Billets classés sous la catégorie « Mobile »

Martin LessardTransit : l’expert en transport en commun

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 publié le 16 avril 2014 à 9 h 34

À quelle heure passe le bus? Transit vous trouve la réponse plus vite que votre ombre. Cette application mobile est un incontournable pour tous ceux qui prennent le transport en commun.

Offerte dans 63 régions métropolitaines dans le monde (en fait, surtout en Amérique du Nord), elle couvre notamment Montréal, Québec, Sherbrooke, Ottawa, Toronto, Winnipeg, Calgary, Vancouver, et j’en passe.

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Ouvrez l’application sur votre cellulaire et vous verrez tous les moyens de transport collectif (métro et autobus) aux alentours par simple triangulation GPS.

L’ingéniosité de Transit? Vous n’avez pas besoin d’entrer les numéros de lignes d’autobus ni de savoir où se trouvent les arrêts. Indiquez votre destination, et Transit vous propose le trajet à emprunter et le temps estimé pour vous y rendre à partir de votre position actuelle.

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La version 3.0 est sortie tout récemment. De nouvelles fonctionnalités ont été ajoutées, comme une liste d’arrêts par lignes, un mode de comparaison visuel des différents itinéraires, et un mode hors ligne qui permet de consulter des horaires sans connexion Internet.

Sam Vermette, cofondateur de Transit, m’a indiqué qu’avec l’arrivée du beau temps, il compte offrir une mise à jour incluant le partage de vélo (comme le Bixi) et l’autopartage (comme Communauto ou Car2go).

Transit est offert gratuitement sur Android et iPhone.

Transit App est une firme montréalaise. Ce billet fait partie d’une série de billets consacrés à la découverte d’entreprises naissantes du domaine de la techno (ou qui utilisent les nouvelles technologies) et qui sont fondées ou dirigées par des gens d’ici.

Nadia SeraioccoLe wifi partout, même sur les ailes d’Air Canada

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 publié le 15 avril 2014 à 10 h 58

gogo-inc-logoAir Canada annonçait récemment que le wifi serait offert à partir du mois de mai dans ses vols nord-américains. Le service sera assuré par la société Gogo, qui fournit actuellement le wifi pour environ 80 % des avions américains. L’accès sera évidemment payant, mais Air Canada promet une « tarification concurrentielle ».

Un réseau wifi comme avantage compétitif

Cette nouvelle arrive au même moment qu’un article de Reuters sur la guerre du wifi entre les différentes compagnies aériennes. Que ce soit pour des raisons d’affaires ou simplement pour se divertir, l’accès à un réseau fiable et rapide est désormais une exigence pour tous les voyageurs. Le retrait l’an dernier de l’interdiction d’utiliser ses appareils électroniques au moment du décollage et de l’atterrissage aux États-Unis témoigne de cette nouvelle façon de voyager. Quoique ce ne soit pas encore appliqué à l’international, on peut s’attendre à un assouplissement progressif des règles.

On ne dira pas bravo, mais plutôt enfin!

L’omniprésence des appareils mobiles connectés au web n’est pas une nouvelle réalité. Alors, pourquoi est-ce que les compagnies aériennes ont attendu, et attendent encore, si longtemps? La réalité est que malgré la logique et toute la bonne volonté, elles ne veulent pas courir le risque d’investir dans leur flotte et se retrouver ensuite avec un système désuet. Peter Ingram, chef financier de Hawaiian Airlines, fait ce parallèle éloquent : « Nous ne voulons pas nous retrouver avec du Betamax.« 

Les compagnies aériennes doivent choisir non seulement les équipements à installer, mais aussi le type de bande qui sera offert dans leurs avions, notamment la bande Ka ou la bande Ku. Cette dernière, par exemple, offrirait une plus grande bande passante, mais serait moins fiable que la Ka.

Selon le président de Lufthansa, Christoph Franz, le coût monétaire pour équiper tous ses avions atteindrait les centaines de millions de dollars. Pendant ce temps, certains craignent davantage pour la santé des voyageurs. Il suffit de faire une brève recherche sur Google pour trouver des articles et des guides (parfois farfelus) pour se prémunir contre les radiations émises par les appareils électroniques. Reste que pour Santé Canada, le wifi à faible intensité n’est pas dangereux pour le public.

Autres articles sur le wifi et les transports

Le wifi dans le métro de Toronto, sur Triplex

Cellulaires dans le métro pour bientôt, Journal de Montréal

Maxime JohnsonEssai du LG G Flex et de son écran recourbé

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 publié le 14 avril 2014 à 12 h 21

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Le LG G Flex est le premier téléphone intelligent lancé au Canada à offrir un grand écran recourbé au lieu d’un écran plat habituel. Même si l’écran est plus intéressant que prévu, il ne faudrait toutefois pas s’attendre à ce que l’appareil connaisse beaucoup de succès auprès du grand public. Mise à l’essai.

Le LG G Flex est un téléphone Android offert par Rogers depuis le début du mois d’avril. Celui-ci propose plusieurs composantes haut de gamme, mais tout de même un brin derrière celles que l’on trouve dans les téléphones Android du moment, comme le Samsung Galaxy S5 (consultez mon test ici) et le HTC One (M8) (consultez mon test ici).

Un écran recourbé, mais surtout grand
Sa principale caractéristique – et la seule raison qui pourrait faire qu’on achète le LG G Flex ou non – est son grand écran tactile recourbé. Celui-ci offre une résolution en deçà de la norme, à 720p, et un format immense de 6 pouces. À côté du LG G Flex, même le pourtant très grand LG G2 semble tout petit (et c’est encore plus impressionnant lorsqu’on ajoute l’iPhone 5S, comme dans la photo ci-dessous).

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L’écran POLED est d’une assez bonne qualité, avec des couleurs vibrantes, mais il est certain que la grandeur du téléphone devrait rebuter la majorité des utilisateurs, du moins en dehors de la Corée du Sud, où les hybrides entre un téléphone et une tablette sont plutôt la norme. L’appareil est carrément trop grand pour être utilisé efficacement d’une main, et il est loin d’être le plus facile à loger dans une poche.

Et la courbe, elle?

Mes attentes par rapport à cette dernière étaient, je dois l’avouer, assez faibles. LG n’a jamais vraiment offert de bonne justification à son existence, mis à part pour le simple fait de montrer que c’était possible de créer un téléphone avec un écran recourbé.

J’ai toutefois quand même apprécié ce format, surtout quand venait le temps de faire défiler de longues listes, sur Twitter par exemple. Le mouvement du pouce est alors agréable, et visuellement, le défilement m’apparaissait même plus naturel que sur un écran standard.

L’écran est aussi bien fait pour regarder un film ou jouer à un jeu, quoique sa taille soit probablement le facteur déterminant ici, plus que sa forme. Le grand écran du LG G Flex est aussi particulièrement efficace en ce qui concerne l’écriture.

Pour le reste : semblable au LG G2
Toutes les autres caractéristiques du LG G Flex ressemblent au LG G2, le téléphone phare de la compagnie coréenne lancé il y a quelques mois déjà. Son puissant processeur Snapdragon 800 est identique, il offre aussi 2 Go de mémoire vive, une capacité interne de 32 Go, un capteur de 13 mégapixels, etc. Il offre toutefois une pile plus grosse, qui compense le grand écran tactile du téléphone.

Côté logiciel, on y trouve pour l’instant Android 4.2.2 avec une interface personnalisée de LG, mais une mise à jour vers Android 4.4 KitKat devrait être lancée sous peu. L’appareil est offert pour 199,99 $ avec une entente de 2 ans avec Rogers.

Le LG G Flex n’est pas un mauvais téléphone, loin de là, mais il s’agit indéniablement d’un appareil de niche. Une niche qui devrait à mon avis être bien petite au Canada.

instagram-application-mobile-photo4La firme Piper Jaffray vient tout juste de publier son rapport sur les habitudes de consommation des adolescents. Comme on peut s’y attendre, quelques pages portent sur les achats en ligne et les réseaux sociaux. Toutefois, si les marques préférées se maintiennent souvent quelques saisons, les chefs de file des réseaux sociaux que sont Facebook, Twitter et Instagram se livrent toute une bataille. Or, pour le printemps 2014, Instagram vient de devancer Facebook.

Devant Facebook et Twitter

PiperJaffrayDes 7500 adolescents interviewés par Pipper Jaffray, 30 % préfèrent Instagram à Twitter et à Facebook, qui récoltent respectivement 27 % et 23 % de la faveur des jeunes. L’an dernier à pareille date, 33 % des adolescents avaient manifesté une préférence pour Facebook, alors suivi de près par Twitter (30 %), tandis qu’Instagram était bien loin derrière avec 17 %.

Pour ce qui est des autres réseaux utilisés, Tumblr demeure le préféré de 5 % des jeunes utilisateurs depuis l’automne 2013. Quant à Google+, alors qu’il suscitait un grand intérêt pour 5 % des jeunes en 2013, il s’est, depuis l’automne, tenu sous la barre des 5 %. Pinterest ne bouge pas depuis un an, séduisant à peine 2 % des adolescents.

Un gain pour Facebook?

Si les jeunes utilisateurs préfèrent Instagram à Facebook, ce n’est pourtant pas au détriment du grand réseau, cela vient plutôt appuyer le fait que le milliard de dollars investi par la compagnie de Zuckerberg dans le populaire service de partage de photos valait son pesant d’or ou de « J’aime ». En fait, selon un analyste de Pipper Jaffray, Gene Munster, c’est ce genre de décision qui fait que le cours de l’action de Facebook se maintient dans un marché en constante transformation.

Eh oui, les acquisitions permettent aux géants des réseaux sociaux non seulement de compléter leur offre, mais de demeurer concurrentiels dans différents segments du marché.

Si les tendances de consommation des adolescents vous intéressent, ou tout simplement pour voir ce qu’ils aiment, consultez le rapport complet de Pipper Jaffray (PDF en anglais).

Apple_iAd3x2Depuis peu, l’environnement publicitaire Apple est accessible à tous ceux qui possèdent un idendifiant Apple. Donc, si un utilisateur a un compte pour acheter des applications pour un appareil iPad ou iPhone, il peut accéder à la plateforme publicitaire pour promouvoir ses propres produits. Jusque-là, il était nécessaire d’être développeur d’applications mobiles pour avoir accès à la plateforme publicitaire iAd Workbench.

Un programme flexible et plutôt convivial

Devant cette nouvelle, il était de mise de se demander si la convivialité serait vraiment au rendez-vous. Or, outre quelques petits problèmes, dont un pop-up sans aucun contenu au moment de la connexion, la plateforme iAd Workbench est aussi simple et intuitive que les appareils qui ont fait la renommée d’Apple. Il est possible de créer une promotion autant pour une application que pour un produit comme une boisson alcoolisée ou des services de voyage. Le modèle publicitaire est déterminé par l’annonceur qui peut choisir entre un coût par clic (chaque clic sur l’annonce est facturé à l’annonceur) ou encore un coût par lot de 1000 impressions.

Les possibilités de ciblage sont ensuite très variées et adaptables : l’annonceur détermine le pays ciblé, la date de la campagne, le budget, les appareils sur lesquels la publicité circulera, la langue des utilisateurs et ainsi de suite. L’annonceur a même la possibilité de diffuser une courte vidéo promotionnelle au sein de sa publicité. Selon le site Ad Age, Apple désire ainsi atteindre de nouvelles formes d’annonceurs, notamment les cinéastes indépendants et les petits entrepreneurs qui, sans investir dans le développement d’applications, désirent obtenir de la visibilité sur la plateforme iOS.

Ouvert à tous, mais à un coût peu démocratique…

Les ajustements faciles et sur mesures des paramètres de création de la publicité Apple rappellent de toute évidence ceux du système publicitaire Facebook. Mais, au contraire de Facebook, où l’utilisateur a le choix entre de très petits budgets (5 ou 6 $ pour les publications commanditées) et des budgets de campagnes qui vont de 350 $ à des milliers de dollars, il faut tout de même souligner que la publicité Apple constitue un investissement beaucoup plus élevé.

Apple a refusé de commenter ses  tarifs publicitaires, mais des tests indiquent qu’il faut dépenser au moins quelques milliers pour obtenir un résultat intéressant. Ces coûts publicitaires restent dans la tradition d’Apple qui, jusqu’à tout récemment, imposait des montants assez prohibitifs aux annonceurs. Ad Age mentionne que la plupart des annonceurs dépensaient jusqu’à 1 million pour accéder à la plateforme. Ce montant pouvant atteindre environ 10 millions pour les catégories exclusives. Cela dit, l’accès à la publicité dans l’écosystème Apple est plus accessible qu’il y a quelques années. C’est une arme de plus dans l’arsenal du webmarketeur, mais il faudra évaluer si l’investissement vaut le coup pour des produits qui ne sont pas des applications.

Le temps et l’usage le diront, mais cela aura  certainement une incidence concernant le débat entre site adaptatif et application native. Car ne l’oublions pas, la publicité web associée aux requêtes de recherche est encore le terrain de Google, tandis que Facebook peaufine son propre système et que maintenant Apple, un joueur d’une autre nature, celle de la technologie brevetée, s’avance sur le terrain des géants des sites web.