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Facebook Android

Désinstaller Facebook de son téléphone intelligent permettrait de gagner jusqu’à 20 % d’autonomie sur Android, et 15 % sur iOS, selon une expérience menée par le journal britannique The Guardian. Une amélioration dont il est possible de profiter sans quitter le réseau social pour autant.

Dans une série d’articles publiée la semaine dernière et lundi, le journaliste techno Samuel Gibbs a simplement comparé l’autonomie de ses téléphones Android et iOS après une journée complète, parfois avec Facebook, parfois sans Facebook. L’usage qu’il en faisait était identique, même par rapport à Facebook, puisque le journaliste consultait le site web mobile du réseau social les journées où il n’avait pas l’application. L’expérience a été répétée plusieurs jours, par plusieurs personnes différentes, avec des appareils différents.

En moyenne, les téléphones Android avaient une charge de 20 % plus élevée le soir sans Facebook, et les iPhone avaient une charge de 15 % plus élevée, le tout en retirant le téléphone du chargeur à la même heure le matin et en prenant la mesure à la même heure le soir.

Une étude automatisée et à plus grande échelle permettrait sans aucun doute d’obtenir un taux plus précis, mais les problèmes fréquents de l’application mobile Facebook rendent certainement ces résultats crédibles.

Détail intéressant, sur Android, l’application Facebook n’est pas elle-même responsable de la consommation accrue des réserves du téléphone lorsqu’on observe les paramètres d’Android. C’est plutôt le système d’exploitation lui-même qui consomme plus lorsque Facebook est présent.

Notons aussi que désinstaller Facebook ne permettrait pas seulement de prolonger l’autonomie de son téléphone, mais peut-être aussi de le rendre plus rapide. Dans une discussion sur Reddit, un utilisateur démontre ainsi que les applications sur son téléphone s’ouvrent en moyenne 15 % plus rapidement lorsque Facebook n’est pas installé sur son appareil.

Je n’ai toutefois pas été capable de reproduire l’expérience d’une façon concluante, avec des résultats trop inconstants d’un test à l’autre pour corroborer ceux présentés sur Reddit. Facebook semble avoir un effet négatif sur la vitesse du téléphone, mais il faudrait effectuer des essais à plus grande échelle et utiliser un test statistique approprié pour avoir une idée de l’ampleur du phénomène.

Utiliser le site web plutôt que l’application
fb mobile

Heureusement, il n’est pas nécessaire d’abandonner Facebook complètement pour profiter d’une autonomie accrue sur son téléphone.

Le journaliste du Guardian a d’ailleurs effectué ses essais en conservant l’application de messagerie Facebook Messenger et en accédant au réseau social par un navigateur web, grâce à un raccourci placé sur son écran d’accueil. Il est aussi possible d’installer une application tierce comme Metal pour accéder au site de Facebook tout en ayant accès à ses notifications.

Dans les faits, l’utilisation du réseau social est pratiquement la même qu’avec l’application standard, à part quelques petites exceptions. Certaines fonctions plus avancées comme les articles instantanés ne sont pas accessibles à partir du site web, et publier du contenu de son téléphone est parfois un peu plus compliqué qu’avec l’application.

Pour ceux dont le téléphone tombe souvent à plat en fin de journée, ces inconvénients sont toutefois bien anodins en regard des avantages gagnés en désinstallant l’application mobile de Facebook.

HTC one A9

Après avoir proposé parmi les designs les plus audacieux et les plus réussis sur le marché pendant des années, HTC effectue un virage à 180 degrés avec son HTC One A9. Terminé l’originalité, le nouveau téléphone Android de la compagnie s’inspire très librement et sans aucune gêne des derniers iPhone d’Apple. Une expérience décevante pour les amateurs de longue date de la marque, mais qui pourrait séduire les quidams qui recherchent simplement un téléphone joli et correct.

Design

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Inutile de chercher midi à quatorze heures quand vient le temps d’analyser le design du HTC One A9. Celui-ci offre les mêmes courbes et la même finition métallique que les téléphones d’Apple, et seuls quelques détails diffèrent.

Le positionnement des boutons n’est ainsi pas le même (tous du même côté, avec une texture pratique sur le bouton pour déverrouiller l’appareil), le bouton central est allongé, la caméra arrière est au centre et l’écouteur frontal est plus large. Pour le reste, c’est généralement bonnet blanc, blanc bonnet.

Le HTC One A9 est aussi doté d’un écran 1080p de 5 pouces, une taille idéale, à mi-chemin entre l’écran de 4,7 pouces de l’iPhone 6s et de 5,5 pouces de l’iPhone 6s Plus. Le téléphone est aussi proposé dans les mêmes couleurs que les appareils d’Apple (gris pâle, gris foncé et doré), mais aussi en rouge, une couleur quand même rare au Canada.

Par rapport aux anciens téléphones de HTC, notons que le A9 n’est pas doté de ses deux grands haut-parleurs Boomsound.

Le HTC One A9 est quand même joli, si on accepte de vivre avec la copie.

Caractéristiques et fonctionnalités
htc one a9 b

Malgré ses airs hauts de gamme, le HTC One A9 est principalement un appareil de milieu de gamme, avec des composantes suffisantes pour la grande majorité des utilisateurs, et même quelques caractéristiques qui se démarquent du lot.

Techniquement, l’appareil est propulsé par un processeur à huit cœurs Snapdragon 617 avec 3 Go de mémoire vive, et le téléphone est doté de 32 Go d’espace avec une fente pour carte microSD, d’une pile d’une capacité de 2150 mAh, d’un appareil photo principal de 13 mégapixels, avec stabilisation optique et une ouverture F2.0, et de toutes les connectivités habituelles.

Son bouton frontal est un lecteur d’empreintes digitales rapide, qui fonctionne même lorsque l’écran est fermé, une première pour HTC en Amérique du Nord.

Notons que le HTC One A9 est finalement aussi doté d’un meilleur convertisseur numérique-analogique qu’à l’habitude, qui permet d’écouter des fichiers audio de 24 bit. J’ai écouté des fichiers FLAC avec de bons écouteurs sur le HTC One A9, et j’ai comparé le tout avec des fichiers MP3 de bonne qualité sur le HTC One M9, le téléphone haut de gamme de HTC de 2015, et l’iPhone 6s.

Sans rouvrir le débat sur la musique haute résolution, notons qu’une oreille attentive détecte assez facilement la différence entre les appareils, à condition d’être équipé de bons écouteurs. Assez pour changer la donne complètement? Non. Du moins, pas pour la très grande majorité des gens. Que l’option soit présente sera toutefois certainement appréciée des audiophiles.

Côté logiciel, notons que l’appareil est doté d’Android 6.0 Marshmallow avec HTC Sense. Les ajouts de HTC à la version de base d’Android sont minimes, comme quelques logiciels seulement, quelques paramètres optimisés et l’écran BlinkFeed. Notons que HTC a aussi une feuille de route exemplaire pour ses mises à jour.

Le HTC One A9 profite particulièrement de quelques nouveautés d’Android 6.0 Marshmallow, comme la possibilité d’utiliser une carte microSD pour unifier les mémoires interne et externe du téléphone. Cette fonctionnalité devrait toutefois surtout se démarquer dans des appareils avec moins de mémoire interne que le téléphone de HTC.

Performances, appareil photo et autonomie
photo

Le HTC One A9 tire bien son épingle du jeu, même s’il n’est pas doté du processeur le plus puissant sur le marché. L’interface est fluide, les applications s’ouvrent rapidement et les logiciels plus lourds fonctionnent convenablement sur l’appareil. Seuls les jeux avancés peinent parfois un peu plus, mais jamais au point de frustrer l’utilisateur.

Dans les tests plus poussés, on note toutefois la lenteur relative du téléphone. Celui-ci s’en sort très bien au test Antutu, avec un pointage de plus de 67 000, mais en analysant les détails, on réalise rapidement qu’une note anormalement élevée pour l’interface rachète d’autres performances plutôt médiocres, notamment par rapport au cœur 3D de l’appareil.

Dans la vie de tous les jours, le HTC One A9 devrait toutefois convenir à la grande majorité des gens.

L’autonomie est aussi correcte, malgré une pile plutôt petite. La seule fois où je suis tombé à plat avant la fin de la journée était tout récemment, alors que j’ai regardé plusieurs films en réalité virtuelle, à l’aide des lunettes Google Cardboard VR. Cela était toutefois à prévoir.

Son appareil photo m’a semblé quant à lui supérieur à ce à quoi on pourrait s’attendre d’un appareil de cette gamme en 2016, du moins en plein jour. Les images sont claires, le logiciel gère bien les écarts de contrastes, et la profondeur de champ est même meilleure que celle de bien des appareils photo classiques. On aime aussi le logiciel de HTC, qui permet d’ajuster manuellement les caractéristiques comme la valeur ISO et la vitesse de l’ouverture.

En ajustant manuellement cette dernière à deux secondes, par exemple, vous pourrez obtenir des clichés assez saisissants la nuit, à condition d’être équipé d’un trépied.

Malheureusement, la situation se complique sérieusement lorsque la clarté diminue. À la pénombre, le HTC One A9 n’est tout simplement pas à la hauteur des appareils de sa catégorie ni même par rapport à des téléphones beaucoup moins chers. Les images prises à la noirceur avec le HTC One A9 sont plus sombres qu’elles devraient l’être, et souvent un peu floues. La comparaison fait particulièrement mal avec le Nexus 5X, probablement le principal concurrent de l’appareil.

C’est dommage, et c’est là le seul point négatif vraiment important du téléphone (outre son design copié, évidemment).

Un problème de prix

Malheureusement, il y a aussi un autre problème avec le HTC One A9, et c’est son prix. L’appareil est offert par HTC exclusivement, à 649 $. Non seulement il est impossible d’obtenir une entente pour amortir le prix d’achat, mais l’appareil ne sort pas particulièrement gagnant au jeu des comparaisons, surtout par rapport aux derniers Nexus 5X (performances équivalentes, mais pour 389 $ seulement) et Nexus 6P (performances supérieures, pour pratiquement le même prix, à 699 $).

Le HTC One A9 est un téléphone très correct. Mais à ce prix-là, il y a beaucoup d’autres bons appareils offerts présentement. Et avec des designs originaux de surcroît.

Maxime JohnsonWaze: au-delà de l’application

par

 publié le 29 janvier 2016 à 11 h 40

waze

Comme certaines autres applications mobiles, le service de navigation Waze bénéficie d’un cercle vertueux : plus il y a d’utilisateurs qui se servent du système, plus celui-ci est efficace. Ceci lui permet ensuite d’attirer encore plus d’utilisateurs, tout en rendant de plus en plus difficile pour un concurrent de percer le marché. Pour poursuivre sa croissance, cette filiale de Google tente maintenant de séduire les entreprises et les gouvernements.

Waze est un service de navigation mobile où les données sont fournies par les utilisateurs eux-mêmes. Dès qu’un conducteur utilise l’application, celle-ci analyse sa vitesse et son trajet, ce qui permet à la compagnie d’évaluer la densité de la circulation, mais aussi les routes privilégiées par les conducteurs locaux.

Tout ceci se fait d’une façon passive pour l’utilisateur, mais Waze est également doté d’un volet actif, où les conducteurs peuvent prévenir les autres d’un accident, de travaux ou de quoi que ce soit qui pourrait entraîner de la congestion routière. À Montréal seulement, 103 000 utilisateurs contribuent à publier 258 000 alertes du genre par mois.

« Les ‘Wazeurs’ nous aident aussi à faire les cartes géographiques que nous utilisons pour l’application », explique la porte-parole de la compagnie Meghan Kelleher, de passage à Montréal cette semaine.

Bref, pour une application comme Waze, un grand nombre d’utilisateurs actifs représente la clé du succès.

Waze lance une trousse de développement logiciel pour les entreprises

Waze Transport SDK Banner

La compagnie pourrait bientôt augmenter rapidement la quantité d’utilisateurs qui lui fourniront des données grâce à la publication d’une trousse de développement logiciel qui va permettre aux entreprises d’utiliser la plateforme Waze dans leurs propres applications.

« Les entreprises pourront prendre nos services à la pièce, pour n’utiliser que la partie dont elles ont besoin », précise Meghan Kelleher. Une chaîne de restaurants pourrait ainsi s’en servir pour offrir à ses clients une estimation de l’heure d’arrivée de leur commande, tandis qu’une autre compagnie pourrait s’en servir pour offrir la navigation tour par tour à ses utilisateurs. C’est d’ailleurs ce que compte faire Lyft, un concurrent d’Uber.

Les entreprises n’ont pas à payer pour utiliser la trousse de Waze, mais celles-ci fournissent en contrepartie les données de déplacement de leurs utilisateurs afin d’améliorer le système.

« Certaines de ces compagnies sont actives dans des marchés où Waze n’est pas très présent. Ça nous permet d’améliorer le système dans ces endroits », explique Meghan Kelleher.

Avec les gouvernements également
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L’arrivée d’une trousse de développement logiciel peut être vue comme la continuation d’un autre programme de l’entreprise, le Waze Connected Citizens Program (programme pour les citoyens connectés de Waze).

À l’aide de cette plateforme bidirectionnelle, les corps gouvernementaux qui choisissent d’y participer peuvent accéder aux données de Waze, à condition de fournir en échange leurs propres données, concernant par exemple les travaux routiers.

« Nous leur offrons un capteur gratuit sur des centaines de milliers de véhicules, et en échange, on améliore notre service », illustre Meghan Kelleher. Ces données publiques sont généralement ouvertes, mais sont souvent fragmentées. Les outils de Waze permettent de les rassembler et de mieux s’en servir.

Une cinquantaine de projets sont en cours dans le monde avec le Waze Connected Citizens Program. Rio de Janeiro s’est par exemple servi des données de Waze pour planifier les trajets des camions de nouveaux centres de traitement des déchets.

Parmi les autres usages possibles pour les villes et les gouvernements, notons la réception en direct d’informations géolocalisées sur les accidents de la route, et l’utilisation des données de circulation pour planifier le développement urbain.

Et l’argent, dans tout ça?
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Les deux programmes de Waze pour les entreprises et les gouvernements sont complètement gratuits, tout comme l’utilisation de l’application par le grand public.

« Nous ne prenons pas d’argent pour nos échanges, et nous n’avons pas l’intention de vendre nos données », rassure Meghan Kelleher.

Reste à voir si la compagnie pourra se permettre de seulement échanger ses données de la sorte encore longtemps. On l’espère, car la situation pourrait être problématique si une ville venait qu’à s’habituer au service, et que celui-ci devenait payant du jour au lendemain.

Pour l’instant, Waze fait uniquement de l’argent avec de la publicité vendue dans son application. Ces publicités peuvent s’afficher aux arrêts, ou encore comme des points sur la carte. Bref, une source de revenus relativement modeste, mais qu’une filiale d’un géant comme Google – l’entreprise californienne a racheté Waze en 2013 pour 1,3 milliard de dollars américains – peut se permettre.

Détail intéressant, Waze est gérée comme une entreprise indépendante (avec beaucoup de latitude financière, évidemment). La compagnie n’utilise d’ailleurs pas les données de Google Maps, et Google Maps n’utilise que très peu celles de Waze.

Une opportunité ratée? Peut-être un peu, mais cette situation permet aussi à l’entreprise d’évoluer à son rythme, dans une direction différente de Google Maps. C’est aussi cette indépendance qui lui permet d’ouvrir de nouvelles portes, comme avec son programme gouvernemental, par exemple.

Maxime JohnsonEssai du téléphone 4K Sony Xperia Z5 Premium

par

 publié le 17 décembre 2015 à 15 h 46

xperia z5 premium

Sony a lancé récemment au Canada le premier téléphone intelligent équipé d’un écran doté d’une résolution 4K, quatre fois plus grande que la résolution HD pleine. Un ajout qui pourrait s’avérer intéressant à plus long terme, mais qui n’a un effet que très limité pour l’instant.

Le design habituel
Avec HTC, Sony est l’un des rares fabricants à avoir conservé un design similaire pour ses appareils au cours des dernières années. Comme ses prédécesseurs, le Sony Xperia Z5 Premium est simple, d’un format plutôt massif et carré. Celui-ci n’est pas révolutionnaire, mais on aime tout de même sa finition de qualité, qui rappelle l’étiquette premium de l’appareil lorsqu’on le tient entre les mains.

Comme c’est le cas depuis quelque temps maintenant pour Sony, son téléphone phare est résistant à l’eau et à la poussière, grâce à une certification IP68 qui assure une résistance sous 1,5 mètre d’eau pendant 30 minutes. Celui-ci est aussi doté d’un bouton dédié pour la caméra, avec deux positions pour la mise au point et la prise du cliché, ce qui permet d’ailleurs de s’en servir pour prendre des photos sous l’eau.

Les aléas d’un écran 4K
realvirtuelle

Si le téléphone semble massif, c’est aussi à cause de son grand écran de 5,5 pouces, un écran doté d’une résolution 4K, ou de 2160 par 3840 pixels.

Une résolution qui commence à peine à décoller sur les téléviseurs, et qui fait son apparition pour la première fois sur un téléphone intelligent. Est-ce beau? Certainement. Mais est-ce trop? Dans la très grande majorité des occasions, oui.

À moins de regarder son écran de très très près et de rechercher les détails, il est en effet difficile de discerner la différence entre une résolution HD pleine et une résolution 4K sur un écran de cette taille.

Non seulement la résolution est difficile à distinguer, mais on a aussi que très peu de contenu compatible pour en profiter. Les films et séries Netflix en 4K, par exemple, ne sont offerts que sur les télévisions intelligentes, et non sur les applications mobiles du service.

On peut aussi se demander si, de toute façon, un téléphone est réellement l’appareil idéal pour regarder du contenu de la sorte, qui affecte l’autonomie de la pile et a le potentiel de faire exploser la consommation de données, en plus d’accaparer beaucoup d’espace disque pour le contenu enregistré localement.

Il y a toutefois un endroit où la 4K pourrait avoir un grand impact, et c’est sur la réalité virtuelle. Dans un casque Google Cardboard, qui place deux loupes devant l’écran du téléphone, la différence de résolution est notable, et l’écran 4K pourrait grandement améliorer l’expérience. Pour des vidéos en réalité virtuelle, l’écran du Sony Xperia Z5 Premium est d’ailleurs tout indiqué.

Encore une fois, le contenu compatible manque toutefois à l’appel, mais celui-ci pourrait arriver plus rapidement que prévu.

De bonnes caractéristiques
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Pour le reste, le Xperia Z5 Premium offre de très bonnes caractéristiques, à la hauteur des meilleurs téléphones sur le marché.

Il est doté d’un processeur à huit cœurs Snapdragon 810, de 3 Go de mémoire vive et d’une capacité de 32 Go avec fente pour carte microSD. Des caractéristiques suffisantes pour lui assurer une interface fluide et une compatibilité avec les applications les plus lourdes sur le marché, mais aussi une bonne durée de vie.

Sa pile de 3430 mAh lui permet d’offrir une bonne autonomie, de plus d’une journée, et l’appareil est vendu avec un chargeur rapide, alors que d’autres entreprises se contentent de les vendre séparément.

Comme les bons téléphones du moment, il est aussi équipé d’un lecteur d’empreintes, caché dans le bouton de déverrouillage sur le côté du téléphone. Une position inhabituelle, mais qui fonctionne bien, surtout qu’on est un peu forcé de toujours appuyer sur celui-ci avec le même pouce, et avec le même angle. Le lecteur est toutefois un peu lent, mais quand même assez rapide pour nous encourager à nous en servir.

Son appareil photo arrière est finalement d’une bonne résolution de 23 mégapixels. Celui-ci prend des images très respectables à la clarté, mais on perd beaucoup de détails une fois à la noirceur, malheureusement.

Logiciel
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Il n’y a que très peu à redire sur le logiciel du Sony Xperia Z5 Premium. Dans les points négatifs, notons que celui-ci est malheureusement doté d’Android 5.1 Lollipop, alors qu’Android 6.0 Marshmallow commence à faire son apparition. Sony se rachète toutefois avec une interface très correcte, qui ressemble quand même beaucoup à la version habituelle d’Android.

Sony a aussi une bonne feuille de route pour la dernière année par rapport aux mises à jour de ses téléphones phares, ce qui est encore une fois un bon signe pour la durée de vie du Z5 Premium.

Est-ce que la 4K vaut la peine?
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Le Sony Xperia Z5 Premium est un bon téléphone, à la hauteur des autres téléphones phares sur le marché. Il n’est toutefois pas le seul, et son élément qui le distingue le plus des autres, son écran 4K, n’est pas encore tout à fait utile. Reste à voir si la démocratisation de la réalité virtuelle l’année prochaine changera la donne et conférera au téléphone de Sony un avantage sur les autres.

Le Sony Xperia Z5 Premium est vendu chez Bell pour 749 $ sans entente, ou 200 $ avec une entente de deux ans.

Pixel C

Google a lancé mardi la Pixel C, une tablette Android qui concurrence directement l’iPad Air 2. Elle vient en option avec un clavier détachable qui la transforme en ordinateur portatif. C’est un produit qui contient beaucoup de bons éléments, mais qui ne répond pas tout à fait aux attentes.

Une conception de qualité
design

La Pixel C est la première tablette Android conçue exclusivement par Google, et non par ses partenaires comme HTC ou Samsung. Son allure s’inspire de celle du Chromebook Pixel, un joli ordinateur portatif produit par Google qui n’a toutefois jamais été lancé au Canada.

L’appareil dégage une impression de solidité comme aucune autre tablette sur le marché grâce à son boîtier métallique solide, mais cependant un peu lourd. Visuellement, la Pixel C est simple, mais facilement reconnaissable et agréable à tenir.

La Pixel C est dotée d’un joli écran de 10,2 pouces au format 1:1414 (√2:1) avec une résolution de 2560 par 1800 pixels. Cet écran réfléchit malheureusement un peu trop la lumière, mais il est aussi un des plus lumineux sur le marché.

Il y a deux haut-parleurs puissants sur les côtés, ce qui convient pour écouter des films. Ceux-ci sont malheureusement placés là où on a naturellement tendance à mettre nos mains et donc, à être bloqués sans le vouloir. Ce n’est pas la fin du monde, mais si on les avait mis plus haut, ç’aurait certainement été mieux.

Des composantes puissantes
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La Pixel C est munie de composantes haut de gamme, à la hauteur de sa finition extérieure.

Il s’agit notamment d’une des rares tablettes à être équipée du système sur puce Nvidia Tegra X1, qui se démarque surtout par son puissant cœur graphique. Peu de jeux Android tirent malheureusement pleinement profit de sa puissance, mais cela pourrait changer avec le temps.

Pour le reste, la Pixel C offre 3 Go de mémoire vive, une capacité de 32 ou de 64 Go, une caméra arrière de 8 mégapixels et une caméra avant de 2 mégapixels.

Les amateurs de gadgets remarqueront aussi que la Pixel C est compatible avec la nouvelle technologie wi-fi MIMO, qui devrait lui assurer une connexion rapide même dans un réseau surchargé, à condition de posséder un routeur compatible. Peu de gens en profiteront, mais cela démontre la volonté de Google de créer un appareil puissant.

L’impressionnante pile de 9000 mAh est suffisante pour garantir une excellente autonomie à la tablette, d’une dizaine d’heures environ, selon l’usage. Le mode Doze d’Android 6.0 devrait, quant à lui, permettre d’atteindre une autonomie de plusieurs jours en veille, ce qui n’a toutefois pas été possible de tester lors de cette mise à l’essai.

Parmi les points un peu plus négatifs, la Pixel C n’est pas équipée de fente pour carte microSD. La capacité minimum de la tablette est au moins correcte, à 32 Go, mais pour en avoir plus, il faudra payer une somme considérable pour s’équiper du modèle de 64 Go (nous y reviendrons). Ceux qui sont habitués aux excellents lecteurs d’empreintes digitales des Nexus 5X et Nexus 6P regretteront aussi l’absence de cette fonction.

Son port USB de type C n’est finalement pas non plus des plus pratiques à l’heure actuelle, mais la progression rapide du standard dans les téléphones et les ordinateurs en 2015 semble indiquer que celui-ci passera de l’inconvénient à l’avantage assez rapidement.

Un clavier ingénieux, mais petit et en anglais
clavier

Comme de plus en plus de tablettes, la Pixel C a été conçue avec un clavier externe offert en option.

Celui-ci est l’un des plus ingénieux sur le marché, avec notamment un mécanisme magnétique qui permet de l’accrocher solidement, de le recharger par induction et d’ouvrir l’appareil avec un angle quand même varié. Il est aussi possible de le coller à l’envers lorsqu’on ne l’utilise pas, ce qui est beaucoup mieux qu’avec l’iPad Pro et la Surface Pro 4.

Les touches manquent quant à elles de solidité, mais elles s’enfoncent assez bien.

La taille de la tablette est toutefois malheureusement un peu petite, et le clavier l’est donc lui aussi. On est un peu trop serré lorsqu’on écrit, comme avec un ordinateur de type miniportable.

C’est un inconvénient auquel la plupart des utilisateurs devraient pouvoir s’adapter pour écrire à l’occasion, mais qui risque de gêner davantage si on s’en sert plus fréquemment.

Le plus grand problème du clavier, du moins au Québec, est qu’il n’est pas offert en français. Les touches sont toutes en anglais, comme pour le clavier Smart Keyboard de l’iPad Pro, et il est en plus impossible de changer les paramètres pour le configurer en français canadien.

Au mieux, on peut opter pour le français suisse, une configuration qui utilise le clavier QWERTZ. La disposition des touches est similaire au clavier QWERTY, sauf pour quelques-unes, comme le « z » et le « y », les deux points et certaines touches accentuées, comme le « é ».

Un détail? Pas vraiment. D’ici à ce que Google publie un correctif logiciel à Android 6.0, écrire en français au Canada avec le clavier de la Pixel C est carrément pénible.

Un logiciel inadapté
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Android s’est grandement amélioré au cours des dernières années sur les tablettes. Beaucoup d’applications pour téléphone ne sont toutefois pas réellement adaptées pour un écran de 10 pouces, mais dans l’ensemble, le système fonctionne bien.

Android 6.0 Marshmallow offre aussi quelques nouveautés intéressantes par rapport à Android 5.0, notamment en ce qui a trait à la sécurité, puisqu’il est désormais possible de choisir soi-même quelles permissions accorder aux applications.

Apple avait préparé le terrain à l’arrivée de l’iPad Pro en lançant iOS 9. Malheureusement, Google n’a pas eu cette même vivacité d’esprit.

Contrairement à Windows ou à iOS, et même contrairement aux tablettes Android de Samsung, l’écran de la Pixel C ne peut se diviser en deux, ce qui permettrait de l’utiliser de façon plus productive. Ceci est particulièrement étrange, surtout considérant que le format √2:1 peut pratiquement être séparé en deux parties égales, du même ratio que la tablette. Bref, la taille de la Pixel C serait tout indiquée pour soutenir le multitâche.

Ceci étant dit, un écran de 10 pouces est un peu petit pour être efficacement séparé en deux de toute façon.

Bonne tablette, mauvais ordinateur
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Dans l’ensemble, la Pixel C est une excellente tablette, dotée d’une conception de qualité et de composantes puissantes. Il s’agit du plus proche concurrent de l’iPad Air 2 pour ceux qui recherchent une tablette haut de gamme.

Alors que Google vante l’aspect productif de sa tablette, celui-ci laisse toutefois un peu à désirer, en grande partie à cause du logiciel, mais aussi à cause du clavier mal adapté au marché francophone. C’est dommage, surtout vu la qualité de l’appareil. La Pixel C est aussi assez coûteuse : 650 $ pour le modèle de 32 Go et 799 $ pour le modèle de 64 Go. Ce prix reflète en fait le taux de change entre le dollar canadien et le dollar américain, mais ne prend pas en compte le marché canadien lui-même, où l’iPad Air 2 de 64 Go est par exemple vendu à 659 $, soit 140 $ de moins que la Pixel C équivalente.

Le clavier est aussi plutôt cher, à 199 $.

Espérons quand même que Google ne jettera pas l’éponge si les ventes ne sont pas au rendez-vous, car la Pixel C offre une conception inégalée sur Android ainsi que des composantes de qualité. Si l’équipe Android met l’effort nécessaire pour adapter le logiciel, la gamme a certainement un beau potentiel.