Billets classés sous la catégorie « Mobile »

Maxime JohnsonEssai de Lollipop : Android fait peau neuve

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 publié le 19 novembre 2014 à 13 h 15

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Après une dizaine de mises à jour en cinq ans seulement, Google lance ces jours-ci la toute dernière version de son système d’exploitation mobile, baptisée Android 5.0 Lollipop. Malgré une quantité de nouveautés relativement petite pour les utilisateurs, il s’agit d’une mise à jour importante, qui propose notamment une nouvelle interface et qui adapte le système à de nouvelles plateformes.

On peut regrouper les changements apportés à Lollipop en trois grandes catégories : une interface revampée, de nouvelles fonctions pour les utilisateurs et des changements apportés à la structure même du système.

Nouvelle interface
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Le changement le plus apparent avec Android 5.0 Lollipop est son interface, qui adopte désormais le « material design », un design conçu par le génie des interfaces Mathias Duarte. Le design, qui sera aussi adopté par de plus en plus d’applications Android tierces et par les différents services de Google avec le temps, se veut plus vivant, inspiré du monde réel.

Dans les faits, on remarque notamment l’omniprésence de cartes qui semblent flotter au-dessus de l’arrière-plan pour afficher des informations, des animations pour passer d’un élément à l’autre (pour ouvrir la liste d’applications à partir de l’écran d’accueil d’Android, par exemple), une fluidité exemplaire de l’interface et l’utilisation de couleurs vivantes.

Il s’agit d’un changement relativement subtil, mais réussi. Google a aussi modifié certaines parties de son interface, comme le menu d’accès rapide à ses paramètres, qui est plus intuitif qu’auparavant.

Nouvelles fonctionnalités
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Android 5.0 propose aussi quelques nouveautés pour les utilisateurs. Les plus apparentes sont reliées aux notifications, que l’on peut désormais gérer plus facilement.

Il est par exemple possible de bloquer toutes ses notifications pour une période déterminée (une heure, le temps d’une réunion, ou deux heures, le temps d’un film, par exemple), mais aussi de les bloquer seulement partiellement, en laissant passer les notifications importantes (les appels de certains contacts, par exemple).

On a aussi un meilleur accès à ses notifications à partir de son écran de déverrouillage.

Parmi les autres nouveautés, notons qu’Android offre désormais un mode d’économie d’énergie, une fonction inspirée des modes équivalents offerts par les différents fabricants de téléphones intelligents Android, et que le système s’intègre mieux qu’auparavant à Android Wear, afin, par exemple, de déverrouiller automatiquement son téléphone ou sa tablette lorsque l’on porte une montre intelligente.

Les utilisateurs d’Android 5.0 sur un téléphone pourront aussi créer des comptes invités sur leur appareil, afin que quelqu’un d’autre puisse l’utiliser sans accéder à leurs informations personnelles. Notons que cette fonctionnalité était déjà offerte avec les tablettes Android.

Changements structurels
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Plusieurs nouveautés d’Android 5.0 Lollipop ne seront toutefois pas visibles pour les utilisateurs.

Le système est, par exemple, compatible avec les processeurs 64 bits, tel que celui que l’on retrouve dans la nouvelle tablette Nexus 9 et il adopte un nouveau moteur d’exécution.

Android a aussi été adapté pour d’autres plateformes, comme la télévision.

« Quand est-ce qu’Android 5.0 Lollipop sera offert sur mon appareil? »
La cinquième mise à jour majeure d’Android est sans aucun doute une belle réussite, malgré la présence de quelques bogues ici et là. Android 5.0 Lollipop est d’ailleurs le système d’exploitation mobile le plus joli et le plus agréable à utiliser en ce moment sur le marché.

On s’en rend moins compte sur une tablette où l’on passe le clair de son temps à utiliser des applications, mais sur un téléphone, où l’on parcourt souvent les multiples menus de l’interface et les différentes notifications, le nouveau système est apprécié.

La question est maintenant de savoir qui y aura droit, et comment les fabricants de téléphones Android adapteront leurs interfaces personnalisées en fonction des nouveautés proposées par Google.

Les différents appareils de la gamme Nexus, depuis le Nexus 4, devraient recevoir la mise à jour au cours des prochains jours, et certains l’ont peut-être même déjà reçue. Pour vérifier si vous pouvez télécharger cette mise à jour gratuite, sélectionnez « À propos du téléphone » ou « À propos de la tablette » dans les paramètres du système.

Pour les autres appareils, aucune date de lancement n’a encore été confirmée, mais tous les téléphones phares des deux dernières générations devraient recevoir la mise à jour au cours des prochains mois, comme les HTC One M7 et M8, les téléphones Sony Xperia Z, les derniers Samsung Galaxy S et Samsung Galaxy Note et les Moto X, G et E de 2013 et de 2014.

Malheureusement, pour les téléphones d’entrée de gamme et pour les modèles plus anciens, il faudra y aller au cas par cas, et certains pourraient devoir attendre plusieurs mois avant de pouvoir mettre la main sur Lollipop. Malheureusement, d’autres ne la recevront aussi probablement jamais et devront se contenter de leur version actuelle d’Android.

Maxime JohnsonMise à l’essai du Sony Xperia Z3

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 publié le 14 novembre 2014 à 11 h 22

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Après avoir accusé un certain retard par rapport aux autres fabricants de téléphones intelligents, Sony remonte tranquillement la pente depuis l’arrivée de sa gamme Xperia Z. Son dernier essai, le Xperia Z3, est sans aucun doute son téléphone le mieux réussi à ce jour.

Design
Visuellement, le téléphone de Sony demeure dans la même lignée que les Z1 et Z2 avant lui, mais les modifications apportées par l’entreprise japonaise sont certainement appréciées.

Tout d’abord, le format du Sony Xperia Z3 est un peu plus petit que celui du Xperia Z2. Son écran conserve la même taille, soit de 5,2 pouces de diagonale, mais celui-ci est plus mince et plus étroit. Si l’on considère aussi ses coins plus arrondis, l’appareil est beaucoup plus agréable à tenir.

Son boîtier de métal et de verre est réussi, et ceux qui sont du genre à avoir des accidents apprécieront encore une fois sa conception imperméable.

Caractéristiques
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Côté caractéristiques, il ne faut pas s’attendre à beaucoup de changements, surtout considérant que le Xperia Z2 a été lancé pas plus tard qu’au printemps.

Son processeur à quatre cœurs est légèrement plus puissant que celui des anciens modèles, mais celui-ci est toujours équipé de 3 Go de mémoire vive, d’une capacité interne de 16 Go (avec fente pour carte microSD) et d’un écran IPS avec une résolution 1080p, qui est toutefois un peu plus lumineux.

Sa caméra arrière de 20 mégapixels a été très légèrement améliorée, mais sa caméra frontale de 2,2 mégapixels demeure la même.

Performances
Le Sony Xperia Z3 est un téléphone haut de gamme, qui sera amplement puissant pour faire fonctionner les applications les plus lourdes sur le marché, même pendant encore quelques années. Celui-ci ne bat aucun record lorsqu’on le soumet à des tests plus poussés, mais les utilisateurs ne devraient pas vraiment le constater.

C’est toutefois surtout par rapport à sa pile que le Sony Xperia Z3 brille particulièrement. On passe une journée complète sans problème, et en activant les modes d’économie de la pile, il est assez facile d’utiliser le téléphone pendant deux jours en l’ayant chargé qu’une seule fois.

Finalement, son appareil photo est aussi très correct, mais il ne faudrait pas faire l’erreur de croire qu’un capteur de 20 mégapixels est forcément meilleur qu’un capteur de 13 ou de 8 mégapixels.

Android KitKat… et PS4
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Le Sony Xperia Z3 est doté d’une version modifiée d’Android 4.4 KitKat. On aurait préféré qu’il ait une interface plus près de celle proposée par Google, surtout que les nombreuses applications ajoutées par Sony sont plus ou moins utiles.

Du lot, il y en a toutefois une qui se démarque un peu plus, soit PlayStation Remote Play.

Avec le Sony Xperia Z3, il est possible d’accéder à distance à sa console PS4 (à condition d’être relié au même réseau) et de jouer avec une manette PlayStation en utilisant son téléphone comme écran.

Malheureusement, le tout fonctionne assez mal. La plupart des jeux ne s’affichent pas très bien sur un petit écran, il est par exemple impossible de lire le texte, et la connexion s’interrompt constamment. Bref, il faudra se limiter à certains jeux et il faudra s’attendre à recommencer souvent le processus de connexion (qui n’est toutefois pas bien compliqué).

Peut-être qu’une mise à jour corrigera éventuellement la situation, mais pour l’instant, il faut considérer Remote Play davantage comme une curiosité que comme une véritable raison d’acheter le Xperia Z3.

Conclusion
Le Sony Xperia Z3 est un bon téléphone intelligent, qui ne se démarque peut-être pas vraiment des autres téléphones Android du moment, mais qui ne se laisse pas distancer non plus. S’il s’agit d’un format qui vous intéresse et si ses caractéristiques vous attirent, comme son design imperméable, vous pourrez le choisir sans crainte.

Le Sony Xperia Z3 est vendu chez Bell, Rogers et Telus pour 179 $ avec une entente de 2 ans, ou de 599 $ à 699 $ sans entente.

Maxime JohnsonMise à l’essai du Samsung Galaxy Note 4

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 publié le 24 octobre 2014 à 15 h 06

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Depuis sa première version en 2011, le téléphone grand format Galaxy Note de Samsung n’a pas beaucoup changé. On y trouve une petite amélioration par ici, une nouveauté intéressante par là. Au fil des ans, cette évolution tranquille a permis à Samsung de transformer ce qui était au départ une curiosité en une marque établie. Voici une mise à l’essai du meilleur téléphone intelligent de Samsung jusqu’ici.

Design
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Le Samsung Galaxy Note 4 est l’un des premiers téléphones de Samsung à profiter du nouveau design dévoilé cet été par la compagnie coréenne. De face, l’appareil semble identique à son prédécesseur, avec un écran de la même taille (5,7 pouces), des coins arrondis et un large bouton central.

L’appareil est toutefois doté d’une nouvelle finition métallique sur les côtés, qui donne une bonne impression de solidité lorsque l’on tient le téléphone dans sa main. À l’arrière, Samsung conserve son couvercle de plastique en faux cuir, sans sa fausse bordure par contre.

Le résultat est quand même assez réussi. Le design du Galaxy Note 4 est juste assez nouveau pour donner un vent de fraîcheur apprécié à la gamme, mais aussi juste assez similaire à celui du Note 3 pour que l’appareil s’inscrive dans une certaine continuité.

Caractéristiques et performances
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L’une des principales nouveautés du Samsung Galaxy Note 4 est son écran Super AMOLED, qui offre désormais une résolution QHD (2560 par 1440). L’écran offre aussi des couleurs riches, une excellente luminosité et une précision impressionnante, probablement même beaucoup plus grande que les besoins réels des utilisateurs, en fait.

On aurait pu regretter le choix d’un tel écran s’il avait nui à l’autonomie du téléphone, mais heureusement, ce n’est pas le cas. La grande pile de 3220 mAh est amplement suffisante pour permettre à l’appareil de fonctionner pendant plus d’une journée. Au passage, notons que le téléphone peut être chargé à 50 % en 30 minutes seulement, ce qui est certainement considérable les matins où l’on a oublié de brancher l’appareil.

Une autre grande amélioration a été apportée à l’appareil photo situé à l’arrière du Galaxy Note 4. Celui-ci est maintenant muni d’un capteur de 16 mégapixels avec stabilisation optique. Il s’agit du même capteur que celui du Samsung Galaxy S5, mais le mécanisme de stabilisation optique devrait assurer de meilleurs clichés lorsqu’il fait sombre.

Sa caméra frontale a aussi été améliorée, avec un capteur de 3,7 mégapixels, mais la qualité des photos m’a laissé un peu sur ma faim à cause du traitement de l’image un peu trop poussé par la caméra. La caméra frontale du Samsung Galaxy Note 4 est d’ailleurs le parfait exemple que la quantité de mégapixels n’a bien souvent rien à voir avec la qualité des photos.

Parmi les autres caractéristiques de l’appareil, notons que celui-ci est l’un des téléphones Android les plus puissants sur le marché, avec un processeur à quatre cœurs cadencé à 2,7 GHz, 3 Go de mémoire vive et une capacité interne de 32 Go. On remarque aussi la pile amovible du téléphone, ainsi que sa fente pour carte SD.

Certaines nouveautés du Samsung Galaxy S5 ont finalement été transposées sur le Note 4, comme un lecteur d’empreintes digitales (moins réussi que celui d’Apple, qui a l’avantage de pouvoir être utilisé d’une seule main et d’être plus précis) et un capteur de rythme cardiaque. Notons que ce dernier mesure aussi désormais la saturation en oxygène du sang.

Un stylet amélioré
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Comme ses prédécesseurs, le Samsung Galaxy Note 4 est finalement équipé d’un stylet S Pen, qui a encore été bonifié cette année.

Le stylet, qui peut être glissé dans le boitier du téléphone lorsqu’on ne s’en sert pas, permet notamment d’écrire et de dessiner avec beaucoup de précision, puisqu’il reconnaît maintenant jusqu’à 2048 points de pression. Celui-ci peut aussi être utilisé, par exemple, pour prendre des notes sur une capture d’écran ou pour copier un bout d’image facilement. Le stylet permet aussi de copier ou de surligner du texte efficacement, puisque le processus est alors beaucoup plus facile qu’avec ses doigts.

Selon Samsung, 50 % des utilisateurs de Galaxy Note utiliseraient le stylet S Pen au moins une fois par jour. Ça me semble un peu gros – je l’utilise personnellement au maximum une fois par semaine, et encore -, mais dans tous les cas, celui-ci est subtil lorsqu’il est rangé dans le téléphone. Ce n’est donc pas un inconvénient non plus.

Logiciel : Samsung s’améliore tranquillement
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Côté logiciel, le Samsung Galaxy Note 4 est muni d’Android 4.4 Kitkat, avec une interface maison de Samsung.

Comme toujours, Samsung offre mille et une fonctionnalités et applications supplémentaires très souvent inutiles, mais la compagnie coréenne semble s’être contrôlée un peu plus qu’à l’habitude, cette année.

Beaucoup des fonctions sont désormais cachées dans les paramètres du téléphone, et non imposées à l’utilisateur, et la compagnie a même remplacé certaines de ses applications par des logiciels plus populaires. L’application de messagerie ChatON de Samsung a par exemple été remplacée par WhatsApp, beaucoup plus pratique pour la très grande majorité des gens.

Il y a même quelques bons coups de Samsung, notamment pour contrôler son téléphone d’une seule main. Par exemple, il est possible d’afficher des boutons logiciels sur le côté du téléphone pour remplacer les boutons physiques de l’appareil, et il est possible de réduire complètement l’interface du Note 4 en un glissement du doigt.

Grâce à l’excellente résolution de l’écran du Galaxy Note 4, le petit téléphone virtuel qui s’affiche est facile à consulter, et les gauchers aimeront la possibilité de le positionner à gauche ou à droite de l’écran.

Notons que le clavier du téléphone peut également être réduit et positionné pour être utilisé d’une seule main.

Si on aime la taille
Samsung a créé un nouveau genre de téléphone en 2011, avec le lancement du Galaxy Note original. Depuis, pratiquement tous les fabricants ont lancé leur propre « phablette », dans l’espoir de répéter le succès de Samsung.

Pendant ce temps, la compagnie coréenne a multiplié les itérations de son appareil, en améliorant constamment ses composantes, en ajoutant de nouvelles fonctionnalités et en revenant en arrière lorsque nécessaire. La quatrième génération du Galaxy Note n’offre aucune grande surprise, mais il s’agit d’un appareil performant et abouti.

Les téléphones grands formats ne sont pas pour tout le monde, mais ceux qui recherchent un appareil de cette taille apprécieront sans aucun doute le Samsung Galaxy Note 4.

Le Samsung Galaxy Note 4 est offert dès aujourd’hui, de 250 $ à 330 $ avec une entente de 2 ans chez les principaux opérateurs canadiens et de 750 $ à 800 $ sans entente.

J’écrivais à la fin de mon billet cette semaine qu’il fallait s’attendre à ce que Twitter fasse de nouveaux changements. La nouvelle est venue plus tôt que je ne l’imaginais.

Mais ce n’est pas le flux d’actualité de Twitter qui va changer, c’est le modèle d’affaires même de Twitter qui pourrait se métamorphoser.

Le cheval de Troie de Twitter

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Hier, Twitter a lancé sa toute nouvelle trousse de création d’applications mobiles destinée aux concepteurs, appelée Fabric.

L’environnement que propose Twitter aux concepteurs permettra à ces derniers de construire gratuitement des applications mobiles en utilisant les outils de conception de Twitter (gestionnaire de bogues, suivi d’échec, gestion d’identité, publicité, etc.).

Et, ce qui n’est pas pour déplaire, Fabric est très simple à utiliser et à intégrer.

Si la communauté de concepteurs adopte la trousse, c’est une flopée d’applications mobiles qui sera construite avec les outils de Twitter, et ce, même si ces applications n’utilisent pas l’élément central de Twitter, les tweets.

Twitter, la base des applications mobiles

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Au coeur de Fabric, il y a ce service appelé Digits, un outil d’authentification mobile basé sur le numéro de votre téléphone cellulaire.

Dans Digits, c’est votre numéro de téléphone qui devient votre identifiant, et non votre courriel.

Avec le nombre grandissant de personnes qui ont accès à Internet par l’entremise du cellulaire, on voit tous les avantages qu’il y a à utiliser Digits : simplicité, fiabilité, faible coût. Il faut savoir que l’authentification d’un utilisateur reste un des aspects les plus compliqués (et assez coûteux) dans le monde des applications mobiles.

Là où Twitter compte retrouver son argent, c’est si les concepteurs adoptent en masse MoPub, son service de publicité mobile. En se prenant une commission au passage, Twitter s’assurera probablement des revenus considérables en bout de piste.

Un pivot pour Twitter

Il faudra dorénavant distinguer l’application grand public (le Twitter que l’on connaît, avec ses tweets) de la plateforme de service mobile (ce que la compagnie tente de devenir).

C’est un changement qui peut sembler anodin au premier regard.

C’est pourtant aussi significatif que celui de Google quand la compagnie a acquis YouTube (vidéo) et Doubleclick (publicité), un geste perçu à l’époque comme un signe qu’elle cherchait à se diversifier hors du domaine des moteurs de recherche.

Pour l’instant, les tweets sont toujours la raison d’être de Twitter, a précisé l’entreprise. Mais en se positionnant hier comme service à la base de toutes les futures applications mobiles, Twitter est peut-être en train de préparer une mutation qui changera radicalement son identité.

On verra alors plus tard si les tweets resteront toujours sa raison d’être…

Maxime JohnsonAdobe Premiere Clip : montage vidéo sur iOS

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 publié le 7 octobre 2014 à 15 h 28

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Après Première Pro pour les monteurs professionnels et Premiere Elements pour les monteurs amateurs sur Mac et PC, Adobe a lancé hier un nouvel outil pour créer des vidéos avec un appareil mobile : Adobe Premiere Clip. Une application grand public assez intéressante, dont l’intérêt est toutefois grandement diminué par l’obligation de tout synchroniser en ligne.

Une version améliorée d’iMovie
Adobe Premiere Clip ressemble beaucoup à l’application mobile iMovie, d’Apple. On peut y ajuster le début et la fin de chacune des scènes de son film, modifier l’ordre des scènes, ajouter des effets, et la musique, etc.

L’application offre aussi une foule d’effets que l’on peut appliquer sur l’ensemble de la vidéo ou sur chacune de ses composantes, pour, par exemple ajuster l’éclairage, s’assurer que le volume est constant du début à la fin du film, ralentir un passage, etc.

Le tout fonctionne bien, et les utilisateurs novices pourront en saisir les bases en quelques minutes seulement.

Bonne compatibilité avec Premiere Pro
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Pour les utilisateurs plus avancés, c’est surtout une autre fonctionnalité qui permet de distinguer Premiere Clip de l’application iMovie d’Apple : la possibilité d’exporter son document de travail vers un ordinateur.

Une fois ses scènes ajustées et agencées, il est ainsi possible de continuer son travail sur son ordinateur, directement dans le logiciel Adobe Premiere Pro. On peut alors peaufiner son œuvre, mais aussi y ajouter des filtres et des effets plus poussés, par exemple.

En théorie, il est donc possible de commencer le repérage de ses images tournées pendant la journée et même de monter une ébauche sur la route, avant de terminer le travail d’une façon plus minutieuse sur son ordinateur une fois à la maison.

Un défaut majeur
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Malheureusement, l’application possède un défaut majeur, qui pourrait en rebuter plus d’un.

Poursuivant son but d’encourager ses utilisateurs à adopter ses différents services en ligne, Adobe a conçu son application de sorte qu’elle doive obligatoirement sauvegarder en ligne tous les fichiers vidéo utilisés dans la création d’un film, si on souhaite l’exporter.

Il est possible d’utiliser les vidéos de son iPhone et de monter un film sans aucune connexion Internet, mais celle-ci est obligatoire si on souhaite exporter son œuvre, que ce soit en ligne ou même localement sur son téléphone.

On devra donc exporter non seulement son fichier final, mais aussi les fichiers complets de chacune des scènes tournées. Pour ceux qui filment plus que nécessaire, même un film court de 30 secondes peut donc demander de téléverser plusieurs centaines de mégaoctets vers les serveurs d’Adobe.

Voilà qui est embêtant, surtout lorsque l’on utilise un réseau mobile, mais aussi à la maison, puisque les vitesses de téléversement sont souvent moins bonnes que les vitesses de téléchargement.

Une application gratuite, sur iOS seulement
Adobe Premiere Clip est une application mobile avec quand même beaucoup de potentiel, tant pour les novices que pour les monteurs plus avancés, qui apprécieront la possibilité de terminer leur travail sur Adobe Premiere Pro.

Pour l’instant, l’obligation de tout téléverser vers les serveurs d’Adobe rend malheureusement l’application parfois inutile. Espérons qu’Adobe réalisera rapidement que de téléverser plusieurs fichiers vidéo n’est pas aussi simple que de téléverser des photos, et que l’entreprise corrigera la situation rapidement.

Ceux qui veulent quand même essayer Adobe Premier Clip sur un iPad ou un iPhone peuvent télécharger l’application gratuitement sur l’App Store.

Notons qu’Adobe a aussi dévoilé hier plusieurs autres nouvelles applications mobiles reliées à sa suite Creative Cloud, comme Photoshop Sketch et Illustrator Line.