serviront réellement, et arrêter de tout pelleter sur les écrans-interfaces qui forcent à faire des choix.

Le contexte sera l’interface

L’interview a ensuite bifurqué vers ces interfaces qui « n’existeront plus ».

Bien sûr qu’elles existeront encore en tant que concept. Mais dans l’avenir, elles seront en grande partie physiquement intégrées dans l’environnement contextuel, celui qui entoure nos actions.

Déjà certains thermostats anticipent notre retour et chauffent la maison avant qu’on mette le pied dans la maison.

Le contexte est riche en information, et de plus en plus d’applications ou d’outils le prendront en compte pour mieux vous servir.

Google Now on Tap, une fonction annoncée récemment, tient de cette promesse.

Vous êtes en vacances et une église vous intrigue; Google est capable de comprendre la question « quel est le nom de cette église ». Longtemps les machines n’ont pu prendre une telle fonction en charge par manque de contexte explicite. Avec le GPS, le cellulaire est capable de faire comprendre à Google de quelle église vous parlez!

Fondre l’interface dans l’environnement

D’une certaine manière, l’idée derrière no interface laisse sous-entendre qu’il n’y a plus deux systèmes qui interagissent l’un avec l’autre, mais un seul qui évolue dans le même espace.

La proposition est claire : en incluant le contexte, l’environnement qui nous entoure, dans le système, grâce aux nouveaux capteurs, devient la machine.

Et sans interface, nous sommes dans la machine, dans l’environnement-machine. Nous semblons former un seul système.

Nuançons. Ce n’est pas tout à fait vrai : vous existez toujours en tant que système indépendant. Mais c’est l’impression que cela donnera. L’impression que nous faisons un tout avec l’environnement sans la présence d’une interface explicite.

Et il ne faut pas nécessairement avoir peur.

La « machine sans interface », devenue notre environnement, sera là pour nous aider, pour faciliter notre vie.

Nous fondre dans la machine

L’affrontement annoncé dans les films de science-fiction populaires à la Terminator n’aura pas lieu. On parle davantage ici de symbiose personne-machine, ou peut-être même de symbiose personne-réseau.

Cette invitation à amalgamer l’interface à l’environnement donne le ton à cette nature technologique qui détermine à son tour de plus en plus la nature humaine aujourd’hui.

C’est l’aube de ce qui porte le nom d’informatique ubiquitaire, ou même intelligence ambiante. Nous deviendrons nous-mêmes les interfaces du monde de demain.

Telle est la promesse.

La question qui me hante maintenant : à quoi ressemblera leur bouton « J’accepte »? Vous savez, comme celui qu’on voit sous les longues conditions d’utilisation des logiciels, celui sous les textes qu’on ne lit jamais, mais sur lequel on clique toujours?

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le fabricant Asus a lancé, cette semaine au Canada, un téléphone doté de deux fentes pour cartes SIM, le ZenFone 2. Si cette fonctionnalité connaît un certain succès dans les pays en développement, c’est la première fois qu’un téléphone important, vendu officiellement au pays, permet aux Canadiens de profiter de deux forfaits cellulaires sur un même appareil. Un atout relativement mineur qui pourrait tout de même séduire certains.

Une carte SIM est une petite pièce de plastique dotée d’un circuit imprimé qui s’installe dans son téléphone et qui est essentielle pour se connecter au réseau de son opérateur. C’est sur la carte SIM qu’est enregistré, par exemple, le numéro de téléphone associé à son compte. Si l’on transfère la carte d’un appareil à l’autre, notre numéro de téléphone et notre compte sont donc, eux aussi, transférés.

Les cartes SIM sont normalement offertes à l’achat d’un téléphone, mais il est possible d’en acheter une seule séparément et de l’insérer soi-même dans son téléphone intelligent.

Pourquoi deux cartes?
OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Si une carte SIM est suffisante pour la plupart des gens, il y a bien quelques occasions où une seconde carte peut être pratique.

En voyage, par exemple, il est ainsi possible d’acheter une deuxième carte SIM chez un opérateur du pays et de profiter des forfaits locaux qui seront, à tous les coups, plus abordables que les frais d’itinérance demandés par les opérateurs canadiens. Avec deux fentes pour cartes SIM, il est donc possible de profiter de ces prix avantageux, tout en pouvant continuer de recevoir des appels sur son numéro canadien.

Normalement, ceux qui changent de carte SIM en voyage ne peuvent plus recevoir d’appels ou de messages texte à leur numéro habituel.

Certains propriétaires d’entreprise pourraient aussi vouloir recevoir leurs appels professionnels et personnels sur un seul et même téléphone, ce qui est possible avec deux cartes SIM. Il faut alors payer deux forfaits distincts, par contre.

Dans certains pays, les multiples cartes SIM permettent de s’abonner à deux opérateurs différents pour profiter du meilleur réseau selon la région visitée. Au Canada, cet usage devrait toutefois être moins répandu.

ZenFone 2 : pas le premier, mais presque
OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le ZenFone 2 lancé par Asus cette semaine n’est pas forcément le premier téléphone intelligent à deux cartes SIM offert au Canada, puisqu’il est possible de s’équiper de tels appareils en faisant affaire avec des revendeurs spécialisés sur Internet.

Le ZenFone 2 est toutefois le premier téléphone relativement important à être officiellement lancé au pays avec cette caractéristique.

Outre la présence d’une seconde fente pour carte SIM, notons que l’appareil est un téléphone Android puissant, doté de bonnes composantes et d’un appareil photo quand même prometteur. C’est toutefois surtout son prix qui le distingue des autres, puisqu’il est vendu sans entente et débloqué (donc compatible avec tous les réseaux au Canada) pour 249 $ ou 379 $, selon la configuration choisie.

Malheureusement, le ZenFone 2 n’est pas vendu par les opérateurs directement, mais seulement par certaines boutiques spécialisées, comme Newegg.ca et NCIX.com.

La voix et les SMS seulement sur la seconde carte
carte sim

À noter, pour ceux qui envisageraient de s’équiper du ZenFone 2 pour ses deux fentes pour cartes SIM, que la seconde fente n’offre aucune connectivité Internet. Elle permet d’accéder uniquement à la voix et aux messages textes.

Lorsque l’on passe un appel ou que l’on envoie un texto avec le ZenFone 2, il est ainsi possible de choisir par quel opérateur on souhaite le faire, mais les données consommées, elles, sont toujours associées à la première carte.

Dans tous les cas, l’arrivée au Canada d’un bon téléphone doté de deux fentes pour carte SIM est certainement une bonne nouvelle. Il ne faut toutefois pas s’attendre à ce que la caractéristique ait réellement un effet majeur sur les ventes du ZenFone 2 au pays.

windows

Microsoft tient ces jours-ci sa conférence annuelle pour développeurs Build, et la compagnie en a profité mercredi pour dévoiler quelques nouveautés inconnues jusqu’ici de son futur système d’exploitation Windows 10. On en retient surtout que Microsoft n’a certainement pas baissé les bras dans la guerre des téléphones intelligents, même si son système Windows Phone est toujours loin derrière Android et iOS.

Des applications iOS et Android sur les appareils Windows
phone

La plus grande nouveauté de la semaine est probablement le lancement par Microsoft d’une grande sélection d’outils permettant aux développeurs de porter pratiquement sans effort – c’est Microsoft qui le dit – leurs applications iOS et Android vers le système d’exploitation Windows.

Peu importe le code utilisé par les développeurs (Java et C++ pour Android et Objective C pour iOS), celui-ci pourra être utilisé dans les applications Windows modernes, celles que l’on trouve dans la boutique Windows Store.

La nouvelle est évidemment surtout intéressante pour la version mobile de Windows, dont la boutique d’applications tire toujours de l’arrière par rapport à l’App Store et au Google Play Store. Elle pourrait aussi avoir un impact pour ceux qui utilisent Windows sur un ordinateur ou une tablette, et même pour les propriétaires d’une console Xbox.

Les applications Windows 10 seront en effet des applications universelles qui, moyennant un certain effort des développeurs pour adapter leur interface à différentes tailles d’écran, pourront être installées sur n’importe quel appareil de Microsoft.

Bref, un logiciel pour iPad ou iPhone pourra donc être porté sur les téléphones Windows, mais aussi sur les ordinateurs portatifs, les ordinateurs de bureau, les tablettes et la console Xbox One.

Comme Microsoft prévoit que son système d’exploitation sera installé sur un milliard d’appareils d’ici trois ans, voilà qui pourrait être finalement intéressant pour les développeurs, qui ont pour la plupart boudé Windows 8 et le Windows Phone 8.

Il faudra évidemment que le port des applications soit aussi simple et aussi efficace que ce que la compagnie laisse entendre, par contre.

Continuum : un téléphone qui devient un ordinateur
windows-10-continuum-640x320

Puisque les logiciels Windows 10 sont des applications universelles, le futur système d’exploitation de Microsoft pourrait bien mêler les genres, avec la fonctionnalité Continuum, aussi dévoilée mercredi.

En résumé, il sera possible avec les téléphones Windows 10 de brancher son appareil mobile sur un écran, qui pourra être utilisé comme second moniteur. Une application universelle qui agit normalement comme application mobile sur le petit écran du téléphone pourra donc être utilisée comme elle le serait sur un ordinateur portatif.

Avec un écran, un clavier Bluetooth et une souris, il sera donc possible d’utiliser Excel exactement comme si on était sur un ordinateur de bureau, ou encore de profiter de la version complète de PowerPoint en reliant son téléphone à un projecteur.

Si le concept a déjà été expérimenté par le passé par d’autres entreprises, comme Motorola, Microsoft pourrait bien avoir en main les atouts pour le faire fonctionner convenablement cette fois-ci.

La mise à jour gratuite Windows 10 sera lancée cet été, à une date qui n’a toujours pas été confirmée.

Maxime JohnsonLG G4 : LG dévoile un téléphone en cuir

par

 publié le 28 avril 2015 à 12 h 50

cuir

Après Samsung qui a abandonné le plastique pour le verre et le métal, c’est au tour de LG d’essayer des matériaux nobles pour son nouveau téléphone intelligent phare, le LG G4, qui sera vendu en juin avec un boîtier en cuir. Son autonomie et sa caméra devraient aussi être deux atouts importants pour se démarquer dans le marché concurrentiel des téléphones Android.

Design
g4 front 540

Le téléphone, dévoilé mardi matin dans une conférence de presse tenue simultanément dans cinq villes dans le monde, reprend l’allure de son prédécesseur, le LG G3, avec les mêmes boutons, non pas sur les côtés de l’écran comme c’est normalement le cas, mais à l’arrière du téléphone.

Chose assez rare, celui-ci est un peu plus épais que son prédécesseur. Il est d’ailleurs plus épais que plusieurs de ses concurrents, ce qui lui permet notamment d’avoir une bonne pile, remplaçable de surcroît. Il s’agit d’un compromis tout à fait acceptable, dont les autres fabricants devraient d’ailleurs s’inspirer.

Par ailleurs, le G4 est doté d’un grand écran légèrement recourbé de 5,5 pouces avec une résolution QHD (1440 par 2560 pixels), comme l’année dernière, alors que le G3 avait été l’un des premiers à proposer autre chose qu’un écran 1080p. Celui de cette année est toutefois un écran Quantum IPS, qui devrait offrir selon LG des couleurs plus riches et une meilleure luminosité.

Fait à noter, le cuir à l’arrière du téléphone est en fait posé sur un couvercle amovible, offert avec le téléphone, et non directement sur l’appareil. Ceux qui souhaitent revenir à un téléphone plus traditionnel pourront donc le faire sans problème (deux couvercles différents, un dans un mélange de plastique et de métal, et un en cuir, seront fournis à l’achat du téléphone). Seul le cuir noir sera offert au Canada au moment de la mise en vente du LG G4, mais d’autres couleurs devraient être proposées avec le temps.

Le cuir en question, qui semble d’une bonne qualité, en fait un téléphone particulièrement élégant et agréable à tenir entre les mains. Celui-ci devrait toutefois s’user avec le temps, prévient LG.

Caractéristiques
g4 ouvert 540

Pour le reste, le LG G4 offre les caractéristiques auxquelles on pourrait s’attendre avec un téléphone du genre, comme 3 Go de mémoire vive et une capacité interne de 32 Go (avec une fente pour carte microSD pour pouvoir en ajouter).

Le LG G4 est aussi doté d’une grande pile de 3000 mAh, qu’il est possible de remplacer. Cela pourrait permettre aux grands utilisateurs non seulement d’avoir deux piles sur eux en tout temps, mais aussi, et surtout, d’améliorer l’autonomie du téléphone dans quelques années lorsque celle-ci aura diminué en remplaçant sa pile vieillissante.

Seule surprise au tableau, le G4 est équipé d’un processeur à 6 cœurs Snapdragon 808, et non d’un processeur à 8 cœurs Snapdragon 810. Il ne faut pas s’attendre à ce que ce système sur puce moins puissant ait une réelle influence sur les performances du téléphone, mais c’est tout de même étonnant de la part d’une compagnie qui est pour le reste fermement ancrée dans une guerre de caractéristiques avec les autres fabricants de téléphones.

Caméra
g4 back 540

Cette guerre de caractéristiques se fait tout particulièrement sentir pour ce qui est la caméra du téléphone. Alors que l’excellente caméra du Samsung Galaxy S6 est dotée d’un objectif F1.9, celui du G4 est doté d’un objectif F1.8. De plus, la compagnie a déjà produit des publicités avec un photographe professionnel vantant l’importance d’une différence de F0.1 dans l’ouverture d’un objectif.

Coïncidence? Certainement pas.

Il faudra bien sûr essayer le téléphone dans la vie de tous les jours pour se faire une idée, mais pour l’instant, il semblerait que l’appareil photo du G4 soit à la hauteur, tout particulièrement lorsque l’éclairage est bas. L’appareil photo est aussi rapide, tant pour faire la mise au point automatique que pour prendre les photos.

Les photographes amateurs apprécieront quant à eux le mode manuel avancé de la caméra, qui permet notamment de prendre des photos en RAW pour les peaufiner sur un ordinateur par la suite.

Lancement du LG G4 au Canada
Le LG G4 sera lancé au Canada chez la plupart des détaillants en juin prochain, pour un prix qui n’a toujours pas été dévoilé.

Maxime JohnsonMise à l’essai du Moto E LTE (2015)

par

 publié le 23 avril 2015 à 13 h 08

Moto e 2

Motorola est en train de se tailler une niche confortable comme fabricant de téléphones abordables, mais quand même d’une bonne qualité, grâce à ses gammes Moto E et Moto G. Le dernier appareil de la compagnie, le Moto E LTE (2015), veut s’adresser à ceux qui n’ont jamais possédé de téléphone intelligent jusqu’ici, et offre quand même un bon rapport qualité-prix.

Le Moto E LTE de deuxième génération reprend le même design que les autres téléphones de la compagnie, avec son format un peu arrondi. Contrairement aux téléphones plus chers de Motorola, celui-ci est toutefois tout en plastique, un compromis compréhensible, étant donné son prix de 150 $ sans entente. S’il est tout noir par défaut, son rebord peut être remplacé par un rebord d’une autre couleur, ou par un étui protecteur transparent.

Bonne durée de vie, bonnes performances
Moto e Back

Le Moto E LTE (2015) se démarque principalement par deux caractéristiques, qui sont quand même impressionnantes, vu son prix.

Son autonomie est tout d’abord irréprochable, généralement suffisante pour pratiquement deux journées d’utilisation. Dans le monde des téléphones intelligents, voilà qui est plutôt rare.

Le nouveau Moto E est aussi plutôt puissant. Sans rentrer dans les détails techniques qui n’intéresseront probablement pas le public cible de l’appareil, notons simplement que ses composantes internes n’ont rien à envier à celles de téléphones passablement plus chers. Vous n’aurez donc pas à attendre de longues secondes avant chaque opération, comme c’est parfois le cas avec les appareils aussi abordables.

On observe parfois quelques légers retards, mais c’est plutôt rare.

Son interface, conçue par Google directement, est quant à elle fluide et simple d’utilisation, et même ceux qui ne sont généralement pas à l’aise avec les nouvelles technologies pourront s’y retrouver après une courte période d’apprivoisement.

Une caméra qui tire l’appareil vers le bas
etui

Comme on pouvait s’en douter, plusieurs caractéristiques du téléphone laissent aussi à désirer.

Le principal défaut du nouveau Moto E est probablement son appareil photo, tout simplement médiocre. On ne s’attendait évidemment pas à ce que le Moto E rivalise avec le nouveau Samsung Galaxy S6 ou l’iPhone 6, mais des téléphones Android de milieu de gamme datant de plusieurs années parviennent à prendre de meilleures photos que celui-ci.

Il faut croire qu’il fallait bien donner une raison aux acheteurs d’aller voir du côté du Moto G, plus cher, également.

Notons que, contrairement au Moto E de première génération, celui de 2015 est aussi équipé d’une caméra frontale. L’utilisateur ne gagnera pas de concours de photos avec ses égoportraits, mais c’est quand même mieux que rien. L’appareil est aussi doté pour la première fois d’une connectivité LTE pour accéder à Internet plus rapidement.

Autre faiblesse pour les habitués, l’écran de 4,5 pouces avec une résolution de 540 par 960 pixels du Moto E est vraiment dépassé. Pour un nouvel utilisateur, par contre, surtout celui qui n’a pas l’intention de passer 10 heures par jour sur son téléphone, celui-ci devrait être convenable.

À 150 $ sans entente, le Moto E de nouvelle génération est probablement le meilleur téléphone pour ceux qui souhaitent s’équiper d’un premier téléphone intelligent sans trop investir. Ceux qui y prendront goût devraient toutefois venir assez rapidement au bout de ses limites.